Aujourd’hui, l’Ukraine. Demain, à qui le tour ? Quatre jours auront suffi pour renvoyer l’Europe (le monde ?) vers les affres impensables de ces conflits barbares qui salissent l’Humanité. De ceux qui occasionnent d’innombrables pertes et détruisent une société. Broient des familles entières, tuent les fils et les pères, les cousins et les oncles. Sans omettre les femmes et leurs enfants. Anéantissent des populations qui n’ont que deux optiques envisageables en guise de solutions : l’exode sur les routes ou prendre les armes.

Et si demain, nous autres, les Européens de l’Ouest, vivions sous le joug du dictateur paranoïaque de Moscou ? Que ferions-nous ? Au vu de la tournure des récents événements, cette question, beaucoup se la posent. A date, ce sont nos « frères », dans leur large majorité résolument pro-européens, qui en paient le tribut le plus lourd. Pilonnés sans répit par des armes de destruction massive. Envahis par une force d’occupation qui n’est pas la bienvenue, elle qui prétend « maintenir la paix et libérer des néo-nazis et des drogués qui les gouvernent » les populations en proie à un « génocide » !

Ces mots sont ceux prononcés par Vladimir POUTINE, lui-même ! Un président d’une fédération des républiques de Russie (un grand pays) en proie à un délire schizophrénique existentiel patent.

Un homme enfermé depuis deux ans du fait de la COVID dans son « bunker » de la Place Rouge (tiens, tiens, cela ne vous rappelle pas un autre triste sire de sinistre mémoire de l’Histoire) qui a perdu le sens des réalités. Un homme prêt à tout pour en découdre avec la Terre entière (à quelques exceptions près, tout de même), et qui se trompe d’époque, confondant impérialisme et modernisme, autocratie et démocratie, liberté de pensée et privations (celui de son peuple qui n’ose s’exprimer et qui vit dans une rare précarité économique), un homme qui ne respire que pour la haine et la guerre. Pointant du doigt l’ennemi héréditaire : l’Occident.

 

 

Pouvons-nous admettre les vociférations nucléaires à peine voilées sur l’Occident ?

 

Faut-il croire cet individu lorsqu’il évoque le principe de négociations avec la présidence ukrainienne en vue d’un cessez-le-feu sur un terrain où la neutralité rime avec complicité, c’est-à-dire la Biélorussie, autre théâtre de jeu ubuesque d’un pauvre pantin tout acquis à sa cause ?

Peut-on encore accorder un zeste de confiance à ce digne héritier de Staline qui menace la Finlande et la Suède d’interventions militaires appropriées si ces pays, dont l’indépendance n’est plus à démontrer, demandaient leurs adhésions à l’Alliance Atlantique de l’OTAN ?

 

 

Doit-on accepter sans bouger le petit doigt que ce chantre du totalitarisme névrosé, arguant de sa supériorité militaire à tout crin, allant même jusqu’à nous menacer à demi-mots de représailles nucléaires, puisse souffler le chaud et le froid sur nos existences pacifiques à sa guise et selon ses caprices du jour ?

Bien sûr que non ! Quatre jours après avoir lancé dans le grand marigot puant de la guerre ses troupes d’élite pour conquérir l’Ukraine et renverser son gouvernement élu démocratiquement, force est de constater, qu’au-delà du bilan humain (terrible pour sa propre armée), les résultats tactiques et stratégiques du maître du Kremlin sont très loin des objectifs escomptés avant le conflit.

 

 

Placer la Russie au ban de la communauté internationale…

 

Non seulement, le gouvernement de Kiev dirige toujours le pays avec bravoure et fierté. Mais, en outre, l’ennemi public numéro un, le « comédien » président Volodymir ZELENSKY, lui tient tête avec panache et courage !

Un acteur qui, certes, a pris les rênes de la gouvernance grâce à la volonté du peuple et des suffrages, qui vient de gagner l’estime de la communauté internationale, en symbole de la résistance unifiée autour de ses partisans. Un comédien, un vrai, qui mériterait d’obtenir tous les Césars et les Oscars du monde parce qu’il ne fait pas semblant dans son rôle de héros, défenseur de son peuple et de ses libertés…

C’est là, la première erreur du président russe. Les risques d’enlisement sont énormes car le conflit ne fait que commencer. Vladimir POUTINE voulait son « Afghanistan », à coup sûr, il va l’obtenir !  

Seconde absurdité analytique : la faiblesse supposée de l’Europe et de l’OTAN. Qui montrent les dents depuis quatre jours, en renforçant leurs dispositifs militaires aux frontières de l’Est, en envoyant les devises et les moyens de combattre de manière défensive l’invasion russe en Ukraine. POUTINE souhaitait la division de ce vieux continent démocratique aux pieds d’argile ? Que nenni !

Il a eu pour réponse une bordée de contraintes économiques et financières qui vont le priver lui, et les oligarques affidés à sa cause, une poignée de nantis, d’une manne capitalistique fondamentale. Un robinet précieux aux effets gigognes à long terme.

La troisième erreur, la plus grave, c’est d’être mis au ban de la communauté internationale. Les milieux sportifs ont été les premiers à réagir. Avec fermeté et sans état d’âme pour sortir des instances évènementielles la Russie (et la Biélorussie, au passage). Un sillage qu’il serait bon d’appliquer à toutes les strates environnantes qui nous tiennent à cœur et qui possèdent une réelle influence en termes d’images et de relations publiques : la culture, les arts, les jumelages, l’éducation, les sciences, etc.

Il a beau avoir fait « KGB troisième année », Vladimir POUTINE est devenu depuis le 24 février 2022, date à jamais gravée dans l’histoire, un paria de notre société.

A exclure désormais de toute institution internationale. Avec lequel, il ne faudra plus jamais composer. Il est grand temps de soutenir, a contrario, la diaspora et celles et ceux de ces citoyens russes, innombrables victimes quotidiennes de la répression, qui osent avec beaucoup de courage et de pugnacité descendre dans les rues pour défier les forces de l’ordre en dénonçant les mensonges de cette propagande, venue d’un autre âge. Celle de la bêtise humaine, à la recherche du pouvoir absolu et qui entraîne irrémédiablement le monde vers la chute…

Aujourd’hui, peuples européens et du monde, nous sommes tous des Ukrainiens !  Alors, résistons !

 

Thierry BRET

 

 

 

« Chers amis de France Inter, et allez..., ce matin encore ce 20 février 2022, c'est le tour d’une députée LREM qui parle de son expérience de jeune parlementaire. Quelle « audace », cette interview d'une jeune députée LREM ! Bien entendu, j’aurais pu en rester là, être en colère ou pas, et ne rien vous dire... parce que certains d'entre vous (pas tous j’espère) allez prendre la remarque d’un quidam quelconque (comme moi qui signe ce papier) en vous disant : encore un criticailleur de journalistes, un criticailleur des rues et/ou des ronds-points (pour rester poli). 

 

BILLET : Que se passe-t-il... à/sur France Inter ?  Pourquoi si peu d'indépendance ? Où est le pluralisme qui respecte les auditeurs ?  Elle est où l'égalité du temps de parole en ce temps d’élection ?

Cousues de fil blanc, ces interviews, sur un ton feutré, comme celle de ce matin, 20 février 2022 : elles sont insupportables ! D’autant qu’elles n’apportent rien de rien, sinon de faire un peu de pub (copinage peut-être ?) à une avocate qui va retrouver (peut-être) la vie civile et son cabinet d’avocate, si j’ai bien entendu car, avec mon amie-amour,  je buvais mon café tout en regardant le ciel nuageux.

Les bras ne m'en tombent pas (cette expression est redevenue trop à la mode), bien au contraire, mes bras montent au ciel et je me dis en écoutant cette interview si pauvre, si petite !

Ô mon dieu, qu’est devenu France Inter ?

Encore un journaliste (en l’occurrence une) qui ne respecte pas ce si beau métier.  À « l'Huma », journal d’opinion, on peut comprendre qu'on privilégie des interviews de communistes mais sur France Inter ? Radio de tous (?) les Français, qu’ils soient noirs, blancs, jaunes, rouges...de toutes confessions...

 

Des médias qui n’ont pas les mains libres et sont inféodés aux politiques…

 

Bref, vous ne devez pas sortir souvent des studios et vos masques vous couvrent les oreilles, semble-t-il, sinon vous entendriez bon nombre d’auditeurs qui s’indignent de ces grosses ficelles et de ce genre d'interviews...

Bref, vous avez beau dire et répéter, presque chaque matin, « France Inter est la radio la plus écoutée de France », beaucoup d’auditeurs ne sont pas dupes et moins polis que moi.

Chers amis de France Inter, ce n'est pas une colère, c’est un constat !

Et loin de moi de critiquer tous les journalistes (de France Inter ou d’ailleurs...) mais vous devriez vous battre pour plus de pluralisme car même si vous vous en défendez, vous n’êtes pas libres et certains ne sont que les porte-paroles de l’AFP (ou d’agences équivalentes) et trop souvent les porte-paroles de LREM et du chef de l’Élysée. 

Ai-je eu raison de passer du temps pour vous dire cela ?

Malheureusement, je sais que comme vous le faites lors des émissions de 8h20 où vous claironnez « appelez-nous » même deux minutes avant l’interview alors que depuis 30 à 40 minutes, les auditeurs retenus pour l’antenne ont été choisis et que vous n’en passerez qu’un ou deux après avoir dit et répété aussi «ce matin il y a de très nombreux appels, appelez-nous vite, joignez le standard au 01 45 24 70 00 ». Là aussi la ficelle est grosse !

Par souci de non anonymat, je signe de mon nom Gérard Gaillard, auditeur régulier de France Inter.

 

Gérard GAILLARD

 

Communément, on appelle cela une « prise de guerre ». Un terme plutôt mal venu au vu du contexte international actuel, je vous l’accorde. Mais, indéniablement, ce fait stratégique se renforce au fur et à mesure que le temps presse et nous rapproche du premier tour de l'élection présidentielle, le 10 avril.

C’est un jeu de chaise musical inhabituel et on ne peut plus surprenant pour les suiveurs de cette échéance électorale capitale qui nous revient tous les cinq ans. Un drôle de jeu qui pousse les citoyens à se poser de multiples interrogations sur le bien-fondé de la politique surtout quand celle-ci est devient de plus en plus politicienne. En s’éloignant le plus possible des notions de philanthropie dans les esprits !

 

Un cas d’école où les actes ne sont pas assumés jusqu’au bout : celui d’Eric WOERTH…

 

Voyez plutôt ! Ancien ministre du Travail et du Budget sous l’ère de Nicolas SARKOZY, le président de la commission des Finances de l’Assemblée nationale Eric WOERTH vient d’apporter son soutien, non pas à la candidate légitimée au soir du congrès du 04 décembre de sa propre famille des Républicains dont il fut le secrétaire général, mais au Président de la République Emmanuel MACRON !

Une onde de choc qui a secoué le cocotier de la droite et du centre droit ! Plus qu’une défection, c’est une fin de non-recevoir absolue, façon joli soufflet administré au visage de Valérie PECRESSE que vient de porter là, en estocade, le député de l’Oise, devenu rebelle à sa cause et à sa famille originelle.

Lui qui dézinguait à boulet rouge il y a peu encore les actions du locataire de l’Elysée vient de nous rappeler que l’opportunisme règne en bonne et due forme dans cette sphère de l’intelligence et du calcul millimétré au cordeau qui se nomme le pouvoir. Au service des intérêts personnels ?

Ah, cet « esprit de famille » dont les ténors de la droite, du centre et de la gauche réunis, sans omettre ceux des formations souverainistes qui s’y mettent aussi en nous rabattant les oreilles à chaque meeting et autre intervention audiovisuelle, demeure un docte principe dans la France d’aujourd’hui !

Un esprit de famille qui, hormis pour les puristes et celles et ceux qui croient encore aux vertus de la loyauté indéfectible (ils sont en voie d’extinction comme certaines espèces animales) a bon dos et ne tient plus qu’à un fil dans ces multiples péripéties de girouette se mouvant sous tous les vents et les selon les opportunités !

Car, bien sûr, quand on tourne casaque à ses convictions primaires, il faut en assumer ses actes. Ce que n’a pas manqué d’oublier de faire l’ancien maire de Chantilly en ne démissionnant pas de la présidence de la commission des finances de l’Assemblée nationale, habituellement occupée par un représentant de l’opposition !      

Depuis, les députés de gauche comme de droite et d’ailleurs, membres de ladite commission, protestent à qui mieux mieux contre le refus du député de l’Oise de descendre de son perchoir.

Devraient-ils se mettre en grève au nom du sacro-saint principe de l’esprit d’équilibre démocratique à respecter au sein des institutions nationales ? Ou doivent-ils démissionner en bloc afin de faire préserver les droits de l’opposition ?

Pour l’heure, la situation, peu médiatisée, est ubuesque au plus haut niveau au sein de la vénérable commission (l’une des plus importantes à œuvrer au Palais Bourbon) parce que le député de l’Oise ne déroge pas de sa ligne stratégique.

Il a fait entendre qu’il ne rendrait pas les armes en quittant le poste pour lequel il a été désigné en 2017. Et s’est fendu d’une phrase qui a provoqué l’ire de ses collègues députés : « je ne soutiens pas le premier mandat d’Emmanuel MACRON, j’ai dit que j’allais soutenir le deuxième mandat du chef de l’Etat… ».

Effectivement, une nuance linguistique qui a toute son importance dans la résultante ce  ces faits !

 

 

Trahisons à tous les étages dans le paysage politique national…

       

Mais, ces querelles et trahisons en tout genre entre ces personnes de bonne compagnie qui évoluent dans le même sérail politique, ne sont pas à l’apanage des seuls Républicains.

D’ailleurs, leurs militants attendent toujours un geste de soutien public de leur ancien leader, le charismatique Nicolas SARKOZY, très silencieux et qui n’a pas pipé mot après sa rencontre avec une Valérie PECRESSE qui peine à retrouver de l’élan dans les sondages, suite à son meeting parisien raté, tant au plan de la communication que de l’oralité.

A gauche, les coups bas assassins entre amis de « trente ans » prolifèrent à profusion depuis plusieurs semaines. C’est Ségolène ROYAL qui porte sa préférence sur l’un de ses ennemis héréditaires de toujours, Jean-Luc MELENCHON, appelant au vote utile !

Le leader de La France Insoumise trouve enfin grâce à ses yeux, elle qui l’a combattue si longtemps. Un revers cinglant destiné à la socialiste Anne HIDALGO qui n’avait pas besoin de cela pour sortir la tête de l’eau et émerger des limbes abyssales dans lesquelles l’ont fait plongées la candidature inopinée de Christiane TAUBIRA et le rejet des Français, par sondages interposés, de la voir endosser le rôle de chef de l’Etat !

C’est le cas de l’ex-égérie du mitterrandisme, Elisabeth GUIGOU qui adresse un message fort à La République en Marche en soutenant Emmanuel MACRON. L’ancienne ministre de la Santé, Marisol TOURAINE, vient de faire de même.

 

 

Que dire des départs façon « on quitte le navire qui flotte sur les eaux bleu marine » de toute une escouade de seconds couteaux qui officiaient jusque-là au Rassemblement National ? Exit Damien RIEU ! Exit Nicolas BAY ! Exit Gilbert COLLARD (un peu moins second couteau car disposant d’une aura médiatique plus importante), partis naviguer sur la mer des Sargasses (?) de « Reconquête ! », le nouvel appareil du polémiste inattendu pouvant jouer un rôle dans la sphère politique, Eric ZEMMOUR ! Un candidat qui à date se plaint de ne pas recueillir le nombre de parrainages nécessaires d’ici le 04 mars et pourrait être absent des joutes électorales !

Ce « mercato » électoraliste, digne de l’intersaison footballistique, donne le tournis ! On y perdrait presque son latin au vu de certains ralliements de circonstance ! Sauf pour le président, pas encore candidat officiel, qui au vu de tous ces atermoiements et autres coups de poignards, gagne la mise au final.

Une certitude : en faisant éclater toutes les barrières des partis traditionnels au nom de la porosité pluraliste depuis 2017, Emmanuel MACRON a recomposé un paysage politique qui ne peut que lui être profitable dans sa quête à la réélection. En siphonnant les deux formations traditionnelles de ses membres influents (LR et PS). En déstabilisant ces partis fondamentaux au point de les précipiter dans leur chute ?

 

Thierry BRET

 

 

Nous sommes donc sur le fil du rasoir. Voilà comment la planète Terre se réveille en cette journée dominicale du 13 février. Il ne suffit en fait que d’une petite étincelle, une flammèche, pour que le monde ne bascule dans l’horreur et ne s’embrase, une fois de plus. Une simple provocation à venir. Un infime geste belliqueux qui pourrait mettre le feu aux poudres et déclencher un conflit aux conséquences irréfléchies et incalculables.

En l’espace de vingt-quatre heures, tout s’est accéléré à la vitesse de croisière d’un missile balistique tiré au nez et à la barbe de tous par la Corée du Nord !

Multiplication des gesticulations belliqueuses des troupes russes amassées aux frontières de l’Ukraine, grandes manœuvres de l’Armée Rouge sur les terres de Biélorussie – ceci dit, un pays qui est déjà totalement annexé depuis le début de la crise par le bras militaire de Vladimir POUTINE dans l’indifférence générale de l’opinion internationale ! – et parade grandiloquente de la flotte russe sur les eaux de la mer Noire. Une navigation en eaux troubles, il va de soi !

Voilà que notre monde qui nous fait vivre notre quotidien façon existence morne plaine depuis bien trop longtemps, composé d’inflation galopante, de maladies en tout genre, de plans sociaux à répétition, de mouvements contestataires anti tout à longueur de journées, de crises sanitaires retentissantes, de faits divers tragiques ou de promesses électorales irréalisables, se réveille face à une nouvelle réalité, la tête enfarinée et la gueule de bois.

Une guerre grandeur nature qui se profile aux portes de l’Europe !

 

 

Un réel danger pour la Russie si elle décidait d’entrer en guerre…

 

Aie, aie, aie : ça sent donc vraiment le roussi à près de deux mille kilomètres de Paris ! Un sentiment de malaise qui, immanquablement, peut nous plonger dans les limbes, soixante-dix-sept ans plus tard, d’une situation inextricable rappelant toutes les réminiscences de la Seconde Guerre mondiale.

Sans tomber dans l’ivresse de la dramaturgie et du pessimisme à tout crin – même si 61 % de nos compatriotes le sont pour diverses raisons et consomment abusivement des anxiolytiques prescrits par leurs généralistes -, la situation est très sérieuse, à la limite du gravissime et de l’inéluctable.

Pour autant, sommes-nous à la veille d’un hypothétique conflit, pouvant dégénérer en crise mondiale à l’échelle de ce que furent les années 39/45 ?    

Tous les avis des spécialistes, et ils sont nettement moins nombreux à venir s’exprimer sur les plateaux des chaînes audiovisuelles en boucle que ne le furent les praticiens au moment fort de la crise de la COVID, se mettent d’accord sur un point : si elle décidait de provoquer cette guerre, la Russie dont l’économie est exsangue à bien des égards éprouverait les pires des difficultés pour maintenir son appareil financier en l’état.

Tous, précisent aussi que seul le maître du Kremlin détient à l’heure actuelle les clés de la solution de sortie de crise pour parvenir à une réelle désescalade de ce contexte qui s’envenime par poussées de fièvre alarmistes et reprendre ainsi le cours de négociations sérieuses dans un climat apaisé.

 

 

L’Ukraine veut rejoindre l’OTAN et l’Union européenne : le dilemme…

 

Mais, force est de constater que de climat apaisé, il n’y en a pas à date. D’autant que les Ukrainiens sont sur la défensive depuis que la Crimée en 2014 a été annexée manu militari par les soldats russes et que le Donbass est devenue une région séparatiste à la solde de Moscou.

Bref : c’est l’imbroglio absolu qui sert de première toile de fond explicative à cette tragédie grecque qui n’a rien d’antique, malheureusement.

Secundo, l’élargissement à l’OTAN de la plupart des pays de l’Est européen ces dernières années n’a rien arrangé. L’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord, sous la férule puissante des Etats-Unis, a renforcé en son sein la coopération politique et surtout militaire entre les pays européens (à l’origine de l’Ouest) et ceux du continent nord-américain. Des choses qui assuraient le respect de l’équilibre de la dissuasion, durant les grandes années de tension des années 50/80 (la guerre froide) entre les deux blocs, l’Est et l’Ouest.

Or, la chute du Mur de Berlin et l’effondrement de la puissance soviétique dans les années 1990 ont tout chamboulé, condamnant au morcellement d’une partie de l’URSS et son éclatement en de multiples états, plus ou moins satellites à sa cause.

D’où le retrait significatif mais provisoire de l’influence de Moscou sur la scène internationale. Une mise au pilori que Vladimir POUTINE, ex-dirigeant du KGB, n’a jamais digéré, il va sans dire.

 

 

Les paradoxes de l’Histoire : le retour aux années 1938/1939…

 

Or, l’homme fort du Kremlin n’a eu de cesse durant toutes ces années de pouvoir à la tête de la présidence de la fédération russe de redorer le blason de la grande URSS, et de reconquérir pas à pas chaque pouce de territoire de l’ex-Union Soviétique afin de la remodeler dans le temps présent. Un univers façon puzzle à reconstituer où la patience est d’or et l’enhardissement après chaque succès ne fait que le conforter dans sa ligne stratégique indéfectible.

La Biélorussie n’est à ce titre qu’un semblant d’état indépendant inféodé à 100 % à la volonté et à l’hégémonie du président russe. Quant à l’Ukraine, l’ex-grenier à céréales et porte d’accès à la mer Noire, est à remettre très vite dans le giron du soviétisme renaissant. Là où le bât blesse, c’est que cette jeune démocratie porte des yeux de Chimène à l’Europe et à la démocratie, synonyme de libertés. Les annexions de la Crimée et du Donbass se sont révélées être les premiers coups de butoir de l’impérialisme russe dans cette région de la planète. La conquête de l’Ukraine toute entière, si elle était autorisée sans que rien ne se fasse pour la contrer, deviendrait alors une extraordinaire prise de guerre pour Moscou. Un laissé faire pour la suite de sa conquête.

Un sésame absolu pour que demain l’envahissement des pays Baltes (Estonie, Lituanie, Lettonie) ne devienne qu’une simple formalité. Un blanc-seing accordé à Vladimir POUTINE avant pourquoi pas de rallier la Pologne, la Hongrie, la République tchèque, la Roumanie, la Moldavie, la Bulgarie, la Slovaquie…sous son joug.

Etrange paradoxe de l’Histoire : cela ne vous rappelle pas quelque chose qui s’est situé entre 1938 et 1939 ?

Thierry BRET

 

Théâtre de l’opération : le marché couvert de Sens. Construction architecturale emblématique et admirée de tous. Un symbole de la ville la plus septentrionale de l’Yonne, choisie à son époque par les premiers Capétiens. C’est ici que France 2 invitera ce vendredi 11 février le Premier ministre Jean CASTEX à réagir à chaud aux questions des Français sur le pouvoir d’achat. Le chef du gouvernement sera soumis aux interrogations de notre confrère Julian BUGIER…

 

SENS : Invité exceptionnel pour l’édition du journal télévisé de 13 heures, ce vendredi 11 février sur l’une des antennes de France Télévisions. Le Premier ministre Jean CASTEX se livrera à un exercice inhabituel en répondant directement aux questions des Français (en l’occurrence du Sénonais) sur l’une des préoccupations sociétales du moment : le pouvoir d’achat.

Proposé par France 2, ce rendez-vous audiovisuel sera retransmis dans les conditions du direct depuis le marché couvert de Sens, totalement investi par les équipes techniques et la réalisation du JT.

Accueilli par le présentateur de ce rendez-vous suivi par bon nombre de Français, Julian BUGIER, le chef du gouvernement abordera le sujet après avoir écouté et entendu une demi-douzaine d’Icaunais, présents sur le plateau.

Les équipes de France Télévisions ont pris soin de contacter en amont le service de communication de la Ville. L’idée de base étant de délocaliser en province le journal télévisé afin d’y accueillir le Premier ministre à moins de trois mois de l’élection présidentielle.

 

 

 

Rappelons que Sens, située à quelques encablures de Paris, accueille régulièrement des équipes de tournages cinématographiques.

« Ce sera un bel éclairage pour notre ville, a confié Philippe BLANCHOZ, responsable de la communication, très satisfait de l’accueil de cette grande première audio dans sa ville.

On ne sait pas en revanche si Jean CASTEX aura le temps de saluer les autorités locales lors de ce déplacement sans doute très minuté. On pense notamment à Marie-Louise FORT, présidente du Grand Sénonais et édile de Sens.

D’autant que peu de temps auparavant, le président du Sénat Gérard LARCHER et le président de la Région Auvergne-Rhône-Alpes Laurent WAUQUIEZ participeront à une table ronde à Paron sur le devenir de la santé !

Sens, plaque tournante de la vie politique hexagonale : c’est une certitude !

 

Thierry BRET

 

 

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