Dans le cadre de notre développement, nous recherchons des correspondants rémunérés, contacter Thierry Bret 06.20.31.05.53

Onze millions d’euros. C’est la coquette somme qui aurait dû être versée chaque année à l’Université Bourgogne Franche-Comté en cas de reconduction du label « I-Site » dont elle était dépositaire depuis 2016.

Une certification, synonyme d’excellence, lui permettant une optimisation favorable de sa visibilité tant au niveau de l’Hexagone qu’à l’international.

Oui mais voilà, un jury se réunissant le 09 juin dernier en a décidé tout autrement. Rejetant le renouvellement du précieux sésame qui prive l’établissement universitaire régional de sa reconnaissance qui apparaissait pourtant légitime au vu de ses nombreux investissements.

 

Des projets aux dimensions internationales offrant de la visibilité…

 

C’est un véritable coup dur qui engendre d’autres conséquences aux multiples inconnues. C’est-à-dire la disparition de leviers financiers non négligeables. De ceux qui encourageaient les trois axes de recherche impliquant des laboratoires et des unités dédiées à ces passionnants travaux.

Depuis la création de l’université, ses équipes ont su se mettre au diapason des contraintes techniques et réglementaires afin de rivaliser avec les meilleurs pour remporter de nombreux projets nationaux et internationaux.

Une dimension scientifique représentant un indéniable atout pour la Bourgogne Franche-Comté, l’ensemble de ses collectivités qui sont partie prenantes en les soutenants dans ses divers projets, mais aussi de ces entreprises qui bénéficient des résultats de diverses expériences abouties et reconnues.

Secteur de la santé, de l’énergie, de l’agro-alimentaire, tant d’autres encore voyaient d’un œil bienveillant jusque-là les réflexions pertinentes de ces doctorants et chercheurs à la pointe de la performance intellectuelle. Une source d’avenir indéniable pour susciter des vocations parmi les jeunes universitaires. Un contexte nécessaire en vue de nouvelles prospectives industrielles dont les huit départements de BFC auraient forcément profité.

 

Une première alerte pourtant portée dès novembre 2018…

 

Mais, c’est avec la bouche pâteuse d’un lendemain de « gueule de bois » que les soutiens de l’Université doivent reconsidérer leur position désormais. Même si la Région, par la voix de sa présidente Marie-Guite DUFAY, a pris acte de la décision et réitéré son indéfectible soutien aux équipes impliquées dans les projets en cours.

Quelles sont en réalité les causes de ce refus catégorique ? Le label reposait sur la participation active et collaborative de sept établissements, membres de l’Université régionale. Or, c’est de ce côté-là que le bât aurait blessé dans le choix évaluatif des jurés.

Une osmose participative défaillante qui n’a nullement convaincu les représentants de ce jury (international de surcroît), ne devant pas faire dans la dentelle.

Car, privant d’un seul coup le pôle de Bourgogne Franche-Comté de ses subsides alors qu’il a renouvelé sans l’once d’une difficulté les dossiers portés par les universités de Côte d’Azur, de Lorraine ou de Grenoble Rhône-Alpes.

 

 

L’intérêt du CNRS n’aura pas suffi…

 

Pourtant, dès novembre 2018, une première alerte aurait dû inquiéter les responsables du pôle universitaire. Un coup de semonce, sans aucun effet visiblement. Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche s’était déjà inquiété du degré d’intégration des sept établissements, membres de l’UBFC, aux différents projets.

Récemment, le président-directeur-général du CNRS, Antoine PETIT, de passage dans la capitale des Ducs de Bourgogne, saluait néanmoins le travail effectué en ce site régional. Mais, le jury aura, quant à lui, tranché dans le vif.

Supprimant de facto l’accompagnement financier prévu dans le cadre du PIA (Programme d’Investissement d’Avenir). Et anéantissant peut-être de nombreuses espérances et des années d’investigations ?

 

Thierry BRET

 

 

Des postes à pourvoir, il y en a à la pelle ! Il suffit de traverser la rue pour tomber dessus et décrocher la timbale ! Oui mais voilà : les professionnels de la filière hôtellerie/restauration peinent aujourd’hui à trouver la perle rare.

Qu’il s’agisse de cuisiniers, de serveurs, de réceptionnistes, de barmans, de sommeliers, de personnels d’entretien… : le constat est très douloureux, voire profondément amer pour ces entrepreneurs dépités.

Tous ces potentiels candidats à l’emploi manquent désormais à l’appel en cette période estivale alors que l’amorce de la reprise frappe à leurs portes. Après de longs mois de déshérence économique et d’abstinence relationnelle avec leurs clients...Sans parler de leur chiffre d’affaires en berne, pour certains qui n’ont pas encore déposé le bilan.

 

 

La meilleure carte de visite de la France à l’étranger : l’hôtellerie/restauration…

 

Que faire pour convaincre les jeunes (voire les moins jeunes dont cette cohorte de seniors qui ne peut plus se réinsérer convenablement dans la vie active après cinquante ans puisque juste bons à jeter aux oubliettes selon certains !), qualifiés ou peu diplômés, de postuler aux milliers de propositions qui fleurissent çà et là dans les agences de Pôle Emploi à travers l’Hexagone ?

Un comble quand le nombre de demandeurs d’emploi avoisine les quatre millions d’individus dans notre pays. Et encore, il faudrait faire la somme de toutes les catégories de personnes inactives pour constater que le chiffre réel se situe bien au-delà de cette fourchette exponentielle !

Cent vingt mille salariés ont quitté avec un volontarisme accru leurs métiers qu’ils exerçaient jusqu’alors parmi la kyrielle de professions dispensées dans la filière de l’hôtellerie et de la restauration pendant la crise sanitaire.

Une filière au demeurant appréciée de tous, aux traditions séculaires établies, fleuron de nos arts de vivre à la française reconnus à travers la planète pour la qualité inégalée de sa gastronomie, du sens quasi inné de la réception, de ses services, de son professionnalisme ou de la chaleureuse ambiance créée dans ses bars, troquets, pubs et autres estaminets…

Bref : la meilleure carte de visite qu’une nation puisse s’offrir pour jouer les ambassadeurs d’un savoir-faire à l’international auprès des touristes.

Serait-ce ce satané virus qui aurait provoqué une telle débandade parmi les prétendants à ces postes dont plus personne ne veut visiblement aujourd’hui occuper la fonction ?

Il a bon dos le corona, mais on ne peut pas lui imputer tous les maux de la planète et surtout pas les incohérences ineptes d’un système dont il faut revoir la feuille de route !

D’autant que ce secteur corporatiste souffre de ce cruel manque de main d’œuvre depuis bien longtemps déjà. Ce sont les professionnels de la filière qui l’avouent eux-mêmes !

 

 

Une noria de sources explicatives pour comprendre les problèmes…

 

Alors d’où vient réellement le problème ? Ce désamour flagrant entre les nouveaux entrants sur le marché de l’emploi ou les plus anciens des collaborateurs d’entreprise qui ne souhaitent pas exercer leurs talents dans ces métiers en l’occurrence méconnus ?

La faute à l’Education nationale qui a toujours désigné la filière, jugée ingrate à l’instar de l’apprentissage, comme une voie de garage idéale et par défaut pour les non-doués du baccalauréat ?

La faute à cette frange minoritaire d’entrepreneurs ayant opté pour le tutorat et la pratique de l’alternance qui au lieu d’apprendre les véritables rudiments du métier à leurs jeunes pousses enthousiastes se contentent de les exploiter sciemment à grand renfort de vaisselles empilées à laver du soir au matin et du matin au soir, adeptes d’un « larbinage » humiliant sorti tout droit d’une autre époque ?

La faute à la pénibilité de ces professions déficientes en termes d’images et de positivisme avec ses horaires extensibles à n’en plus finir qui englobent week-ends et jours fériés réunis, sans qu’il n’y ait deux jours de repos consécutifs ?

La faute à la petitesse de la rémunération, offerte dans le cadre de certaines missions peu gratifiantes et sans réelle opportunité évolutive dans le temps ?

Mais également la faute à toutes ces personnes qui répondent à une offre d’emploi mais daignent se rendre à l’entretien d’embauche alors qu’elles ont été au préalable sélectionnées ! Les recruteurs attendront toujours leurs excuses, en vain !

La faute, aussi, à celles et ceux des candidats qui découvrent les vertus bénéfiques d’une nouvelle fonction le lundi matin à 08 heures et ne se présentent déjà plus devant leurs employeurs dès le début de l’après-midi ! Sans donner suite quant à leurs contrats !

On l’aura compris : l’équilibre est complexe entre les demandeurs d’emploi et les recruteurs dans ce jeu de dupe qui n’est sans doute pas prêt de s’estomper à l’avenir.

Jeu de dupe de l’offre et de la demande qui n’est malheureusement pas du seul domaine de la filière de l’hôtellerie et de la restauration.

 

 

Un partenaire qui apporte des solutions : Pôle Emploi…

 

Le rayon de soleil pour s’extraire de cette impasse immuable se nomme peut-être Pôle Emploi. Partout en France, via des initiatives heureuses et novatrices (webinaires, semaine consacrée aux métiers de la corporation, tests de compétences des candidats potentiels, formations qualifiantes, salons de recrutement…), se sont créés des liens étroits entre l’organisme public qui gère l’emploi et les formations en France et l’UMIH, l’Union des métiers de l’industrie hôtelière.

Pour préparer, au mieux la reprise de l’activité libérée après la sortie du confinement. Pour accompagner aussi ces chefs d’entreprise dans la durée qui ne veulent pas disparaître du paysage économique faute de collaborateurs.

Deux dimanches de suite sans personnel pour accueillir la clientèle dans un établissement peut se payer cash à la sortie avec plus de 2 000 euros de pertes sèches à la clé à titre d’exemple. Il est donc grand temps que la problématique du recrutement dans cette filière dont le monde entier nous envie fasse de nouveau recette…

 

Thierry BRET

 

In fine, le géant aux pieds d’argile est donc tombé de son piédestal. Plus dur en fut la chute au soir de ce triste lundi funeste ! Un résultat prévisible pour bon nombre de supporters qui peinaient à croire en la réussite de leur équipe fétiche. Les champions du monde de football ont donné une pâle leçon de réalisme au cours de ce tournoi européen dont ils étaient pourtant les grandissimes favoris. A tort ou à raison ?

Eux qui se gaussaient sans doute intérieurement de ne faire que d’une simple bouchée de ces « petits Suisses » inoffensifs en huitième de finale l’ont eu de travers ! En restera-t-il de profondes séquelles dans les mois à venir ? Ou faut-il réellement en faire tout un fromage…suisse, il va de soi !

Poussifs, inertes, peu inspirés dans la création du jeu offensif, commettant des erreurs techniques inhabituelles, mentalement ailleurs et parfois au-delà du terrain, jamais les Tricolores ne furent en mesure d’honorer leur statut de maîtres du monde de la planète football. Quatre rencontres auront suffi à le démontrer.

 

Des rencontres insipides au plan collectif et sans supplément d’âme…

 

Dès l’entame de cet Euro, les Français reculent face à l’armada allemande qui joue de malchance malgré sa hardiesse et son agressivité positive devant les buts en inscrivant la seule réalisation de cette partie contre le cours du jeu et surtout contre leur camp ! Les Français reviennent déjà de loin mais la chance semble être de leur côté, au moins cette fois-ci !

On se croit à espérer, que le plus dur est fait, que les protégés de Didier DESCHAMPS sont sur un petit nuage qui augure de belles perspectives au niveau de l’objectif : la victoire, sinon rien !

La déconvenue enregistrée face à de modestes mais héroïques hongrois fera office de première alerte, digne d’une secousse tellurique insondable dans le camp français. Baladés durant une mi-temps, puis menés au score, les Français furent dans l’incapacité de se créer des occasions nettes et franches, de se propulser à l’assaut des buts adverses alors que sur le papier, ils possèdent, soit disant, la meilleure attaque au monde ! Le point du match nul est acquis à l’arrachée : on revient de loin !

Un manque cruel d’humilité ? Un irréalisme qui a fait ses preuves lors de cette série de matchs si insipides et sans supplément d’âme ?

Certes, qualifiée pour le tour suivant et issue de cette poule complexe, baptisée « groupe de la mort », l’équipe de France se prendra une fois de plus les pieds dans le tapis face aux tenants de l’épreuve qui leur avaient damé le pion en 2016, les portugais de Cristiano RONALDO.  

Hormis quelques trop rares fulgurances de génie, les Tricolores ne furent jamais au rendez-vous de ce qui était pourtant l’une des plus belles affiches de ce championnat dispatché curieusement dans quatorze villes du continent européen, voire même au-delà. Depuis quand, messieurs les organisateurs, la capitale de l’Azerbaïdjan, Bakou, se situe-t-elle en Europe au niveau de la géopolitique ?! On me répondra volontiers qu’au niveau sportif cette ancienne république soviétique, à l’instar de quelques autres, bénéficie du même privilège de jouer sa partition aux côtés des cadors européens. Dont la France.

 

Il n’y aura jamais eu le nécessaire déclic mental…

 

Au plan comptable, au terme de ce premier tour indigeste qui n’inspira guère les observateurs avec une victoire et deux nuls obtenus sans panache, chacun pensait que le déclic, propre aux grandes équipes, allait enfin s’enclencher lors de ce huitième de finale opposant le premier du groupe de qualification, la France, aux troisièmes d’une autre poule du tableau, la Suisse.

Dans la logique des choses, mais l’incertitude du sport fort heureusement sait encore réserver ces moments de surprise, tout semblait acquis pour que les hommes de Didier DESCHAMPS atteignent sans trop de difficulté les quarts de finale.

Dans l’absolu, le schéma tactique fut tout autre et tout aussi décevant malgré la progression constante du « repenti » Karim BENZEMA qui inscrira finalement quatre buts au total en réussissant son retour alors d’autres ne débloquèrent jamais leurs compteurs à l’image du virevoltant mais inefficace Kylian MBAPPE.

On connaît la suite, synonyme d’élimination sèche et nette. Et ce tir au but loupé de la star du PSG qui sera passé à côté de son tournoi sans réelle brillance ni plus-value.

Tout cela n’est que du sport et très éloigné des grandes inquiétudes de notre monde. Toutefois, le rêve d’un nouveau sacre cogitait dans les esprits de nos compatriotes, y compris celui d’Emmanuel MACRON, avec sa dose vitale d’adrénaline alors qu’ils sont lassés par les conséquences répétitives de la crise sanitaire et la morosité ambiante.

Les Français de Didier DESCHAMPS n’auront pas su nous procurer ces rêves salvateurs. Les transformant en purs cauchemars pour les plus férus de ces supporters.

A force d’être victimes d’encéphalite aigüe, de prendre la grosse tête, de ne plus être des morts de faim qui courent sur le terrain après tout ce qui bouge et de déballer sur la place publique leurs querelles de clocher en famille à l’exemple de la mère d’Adrien RABIOT, les joueurs de l’équipe de France se sont dégonflés tel un ballon de baudruche en faisant pschitt !   

Est-ce un mal nécessaire avant de se remettre à l’ouvrage pour défendre la couronne mondiale au Qatar dès l’année prochaine ? Ou est-ce devenue la griffe d’une équipe que plus personne ne craint ?

 

Thierry BRET

 

Nul n’est besoin d’être devin pour anticiper ce que seront les résultats réels de cette double échéance électorale, proposée aux 47 millions de nos compatriotes en âge de voter ces 20 et 27 juin. Les véritables vainqueurs de ces retrouvailles citoyennes avec les bureaux de vote devraient être vraisemblablement ceux qui ne s’y rendront pas : les partisans de l’abstention.

A un an de l’élection présidentielle, et devant l’ampleur de pronostics qui placent la jauge de cet absentéisme électoral à plus de 60 %, il existe de bonnes raisons de s’inquiéter sur les principes fondamentaux de notre démocratie.

Non pas que celle-ci soit mise à mal ou en danger immédiat par cette avalanche de bulletins qui ne tomberont pas au fond de l’urne. Mais, plutôt, par ce désintérêt croissant à la chose publique d’une frange de la population qui va en s’élargissant. Toutes composantes citoyennes confondues, et ce de scrutin en scrutin…

Si par le passé, seuls les plus jeunes d’entre nous, les plus à la marge de la société, vivant à la limite de l’utopie ne se prononçaient guère sur les orientations politiques de notre pays, il n’en est plus de même aujourd’hui.

Les abstentionnistes sont issus de toutes les castes sociales. Ils se revendiquent désormais parmi les déçus de tout poil, de toutes obédiences politiciennes, endossant la vêture des réfractaires ou de chevaliers blancs à tout changement ou celles des ultra progressistes qui ont déjà pris plusieurs longueurs d’avance sur les représentants de la sphère politique, parfois dépassés à leurs yeux au niveau de certaines idéologies et contraintes.

 

Communiquer plus sur les compétences régaliennes de ces institutions

 

Bien sûr, il ne s’agit que d’élections départementales et régionales. Evidemment, le contexte sanitaire imputable à une interminable succession de confinements et de périodes de doutes n’aura guère facilité les choses, supprimant derechef la moindre de ces réunions de campagne, ô combien importantes et stratégiques pour renouer le fil d’Ariane avec le peuple.

Ecouter, observer, rencontrer, discuter, échanger, proposer, suggérer, entendre…autant de termes qui ne sont pas de vains mots en temps normal et qui n’auront eu que peu de voix au chapitre lors de ce scrutin en double version proposé en cette période printanière.

Ensuite, il y a ce manque de connaissances flagrant de la part de nos concitoyens sur le poids et le rôle de ces institutions que sont les Départements et les Régions.

Un comble, tout de même, lorsque l’on se positionne sur le pragmatisme territorial, son attractivité et la proximité à tout crin !

Il est vrai que des efforts en matière de communication, de sensibilisation, voire de vulgarisation, de transparence sont à réaliser sans cesse par ces organismes représentatifs, experts de la décentralisation au plus de près de l’intérêt de chacun.

Qui connaît réellement autour de nous les compétences régaliennes de ces structures, leurs budgets, leurs modes opératoires, leurs projets, leurs actions, voire tout bonnement leurs représentants sur le territoire sans y être quelque peu initiés ?!

Qu’il s’agisse de l’habitant lambda vivant éloigné dans une localité champêtre, d’un responsable associatif pratiquant l’art du bénévolat auprès de jeunes, d’une mère de famille élevant seule ses enfants dans les méandres isolationnistes d’une ville et de façon encore plus significative, attestant de ce profond décalage existant parfois entre les porte-paroles d’un pouvoir exécutif et leurs administrés, de ces acteurs de l’économie qui en ignorent même jusqu’aux substantielles aides dont ils pourraient profiter pour le développement de leurs entreprises !

 

Le prix de la liberté passe par l’isoloir…

 

Communiquer, informer et consulter davantage la population ne permettront pas de combler et de résoudre le net handicap pour réduire le fossé qui sépare désormais le nombre de votants de celui qui n’accomplit plus son devoir de citoyen.

En déposant simplement son bulletin dans une urne de plexiglas. Mais, ce serait peut-être déjà un premier pas.

Car, si le taux d’abstention, au soir de ces deux tours de scrutin, dépasse effectivement les 60 %, ce sera un nouveau coup dur pour une démocratie déjà vacillante. Malmenant toutes les valeurs de liberté qui vont de pair.

Regardons autour de nous, celles et ceux de ces citoyens de pays tiers-mondistes, de démocraties tartuffes, de dictatures établies où la liberté d’expression est bafouée à n’en plus finir, jour après jour.

Combien de ces personnes qui donneraient parfois de leur sang et de leur vie pour accomplir ce geste devenu si anodin à nos yeux, celui de déposer un bulletin de vote dans une urne, ne voudraient l’effectuer en leur âme et conscience pour croire en un avenir meilleur… A méditer avant d’aller voter !

 

Thierry BRET

 

Passer de la théorie à la pratique. C’est in fine ce qui vient de se produire, au cours de la semaine écoulée dans l’Hexagone, avec le magistral soufflet reçu par le président de la République Emmanuel MACRON lors de son déplacement dans la Drôme.

Sans doute, l’auteur décérébré de ce geste idiot, d’un incivisme plus que discourtois et malsain qui salit par ailleurs tous les enfants de la République que nous sommes quel que soit nos obédiences politiques, a voulu traduire dans les faits l’une de ces formules linguistiques à la résonance populaire, bien dans l’air du temps pour rester « jeune ».

De celles qui pullulent au quotidien dans nos conversations et se répandent telle une trainée de poudre sur les réseaux sociaux. A l’instar de la célébrissime expression bateau d’une rare stupidité, employée à toutes les sauces : « Il y a des trous dans la raquette ! » !

Et pourquoi pas dans le gruyère pour les plus gourmands d’entre nous, dans les tamis pour les chercheurs d’or et les passoires pour les cuisiniers, ou moins romantique mais tout aussi accommodant au niveau de la métaphore, dans les chaussettes !

Bref, parmi ces petites phrases d’apparence anodine et sorties de nulle part (des formules toutes faites que l’on imagine extraites d’un studieux brainstorming entre spécialistes du marketing et de la communication dont les bureaux cossus regorgent rue de Rivoli ou avenue Foch !), la petite dernière du moment, « les élus doivent être à portée de baffes des électeurs », fait également florès dans le microcosme politico-politicien actuel.

Peut-être que les auteurs de ces locutions frisant avec le ridicule trouveront un jour leur place dans les colonnes du Littré, du Larousse ou du Robert ! Voire du Nobel de littérature qui leur tend les bras !

 

 

Les réfractaires à tout et à son contraire prennent les mots au pied de la lettre…

 

 

Oui mais voilà, toute médaille possède son revers ! Placé dans les oreilles malintentionnées, voir mal embouchées de certains de nos compatriotes ce genre de petite formule gratuite peut précisément se traduire dans les actes.

Si « les élus doivent être à portée de baffes de leurs électeurs », ce qui signifierait en théorie que ces derniers doivent agir et assumer la prise de leurs responsabilités en mouillant leurs chemises sur les dossiers cruciaux où ils sont le plus attendus (emploi, environnement, santé, éducation, aménagement du territoire, numérique, sécurité, économie, etc.) ; cela ne veut nullement dire qu’ils sont devenus les boucs émissaires et la cause de toutes les détresses du monde qu’elles soient sociétales, économiques ou le reflet de ce mal-être constant qui auréole bon nombre de nos concitoyens même quand la France se porte bien !

 

 

Pour mémoire, rappelons selon des données statistiques émanant de la référence des instituts nationaux (INSEE) que les Français restent en ce domaine les champions du monde du pessimisme avéré à hauteur de 61 % des personnes sondées.

Bien au-delà de celles et de ceux des ressortissants afghans ou syriens qui, comme chacun le sait, coulent des jours heureux et tranquilles dans leurs pays, devenus depuis une décennie des oasis de paix !

Il ne faut donc pas s’étonner ensuite que celles et ceux qui se sentent bannis de la société, ceux qui sont de fervents adeptes volontaires de cet ostracisme idéologique et tendance,  ces réfractaires à tout et à son contraire, prennent au pied de la lettre la moindre expression qui circule.

 

Pourquoi tant de haine et de violence gratuites en démocratie ?

 

La gifle reçue par Emmanuel MACRON en est la plus simple des traductions. Même si l’Elysée s’est contenté de minimiser ce geste agressif envers le représentant de l’Etat, qui droit dans ses bottes (et c’est tant mieux pour ce que représente la fonction présidentielle) a feint l’ignorance de cette acte, visant son intégrité physique, en poursuivant comme si de rien n’était son bain de foule auprès de spectateurs consternés par ce qu’ils venaient de vivre.

Nul n’échappe, par ailleurs, à ces effets démonstratifs et médiatiques exercés par une poignée d’incorrigibles qui ne respectent plus rien. Ni les valeurs de la République, ni de leurs représentants à différentes strates, au préalable choisis par les urnes même s’ils sont contraires à nos idées. On appelle cela le choix démocratique, tout bonnement….

On conserve tous en mémoire la baffe qui rougit le visage de Manuel VALLS, alors Premier ministre lors d’une visite en province ; la gesticulation hargneuse d’un spectateur accrochant hors d’une rambarde l’épaule de Nicolas SARKOZY dont le costume, sans doute d’excellente coupe, résista fort bien ; les œufs reçus sur la tête de ce même président ; la farine qui recouvra d’une épaisse couche blanchâtre les cheveux ébène de François HOLLANDE ; voire ces tartes à la crème si onctueuse qui n’ont jamais manqué de voler en escadrille autour de ces diverses personnalités.

La dernière en date n’est autre que le leader de La France Insoumise (LFI) Jean-Luc MELENCHON qui l’a appris à ses dépens en recevant son sac de farine au visage alors qu’il déambulait aux côtés de compagnons d’infortune, tout aussi maculés de cette poudre blanche, dans un cortège.

Reste la question fondamentale à poser derrière ces actes qui, si parfois flirtent avec le risible du fait de leur comique de situation, n’en sont pas moins insultants envers la classe politique et ses représentants. Et envers celles et ceux de leurs électeurs qui les choisissent en accomplissant leurs devoirs de citoyens.

Pourquoi tant de haine et de violence gratuites en démocratie alors que le bulletin de vote à glisser dans l’urne demeure le meilleur moyen d’expression contestataire ?

N’oublions pas que c’est la France toute entière qui a reçu cette claque en pleine figure. Sonore et claquante comme dans la vidéo qui a tourné en boucle sur les réseaux sociaux. A y regarder de plus près, on y voit encore les traces de doigt sur nos visages endoloris…

 

Thierry BRET

 

Page 1 sur 67

Articles

Bannière droite accueil