C’est un petit bout de femme à la silhouette si frêle et si fragile. Toute menue, d’une pâleur fantomatique, elle est encapuchonnée dans un linge blanc qui évoquerait presque celui d’un linceul.

Mais, heureusement, c’était méconnaître le tempérament d’airain qui habite celle qui aura été durant près de quatre ans l’ultime prisonnière française de l’obscurantisme religieux. Avec sa soif inextinguible de vivre à tout prix malgré la dureté de son emprisonnement au beau milieu du désert, entourée de djihadistes.

Sa libération était espérée depuis de longs mois. En vain, à la grande désillusion de son fils, Sébastien CHADAUD. Ce dernier, ému jusqu’aux larmes, n’a pu contenir ses cris de joie intérieure mâtinés de douleur profonde à la vision de sa mère, descendant avec une lenteur imprécise les quelques marches la menant sur le tarmac d’un aéroport.

Retrouvailles intenses entre ces deux êtres qui furent séparés par la faute de l’idéologie. Mais, c’est aussi une bonne nouvelle, enfin, dans ce monde glauque et impitoyable qui se termine avec un épilogue satisfaisant.

Il n’y a donc plus d’otages français retenus dans les limbes de l’oubli. La dernière de ces personnes, Sophie PETRONIN, âgée de 75 ans, vient d’être relâchée par ses ravisseurs après d’âpres tractations établies avec la nouvelle gouvernance de Bamako.

Il aura fallu le changement de pouvoir dans la capitale malienne pour que les négociations se débrident de manière positive après tant d’années de doutes et d’inquiétude.    

 

Recouvrir la liberté nécessite un prix…

Durant quatre ans (la Française septuagénaire a été kidnappée la veille de Noël 2016), Sophie PETRONIN s’est raccrochée à ses propres croyances pour ne pas sombrer dans cet enfer que lui promettaient ses ravisseurs. Malade, fatiguée, dénutrie, celle qui avait choisi de donner son temps au service des enfants d’Afrique pour leur prodiguer bienveillance et éducation sera restée seule au monde parmi les fauves.

Des hommes sans foi ni loi, qui par atavisme, qui par mercantilisme, n’hésitent pas à capturer des femmes et des hommes (occidentaux de préférence mais pas que puisque l’opposant politique malien Soumaïla CISSE était aussi prisonnier) afin de mieux peser ensuite sur le destin d’un pays.

Détenus par le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans (GSIM), un groupuscule de djihadistes sous la mouvance de l’organisation terroriste d’Al-Qaïda, les otages libérés ce vendredi 09 octobre ont eu beaucoup de chance de s’en sortir vivants.

Nous avons tous en mémoire les actes odieux de décapitation, d’exécutions sommaires à bout portant, de véhicules criblés de plomb dont les carcasses métalliques fumantes firent les gros titres des journaux télévisés.

Pour une fois, il faut savourer cette victoire de la liberté sur l’obscurantisme à tout crin. Sans trop se poser de questions sur les véritables dessous de ces libérations qui ne tiennent pas du prodige.

Car, bien évidemment, recouvrir sa liberté nécessite un prix. Et pas n’importe lequel, au vu des premiers éléments qui ont été filtrés par les médias.

Le fils de Sophie PETRONIN a pu enfin se blottir dans les bras de sa chère maman (il se sera battu comme un beau diable en remuant ciel et terre durant les quatre années de captivité), tirant un trait définitif sur ce long calvaire.

 

Retourner au Mali pour y poursuivre sa mission…

 

Ce retour à la vie, une sorte de résurrection captée en direct sous les yeux des objectifs aura procuré une immense bouffée d’oxygène alors que la crise sanitaire étouffe les Français avec leur morceau de tissu protecteur (mais nécessaire) sur les voies respiratoires.

Cette femme, battante et lucide, a simplement annoncé qu’elle allait prier pour le Mali et son peuple.

« Je vais implorer les bénédictions et la miséricorde d’Allah, parce que je suis musulmane… ».

Puis, renchérissant, elle devait ajouter devant les micros : « Vous dites Sophie en me désignant, mais c’est Mariam que vous avez devant vous… ».

Un bel exemple de sagesse, d’humilité et de pardon à l’encontre de ses ravisseurs. D’ailleurs, Sophie PETRONIN a déjà fait savoir qu’après l’observation de sa période de convalescence, son vœu le plus cher sera de retourner dans la région de Gao pour y poursuivre sa mission aux côtés des enfants du Mali…

Preuve que le chemin de la liberté est bien plus fort que celui de l’obscurantisme…

Thierry BRET

 

Pas de surprises dans les annonces du préfet de l’Yonne Henri PREVOST lors de la conférence de presse qui s’est tenue ce samedi 03 octobre en matinée. L’Yonne se retrouve de nouveau en état d’alerte. Notamment dans deux de ses plus grandes agglomérations. C’est la strate initiale d’une échelle de valeurs qui en comptabilise quatre pour mieux appréhender le risque sanitaire encouru par la population avec la présence du coronavirus. Dès lundi, les principales voies pénétrantes d’Auxerre et de Sens ne pourront être fréquentées sans le port du masque. Il faudra donc s’y habituer…

AUXERRE : C’était couru d’avance. Tant les statistiques dévoilées par les services de l’Agence Régionale de Santé (ARS) s’orientaient depuis plusieurs semaines vers l’inéluctable. A l’instar de la situation observée dans d’autres départements de notre contrée : la Côte d’Or et le Doubs. L’Yonne est donc confrontée une fois encore à cette situation complexe de l’état d’alerte du fait de la propagation active de l’épidémie de la COVID-19.

Et ce n’est pas de gaieté de cœur, on s’en doute, que le représentant de l’Etat Henri PREVOST a dû faire l’annonce via un point presse de nouvelles mesures de protection pour tenter d’enrayer la chaîne de contamination. Deux villes inquiètent plus spécifiquement le haut fonctionnaire : celles d’Auxerre et de Sens. Aujourd’hui, la capitale de l’Yonne est sous haute surveillance. L’épidémie s’y développe plus qu’à la normale.

Après avis de l’ARS, le préfet n’avait d’autres alternatives que d’adopter très vite une ligne stratégique proportionnée au contexte ambiant. Celle-ci se décline en plusieurs items. Tous seront applicables dès le lundi 05 octobre, et ce, pour une quinzaine de jours.

 

Limiter les risques de circulation du virus pour éviter le pire…

 

Depuis le 01er octobre, le département septentrional de la Bourgogne Franche-Comté faisait l’objet de tous les intérêts auprès des services de l’Agence Régionale de Santé. Via deux indicateurs très significatifs : le taux d’incidence sur une population de cent mille âmes et le taux de positivité des personnes testées.

Communiqués par la déléguée départementale de l’ARS dans l’Yonne, Eve ROBERT, les chiffres ne bercent pas les analystes vers un optimisme béat. En un laps de temps très court, le taux d’incidence s’est situé à 64 nouveaux cas pour 100 000 habitants. Alors que le dépassement du seuil d’alerte est en principe atteint dès que l’on excède les 50 cas, comparativement à ce même critère de 100 000 habitants.

Du côté de la positivité des tests, les ratios ne sont guère florissants là-aussi. A ce jour, le taux est de 7 % alors qu’il devrait se situer en deçà de 5 % pour que notre territoire demeure en vert.

Dans le concret, quatorze personnes ont été admises ces jours-ci dans les centres hospitaliers d’Auxerre et de Sens. Deux d’entre elles ont été affectées en réanimation. Rappelons que l’Yonne ne recense que dix-huit lits dans ce service, devenu le point névralgique de la lutte contre cette épidémie virale.

 

 

Des contrôles plus préventifs que répressifs des forces de l’ordre…

 

Face aux problématiques inhérentes à ce service et afin d’en maîtriser le plus possible les conséquences au niveau des tensions, Henri PREVOST a préféré abattre de son jeu la carte de l’anticipation. En prenant par arrêtés un certain nombre de dispositifs qui se mettront en place à la sortie du week-end. 

Des mesures qu’il explique dans le seul but de se protéger mutuellement et de ne pas exposer les plus fragiles de nos concitoyens à des risques éventuels.    

Le port du masque se retrouve ainsi en première ligne de ce plan de campagne pour gagner la bataille. La préfecture le rend obligatoire dès le 05 octobre sur l’ensemble des marchés (couverts et extérieurs) et aux abords des établissements scolaires du second degré (collèges, lycées, centres de formation par apprentissage…). Sans qu’il n’y ait réellement de périmètre indiqué pour son usage. Les gares routières s’ajoutent à cette liste.  

Mais, s’il ne fallait retenir qu’une seule décision dans cette panoplie de mesures, ce serait celle-là : l’adoption du port du masque dans les rues principales des cœurs de ville d’Auxerre et de Sens.

 

 

 

Le résident de l’hôtel de la préfecture a pris soin en amont de contacter les deux édiles de ces villes, Crescent MARAULT et Marie-Louise FORT pour établir la liste des rues impactées par ce dispositif. Il s’agit de voies d’accès pénétrantes, choisies délibérément pour leur cohérence et la densité de leurs fréquentations.

Le masque y sera obligatoire entre neuf et vingt-et-une heure chaque jour de la semaine, même le week-end. A Auxerre, les rues du Pont, celle du Temple, la place des Cordeliers ou la rue de Paris sont concernées. A Sens, le quartier des Champs-Plaisants ou encore les accès qui mènent de la gare SNCF au cœur de ville bénéficieront de ces mêmes mesures.

La surveillance sera assurée par des contrôles réguliers des forces de l’ordre qui feront preuve d’une relative souplesse avant de verbaliser les récidivistes. Le but n’étant pas de mettre une amende de manière systématique aux contrevenants. Mais, d’encourager aux gestes qui sauvent selon Henri PREVOST.

La difficulté pour les piétons sera de se souvenir des rues où il est nécessaire de porter le masque ou non. D’autant qu’aucune signalétique ne viendra mentionner si l’on est dans une rue autorisée à circuler librement.

Une cartographie détaillée indiquant les itinéraires précis a été réalisée pour les deux agglomérations icaunaises.

 

 

Ne pas développer de clusters familiaux…

 

Quant aux évènementiels d’origine familiale, ils se situent dans l’œil du cyclone des nouvelles directives préfectorales. Conséquence, dès le 05 octobre, les rassemblements festifs de plus de trente personnes dans les établissements accueillant du public sont proscrits jusqu’à nouvel ordre. Cela concerne les mariages mais aussi les anniversaires et les baptêmes. A contrario, les associations ont toujours la faculté de se retrouver pour une réunion statutaire de type assemblée générale.

Les rassemblements festifs chez les particuliers ne peuvent subir de contrôles, il va de soi. Le préfet en appelle à la vigilance accrue et à la responsabilité de chacun si de tels évènements devaient se tenir.

C’est un nouveau coup dur pour les professionnels des métiers de bouche, en particulier les traiteurs qui souffrent déjà de la conjoncture. Henri PREVOST a rappelé que ces entrepreneurs pouvaient bénéficier des mesures nationales mises en œuvre dans le cadre du plan de soutien.

L’exemple des vide-greniers (on le sait, ils font florès dans le département) a été également abordé. Partant du postulat qu’il est très difficile de faire respecter les gestes barrières durant ces animations, le préfet de l’Yonne en a décidé l’interdiction sine die.

 

 

 

La sphère sportive est aussi concernée par l’application de ces nouveaux arrêtés préfectoraux. Ainsi à l’AJA, les autorisations ponctuelles d’accueil de public de plus de cinq mille personnes sont remises en cause dès samedi. Le club de Francis GRAILLE qui livrera bataille ce soir contre l’Athlétic Club d’Ajaccio verra sa jauge de spectateurs qui plafonnait jusque-là à sept mille places revenir à cinq mille supporters.

Pour être tout à fait complet sur ce lot de nouvelles dispositions à venir, précisons que les autorisations d’ouverture tardive dans les bars ont été suspendues sur l’ensemble du territoire. Les débits de boisson devront cesser toutes leurs activités à une heure du matin en semaine. Un léger répit, jusqu’à deux heures, leur est accordé le week-end…

Quant à un retour au confinement pur et dur comme cela fut le cas au printemps, il n’est même pas hypothétique de l’envisager pour le préfet de l’Yonne, bien décidé à contenir la seconde vague de l’épidémie le plus longtemps possible.

 

 

Pourquoi sont-ils devenus les boucs émissaires du gouvernement alors que les clusters se multiplient en toute discrétion et à la vitesse du son parmi d’autres strates de la société (les étudiants à titre d’exemple) ?

Les professionnels du secteur CHRD (Cafés, hôtels, restaurants et discothèques) n’en peuvent plus de ce contexte sociétal anxiogène si particulier qui les prive aujourd’hui de leur gagne-pain. En étant obligé de boucler leurs établissements dès la nuit tombée, pour certains, tandis que d’autres n’ont toujours pas accueilli l’ombre d’un seul danseur sur les pistes éclairées d’ordinaire par les light-shows…

L’épisode de la fermeture des bars et restaurants de Marseille est venu le rappeler à notre bon souvenir. Nous sommes bien peu de choses en vérité face à la puissance jacobine de l’Etat qui du haut de sa tour d’ivoire parisienne décide du sort et de la destinée d’autrui. Sans concertation aucune dans la plupart des cas, et sans que l’on perçoive véritablement la trame logique des choses.

Pourquoi la cité phocéenne a eu à subir les fourches caudines du gouvernement et ces nouvelles péripéties a contrario d’autres villes qui étaient pourtant concernées par une hausse exponentielle des cas contacts dans leur propre périmètre ?

Voilà encore un prodige technocratique dont il faudra bien nous expliquer la substantifique moelle un jour !

 

La boule au ventre avant les annonces d’Olivier VERAN…

 

Quoi qu’il en soit, les tenanciers de bars et les restaurateurs de l’Hexagone attendaient la boule au ventre les annonces faites par le ministre de la Santé Olivier VERAN lors de sa toute dernière conférence de presse.

Celle-ci était prévue de longue date pour clarifier une situation de plus en plus complexe à appréhender, à croire que ce maudit virus est doté d’une intelligence suffisamment subtile et supérieure pour brouiller les pistes de la communication étatique !

Pour l’heure, c’est une certitude, la France se teinte de rouge sous différentes variantes de texture chromatique. Du carmin au vermillon, à l’écarlate parfois !

Mais, que les professionnels de la filière des métiers de bouche se rassurent, il n’y a pas dans les messages de décisions encore trop hâtives pour exiger la non-fréquentation de leurs estaminets et autres lieux de loisirs !

Toutefois, il n’y a pas matière à les encourager, non plus. La recrudescence des  nouveaux cas de cette seconde vague hypothétique qui n’en est finalement pas une mais dont il faut se protéger avec célérité n’incite pas à l’optimiste côté business. Il suffit de regarder derrière les vitrines des cafés et des bars pour s’apercevoir, après un certain horaire, que les sièges et tabourets sont vides de leurs occupants, hormis sans doute ceux des grandes métropoles.

Quant aux restaurateurs et autres traiteurs, ils ne font pas leur beurre à l’heure actuelle, devant s’adosser à des consignes sanitaires très strictes qui dégonflent comme un ballon de baudruche leur chiffre d’affaires, déjà terne et réduit à peau de chagrin.

 

Laissez-nous travailler : le cri du cœur de toute une corporation…

 

Excédés, les professionnels de la filière en appellent aujourd’hui à la solidarité et à la mobilisation générale sur l’ensemble du territoire. C’est vrai, on sait apprécier les moments de détente qu’ils peuvent nous procurer dans leurs pubs ou en dégustant la nouvelle recette savoureuse présente sur leur carte ; alors aujourd’hui, c’est un juste retour des choses que de les soutenir !

Estimant que la dernière réunion organisée dans les bureaux du Premier ministre à Matignon se sera soldée par un flop retentissant où il était plus question de gagner du temps, les professionnels de la filière, fédérés derrière la bannière de l’UMIH (Union des Métiers et de l’Industrie de l’Hôtellerie) ont pris acte pour se retrouver chaque vendredi soir à partir du 02 octobre, et aussi longtemps que cela sera nécessaire, devant leur établissement en faisant un maximum de bruit autour de signes distinctifs, évoquant le deuil et la mort de leurs métiers.      

Fustigeant les décisions gouvernementales qui ne cessent de brimer les lampistes que sont devenus les professionnels du secteur, l’UMIH rappelle que l’impossibilité de travailler pour les bars, hôtels, restaurants, traiteurs et autres discothèques ne cassent en rien la fameuse chaîne de contamination du coronavirus.   

Au contraire, l’initiative a eu pour effet d’encourager les rassemblements sauvages ou dans les lieux privés qui font abstraction du moindre protocole sanitaire et de la distanciation physique.

Avec cette action solidaire qui se met en place à travers la France, le président confédéral de l’UMIH, Roland HEGUY, veut ainsi apporter son total soutien aux établissements qui sont déjà fermés ou en passe de l’être.

« Nous ne voulons être ni réduits à la mendicité, ni payés par l’Etat. Nous voulons simplement que le gouvernement nous laisse travailler… ».

Un cri du cœur qui cache une sourde colère…

 

Thierry BRET

 

Une fois encore, la vache à lait financière préférée du gouvernement devrait être mise à contribution afin de remplir les caisses de l’Etat. Non pas dans un proche immédiat, comme devait le rappeler subrepticement la ministre de la Transition écologique Barbara POMPILI lors d’une intervention médiatique accordée à BFM TV cette semaine.

Mais, sans doute un peu plus tard, car le projet de nouvelle taxation qui devrait pénaliser les automobilistes que nous sommes tous ou presque pourrait grever notre bas de laine avec le retour du printemps.

Epoque joyeuse dans laquelle nous vivons ! Entre les relents nauséabonds de ce terrorisme obscurantiste qui remonte à la surface dès qu’il en a l’opportunité, les privations abusives de liberté qui ne cessent de s’accumuler du fait d’un virus qui ne joue pas les filles de l’air en s’évaporant de manière définitive dans la nature, et ce besoin constant de pressuriser celles et ceux qui sont les forces vives de notre société, c’est-à-dire les consommateurs-acteurs, un sentiment de ras-le-bol généralisé s’installe peu ou prou dans notre société.

Il ne manquerait plus qu’un couple de squatteurs et leur progéniture ne vienne habiter en toute impunité, puisque le droit leur donne raison, votre lieu de résidence et la coupe serait pleine ! A boire jusqu’à la lie !

 

Pas de nouveaux impôts jusqu’à nouvel ordre !

 

La dernière réjouissance en date se nomme la nouvelle taxe envisagée par le gouvernement dans le domaine de l’automobile. Un gouvernement qui ne cesse de répéter à hue et à dia qu’en ces temps troublés par la conjoncture sanitaire la création de nouveaux impôts n’est pas à l’ordre du jour !

Que nenni, ma « brave dame » ! Pourquoi les technocrates du ministère de la Transition écologique affûtent-ils avec tant de sagacité depuis plusieurs mois de nouvelles mesures fiscales qui s’appliqueraient en fonction du poids des véhicules ?

Certes, pour l’heure, rien n’est encore officialisé dans les alcôves ministérielles. Et pour cause ! Car, appliquer immédiatement la décision cet automne ferait un peu désordre dans le concert de louanges généreuses que les représentants de l’Etat font circuler un peu partout via la sphère médiatique sur leurs intentions de geler temporairement les impôts.

Oui mais voilà, le nouveau dispositif est fin prêt.

Il a déjà été largement commenté et critiqué par voie de presse par le dirigeant de la puissante Plateforme de la Filière Automobile (PFA) Luc CHATEL qui dénonce ainsi « la volonté du gouvernement d’accroître la sévérité du malus ».

Il n’est pas le seul : les médias spécialistes de l’information en boucle se sont engouffrés dans la brèche en multipliant les plateaux débat sur le sujet. Et dire que ce projet n’a pas pour vocation à être appliqué dans l’immédiat !

 

Une nouvelle taxe issue de la Convention Citoyenne sur le Climat…

 

Dans l’absolue, il n’existe pas un projet visant à augmenter la fiscalité des automobilistes français mais bel et bien deux dispositifs fiscaux à faire valoir. Le premier concernerait les acquéreurs de véhicules lourds. Cible visée en particulier : les férus de SUV ! Des modèles, dont le public féminin est très friand, et qui ont connu un véritable boom sur le marché consumériste en l’espace de quelques années.

La seconde priorité du gouvernement serait d’imposer les automobiles très polluantes qui rejettent le plus de Co2.

Un système de bonus/malus adapté au poids du véhicule entrerait alors en application. L’idée initiale a été débattue et approuvée par les cent-cinquante représentants de la Convention Citoyenne sur le Climat.

Objectif de ces futures mesures : limiter l’impact de l’humain (et accessoirement de l’automobiliste) sur l’environnement. La belle affaire, pour trouver de l’argent facile à faire entrer dans le tiroir-caisse.

D’autant que ces suggestions pourraient devenir obligatoires si elles sont inscrites dans le cadre du projet de loi de finances 2021. Et posséder une durée pérenne.

Des orientations louables, certes, pour réduire les rejets de carbone dans l’atmosphère mais à quel prix ! Alors que tant d’abus flagrants de tout autre ordre existent impunément aux yeux de tous sur la planète en la matière…

En prélevant une fois encore sur le pouvoir d’achat non extensible et déjà contrit des usagers de la route dont nous sommes nombreux.

Celles et ceux qui ont besoin d’un minimum de confort et surtout de beaucoup de sécurité à bord de leur véhicule lorsqu’ils avalent des kilomètres journaliers devant les relier de leur lieu d’habitation, le plus souvent en zone rurale ou en périphérie des agglomérations, pour se rendre à leur travail dans les villes.

Du fait de la pauvreté manifeste des liaisons régulières inhérentes aux transports en commun. Et de l’absence de métro en rase campagne !

Pour l’heure, les professionnels du secteur automobile, déjà comblés par la crise économique sans précédent dont ils ont eu à pâtir, demeurent dans l’expectative quant à l’acceptation d’un nouveau seuil de rejet de CO2 ramené de 138 à 123 grammes de gaz carbonique rejetés par kilomètre.

Quant à instaurer un malus qui dépendrait étroitement du poids des véhicules, cela laisse certains des concessionnaires interrogés sans voix. Vive l'écologie punitive !

Thierry BRET

 

La journaliste/écrivaine de l’Yonne, férue de belles mécaniques et fondatrice du site « Charlotte au volant », n’a pas la langue dans sa poche. Il suffit de lire son dernier opus, « Le Journal d’une Pétasse au volant », pour extraire de l’ouvrage la substantifique moelle de sa plume incisive et admettre que ce « bel esprit » débridé n’est jamais à court d’arguments. Eric BRUNET, dans son émission sur LCI, a pu juger de la répartie et du savoir de cette spécialiste de l’automobile…

PARIS : L’émission vedette de la matinale sur LCI, « BRUNET Direct », a reçu par webcam interposée, la visite inattendue de la journaliste et romancière icaunaise Anne-Charlotte LAUGIER ce vendredi 25 septembre aux alentours de onze heures.

L’une des séquences de la programmation était fort judicieusement consacrée au malus automobile. Avec en filigrane, la probable hausse de la fiscalité qui pénalisera via une nouvelle taxe les conducteurs en 2021. Hausse qui serait applicable en fonction du poids des voitures, une idée défendue par la ministre de la Transition écologique, Barbara POMPILI.

Celle-ci, interrogée aux aurores sur une autre antenne (BFM TV), soutenait mordicus que le projet devant être initialement discuté à l’Assemblée nationale fin septembre était ajourné. Qu’à cela ne tienne, le membre du gouvernement concluait ses propos en évoquant un probable retour de la proposition dans l’hémicycle dès le printemps 2021.

Le sujet étant chaud brûlant, il était donc traité tout naturellement dans le talk-show du transfuge de RMC, Eric BRUNET, ce vendredi matin avec plusieurs invités sur le plateau.

Toutefois, l’une des oratrices qui devait se distinguer par ses propos n’était autre qu’Anne-Charlotte LAUGIER, que les Icaunais ont découvert par le biais de son site informatif, « Charlotte au Volant » et surtout, depuis cet été, en suivant les aventures rocambolesques de l’héroïne de son « Journal d’une Pétasse… ». Un livre qui a déjà dépassé les trois mille exemplaires.

 

 

Le malus auto à partir du poids : idée peu crédible ?

 

Si la spécialiste des essais automobiles préfère, et de loin, les berlines aux SUV, question de standing sans aucun doute, mais aussi de sensations ressenties derrière le volant du fait du centre de gravité du véhicule qui la positionne plus près du sol, elle n’aura pas manqué de tacler comme il se doit « la fausse bonne idée » gouvernementale du jour.

Catégorique sur le sujet, Anne-Charlotte LAUGIER en exégète de l’actualité automobile depuis la création de son premier support médiatique, « Eve Auto » en 2006, s’est montrée intarissable sur les comparatifs entre berlines et SUV, modèles dont les femmes sont pourtant très friandes. Mais, visiblement, cela n’est pas son cas.

Si la journaliste spécialisée pense qu’une hausse de la taxation est inéluctable du fait de la conception de véhicules de plus en plus gros et consommateurs en énergie de surcroît, elle pense a contrario que le gouvernement ne pourra pas inclure dans cette future mesure fiscale les véhicules électriques, hybrides et hybrides rechargeables.

Des arguments bien ciselés qui ont épaté les intervenants du plateau de LCI !

 

 

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