Une mère poule n’y trouverait pas ses petits ! L’imbroglio sanitaire est d’une telle complexité que nul n’y comprend plus rien quant aux mesures à adopter pour permettre à sa progéniture de suivre de manière convenable les cours prodigués dans les établissements scolaires de l’Hexagone.

Conséquence : c’est la gabegie totale dans les classes qui voient leurs effectifs fondre à vue d’œil depuis le retour des enfants à l’école après les vacances de Noël. Composés d’une trentaine d’élèves, voire beaucoup plus pour ceux qui sont surchargés en période normale, les contingents de jeunes potaches et adolescents suivant les niveaux supérieurs se sont réduits comme peau de chagrin en l’espace de cinq jours, les premiers de l’an neuf synonymes pourtant de reprise d’activité.

Les cas contacts se multiplient à la pelle comme les petits pains imputables à Jésus de Nazareth mais ici il n’y a rien de miraculeux dans les actes qui expliquent cette propagation soudaine. Du fait de son extrême contagiosité et de sa virulence à mettre à plat les organismes éprouvés, OMICRON (la variante virale au top de l’actualité) n’en fait qu’à sa tête et nous impose sa stricte loi.

 

 

Des cellules familiales qui n’en peuvent plus des contraintes…

 

Les scientifiques nous avaient néanmoins prévenus de la dureté probable et exponentielle de cette nouvelle submersion épidémique : mais comme chacun le sait, nul n’est prophète en son pays. Ainsi soit-il !

Problématique : les parents qui ont déjà moult difficultés à gérer leur existence et qui doivent surnager au cœur de cet océan fait de marasme et d’inquiétude au quotidien (le pouvoir d’achat en berne, la hausse inflationniste des prix, les plans sociaux qui s’accélèrent, la morosité ambiante…) doivent en plus revoir leur copie journalière pour intégrer les phases d’autotests, s’ils en trouvent, et de dépistages de leurs enfants !

En croisant les doigts et en se remettant à je ne sais qui pour que le verdict de la positivité, induisant la présence de ce sournois virus, n’affecte pas la chair de leur chair. Et par ricochet l’ensemble de la cellule familiale qui devra se mettre en quarantaine et pratiquer la règle de l’isolement absolu pendant quelques temps. Avant de renouveler le bail des autotests ou des vérificateurs PCR, deux à quatre jours plus tard, histoire de se rassurer et de reprendre un semblant de vie normale, avec masque obligatoire sur la bouche (et le nez puisque la plupart de nos concitoyens le placent allègrement sous les narines !) et de gel hydro-alcoolique à profusion à se tartiner sur les mains !

 

 

Bref : de joyeuses perspectives en effet alors que la période des vœux n’est en qu’à son entame et que se souhaiter la bonne année va bientôt, si cela continue ainsi, devenir une phrase insultante à ne plus jamais prononcer !

Les autotests à acheter en officine pharmaceutique s’écoulent à la vitesse grand « V » ! On l’avait déjà constaté lors de la trêve des confiseurs pour celles et ceux qui ne voulaient quand même pas gâcher les réveillons. Une tendance consumériste qui s’est encore affirmée avec le retour des élèves et apprentis dans le système pédagogique. Or, les stocks s’épuisent. Y compris dans les grandes surfaces où les rayonnages ont été dévalisés en un laps de temps record. C’est aujourd’hui la croix et la bannière pour pouvoir toucher quelques boîtes supplémentaires permettant de se constituer une petite réserve. Un sentiment étrange de déjà vu (dès le début de la pandémie avec la rareté des masques protecteurs) et de manque d’anticipation ?

 

 

Une grève des enseignants pour protester contre la désorganisation…

 

De leur côté, les enseignants et l’ensemble du personnel scolaire font grise mine devant l’avalanche de cas contact et de cas tout court qui se déclarent dans leurs salles de classe.

La situation épidémique a atteint des sommets de contamination, exposant un peu plus celles et ceux de ces pédagogues qui ne sont toujours pas vaccinés (?!).   

D’ailleurs, remontés comme des coucous, ils ont décidé via leur intersyndicale de se mettre en grève, ce jeudi 13 janvier, afin de protester face à une situation qui n’est plus tenable. Un mouvement devant faire tâche d’huile aux quatre coins de l’Hexagone.    

Parmi les reproches évoqués : ceux adressés en priorité à leur ministre de tutelle, Jean-Michel BLANQUER, qui continue à maintenir les écoles grandes ouvertes selon le sacro-saint principe du « quoi qu’il en coûte ».

Et de l’envie « orgueilleuse » et inconvenante de la Nation à demeurer vaille que vaille l’un des rares pays européens à pouvoir se targuer de faire ce choix. Question de prestige, d’autant que la France préside l’Union depuis le 01er janvier !

Les syndicats de l’éducation nationale ne comprennent pas l’allègement récent des mesures protectrices, entre autres les fermetures de classe et l’isolement des élèves.

Des mesures qui désorganisent complètement la bonne fonctionnalité de l’école et qui envoient les enseignants, les parents et les élèves au casse-pipe inévitable !    

Interrogé au Sénat lors des questions au gouvernement ce mercredi 05 janvier, le ministre de l’Education nationale a tout de même admis, pour la première fois, l’ampleur des difficultés actuelles.

Sans pour autant changer d’un iota la ligne de conduite de sa feuille de route. Visiblement, la pagaille qui règne déjà et qui est promise à se poursuivre selon le Conseil scientifique en ce mois de janvier ne semble guère l’affecter ! Même si ce sont nos chères têtes blondes qui vont in fine en pâtir, avec les conséquences familiales.

Il n’y a pas de doute, c’est sûr : impossible est bien français !

 

Thierry BRET

 

En voilà un qui se frotte les mains pour l’abondante publicité faite autour de sa commune sans bourse déliée ! Mieux : le président de la CC Serein Armance et maire de Saint-Florentin Yves DELOT a eu les faveurs des médias nationaux qui l’ont longuement interviewés. L’organisation d’une rave party où devaient converger plus de mille cinq cents participants peut parfois s’avérer bénéfique !

 

SAINT-FLORENTIN: Que ce soit sur France Inter, RTL, RMC, Europe 1 ou France Info : pas une radio nationale n’aura oublié de relater lors de ses flashs informatifs les péripéties vécues dans la localité de l’Yonne ce week-end. Une manière insolite de se rappeler au bon souvenir de nos compatriotes, pour celles et ceux qui auraient eu du mal au préalable à situer sur la carte de France la commune de Saint-Florentin.

De surcroît, l’information ne pouvait manquer de passer inaperçue puisque se déroulant pile poil au cœur du passage au Nouvel An. Il y avait donc nécessairement des auditeurs, voire des téléspectateurs en nombre une fois que les chaînes en boucle prirent le relais.

Bref : Saint-Florentin faisant la une de l’info en France, cela n’arrive pas tous les jours ! Même si l’angle choisi n’avait rien de très touristique ni de véritablement culturel encore moins de gastronomique. Un fait divers, somme toute de plus à mettre dans l’escarcelle de l’Yonne qui a connu bien pire par le passé. Mais, un fait divers, tout de même.

 

 

Un peu de tolérance et pas de véritable casse à l’issue…

 

Illégal, ce rassemblement de « teuffeurs » fut lui plutôt mal perçu par les services de la préfecture qui se sont appuyés sur les forces de l’ordre afin d’y mettre un terme dès que possible.  

On retiendra de cet épisode « musical » improvisé et original sur les terres de l’Yonne la bienveillance de l’édile de Saint-Florentin Yves DELOT à l’égard de la jeunesse.

Même si les forces de l’ordre ont procédé à plus de deux mille contrôles et rédigé deux cent cinquante procès-verbaux pour de multiples infractions, force est de constater qu’il n’y a pas eu de véritable casse ou de faits dramatiques durant cette ruée vers l’or où des sonorités furent balancées dans les oreilles par de puissantes enceintes. Elles-mêmes saisies par l’autorité de l’Etat, par ailleurs !

 

 

De là à ce que Saint-Florentin obtienne un blanc-seing pour accueillir régulièrement de tels évènements illicites à l’avenir n’intègre pas les priorités de la municipalité. On s’en doute !

Mais, Yves DELOT, magnanime, a fait part de son étonnement sur les ondes radiophoniques de nos confrères, rappelant que « la jeunesse n’avait d’autre objectif que de vivre un 01er janvier entre eux, dans la joie et l’allégresse ».

Un bon point pour lui et son esprit de tolérance qui atteste que les jeunes savent encore s’amuser, même en très grand nombre, sans provoquer qui que ce soit et déranger on ne sait qui ! Ne serait-ce pas là les ferments de la démocratie ?

 

Thierry BRET

 

 

 

Quel dommage que l’impétueux Pierre DESPROGES ne soit plus de ce monde pour nous livrer l’une de ses maximes désopilantes qui résumerait en une phrase la cocasserie ubuesque de la situation à placer sous le sapin !

Façon « Noël sous COVID, Pâques sous acide ! ». Tellement nos concitoyens en ont fichtre marre de ce coronavirus à géométrie multiple dans ses ramifications, coupable de toutes les nuisances sociétales et économiques que nous traversons depuis bientôt vingt-quatre mois.

Voilà qu’arrive la période bénie de la trêve des confiseurs, avec en guise de points d’orgue les sacro-saintes fêtes de la Nativité et du Nouvel An – soupapes garanties pour se changer les idées, prendre du bon temps et se ressourcer en faisant bombance autour d’une table garnie de foie gras (n’en déplaise au maire de Lyon !) -, que voilà les flonflons de la fête qui se ternissent comme une éclipse solaire avant même que celle-ci ne démarre.

Certes, la situation actuelle, au niveau des contraintes obligatoires à respecter pour lutter contre la propagation de la pandémie, semble un peu moins catastrophique que celle vécue l’an passé.

Quoique les récents cris d’orfraies et les rodomontades à grand renfort de messages alarmistes de quelques spécialistes qui passent beaucoup de temps à nourrir d’hypothèses les plus extrêmes les plateaux des chaînes en boucle indiquent clairement que janvier sera le mois de tous les dangers.

Peut-être pas, avec la virulence actuelle de cette énième mouture du virus qui mute et se transforme à qui mieux mieux selon ses phases évolutives, au sens  pathologique du terme. Mais, vraisemblablement, du fait de l’absentéisme important qui devrait frapper de plein fouet nos systèmes de services et de production. Conclusion : alors que certains de ces experts es COVID demandent à cor et à cri un nouveau confinement que pourrait statuer le gouvernement, la France, à l’instar de l’Europe qui n’est guère mieux loti, risque de connaître une période de paralysie. Au cœur de ses entreprises et parmi ses organes institutionnels.

 

 

Et si nous prenions les choses à la légère en riant de tout ?

 

Privés de discothèques (les éternels sacrifiés de la filière loisirs), invités à être dans l’hyper vigilance durant les fêtes en prenant toutes les protections d’usage, les Français ont-ils réellement envie de festoyer avec ces deux réveillons qui s’annoncent en ligne de mire pour faire semblant ?

Sans doute ! Ils auraient aimé sortir de cette ornière sanitaire qui les poursuit et les rattrape depuis si longtemps ; de profiter de l’air frais mais pas si pur que cela dans les villes afin d’y déambuler tranquilles lors de leurs emplettes sans être affublés de ce satané masque irrespirable ; de pouvoir s’embrasser et se faire des accolades bienveillantes sans avoir la peur au ventre de « choper » cette m… ; de vivre un Noël comme avant en famille nombreuse, entre petits-enfants et grands-parents.

 

 

Bref, une vie qui n’est pas inféodée au doigt et à l’œil à la sempiternelle présence de cette saleté, couperet permanent placé au-dessus de nos têtes. Ni les fourches caudines des 135 euros à payer rubis sur ongle en cas d’infraction !

Si l’excellent Pierre DESPROGES était encore parmi nous, peut-être nous inciterait-il avec son cynisme légendaire et son ironie profonde à prendre davantage les choses à la légère et à rire de tout.

 

 

Il vaut mieux en rire qu’en pleurer : c’est la magie de Noël…

 

Pourquoi, par exemple, en guise d’étrennes, ne pas offrir à sa conjointe ou conjoint, voire à ses beaux-parents, à défaut de la dernière fragrance à l’estampille de Thierry MUGLER ou d’Yves SAINT-LAURENT, le rendez-vous au centre hospitalier du coin pour y recevoir sa troisième dose de vaccin, indispensable pour gagner en prime son passe vaccinal ?! Tout cela serait enrubanné de la plus belle manière que ce soit !

Pourquoi ne pas offrir à la petite dernière la panoplie de la parfaite infirmière qui lutte avec abnégation depuis tant de mois contre le fléau viral au sein d’un système hospitalier qui s’effondre sous son poids et attend toujours ses compensassions salariales ?     

Pourquoi, et à réserver à ces chers ados qui passent la plupart de leur temps les yeux rougis et rivés derrière les écrans de leurs consoles de jeux ou de leur smartphone, un stage élémentaire pour apprendre les gestes qui sauvent ? Ce serait très utile en période de COVID extrême si les interventions médicales n’étaient pas assurées dans l’urgence, en vue de la conjoncture sanitaire qui nous est annoncée dès janvier ?!

Bref, mettre un peu d’humour et de fantaisie ne fait de mal à personne, du moment que l’on reste dans la décence, il va de soi !

Alors pourquoi ne pas jouer avec ses enfants le soir du réveillon au jeu des sept familles des « variants COVID » ou au docteur « Maboule », initiation ludique aux premiers soins à prodiguer aux patients !

Si nos compatriotes ont aujourd’hui les boules avec ces fêtes de fin d’année une nouvelle fois gâchées par l’omniprésence du coronavirus, qu’ils se disent en conclusion que le Noël 2022 pourrait être pire encore après avoir reçu la 9ème injection afin de mieux affronter le contagieux variant OMEGA !

Joyeux Noël !

 

Thierry BRET

 

 

Aïe, ce ne sont pas les effets de la troisième dose vaccinale qui endolorissent les épaules ce matin et plombent les esprits chagrins déjà passablement embrumés de nos compatriotes !

Mais, bel et bien, le nouveau tour de vis donné par le premier des ministres du gouvernement qui vient de s’inviter en véritable « Père Fouettard » en préambule de ces  fêtes de fin d’année que bon nombre de Françaises et de Français attendent de longue date ! Histoire de s’amuser un peu et de voir des amis dans ce monde de brute et de désillusions !

Afin de contrer la propagation qualifiée de « vertigineuse » de ce nouveau variant OMICRON si l’on en croit encore les sages du Conseil national scientifique qui livrent leurs avis éclairés à maintes reprises de la journée (parfois très contradictoires), nulle autre alternative que de supprimer tout de go les rassemblements festifs et populaires que sont les feux d’artifice, soirées dansantes et autres parades de noctambules égayés dans la rue le 31 décembre.

Mieux : la vénérable institution consultative (il y a des jours où ses commentaires disruptifs devraient se borner à cela précisément !) soumet la proposition suivante aux représentants de l’Etat de réinstaurer le couvre-feu le soir du Réveillon !

 

 

L’heure des libations et des réjouissances est à proscrire une fois de plus !

 

Pourquoi ne pas envisager alors de remettre au goût du jour pendant la quinzaine de ces vacances de Noël qui débutent le confinement ; ce qui en définitive serait peut-être la solution idéale pour passer le meilleur moment de l’année chez soi et éloigné de tous !

D’ailleurs, aux Pays-Bas, le pouvoir n’a pas ergoté outre mesure pendant des lustres en coupant les cheveux en quatre : il vient de figer de manière officielle ce dimanche 19 décembre la nation jusqu’au 12 janvier inclus.

Pour l’heure, Jean CASTEX ne se contente que d’appliquer une partie des prérogatives souhaitées par ce fameux conseil scientifique qui fait la pluie et le beau temps à sa guise dans ce pays. Mieux que les prévisionnistes de la météo, visiblement.

Donc, envisager de célébrer le Nouvel An dans la rue, la coupe de champagne dans la main et les confettis dans l’autre en faisant d’hypothétiques bises à la cantonade parmi la foule en liesse (cela aussi est déjà proscrit depuis trop longtemps avec les inévitables gestes barrières) est à extraire de votre cerveau.

 

 

De même, inviter à votre table toute la famille et ses innombrables ramifications possibles si elle est composée, recomposée, décomposée ou déconstruite, expression chère à l’incorrigible Sandrine ROUSSEAU, ne sera guère permis.

Le processus est cependant moins strict que l’année dernière à pareille époque. Quoique pas si éloigné que cela sachant que les choses peuvent encore évoluer dans la semaine !

Pour la deuxième année consécutive, les citoyens de ce pays de droit et de liberté vont donc une fois qui devient coutume se serrer la ceinture côté réjouissances à cette période si particulière de l’année.

 

 

Trois injections de vaccin pour obtenir les mêmes restrictions !

 

Ce qui fait déjà bondir l’opposition (une occasion de plus de se manifester dans les médias) et provoque l’ire de libres penseurs qui n’y comprennent plus rien. A défaut des philosophes qui ne s’expriment plus depuis belle lurette dans ce pays qui a pourtant donné vie à Voltaire et à Rousseau !  

Surtout que depuis la saison dernière, un élément majeur est apparu pour contrecarrer, soit disant, la prolifération du général COVID à l’assaut des habitants démunis de cette planète : la vaccination !

Troisième injection, donc, soit près de 90 % de la population hexagonale et pour autant, toujours cette litanie continuelle de restrictions qui viennent saper le moral des petits comme des plus grands en cette période !

Question liminaire : mais finalement, nous autres, les Françaises et Français dociles comme des moutons de Panurge qui ont accepté de jouer le jeu de la vaccination à outrance (trois piqûres administrées la même année c’est fort de café sans en connaître avec exactitude les réels effets sanitaires à long terme !) au nom du sacro-saint principe de la protection civique envers soi-même et celle des autres, en sommes toujours au point de départ ! Pourquoi ?    

Les déclinaisons multiples et successives de ce coronavirus ont parfois bon dos. Très contagieux mais moins dangereux, selon les uns. A contrario, il faudra un jour vivre dans une bulle de verre pour les autres. Tout cela laisse pantois quant à la ligne stratégique à adopter pour la gouvernance.

Le passe vaccinal en remplacement du passe sanitaire va sans doute profondément modifier les choses dès les premières semaines de 2022. Car, cette fois, c’est sûr l’étau se resserre un peu plus chaque jour sur les 7 à 9 millions de Français qui ont choisi pour diverses raisons (pathologiques (cela est compréhensible), idéologiques (cela l’est nettement moins),…) de ne pas se faire vaccinés.

Mais que de temps perdu, depuis bientôt deux ans. Et d’expectatives fumeuses où il serait nécessaire désormais de piquer en priorité les enfants âgés de 5 à 11 ans alors que des adultes se refusent de leur faire en leurs âmes et consciences !     

Pendant ce temps-là, la France vit en liberté sous conditionnelle, des pans entiers de l’économie (les loisirs, les évènementiels, les discothèques, les commerces…) disparaissent du paysage n’ayant plus que leurs mouchoirs pour pleurer sans que l’on sache quand une bonne fois pour toute nous sortirons de ce marasme !

« Joyeux Noël, Félix ! » disait Zézette, épouse X incarnée par Marie-Anne CHAZEL, dans le film culte de la bande du Splendid : c’est sûr, cette année encore, au vu des évènements restrictifs qui nous sont imposés, le « Père Noël est une ordure » !

 

Thierry BRET

 

A fleuret moucheté, ce disciple de Bacchus, fervent admirateur de la bonne chère et de la large soif, aura distillé pendant huit années de réels plaisirs radiophoniques partagés vers le plus grand nombre son style inimitable, ses passions culinaires et ses commentaires gouleyants qui ont fait les grandes heures de France Bleu Auxerre. Un clap de fin radiophonique avant de nouvelles aventures numériques ?

 

SENS : Dans la boîte, l’ultime prise de son de la fameuse émission radiophonique, « Ici c’est l’Yonne », avec l’un de ses animateurs vedette ! Le lieu est prestigieux, limite mythique pour les adorateurs de la cuisine raffinée, façon succulence garantie au fond de l’assiette.

Pour son dernier rendez-vous avec ses chers auditeurs qui le suivent fidèles de manière hebdomadaire depuis si longtemps, le chroniqueur gastronomique Gauthier PAJONA a choisi de poser son micro à « La Côte Saint-Jacques ».

Cette antépénultième chronique, le roi de l’anecdote gastronomique, va la consacrer à l’un des maîtres de l’art culinaire à la française, le regretté Michel LORAIN. Dont son fils, Jean-Michel, qui a repris les rênes de ce vaisseau amiral de belle facture a hérité la passion et le don.

L’émission sera diffusée le 15 janvier prochain, dans sa tranche habituelle. Entre dix et onze heures. Avant de passer à table après s’être sacrifié avec délectation au rite de l’apéritif !

Une belle façon de commencer l’an nouveau. Une dernière pirouette pour dire adieu à cette voix passionnée et inimitable qui accompagnait les auditeurs de la station du service public depuis des lustres.

 

 

Une aventure radiophonique pour évoquer les produits du terroir…

 

Gauthier PAJONA qui appréciait les joies du direct sur le terrain au plus près des grandes toques de ce territoire et des plus obscurs mais tout aussi talentueux as de la gastronomie rend son tablier. Une séparation à l’amiable parce que l’émission dont il aura été le héraut durant huit années sera désormais enregistrée en studio. Loin, très loin des pianos et autres fourneaux des chefs à la dextérité si experte !

C’est cela qu’il adorait par-dessus tout cet amoureux de l’excellence culinaire, faire des directs en studio ou dans les cuisines regorgeant de victuailles de ses amis, membres de l’Académie culinaire de France, de l’Amicale des Cuisiniers de l’Yonne, des disciples d’Escoffier, ou portés au firmament de la célébrité puisque étoilés au Michelin.

 

 

Que ce soit avec Nathalie RIVAUD (une perle rare de l’animation radiophonique pour composer ce binôme anachronique qui se complétait à merveille pendant six ans) ou avec Catherine MARCHESIN, l’ami Gauthier que tous les amoureux de la table ont eu l’heureuse opportunité de croiser au moins une fois dans leur existence dans un restaurant ou un estaminet dans l’Yonne, vivait cette aventure sur les ondes comme un poisson dans l’eau. Logique pour ce grand amateur de noix de Saint-Jacques et de crustacés !

 

 

Une page se termine, une autre va s’ouvrir…

 

Pourvu d’une silhouette reconnaissable parmi mille, affublé de son éternelle coiffe, chapeau ou casquette selon les conditions météo, qui lui donnait des airs de turfistes à la Michel AUDIARD se rendant au « Gentleman d’Epson », Gauthier PAJONA restera le symbole flamboyant de l’art de vivre démystifié et vulgarisé pour le commun des mortels dans notre région. Un esthète se donnant tout entier aux auditeurs de l’Yonne à qui il aimait donner la parole lors de ses directs.

Que ce soit sur les nombreuses foires de Sens où il a animé des émissions ou dans le cadre dantesque des cérémonies vineuses telles que les Saint-Vincent bourguignonnes, à Irancy en 2016 ou à Vézelay quatre ans plus tard, ce personnage haut en couleur, truculent dans le choix de ses mots et d’une fidèle amitié (loyauté aussi) a pu exercer ses talents aux côtés de Jean-Luc PETITRENAUD, que l’on en présente plus.

Gourmand et gourmet à la fois, as des as de la cuisine à titre personnel, amateur émérite de grands crus, dénicheurs de petits producteurs du cru : Gauthier PAJONA a donc choisi de couper le son de son micro de manière définitive le 07 décembre.

Une page de sa vie journalistique se termine avec un pincement au cœur. Une autre se profile déjà dans l’univers de la presse en ligne…On en savoure d’avance l'idée !

 

Thierry BRET

 

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