L’information est presque passée inaperçue mais elle a le mérite de nous interroger sur le bien-fondé de sa finalité. Surtout dans le contexte de crise sanitaire et économique auquel notre pays doit faire face depuis bientôt un an. Avec le marasme journalier qui en découle envers de nombreuses strates de la population, y compris celles des corporatismes professionnels dont certains sont en totale déshérence.

Est-il bien raisonnable d’avoir autorisé la hausse de l’enveloppe de nos parlementaires dédiée à leurs dépenses personnelles en cette période de récession financière grave ?

Une interrogation que nous sommes tous en droit de nous poser, nous autres citoyens, et qui tombe sous le sens d’autant que cette hausse de 15 %, soit de 2 842 euros de plus par an par élu, ne semble pas être très appréciée par leurs bénéficiaires eux-mêmes !

Il est vrai que les motivations justifiant cette envolée budgétaire laissent vraiment perplexes. C’est en effet la progression des frais d’oblitérations postales, de téléphonie et d’Internet ainsi que les trajets effectués par taxi par les élus qui occasionnent cette poussée de fièvre inflationniste !

On croit rêver ! Surtout que le volume de courriers nécessitant l’achat de timbres-poste a fondu comme neige au soleil dans la réalité quotidienne des institutions étatiques, et ce depuis très longtemps à l’heure de la dématérialisation offerte par le numérique ! Y compris lors de la sempiternelle période des vœux.

Toutefois, il existe bel et bien au sein de l’Assemblée nationale un bureau postal et des salariés dont il faut encore justifier la présence physique quotidienne…

 

L’hostilité des parlementaires à l’application de cette hausse…

 

Quant aux taxis dont on connaît les tarifs prohibitifs, ils sont utilisés abondamment pour circuler dans les rues de la capitale par nos élus, parfois sur quelques centaines de mètre de distance. Afin de gagner un restaurant pour se sustenter à titre d’exemple…

A l’heure de la transition énergétique et du développement durable avec l’apport de transports en commun qui représentent les meilleures conditions de déplacement dans les grandes métropoles, engorgées d’un trop plein de véhicules pollueurs, on éprouve tout de même des difficultés à comprendre le raisonnement de nos élites.

Et puis, l’exercice physique n’a jamais tué son homme ou sa femme, question de parité, tout en possédant de sérieuses vertus pour la santé !

Dire que cette augmentation de l’enveloppe des dépenses personnelles inhérentes à nos parlementaires (la dotation matérielle des députés - DMD) tombe au plus mauvais moment est une vraie réalité. Elle passe ainsi de 18 950 euros à 21 700 euros.

Surtout quand on sait, d’après le rapport de la Commission des Finances sur le projet de loi de finances 2021, que, en moyenne, les pensionnaires du Palais Bourbon n’ont consommé en réalité que 54,14 % de leur enveloppe sur l’année 2019 !

Pour enfoncer le clou, la nécessité d’une telle mesure ne se justifiait pas vraiment à l’heure actuelle compte tenu de cet exercice 2020, passablement perturbé par la présence sur notre sol de la pandémie qui ont réduit les déplacements politiques et les évènementiels à peau de chagrin !

Par voie de presse, l’Intersyndicale des collaborateurs parlementaires a fait part de son « incompréhension » devant une telle décision. Plusieurs députés se sont depuis l’entrée en vigueur de ces nouvelles mesures financières montrés très hostiles à leur application.

 

Les questeurs à l’origine de cette augmentation…

 

On doit cette idée géniale et totalement inappropriée, au vu de la conjoncture, aux questeurs de l’Assemblée nationale. Celles et ceux qui font figure de « sages » et qui sont chargés de l’administration financière du Palais Bourbon.

Déjà en 2019, ces mêmes questeurs étaient au centre d’une polémique. En ayant décidé à l’époque de donner un singulier coup de pouce de 300 euros pour la dotation d’hébergement mensuelle des députés. Soit une progression significative de neuf cents euros à mille deux cents euros par mois.

Cette fois-ci, rebelote ! Bien loin de la réalité économique du terrain que supportent de plus en plus mal les 66 millions de nos compatriotes (les fameux « procureurs » cher au président de la République), une poignée d’irréductibles se permettent dans les alcôves parlementaires de se valider des hausses budgétaires qui n’ont rien de substantielles (+ 15 %) pour leurs faux-frais !

Et surtout de contribuer au renflouement financier d’une cinquantaine de parlementaires qui auraient dépassé largement leur dotation annuelle…

Cette situation entraîne des réactions très disparates parmi les parlementaires de toute obédience politique qui, pour certains, considèrent totalement injustifiés cette revalorisation de la DMD en dépit du budget déficitaire de l’Assemblée nationale !

Il serait donc grand temps que les mots « exemplarité » et « partage » figurent enfin en lettres d’or sur le fronton du Palais Bourbon.

Au nom des principes fraternels et citoyens de la République !

 

Thierry BRET

 

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La diffamation est une allégation ou l’imputation d’un fait qui porte atteinte à l’honneur et à la considération d’une personne. Fort de ce postulat juridique, l’attaché parlementaire de la députée Michèle CROUZET, spécialiste en droit privé, a choisi de déposer plainte auprès du procureur de la République de Sens  mercredi 03 février. Cible identifiée par cette action en justice : deux élus du Grand-Sénonais et conseillers départementaux, auteurs de commentaires « diffamatoires » à son égard sur les réseaux sociaux. Du rififi en perspective dans le landerneau politique local ?  

SENS : C’est par l’entremise de Me Magali DUBREUCQ-TRUDDAIU, avocate au barreau de Sens que le bras droit de la députée MoDem de la troisième circonscription de l’Yonne a fait appel à la justice cette semaine pour pointer d’un doigt réparateur les nuisances diffamantes qui peuvent circuler d’ordinaire sur les réseaux sociaux.

Juriste de son état, Steve CAMPAGNE ne tolère plus les propos acerbes à la limite de la décence que véhicule la toile depuis plusieurs jours à son encontre. Des invectives qui émanent de la sphère politique locale et que l’intéressé considère comme « calomnieuses et diffamatoires ». Ces écrits qui fleurissent sur les comptes Facebook sont pour lui, « indignes des responsables politiques qui en sont les auteurs ».

Partant du simple postulat que la toile n’est pas une zone de non-droit, le jeune homme à la tête bien pleine ne veut pas se laisser intimider et insulter par des messages publiés par écran interposé.

« C’est là tout le problème avec les réseaux sociaux, explique-t-il dans un entretien accordé à la presse où il présente les dessous de l’affaire, on n’a pas pris la mesure de ce que sont ces outils de communication, de leur pouvoir et ce qui peut se dire ou s’écrire réellement… ».

Arguant que le droit s’applique partout y compris sur les canaux offerts par le numérique et que l’immunité zéro n’existe pas, l’attaché parlementaire de Michèle CROUZET a décidé de se lancer dans la bataille, tel un chevalier blanc qui souhaiterait pourfendre les aficionados de cette pratique somme toute usuelle par les temps qui courent, pour porter l’affaire devant la justice.

« Je le fais aussi au nom de toutes ces personnes qui souffrent en silence des méfaits de ce cyber harcèlement et des menaces anonymes qui sont diffusées régulièrement sur le multimédia, concède-t-il en présence d’un énorme Dalloz qui trône en majesté son bureau.

 

Accepter le principe de la liberté d’expression et de la transparence…

 

Quant aux faits, ils remontent au 22 janvier dernier. Désireux d’éclaircir quelques points interrogatifs qui l’interpellent, Steve CAMPAGNE sollicite le conseiller départemental et maire de Saint-Denis-les-Sens Alexandre BOUCHIER pour que ce dernier lui fournisse des explications détaillées sur son bilan et aborde le cumul de ses rémunérations en qualité d’élu.

Pour l’attaché parlementaire icaunais : il ne s’agissait là que d’une simple question d’ordre politique s’inscrivant dans la pure transparence citoyenne.

« C’est un devoir aujourd’hui de connaître les rémunérations de nos élus, précise Steve CAMPAGNE, cela s’inscrit dans la droite ligne de la démocratie. Si les élus ne s’appliquent pas à eux-mêmes les règles élémentaires de l’expression et de la transparence, on peut alors s’interroger sur les principes même de cette liberté d’expression dans ce pays ! ».

 

 

La réponse de l’édile de la commune périphérique de Sens ne tardera pas à être connue mais par le biais de la page Facebook des Républicains. Où Alexandre BOUCHIER compare la demande de l’attaché parlementaire à des « méthodes de mafieux ».

Un terme proprement indigeste et insultant pour Steve CAMPAGNE qui qualifie dans la foulée ces propos de « diffamatoires » ! Se promettant de ne pas en rester là en les faisant constater par un huissier !

« Je m’attendais à une toute autre réponse de la part de cet élu, ajoute Steve CAMPAGNE, mais pas ce genre d’insultes. Certes, la politique n’est pas un débat aseptisé. Mais, il faut savoir accepter le principe de la discussion. On a donc le droit de faire bouger les lignes en posant les bonnes questions. Y compris celles qui dérangent. Et de répondre aux interrogations lorsque celles-ci sont posées : cela s’appelle le courage politique… ».

 

Un combat mené au nom de l’exemplarité et du droit…

 

Affecté par ce qualificatif aux références siciliennes qui remet en cause sa probité personnelle et professionnelle, le plus proche collaborateur de Michèle CROUZET décide alors de contre-attaquer. En ayant recours à la justice.

D’autant qu’une seconde salve, émise sur le même canal d’expression numérique par la conseillère départementale Clarisse QUENTIN en soutien à son homologue du Sénonais, apportera un second souffle sur des braises déjà ardentes.

« Les mots possèdent un sens, souligne l’attaché parlementaire, et j’entends bien remettre cette notion à l’ordre du jour du débat public. On ne peut pas tout dire au nom de la liberté d’expression. Traiter ma méthode de « mafieux » fait allusion à un réseau criminel organisé. Oui, agir dans la sphère politique constitue bien une appartenance à un réseau. Mais, il manque alors le critère de référence à la criminalité : on n’a donc pas le droit de comparer mon intervention à celle de Cosa Nostra ! ».

Dès lors, Steve CAMPAGNE ne laissera plus le moindre interstice qui faciliterait la circulation de propos diffamatoires ou mensongers autour de lui. Y compris sur les réseaux sociaux.

La poursuite juridique se systématisera à l’avenir. Devenant un glaive acéré pour couper les fils de certaine forme de communication usitée par ses détracteurs. Un combat que le garçon souhaite mener au nom de l’exemplarité et du droit.

 

Thierry BRET

 

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62 % de nos compatriotes se préparaient à vivre dès le 01er février les inconvénients d’une nouvelle période de confinement. La troisième, en l’espace de quelques mois  et peut-être la plus dure à venir pour lutter avec efficience contre la propagation des fameuses variantes du virus.

Certes, ce n’est pas la situation à laquelle ils aspiraient le plus mais ils ne voyaient pas comment la chose put être différée autrement.

Compte tenu de l’abondance des messages alarmistes qui étaient distillés depuis plusieurs jours par les représentants du corps médical.

Le Conseil scientifique l’avait déjà validé en haut lieu parmi ses orientations prioritaires ; la multitude de consultants spécialisés s’en inspirait dans leurs énièmes débats contradictoires occupant des heures durant les antennes audiovisuelles des chaînes en boucle.

Bref, c’était une évidence. L’Hexagone allait être confiné de manière drastique dès le mois prochain. La chose était d’ores et déjà entendue dans les chaumières.

Successivement, le ministre de la Santé et le Premier ministre rivalisèrent la semaine dernière à grand renfort d’interventions médiatiques à qui mieux mieux afin de nous préparer au pire. Une méthode Coué vantant les mérites de l’impossible !

Le moral, déjà bien entamé au fond des chaussettes, les Français se résignaient donc à se morfondre davantage à leur domicile, digérant vaille que vaille cette litanie de mauvaises nouvelles imputables à la circulation de ce coronavirus dont on ne voit toujours pas le bout. Presque douze mois après le début de cette crise sanitaire sans précédent.

L’intervention publique de Jean CASTEX, ce vendredi 29 janvier programmée à la hâte sur le coup de 20h30, aura chamboulé tous les codes constructifs de la communication de crise. On s’attendait à de la grande dramaturgie audiovisuelle, on aura juste eu droit à un sursaut d’orgueil offrant un léger répit !

Hormis quelques ajustements complémentaires, la feuille de route du chef du gouvernement prône ni plus ni moins que de pratiquer l’attentisme. L’attente, vertueuse si on la combine avec la patience, face à l’évolution galopante de la pandémie correspond-elle à une prise de risque parfaitement maîtrisée pour le président de la République ?

 

Poursuivre le couvre-feu en réduisant les espaces de liberté…

 

Soucieux de préserver les intérêts économiques des entreprises, de maintenir le pays en état de fonctionnement à travers son système éducatif auprès des jeunes générations, Emmanuel MACRON a choisi d’abattre la carte de la différence avec l’application de cette stratégie.

En ce sens, il ne suit pas le concert des nations européennes qui privilégie aujourd’hui un renvoi systématique de leur population vers un confinement dur et strict.

Pourtant, le couvre-feu à 18 heures ne semble guère probant au niveau de ses résultats, dixit Olivier VERAN. Qu’importe ! On le poursuit malgré tout en réduisant les lieux de fréquentation usuels comme peuvent l’être les grandes surfaces commerciales de plus de 20 000 mètres carrés qui offraient jusque-là une soupape d’aération bienveillante à nos concitoyens en manque de libertés.

A ceci près que ce sont encore plusieurs milliers de commerces implantés dans les galeries marchandes qui vont en faire les frais en envoyant dès lundi leurs collaborateurs au chômage partiel.  

 

Un  choix qui se démarque du conseil scientifique…

 

Quant aux contrôles aux frontières, avec les états de l’Union européenne mais aussi ceux d’ailleurs, ils se renforcent enfin. Il aura donc fallu tout ce temps pour mettre ce dispositif en réelle phase de concrétisation. Tests PCR et attestation de déplacement à l’appui.

Peut-être aurions-nous pu éviter, voire ralentir si ce processus avait été respecté le doigt sur la couture du pantalon depuis le début de la crise, la présence des variantes de la COVID-19 originaires du Royaume-Uni et de l’Afrique du Sud sur notre sol ?

Mais, mieux vaut tard que jamais, précise l’adage ! En choisissant de jouer la montre à travers cet attentisme maîtrisé parce que les taux d’incidence de la maladie le permettent encore, le président de la République adresse deux messages forts à ses concitoyens.

D’une part, il leur accorde toute sa confiance dans leur responsabilité à s’assumer et à prendre leur destin en main dans cette lutte quotidienne contre la pandémie. Grâce à la protection collective et responsable contre le seul fléau. Comme un peuple unit dans le même combat qu’il livre face à l’envahisseur. C’est sa vision personnelle de la guerre menée contre l’épidémie.

D’autre part, il se démarque de l’influente sphère médicale qui jusque-là lui dictait la marche à suivre dans la gestion de cet épineux dossier depuis des mois. Impulsant ainsi une vraie dimension politique à sa prise de décision.

Même si elle est largement contestée par les représentants des autres partis qui souhaitaient un retour au confinement en février. Les mêmes qui, hier encore, y étaient farouchement opposés !

 

Thierry BRET

 

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Evènement anticipateur de la future saison touristique à venir, le salon « Partir en France » (ex-DEP TOUR) offre une incomparable vitrine médiatique aux organismes qui vantent les qualités et mérites de leur territoire. Les journalistes s’y pressent pour y glaner infos pertinentes et insolites à exploiter a posteriori dans leurs supports. Yonne Tourisme y a abattu ses atouts lors de cette édition digitalisée !

AUXERRE : Il n’y a pas eu de présence physique cette année lors du salon national « Partir en France ». La traditionnelle rencontre entre les destinations de l’Hexagone et la fine fleur des médias ayant une appétence prononcée pour le tourisme s’est soldée par une rencontre virtuelle. En lieu et place du rendez-vous habituel dans la capitale.  

Logique, en vérité : comme bon nombre d’évènementiels programmés dans le pays, le choix d’une option numérique avait été retenu de longue date par les organisateurs (ADN Tourisme) afin de maintenir ce rendez-vous.

Une configuration technique qui aura permis d’établir les contacts nécessaires permettant de valoriser un territoire, une contrée, une région...auprès des médias.

Les bienfaits de la visioconférence firent le reste. Proposant des rendez-vous sur une plateforme dédiée.

 

Deux dossiers de presse distincts pour convaincre…

 

Depuis les bureaux auxerrois, en présence de l’assistante promotion de l’agence Yonne Tourisme Géraldine DEMARIGNY et de la responsable des relations presse Marion VERNHES, les discussions purent se dérouler bon train entre les médias avides de nouveautés et leurs interlocuteurs de l’Yonne, soucieux de proposer la meilleure des opportunités de découverte sur notre territoire.

In fine, ce sont quinze journalistes et influenceurs de la sphère nationale qui se sont ainsi particulièrement intéressés à l’offre loisirs/nature mise en exergue par l’agence de développement touristique icaunaise.

Le dossier de presse consacré à la présentation générale de l’Yonne avait été réactualisé pour l’occasion. Le service de presse diffusant aussi en parallèle le dossier propre à présenter cette thématique porteuse des loisirs/nature.

La corporation de la plume, du son et de l’image a aussi montré un réel intérêt aux produits locaux et aux séjours qui favorisent le retour à l’essentiel, à l’instar des itinérances à vélo, de séjours cocooning, des escapades historiques mêlant découverte du patrimoine bâti et séjour expérientiel…

Bref, il y a suffisamment de matières explicatives pour noircir les pages des journaux et magazines spécialisé ou réaliser des reportages audiovisuels du côté de l’Yonne !

 

Thierry BRET

 

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Les faits sont là : aujourd’hui, un psychologue est à l’écoute de trente mille étudiants universitaires en France. Le chiffre, aberrant de consternation par son rapport de force, explique à lui seul le profond malaise dans lequel est englué depuis des lustres le système pédagogique de l’enseignement supérieur dans ce pays.

Autant dire, qu’il représente une insignifiante bouteille jetée à la mer qui dérive imperceptible, ballotée au gré des courants sur les immensités aquatiques sans fond pour celles et ceux de ces étudiants qui éprouveraient un quelconque vague à l’âme !

Cette présence qualifiée de bienveillante par le gouvernement n’est autre que la traduction de l’écoute psychologique établie dans un contexte sanitaire sain. C’est-à-dire en temps normal !

Ce qui est loin d’être le cas depuis bientôt douze mois dans l’Hexagone. Du fait de la circulation virulente du coronavirus où le monde estudiantin a revu totalement sa copie dans son mode de fonctionnement.

Privés de cours en présentiel, isolés dans leurs modestes chambres de centres universitaires sans pouvoir profiter des loisirs culturels et sportifs, écartés des jobs réguliers qui leur permettaient pour une large majorité d’entre d’eux de subvenir quelque peu à leurs besoins de confort strictement spartiate et se nourrir tant bien que mal de pâtes et de pommes de terre, les étudiants apparaissent dès lors comme les grands oubliés dans la gestion de cette crise par la gouvernance.

Une génération perdue dont peu d’acteurs de la sphère étatique et institutionnelle se préoccupent en vérité à l’heure actuelle. Après tout, par rapport à d’autres, ils ont toute la vie devant eux, c’est évident !

 

La défenestration, ultime geste pour s’interroger sur le sort des étudiants ?  

 

Oui mais voilà, le tableau de cette unicité solidaire à la française où tout va très bien madame la marquise n’est pas aussi idyllique que l’on croit si l’on examine de près le sort de cette caste dite improductive de la population.

Celle qui représente pourtant l’avenir de notre société vieillissante. Celle qui doit assurer la relève de notre économie en créant de la richesse intellectuelle et productiviste. Celle qui doit financer le système de retraite par répartition sociale pour que les seniors et autres glorieux aînés profitent du mieux possible et durablement de leur existence. Celle qui doit in fine payer pour tous les autres en sus de la dette abyssale que l’on va leur laisser !

Les jeunes doivent attendre leur tour, c’est indéniable ! Et peu importe qu’ils sentent poindre la nausée aux bords des lèvres jusqu’à les perturber psychologiquement dans leur quotidien !

Mais, le hic qui ternit les consciences de notre bien-pensance actuelle, c’est le nombre de dépressions qui s’accélèrent, de situations de mal-être en forte propension, de suicides qui s’accumulent à la vitesse exponentielle chez nos jeunes apprenants.

Sur le seul campus d’une université de Lyon, ce sont en l’espace de quelques jours déjà trois de ces jeunes adultes, pas du tout armés pour affronter le réalisme cruel de la vie, qui ont choisi de se donner la mort.

La défenestration serait-elle donc devenue l’ultime réponse d’espérance que ces jeunes gens ont choisie de s’appliquer pour que l’on daigne enfin s’interroger sur le sort réel de ces malheureuses et de ces malheureux très inquiets pour leur avenir ?

 

Des mesures au compte-gouttes pour soulager les consciences…

 

Dans un numéro d’équilibriste politique dont il est coutumier et de communication savamment dosé à grand renfort de fausse compassion et de pathos, le président de la République Emmanuel MACRON a tenu à remettre les points sur les « i » cette semaine. En dialoguant dans un pôle universitaire à Saclay devant les caméras des chaînes en boucle avec une poignée d’étudiants, asservis à sa cause, et le doigt rivé sur la couture du pantalon au moindre écart de langage !

Parmi les annonces phares de cette rencontre anachronique bien orchestrée : le retour des étudiants dans leurs amphis à raison d’une journée hebdomadaire en présentiel dès que possible. Il y a aussi la possibilité de se sustenter auprès des services du CROUS à raison de deux fois par jour pour une contribution financière symbolique d’un euro. Une misère ! Trop peu d’éléments favorables et des réponses distillées au compte-gouttes !

Mais, c’est surtout le volet psychologique qui aura mérité que l’on s’intéresse de près à cet ensemble de décisions hautement stratégiques : la présence enfin autorisée d’un second psychologue au plus près du terrain pour venir en aide à celles et ceux qui douteraient encore de leur brillant avenir !

Avec l’omniprésence de ces deux professionnels de santé pour analyser les profonds besoins moraux de trente mille étudiants par pôle universitaire à travers le pays, pas de doute, on sent bien que le gouvernement a repris les choses en main pour soutenir sa brillante jeunesse à affronter avec efficience les contraintes de la pandémie !

Pas sérieux s’abstenir alors que dans le même temps, les apprentis peinent à trouver le moindre stage professionnel pour accomplir leur alternance, que les petits boulots ont intégré la case des pertes et profits, que les promesses d’embauches de ces néophytes se sont réduites à néant, que les immersions d’expérience à l’international sont désormais lettre morte, et que le souffle de la liberté, symbole fort de toute la jeunesse intègre déjà l’histoire ancienne !

Sur l’autel du sacrifice à la cause de la pérennité sociétale et sanitaire d’un système en profonde déliquescence, une chose est sûre : la jeune génération n’aura pas été épargnée par le sort…

 

Thierry BRET

 

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