Croyez-vous un seul instant que le maître du Kremlin ait choisi la carte de l’apaisement et ait proposé enfin un premier tour de table sérieux autour de négociations constructives pour se sortir du mauvais pas dans lequel il s’est fourré ? Alors que le huitième mois de « guerre » - il faut oublier désormais la rhétorique simplificatrice d’opération spéciale ! – est à portée de fusil, les forces militaires de la Russie connaissent une situation jusque-là tout à fait inattendues : la reculade. Un sacré revers !

Mises à mal à l’Est, au Centre et au Sud de l’Ukraine, les armées du « général en chef », Vladimir POUTINE – il limoge à tour de bras ses généraux qu’il juge inexpérimentés dont celui de la logistique et du recrutement ce jour  – a décidé de reprendre les rênes des opérations sur le terrain. Sans pour autant se rendre sur place, contrairement à son ennemi juré, le médiatique Volodymir ZELENSKY. Il ne faut pas pousser, tout de même !

Pourtant, les signes ne trompent pas. Les observateurs et autres exégètes de la géopolitique sont formels : en l’état, la Russie ne pourra pas gagner ce conflit dans lequel elle s’empêtre depuis le 24 février. Alors que « l’opération spéciale » ne devait durer que quelques jours, selon les experts moscovites qui prévoyaient une réédition de l’état ukrainien en moins de quatre jours…

 

 

Des Russes acculés au bord du précipice…

 

Pressés par les Occidentaux et surtout les Américains qui commencent à perdre patience, sanctionnés par les mesures de rétorsion économiques efficaces, tancés par les « alliés » de circonstance d’en finir au plus vite avec cet épisode belliqueux sorti tout droit d’une autre période en exigeant un cessez-le-feu (l’Inde et la Chine), les Russes se trouvent acculés dans ce jeu de dupes aux accents dramatiques.

Il n’y a encore que l’Iran, confronté à une très belle pagaille populaire après la mort scandaleuse d’une malheureuse jeune femme qui avait mal porté son voile, la Corée du Nord – un modèle de vertu parmi toutes les autocraties de la planète comme chacun  le sait !-, et la Syrie, pays où se maintient sur le fil le boucher de Damas, AL ASSAD, qui osent encore soutenir mordicus l’ex pays des Soviets. Même Cuba semble avoir choisi de surfer sur la vague de l’éloignement – ses côtes sont situées trop près de celles de chez l’Oncle Sam ! – tandis que le Belarus demeure étrangement silencieux alors LOUKACHENKO restera toujours le sombre pantin de l’ex-dirigeant du KGB !

Il est vrai que la physionomie de cette partie sanglante engagée sur la terre d’Ukraine s’est considérablement modifiée depuis l’été. Non seulement, la population est plus que jamais mobilisée pour bouter hors de ses frontières l’envahisseur indésirable. Mais en outre, les livraisons d’armes en provenance de l’Occident (Etats-Unis, Grande-Bretagne, et un peu la France par ailleurs) se sont accentuées pour rééquilibrer dans un premier temps les débats sur le registre de la confrontation directe, avant de pencher en faveur des occupés.

 

 

 

Des référendums d’annexion, une manière de déféquer sur le droit international et l’ONU !

 

Promise depuis des semaines par Kiev, la contre-offensive – les contre offensives devraient-on dire – se sont multipliées sur de nombreux points de friction avec les forces russes, créant certes des dégâts inéluctables de part en part parmi les troupes, mais faisant inexorablement reculer les hommes de Moscou de plus en plus près de leurs frontières originelles. Ils en oublient leurs armes et munitions au passage. Certains désertent et fuient leurs bataillons ; d’autres se rallient à la cause ukrainienne. Y compris chez les représentants du commandement.

Tout cela aurait pu (aurait dû ?) calmer la tempérance et les ardeurs volcaniques du maître du Kremlin, en vérité, et le ramener peut-être à des choses moins hostiles. Or, que voit-on depuis cette semaine que beaucoup qualifient de tournant ?

Primo, que Vladimir POUTINE ne lâchera pas un pouce de terrain. Secundo, qu’il se fiche comme de sa première liquette de ces femmes et de ces hommes qu’il envoie se faire massacrer sur un front de guerre où les Occidentaux estiment à plus de 80 000 unités russes les pertes, en disparition ou blessures graves. Sans parler des mutilations qui ne sont pas loin de faire penser à celles subies par les « gueules cassées » de la Première Guerre mondiale.

Tertio, en choisissant le principe en force de référendums d’annexion, dans quatre zones plus ou moins sous contrôle russe, avec le bout du canon sur les tempes des hypothétiques votants, il outrepasse le droit international et la charte des Nations Unies protégeant la souveraineté des états en déféquant dessus !

Quant à l’antépénultième menace d’utilisation des armes non conventionnelles et à vocation stratégique obtenue avec le nucléaire sur l’Occident, cela représente la cerise sur le gâteau dans ce jeu médiocre et abject de poker menteur où le président russe qui excelle est devenu le tsar !

 

     

La fuite en avant d’un peuple excédé par la tyrannie…

 

Reste enfin la mobilisation. Partielle, dans les mots. Mais, quasi générale dans les faits, puisque depuis quarante-huit heures, c’est l’hallali pour les hommes russes âgés de 18 à 65 ans, invités à devenir sans leur consentement de la chair à canon de premier choix pour satisfaire les desideratas funestes d’un quarteron d’irresponsables se faisant appelés « hommes politiques » ! Quelle honte !

Une mobilisation qui provoque son lot (encore trop faible) d’indignation, de révolte, de contestation dans le pays. Pendant ce temps-là, les coups de matraque sont assénés sur les têtes des manifestants et objecteurs de conscience arrêtés tandis que les files d’attente s’allongent dans les aéroports pour tenter de déguerpir de cette dictature qui en a pris tous les aspects les plus ordinaires. Comme chez le voisin de la Corée du Nord.

Aux frontières terrestres, ce sont les « montagnes russes » et des heures d’angoisse et de patience pour les néo-mobilisés qui fuient au Kazakhstan, en Arménie, en Géorgie, en Ouzbékistan, et même vers la lointaine Mongolie.

La Finlande a dû suspendre les arrivées massives de ces familles russes inquiètes à ses frontières. Tandis que l’Allemagne est prête à accueillir les déserteurs, piste que l’Union européenne étudie pour leur donner asile et sécurité. Même l’Ukraine, par « QR Code » interposé, s’adresse aux soldats russes pour qu’ils déposent les armes et aient la vie sauve en rejoignant la liberté !

Et si guerre honnie de tous et stupide à l’envie se terminait faute de combattants russes ?! Ce serait un sacré pied de nez pour un POUTINE jusqu’au-boutiste…

 

Thierry BRET

 

 

 

Ils ont le moral dans les chaussettes.  Et des souliers de plomb à porter lourdement dans leur quotidien. D’ailleurs, ce ne sont pas les derniers atermoiements de la classe politique se rapportant à la probable crise énergétique qui va tout balayer sur son passage qui va leur redonner le sourire.

Les chefs d’entreprises sont dans la tourmente en cette période de rentrée des classes. C’est inéluctable au vu des très mauvaises nouvelles qui ne cessent de s’amonceler autour d’eux. A commencer par les hausses imprévisibles des coûts de l’énergie qui remettent à mal bon nombre d’ambitions et de désirs de conquêtes de parts de marché.

A la peine pour assurer leurs recrutements dans de saines conditions, fautes de combattants sérieux et motivés, les patrons ont la gueule de bois d’un lendemain de cuite qui aurait duré beaucoup plus longtemps que prévu.

Une soupe à la grimace qui, certes, ne date pas d’hier puisque les effets sournois de la crise sanitaire se sont fait ressentir sur leurs potentialités économiques depuis le début des années 2020. Mais, c’est un fait : cela perdure avec une ténacité constante.

 

Quatre dépôts de bilan toutes les heures en France…

 

Quand on pense que quatre entrepreneurs mettent la clé sous le paillasson toutes les heures dans l’Hexagone pour ne plus jamais rouvrir leur unité de production, on se pince fortement le bras pour se dire que l’on ne rêve pas.

Plutôt que de parler de progrès social, de croissance et de perspectives heureuses, la plupart des dirigeants de société rasent désormais les murs de leurs bureaux, en croisant les doigts et en espérant que l’avis de tempête qui souffle au-dessus de leurs têtes ne va s’abattre sur eux. Un avis de tempête de type vigilance orange vif, qui vire petit à petit vers le rouge vermillon aux dires de certains.

C’est simple : tous les indicateurs économiques de référence, tous les voyants servant de révélateur permettant d’évaluer l’état de santé des secteurs d’activité de notre pays clignotent dangereusement vers le rouge. Tels que l’avaient prédit bon nombre d’observateurs au début de l’année 2022.

Du fait de l’impact et des conséquences par effet ricochet de la crise sanitaire. Mais, c’était sans compter sur les retombées catastrophiques de la crise engendrée par le conflit se jouant à l’est de l’Europe, entre la Russie et l’Ukraine. Une guerre d’un autre âge entraînant son lot de répercussions inflationnistes (et très spéculatives), sans omettre les risques de pénuries des matières premières, y compris énergétiques.

 

 

Déjà près de 20 000 entreprises dans la case des pertes…

 

Le bilan observé à l’issue du premier semestre 2022 n’est pas bon. En l’espace de six mois, les faillites d’entreprises ont été évaluées à près de 20 000, plus exactement à 18 519 entités passées dans la case des pertes plutôt que des profits.

Attention : ceci n’est pas un épiphénomène. Car, les perspectives du dernier trimestre 2022 ne s’annoncent pas bonnes du tout.

Les premiers touchés sont les dirigeants de PME/PMI. Certains se disent au fond du trou. Obligés de revendre leurs biens immobiliers, afin de tenter de sauver les meubles s’ils en sont encore capables. D’autres essaient en vain de renégocier leurs crédits. Pas si simple quand le robinet financier s’assèche au niveau des recettes et que plus rien ne rentre en trésorerie. A cela, le remboursement des prêts garantis par l’Etat, les fameux PGE dont il faudra bien honorer les traites tombe au plus mauvais moment. Tout comme l’URSAFF qui réclame son dû ! Sans oublier les impôts !  

La situation vire donc au cauchemar. Y compris pour les représentants des chambres consulaires – c’est le cas typiquement en Bourgogne Franche-Comté – qui craignent le pire dans les semaines à venir, tout secteur confondu. Les organismes sont à l’écoute du moindre soubresaut, qui soit précurseur d’un tsunami pouvant emporter des pans entiers de l’économie de proximité avec lui.

 

 

Le recrutement : une gabegie innommable pour les DRH !

 

Que faire avec une inflation qui avoisine les 10 % ? Comment agir lorsqu’il y a pénurie sur les matières premières ; ce qui engendre des délais d’approvisionnement incompressibles ? Comment répercuter les coûts des tarifs de l’énergie qui risquent de s’envoler littéralement dans les semaines à venir ? On parle en effet de plus 15 à 20 % de hausse pour le gaz, d’autant sur la partie électricité…

Pendant ce temps-là, quatre salariés démissionnent de leurs postes toutes les minutes en France, apportant certes de la flexibilité et de la facilité d’embauche à celles et ceux en recherche de jobs depuis longtemps – le seul revers de la médaille positif de cette conjoncture incroyable ! – mais sans aucune garantie de résultats pour les chefs d’entreprise qui peinent à les remplacer, faute de candidats motivés de la part des futurs prétendants à l’emploi !

 

 

Quatre jeunes entreprises sur dix échouent avant le cap des cinq ans…

 

Que dire, enfin, des néophytes de l’entrepreneuriat. Celles et ceux qui ont eu le courage, le mental et cette volonté de faire face au contexte difficile en créant leur propre unité de production après parfois un parcours erratique, ponctué de licenciements secs et de chômage long. Ils ne surfent pas sur la béatitude ni l’aisance pour accomplir leurs missions : apporter de la valeur ajoutée à leur territoire en y développant de l’emploi.

Aujourd’hui, le couperet tombe dans la continuité de ce qui a été écrit auparavant : quatre jeunes entreprises sur dix ne dépassent pas le delta temporel des cinq ans. Entraînant, au-delà de ces échecs, de la frustration, de la fragilité, de l’incompréhension, de l’isolement, de la déprime. Voire plus grave encore…

Au plan catégoriel, ils et elles qui représentent injustement les maillons faibles de notre économie parce que finalement peu soutenus par les pouvoirs publics sont issus de l’artisanat, de l’hôtellerie-restauration, du commerce, des services, de la logistique…

Quant au positionnement géographique où cet état de fait se vit à plein régime, on le retrouve dans les Hauts-de-France, la Bretagne, la Normandie et…une fois encore en Bourgogne Franche-Comté, une région devenue très sensible pour le développement économique ayant connu une nette régression au cours de ces dernières années ainsi qu’une baisse de sa démographie.

Il est de bon ton aujourd’hui de vouloir parler d’attractivité à tout crin sur notre territoire, et cela est fort louable que de vouloir accueillir de nouvelles entreprises sur notre sol. Gageons simplement à ne pas oublier celles qui existent déjà et dont l’avenir est menacé définitivement de disparition…

 

Thierry BRET

 

 

Elle semblait éternelle, la reine ! Faite pour que son règne interminable dure encore bon nombre d’années sur son vaste royaume. Un petit bout de femme à la droiture exemplaire et au caractère bien trempé à qui on ne la fait pas !

Le moindre de ses gestes, la plus anodine de ses paroles, le plus infime de ses actes étaient observés, soupesés, analysés, interprétés et commentés par l’ensemble des observateurs de la planète.

Pas un jour, pas une heure, sans que les médias, les sociologues, les philosophes, les politiques, les économistes, mais aussi les spécialistes des têtes couronnées et de « jet set » nous abreuvent de leurs théories fumeuses et de leurs commentaires plus ou moins avisés sur l’existence de ce personnage atypique qui accéda au trône en 1952. C’était un 06 février dans la froideur d’un hiver londonien…

 

 

La boussole de toute une nation…

 

Une « people », Elizabeth II ? Une star à sa manière ? Oui, sans l’ombre d’un doute, elle qui a fait la une de toutes les couvertures des magazines aux quatre coins du globe depuis plus de neuf décennies. Elle qui a su inspirer bon nombre de réalisateurs, de romanciers, de musiciens, de peintres, d’artistes. Elle qui fut un modèle de vertu et une boussole pour un peuple qui lui était voué corps et âme, même dans les moments les plus difficiles où la monarchie trembla plusieurs fois sur ses bases.

Elle qui avait aussi un « royal humour » so british, n’hésitant pas à s’auto-parodier aux côtés de Daniel CRAIG dans un court remake de James Bond à l’occasion de l’ouverture des Jeux Olympiques de Londres il y a dix ans !

Elle qui aura posé lors de son ultime jubilé, au printemps dernier, en compagnie de la mascotte anglaise, l’ours « Paddington » - une institution Outre-Manche ! – en disant face caméra en prenant le fameux « cup of tea » au-revoir (ou adieu ?) à la compagnie !  

Elle qui avait un faible pour les airs trépidants du groupe suédois ABBA et qui fit des BEATLES, des ROLLING STONES ou d’Elton JOHN – des machines à cash en devises pour le royaume – des pairs du pays en les anoblissant ! Mais, elle provoquait l’ire et la haine des punks et de leurs chefs de file comme les SEX PISTOLS avec leur version de « God save the Queen », un titre banni des ondes de la BBC…

 

L’épisode « Diana », un clou dans la chaussure…

 

Pourtant, la reine Elizabeth connut des périodes moins fastes. Ce fut le cas au mois d’août 1997, époque où disparut l’autre grande figure de la famille royale de ce Royaume désuni, retranché dans les palais de Buckingham et de Windsor : Diana SPENCER ! Celle par qui le « scandale » éclata avec un divorce à l’appui, condamnant à l’époque le prince Charles, désormais aujourd’hui Charles III, à vivre en paria et en responsable de la mort tragique de son ex-épouse, sous le pont de l’Alma, à Paris.

Ironie du sort, vingt-cinq ans après la disparition de celle qui fut la « reine » des cœurs pour toute une génération d’aficionados suivant les péripéties de la famille royale, Elizabeth II a rendu son dernier souffle à l’âge de 96 ans dans son château écossais de Balmoral. Loin des soubresauts de la ville, de façon paisible, en présence de ses enfants et petits-enfants tous réunis.

 

 

 

Un royaume entre tristesse et espérance…

 

Une onde de choc. Entre tristesse et espérance. Tristesse, parce ce que cette souveraine aura battu le record de longévité à la tête du royaume de Grande-Bretagne et de dirigeante du Commonwealth – une confédération de 56 états répartis sur les cinq continents, issus de la domination britannique du XVIIIème siècle – et que bon nombre d’entre nous n’étions pas encore nés que la fille de Georges VI exerçait déjà ses suprêmes fonctions dans le plus célèbre palais de l’Angleterre !

Soixante-dix-ans de pouvoir absolu pour ce monarque atypique (plus sept mois et quelques jours !) qui aura connu une dizaine de présidents français et une quinzaine de présidents américains ! Et toujours accompagnée de son fidèle (ce n’est pas si sûr selon les ragots de la presse people !) prince consort, Philip MOUNTBATTEN !

Espérance, parce que au-delà du deuil, long d’une douzaine de jours applicables à la perfide « Albion », l’avènement du prince Charles à la fonction royale soulève bien des envies parmi le peuple.

Un peuple bigarré, cosmopolite, pratiquant de multiples cultures et religions, devenu hostile à l’Europe et à ses mécanismes administratifs dont les lourdeurs en termes de fonctionnement interrogent, voire stigmatisent, sans pour autant rejeté l’atlantisme puisque incarnant les valeurs défensives de l’OTAN.

 

 

Un nouveau roi à l’empreinte écologique profonde…

 

Charles III ouvrira-t-il enfin les portes de la modernisation de cette monarchie séculaire parfois dépassée par les évènements ? Sera-t-il plus enclin à manifester ses sentiments à l’égard de ses sujets qui ont parfois critiqué l’attitude trop hautaine, distante et protocolaire de Sa Très Gracieuse Majesté qui appliquait à la perfection les codes enseignées jadis par ses doctes précepteurs ?

Sans doute, car à 73 ans, le roi Charles, affublé de sa femme aujourd’hui légitime – la très critiquée et peu populaire Camilla PARKER-BOWLES - a démontré par le passé qu’il était homme de conviction.

Ecologiste et grand défenseur dans l’âme des valeurs environnementales de la planète, s’opposant à toute exploitation du gaz de schiste que souhaiterait promouvoir l’ultra libérale Liz TRUSS, nouvelle pensionnaire du « 10 Downing Street » ! Entre c’est deux-là, cela promet dans les soupentes de la royauté, côté frictions.

Reste que les Français ont toujours apprécié la famille royale et ses vicissitudes, narrées avec régularité constante dans les tabloïds. Etrange pour un pays qui a osé trancher la tête de l’un de ses rois !

Ils seront sans doute des milliers à franchir le « Channel » pour assister aux funérailles de la reine disparue la semaine prochaine. Et à porter le deuil comme s’ils avaient perdu un proche parent.

Il est vrai qu’entre l’Angleterre et la France, c’est une très longue histoire d’amour et de passion qui dure depuis beaucoup plus longtemps que la Guerre de Cent ans ! Goodbye Her Majesty and long live the King !

 

Thierry BRET

 

 

 

On prend les mêmes et on recommence dans ce jeu de dupes qui se nomme notre existence ! Une fois encore, les citoyens de ce beau pays qu’est la France, championne du monde de l’abondance technocratique inadaptée, de la fiscalité à tout crin, des retards légendaires et multiples à répétition et des incohérences administratives les plus discutables, deviennent les otages de situations ubuesques dont ils ne possèdent ni la connaissance exacte ni la parfaite maîtrise pour s’en sortir.

Subir encore et toujours tels des « moutons de Panurge » que l’on mène à l’abattoir en permanence à grands coups de bâton sur le flanc est donc devenu notre destin sur ce territoire que plus personne nous envie. Triste sort, en vérité !

Le dernier épisode en date de cette longue saga estivale faite de privations de liberté et d’atteintes récurrentes à nos consciences – crise énergétique, alimentaire, sanitaire - concerne l’univers fumeux et obscur de la télévision.

Un marigot obscur où le parisianisme est impérial, et où s’exerce le pouvoir des puissants et des lobbys, sous le sceau de l’argent roi qui dégouline dans toute sa splendeur comme principe de fonctionnement basique.

 

 

 

Le bon vieux temps de l’ORTF, de ses grèves et de sa mire le 01er mai !

 

 

Contre toute attente, les adeptes du petit écran – quoi qu’on en dise et quoi qu’on en pense malgré les potentialités offertes par la technologie du numérique demeurent en très grand nombre dans notre pays – ont eu la très désagréable surprise de constater l’absence d’images sur certains de leurs canaux habituels (à savoir l’ensemble des chaînes émises par le groupe TF1) une fois rentrés à la maison après leur journée de travail ou de loisirs pour celles et ceux des retraités qui peuvent encore se les payer, ce vendredi.

A la place des programmes coutumiers et attendus, figurait sur l’écran du téléviseur un sobre panneau figé en guise de mire, évoquant le bon vieux temps où l’ORTF se mettait en grève à dose répétitive au moindre soubresaut social ou suspendait sa programmation quotidienne tout de go le jour du sacro-saint 01er mai.

Privant ainsi des millions de téléspectateurs de leur seul moyen de distraction et de communication, des personnes parfois âgées, malades et handicapées, le plus souvent ancrée dans leur solitude dont on se moquait éperdument…C’était la « télé » à la « papa » ! La grande époque…

 

 

 

Des téléspectateurs qui se sentent cocufiés par ces décisions…

 

Aujourd’hui, rien n’a vraiment changé dans le très cher paysage audiovisuel français, le fameux « PAF » qui vient de nous bourrer le pif d’un coup brutal asséné ce vendredi, en ne respectant ni ses téléspectateurs, leurs clients, qui leur sont néanmoins encore fidèles – même si la tendance est nettement baissière depuis plusieurs années au niveau de la fréquentation – ni les annonceurs, ces acteurs de l’économie qui font vivre en partie tout le système avec de coquettes enveloppes publicitaires à la clé.

 

Ecran noir pour nuits blanches pour les férus de LCI !

 

A la seule différence près, que les abonnés des chaînes cryptées telles que CANAL + ou d’autres paient au prix fort les accès à ces bouquets télévisuels privilégiés et se sentent depuis vingt-quatre heures, et pour combien de temps encore, cocufiés par des décisions arbitraires dont ils ont à subir au bout du compte les foudres. N’y-at-il pas une règle d’or applicable dans les pratiques commerciales qui s’entendent d’ordinaire pour affirmer que les clients ont toujours raison ?

Dans un communiqué de presse, CANAL + fait savoir que « dans le cadre du renouvellement du contrat de distribution de ses chaînes, le groupe TF1 a manifesté sa volonté de revoir profondément ses exigences commerciales à compter du 31 août 2022… ».

En terme clair, les négociations entre les deux parties en présence ne se sont pas bien déroulées. En cause, les « exigences infondées » de la première chaîne jugées déraisonnables pour CANAL +, le distributeur via sa plateforme, qui rappelle que ces chaînes sont accessibles gratuitement et doivent le rester.

Outre TF1, c’est aussi TMC, TFX, TF1 Séries Films et la chaîne d’information LCI qui disparaissent donc des radars ! Un écran noir pour nuits blanches pour les férus de l’information en boucle !

 

 

A quand la ristourne sur les tarifs pour être amputé de plusieurs chaînes ?

 

Une affaire pour laquelle l’Etat était déjà intervenu il y a quatre ans après plusieurs mois de conflit, pour les mêmes raisons, lors de la renégociation du contrat de l’époque.

Mais, au-delà de ces tergiversations épisodiques liées à des histoires de gros sous et de querelles intestines où la rentabilité reste le maître mot, quid de la véritable relation clientèle qui lie tous ces groupes avec les téléspectateurs, leurs clients ?

Voire de leurs annonceurs qui doivent quand même l’avoir très mauvaise au vu de la tournure des évènements !

D’autant qu’il n’est pas prévu visiblement pour les abonnés de CANAL +, du moins à l’instant « t », une ristourne conséquente, côté tarification, alors qu’ils se voient amputés de plusieurs chaînes stratégiques importantes de leur bouquet !  

Avant que les choses ne se solutionnent tôt ou tard – croisons les doigts ! -, il serait grand temps au vu du contexte sociétal actuel, soit la succession ininterrompue de mauvaises nouvelles aux conséquences répressives pour le commun des mortels qui vont devoir se serrer la ceinture sur à peu près tout et son contraire, que tous ces acteurs économiques soit disant responsables ne prennent plus d’initiatives aussi honteuses et hasardeuses à l’avenir, en coupant systématiquement le robinet sur tous nos moyens consuméristes.

Faisant des Français de véritables « otages » dans leur propre pays, eux qui subissent déjà de plein fouet comme un boomerang les affres des sanctions économiques de la géopolitique de l’instant…

 

Thierry BRET

 

 

C’est affligeant pour le genre humain. Des chiffres ordinaires qui noircissent un simple communiqué de presse émanant du ministère de l’Intérieur publiés ce vendredi et qui engendrent nécessairement la colère, le nauséabond, le désaveu, le dégoût pour celles et ceux qu’ils les lisent en bout de course.

Il y a péril en la demeure pour sauver l’homme de cet enfer irréversible vers lequel il s’enfonce de jour en jour et qui révèle une fois de plus dans toute sa splendeur son ineptie galopante et son incroyable médiocrité.

Des fois que l’on aurait oublié ses vices, son intolérance, ses aspérités, son bellicisme ; bref, son immense connerie à l’état pur et…brut ! Et l’on prétend par croyances interposées que nous sommes faits à l’image de notre Créateur ?! Foutaises que cela ! Ou alors il y a eu depuis Adam et Eve bon nombre de déviances demeurées incontrôlables jusqu’ici qui nous ont modernisées et rendues totalement abrutis !

 

 

 

Le pire de la vie à deux après avoir rejeté le meilleur…

 

 

Une fois encore, au cours de la seule année 2021, la gent féminine aura payé un très lourd tribut son partage d’existence au quotidien aux côtés de ces hommes, époux, maris, compagnons, concubins, conjoints, amants… qui prétendent les aimer, les choyer – elles qui sont parfois la mère de leurs enfants - et qui leur en ont fait voir des vertes et des pas mûres. Tous les jours que Dieu fait.

Avec en guise de cadeaux de fête des mères, d’anniversaire ou à la Noël, des « gnons » qui pleuvent sans cesse sur tout le corps sans que la personne battue puisse se défendre ; les marques de des coups de poings aux couleurs sanguinolentes qui apparaissent ensuite sur leurs visages et que le maquillage ne peut même plus cacher. L’horreur absolue de la vie conjugale, pour le pire après en avoir surtout rejeté aux oubliettes le meilleur…

Mais, au-delà des violences physiques qui tombent comme des averses orageuses et cinglantes soutenues en période estivale sans que l’on sache comment les éviter et dont on ignore les origines, il y a malheureusement encore plus grave. La perte de la vie.

 

 

 

Cet individualisme aveugle qui fait le lit de notre société…

 

 

Au cours des douze mois de l’année 2021, elles sont cent-vingt-deux femmes à être passées de vie à trépas, victimes de ces fameuses « violences conjugales ». Celles dont on ose encore trop prononcer le terme, par tabou, par crainte, par pudeur, par ignorance, par le rejet des connaissances inhérentes à cet individualisme aveuglant dont nous sommes si friands aujourd’hui dans notre société où règne pourtant la prédominance inéluctable des sacro-saints réseaux sociaux devant nous rapprocher façon « peace et love » !

« Vivons heureux, vivons cachés » affirme l’adage ! Surtout quand cela vire au vinaigre dans le voisinage ou à l’étage du dessus en mode collectif et que l’on rehausse le son du téléviseur volontairement pour ne pas entendre les coups tombés sur la peau et les os d’une femme en danger de mort…N’appellerait-on pas cela de la pure lâcheté ?

 

 

Sortir de l’omerta qui se cache derrière les violences conjugales…

 

Que dire aussi de certains représentants des forces de l’ordre un tantinet blasé, dans leurs commissariats, qui ne prennent même plus le temps de remplir les mains courantes des plaignantes qui en sont à subir leur cinquième « trempe » de la semaine ?

Que dire de la justice qui classe parfois sans suite et sous le sceau d’un profond laxisme les actes de voyou de ces maris irrespectueux et colériques qui renouvelleront leurs gestes de haine envers leurs conjointes dans les jours à venir ?

Que reste-t-il à ces femmes battues et humiliées dans leur chair, de toutes les générations et de toutes les conditions sociales, pour se faire entendre réellement auprès des autres ? Pour que les auteurs de ces actes impardonnables soient enfin punis lourdement après avoir été présentés devant la justice ?

Briser la loi du silence est donc devenu impératif après la publication de telles statistiques alarmantes. Sortir de cette omerta qui prévaut autour de ces violences conjugales qui ne représentent au bout du compte que quelques lignes de plus dans les rubriques sociétales et faits divers des journaux quand cela vire au drame.

 

 

Les enfants, victimes collatérales des conflits de couple…

 

En l’espace d’un an, la hausse des féminicides s’est élevée à 20 % dans l’Hexagone par rapport aux années antérieures ! Des femmes qui ont été assassinées par leur conjoint ou ex-conjoint, selon les cas.

Comble d’ironie, sur ces 122 victimes, trois seulement bénéficiaient de dispositifs de protection connus des forces de l’ordre. Des données chiffrées qui n’auront pas manqué d’interpeller la ministre déléguée en charge de l’Egalité entre les femmes et les hommes, Isabelle ROME.

Cette dernière constatant avec effroi la progression inexorable de ces actes meurtriers depuis cinq ans sur les femmes de France. Des actes qui puisent leurs sources dans le refus de la séparation, la jalousie et les disputes…

Comme souvent, lorsqu’il y a conflit, y compris au sein de la cellule familiale, les dégâts collatéraux peuvent s’avérer très importants. Cent-cinq enfants sont devenus orphelins de père ou de mère, voire des deux parents en 2021, à la suite de ces morts violentes survenues au sein du couple.

Plus triste encore, douze innocents, mineurs, ont quant à eux été tués dans le cadre d’un conflit de couple où peuvent être également victimes les hommes, et cela s’est encore vérifié l’année dernière en très faible proportion, il est vrai.

Toutefois, au vu de ces faits navrants, si la « femme est l’avenir de l’homme » comme le chantait fort bien Jean FERRAT en s’inspirant d’un poème de Louis ARAGON, il n’est pas aussi sûr que l’inverse soit vrai dans la réalité. Surtout pour certaines d’entre elles qui ont à souffrir dans le silence et au quotidien de leurs frasques…

 

Thierry BRET

 

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