Une poule n’y retrouverait pas ses poussins ! Ni un bambin qui serait en quête des traditionnels œufs en chocolat cachés dans le jardin, prétextes à la fameuse chasse pascale !

Entre les reports successifs des rendez-vous, les annulations prises à la dernière minute, l’accumulation à tout crin des visioconférences, la mise au repos forcé induisant le chômage partiel et la pratique du télétravail au beau milieu de sa progéniture, il est bien difficile de vivre avec un réel enthousiasme son statut de personne en activité professionnelle aujourd’hui.

Force est de constater que le moral des entrepreneurs, de leurs cadres et de leurs salariés se situe bien en deçà du niveau de leurs chaussettes avec une pandémie qui n’en finit pas de persister. Et dont on ne voit pas le bout du tunnel…

D’ailleurs, ce ne sont pas les annonces faites la semaine dernière par le président Emmanuel MACRON inhérentes à la nouvelle épreuve que représente ce pseudo confinement de troisième génération qui en modifient profondément la donne.

Le monde du travail, très perplexe et terriblement inquiet, ne sait plus à quels saints se vouer pour y voir plus clair dans sa feuille de route organisationnelle.

Avec ces nouvelles mesures des plus restrictives, voire complexes à la compréhension du commun des mortels quant à sa liberté d’agir et de se mouvoir, qui ont été prescrites juste avant le week-end de Pâques, gageons que beaucoup de nos concitoyens attendent avec impatience désormais l’heure de la résurrection de leurs entreprises et de leurs activités ! 

Et encore, diront les puristes, cela ne concerne finalement que celles et ceux de ces actifs qui exercent leur savoir-faire dans une filière ayant toujours voix au chapitre des choses dites incontournables.

 

Le jeu d’équilibriste des entreprises pour pouvoir subsister…

 

Il ne faut pas oublier que bon nombre de corporations, et non des moindres à l’instar des filières de la culture, du tourisme, de l’évènementiel, des arts de la table, de l’hébergement, des loisirs de la nuit, des commerces et artisans qualifiés de « non essentiels » ont été placés bien malgré elles au ban de l’activité économique.

Une mise à l’écart illogique telle des rebuts de la société dont il faudra tôt ou tard assumer les conséquences psychologiques bien au-delà du simple aspect financier.

Comment faire face alors à ce contexte sociétal et professionnel irréversibles dont personne ne prévoyait l’existence qui ne cesse d’empirer au fil des mois ?

L’adaptabilité, la souplesse d’esprit, l’innovation permanente, la créativité… : chacun de ces termes représente cette somme de préconisations potentielles que les directions des ressources humaines mettent dans la balance en guise d’inéluctables arguments positifs pour survivre.

Certes, ils ont le mérite d’exister. Mais, ils ne possèdent pas tous des vertus cardinales en ces moments si délicats. On le sait, statistiques à l’appui, si deux tiers des entreprises de l’Hexagone ont mis en place des quotas pour limiter le nombre de salariés en présentiel, chacune s’organise comme elle le peut au quotidien dans le seul souci de pouvoir subsister.

En tâtonnant à qui mieux mieux dans sa manière d’appliquer une stratégie cohérente et sans trop savoir de quoi demain sera fait.

C’est donc à un véritable jeu d’équilibriste tel un funambule qui avance avec extrême prudence sur son fil d’acier, pas à pas, pour ne pas tomber auquel nous assistons.

 

Ne pas se laisser submerger par les doutes…

 

Il est à craindre malheureusement que cet état de fait perdure un long moment. L’embellie du paysage sanitaire ne figure pas encore à l’ordre du jour dans les bulletins de cette météo « covidienne » énoncée chaque jeudi en fin d’après-midi tour à tour par le Premier ministre Jean CASTEX, à défaut par son ministre de la Santé Olivier VERAN.

L’Etat a décidé d’étendre à l’ensemble du pays son nouveau tour de vis sécuritaire. A minima pour quatre semaines, encore.

Ce qui nous amène au niveau calendaire à la date du 26 avril, si tout va bien. Qu’en sera-t-il alors avec exactitude de la situation ?   

Personne n’ose l’imaginer si les chiffres de la propagation du coronavirus continuaient à flamber tels qu’ils l’ont été au cours de ces récentes semaines.

Le sempiternel poids de la bureaucratie, les errements de l’Europe dans la gestion de la campagne vaccinale, les loupés des approches logistiques dans l’acheminement de ces mêmes vaccins sur notre territoire, la défiance exponentielle des Français vis-à-vis du laboratoire ASTRA ZENECA et le relâchement des gestes barrières par une frange de la population réfractaire pèseront sans doute dans les options décisionnelles à venir.

Loin de ces supputations erratiques, les 47 % d’actifs qui font tourner ce pays au plan économique ne doivent pas se laisser submerger par les affres du doute. Leur objectif est d’avancer tant bien que mal en tentant de poursuivre leurs missions.

A leur domicile ou sur leur lieu de travail, parfois presque devenu un endroit désaffecté de toute présence humaine. Mais, en souhaitant tous que les choses reviennent un jour ou l’autre à la normale…

 

Thierry BRET

 

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Le « Lundi au soleil » est une chose que l’on ne voit jamais dit la chanson ! La cheville ouvrière de la Fabrique à Entreprendre du Grand-Sénonais Magalie CONDUTEAU-TAVARES a eu tout le loisir de s’en apercevoir en ce début de la Semaine de l’entrepreneuriat et de l’emploi. Face aux caméras de la TV de l'YONNE (ex-COMCOM TV), elle a endossé la vêture d’une journaliste de choc. Le temps d’interviewer in extenso des spécialistes de l’info et de la communication…

 

ROSOY : Comme un poisson dans l’eau ! La responsable de La Fabrique à Entreprendre du Grand-Sénonais aurait-elle déjà exercé un job similaire dans une vie antérieure sur les plateaux de télévision ?

Animatrice de la première journée de la Semaine de l’Entrepreneuriat et de l’Emploi orchestrée jusqu’au 02 avril sous la forme de webinaires par le Grand-Sénonais, l’Office du Commerce et de l’Artisanat du Grand-Sénonais (OCAGS) et la CCI, la jeune femme a enchaîné les prestations informatives soutenues tout au long d’une journée au rythme intense.

Affûtant ses questions, elle a assuré le lien entre les internautes désireux d’intervenir par des chats adressés aux orateurs successifs. Magalie CONDUTEAU-TAVARES n’a in fine guère eu le temps de souffler entre deux interlocuteurs.

 

 

 

 

 

Cet exercice de prise de parole, grandeur nature et devant les caméras, n’était guère facile à appréhender ; d’autant que les interviewés, issus du sérail de la presse et de la communication, avaient moult choses à dire sur les bonnes pratiques à mettre en place afin de conseiller au mieux les entrepreneurs dans leurs échanges avec les journalistes.

Même le directeur de la communication de l’Agglo et de la Ville de Sens Philippe BLANCHOZ se prêtait au jeu, abordant l’un de ses thèmes familiers dont il use au quotidien : le développement des relations avec la presse ! Un exercice très utile…

 

Thierry BRET

 

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Pauvre de nous ! Nous autres, les fossiles, les débris, les vieux de la vieille, les cheveux d’argent pour celles et ceux qui n’ont pas encore de soucis capillaires, les atrophiés de la colonne vertébrale, les perclus de rhumatismes, les hypocondriaques affirmés ayant peur de leur ombre, les futurs grabataires…, bref, les seniors dans toute leur splendeur !

Une fois passé le cap de la cinquantaine, c’est un naufrage irréversible qui nous attend et se profile devant nous. Surtout quand on possède encore des velléités professionnelles à faire valoir dans le monde de l’entreprise et que l’on est dans la force de l’âge de ses convictions intellectuelles et physiques.

La plupart de nos concitoyens qui ont déjà atteint et dépassé cette limite d’âge, ce cap quasi mythique du demi-siècle d’existence l’ont certainement constaté un jour ou l’autre. A de rares exceptions près.

Après cinquante ans, la date de péremption est inéluctable comme celle d’un vieux pot de yaourt périmé parmi les esprits chafouins des managers et autres exégètes des ressources humaines de bon nombre d’entreprises. Tout secteur corporatiste confondu !

Curieuse idée que l’on se fait là du monde du travail, en vérité, en ce fringuant vingt-et-unième siècle dit de progrès social, de relations humaines abouties et de modernisation technologique à tout crin !

Avant la trentaine, les jeunes freluquets que nous avons tous été, même bardés de diplômes, parfois soumis à de virulentes poussées acnéiques voire hormonales, n’ont pas voix au chapitre pour faciliter leur insertion dans ce monde professionnel si cruel, sans pitié et empli d’ingratitude.

Pas suffisamment d’expériences dans la vie active, un CV aussi plat que la morne plaine de la royale Belgique, aucune aptitude à pouvoir se projeter dans la fonction proposée, manque de sérieux et de crédit… : il suffit de se référer aux courbes exponentielles du chômage qui frappe cette tranche de la population pour mieux cerner cette problématique de longue date qui sévit dans l’Hexagone.

La jeune génération n’est effectivement pas mieux lotie que les seniors au niveau de leur employabilité en France !

 

L’éviction de son poste dès 50 ans : la sinistre banalisation du système…

 

Dès qu’il bascule dans la catégorie supérieure, celle du quinquagénaire avéré dans ce beau pays des droits de l’Homme, c’est quasiment son arrêt de mort professionnel que l’on paraphe à l’insu de son plein gré au bas du parchemin, ce fameux contrat de travail qui nous lie avec l’entreprise.

Sans même le savoir : nos jours sont irrémédiablement comptés à la moindre escarmouche conjoncturelle (ou pas selon le bon vouloir des actionnaires !), au plus petit soubresaut économique qui fera de vous la cible idoine à éjecter au plus vite et sans crier gare de votre poste ! Indemnités et PSE à la clé selon le bon vouloir du moment et les négociations avec les syndicats !

Non seulement, ces pratiques inhumaines et discriminantes s’appliquent aux cadres, employés et ouvriers. Mais, en outre, elles ne semblent plus choquer personne en ce bas monde qui en a fait une sinistre banalité.

Même le vénérable INSEE (Institut national de la Statistique et des Etudes Economiques), organisme public qui dépend du ministère de l’Economie, a réadapté le statut de senior aux réalités conjoncturelles en avançant l’âge de celui-ci à 45 ans !

En résumé, pour espérer faire carrière et la faire fructifier en gravissant les échelons de la méritocratie sociale dans les entreprises en France, la fenêtre de tir ne concerne qu’une quinzaine d’années de votre existence professionnelle ! Plutôt court pour réussir sa vie !

La réactivité s’impose illico chez les survivants de cet exode volontaire vers Pôle Emploi pour montrer toutes ses prouesses à son poste, écraser père et mère si besoin pour réussir coûte que coûte par rapport à ses collègues ou plus équitablement se former aux technologies renouvelées sans cesse, agrémentées de leur absurde et envahissant jargon angliciste à en oublier les références vertueuses de la noble langue française !

Pas le temps, à perdre en conciliabules et apitoiements sur le sort des autres (les parias) qui passeront sous les fourches caudines de leur direction (elle-même peut-être menacée d’en vivre les effets similaires) dans l’intérêt global et stratégique de l’entreprise. Dont acte !

 

Comment rebondir dans le pays le plus attardé pour l’emploi des seniors ?

 

La suite, malheureusement pour ces victimes de ce système aussi abject, on ne la connaît que trop bien. Comment retrouver un emploi pérenne et bien payé après l’âge fatidique de cinquante ans en France ?    

Surtout quand on sait que le taux d’emploi des personnes de 50 à 65 ans (cette zone trouble de l’existence professionnelle digne du Triangle des Bermudes, voire de la Mer des Sargasses quand on y est englué), s’élève à 53 % en France.

Ce taux est le plus bas des nations occidentales de l’Europe ; loin de la Grande-Bretagne, de la Finlande ou des Pays-Bas (au-dessus de 65 %), aux antipodes de l’Allemagne et du Danemark (70%) ou de la Suède qui détient le pompon avec plus de 79 %.

Triste record européen, une fois de plus, pour la plus belle des démocraties de la planète qui s’égare comme à son habitude dans les travers de la stupidité plutôt que de mettre à profit l’expérience et l’implication de ces quinquagénaires, porteurs de la véritable culture d’entreprise dont on ne cesse de faire référence dans les séminaires.

Pourquoi ne pas prendre exemple sur le Japon et la Corée du Sud qui offrent de l’employabilité sur la base du volontariat à leurs dynamiques anciens bien au-delà de 70 ans ? Personne dans ces pays ne s’en plaint. Pas même les syndicats !

 

Thierry BRET

 

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Trente-neuf voix favorables contre trois objections opposées. Sur quarante-deux élus devant faire connaître leur choix à l’issue de ces longues heures de débat, c’est finalement à une très large majorité que le Conseil départemental de l’Yonne a adopté son budget primitif pour l’exercice 2021. Au terme de la seule et unique journée prévue à cet effet.

Il n’aura donc pas fallu ajouter de secondes retrouvailles, sans doute programmées dès le lendemain, pour délibérer à propos d’un dossier ô combien important devant accréditer le poids de la gouvernance départementale.

Si tel avait été le cas, cela aurait provoqué une énorme surprise, voire quelques remous dans le landerneau, démontrant ainsi les difficultés rencontrées par l’exécutif pour faire avaliser sa feuille de route budgétaire. Or, de ceci, il n’aura été nullement question durant cette séance !  

Bien au contraire, en vérité ! Une frange de l’opposition s’est même ralliée à la cause de l’adoption de cet ultime budget présenté au cours de cette mandature.

Seules Françoise ROURE et Monique HADRBOLEC dont ce sera le dernier tour de piste puisque non-partante pour la prochaine échéance électorale en juin, ainsi que le président de la Communauté de communes du JOVINIEN et édile de Joigny Nicolas SORET ne cautionneront pas la ligne stratégique financière de l’exécutif et de son président. Le contraire aurait été très étonnant, par ailleurs !

Rien de cela, en revanche, à signaler du côté des autres ténors de l’hémicycle se situant d’ordinaire en marge ou à la lisière de la politique incarnée par le président Patrick GENDRAUD.

Ainsi, le chef de file du Mouvement Démocrate (MoDem) Pascal HENRIAT votera sciemment pour le soutien à ce budget, précisant que le « désendettement voulu par l’exécutif avait été réussi ». Il en sera de même pour Mahfoud AOMAR, Jean-Baptiste LEMOYNE ou encore Michèle CROUZET.

Bref, ce fut finalement un exercice de présentation budgétaire plutôt tranquille pour l’ancien maire de Chablis qui ne pouvait que se féliciter in fine du résultat de ces votes, en « remerciant les élus pour leur implication et pour leur confiance… ».

 

Désendettement de la collectivité et soutien aux projets : le credo…

 

Côté anecdotes, on s’amusera dans son for intérieur à l’écoute des quelques échanges à fleurets mouchetés entre les deux bretteurs que sont Nicolas SORET, un maître d’arme dans cet exercice, et le président de l’auguste assemblée pour rythmer des débats parfois un peu soporifiques.

Pour autant, le résultat de ce vote crédibilise la majorité actuelle qui aura fait de la maîtrise de l’endettement l’un de ses leitmotivs préférés. Sans omettre, néanmoins, ses nombreux projets de développement.

Patrick GENDRAUD devait les énumérer ensuite à la façon d’un inventaire à la Prévert lorsqu’il prit la parole au pupitre officiel. Argumentant tel ou tel point de son propos.

C’est par exemple la couverture numérique qui ne cesse de s’accroître sur l’ensemble du territoire (ce lundi le président se rendait dans le nord de l’Yonne en compagnie de la vice-présidente en charge de ce dossier Malika OUNES pour y inaugurer le premier Nœud de raccordement optique (NRO)).

C’est le cas du Foyer départemental de l’Enfance et de sa reconstruction. C’est aussi l’offre en matière de santé, en termes de médecin, de maison de santé, de soins et de secours (l’intervention en préambule de la session matinale des colonels Jérôme COSTE et Pierre BEPOIX du SDIS l’attestera de visu).

C’est le volet se rapportant à l’entretien des routes départementales, soit un réseau de 4 850 kilomètres. C’est également l’accompagnement des aînés, qu’ils soient à domicile ou en établissements, avec entre autres, le maintien de l’enveloppe d’aides à l’investissement dans les EPHAD.

Le président du Conseil départemental renchérit alors avec les 6 millions d’euros de subventions allouées au programme ATTRACTIV’YONNE, qui vise à soutenir les intercommunalités et les communes. Quant au maintien des engagements dans le tourisme, la culture et le sport, il fut cité durant l’allocution.

 

La proximité et l’activité : les axes prioritaires…

 

Martelant à maintes reprises que la gestion de l’organisme départemental était saine et maîtrisée, Patrick GENDRAUD s’est voulu à la fois rassurant et conciliant dans ses explications, adressant des messages aux bénéficiaires de subventions dont les milieux associatifs et sportifs.

Près de 600 structures en 2020 ont pu être soutenues soit pour leur fonctionnement normal, soit par rapport à la crise sanitaire et à ses funestes conséquences au niveau des évènementiels. Rappelant que le Département avait assumé ses compétences obligatoires pour faire face à la COVID.

En 2021, le président ne déviera pas de cette ligne directrice. Elle se veut, selon lui, « juste, transparente et concertée ». Confortée aussi par une enveloppe budgétaire qui dépasse 400 millions d’euros en fonctionnement et en investissement, consacrés à la proximité et à l’activité.

Cette ligne est aussi  « adoubée » par trente-neuf des quarante-deux élus de l’hémicycle au terme de ce scrutin interne. Plus qu’un simple vote consensuel, c’est déjà un premier plébiscite pour le président de l’exécutif Les Républicains de l’Yonne qui ne l’oublions pas, candidate à sa propre succession au mois de juin…

 

Thierry BRET

 

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Le visuel, éloquent, parle de lui-même. Malheureusement, il n’est qu’un pâle reflet de la recrudescence de ce phénomène qui s’est amplifié à la vitesse grand « V » avec la crise sanitaire (elle a bon dos !) et la fermeture, le plus souvent incompréhensible, des déchetteries.

Désormais, on ne peut plus se promener décemment à la campagne, à la lisière d’une forêt ou au beau milieu d’une clairière, sans tomber nez-à-nez sur l’impensable.

Des décharges sauvages qui pullulent dès que la nature reprend ses droits sur le bitume. C’est-à-dire pas très loin des agglomérations.

Ici et là, des particuliers, des entrepreneurs, dénués de tout scrupule et à l’incivisme primaire fortement prononcé, jettent leurs détritus à la va-vite comme s’ils posaient leur étron accroupis entre deux arbres, à l’abri des regards. Honte à eux !

Les zones forestières de l’Auxerrois, mais cela est valable dans bon nombre de secteurs du département de l’Yonne, à l’instar de l’Hexagone, deviennent petit à petit des poubelles à ciel ouvert.

Des sites nauséabonds et infâmes qui détériorent l’environnement. Et surtout ses habitants animaliers qui pourraient se repaître inconsciemment de ces morceaux de plastique épars, de ces déchets alimentaires à la pourriture avancée ou bien pire encore de ces produits à la toxicité avérée.

 

Des dizaines de signalements obtenus ces dernières semaines…

 

Abandonnés au bord d’un chemin, au détour d’un sentier de randonnée pédestre, au pied d’arbres séculaires et majestueux, ces immondices nous éclairent un peu plus sur le degré de respect que l’humain accorde à la nature. Autant dire, pas grand-chose !

Derrière ces décharges sauvages qui prolifèrent depuis des mois, il y a aussi des conséquences inéluctables pour l’homme.

La pollution des terres, celle de l’air et plus dramatique encore, celle de l’eau via les nappes phréatiques, engendre une succession d’effets gigognes très néfastes pour la santé de l’humain.

Est-ce que ces pollueurs à la petite semaine s’interrogent réellement sur la portée de leurs actes quand ils balancent en parfaite insouciance leurs pneumatiques usagés, leurs tôles ondulées, leurs sacs poubelle remplis à ras bord de détritus alimentaires et domestiques, leurs cartons gorgés de saloperies diverses, leurs gravats et morceaux de ferraille rouillés, voire les vieilles bicyclettes de leur progéniture à remiser aux ordures ?

Non, évidemment ! Ces citoyens à la moralité plus que douteuse n’ont que faire des problématiques de santé publique lorsqu’ils laissent en pleine nature leurs matériaux dangereux, leurs produits chimiques ou encore leurs plaques d’amiante, à titre d’exemple. Des faits bien tangibles qui ont été constatés dans l’Auxerrois ces dernières semaines. Ils ont occasionné des dizaines de signalements auprès d’organismes tels que l’association « Auxerre Ecologie ».

 

Un cas d’école bien identifié dans l’Auxerrois : le secteur de QUENNE…

 

L’un des cas d’école de ce dossier proprement révoltant se situe sur l’Auxerrois en direction de la commune de QUENNE. Plus exactement aux abords du lieu-dit « Les Folles Pensées ». Cela ne s’invente pas !

Là, un chemin s’enfonce dans la forêt. Ou du moins de ce qu’il en reste si l’on distingue encore les arbres et les fougères derrière la multitude d’ordures qui s’y entasse au fil des mètres parcourus.

Certes, la fermeture, dans un premier temps, des déchetteries ; puis leur réouverture sur rendez-vous afin d’en maîtriser les flux de fréquentation est l’une des explications plausibles de cette éclosion de dépôts sauvages.

Pour autant, celles et ceux de nos concitoyens « modèles » qui se seraient vus refusés leurs accès pour une raison x ou y devaient-ils tout bonnement balancer à la va-vite dans la nature les produits jetables de leur consommation ? Assurément, non !

Si tout le monde adoptait cette attitude incivique, on n’ose imaginer à quoi ressemblerait le pays dès demain matin !

En revanche, les suggestions émises par le mouvement « Auxerre Ecologie » méritent que l’on s’y intéresse de plus près pour tenter de juguler de manière radicale le problème. En faisant abstraction de toute idéologie politique, cela va de soi !

 

Nettoyer les forêts, c’est sûr, mais qui règle la facture ?

 

La chasse aux dépôts sauvages passe nécessairement par des actions préventives et de communication devant être adossée à la mise en œuvre de sanctions envers les contrevenants.

Certaines collectivités font appel à des agents du service déchets ou de la police municipale qui interviennent en qualité de « brigade verte ». Cela n’exclut nullement les opérations de nettoyage qui doivent être entreprises afin de remettre les sites souillés dans leur état d’origine.

Des initiatives de la sorte ont déjà vu le jour. Elles sont l’œuvre d’associations telles que la Jeune Chambre Economique (JCE) qui décline chaque année le « World Clean Up Day » à Auxerre. Certaines enseignes de la grande distribution (citons les centres E.LECLERC) y contribuent également.

Quant à la création de déchetteries réservées uniquement aux professionnels, l’idée pourrait être une bonne alternative pour gérer du mieux possible les encombrants dans les entreprises. Des pistes ont déjà été exploitées par les chambres consulaires.

Reste l’enlèvement immédiat de ces dépôts sauvages. Le coût de l’opération oscille entre 100 et 500 euros la tonne, voire parfois au-delà de 1 000 euros pour les produits dangereux comme l’amiante. Donc, très onéreux pour celui qui règlera la facture.

Mais, à ce jour vers qui l’adresser, précisément ? Sera-ce une municipalité, une communauté de communes, l’Office national de la Forêt, une structure privative comme la société d’autoroute quand les décharges sont situées non loin de leurs axes de circulation ?

Les uns renvoient la balle vers les autres et réciproquement ! Dans les faits, les dépôts sauvages sont du domaine de la propreté donc de la compétence des mairies. L’édile dispose d’un pouvoir de police général depuis la loi municipale datant de 1884. Ce que confirme le Code Général des Collectivités Territoriales. Toutefois, ce pouvoir peut être partagé ! Il est donc grand temps d’oublier les alinéas procéduriers d’autrefois et de passer enfin à l’acte pour rendre nos forêts plus belles, débarrassées de leurs scories polluantes…

 

Thierry BRET

 

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