Curieuse manière d’appréhender le commerce à l’international, désormais. Les paradigmes changent même dans la façon de gérer nos relations à l’autre, c’est une évidence !

Surtout à la lecture de ces dernières informations qui concernent les moyens peu académiques usités par certains pour se doter du nouvel or noir que la planète s’arrache presque à prix d’or : les fameux masques de protection afin de lutter efficacement contre le coronavirus.

L’histoire aurait pu s’inspirer du génial HERGE dans la conception d’un nouvel album posthume, narrant les aventures du célèbre reporter belge, Tintin. Oui mais voilà, point de « Coke en Stock » ni de « Lotus Bleu » en guise de titre de ce nouvel opus imaginaire : mais bel et bien cette appellation triviale « Arnaque sur le tarmac » qui a elle seule résume pourtant les dessous de l’intrigue.

Les faits, tout d’abord. L’Hexagone dans sa quête effrénée de recherche tous azimuts de masques de protection déploie toute l’énergie nécessaire pour importer sur son territoire ce qu’il ne sait plus fabriquer décemment depuis des lustres par son secteur industriel. Sauf, avec une rare parcimonie : seules quatre entreprises conçoivent encore en France le produit qui nous fait cruellement défaut aujourd’hui…

Alors, où trouver les précieux auxiliaires à la sauvegarde protectrice de nos services sanitaires et à moindre coût aujourd’hui si ce n’est dans le seul pays qui en possède presque le monopole de fabrication ?

 

Des transactions qui se concluent sur un goût d’inachevé…

 

La Chine, bien évidemment ! Le gouvernement n’aura pas ergoté sur les moyens. Ni sur la logistique, ni sur les enveloppes financières à distribuer pour se doter le plus rapidement possible de ces précieux ustensiles au tissu salvateur.

Un pont aérien est mis en place. Avec en prime, la réquisition d’avions gros porteurs en charge du transport du fret. Les chiffres de ces commandes sont exponentiels. On parle de plusieurs millions d’exemplaires dès le début de la manœuvre avant de basculer jusqu’au milliard de produits quelques jours plus tard.

Largement relayée auprès des médias, l’information a pour l’heur de rassurer les citoyens que nous sommes sur la dextérité gouvernementale à gérer du mieux possible la crise. En déployant toutes les procédures techniques et humaines pour y parvenir.

Oui, mais il y a eu un loup ou un os, où ce que vous voulez, au terme de ces transactions. Les livraisons pourtant payées rubis sur ongle ne sont jamais parvenues à bon port sur le sol tricolore. D’autres sont passés avant nous faire leurs emplettes en puisant dans nos propres commandes et en se servant allègrement afin de rafler la mise.

Le coupable est tout désigné même si aujourd’hui il s’en défend en publiant un démenti catégorique par les plus hautes instances de l’Etat : les Etats-Unis. Accusé par trois présidents de région dont Valérie PECRESSE (Ile-de-France) qui a assuré avoir perdu un chargement, les Américains sont pointés de l’index.

Que leur reproche-t-on ? D’avoir agi sans états d’âme à la manière d’un commando devant s’emparer d’une poignée de terroristes en fuite dans le désert en s’infiltrant directement à la source de ces échanges commerciaux, c’est-à-dire les tarmacs des aéroports chinois !

 

Le Canada subi les mêmes préjudices…

 

Dignes d’un roman d’espionnage signé de la plume de John LE CARRE, les rocambolesques négociations sino-américaines se seraient alors traduites à grand coup de valises, non pas diplomatiques, mais pleines de cash pour empocher la mise au mieux offrant.

Un coup de poker menteur qui a provoqué le courroux de nombreuses personnalités politiques en France ; à commencer par les représentants du gouvernement eux-mêmes !

Cette surenchère au goût amer n’est d’ailleurs pas la première à avoir été observée visiblement. Le mois dernier, le Canada reprochait avec véhémence à son hégémonique et puissant voisin d’avoir pratiqué la même péripétie aux conséquences néfastes pour ses malades et son personnel soignant.

Une cargaison de masques acquise en Chine est arrivée à destination au Québec beaucoup plus réduite que prévue. Une partie de la marchandise avait tout simplement disparue de la soute de l’avion !

Un constat qui là aussi à provoquer l’inquiétude et la colère noire du Premier ministre Justin TRUDEAU. Ce dernier a même demandé à ses services de renseignements d’enquêter à ce sujet.

On peut comprendre que les Etats-Unis aient besoin d’un maximum de protections pour contrecarrer l’avancée galopante du virus dans ces moments cruciaux de leur existence. Mais, la planète entière ou presque (à l’exception, et c’est paradoxal de l’Asie du Sud-Est) connaît la même démarche.

Au-delà des enjeux naturels de survie, un minimum de décence et de respect d’autrui ferait un peu de bien dans ce contexte si particulier de ce grand démarchage planétaire auquel on assiste.

Entre les méthodes de mercenaires, voire de voyous, employées ici ou là et la surenchère systématique des prix (ceux des masques en particulier qui connaissent une poussée de fièvre inflationniste depuis plusieurs semaines), jusqu’où ira-t-on dans les règles de l’indécence et de l’incivilité pour flouer l’autre ?

Ah, j’oubliai : pour se venger de ce tour pendable venu de l’Oncle Sam, la France n’a pas hésité à réquisitionner la commande de quatre millions de masques qui étaient initialement destinés à la Suède !  Ainsi va la vie !

 

Thierry BRET

 

A l’instar de ceux dont ils vantent les prouesses sportives, il ne maîtrise pas les subtilités techniques du ballon rond sur le terrain. Pourtant, le fait de narrer les péripéties de ce sport universel dont il est accro depuis plusieurs années en a fait une incontournable figure cathodique sur la chaîne cryptée. Auteur d’un documentaire très fouillé, notre confrère de l’audiovisuel aura pu tester sa cote de popularité auprès d’inconditionnels personnalités de la discipline, membres de l’AJA Association…

AUXERRE : C’est presque en pays conquis telle une visite rendue à des amis que l’animateur vedette de « Canal + » Hervé MATHOUX est venu projeter sa première réalisation audiovisuelle, un documentaire d’une cinquantaine de minutes, véritable introspection réalisée dans les coulisses du football dans la capitale de l’Yonne.

L’évènement s’est déroulé, il va sans dire, quelques jours avant les mesures de confinement prises par le président de la République dans la lutte contre la propagation du coronavirus.

Répondant par l’affirmative à l’invitation du président de l’AJA Association, le toujours dynamique et truculent Alain GEHIN, le journaliste vedette du « Canal Football Club » aura clos l’assemblée générale de la structure associative, réunie à cet effet dans l’une des salles de cours du lycée des métiers Vauban (voire article paru à ce sujet).

 

 

 

Après la diffusion de ce moyen métrage, que bon nombre d’abonnés de la chaîne cryptée ont eu l’occasion de visionner, Hervé MATHOUX était invité à prendre la parole et à engager le débat avec en face de lui des spécialistes émérites de la pelouse rectangulaire.

Un auditoire de choix puisque figuraient parmi ce public de qualité supérieure au sens footballistique du terme, l’inoxydable Guy ROUX, l’ancien international Jean-Alain BOUMSONG, le président de l’AJA Francis GRAILLE, son directeur sportif Cédric DAURY, Baptiste MALHERBE, directeur du club ou encore Yves BIRON, l’élu Auxerrois en charge des sports, dont c’était l’ultime apparition officielle avant le premier tour des échéances municipales.

 

 

 

« On refait le match » pendant plus d’une heure…

 

Bref du beau linge pour argumenter, réfléchir, comparer, évoquer, disserter et parler du football près d’une heure durant. Un débat qui avait pour maître de cérémonie Alain GEHIN qui assurait le contrôle du temps, aidé par Christophe REMY, de la société PROXILOG, aux manettes techniques pour assurer la fluidité des opérations.

Naturellement, Hervé MATHOUX fit aussi allusion avant de conclure aux droits télévisuels de la future saison 2020/2021 et de la nouvelle configuration médiatique pour la couverture du championnat de Ligue 1.

 

 

Avec une restriction de l’offre manifeste pour les abonnés de la chaîne cryptée qui connaissaient jusqu’alors une large amplitude de matches à suivre à chaque week-end et une répartition de ces derniers en tranches horaires quelque peu différentes de la formule usitée depuis tant d’années. C’est un vrai coup de semonce qui se profile dans le monde du football et de la télévision. Mais, que les suiveurs se consolent : ce sera toujours mieux que rien à côté de la disette sportive de l’instant…

 

 

 

Effroyable nouvelle que celle-ci. Diffusée à l’heure du petit déjeuner en cette printanière journée du vendredi 27 mars. A vous dégoûter à jamais d’avaler la moindre goutte de thé ou de café. A recracher sur le champ le morceau de pain, enduit de confiture maison, faisant office d’en-cas matinal.

Un visage radieux, celui d’une adolescente, rayonnante de bonheur et pleine de vie, s’élargit petit à petit sur l’écran de télévision. Celui de Julie. Jolie jeune fille qui a été arrachée trop tôt à une existence si prometteuse et joyeuse. Sordide et pathétique, à la fois.

L’auteur de ce drame atroce n’est pas l’œuvre d’un sinistre criminel. L’un de ceux qui fait régulièrement la « une » de ces tabloïds de seconde zone. En quête de sa folie meurtrière compulsive au détour de pérégrinations qui le mène à assouvir ses actes ignobles aux quatre coins de l’Hexagone. D’une bassesse d’un autre âge.

Pris dans la nasse de la police, il n’échapperait pas à la justice rendue par les hommes. Du moins, l’espère-t-on. Condamné, l’assassin aurait de quoi ruminer longuement sur sa piteuse et morne existence lors d’une peine carcérale à durée incompressible dans la noirceur d’une geôle.

Mais là, le coupable de ce crime odieux, celui de l’innocence foudroyée en pleine croissance de la jeunesse, ne sera jamais puni. Et l’on s’en prend à haïr ce monde sans foi ni loi qui prive ainsi de vie une demoiselle qui avait toute l’existence devant elle pour s’épanouir dans la réussite. La tête emplie de certitudes et de rêves, d’espérances et de projets.

« Et si en plus y’a personne » s’interrogeait d’une voix mélancolique mais un tantinet philosophe Alain SOUCHON en 2005, faisant part de ses doutes sur l’existence de Dieu. De tous les dieux que vénèrent les hommes, et ce quel que soit leur religion…

Car à l’annonce de cette funeste dépêche, à l’instar de celles que nous relaient à longueur de ces tristes journées l’ensemble des médias depuis plusieurs semaines, comment ne pas s’interroger sur la divine présence en sondant au plus profond de son âme ? Mais, là n’est pas vraiment la question. Personne, par ailleurs, ne possède les réponses.

 

 

L’humanité entre grandeur d’âme et vile représentation…

 

En cet instant précis, la perte de cette jeune fille infectée par ce coronavirus est totalement insupportable à la pensée. Même si les exégètes en la matière soliloquent, parfois avec désinvolture, devant les caméras qui tournent en boucle pour affirmer et réaffirmer encore et encore, graphiques à l’appui, que la pathologie de ce coronavirus si virulent n’affecte au plan de la mortalité qu’une large majorité de seniors. Soit à peu près 85 % de cette frange de la population. A croire que ces derniers auraient même fait déjà leur temps en ce bas monde.

Comme l’a témoigné en direct un sinistre abruti au micro radiophonique de Jean-Jacques BOURDIN (RMC/BFM) en début de semaine. L’infâme interlocuteur a bien signifié son opposition à tout confinement économique du pays, étant un professionnel de la route qui avait des livraisons à assurer coûte que coûte, que la mortalité vertigineuse des anciens ne le concernait pas le moins du monde et qu’il avait une existence à vivre en parfait égoïste qu’il était.

Malheureusement, des exemples de cette trempe, il s’en produit chaque jour. Démontrant que l’humanité si, elle possède ses grandeurs d’âme dont ce personnel soignant dévoué à la perfection dans le respect du serment d’Hippocrate, prêt à donner de leur vie pour sauver celles des autres, n’en possède pas moins ses obscurs représentants. La lie de la société, telle est la formule.

 

Avoir du respect envers l'autre en n’importe quelle circonstance…

 

Celles et ceux qui profitent du malheur d’autrui pour arnaquer du mieux possible son prochain sur les réseaux sociaux en leur vendant n’importe quel produit miraculeux à des tarifs prohibitifs.

Celles et ceux qui osent voler de précieux masques de protection et du gel hydro-alcoolique qui ont pour objectif de préserver la vie des soignants et des praticiens afin de se constituer des stocks à n’en plus finir chez eux.

Celles et ceux qui profèrent des menaces de mort à l’adresse du professeur Didier RAOULT, parce que ce dernier, iconoclaste et décalé dans sa sphère professionnelle, prône les vertus de la chloroquine pour tenter de trouver la solution adéquate à cette pandémie qui emporte tout sur son passage.

Celles et ceux qui insultent les forces de l’ordre, ces derniers agissant dans la bienveillance de sécuriser les inconscients stupides qui continuent encore à sortir malgré le confinement à la recherche dont on ne sait quoi.

Celles et ceux de ces voisins acariâtres et nauséabonds qui intimident par courriels anonymes évidemment les personnels de santé vivant près de chez eux pour qu’ils ne fréquentent plus leurs quartier sous peine de contamination générale.

Celles et ceux de ces décervelés qui ne croyaient pas à l’existence expansionniste de cette épidémie dès le début et qui continuaient à serrer les mains et à faire des bises au tout venant durant des semaines en se gaussant de cette plaisanterie…

Peut-être qu’en ce jour maudit, celui de la perte de cette âme innocente, la première arrachée des siens à l’âge de 16 ans par cette immonde saloperie, prendrez-vous enfin conscience de la réalité des choses. Et du respect que vous devez à autrui en n’importe quelle circonstance.

Le renouvellement de quinze jours supplémentaires de la période de confinement jusqu’au 15 avril vous y aidera sans doute…Du moins, peut-on l’espérer.

 

Thierry BRET

 

 

 

 

Conscient que les mesures de confinement sont contraignantes pour la population aussi bien urbaine que rurale, le représentant de l’Etat invite les Icaunais à redoubler de prudence. Et surtout de ne pas lâcher d’un iota ce qui est déjà entrepris depuis quelques jours avec civisme et dans un esprit de totale citoyenneté. Avec le week-end qui s’amorce, le temps n’est donc ni à la promenade ni à la flânerie mais bel et bien au repli sur soi, à domicile…

AUXERRE : Derrière les mots, il y a l’espérance. Celle de la victoire face à l’invisible ennemi qui bouscule nos certitudes et perturbe nos existences. D’où l’impérieuse nécessité de ne rien lâcher. Pas même un infime pouce de terrain, dans ce combat que nous menons, ensemble, face au coronavirus que certains considéraient il y a peu encore avec dédain comme une simple « grippe » inoffensive, de faible importance.

Personne n’est immunisé contre ce fléau pathologique qui s’abat sans merci sur l’Europe depuis bientôt deux semaines. L’air grave, solennel, profond, face à l’écran de son ordinateur qui lui permet d’assurer en concomitance une conférence de presse présentielle, diffusée par voie numérique vers d’autres confrères qui n’ont pu se déplacer, le préfet de l’Yonne enjoint les habitants de notre département à rester chez eux.

Il y a réellement péril en la demeure si l’on ne respecte pas ces règles élémentaires qui prennent leurs sources dans l’évidence absolue : la raison.

Bien sûr, précise le haut fonctionnaire que ces mesures sont fortes. Complexes, parfois, et dures à appliquer, souvent. Mais, à l’approche d’un week-end, qu’il soit ensoleillé ou non, elles sont plus que jamais essentielles pour préserver la sauvegarde des êtres chers qui nous entourent. Mais, aussi l’existence d’autrui.  

De la détermination, il en faudra pour que nous sortions vainqueurs de cette « guerre » impitoyable que nous livrons depuis mardi. Alors, le préfet de l’Yonne rappelle que limiter ses déplacements est devenu la règle d’or qui prévaut dans tous nos faits et gestes désormais.  

 

Pas de couvre-feu au niveau du département…

 

Le civisme, visiblement, les Icaunais en ont à la pelle ! Henri PREVOST le reconnaît en substance. Il félicite ses administrés par ailleurs. Car, peu ou prou, peu de choses néfastes viennent réellement contrarier l’application concrète de ces mesures strictes de confinement.

Mais, attention, celles-ci enregistrent pourtant un tour de vis supplémentaire. Avec la restriction des zones d’accès sur les lieux de promenade et de farniente. Une décision qui émane par effet gigogne du ministère de l’Intérieur à la suite de l’intervention de Christophe CASTANER.

Réduire les sorties, hormis celles autorisées (courses alimentaires, se rendre sur son lieu de travail, exercice physique individuel cantonné à quelques foulées à courte distance du domicile, promenade animalière usuelle…) est le leitmotiv de la gouvernance afin d’endiguer les effets pervers et contagieux constatés le week-end dernier à Paris avec l’envolée de moineaux des Franciliens vers leur lieu de villégiature habituel, via les gares et le RER.   

 

 

 

 

Il en sera ainsi jusqu’au terme de cette première quinzaine de jours de confinement. Soit le 31 mars. Sachant que le prolongement de ce dispositif se réfléchit déjà dans les alcôves des hautes sphères étatiques.   

Exit donc les ballades à bicyclette, les excursions champêtres dans la forêt avoisinante et la séquence pique-nique en famille au bord de l’Yonne ! Par arrêté municipal, la Ville d’Auxerre a pris des mesures restrictives en ce sens, pour interdire tout accès sur les rives de l’Yonne, du côté des quais toujours très fréquentés dès le premier rayon de soleil salvateur ou au Parc de l’Arbre Sec.

Quant à la gare d’Auxerre, elle ne subira pas de contrôles particuliers par les forces de l’ordre (police nationale et police municipale) mais il est à signaler une fréquence moindre des trains depuis plusieurs jours.

Les gendarmes intensifieront les vérifications dans les zones rurales afin de ne pas laisser les mailles du filet trop se délier.

 

 

Les marchés dans le viseur des restrictions…

  

Reste l’épineuse et délicate gestion des marchés. A ce propos, le préfet de l’Yonne a sensibilisé les maires des communes concernées afin que des dispositifs plus stricts soient enfin adoptés pour en maîtriser la fréquentation dans les usages et le respect des gestes dit « barrière ».

Il a rappelé par ailleurs que « seules les denrées alimentaires devaient être vendues sur ces marchés encore autorisés… ».

Rappelant qu’il était nécessaire d’assurer la protection des commerçants mais aussi de la clientèle, Henri PREVOST a mentionné la suspension, du moins provisoire, de certains d’entre eux dès ce week-end, à l’instar de ceux de Toucy, Chablis et Saint-Fargeau.

D’autres, comme ceux de Sens et de Joigny qui se tiennent dans une halle couverte, bénéficient encore de leur précieux sésame les autorisant à accueillir de la clientèle.

 

 

 

L’heure n’est absolument pas à la polémique. Ni même à la moindre critique ouverte en public tant que la situation demeure irréversible face à la propagation galopante (et très inquiétante) de ce nouveau fléau qui ravage l’humanité.

Mais, il est clair qu’une fois passée cette crise sanitaire exceptionnelle, la plus grave survenue sur la planète depuis la fameuse pandémie de la grippe espagnole de 1918, des réponses devront être apportées clairement par l’Etat à la foultitude d’interrogations que nous avons tous à l’esprit en ces difficiles instants.

Pourquoi la France ne dispose-t-elle pas du nombre suffisant de masques pour protéger celles et ceux qui luttent au quotidien face à ce virus (les soignants, placés en première ligne de front de cette guerre mondiale pour paraphraser le président de la République) et celles et ceux qui en sont les plus exposés au plan personnel, voire professionnel, au quotidien ? Voire à l’ensemble de la population ?

Ces précieux ustensiles de santé publique demeurent aujourd’hui les seuls artifices nécessaires et salvateurs pour permettre à leurs utilisateurs, soit de se protéger au mieux en ne contaminant pas les autres s’ils ont un soupçon de pathologie en eux, soit de pouvoir exercer leur travail de praticien journalier dans des conditions de plus en plus extrêmes.

Or, à l’instar du gel hydro-alcoolique, l’autre grand absent de ces produits toujours aux abonnés absents des officines pharmaceutiques et des circuits de distribution aujourd’hui, les masques de protection sont devenus de la denrée rare même si les chiffres les plus farfelus et contradictoires circulent chaque jour sur leur diffusion effective dans le pays.

 

Des plaintes déposées par les médecins eux-mêmes contre l’Etat…

 

Il s’en fabriquerait six millions d’unité par jour. Trente millions de spécimens ont été acheminés à travers l’Hexagone en milieu de semaine. Puis, in fine, c’est le chiffre de 15 millions d’exemplaires qui surgit à la surface des données statistiques. Sans omettre l’apport des millions de produits importés de Chine, le surplus que ces derniers n’ont pas eu à utiliser.

Mais, résultat des courses, l’opacité reste la seule gagnante de ce véritable méli-mélo d’indicateurs en termes de volume qui évoluent chaque jour tels les cours de la Bourse, qui elle pendant ce temps continue sa chute en avant…

N’y pouvant plus, les professionnels des métiers de santé s’insurgent contre le gouvernement de ce manque cruel de moyens et d’équipements, aussi élémentaires soient-ils.

La preuve : trois médecins n’ont pas hésité à transformer leurs cris de colère en actes juridiques en portant plainte contre le Premier ministre, Edouard PHILIPPE, et la ministre de la Santé de ce début de crise, Agnès BUZYN.

Mais, nous l’avons dit en préambule : la polémique n’a pas sa place dans les discussions actuelles où il faut parer au plus pressé pour sauver des vies menacées.

D’autant que les vraies responsabilités de cet incroyable fiasco sanitaire made in France, devenu aujourd’hui la risée de la presse internationale, ne sont pas forcément les destinataires de ces plaintes.

La pandémie actuelle nous ramène à quelques semaines en arrière. Et au cœur de la crise sanitaire profonde à laquelle est confronté le pays depuis tant d’années : la raréfaction de la présence médicale et surtout l’état de délabrement avancé de ses moyens. Sources de nombreux conflits sociaux.

 

L’art et la maîtrise de l’anticipation des crises à venir…

 

Même si aujourd’hui, et il ne faudra jamais l’oublier, on doit une fière chandelle à toutes celles et tous ceux qui arborent des blouses blanches et se battent à chaque minute, à chaque heure, du jour et de la nuit, dans des conditions difficiles, à la limite du supportable et du raisonnable, sans les moyens préventifs requis, pour sauver ce que nous avons de plus précieux en ce bas monde : l’existence.

La faillite de la politique sanitaire de notre pays, entamée il y a des lustres, trouve malheureusement avec cette pandémie qui n’était pas prévisible, son paroxysme. Alors que nous nous gargarisons toujours d’être la cinquième puissance mondiale !

Pratiquer à qui mieux mieux des coupes sombres systématiques et irréfléchies dans les budgets régaliens de la nation (santé, défense, éducation, environnement, énergie, économie…) nous amène à être confronté à l’impensable, tôt ou tard.

C’est ce qui se passe aujourd’hui en France.

A force de désindustrialiser de manière drastique le pays depuis les années 1970, l’Hexagone n’est plus en mesure de produire le nécessaire vital à sa survie. Et surtout de pouvoir anticiper les crises multiples à venir. Et elles ne sont pas imputables qu’au seul réchauffement climatique…

Notre dépendance énergétique (pétrole) à l’identique de notre dépendance industrielle (Asie) nous a permis de reculer et de perdre pied au niveau de notre autonomie.

Bien sûr, plusieurs industriels français, et non des moindres puisque L’OREAL s’est jetée dans cette bataille contre la montre, conçoivent depuis quelques jours ces précieux ustensiles aux soins et à la survie. C’est louable et citoyen.

Mais, la France devra repenser très sérieusement ses paradigmes sociétaux et son modèle économique au sortir de cette lame de fond inéluctable qui est en train de l’engloutir vers des profondeurs abyssales.

L’heure n’est pas à la polémique : mais nul ne peut plus ignorer dorénavant que des réponses concrètes et des préconisations sérieuses devront se faire jour pour ne plus revivre un tel cauchemar…  

 

Thierry BRET

 

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