Monsieur le Premier ministre, que peut-on lire sur le fronton de n’importe quelle mairie de l’Hexagone ? Trois mots ayant un sens très lourd de signification.

La liberté, c’est le fondement même de toute démocratie qui se respecte. Celle qui nous est si chère et à laquelle nous tenons tant bien que mal à préserver les vertus objectives comme les prunelles clairvoyantes de nos yeux.

La fraternité, essence même (et sans jeu de mot au vu du contexte socio-économique ambiant) de tout ce qui nous unit. Elle devrait être en cela une pratique régalienne journalière envers chacun des citoyens de cet Etat dont nous sommes si fiers, la France.

Or, au vu des incivilités quotidiennes, des injustices permanentes et des insultes à répétition qui se répandent sans filtre sur les réseaux sociaux et dans la rue, nous en sommes très loin, en effet.

L’égalité, enfin. C’est le creuset primordial de notre système dit « civilisé » qui se doit d’accorder autant de droits et de chances aux uns et aux autres, sans distinction de races, de couleurs de peau, de sexes, de pensées philosophique et religieuses, d’appartenances politiques, de son âge ou de lieux de résidence. Qu’on soit ancré à la campagne ou à vivre dans les zones urbaines.

Bref, voilà le sel nourricier de ce qui fait la République française ! Celle qui rayonne à travers le monde depuis des lustres et qui a même su exporter son éthique et sa déontologie morales vers d’autres contrées réparties çà et là sur le globe. En Afrique, au Moyen-Orient, vers l’Asie et dans les Amériques.

Or, la décision prise cette semaine par votre gouvernement (elle en est une parmi tant d’autres malheureusement et quel que soit la couleur du partie qui gouverne l’Hexagone depuis si longtemps) ignore allègrement le dernier volet référentiel de cette célèbre trilogie ornementant les frontons des bâtiments publics.

 

 

Pourquoi avoir « cocufié » plus de trente millions de consommateurs ?

 

Le principe de l’égalité a été mis à mal et balayé comme peau de chagrin, avec les applaudissements nourris de certains de vos supporters qui en approuvent son application. Créer une indemnité inflation (à la bonne heure !), équivalente à cent euros (c’est tellement peu !) mais destinés aux seuls 38 millions de Françaises et de Français bénéficiaires selon des critères bien tranchés à la virgule près ne pouvait effectivement faire que des…mécontents au final !

C’est logique, après tout, dans un état qui accueille une population forte de 67,39 millions d’habitants selon le dernier recensement.

Bien sûr, si l’initiative de cette indemnité a le mérite d’exister, et coûte à notre pays près de 3,8 milliards d’euros grâce à nos impôts, une question basique se pose tout de même sur le fond et les principes existentiels de notre constitution : pourquoi avoir cocufié près de trente millions de nos compatriotes qui la méritaient tout autant ?

Alors que bon nombre de représentants de la société civile, d’experts en économie, de responsables associatifs défendant les intérêts bec et ongles des usagers de la route et des consommateurs que nous sommes TOUS selon les sacro-saints principes de cette Egalité nationale, appelaient à traiter ENFIN la véritable problématique inflationniste des prix des carburants (et des énergies) en étudiant posément les causes à leurs sources, voilà que la réponse nous a été donnée par une simple rustine posée sur une jambe de bois !

 

 

Les Français ne veulent pas l’aumône mais de vraies solutions…

 

Autant dire pas grand-chose, en vérité. Cela ne satisfait pas les plus pauvres d’entre nous qui attendaient beaucoup plus, évidemment ! Cela désole les classes moyennes qui pour certains d’entre eux à deux euros près n’y auront pas droit (comme à l’accoutumée) alors que leur budget carburant les condamne à donner un tour de vis supplémentaire à la ceinture, les rapprochant de la zone de paupérisation.

Quant aux plus riches, hormis de payer des taxes à tout crin et d’entretenir tout le système financier du pays, ils ont toujours la possibilité de s’exiler ailleurs. Et d’investir dans des pays comme la Scandinavie, à titre d’exemples, où les mesures incitatives prises envers la vulgarisation des véhicules hybrides et électriques (puisque le fond du problème de la progression galopante des carburants se situe à ce degré) sont largement encouragées par les états qui se basent sur de véritables politiques tarifaires sans chausse-trappes !  

Au-delà de la mesure proprement électoraliste à six mois des présidentielles (personne n’est dupe), qui parmi ces 67,39 millions de Français peut croire que cette indemnité inflation de cent euros, une sorte d’aumône distribuée à la va-vite et à votre bon cœur Messieurs/dames, résoudra les difficultés financières persistantes des fins de mois. Et profiter réellement à la hausse du pouvoir d’achat en berne !

Pourquoi la jeune mère de famille, vivant seule avec ses trois enfants, gagnant péniblement ses 2 008 euros nets par mois ne pourrait-elle prétendre à cette ressource que l’on voudrait nous vendre comme quasi providentielle ?

Pourquoi ce couple de retraités au patrimoine immobilier conséquent et recevant chacun 1 800 euros nets de retraite, ne bougeant plus de surcroît, seront gratifiés de deux cents euros in fine ?

Où se situe la logique des choses, dans cette prise de décision totalement arbitraire et inégalitaire ?!  

Pour contenter tout le monde et être dans la compassion de celles et ceux que l’on gouverne et qui vous élise (il ne faut pas l’oublier !), il aurait fallu : soit baisser de quelques points les taxes (60 %) prises sur le litre de carburant. Soit réinstaurer le principe de la TIPP cher à Laurent FIABUS. Soit rogner un peu sur les marges mirifiques des distributeurs d’énergies fossiles qui se moquent éperdument des problèmes existentiels de ceux qui les consomment.

Voilà, Monsieur le Premier ministre, ce qui aurait permis de respecter les principes égalitaires et solidaires entre les Français. De toutes conditions et de toutes origines…

 

Thierry BRET

 

 

Cocorico : que la semaine fut joyeuse pour la « Belle Endormie » auxerroise qui est sortie du bois de sa léthargie profonde pour se donner, enfin, ce bol d’air nécessaire, propre à ses réelles ambitions ! Se plaçant derechef sous le feu nourri des projecteurs médiatiques, une fois n’est pas coutume.

Alors non, il ne s’agit pas d’un énième rebondissement parmi les innombrables affaires de mœurs qui se vont venus ponctuer au fil de toutes ces années l’actualité de la capitale de l’Yonne. Avec ses vérités, ses mensonges et surtout ses mystères.

Pas davantage d’un quelconque et sordide faits divers, façon carambolage meurtrier sur l’autoroute du Soleil, dont aiment se répandre en y faisant leurs choux gras certains médias spécialisés, un tantinet trop voyeuristes et friands d’hémoglobine.

Ni d’une hypothétique et prestigieuse victoire de l’un des clubs de football emblématique du cru dont on attend toujours le retour parmi l’élite tel le « Messie » depuis si longtemps !

Non, il s’agit de toute autre chose à laquelle nous n’avions pas été habitués, nous autres résidents de ce département, parent pauvre de l’économie, parfois oublié des grands projets structurels de la relance.

 

 

La paternité d’un tel projet : tout le monde s’en moque !

 

Auxerre a su monopoliser l’intérêt des suiveurs de l’Hexagone (« Le Monde », « France Info », « Reuters »…), au beau milieu de cette semaine bénie des dieux, par son audace et son innovation technologiques. Sur un registre où on ne l’attendait pas forcément : le devenir économique via la transition énergétique.

Grâce à l’inauguration du plus grand site de production et de distribution d’hydrogène renouvelable de France ! Un concept évalué à plus de 8 millions d’euros pour l’exécution de sa première phase, excusez du peu ! On sait déjà qu’il y en aura d’autres.

Pilote, le projet s’inscrit dans le cadre du plan air-climat-énergie territorial et politique volontariste menée par l’agglomération en faveur de cette fameuse transition énergétique, devenue le fil d’Ariane obligatoire pour tenter de résoudre l’inéluctable équation de la survie de notre espèce, à terme, sur cette planète.

Alors, qu’importe de savoir peu ou prou à qui revient la réelle paternité de ce projet novateur et qui permet pour une fois de positionner Auxerre et le département de l’Yonne sur une orbite très favorable !  

A l’annonce de ce rendez-vous venant acter la fonctionnalité de ce nouvel écosystème qui prend forme, décliné par son cérémonial protocolaire usuel, les réseaux sociaux comme à leur habitude y sont allés de bon cœur avec leurs écrits critiques, incisifs, acerbes et revendicateurs.

« Non, la gouvernance actuelle de l’agglomération de l’Auxerrois, conduite par son président Crescent MARAULT, n’y est pour rien dans l’aboutissement de ce projet… aura-t-on pu lire sur certains messages. Ou encore : « Oui, c’est sous la mandature précédente, celle de Guy FEREZ que ce dossier s’est construit et a été porté sur les fonts baptismaux de sa réussite… ».

Quelle importance, en vérité, que ces considérations purement stériles d’une quelconque paternité politicienne (in fine, tout le monde s’en fout seul le résultat compte !) sur un sujet aussi capital qui nous concerne tous : la préservation de la planète à travers des initiatives innovantes qui tiennent la route.

L’essentiel se situe ailleurs. Dans la réalisation d’économies pour améliorer l’ordinaire de nos concitoyens en déliquescence avec leur pouvoir d’achat. Dans la préservation de cet environnement dont nous devrions être tous défenseurs !

 

 

Seul l’intérêt général doit animer l’ensemble des discussions…

 

Alors, sans sombrer dans une vision utopiste de notre existence à la sauce de bas étage façon « Bisounours », aujourd’hui, le combat qui doit animer celles et ceux qui prennent la parole est le suivant : il se nomme l’intérêt général et la pérennité de notre planète.

Que l’actuelle gouvernance de la place auxerroise ait assuré la continuité d’un projet pensé et réfléchi sous un autre mandat se nomme la continuité démocratique. C’est le lot de toutes les sociétés dites civilisées qui se donnent rendez-vous à dates régulières lors d’élections ouvertes à tous.  

Que l’ancienne mandature soit saluée pour la prise d’initiatives intellectuelles et logistiques ayant permis pas à pas d’échafauder ce qui devient aujourd’hui une référence hexagonale est légitime. On ne peut que la remercier.

Car, comme le précise l’adage, c’est dans le passé et son analyse que l’on y puise les éléments référentiels du présent, nous permettant de mieux préparer l’avenir !

Alors, opposer les uns aux autres au nom de seules idéologies politiques et contradictoires, tels deux potaches se battant dans la cour d’école pour récupérer l’unique pelle sur le tas de sable pour y construire son château, est dénué de tout fondement.

Surtout face à l’ampleur d’une telle construction géométrique à effet gigogne (un véritable écosystème) qui devrait demain apporter ses fruits avec à la clé de l’emploi, l’implantation de nouvelles entreprises y compris au Pôle environnemental, des économies d’énergie non substantielles à réaliser, le développement de plateformes multimodales en matière de mobilité, la création de nouvelles filières professionnelles étayant les envies de carrière des générations futures. La liste est loin d’être limitative…

Celles et ceux de toutes obédiences et opinions qui servent la cause de l’intérêt général se reconnaîtront car ils savent de quoi il en retourne exactement devant ces grands enjeux de demain. Les autres, aigris de nature et réfractaires à tout et à son contraire, doivent aussi admettre que « là où l’hydro « gêne », il y a du plaisir » !

 

Thierry BRET

 

L’homme ne laissait pas indifférent. On l’aimait. On le détestait. C’était selon ses appétences. Certains l’enviaient. D’autres le jalousaient. Une chose est sûre : le personnage était unique dans son genre. Un style de fonceur et d’acrobate très agile, bien à part dans le microcosme des people qui font (et défont) le monde. En  particulier, ceux de l’économie et du pouvoir.

Avec sa gouaille imitable (les « Guignols de l’info », ses mimiques, ses colères, ses envolées lyriques sur les plateaux de télévision, ses coups de gueule. Mais, aussi ses moments de joie et ses larges rires. Son émotivité, aussi, et sa pudeur touchante lors de précieuses victoires sur le sort qui s’est finalement acharné sur ce Français d’origine modeste ayant tout conquis dans son existence au seul nom de la réussite. A force de pugnacité, diront les uns. Par voies de roublardises, renchériront les autres !

Pourtant, depuis son départ définitif vers d’autres cieux, l’unanimité s’est faite évidence. Dans ce paysage sociétal de la France du XXIème siècle à la ramasse, Bernard TAPIE nous manquera.

Parce qu’il incarnait le succès absolu, obtenu parfois à la limite de la bande blanche qui, comme il se plaisait à dire « peut-être tutoyée ou franchie de temps à autre » ; parce que tout ce qu’il touchait avait l’apparence, croyait-on alors, de l’alchimie, transformant n’importe quelle matière en or pur. Au moins pour un temps. Avant que parfois on ne découvre le véritable miroir aux alouettes…

 

 

Un « dieu » adulé dans la cité phocéenne…

 

La ferveur des Marseillais n’est pas feinte ni usurpée, cependant. Dans la cité phocéenne où il repose désormais, l’ancien patron d’ADIDAS, de La Vie Claire, de WONDER, et autres structures, est considéré comme un dieu.

Etonnant pour une ville dont la réputation est souvent des plus sulfureuses en matière de repères liés à la réussite et à l’establishment. Surtout eu égard à un Parisien pur jus, l’ennemi héréditaire et juré !

Certes, il y a eu le football. Et cet Olympique de Marseille (celui de Didier DESCHAMPS et de Basile BOLI) qui demeure à date l’unique club de l’Hexagone à avoir brandi un jour la coupe d’Europe aux grandes oreilles. La coupe d’Europe des clubs champions.

Mais, comme un revers à la médaille, il y a eu aussi son corollaire négatif avec la truculente affaire des matchs truqués, notamment cette fameuse rencontre face à Valenciennes qui ressembla à une pantalonnade à la Pagnol, digne de la trilogie marseillaise où Marius, Fanny et César auraient pu jouer les premiers rôles ! Quel talent de comédien, ce Bernard !

Beaucoup lui en ont voulu quand il s’est lancé dans la politique. Qui ne se souvient pas de ses joutes verbales pantagruéliques face à l’ogre Jean-Marie LE PEN que personne n’osait défier face caméra sur un plateau de télévision ?

Entier, enfonceur de portes ouvertes, cabot, impertinent, ayant toujours le dernier mot, Bernard TAPIE sera très vite happé par la machine élyséenne incarnée à l’époque par un autre spécialiste de la filouterie aguerrie aux chausse-trappes de la politique : François MITTERRAND.

Et face à ce « Dieu » tout puissant auréolé par la presse satirique du « Bébète Show » de Stéphane COLLARO qui en fera ses choux gras, il ne résistera pas !

 

 

Un modèle suivi par des générations d’entrepreneurs aujourd’hui orphelins…

 

Le polymorphe Bernard TAPIE qui fut chanteur à ses débuts avec un « y » dans le patronyme afin de le rendre plus anglais grâce à la prononciation, va multiplier les expériences et atteindre son paroxysme en devenant ministre. En partant de rien, le voilà sous les ors de l’Etat, arrivé à tout ! Sans jamais avoir eu à fréquenter l’ENA ou polytechnique !

On imagine aisément la tête de tous ces surdoués en col blanc et des accumulateurs de diplômes ! Un véritable camouflet dont ils auront du mal à digérer et qu’il leur faudra tout naturellement lavé, comme un affront sans fin.

La suite, pitoyable et synonyme de descente aux enfers, empruntant le chemin de la case prison sans avoir à toucher les 20 000 euros du Monopoly marquera le début de la fin. Par petits coups successifs. De plaintes en plaintes, de procès en procès, de déchéance en désillusion.

Certains de ses amis (les vrais qu’il devait compter sur les doigts de la main) ont exprimé leur colère après ce flux d’hommages, parfois tapageurs et hypocrites de la part de certains.

« On en voulait à Bernard TAPIE parce qu’il était fort, parce qu’il réussissait ce qu’il entreprenait, parce qu’il était courageux dans ses multiples combats (dont le dernier en date entamé il y a quatre ans contre la maladie), parce qu’il était volontaire et aimait prendre des risques… ».

Le parfait profil d’un self-made man qui aurait voulu être un artiste, en somme ! Un artiste, Bernard TAPIE, l’a été dans le business. Et même un modèle tel un chevalier blanc dans ce monde impitoyable de l’entrepreneuriat.

Ce monde que celles et ceux qui ne sont pas à leur compte ne peuvent pas connaître. Que celles et ceux qui n’effectuent pas leur soixante-dix heures a minima par semaine ne comprendront que couic. Que celles et ceux qui ne passent pas des nuits blanches en se demandant de quoi sera fait le lendemain, faute de contrats et de commandes, n’osent imaginer. La vraie vie imposée par le monde du travail, en somme !

Alors, oui, Bernard TAPIE était à bien des égards une « grande gueule » et gênait certains aux entournures par sa réussite flirtant souvent avec l’insolence. Mais, il possédait l’âme d’un guerrier, d’un patron, d’un novateur, d’un visionnaire, d’un gagneur qui aura su placer la France de l’économie et de l’entrepreneuriat sur le devant de la scène internationale.

Un pur autodidacte se hissant vers les sommets de la réussite en faisant rêver des générations de suiveurs. En vrai « anarchiste » des codes établis. Mais pour un résultat, au final, à la hauteur de son talent ! Qui pourra le remplacer ? Personne, c’’est une certitude…

Thierry BRET

 

60 % de hausse observée depuis le début de l’année ! Une paille pour celles et ceux de nos concitoyens qui se chauffent au gaz, qui cuisinent avec le gaz, qui raisonnent qualité de vie et confort assurés grâce au gaz.

Les puristes de la statistique rectifieront d’eux-mêmes : en fait, l’envolée ne s’est élevée qu’à hauteur de 57 % depuis le 01er janvier. Une accumulation de coups d’accélérateurs successifs qui ont fait très mal au bas de laine des Français. Des Français dont l’immense majorité ne roule pas sur l’or.

Mais, ne chipotons pas sur les chiffres : le résultat est le même pour tous (ils sont plusieurs millions à avoir opté pour ce mode énergétique), la pilule est amère. Dure, très dure à avaler même avec de la confiture pour faire glisser !

Et ce n’est pas fini comme nous le suggèrent des prévisionnistes de mauvais augure ! La Norvège et la Russie, nos principaux fournisseurs (l’Hexagone ne produit que 1 % du volume consommé par nos compatriotes), n’ont guère l’intention d’ouvrir grandes les vannes des gazoducs.

Si la dernière augmentation en date du 01er octobre s’établissait à plus de 12 %, que seront les suivantes à venir au cours de ces prochains mois ?

Bienvenue dans le monde de la spéculation à tout crin ! On fait monter les enchères, on réduit la production et on augmente les tarifs de manière exorbitante. En se moquant éperdument du sort des consommateurs et de ceux qui souffrent !

Depuis que l’homme est l’homme, la recette de ce fléau consumériste tous azimuts est à l’identique. Certains s’en mettent plein les fouilles tandis que d’autres trinquent et tirent la langue jusqu’à en crever !

 

 

Les solutions du casse-tête énergétique peuvent-elles être trouvées ?

 

Et dans le genre, catégorie consommation énergétique, la France se situe forcément du mauvais côté de la lorgnette. Ne produisant ni pétrole (souvenons-nous des multiples chocs pétroliers dans les années 70 avec des envolées exponentielles à la pompe) ni gaz (nous l’avons spécifié un peu plus haut à peine 1 % de la production dont nous avons besoin).

Allons, ne soyons pas trop pessimistes ! Il nous reste la fée électricité grâce à notre armada de centrales nucléaires et hydrauliques. Des usines à la pointe de la technologie, ce qui est ma  foi, vrai.

Pensez-vous alors contourner le problème en vous rabattant exclusivement sur l’électricité dans votre mode consumériste ? D’une part, l’électricité n’est pas en reste au niveau de la progression des tarifs (+ 4 %). D’autre part, la production ne suffit pas à alimenter la totalité de l’Hexagone.

Pourquoi ? Parce que l’Etat incite son producteur principal à la revente de l’électricité à l’international. Notamment, les pays situés à nos frontières. Une manière de prélever très facilement de la TVA et autres taxes supplémentaires au passage !

Des solutions à cet épineux casse-tête chinois peuvent-elles exister ? Sans doute. Une, radicale, mais qui est déjà envisagée dans les alcôves bien pensantes de la sphère écologiste consiste tout bonnement à réduire, voire à changer notre consommation énergétique.

D’une part, c’est bénéfique pour la sauvegarde de la planète (admettons) et pour le porte-monnaie en déliquescence à la fin du mois (sans doute). Plutôt que de vous chauffer à température constante dans la maison, adoptez le pull en mohair dès les premiers frimas annonciateurs de l’hiver ! C’est bon pour la santé !

La bougie et la lampe à huile peuvent remplacer l’ampoule électrique, trop grande consommatrice d’énergie si elle n’est pas élaborée à partir d’un LED.

Une autre solution, plus exotique, serait de revendre ses biens immobiliers avec perte et fracas, de laisser tomber définitivement son job avant de quitter ce pays au climat océanique, voire continental pour mettre le cap vers une destination gorgée de lumière et de soleil où il fait bon vivre. A moindre coût et sans la pression fiscale !  

Les endroits alléchants ne manquent pas sur un planisphère pour se faire une idée de son nouveau lieu d’affectation. Un concept qui est peut-être un tantinet trop utopique, à moins de gagner au loto !

 

 

Le bouclier fiscal : de la poudre de perlimpinpin…

 

Mais, finalement, la résolution de cette équation à plusieurs inconnues nous a été apportée cette semaine par le « mathématicien » Jean CASTEX, en personne. Le bouclier fiscal ! Il fallait y penser !

Un processus où les tarifs sont gelés (comme les salaires de la fonction publique depuis au moins trois ans, ne parlons pas du privé qui peine à embaucher !) sur une période définie au préalable.

Un astucieux système que le Premier ministre nous a sorti de derrière les fagots comme une imparable botte de Nevers délivrée en catimini sur un plateau audiovisuel ce mercredi.

Non seulement, les prix du gaz (puisque cela s’applique uniquement à cette seule énergie) ne seront pas soumis à de nouvelles hausses dans les mois à venir. Super ! En outre, ils seront figés jusqu’au mois…d’avril 2022. Ah, bon ?

Un effet d’annonce qui fait « psichtt » à plus d’un titre et ne convainc pas grand monde si ce ne sont les supporters du chef du gouvernement !

Etrange annonce qui ne remet nullement en cause les 57 % de hausses précédentes ! Ni les 12 % appliqués ces jours-ci, au premier octobre !

Faut-il y voir une manœuvre politique, savamment calculée ? Avec le terme de la mesure qui nous amène juste avant le premier tour de la présidentielle ? Et le relâchement du dispositif après coup permettant de lisser le rattrapage des hausses !

Les Français dans leur globalité parce que tous consommateurs d’énergie attendaient autre chose comme décision gouvernementale. Pas de la poudre de perlimpinpin pour nous endormir après le 20 heures de TF1 !

Une baisse conséquente de la TVA, par exemple. En plaçant le gaz comme l’électricité et le carburant (pas concernés par le bouclier fiscal) dans la catégorie privilégiée fiscalement des produits de première nécessité.

De ceux dont ont un absolu besoin les Françaises et les Français qui travaillent au quotidien, de celles et ceux qui peinent à en trouver, de celles et ceux qui tentent de survivre avec une retraite dérisoire qui s’étiole de mois en mois, de celles et ceux de ces étudiants qui ont du mal à joindre les deux bouts pour payer leurs formations.

Bref : de la France toute entière qui exige plus de mansuétude et de réalisme dans les choix stratégiques de nos gouvernements. Surtout en période de crise sociétale et économique profonde. A méditer avant que cela ne flambe…

 

Thierry BRET

 

 

C’est un premier pas. Mais, rien à voir avec le bond astronomique à la Neil ARMSTRONG effectué sur la surface poussiéreuse de la Lune en juillet 1969. Néanmoins, c’est un geste. Une main tendue aux élus territoriaux de l’Yonne afin de les rassurer en leur proposant de réexaminer une décision qui semblait jusque-là inique, à plus d’un titre. Inique dans ses motivations ? Sans doute. Cynique, très certainement !

Elle en aura fait couler beaucoup de cette encre indélébile la surprenante préconisation de l’Agence régionale de Santé qui à l’époque, cela se déroulait en 2018, avait sorti tout droit de son chapeau une suggestion pour le moins incroyable. LA décision de supprimer tout de go le centre 15 du SAMU d’Auxerre afin de mieux le transférer vers la capitale de la Bourgogne Franche-Comté : Dijon !

Rien que cela. Un point capital pour l’avenir sanitaire des Icaunaises et des Icaunais qui représentait une simple ligne anodine du plan régional de santé, élaboré par l’ARS.

Autant dire que les réactions dans le landerneau furent à la hauteur de la décision. Véhémentes et furieuses !

Surtout de la part des élus locaux, toutes obédiences confondues, alors confrontés (ils le sont encore plus aujourd’hui après dix-huit mois de gestion de crise COVID) avec les problématiques inhérentes à la désertification médicale. Le mal du siècle qui ronge le monde de la ruralité…

Comment expliquer que le territoire le plus proche géographiquement de la grande Couronne et de la capitale de l’Hexagone soit aussi peu représenté en matière d’offres thérapeutiques ?!

Où sont donc passés les allergologues, les rhumatologues, les ophtalmologues, les chirurgiens-dentistes, les généralistes (il en manquerait près d’une quarantaine sur ce seul territoire selon les sources officielles), et autres spécialistes en tout genre ayant prêté le serment d’Hippocrate ? Sans oublier les infirmières/ infirmiers ou autres aides-soignants que peinent à trouver les maisons médicalisées de la place ?

 

 

L’Yonne : le département le moins bien pourvu en présence médicale de la région…

 

L’une d’entre elles, sur la localité d’APPOIGNY, procède à l’heure actuelle à son agrandissement. Une extension qui facilitera l’accueil de nouveaux résidents ce qui engendrera l’embauche indispensable d’une quinzaine de personnels soignants supplémentaires. Positif pour l’emploi, certes, et ses retombées économiques sur le bassin.

Or, sérieux dilemme, la direction de l’établissement ne trouve pas de postulants à ces fonctions. Malgré la présence physique d’une école formant des infirmières et aides-soignants à Auxerre ! Le paradoxe de l’absurdité ?

Pourquoi, à ce jour, n’est-on pas capable de préparer le volume de professionnels adéquat devant alimenter les réseaux des structures médicalisées de notre département ?

Pourtant, le constat est criant de vérité. Il fait très mal aux consciences : l’Yonne se classe à la huitième place des départements de Bourgogne Franche-Comté en termes de présence praticienne !

Un zéro pointé incompréhensible alors que nous vivons à moins de deux heures de Paris et de son flux de Franciliens cherchant villégiature dans notre joli territoire aux multiples richesses.

Depuis trois ans, et la connaissance de cette proposition indigeste de transférer le centre 15 vers Dijon, ce ne sont que désapprobations et mécontentements de la part des élus de notre territoire. Sans parler de la population qui se plaint de la rareté et de la lenteur des rendez-vous à plusieurs mois pour une simple consultation !

Les parlementaires sont donc montés au créneau. En premier lieu, le député de la première circonscription Guillaume LARRIVE. Il ne s’est pas privé de tacler l’ineptie d’une telle initiative, y compris face aux représentants de l’Etat et de l’ARS.

D’autres ont suivi. Le président du Conseil départemental Patrick GENDRAUD (le domaine de la santé intègre les attributions de l’organisme), le député André VILLIERS, la sénatrice Dominique VERIEN, le numéro trois de la Région BFC Nicolas SORET, le président de l’Agglo de l’Auxerrois Crescent MARAULT…Un vrai consensus politique !

 

 

Mutualiser les blancs et les rouges : la volonté de 4 300 élus !

 

Qu’ils soient de gauche, du centre, de droite ou d’ailleurs, tous les élus ont tiré dans le même sens, démontrant une réelle unité à défendre les intérêts de leurs administrés. Une bataille faite de protestations multiples au sommet de l’appareil étatique qui a été menée au nom de la volonté territoriale et du consensus. Une alliance qui a pris corps en quelque sorte de manière tripartite entre le Département, les Communautés de communes et les municipalités.

Ce vent de fronde a aussi obtenu le soutien du président du SDIS 89, le Service départemental d’incendie et de secours, Christophe BONNEFOND. Lui-même élu départemental et concerné au premier degré par le projet de transfert.

Mieux, une action commune s’est propagée aux quatre coins du territoire icaunais. A date, 330 municipalités ont rejoint le mouvement en faveur du maintien du service tant décrié à Auxerre. Soit le poids de 4 300 élus !

De mieux en mieux, cette rébellion contre une décision émanant d’un organe officiel de l’Etat (alors que la préfecture de l’Yonne a toujours été consciente de l’improbabilité de ce choix) accouchera sur un projet consensuel consistant à préserver le centre 15 du SAMU et de le mutualiser avec le centre 18 des sapeurs-pompiers.

Avant qu’il ne vienne dans l’Yonne, Guillaume LARRIVE s’est entretenu avec le Premier ministre Jean CASTEX. Le sollicitant d’agir et d’annoncer enfin une décision apportant un éclairage tangible sur cet interminable dossier. Voire, pourquoi pas, de missionner les élus de l’Yonne afin de préparer ce rapprochement légitime entre le 15 et le 18.

A l’issue de sa visite sur notre territoire, le chef du gouvernement a donc décidé de suspendre la solution de l’Agence régionale de Santé. Désavouant ainsi au passage l’organisme ! Il s’est engagé, personnellement, à réétudier le dossier.

Certes, cela ne signifie nullement que le projet de mutualisation des centres 15 et 18 à Auxerre est en ordre de marche. Mais, grâce à ce petit pas effectué par le Premier ministre, cela laisse peut-être augurer que les Icaunaises et les Icaunais n’y perdront peut-être pas au change en matière de prestations sanitaires d’urgence.

A moins que ce sursis accordé par le porte-étendard de l’Elysée ne soit que de courte durée et annonciateur de promesses faites dans le cadre de la campagne des présidentielles. Autant dire, si tel était le cas, ce serait sans réel lendemain au niveau de son efficacité et purement électoraliste…

 

Thierry BRET

 

 

 

 

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