On le disait gaffeur, un tantinet sénile et plus du tout dans le vent. Très éloigné des préoccupations internationales afin de mieux se concentrer sur le seul univers américain et ses problématiques sociétales récurrentes. Un peu à l’image de son prédécesseur, le truculent et incontrôlable Donald TRUMP, voire à un degré moindre de celle du besogneux Barack OBAMA. Oui mais voilà. Il aura suffi que ce conflit inattendu éclate dans la vieille Europe pour que le président américain sorte enfin de sa réserve en tapant du poing sur la table. Enfin.

Et sur ce registre, Joe BIDEN, n’y va pas avec le dos de la cuillère ! Ne ménageant ni les effets en termes de communication, la rendant la plus solennelle et martiale possible, ni dans les expressions employées en s’adressant directement à son homologue russe, le traitant ainsi de « boucher ». Une « insulte », en temps ordinaire, pour la noble caste de ces professionnels de l’artisanat qui proposent sur leurs étals de la viande label Rouge mais qui ne sont pas destinataires de ces quolibets ! Mais, un mot qui in fine est très approprié pour qualifier l’action militaire du dictateur de Moscou depuis plus d’un mois en Ukraine.

 

 

Anticiper la suite des relations internationales avec la Russie…

 

Pris dans sa verve prophétique et combative, le président américain de passage en Pologne, premier rempart territorial de l’OTAN à l’Est, pour un voyage officiel de quarante-huit heures au plus près du terrain de la guerre, a dit tout haut ce que beaucoup de nos gouvernants pensent tout bas : « POUTINE ne peut plus rester à la tête de cet immense pays qu’est la Russie ».

Positionnant déjà sur l’échiquier des relations internationales, la possibilité d’un renversement du régime tyrannique du voisin de l’Est (ce qui est loin d’être évident en l’état actuel des choses même si la contestation contre le locataire du Kremlin gagne de jour en jour toutes les strates de la société russe y compris chez les militaires) et l’anticipation des futures relations bilatérales entre les deux puissances.

Avec son discours prononcé à Varsovie, lieu de chargé de symboles historiques contre le communisme, Joe BIDEN a mis l’index, plutôt le majeur en le tendant bien droit à la face de son adversaire, sur le point sensible de l’anticipation relationnelle à venir avec la Russie : la crédibilité honnie de Vladimir POUTINE dans le monde.

 

 

L’échec cuisant de POUTINE qui se voyait en pacificateur en Ukraine…

 

L’objectif des Occidentaux avec l’armada de sanctions économiques qui se sont abattues sur le pouvoir et ses différents cercles rapprochés (les oligarques), est de placer les dirigeants de ce pays totalitaire en position de faiblesse mondiale.

Un peu sur le volet des avantages financiers que l’on ne prête qu’aux riches, mais surtout en termes d’image en faisant de ces cibles distinctives des parias avec lesquels il ne faudra plus jamais compter.

Un savant calcul, certes très hasardeux mais guère probant pour le moment, qui pourrait en revanche porter ses fruits si par mégarde le conflit russo-ukrainien venait à s’embourber (ce qui semble être de plus en plus le cas après cinq semaines de combats) dans le temps. Ou à s’élargir ce qui ferait du « libérateur » de l’Ukraine un digne successeur de Joseph STALINE (son idole de toujours), à défaut d’Adolf HITLER. L’emblématique figure de proue du nazisme dont POUTINE a su adopter les mêmes méthodes aussi abjectes.

On sait depuis le début de cette guerre d’une sauvagerie comparable à celle de la Tchétchénie et de la Syrie que la théorie de POUTINE était d’envahir l’Ukraine et de mieux l’annexer à l’instar de la Crimée en un laps de temps record. Une poignée de jours à peine, coincés dans l’entre-deux période des Jeux Olympiques de Pékin. Sa trêve à lui, en somme !

 

 

L’argent comme vecteur déterminant dans cette guerre…

 

Or, par atavisme, suffisance, orgueil, stupidité et excès de zèle d’un seul personnage de sinistre facture, la conquête de l’Ouest de la Russie via les frontières de l’Ukraine se solde à ce jour en un retentissant échec pour une armée démobilisée qui ne progresse plus et se contente de pilonner sans relâche et à distance des cibles civiles à l’aide de ses missiles destructeurs.

Ou de faire appel à sa bande de vils mercenaires qui ne répondent qu’à la seule solde de l’argent pour faire le sale boulot sur le terrain : celui de l’extermination génocidaire. Un bémol toutefois dans cette obscure stratégie de bas étage, ces principes où l’argent coule à flot peuvent aussi se retourner contre son auteur puisqu’à ce jour  plusieurs contrats, émanant d’oligarques russes en dissidence avec le Kremlin, visent la tête du « boucher » de Moscou ! Pour des montants si astronomiques que même les cosmonautes russes embarqués à bord d’un Soyouz ne pourront jamais touchés : soit une manne de dix millions de dollars !

En réaffirmant l’unification sans faille de l’Alliance Atlantique si « les Russes venaient à toucher le moindre centimètre carré de l’un des pays de l’OTAN », Joe BIDEN ne peut être plus clair dans les messages probants qu’il délivre au reste du monde, la Chine comprise ! L’Oncle Sam amorce enfin son retour en première ligne en qualité de gendarme de la planète, garant de nos libertés et de nos démocraties.

On peut regretter cependant que de tels discours n’aient pas été tenus lors des décennies précédentes de la part de Washington qui a sombré dans une triste léthargie. S’ils l’avaient été martelés comme moyen de dissuasion, c’est sûr : POUTINE et ses sbires n’auraient jamais bougé le moindre orteil depuis leur tour d’ivoire…

 

Thierry BRET

 

Gare à la douloureuse ! Elle devrait être très sévère d’ici les prochaines semaines pour nos porte-monnaie déjà fort contrits de restrictions en tout genre. Pour ne pas dire les futurs mois qui se présentent à nous. D’autant que l’enlisement de l’armée russe en Ukraine, un bourbier imaginable qui pourrait être comparable à l’Afghanistan, semble être une évidence après quatre semaines de combats. Un risque de prolongement sans fin de ce conflit qui nous renvoie à nos livres d’histoire où guerre froide et menace nucléaire étaient une litote coutumière dans la propagande belliqueuse des années 50 et 60 entre les deux blocs. A l’Est comme à l’Ouest.

Les économistes ont déjà prédit que les conséquences financières de cet acte irréfléchi et de pure folie du dirigeant autocrate du Kremlin seraient considérables aux quatre coins de la planète. Personne n’y échappera. Nous, non plus, vu de l’Europe. Le coût journalier de la guerre est estimé à 20 milliards de dollars dans le pays agressé !

 

 

Réduire d’un degré la température de son habitat et porter des pulls !

 

A l’identique du premier choc pétrolier de 1973, la situation devrait perdurer très longtemps et mettre à bas bon nombre de systèmes financiers dont ceux des états et des structures entrepreneuriales qui n’y prennent pas garde. Sans omettre le bas de laine des concitoyens, déjà passablement émoussé par les crises successives que cette décennie comptabilise au compteur : celle des Gilets jaunes et celle de la COVID-19. Et on peut se réjouir avec délectation, nous ne sommes qu’en 2022 !

D’ailleurs, le mot d’ordre de nos gouvernants est sans appel. Notre réponse implicative et mobilisatrice à l’envoi de cette armada de 190 000 hommes digne de l’Union Soviétique dans un pays souverain et indépendant qu’est l’Ukraine est très claire. Pour lutter avec efficience face à cela, il suffit de réduire d’un ou deux degrés la température de son habitation, de porter un pull en mohair (youpi, la filière du textile va enfin renaître de ses cendres !), de pratiquer du sport pour dépenser des calories et se réchauffer intérieurement. Voire enfin, de circuler en covoiturage ou en empruntant les transports collectifs pour se rendre sur son lieu de travail. Ou vaquer, en les limitant le plus possible pour cause de déplacements, les autres occupations substantielles !

 

 

Harmoniser les transports en commun : une sinécure même dans sa famille !

 

« Ben voyons ! » dirait quelqu’un de la sphère politique nationale dont la première lettre du patronyme rappelle curieusement le cri de ralliement des héros de la Pravda se véhiculant sur des chars d’assaut ! Si ces artefacts de la résistance économique peuvent s’appliquer, admettons aux bobos parisiens et aux habitants de quelques métropoles bien pourvues en équipements, qu’en est-il de la grande majorité des Français qui ont choisi les aspects bucoliques et champêtres des campagnes !

Trouver un transport en commun digne de cette appellation, assurant des liaisons régulières au moindre coût, par chez nous, relève si ce n’est de la gageure d’un réel exploit ! Quant au covoiturage, n’en parlons même pas !

Il est souvent impossible dans un même foyer de pouvoir harmonieusement planifier ses trajets professionnels dans le couple. En outre, la gestion de votre progéniture à déposer à telle heure précise dans tel ou tel établissement scolaire démontre toute la complexité de pouvoir voyager en groupe au quotidien. Ne parlons pas du voisinage que l’on côtoie ou pas selon les cas de figure dans notre société articulée autour de l’individualisme et de la jalousie à tout crin. Il n’est pas certain que les solutions viennent de là.

Les geeks répondront avec conviction et enthousiasme qu’il existe une kyrielle de plateformes numériques favorisant les regroupements de voyageurs désireux parcourir les trajets ensemble. Oui, sans doute. A condition de ne pas tomber sur une quelconque arnaque et autre vilénie en tout genre comme il en existe de plus en plus sur les réseaux sociaux !

 

 

Vive les joies de la spéculation à outrance qui enrichissent toujours les mêmes…

 

C’est bien connu les malheurs des uns profitent toujours aux autres ; c’est-à-dire à ceux qui tiennent les manettes du pouvoir, n’est-ce pas messieurs les oligarques à la solde indéfectible du dictateur de Moscou qui s’en mettent plein les fouilles avec la hausse exponentielle des cours des carburants, du gaz, des céréales, des matières premières tel que le nickel et l’aluminium et de biens autres choses encore ?

Vive les joies de la spéculation opérationnelle organisée qui ne prive pas ces puissants personnages sans foi ni loi de leurs richesses abyssales ! Ni d’autres spécimens de la même espèce, le plus souvent moralisateurs, qui évoluent pourtant dans le monde libre, du côté des « gentils » !

Et ce ne sont pas les sanctions économiques, servies façon poudre de perlimpinpin chère à notre président de la République, (on gèle les biens immobiliers et autres yachts de ces milliardaires sans les saisir réellement afin de mieux les revendre pour rembourser les actes de guerre…), qui y changeront quelque chose.

 

 

Des formules toutes faites à vocation incitative…

 

Alors pour que les budgets des ménages français ne fondent pas comme neige printanière au soleil, il faut se réapproprier les vieux slogans combattifs des années 70 ; ceux que l’Etat nous bombardait à longueur de journées sur les ondes radiophoniques afin de nous motiver. Le plus célèbre d’entre eux était celui-là : « En France, il n’y a pas de pétrole mais on a des idées ! ». Cela supposait que l’on faisait fonctionner nos neurones pour adapter nos besoins à une conjoncture qui n’était guère flamboyante à l’époque. Cela at-il eu des conséquences heureuses ? La très dure crise économique qui devait suivre avec la fin de la sidérurgie et l’industrie fut considérable.

Nous avons mieux, désormais, à proposer comme formule sémantique à la limite du ridicule dans l’Hexagone : « C’est pas Versailles ici ! ». Pensez-y quand vous éteignez la lumière qui brille inutilement dans la salle de bains, à votre bureau ou dans la cuisine. Economies assurées et pouvoir d’achat garantis à l’avenir, c’est sûr en pratiquant cette bonne méthode de la responsabilité individuelle.

Mais, dites-moi, Versailles, ce n’était pas l’endroit si majestueux, empli de fastes et de prestige, où s’est déroulé le récent conseil européen qui a accouché d’une souris plutôt que d’une montagne dans la gestion de cette crise ?!

 

Thierry BRET

 

Forcément, il y aura des choses à dire. Tant l’année écoulée a été marquée par les soubresauts de la crise sanitaire avec son corollaire de contraintes et d’atermoiements pour les entreprises. Tout secteur confondu, et pas uniquement sur le seul volet de l’agriculture/viticulture demeurant son cœur de cible. La direction de la Banque Verte se projettera aussi sur les perspectives et enjeux du nouvel exercice qui se présentent à elle. Un exercice déjà entaché par un conflit inattendu à la frontière orientale de l’Europe…

 

DIJON (Côte d’Or) : C’est un rendez-vous dont les orateurs ont la parfaite maîtrise dans son approche organisationnelle. Une étape importante dans cette stratégie de communication inéluctable, mise en place depuis fort longtemps qui se greffe dans le calendrier à la suite de l’assemblée générale de l’établissement. Un moment de prise de contact directe avec les médias de la région qui n’en manquent pas une miette.

C’est sûr, pour les journalistes, il y a toujours quelque chose à glaner de cet exercice, une conférence de presse dédoublée dans l’Aube et la Côte d’Or (le respect identitaire de l’appellation de cette structure Champagne Bourgogne) qui permet de procéder à un large tour d’horizon d’une actualité riche en informations.

Et au vu du contexte actuel, entre la COVID et la guerre aux portes de l’Union européenne, gageons que les deux métronomes du Crédit Agricole, Jean-Yves REMILLET, président, et Emmanuel VEY, directeur général, auront des messages à faire passer.

 

 

En puisant dans le récent passé (presque un pléonasme tellement cette notion temporelle nous semble déjà très loin) avec le bilan d’une année 2021 où de multiples actions concrètes furent mises en place par la banque pour enrayer au possible les effets catastrophiques de cette crise sanitaire sans précédent dans l’ère moderne et la projection vers 2022, où les incertitudes dominent du fait de ce conflit évoquant de douloureux souvenirs aux seniors.

Bien sûr : il va de soi que les journalistes régionaux seront tout ouïe pour entendre (et surtout analyser) les messages qui seront adressés à l’intention des milliers de sociétaires d’un établissement qui a su surmonter les épreuves au cours de ces deux dernières années de ce tsunami planétaire qu'aura été la COVID.

 

Thierry BRET

 

Un premier carton. Puis, un second qui se remplit. Plein comme un œuf ! Contenant à ras bord pêle-mêle des produits d’hygiène, des shampooings, des savons, des tubes de dentifrice. Là, dans un autre endroit de la pièce qui sert de base arrière à cette opération humanitaire s’amoncellent les innombrables paquets de couches et les petits pots de lait. Les nouveaux nés. Bien sûr, qu’il est nécessaire d’y penser. Surtout lorsque l’on voit s’afficher en boucle sur les écrans de télévision ces femmes en pleurs qui se précipitent avec leurs enfants sous les bras hors les murs des maternités et cliniques lâchement bombardées.

Des images de guerre, à notre porte. Celle de l’Europe libre et démocratique même si des voix s’élèvent toujours parmi notre société bien-pensante pour parler injustement de dictature et de privations des droits et libertés dans l’Hexagone.

Justement, si ces personnes peuvent le clamer haut et fort aujourd’hui et à qui mieux mieux en toute impunité sans connaître les affres de la répression, c’est parce qu’elles ne vivent pas sous le joug de régimes totalitaires qui brisent les reins et les cœurs de celles et ceux qui osent s’exprimer. Comme à Moscou ou à Saint-Pétersbourg. Comme à Iekaterinbourg ou à Kazan. Comme dans d’autres métropoles de pays clairement identifiés sur cette planète déjantée qui appliquent le règne des ténèbres plutôt que celui de la lumière et de la concorde.

 

 

Un élan de solidarité pour aider celles et ceux qui sont en souffrance…

 

Partout en France, ou presque, puisqu’il reste toujours d’irréductibles villes et villages à l’inspiration frondeuse et contraire aux esprits d’initiative positive, se lève depuis une quinzaine de jours un véritable élan de solidarité sans précédent. Une lame de fond extraordinaire qui mobilise bénévoles, structures caritatives, collectivités, acteurs institutionnels et forces économiques. Des expériences uniques de soutien et d’implication personnelle envers un peuple européen, quasi frère même si non intégré à l’Union : celui de l’Ukraine.

Qu’il soit russophone, slave, ukrainien ou autres. Un maillon naturel de nos propres origines eurasiennes puisque les Européens de souche sont issus de cet ADN géographique qu’il ne faut pas ignorer. Des Européens de souche qui se voient aussi aider dans ces multiples opérations altruistes par des ressortissants de toutes confessions et de toutes les couleurs. De toutes nationalités, aussi ! Un vrai courant mondialiste qui œuvre ensemble, jeunes et vieux, retraités et actifs, femmes et hommes, ruraux et urbains, dans un seul but commun : sauver des innocents qui se font massacrer à longueur de journée parce qu’un homme et son régime l’ont décidé en imposant leur loi absurde de la terreur et de la souffrance. Et préserver la paix. Un élément de notre bien-être intérieur si fragilisé en cette période de troubles et d’effondrement des valeurs.

 

 

Se mobiliser pour la défense active de nos valeurs : la liberté et les droits…

 

Que faire alors, à notre humble niveau, pour contribuer à cette défense active de nos valeurs et de ce qui nous est cher depuis toujours ? S’investir aux côtés de celles et de ceux qui procèdent à ces collectes de denrées alimentaires et à ces produits de première nécessité indispensables à la survie !

Il en va de la survivance de ces millions d’enfants, de femmes et d’hommes qui se sacrifient comme un ultime rempart face à la barbarie d’un autre siècle. En mettant les mains dans le « cambouis » ! En expliquant à nos concitoyens le bien-fondé de ces actes gratuits de sauvegarde humanitaire. En quémandant, non pas une obole financière tel un malheureux SDF muni de sa sébile vivant dans la rigueur de l’hiver sur le trottoir d’à côté dont on ignore l’existence parce que nos regards ne veulent pas voir la réalité.

Mais, en récupérant ici une boîte de conserve qui servira de maigre pitance à l’un de ces réfugiés, des produits paramédicaux pour panser et désinfecter les plaies des blessés. Là, de la nourriture, aussi, denrées non périssables il va de soi, acheminées ensuite par des moyens logistique faisant appel à la générosité de professionnels au plus près du théâtre des opérations belliqueuses. A la frontière entre la Pologne et l’Ukraine. Vers la Hongrie, la Roumanie ou pourquoi pas la Moldavie.

 

 

La France des paradoxes qui réagit en toute liberté…

 

De belles initiatives fédératrices sont nées. Ici et là. En Bourgogne Franche-Comté, aussi. Comme à Besançon, où un artisan local, boulanger de son métier, Stéphane RAVACLEY (félicitations Cher Monsieur !), a réussi le tour de force de porter seul sur les fonts baptismaux de la réussite une opération extraordinaire en organisant un convoi humanitaire, fort de 24 véhicules et poids lourds, à destination de la Pologne. Des vêtements, de la nourriture et du matériel médical (tout ce dont ont besoin les réfugiés) ont été réceptionnés après un voyage de quarante-huit heures par la Croix-Rouge avant de l’acheminer vers l’Ukraine.

Et l’Yonne dans tout ça ? A Sens comme à Avallon, à Auxerre comme à Tonnerre, à Chevannes comme à Monéteau ou à Saint-Georges, à Joigny comme à Migennes (ailleurs aussi, évidemment), des collectes humanitaires se sont mises en place.

Via les collectivités. Via les associations caritatives et les clubs services. Via des collectifs, aussi qui se sont constitués à la dernière minute, en agrégeant bon nombre de structures volontaristes et respectueuses de cette cause.

Bien sûr, face à cela, il y aussi les éternels grincheux, les réfractaires à tout, les égoïstes de la première heure (« et nous autres, les Français, qui nous aident en ce moment ? » – sauf que les bombes ne tombent pas sur leurs têtes et que le système allocataire leur est dédié à l’infini !), les inféodés à d’autres causes (« et que fait-on pour la Palestine, l’Afghanistan ou la Syrie ? » - question légitime à bien des égards dont il faudra tôt ou tard un jour, apporter de vraies réponses…), les avares et les radins de tout poil qui sortent des magasins avec des chariots qui « dégueulent » de marchandises à ne plus savoir comment les consommer, les racistes viscéralement innés (« aider les Ukrainiens, vous n’y pensez pas, ce sont des « voleurs de poules » !), voire les rares partisans qui soutiennent les crimes de guerre de POUTINE (si, si cela existe aussi dans l’Yonne !). Bref : les Français et leurs contradictions, à l’état pur, mais dans un pays de liberté !

Heureusement, au vu des tonnes de produits qui sont récupérés, ces opérations de grande générosité sont un vrai succès. Riches ou pauvres y participent pleinement. Jeunes et vieux ne se posent pas de questions et agissent sur le terrain. C’est aussi cela la France cocardière que l’on aime. Et qui s’investit dans le même élan généreux, en son âme et conscience envers autrui…

 

Thierry BRET

 

 

 

Peu importe de ce qu’il adviendra in fine, au soir du 24 avril, on sait déjà que cette élection présidentielle 2022 restera à jamais gravée dans les annales de la vie républicaine. Mais, pas à cause de l’engouement immodéré qu’elle suscite aux quatre coins de l’Hexagone où plus de 40 % des Français disent se contrefiche de ce rendez-vous qui nous revient pourtant tous les cinq ans. Mais, parce que des éléments perturbateurs extérieurs vont très certainement en distordre les contours existentiels contre toute attente.

Si en 2017, l’ombre de Moscou planait déjà quelque peu sur les soutiens occultes à réserver à certains candidats en matière de financement de  campagne, ce sont ces mêmes Russes qui vont une nouvelle fois encore s’immiscer indirectement dans le jeu de la politique intérieure en pipant de manière plus que subliminale les résultats de ce double échéancier électoral.

Un sondage publié à date traduit cet état de fait. 33 % de nos concitoyens placent l’actuel et dramatique conflit opposant la Russie à l’Ukraine parmi leurs préoccupations principales auxquelles devra s’atteler le nouveau locataire du palais de l’Elysée.

Juste derrière le pouvoir d’achat qui en est un pur corollaire démonstratif avec la hausse exponentielle des prix applicable à tout ce qui se consomme ou presque en France et bien avant des thématiques plutôt « régaliennes » d’ordinaire à l’instar de la sécurité, de l’immigration ou de l’environnement.

 

 

Une vision gaullienne du mandat en incarnant un chef de guerre ?

 

Or, qui d’autre, que le président sortant incarne le mieux le cap stratégique à suivre dans ce contexte si particulier à la limite de l’apocalyptique, selon bon nombre de nos compatriotes même les plus réfractaires envers le personnage ?

Se muant en véritable chef de guerre de cette défense passive qui prend ses sources sur la batterie de sanctions économiques internationales prises à l’encontre de Moscou et des intérêts de ses oligarques, Emmanuel MACRON gère le dossier à bras le corps, mouillant la chemise, ne comptant pas ses heures et ne se rasant plus de près (l’excellent coup de communication de ces clichés distillés sur les médias !), descendant presque de son piédestal jupitérien inaccessible pour apparaître comme un être humain à part entière. Comme vous et moi !

Conséquence immédiate de ces images relayées abondamment via tous les canaux de diffusion : la cote de popularité du leader emblématique des Marcheurs s’est envolée dans les sondages d’opinion pour tutoyer les 28 à 29 % d’intentions de vote dès le premier tour. Un palier, jamais atteint à ce jour depuis le lancement de la campagne. Un palier qui a même dépassé les 30 % de préférence publique ce samedi 05 mars, pour la toute première fois.

A croire que dans l’imaginaire collectif, Emmanuel MACRON a troqué sa panoplie de dirigeant gestionnaire de la France pour une vêture plus guerrière, à la façon gaullienne d’un Général renégociant les accords de Yalta en insistant avec fermeté sur les intérêts de l’Europe, ou d’un Robin des Bois de la diplomatie tentant d’amadouer un POUTINE cynique et insatiable pour faire basculer la paix dans son escarcelle.

Toutefois, sur ce dernier point, force est de constater que pour l’heure l’ogre du Kremlin a conservé son gargantuesque appétit d’innocentes victimes ukrainiennes à avaler sous le poids des missiles et des bombes, que certains disent peut-être à fragmentation.

 

 

Une déclaration officielle sur le fil du rasoir le jour de la clôture…

 

De quoi envoyer pour longtemps croupir le tyran moscovite dans les geôles de la Cour pénale de La Haye au motif de crimes contre l’Humanité et de crimes de guerre en prenant juste un aller simple à bord d’un Tupolev de la compagnie AEROFLOT dans la soute !

Faut-il craindre, pour le pluralisme des idées, le plaisir électoral que ces joutes verbales suscitent d’ordinaire à travers ses débats et tout bonnement la démocratie, que cette présidentielle 2022 soit d’ores et déjà pliée ?  

Déjà, l’acte de candidature du président en chair, diffère des autres prétendants à cette course à l’échalote. Certes, Emmanuel MACRON l’avait maintes et maintes fois répété à qui voulait l’entendre ces dernières semaines : il serait le Président de tous les Français jusqu’à la dernière minute de son mandat. En quoi cela semble logique et légitime.

Mais, la très (trop ?) longue attente devant précéder sa déclaration officielle à sa succession élyséenne s’avère être du même acabit. Ne pouvant dépasser les limites de la date d’expiration qui clôture le dépôt des candidatures, soit le 04 mars, Emmanuel MACRON a donc rompu le silence.

Utilisant deux moyens plutôt orthodoxes (cela tombe bien au vu du contexte !), la publication de sa déclaration via les relais très suivis que sont les médias de la PQR, presse quotidienne régionale, la nationale et les réseaux sociaux. Une première vidéo le montrant, en plein travail à son bureau en chemise et en portrait avec lumière d’ambiance réflexion, augure d’autres rendez-vous filmés dont il devrait parsemer la petite quarantaine de jours nous séparant du 10 avril sur les canaux habituels.

Créant ainsi un effet d’annonce majeur dans le paysage médiatique de l’Hexagone renvoyant aux calendes grecques les autres candidats dont certains ont été moins bien lotis en termes de couverture d’image (n’est-ce pas Philippe POUTOU en attente de justification de ses cinq cents parrainages dès lundi !).

 

 

La barre des 30 % d’intentions de vote atteinte à cinq semaines de l’échéance…

 

Caracolant en tête du peloton avec 30 % des intentions de vote, avec quatorze points d’avance sur sa dauphine Marine LE PEN, et bien plus sur un groupe composé de Valérie PECRESSE, Eric ZEMMOUR et Jean-Luc MELENCHON, le président-candidat semble déjà avoir pris une sérieuse option pour figurer au second round de ce scrutin qui depuis le début de l’invasion russe s’étiole quant à la passion qu’en éprouve les Français.

Est-ce à dire que l’alignement très favorable des planètes dont bénéficie Emmanuel MACRON pèse déjà dans la balance (présidence de l’Europe, président sortant, médiateur international et chef de guerre des sanctions économiques) des futurs résultats ?

Le fil semble très ténu, il est vrai. Même Jean-Pierre RAFFARIN, Jean-Pierre CHEVENEMENT, Jean-Pierre SOISSON et d’autres vieux barons de la politique le soutiennent alors que le silence assourdissant de Nicolas SARKOZY vis-à-vis de Valérie PECRESSE persiste de manière insistante aux oreilles des suiveurs des Républicains.

Décidément, les Russes, maîtres incomparables des jeux d’échec, ne manquent jamais l’occasion de se distinguer pour brouiller les pistes de près ou de loin de l’échiquier politique mondial et de ses enjeux électoralistes. Selon la conjoncture ou les évènements. La guerre contre l’Ukraine aura nécessairement des conséquences inévitables lors des deux tours de scrutin du mois d’avril. Quoi qu’en pensent Nicolas DUPONT-AIGNAN rageur contre le bilan du quinquennat écoulé ou Laurent WAUQUIEZ qui a traité Emmanuel MACRON de « dictateur » juste avant de se reprendre de sa gaffe.

Mais oups : il était déjà trop tard !

 

Thierry BRET

 

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