Leurs visages ne sont pas connus du grand public. Ils ne s’afficheront jamais à la une des tabloïds. Quant à leurs patronymes, ils tutoient les sommets de l’anonymat le plus complet. Sauf, peut-être pour une petite poignée d’entre eux. Lors d’une brève période de leur existence. Celle, pour celles et ceux qui ont la chance d’y participer, en rapport avec les Jeux Paralympiques. Un corollaire des traditionnels J.O. qui nous revient tous les quatre ans. Sur la pointe des pieds de la discrétion…

Pourtant, à y regarder de plus près, que d’émerveillement, d’agréables surprises, de satisfactions émues à voir évoluer sur une piste d’athlétisme, sur un terrain de basket ou dans un bassin nautique des sportives et sportifs amputés d’une jambe ou d’un bras, déficients visuels, ne pouvant se mouvoir qu’accompagnés de leur appareil de mobilité.

Que de courage, de force intérieure et d’abnégation pour y parvenir après avoir connu les affres terribles d’un accident de la vie ou porter comme une croix rivée sur l’épaule l’héritage immuable d’une malformation constatée à la naissance.

Ces femmes et ces hommes méritent tout notre respect. Et surtout notre considération la plus sincère, au lieu de regards torves, moqueurs, parfois cruels croisés au détour de leur chemin, feignant de ne jamais les apercevoir.

Dans la souffrance de leur chair et de leur âme en conflit perpétuel contre les injustices de la vie et du sort qui s’acharne, ces femmes et ces hommes ont su relever des défis. Immenses. Incommensurables. A abattre des montagnes. Ils ont repris goût à la vie, pour certains d’entre eux, afin de surmonter ce que l’on nomme communément un handicap.

 

 

De quel droit les valides seraient-ils supérieurs aux invalides ?

 

Alors que notre société bien-pensante peine toujours à insérer de manière digne et noble ces personnes dans notre quotidien protéiforme (professionnel, familial, éducatif, politique, médiatique, culturel…), se jouent à nos côtés de véritables combats d’arrière-garde. Dont nous n’avons jamais connaissance ou si peu.

Des luttes pour exister, pour rêver, pour survivre, pour devenir quelqu’un qui ne sera plus le souffre-douleur ou la risée expiatoire d’un ensemble collectif qui refuse la différence. Les différences, selon ses propres rites et critères.

Se tenir debout sur ses deux jambes donne-t-il plus de droits et de supériorité par rapport à celui qui ne peut s’extirper de son fauteuil roulant ? Se complaire dans les codes superfétatoires de la beauté et de l’esthétisme à tout crin rend-il plus intelligent et meilleur que la personne non voyante ou infirme ?

Ecraser l’autre, tuer père et mère pour parvenir à la réussite absolue, représente-t-il une fin en soi sauf peut-être pour celles et ceux dont les neurones ont fondu comme neige au soleil en se reconnaissant dans ce processus stupide !

Il y a énormément à apprendre au contact d’une personne atteinte d’un handicap. Sa façon de s’exprimer, de raisonner, d’anticiper le sens de la vie, d’interpréter les choses.

 

 

Des moyens déployés par les médias pour la quinzaine des Jeux…

 

A observer par l’écran du téléviseur l’évènement planétaire qui réunit à Tokyo la somme de toutes ces différences multiraciales et multi-handicaps (plus de 4 000 compétiteurs représentants 182 nations dans vingt-deux disciplines) qui osent relever des défis que bien des valides ne tenteraient même pas, on est surpris par le calme, la bienveillante sérénité, cette espèce de candeur usuelle et profonde dont toutes ces personnes s’imprègnent avant de disputer la moindre épreuve.

Par bonheur, et on peut lui rendre grâce une fois n’est pas coutume, France Télévisions a déployé l’artillerie lourde côté moyens techniques et humains afin de diffuser abondamment sur l’ensemble de ses chaînes ces compétitions de grand intérêt.

A l’identique de ce que furent les relais informatifs durant la quinzaine des Jeux Olympiques qui viennent de s’achever.

 

 

Et après, les handicapés seront-ils oubliés ?

 

Mais, qu’en sera-t-il ensuite une fois la flamme de l’universalisme éteinte ?

Les sportifs handicapés retourneront ils vers les ténèbres de l’oubli et de l’indifférence quasi totales ? Les médias accorderont ils autant d’importance à leurs exploits avant la prochaine olympiade menant à Paris 2024 ? Verrons-nous davantage d’animateurs ou de journalistes victimes d’un handicap à l’antenne ?

Il est à craindre que non.

Comme la perception de ces personnes atteintes d’un handicap dans la sphère professionnelle où bon nombre d’entreprises se refusent toujours à ouvrir leurs portes pour les accueillir. Dommage !

Malgré cette grande leçon de courage et d’humilité que la quinzaine des Jeux Paralympiques nous aura offerte, il y a encore du chemin à parcourir avant que les relations entre valides et invalides se normalisent réellement…

 

Thierry BRET

 

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Images terrifiantes, voire surnaturelles, que celles retransmises par les télévisions du monde entier depuis le tarmac de l’aéroport de Kaboul en début de semaine. A croire que le retour pourtant planifié des Talibans sur le devant de la scène politique de l’Afghanistan n’aura convaincu personne quant à leurs intentions pacifistes et à leur probité de vouloir les appliquer !

Des grappes humaines n’ont pas hésité au péril de leur existence à s’accrocher tant bien que mal au flan lisse comme un miroir des Airbus et autres Boeing, acheminant des ressortissants étrangers vers des cieux meilleurs alors que ces aéroplanes se préparaient au décollage en gagnant de la puissance.

Se sauver coûte que coûte au prix d’y laisser sa peau ! Tel aura été le misérable lot de consolation offert à ces pauvres hères dont certains seront retrouvés broyés, déchiquetés une fois l’avion posé à bon port, par le train d’atterrissage de ces bolides technologiques de l’aéronautique. Sept personnes auront en outre perdu la vie sur les pistes de l’aéroport, devenu le seul refuge de ces Afghans effrayés, victimes du zèle et de l’intransigeance absurde de la police militaire américaine qui aura fait usage du feu sans véritable modération.

Des scènes de chaos et d’apocalypse dans toute leur splendeur. Alors que d’autres, de par le monde, et nous en sommes tous, nous autres Européens, se prélassent avec langueur dans la quiétude superfétatoire des vacances ! Il n’y a qu’à admirer les plages au sable blond surchargés de la Côte d’Azur où le respect des gestes barrières et la promiscuité sanitaire ne font pas bon ménage.

 

 

La mémoire courte des Américains trop pressés de quitter le navire…

 

L’Afghanistan, pourtant riche dans ses sols de minerais et de ressources très convoités par beaucoup (Chine, Iran, Turquie…), n’intéresse manifestement personne dans le camp des Occidentaux.

Encore moins leurs habitants tout droit sortis d’une autre époque avec « leur profil enturbanné » qui subissent le joug perpétuel de mouvements islamistes radicaux depuis bientôt quatre décennies, engendrant successivement son lot de conflits, d’attentats et de guerres ouvertes.

Les Russes, les premiers, y ont perdu pied. Les Américains, après vingt ans de présence, voire d’occupation, ont dû renoncer. Les Européens y ont aussi laissé des plumes. Les Français, tête de pont d’une Union européenne peu mobilisatrice lorsqu’il s’agit de s’engager, ont sacrifié inutilement 86 existences…

Tout çà pour en arriver à cet épisode sinistre au goût amer, mal ficelé, et négocié à l’emporte-pièce par la nouvelle administration de Joe BIDEN, trop heureuse de fuir ses responsabilités. Sans avoir pris soin de consulter en l’occurrence et en aparté leurs alliés européens. Les Américains auraient-ils donc la mémoire si courte en rejetant tout de go les évènements de 2001 et l’avènement du terrorisme planétaire ?

 

 

Il y a danger à confondre vitesse et précipitation !

 

« Ne croyez pas aux promesses des Talibans » titrent aujourd’hui la plupart des médias d’Amérique du Nord s’offusquant de l’amateurisme de leurs dirigeants après cette opération « courage fuyons », digne d’un âne qui recule !

Traumatisé par les évènements lointains du Vietnam, le nouveau locataire de la Maison Blanche n’avait qu’une seule et unique obsession à l’esprit avant de s’installer dans le bureau ovale : accélérer le processus de rapatriement des troupes, projet que ses deux prédécesseurs avaient déjà fomenté.

Une opération, certes légitime à bien des égards puisqu’une présence militaire d’intervention ou de soutien à l’instauration de la vie démocratique dans un pays qui en serait dépourvu n’a pas pour vocation de durer ad vitam aeternam.

Mais, de là à confondre vitesse et précipitation dans son mode opératoire et de faire n’importe quoi qui soit préjudiciable à la sécurité d’autrui, il y a danger !

A ce petit-jeu, force est de constater que Joe BIDEN s’est lamentablement planté sur son premier vrai dossier à l’international.

Non seulement, les accords passés en amont avec les chefs talibans se sont vite soldés par un échec d’appréciation : « les islamistes radicaux ne devaient pas pénétrer dans Kaboul tant que les ressortissants étrangers y étaient présents ! ». On a vu le résultat de cette gabegie sans nom en l’espace de vingt-quatre heures !

Mais, en outre, plutôt que de contenir avec retenue, voire force, les ardeurs véhémentes des nouveaux maîtres du pays dans leur propension à gagner du terrain, ce qui a déjà engendré moult témoignages d’exactions sur les populations et les femmes, les soldats de l’US Army se sont contentés de tirer dans le tas, les civils cherchant à fuir, pour protéger leurs arrières. Drôle de conception de la liberté et de la démocratie, en vérité !

Le peu glorieux souvenir de la pagaille engendrée par le départ précipité des Américains de Saigon en 1975 revient tel un serpent de mer à la surface de l’actualité, noircissant dans les futures pages des livres d’histoire l’initiative maladroite et peu réfléchie du récent vainqueur de la présidentielle américaine.

Quel que soit l’issue de cette fuite en avant non maîtrisée et de ses conséquences à venir pour le monde occidental (la résurrection du terrorisme), c’est tout ce qui restera désormais à la postérité…

 

Thierry BRET

 

 

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Onze millions d’euros. C’est la coquette somme qui aurait dû être versée chaque année à l’Université Bourgogne Franche-Comté en cas de reconduction du label « I-Site » dont elle était dépositaire depuis 2016.

Une certification, synonyme d’excellence, lui permettant une optimisation favorable de sa visibilité tant au niveau de l’Hexagone qu’à l’international.

Oui mais voilà, un jury se réunissant le 09 juin dernier en a décidé tout autrement. Rejetant le renouvellement du précieux sésame qui prive l’établissement universitaire régional de sa reconnaissance qui apparaissait pourtant légitime au vu de ses nombreux investissements.

 

Des projets aux dimensions internationales offrant de la visibilité…

 

C’est un véritable coup dur qui engendre d’autres conséquences aux multiples inconnues. C’est-à-dire la disparition de leviers financiers non négligeables. De ceux qui encourageaient les trois axes de recherche impliquant des laboratoires et des unités dédiées à ces passionnants travaux.

Depuis la création de l’université, ses équipes ont su se mettre au diapason des contraintes techniques et réglementaires afin de rivaliser avec les meilleurs pour remporter de nombreux projets nationaux et internationaux.

Une dimension scientifique représentant un indéniable atout pour la Bourgogne Franche-Comté, l’ensemble de ses collectivités qui sont partie prenantes en les soutenants dans ses divers projets, mais aussi de ces entreprises qui bénéficient des résultats de diverses expériences abouties et reconnues.

Secteur de la santé, de l’énergie, de l’agro-alimentaire, tant d’autres encore voyaient d’un œil bienveillant jusque-là les réflexions pertinentes de ces doctorants et chercheurs à la pointe de la performance intellectuelle. Une source d’avenir indéniable pour susciter des vocations parmi les jeunes universitaires. Un contexte nécessaire en vue de nouvelles prospectives industrielles dont les huit départements de BFC auraient forcément profité.

 

Une première alerte pourtant portée dès novembre 2018…

 

Mais, c’est avec la bouche pâteuse d’un lendemain de « gueule de bois » que les soutiens de l’Université doivent reconsidérer leur position désormais. Même si la Région, par la voix de sa présidente Marie-Guite DUFAY, a pris acte de la décision et réitéré son indéfectible soutien aux équipes impliquées dans les projets en cours.

Quelles sont en réalité les causes de ce refus catégorique ? Le label reposait sur la participation active et collaborative de sept établissements, membres de l’Université régionale. Or, c’est de ce côté-là que le bât aurait blessé dans le choix évaluatif des jurés.

Une osmose participative défaillante qui n’a nullement convaincu les représentants de ce jury (international de surcroît), ne devant pas faire dans la dentelle.

Car, privant d’un seul coup le pôle de Bourgogne Franche-Comté de ses subsides alors qu’il a renouvelé sans l’once d’une difficulté les dossiers portés par les universités de Côte d’Azur, de Lorraine ou de Grenoble Rhône-Alpes.

 

 

L’intérêt du CNRS n’aura pas suffi…

 

Pourtant, dès novembre 2018, une première alerte aurait dû inquiéter les responsables du pôle universitaire. Un coup de semonce, sans aucun effet visiblement. Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche s’était déjà inquiété du degré d’intégration des sept établissements, membres de l’UBFC, aux différents projets.

Récemment, le président-directeur-général du CNRS, Antoine PETIT, de passage dans la capitale des Ducs de Bourgogne, saluait néanmoins le travail effectué en ce site régional. Mais, le jury aura, quant à lui, tranché dans le vif.

Supprimant de facto l’accompagnement financier prévu dans le cadre du PIA (Programme d’Investissement d’Avenir). Et anéantissant peut-être de nombreuses espérances et des années d’investigations ?

 

Thierry BRET

 

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Des postes à pourvoir, il y en a à la pelle ! Il suffit de traverser la rue pour tomber dessus et décrocher la timbale ! Oui mais voilà : les professionnels de la filière hôtellerie/restauration peinent aujourd’hui à trouver la perle rare.

Qu’il s’agisse de cuisiniers, de serveurs, de réceptionnistes, de barmans, de sommeliers, de personnels d’entretien… : le constat est très douloureux, voire profondément amer pour ces entrepreneurs dépités.

Tous ces potentiels candidats à l’emploi manquent désormais à l’appel en cette période estivale alors que l’amorce de la reprise frappe à leurs portes. Après de longs mois de déshérence économique et d’abstinence relationnelle avec leurs clients...Sans parler de leur chiffre d’affaires en berne, pour certains qui n’ont pas encore déposé le bilan.

 

 

La meilleure carte de visite de la France à l’étranger : l’hôtellerie/restauration…

 

Que faire pour convaincre les jeunes (voire les moins jeunes dont cette cohorte de seniors qui ne peut plus se réinsérer convenablement dans la vie active après cinquante ans puisque juste bons à jeter aux oubliettes selon certains !), qualifiés ou peu diplômés, de postuler aux milliers de propositions qui fleurissent çà et là dans les agences de Pôle Emploi à travers l’Hexagone ?

Un comble quand le nombre de demandeurs d’emploi avoisine les quatre millions d’individus dans notre pays. Et encore, il faudrait faire la somme de toutes les catégories de personnes inactives pour constater que le chiffre réel se situe bien au-delà de cette fourchette exponentielle !

Cent vingt mille salariés ont quitté avec un volontarisme accru leurs métiers qu’ils exerçaient jusqu’alors parmi la kyrielle de professions dispensées dans la filière de l’hôtellerie et de la restauration pendant la crise sanitaire.

Une filière au demeurant appréciée de tous, aux traditions séculaires établies, fleuron de nos arts de vivre à la française reconnus à travers la planète pour la qualité inégalée de sa gastronomie, du sens quasi inné de la réception, de ses services, de son professionnalisme ou de la chaleureuse ambiance créée dans ses bars, troquets, pubs et autres estaminets…

Bref : la meilleure carte de visite qu’une nation puisse s’offrir pour jouer les ambassadeurs d’un savoir-faire à l’international auprès des touristes.

Serait-ce ce satané virus qui aurait provoqué une telle débandade parmi les prétendants à ces postes dont plus personne ne veut visiblement aujourd’hui occuper la fonction ?

Il a bon dos le corona, mais on ne peut pas lui imputer tous les maux de la planète et surtout pas les incohérences ineptes d’un système dont il faut revoir la feuille de route !

D’autant que ce secteur corporatiste souffre de ce cruel manque de main d’œuvre depuis bien longtemps déjà. Ce sont les professionnels de la filière qui l’avouent eux-mêmes !

 

 

Une noria de sources explicatives pour comprendre les problèmes…

 

Alors d’où vient réellement le problème ? Ce désamour flagrant entre les nouveaux entrants sur le marché de l’emploi ou les plus anciens des collaborateurs d’entreprise qui ne souhaitent pas exercer leurs talents dans ces métiers en l’occurrence méconnus ?

La faute à l’Education nationale qui a toujours désigné la filière, jugée ingrate à l’instar de l’apprentissage, comme une voie de garage idéale et par défaut pour les non-doués du baccalauréat ?

La faute à cette frange minoritaire d’entrepreneurs ayant opté pour le tutorat et la pratique de l’alternance qui au lieu d’apprendre les véritables rudiments du métier à leurs jeunes pousses enthousiastes se contentent de les exploiter sciemment à grand renfort de vaisselles empilées à laver du soir au matin et du matin au soir, adeptes d’un « larbinage » humiliant sorti tout droit d’une autre époque ?

La faute à la pénibilité de ces professions déficientes en termes d’images et de positivisme avec ses horaires extensibles à n’en plus finir qui englobent week-ends et jours fériés réunis, sans qu’il n’y ait deux jours de repos consécutifs ?

La faute à la petitesse de la rémunération, offerte dans le cadre de certaines missions peu gratifiantes et sans réelle opportunité évolutive dans le temps ?

Mais également la faute à toutes ces personnes qui répondent à une offre d’emploi mais daignent se rendre à l’entretien d’embauche alors qu’elles ont été au préalable sélectionnées ! Les recruteurs attendront toujours leurs excuses, en vain !

La faute, aussi, à celles et ceux des candidats qui découvrent les vertus bénéfiques d’une nouvelle fonction le lundi matin à 08 heures et ne se présentent déjà plus devant leurs employeurs dès le début de l’après-midi ! Sans donner suite quant à leurs contrats !

On l’aura compris : l’équilibre est complexe entre les demandeurs d’emploi et les recruteurs dans ce jeu de dupe qui n’est sans doute pas prêt de s’estomper à l’avenir.

Jeu de dupe de l’offre et de la demande qui n’est malheureusement pas du seul domaine de la filière de l’hôtellerie et de la restauration.

 

 

Un partenaire qui apporte des solutions : Pôle Emploi…

 

Le rayon de soleil pour s’extraire de cette impasse immuable se nomme peut-être Pôle Emploi. Partout en France, via des initiatives heureuses et novatrices (webinaires, semaine consacrée aux métiers de la corporation, tests de compétences des candidats potentiels, formations qualifiantes, salons de recrutement…), se sont créés des liens étroits entre l’organisme public qui gère l’emploi et les formations en France et l’UMIH, l’Union des métiers de l’industrie hôtelière.

Pour préparer, au mieux la reprise de l’activité libérée après la sortie du confinement. Pour accompagner aussi ces chefs d’entreprise dans la durée qui ne veulent pas disparaître du paysage économique faute de collaborateurs.

Deux dimanches de suite sans personnel pour accueillir la clientèle dans un établissement peut se payer cash à la sortie avec plus de 2 000 euros de pertes sèches à la clé à titre d’exemple. Il est donc grand temps que la problématique du recrutement dans cette filière dont le monde entier nous envie fasse de nouveau recette…

 

Thierry BRET

 

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In fine, le géant aux pieds d’argile est donc tombé de son piédestal. Plus dur en fut la chute au soir de ce triste lundi funeste ! Un résultat prévisible pour bon nombre de supporters qui peinaient à croire en la réussite de leur équipe fétiche. Les champions du monde de football ont donné une pâle leçon de réalisme au cours de ce tournoi européen dont ils étaient pourtant les grandissimes favoris. A tort ou à raison ?

Eux qui se gaussaient sans doute intérieurement de ne faire que d’une simple bouchée de ces « petits Suisses » inoffensifs en huitième de finale l’ont eu de travers ! En restera-t-il de profondes séquelles dans les mois à venir ? Ou faut-il réellement en faire tout un fromage…suisse, il va de soi !

Poussifs, inertes, peu inspirés dans la création du jeu offensif, commettant des erreurs techniques inhabituelles, mentalement ailleurs et parfois au-delà du terrain, jamais les Tricolores ne furent en mesure d’honorer leur statut de maîtres du monde de la planète football. Quatre rencontres auront suffi à le démontrer.

 

Des rencontres insipides au plan collectif et sans supplément d’âme…

 

Dès l’entame de cet Euro, les Français reculent face à l’armada allemande qui joue de malchance malgré sa hardiesse et son agressivité positive devant les buts en inscrivant la seule réalisation de cette partie contre le cours du jeu et surtout contre leur camp ! Les Français reviennent déjà de loin mais la chance semble être de leur côté, au moins cette fois-ci !

On se croit à espérer, que le plus dur est fait, que les protégés de Didier DESCHAMPS sont sur un petit nuage qui augure de belles perspectives au niveau de l’objectif : la victoire, sinon rien !

La déconvenue enregistrée face à de modestes mais héroïques hongrois fera office de première alerte, digne d’une secousse tellurique insondable dans le camp français. Baladés durant une mi-temps, puis menés au score, les Français furent dans l’incapacité de se créer des occasions nettes et franches, de se propulser à l’assaut des buts adverses alors que sur le papier, ils possèdent, soit disant, la meilleure attaque au monde ! Le point du match nul est acquis à l’arrachée : on revient de loin !

Un manque cruel d’humilité ? Un irréalisme qui a fait ses preuves lors de cette série de matchs si insipides et sans supplément d’âme ?

Certes, qualifiée pour le tour suivant et issue de cette poule complexe, baptisée « groupe de la mort », l’équipe de France se prendra une fois de plus les pieds dans le tapis face aux tenants de l’épreuve qui leur avaient damé le pion en 2016, les portugais de Cristiano RONALDO.  

Hormis quelques trop rares fulgurances de génie, les Tricolores ne furent jamais au rendez-vous de ce qui était pourtant l’une des plus belles affiches de ce championnat dispatché curieusement dans quatorze villes du continent européen, voire même au-delà. Depuis quand, messieurs les organisateurs, la capitale de l’Azerbaïdjan, Bakou, se situe-t-elle en Europe au niveau de la géopolitique ?! On me répondra volontiers qu’au niveau sportif cette ancienne république soviétique, à l’instar de quelques autres, bénéficie du même privilège de jouer sa partition aux côtés des cadors européens. Dont la France.

 

Il n’y aura jamais eu le nécessaire déclic mental…

 

Au plan comptable, au terme de ce premier tour indigeste qui n’inspira guère les observateurs avec une victoire et deux nuls obtenus sans panache, chacun pensait que le déclic, propre aux grandes équipes, allait enfin s’enclencher lors de ce huitième de finale opposant le premier du groupe de qualification, la France, aux troisièmes d’une autre poule du tableau, la Suisse.

Dans la logique des choses, mais l’incertitude du sport fort heureusement sait encore réserver ces moments de surprise, tout semblait acquis pour que les hommes de Didier DESCHAMPS atteignent sans trop de difficulté les quarts de finale.

Dans l’absolu, le schéma tactique fut tout autre et tout aussi décevant malgré la progression constante du « repenti » Karim BENZEMA qui inscrira finalement quatre buts au total en réussissant son retour alors d’autres ne débloquèrent jamais leurs compteurs à l’image du virevoltant mais inefficace Kylian MBAPPE.

On connaît la suite, synonyme d’élimination sèche et nette. Et ce tir au but loupé de la star du PSG qui sera passé à côté de son tournoi sans réelle brillance ni plus-value.

Tout cela n’est que du sport et très éloigné des grandes inquiétudes de notre monde. Toutefois, le rêve d’un nouveau sacre cogitait dans les esprits de nos compatriotes, y compris celui d’Emmanuel MACRON, avec sa dose vitale d’adrénaline alors qu’ils sont lassés par les conséquences répétitives de la crise sanitaire et la morosité ambiante.

Les Français de Didier DESCHAMPS n’auront pas su nous procurer ces rêves salvateurs. Les transformant en purs cauchemars pour les plus férus de ces supporters.

A force d’être victimes d’encéphalite aigüe, de prendre la grosse tête, de ne plus être des morts de faim qui courent sur le terrain après tout ce qui bouge et de déballer sur la place publique leurs querelles de clocher en famille à l’exemple de la mère d’Adrien RABIOT, les joueurs de l’équipe de France se sont dégonflés tel un ballon de baudruche en faisant pschitt !   

Est-ce un mal nécessaire avant de se remettre à l’ouvrage pour défendre la couronne mondiale au Qatar dès l’année prochaine ? Ou est-ce devenue la griffe d’une équipe que plus personne ne craint ?

 

Thierry BRET

 

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