Le concours de dessin satirique « Prix Charlie », réservé aux 18-25 ans, lancé par Charlie Hebdo et ses partenaires, l’association Dessinez Créez Liberté, le Trophée Presse Citron/BnF et l’École Estienne, permet désormais de découvrir les dessinateurs de demain. Quinze nominés plus tard, deux lauréats s’affichaient au palmarès et voyaient leurs dessins publiés dans l’hebdomadaire le mercredi 10 juin. Céèf, 24 ans, jeune diplômé du CELSA d’origine sénonaise, et Tyll Peters, un lycéen allemand de 18 ans ont su faire preuve d’audace.

PARIS : Les attentats du 07 janvier 2015 avaient ravagé le monde de la presse satirique. Mais depuis, Charlie Hebdo a continué de brandir l’étendard de la liberté d’expression dont il demeure le symbole.

Ce concours était un moyen de rappeler au grand public qu’il est avant tout « un journal d’actualité qui ne se résume pas » à ce drame estime Pierrick JUIN, dessinateur de Charlie Hebdo depuis cinq ans et membre du jury. Le dessin satirique poursuit son objectif de communication par l’humour.

Les dessinateurs ont pour mission de « dégager des problématiques, questionner le lecteur, le surprendre ». L’essentiel pour Pierrick JUIN est de rester cohérent vis-à-vis de ses convictions. « Charlie, c’est un journal politique. Il faut que ça ait un sens ». Mais que ses lecteurs se rassurent, l’hebdomadaire n’est pas près de se taire.

 

Deux lauréats arrivés ex-aequo...

 

Parmi 258 participants, quinze ont été nominés. Deux vainqueurs ont finalement été désignés par le jury. Ils avaient présenté des dessins pleins d’humour que l’hebdomadaire fut ravi de publier.

« Ce qui nous a plu, ce n’est pas tant le coup de crayon que le côté acerbe de la phrase qui était vraiment bien sentie. Il y avait un effort de caricature qu’on avait envie d’encourager » explique Pierrick JUIN.

Le caractère laconique de la bulle dans le dessin de Céèf et la critique sur les relations hommes-femmes depuis la préhistoire de Tyll ont incontestablement fait mouche.

Céèf, de son nom d’artiste, se dit « très honoré » de voir sa réalisation retenue par le jury. Pour lui, « c’était l’occasion d’être jugé, d’avoir un retour » sur son travail. D’autant que les dessins du jeune homme sont déjà publiés sur le web et depuis près de deux ans, dans la presse étudiante dont Sorbon’ On, webzine de l'université la Sorbonne, et La Gazelle de l'ENS (Ecole Nationale Supérieure).

 

 

 

Charlie Hebdo, dénicheur de talents...

 

La toute première édition du « Prix Charlie » était l’occasion de donner une chance aux jeunes dessinateurs non professionnels de se faire connaitre. D’ailleurs, le concours présentait un double challenge pour les accros du portable : exécuter un dessin satirique de qualité et s’approprier le thème, « Vivre sans portable ».

Les dessins des deux lauréats, Céèf et Tyll, ont orné la page 12 du journal le mercredi 10 juin 2020. Et visiblement, l’essayer c’est l’adopter. Charlie Hebdo a publié un nouveau dessin de Céèf dans l’édition du  mercredi 17 juin.

Céèf et Tyll recevront également un pack de cadeaux offerts par les partenaires de Charlie Hebdo (matériel, bons d’achat, livres d’art) ainsi qu’un trophée. La remise des prix aura lieu à Paris en septembre, au lieu du jeudi 26 mars. L’événement ayant été reporté en raison de l’épidémie de Covid-19.

Floriane BOIVIN

 

Egérie de la liste écologiste « Les Printemps pour Auxerre », la nouvelle alliée du maire sortant Guy FEREZ souhaite un sursaut des électeurs auxerrois pour qu’ils usent de leur bulletin de vote de manière utile et responsable ce dimanche 28 juin.

AUXERRE : « Ne laissons pas l’abstention choisir à notre place ! ». La pensée de la principale des colistières de Guy FEREZ, édile d’Auxerre en quête d’un renouvellement de mandat, est on ne peut plus explicite.

Alors que la capitale de l’Yonne est créditée selon les observateurs nationaux d’un taux d’abstention record, l’ancienne chef de file de la liste écologiste, « Les Printemps pour Auxerre », ralliée depuis l’entre-deux tours à la cause du président de l’Agglomération, tente de mobiliser les électeurs avant ce second tour au verdict ô combien important.

« Nous appelons en cette journée dominicale l’ensemble des électeurs et à celles et ceux en particulier qui nous ont soutenu au premier tour à se rendre aux urnes et à voter utile… ».

Sous-entendu en filigrane : le dépôt du bulletin à l’estampille de la liste « L’Assurance d’une transition sereine » dans l’isoloir. Une liste que Maud NAVARRE copilote avec le maire sans étiquette d’Auxerre depuis quelques semaines.

Les raisons en sont simples : « C’est la seule liste aujourd’hui en capacité de porter les propositions fortes et surtout réalistes pour le développement durable, explique la jeune femme dans un communiqué de presse.

Le ticket FEREZ/NAVARRE a donné naissance à une liste quelque peu remodelée en intégrant des représentants des « Printemps pour Auxerre ». Il place l’écologie et la solidarité envers toutes les générations parmi ses axes prioritaires.

 

Le refus des querelles de chapelle pour gagner en sérénité…

 

S’insurgeant contre les positions dogmatiques qui résistent mal à l’épreuve de la réalité, Maud NAVARRE ne souhaite pas nourrir les querelles de chapelle qui persistent.

« Nous voulons travailler dans l’intérêt collectif, c’est-à-dire de tous, face aux urgences climatiques et sanitaires auxquelles nous sommes confrontés. Cela est conforme aux valeurs qui ont toujours été les nôtres… ».

Plaçant sa confiance (et sa voix) sur le candidat Guy FEREZ, la jeune femme rappelle que l’écologie est indispensable pour pouvoir s’en sortir.

« Le maire d’Auxerre s’est toujours montré très soucieux de la question du développement durable. Il s’engage à continuer dans cette voie en renforçant l’action de la collectivité dans ce sens… ».

La fusion de leurs deux listes respectives en témoigne, assurément…

 

 

 

 

 

 

Obtenant 2,97 % au soir du premier tour du scrutin, la tête de liste « Auxerre, ensemble pour un avenir meilleur » a pris soin de se manifester quelques jours avant le terme définitif de cette échéance municipale qui n’en finit plus. Son soutien au tandem écologiste, Florence LOURY/Denis ROYCOURT, ne sous-entend aucune contrepartie. Si ce n’est de ne pas oublier les quartiers d’Auxerre délaissés depuis trop longtemps selon lui…

AUXERRE : Sa décision était mûre dans sa tête depuis fort longtemps. Un choix sans équivoque possible car il n’y a pas de demande spécifique de sa part. Si ce n’est celui d’améliorer le sort des Auxerroises et des Auxerrois dans leur quotidien. Et à ce jeu-là, pas de doute pour Mourad YOUBI, sa préférence va incontestablement vers le duo Florence LOURY/Denis ROYCOURT, de la liste « Auxerre Ecologie La Ville Envie ».

D’autant que plusieurs propositions complémentaires à celles des deux porte-voix de l’écologie avaient été défendues par le candidat malheureux du premier tour. Développement de l’offre de soins, cohésion sociale, accompagnement éducatif, accès à la culture et aux activités sportives, création et prévention dans les quartiers qui doivent prendre tout leur relief dans le projet municipal : il est vrai que sur le papier de nombreuses convergences existent entre ces deux courants de pensée.

Souhaitant joindre l’utile à l’agréable, Mourad YOUBI s’est donc fendu d’un communiqué de presse suffisamment explicite pour que les doutes soient levés sur ces intentions. Il en appelle à un vote massif pour la liste bicéphale le 28 juin. Rappelons que 237 électeurs lui avaient accordé leurs suffrages.

Conseiller municipal démissionnaire, Mourad YOUBI sait qu’il peut ramener dans son sillage les indécis et les déçus de la sphère politicienne qui croient davantage aux vertus pragmatiques des représentants de la société civile.

S’insurgeant contre les arrangements politiciens qui « mettent à mal la relation de confiance avec les concitoyens », Mourad YOUBI s’engage avec le ticket écologiste pour apporter un avenir meilleur aux habitants de la capitale de l’Yonne.  

 

Mohamed ERRAFI est un chef d’entreprise heureux ! Figurant parmi les huit ultimes rescapés de ce très long challenge concocté par les organisateurs du Salon des Entrepreneurs et notre confrère « Les Echos », le génial inventeur de sacs à dos à bretelles spéciales permettant de réduire leur charge triomphe au bout d’un parcours du combattant entamé en juin…2019 !

PARIS : C’est fait ! Après un périple de plusieurs mois, l’édition 2020 du « Marathon Pitch » a enfin délivré son verdict définitif vendredi 19 juin. Une semaine d’âpres tours de table entre ses membres aura permis au jury de trancher parmi les huit finalistes encore en compétition. Il s’est prononcé en faveur de GRAVIPACK, l’enseigne portée par le talentueux Mohamed ERRAFI, patron de GRAVIBAG.

Présentes sur le Salon des Entrepreneurs 2020, ces start-up avaient pour objectif de convaincre un jury de professionnels et de journalistes économiques sur la pertinence et l’innovation de leur concept.

Le parcours devait être plutôt rude cette année. Près de trois mille structures se lançaient sur la grille de départ dès le mois de juin 2019. Pour n’être plus que 340 au mois de novembre après quelques séances éliminatoires. Le 05 février, il ne devait en rester que soixante-quinze !

Qualifié pour l’ultime round de cette épreuve où chacun des entrepreneurs devait faire l’éloge oralement de sa société et de ses produits face au jury, Mohamed ERRAFI a décroché la lune et le gain de davantage de visibilité au niveau international parce qu’il était le seul des huit prétendants à l’accessit final à avoir inventé son propre produit : les fameuses bretelles permettant de réduire la charge de ses sacs à dos.

 

 

Argumentant de la manière la plus opportune les réponses au questionnaire du jury, le chef d’entreprise lauréat de ce challenge bénéficiera d’un sérieux coup de pouce en matière de notoriété.

Influenceurs et médias économiques du monde entier, soit un fichier de 36 000 contacts en e-mails lui sera offert dès l’automne dans le cadre d’une vaste campagne de communication.

Fort de ce succès, Mohamed ERRAFI produira dès juillet une gamme de sacs à dos permettant aux scolaires d’être équipés en recherchant des financements par la voie du crowdfunding.

L’un de ses fidèles soutiens (il est devenu actionnaire de la structure) et ambassadeur de la marque n’est autre que le footballeur international Bacary SAGNA.

 

 

La Convention citoyenne pour le climat vient de remettre le résultat de ses travaux au gouvernement. Après une longue période de tergiversations et d’analyses en tout genre dans le seul but d’élaborer une feuille de route ayant de la prestance.

C’est sûr : après une lecture succincte et en diagonale des 150 propositions retenues par cette commission « Théodule » (une de plus comme le dirait le Général !), il y a matière à réflexion. Et surtout à critiques !

Pour autant, depuis quarante-huit heures, il serait utopique de croire que ce gros pavé dans la mare fait l’unanimité parmi les sphères bien-pensantes de la société française. Les défenseurs de l’environnement n’y trouvent pas leur compte. Les syndicats patronaux poussent déjà des cris d’orfraies rien qu’à l’idée qu’il serait nécessaire de ramener le temps de travail de 35 heures à 28 heures : le contexte économique actuel inhérent à l’épidémie de coronavirus tenterait à démontrer tout l’inverse pour que la relance de notre territoire soit enfin positive.

Quant aux aficionados de belles et grosses cylindrées, ils vitupèrent avec véhémence contre cette proposition de limiter la vitesse à 110 km/h sur les autoroutes ! Une fois de plus, les automobilistes considérés comme les vaches à lait préférées des pouvoirs publics se situeraient en ligne de mire pour l’aspect répréhensif du système.

En outre, quelle légitimité à accorder à cet organe qui n’est représentatif que par la formule d’un simple tirage au sort ?

D’ailleurs, il serait judicieux de connaître le pédigrée de chacune de ces personnes ayant étant désigné par le plus pur des hasards ! Même si l’idée participative se pare de bonnes intentions dans l’absolu, on voit mal comment les Françaises et les Français ne pourraient pas s’interroger sur le fondement de ce procédé. Certes, il leur restera en bout de course l’hypothétique moyen du référendum pour faire connaître leur avis. Si tant est qu’il ait lieu !

 

Un catalogue fourre-tout faisant office de compilation de vielles idées…

 

A propos de l’exercice référendaire, plutôt rare dans la pratique de notre démocratie ce qui est regrettable tant les questions cruciales se présentant à nous sont cruciales, on ne voit pas comment l’Etat pourrait l’articuler autour de ce maelström d’informations si denses et hétéroclites.

Devra-t-on répondre à une ou à plusieurs questions si ce référendum voyait le jour à l’issue de cette consultation citoyenne plutôt arbitraire ?

Combien d’entre nous ont-ils été approchés pour intégrer cette Convention citoyenne pour le climat ? Bien évidemment, aucun !

Dans le prolongement des « Grands débats » qu’avaient initiés le président de la République Emmanuel MACRON au printemps 2019, une idée novatrice plutôt plaisante pour l’exercice de la démocratie et de la communication retrouvée, n’aurait-il pas fallu poursuivre en ce sens en créant dès l’automne cette Convention citoyenne à l’échelle d’un territoire régional, voire d’un département pour que personne ne sente lésée en bout de course ?

Alors que bon nombre de nos compatriotes tirent à boulet rouge sur le système jacobin très envahissant de notre pouvoir central, il aurait été judicieux de surcroît de ramener ces propositions de dialogue en les délocalisant en province.

Ce rapport ne serait en fait qu’un catalogue fourre-tout de vielles idées qui traînent dans les alcôves idéologiques depuis fort longtemps. La réduction du temps de travail de 35 heures à 28 heures est purement utopiste ! Au moment où la France doit impérativement produire davantage et remettre ses troupes en ordre de marche dans la bataille de l’emploi et de l’économie pour sortir la tête hors de l’eau. L’idée est plutôt très inattendue dans un tel rapport officiel !

Quant à l’autre mesure phare qui fait déjà la une de l’ensemble des médias par ses aspects critiques (la limitation de la vitesse sur les autoroutes alors que le secteur de l’automobile est à l’agonie au niveau de ses ventes), on peut subodorer que la majorité de nos concitoyens ne se reconnait derrière une telle suggestion !

 

Alors, rapport de citoyens ou exigence d’experts ?

 

Telle est la grande interrogation qui pèse au-dessus de nos têtes après le premier jet de ce rapport ambigu.

De l’avis de nombreux observateurs, les citoyens qui se sont prêtés à ce jeu ont dû accepter que les règles changent en cours de route afin de laisser la place à des technocrates plus qualifié qui ont assuré l’essentiel : faire passer leurs envies et leurs exigences en des actes gravés dans le marbre !

Reste enfin le point névralgique de tout ce bel édifice qui est évoqué nulle part : son financement !

Car adopter 150 propositions fussent-elles issues de vingt années de réflexions pseudo-citoyennes suppose un coût. Avec un plan budgétaire détaillé à la clé.

Sans doute, faudra-t-il s’armer encore un peu de patience pour en savoir plus sur les chiffres exacts à mettre en face de chaque suggestion. Avec pourquoi pas, la création d’une nouvelle commission ?!  

Mais, pour l’heure, c’est incontestable : la montagne citoyenne a accouché d’une souris ; pendant ce temps-là, la problématique du climat demeure…

Thierry BRET

 

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