Et encore une douche froide pour la région Bourgogne Franche-Comté ! Un de ces jets d’eau bien glacial, au sens figuré du terme, qui vous tombe dessus, de la tête aux pieds, quand il n’est pas projeté dans la face : ça calme !

Oups, le réveil du petit matin n’en sera que meilleur afin de reprendre ses esprits et passer enfin à autre chose. Car celles et ceux des observateurs de la sphère politique qui s’attendaient à de notables surprises à l’énoncé de la liste gouvernementale, déclamée par le secrétaire général de l’Elysée, en cette fin d’après-midi de vendredi, en auront été pour leurs frais. Surtout pour les prétendants politiques de notre contrée !

Certains croisaient encore les doigts de façon à conjurer le sort. D’autres espéraient en secret toucher enfin le Graal sur un malentendu à la Jean-Claude DUSSE (« Les Bronzés ») ! Quelques-uns ne se faisaient plus d’illusions quant à leur

avenir tricolore : résultat des courses, pas l’ombre d’un représentant politique de Bourgogne Franche-Comté n’est finalement admis dans le cénacle suprême de la République, à savoir le gouvernement. Un revers lourd de conséquence pour le

rayonnement public de notre territoire…  

 

Une « Bourguignon » n’en cache pas nécessairement un autre !

 

Ironie du sort, lié à ce funeste contexte géographique, il y a bel et bien une Brigitte BOURGUIGNON (sic) au poste de ministre de la Santé – cela ne s’invente pas – qui pourrait prêter à sourire et à nous dérider un peu. Non pas, au niveau des compétences de la personne. Mais, bien au niveau de son patronyme. C’est le seul fil d’Ariane direct avec notre région, désormais orpheline de tout représentant gouvernemental pour ce nouveau mandat.

Pas de veine, donc, pour la première contrée industrielle de l’Hexagone et l’une qui se dépeuple à la vitesse grand « V » au plan démographique. Comme se plaisent à le répéter bon nombre de politiques du sérail lors de leurs visites en entreprises. A l’heure où l’attractivité territoriale et ses leitmotivs de dynamique battent leur plein dans toutes les alcôves institutionnelles et économiques de notre pays, il est tout de même regrettable de ne pas avoir choisi un vrai (ou une vraie, aussi) capitaine d’industrie de la politique régionale, issu de la gauche, de la droite et du centre – bref tout ce qui compose à l’heure actuelle la Macronie dans toute sa splendeur -, possédant la dimension, voire l’ambition ministérielle.

 

 

La Côte d’Or ne fournit plus de ministres à l’Etat…

 

Pourtant, ces personnalités existent. Certaines ayant déjà tenu un rôle important par le passé dans le saint des saints de la politique hexagonale : la gouvernance au plus près de l’Elysée.

Ainsi, beaucoup pensaient que le maire de Dijon, l’ancien socialiste François REBSAMEN, converti à la cause LREM, serait dans les petits papiers de la nouvelle Première ministre, Elisabeth BORNE. A la tête de son propre mouvement, « Fédération Progressiste », l’ancien ministre du Travail, de l’époque François HOLLANDE, pouvait prétendre jouer un rôle stratégique à l’aune de ce deuxième quinquennat. Son nom était apparu à plusieurs reprises parmi les favoris des bookmakers de la politique française. En vain.

 

 

Autre ténor politique de la Côte d’Or : le sénateur François PATRIAT, un acteur de la vie publique très proche du locataire de l’Elysée. Les PME, le commerce, l’artisanat, voire l’agriculture et la pêche auront été ses items de prédilection lors de son passage en qualité de secrétaire d’Etat à l’époque de la cohabitation musclée devant rapprocher, bien malgré eux, Jacques CHIRAC à Lionel JOSPIN.

Très investi pour impulser la dynamique des comités de soutien à la candidature du ticket « Macron II » – il a effectué plusieurs fois le déplacement depuis Dijon jusqu’à Auxerre afin d’y rencontrer les aficionados de la cause présidentielle -, il n’a en revanche jamais laissé planer le doute sur ses intentions (aucunes) de ne pas reprendre un maroquin ministériel.

 

 

« La vie ne s’arrête pas à un poste au sein du gouvernement… »…

 

Quant au seul et unique représentant gouvernemental régional du précédent exercice, piloté par Edouard PHILIPPE, puis par Jean CASTEX, l’Icaunais Jean-Baptiste LEMOYNE, son bail n’a donc pas été renouvelé.

Lui qui avait vu au cours de ces cinq années de présence au cœur de la « Dream Team » de Matignon son portefeuille s’accroître tel un trader de la City ayant réalisé une OPA sur les Petites et Moyennes Entreprises après le départ forcé d’Alain GRISET.

Allait-il conserver son poste ? Le conforter en y ajoutant une nouvelle ligne de compétences à sa carte de visite ? Ou ne plus être intégré dans la partie ? Toutes les options étaient envisageables.

Rencontré il y a peu à Toucy, lors de l’inauguration de la permanence de l’un des prétendants à la députation dans la première circonscription de l’Yonne – Victor ALBRECHT -, Jean-Baptiste LEMOYNE était resté évasif sur le sujet. Se contentant de reconnaître avec humour que « la vie ne s’arrêtait pas à un poste de membre du gouvernement ».

Prémonitoire ? Sans aucun doute, mais il était beaucoup trop tôt pour en parler de manière convenue, selon le respect du sacro-saint principe de l’embargo informatif qui s’applique en France, au nom du protocole.

 

 

Même le patronyme de Guillaume LARRIVE, autre pointure de la politique régionale positionnée pourtant dans le camp adverse, celui des Républicains, avait circulé un tant soit peu sur les antennes des télévisions nationales pour figurer au sein de l’équipe gouvernementale.

« De la pure fiction, devait rappeler l’intéressé lors la conférence de presse de son lancement de campagne, un député ne répond pas aux ordres de l’Elysée ; il n’était donc pas question d’accepter ce qui aurait été une perte totale de légitimité…».

Des propos devant couper court à toutes les rumeurs et autres intox circulant çà et là, aux dires du parlementaire de l’Yonne.

 

Qui pour défendre les intérêts de la région BFC auprès de Matignon ?

 

Nonobstant, cette absence criante de représentativité géographique au sein du gouvernement ne peut être que préjudiciable in fine pour la Bourgogne Franche-Comté. Pour sa visibilité. Pour la défense de ses atouts et de ses intérêts. Pour son rayonnement à l’international, aussi. Et surtout pour pouvoir porter dans la stratosphère politicienne le développement de ses infrastructures et autres projets conduisant au renforcement de son attractivité économique.

Une véritable scoumoune, en fait, alors que d’autres régions, voire départements de France (à l’instar de celui du Nord) arrivent à placer quatre de leurs personnalités politiques parmi l’équipe de choc qui a pour mission de prioriser et de dynamiser les dossiers au cours de ces cinq prochaines années. La douche froide, vous dis-je !

Thierry BRET

 

Il a la gueule de bois, en ce dimanche matin, le président de la Fédération de la Russie. Obligé de veiller tard dans la nuit pour attendre les résultats de ce « décadent » concours de la chanson (le look extraverti des concurrents de Norvège !) et se prendre un nouveau revers dans la face, aussi cuisant que la reculade de son armée dans le nord-est de l’Ukraine !

Cette Europe de la culture qu’il rejette et qu’il méprise de toutes ses pores, et dont il a exclu son pays pour longtemps sans doute de toute représentativité – alors que la Russie a tout à fait sa place dans le concert des nations au vu de son histoire et de son riche patrimoine -, vient de lui adresser un singulier mais retentissant bras d’honneur auquel, là-aussi, il ne s’attendait pas.

Un geste clair et sans ambages, politique à souhait, qui a été transmis par voie cathodique par plus de deux cent millions de téléspectateurs, représentant quarante pays et pas que ceux de l’OTAN ayant jeté leur dévolu sur l’expression artistique ukrainienne.

 

 

Kiev annonce déjà la tenue du concours en Ukraine en 2023…

 

Plus qu’un symbole, c’est une victoire pour la liberté et la démocratie, une ode à la libre pensée et à la reconnaissance d’un peuple et à sa culture. Aujourd’hui, malmenés par une invasion barbare qui risque de durer dans le temps.

Même plusieurs rasades de vodka à boire cul sec ne suffiront pas à ôter le mal de crâne intense que le maître tyrannique du Kremlin doit avoir en cette journée dominicale. Noire, on s’en doute après une nuit blanche. Pas content, Vladimir ! Et pour cause.

A peine connus les résultats définitifs que Kiev a déjà annoncé par la voix de son charismatique chef de l’Etat – un « saltimbanque nazi, homosexuel et drogué » selon les sources sûres de Moscou ! – que le pays, vainqueur de la compétition, accueillerait comme le veut la coutume en 2023 la 67ème édition de cet Eurovision, aux résultats beaucoup plus politiques qu’artistiques.

 

 

Un look incroyable mais des artistes non dénués de talents…

 

Si l’ensemble des jurys, composés d’artistes, de responsables de sociétés de production, de médias, devait placer largement en tête le candidat de sa Très Gracieuse Majesté, le chevelu Britannique Sam RYDER, et son agréable morceau « Space Man », écrit dans la plus pure tradition des mélodies harmonieuses de la « Brit Pop » au terme du premier tour ; c’est in fine les suffrages des auditeurs (la voix du peuple chère à Jean-Luc MELENCHON !) qui renversera la tendance. Non pas à la surprise générale. Car, bien de bookmakers avaient largement misé sur le succès de ce groupe venu d’Ukraine.

Soit un obscur combo, qui est baptisé « KALUSH Orchestra » avec des looks incroyables – l’un des chanteurs arborant un curieux bob rose enfoncé sur la tête ! - mais non dénués de talents, pour les Occidentaux même les plus aguerris aux choses musicales.

 

 

Le choix du vainqueur : à 100 % politique !

 

Non seulement, les téléspectateurs ont voté à la gloire musicale de la cause ukrainienne. Mais, ils l’ont fait en masse. Jamais, un vainqueur de ce parfois très désuet concours de l’Eurovision n’avait atteint un tel score et obtenu une aussi nette différence envers ses poursuivants.

A l’analyse des avis et notes émis par les capitales européennes qui devaient se succéder au fil de cette très longue soirée au suspense prévisible, on comprend mieux le sens profond de ce choix à 100 % politique.

Les fameux douze points, devant être attribués à tour de rôle à la meilleure prestation scénique d’un artiste, se sont additionnés et concentrés aux pays les plus proches de l’Ukraine.

Les états Baltes n’ont ainsi pas dérogé à la règle de ce soutien massif et inconditionnel au groupe ukrainien. Même son de cloche en provenance de la Moldavie ou de la Roumanie, états limitrophes au pays agressé.

 

 

 

Eurovision et demande d’adhésion de la Finlande à l’OTAN : journée noire à Moscou…

 

Les Scandinaves y ont été de bon cœur, eux-aussi. Et notamment la Finlande qui a l’heure où se rédigent ces lignes, vient de demander officiellement son adhésion à l’OTAN !

Tout ce que ne voulait pas Vladimir POUTINE se réalise : il a de quoi avaler de l’aspirine, voire la boîte dans son intégralité ou noyer son chagrin ! La Suède, autre candidat potentiel à l’adhésion à la force Nord-Atlantique, en aura fait de même…

Esthète dans l’approche et l’art de la communication, Volodymir ZELENSKY a déjà récupéré à bon compte cette victoire, qualifiée d’historique par ses soins, même si l’Ukraine a déjà remporté par le passé le trophée, donnant ainsi rendez-vous aux artistes européens au printemps prochain.

Bref, l’Ukraine vient incontestablement de remporter sa première victoire en chantant, avec la bénédiction urbi et orbi de la communauté européenne, voire même d’un peu plus. Démontrant ainsi que son existence et sa légitimité internationale ne sont pas vaines. Une victoire qui en augure d’autres ?

 

Thierry BRET

 

Il y a des termes qui ne trompent pas dans le discours des politiques. « Equipe », « déterminisme », « collectif », « compétences », « au service », « territoire », « confiance ». Autant de mots distillés dans les propos avec parcimonie, certes, mais au final qui se révèlent avoir de l’impact pour celles et ceux qui les entendent. Soit les électeurs qui auront à choisir les 12 et 19 juin les membres de la nouvelle Assemblée Nationale. Ces mots, le député sortant de la première circonscription de l’Yonne les a savamment choisis et se promet de les expliquer durant sa campagne de communication…

 

LAINSECQ: « Il est libre, Max », entonnait le regretté Hervé CHRISTIANI sur toutes les ondes radiophoniques de France et de Navarre au printemps 1981. Une simple ritournelle à la musicalité harmonieuse qui allait lui permettre de décrocher les étoiles du succès, à l’heure où la France allait basculer dans le mitterrandisme. Etrange paradoxe !

Libre. Qui a le pouvoir de décider, d’agir, par soi-même. La définition, la plus élémentaire. Mais, « libre », au sens philosophique stricto sensu, correspond à la formule suivante : « c’est agir relativement à une loi que l’on s’est donné à soi-même à partir de l’usage de la raison, de façon impérative et non selon les lois de la nature et de sa sensibilité… ». Bref,  la parfaite autonomie de sa volonté. Donc, de ses actes !

Libre, c’est en substance le credo, clé de voûte à l’ensemble de l’édifice, régulièrement martelé lors de sa conférence de presse, par Guillaume LARRIVE. Non pas avec un « s » en guise de terminaison comme l’aura proclamé en son temps en créant son propre mouvement la candidate désabusée des Républicains, Valérie PECRESSE, au soir du premier tour des présidentielles. Mais, « libre », sans autres fioritures épistolaires et tellement simple à comprendre.  

 

Un candidat qui se veut « engagé pour l’Yonne »…

 

C’est donc sous ce vocable que le député sortant de la première circonscription de l’Yonne, toujours LR et soutenu plus que jamais par l’UDI et le centre droit, se présentera aux suffrages des électeurs les 12 et 19 juin prochains. Un Guillaume LARRIVE plus incisif que jamais dans les réponses faites aux interrogations médiatiques vis-à-vis de cette nouvelle joute électorale qui s’amorce.

D’ailleurs, le mot faisant référence à sa liberté d’esprit (et de ton lors de ce rendez-vous devant lancer officiellement sa campagne) n’est pas le seul à avoir été répété à maintes occasions durant cet entretien. Son corollaire linguistique est l’engagement.

« Engagé pour l’Yonne » figure même en slogan incitatif en haut à gauche de l’affiche dont les équipes de collage placardent allègrement le document depuis plusieurs semaines aux quatre coins de ce secteur géographique si étendu, regroupant 111 localités depuis l’Auxerrois à la Puisaye-Forterre, au Coulangeois à l’Aillantais.

 

Le choix de Lainsecq n’était pas anodin : c’est le cœur de la Puisaye…

 

C’est au cœur de la Puisaye chez l’une de ses ferventes supportrices, l’élue Nadia CHOUBARD, que le parlementaire a décidé de dévoiler sa stratégie de campagne. Celle-ci, devant courir sur les cinq semaines à venir. Elle comprendra vingt-six réunions publiques accueillies dans certaines communes de la circonscription. L’opportunité fut donnée au quadragénaire – Guillaume LARRIVE est âgé aujourd’hui de 45 ans -, d’expliquer avec moult détails la gouvernance de son équipe de campagne.

 

 

D’une part, galanterie oblige envers la gent féminine, Dominique VERIEN fut la première à être présentée par l’orateur. La sénatrice, présidente de l’UDI 89, tout sourire, était visiblement très satisfaite de se retrouver là, d’autant qu’elle intervient en qualité de présidente du Comité de soutien à la réélection du député sortant.

D’autre part, on ne fut pas surpris de découvrir dans le poste de suppléant, le 3ème  vice-président du Conseil départemental et maire de Venoy, Christophe BONNEFOND. Un ami de longue date et fidèle parmi les fidèles de Guillaume LARRIVE.

 

 

La sénatrice et le « développeur du territoire » : compétences et confiance…

 

Evoquant ensuite son désir de poursuivre la défense des intérêts de ses administrés, Guillaume LARRIVE s’est dit « utile de continuer sa mission à l’Assemblée Nationale du fait de son expérience – vingt-cinq au service de l’Etat - et de son énergie ».           

A son actif, l’élu de l’Yonne a aussi publié trois ouvrages, écrivant ce qu’il pensait du microcosme politique et sans craindre le débat d’idées où il aime se confronter. Puis, l’air grave, il réaffirme son engagement à la chose publique, donnant du poing sur la table. Ce qui fera sourire Dominique VERIEN, après un léger sursaut ! Eh oui, ça bouillonne dans le cerveau du candidat LARRIVE qui de l’énergie à revendre !

Impatient d’en découdre sur le terrain, il devait souligner son profond attachement à une candidature d’équipe : « j’y crois profondément et c’est vital pour l’’Yonne ». Insistant sur la présence de Dominique VERIEN, la sénatrice réélue qui a accepté de prendre la présidence de son comité de soutien et sur l’implication de Christophe BONNEFOND, qualifié de « développeur » du territoire du fait de ses diverses responsabilités institutionnelles. Un suppléant qui possède tous les atouts de la compétence et de la confiance, aux yeux de Guillaume LARRIVE, qui en a donc fait son partenaire (au-delà de la sacro-sainte parité qui n’est pas une obligation !) pour mener à bien cette nouvelle bataille où en cas de victoire le président des Républicains de l’Yonne pourrait réaliser la passe de trois. Ce qui est plutôt rare dans l’Yonne pour le même député !

 

Thierry BRET

 

 

A défaut d’innovation, depuis le soir du 24 avril où il a été réélu, le Président de la République s’accorde plutôt le temps de la réflexion avant de rempiler de manière officielle pour une seconde mandature. C’est vrai : la date légitime du nouveau quinquennat ne débute en fait que le 14 mai. Et, puisqu’il est le maître incontesté des horloges, pourquoi le leader charismatique de La République en Marche devrait-il forcer le pas pour accélérer le processus de gouvernance ?

Bien sûr, les Françaises et Français, pour celles et ceux qui croient encore aux vertus qualitatives de la politique, sont dans l’impatience. Il est vrai que les dossiers, très nombreux, s’accumulent sur les bureaux des ministères.

Pour l’heure, Jean CASTEX, chef du gouvernement, certes, tient toujours les rênes de la nation. Mais dans un quasi effacement elliptique depuis la réélection de son mentor. On ne le voit plus nulle part sur les antennes et ondes médiatiques, préparant sans aucun doute ses valises avant le bon de sortie définitive de Matignon.

 

 

La nomination d’une cheffe de gouvernement : la première des innovations ?

 

Qui le remplacera ? Le mystère règne dans les alcôves ! Serait-ce la première de ces nombreuses « nouveautés » dont a tant fait mention le Président de la République lors de son discours d’investiture à l’Elysée avec peut-être la désignation d’une femme à la tête du gouvernement. Une femme qui incarnerait les valeurs de l’écologie, qui serait la défenseuse des futures réformes devant s’appliquer aux retraites, qui se battrait bec et ongles pour relever le pouvoir d’achat appauvri de nos concitoyens et qui aurait in fine suffisamment de poigne pour tenir tête à tous ces « machos » de syndicalistes, dont le cégétiste Philippe MARTINEZ en priorité !

Une chose est déjà sûre : deux personnes issues du sérail entrepreneurial (et parfaitement inconnues du commun des mortels) se seraient fait porter pâle quant à leur volontarisme de participer à cette délicate aventure ! Le gâteau de Matignon, même succulent en termes de reconnaissance, d’élitisme et de fierté personnelle, n’est pas aussi simple à ingurgiter et à avaler ! Où est donc passée la cerise ?!

Compte tenu du climat social délétère et fracturé dans lequel se situe l’Hexagone, le successeur de Jean CASTEX devra se prémunir de tout, en se plaçant bien au-delà de la mêlée et composer au quotidien avec des ministres choisis au cordeau parmi une large sphère d’influence politique, constituant la majorité présidentielle. Bref, un numéro d’équilibriste, on ne peut plus stressant pour les nerfs !

Alors, côté visage féminin pour entrer à Matignon et bousculer tout ce château de cartes, serait-il raisonnable d’imaginer que Sandrine ROUSSEAU, l’égérie décalée des Verts ait la moindre chance ? Ou, plus sérieusement, Christine LAGARDE, la patronne du FMI, qui aurait l’envergure pour tenir un tel poste ?

 

 

 

Humaniser la fonction en étant davantage à l’écoute des Français…

 

Toutefois, une petite phrase a capté l’intérêt de tous les suiveurs de la chose publique. Dans ses propos, déclamés dans la salle d’honneur du palais élyséen, Emmanuel MACRON a promis d’être, « un président nouveau ». Un chef de l’Etat qui proposerait de s’investir pour « un mandat nouveau ». Beaucoup d’innovations dans son esprit, donc, jetées en pâture en si peu de phrases au public et qui prêtent aujourd’hui à commentaires et à réflexions.

D’abord, l’homme. Emmanuel MACRON, qualifié souvent de président « jupitérien » et de « monarque absolu » par son opposition, peut-il descendre dans l’arène en se prévalant de nouvelles velléités, à l’écoute des Français afin de leur tendre la main face à leurs problématiques ? Peut-il humaniser davantage sa fonction, devenant, comme d’autres l’ont été jadis, le « père de la Nation » en ces temps si complexes de crise économique aiguë (quel est le secteur entrepreneurial qui puisse prétendre aujourd’hui dire que tout va bien ?), face au nationalisme international en totale croissance qui vient de déboucher sur une guerre effroyable, digne de celle que livrèrent les nazis à la Terre entière, à seulement deux heures de vol de Paris ?

Premier élément de réponse : Emmanuel MACRON veut agir différemment pour l’économie de notre pays : il était temps au vu des états de service de ses prédécesseurs inertes sur le sujet ! Comment ? En permettant à la France d’être plus indépendante, tant au niveau de l’industrialisation et de la production manufacturière que de l’énergie.

Deux constats flagrants qui nous ont éclatés au visage à la suite des crises successives de la COVID et du retour d’un conflit sur le sol européen, aux conséquences planétaires.

 

 

« Agir » au service de la Nation et de toutes ses composantes…

 

Face à une conjonction de défis presque insurmontables sur le papier, le locataire élyséen après avoir renouvelé son bail au palais présidentiel souhaite apporter des réponses. Mais, visiblement pas dans la continuité de sa première mandature : ce qui serait appréciable aux yeux de beaucoup.

Il faudra aussi en apporter des réponses claires, nettes et précises sur les autres grands enjeux existentiels de ce quinquennat version II. Le réchauffement climatique et ses incidences sur l’avenir de la planète ; le pouvoir d’achat, problème sociétal numéro un de millions de nos compatriotes qui pour certains se privent de dîner le soir afin de pouvoir remplir le réservoir de leur véhicule de carburant ; l’antépénultième problème social de l’emploi, tant des jeunes que des seniors jetés au fossé comme des détritus passés 50 ans ; la survie de l’agriculture qui souffre en silence des contraintes mondiales, la réforme de l’Etat et ses méandres institutionnels, la santé et l’éducation, le volet sécuritaire et l’incivisme, etc.

Oui, le « nouveau » MACRON doit prendre le pas sur l’ancien afin de guider avec une vision clairement définie ce pays et l’Europe qui ne peuvent rester dans l’inertie et l’immobilisme.

Loin des palabres de circonstance, il est donc venu le temps « d’agir » comme l’aura martelé maintes fois l’orateur du jour. « Agir » en y associant tous les Français, de tout bord et de toutes obédiences, dans un unique intérêt commun. Il y va peut-être de notre survie…

 

Thierry BRET

 

 

On s’invective, on s’insulte, on se fait la gueule, on se boude, on se déteste mais au final, on tente par tous les moyens possibles et inimaginables de recoller les morceaux ! Et de faire croire à des électeurs qui ne sont pas dupes que le puzzle, après tant de circonvolutions idéologiques aussi disparates et de désaccords sur le fond, est enfin reconstitué pour le bien-fondé de la nation. Mais de qui se moque-t-on à la fin ?

La victoire, sans aucune contestation possible d’Emmanuel MACRON puisque les suffrages des Français s’étaient exprimés au terme de cette présidentielle en ce sens, était à peine annoncée à vingt heures tapantes au soir du second tour, que déjà, les uns haranguaient leurs partisans en spécifiant que « ce président était le plus mal élu de toute la Vème République » – ce qui est faux dans la réalité – et que les autres lançaient les grandes manœuvres stratégiques pour faire barrage à la politique du nouveau nominé en pactisant avec ceux qui leur sont opposés !

 

 

Les législatives sont vécues comme le troisième tour de la présidentielle…

 

Comme l’aurait écrit le sarcastique dialoguiste Michel AUDIARD pour l’un de ses scénarios dont il avait le secret, « le cadavre était à peine refroidi que déjà la horde de vautours se précipitait sur les restes encore chauds de la dépouille » !

Certes, l’enjeu de ces futures échéances électorales proposées les 12 et 19 juin s’avère capital. Non seulement pour donner une majorité au locataire de l’Elysée, après le succès que l’on sait, mais aussi pour enclencher la nouvelle feuille de route de la prochaine mandature qui pourrait aussi basculer dans la cohabitation.

On comprend alors que les états-majors des différentes formations politiques en lice pour ce troisième tour de la présidentielle cherchent à rebondir dès que possible, surtout pour certaines qui ont bu le calice jusqu’à la lie à l’annonce de leurs résultats plus que piteux. Des contre-performances inévitables ou des vérités qui se sont confirmées au grand jour dont certains parangons de la chose publique devront en tirer les leçons quant à leur propre avenir pour gouverner l’Hexagone.

 

 

Du monde sur la piste de danse au bal des hypocrites !

 

Là, où les choses se gâtent et perturbent le sens profond des observateurs que nous sommes, c’est cette précipitation à vouloir recoller vainement les morceaux d’un vase de Soisson qui s’est irrémédiablement brisé au fil de ces dernières années chez certains de ces thuriféraires.

L’art et la manière de dire tout et son contraire, de le propager à grands renforts de campagnes de communication et de faire volte-face ensuite, voire machine arrière toute, uniquement pour préserver la portion congrue restante de son gâteau et son semblant d’influence territoriale au cœur d’une circonscription.

Et à ce jeu-là, le bal des « faux-culs » et des hypocrites accueillait beaucoup de danseurs sur la piste dès le soir du 24 avril et pas uniquement sur le Champ-de-Mars !

Comment peut-on réconcilier en si peu de temps ce qui apparaît franchement irréconciliable et hostile depuis tant de décennies entre certaines formes de pensées et courants politiques ?

 

 

Des accords de circonstance dignes des tours de passe-passe à la MAJAX !

 

A partir de quels tours de passe-passe, de magie diraient certains qui ont retrouvé en l’illusionniste de leur prime jeunesse, Gérard MAJAX, la référence explicative absolue dans ce qui tout qui a attrait à la politique d’aujourd’hui, peut-on faire avaler tellement de couleuvres, voire de bobards aussi cyniques aux électeurs, lassés de telles pratiques qui ressemblent à s’y méprendre à d’obscurs tripatouillages de chapelle ?

Défendent-ils, ces orfèvres de la politique et de la carabistouille fonctionnant dans l’entre soi mitonné aux petits oignons, vraiment les intérêts de leurs futurs administrés, de celles et ceux qui se lèvent tôt le matin pour gagner leur pitance et ne comptent plus leurs heures de labeur pour faire tourner tout le système, lors de ces négociations âpres et difficiles afin de s’unifier autour du même programme ?

Ou se contentent-ils de sauver simplement leurs têtes, à défaut leurs mandats, uniquement par atavisme afin de préserver les avantages somptuaires de leurs fonctions ?

Nécessairement, ces interrogations dont personne n’ose poser tout haut le fondement sur les plateaux audiovisuels qui alimentent pourtant en boucle le déroulé scrupuleux de ces échanges parfois infructueux – le Parti Socialiste avait annoncé un accord de principe favorisant le rapprochement avec La France Insoumise (LFI) est revenu sur cette affirmation en suspendant le processus de négociations quelques heures plus tard ! -, beaucoup de nos concitoyens les ont en tête et de manière très légitime.

De la pure logique, en somme, quand les écarts sont aussi abyssaux entre ces deux mouvements que tout oppose ou presque. L’un chantre de la sociale démocratie, l’autre virant à l’extrême de la gauche ! Le seul point commun est que jadis, avant qu’il ne choisisse de prendre la fille de l’air, le chef de file charismatique de LFI fut l’un des adhérents du PS !

 

 

Les « vapeurs du Havre » fumées de la discorde ?

 

Que dire en outre de cette main tendue par le leader de Reconquête à l’intention de l’égérie du Rassemblement National dont « le seul patronyme est synonyme de huit défaites lors d’élections majeures » selon lui !

Comment comprendre aussi le virage à 190  degrés de la future assise commune entre des écologistes, favorables à l’armement de la nation ukrainienne contre l’envahisseur russe, et LFI, diamétralement opposé à tout transfert d’armes en s’arc-boutant sur le positionnement de non-aligné ?! Quant aux communistes, ils disent oui au nucléaire !

Dans le camp d’en face, ce n’est pas mieux ! Les Républicains qui ont bu la tasse jusqu’à la dernière goutte, croient pouvoir conserver leur hégémonie territoriale en s’appuyant sur le passé. Sauf que depuis le 10 avril, l’unité en son sein n’est plus, avec celles et ceux de leurs partisans qui lorgnent ouvertement vers les souverainistes !  

On pourrait croire alors que tous ces atermoiements et ces raccommodages de dernière minute de l’opposition font le jeu des Marcheurs et de leur structure créée en version kaléidoscope ? Pas si sûr, tant les tensions sont désormais palpables entre LREM et Horizons, la formation d’Edouard PHILIPPE, qui voit arriver vers lui les opportunités présidentiables de 2027. Patience et longueur de temps ! D’ailleurs,  le Président de la République s’est interrogé à ce propos sur l’ancien Premier ministre, se demandant « s’il n’avait pas fumé les vapeurs du Havre ?! ».

Bientôt, nous n’aurons plus besoin du gaz russe pour alimenter les besoins énergétiques de nos industries, les « vapeurs » de la capitale de la Seine-Maritime suffiront tant les tensions vont s’accroître en ces deux-là !

 

Thierry BRET

 

 

 

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