C’est un bras de fer dont on ne connaît pas l’issue. Un nouvel épisode de la guerre froide qui se réchauffe en s’accélérant et qui se joue dans une partie de dupes, façon poker menteur, depuis plusieurs jours à la frontière orientale de l’Europe, entre la Pologne et la Biélorussie. Avec, forcément, des conséquences dévastatrices quelles qu’en soient les solutions retenues. Si tant est qu’il y en ait sans usage de la force !

Une fois de plus, l’humain est la première victime de ce drame impensable se déroulant sous nos yeux en ce début du XXIème siècle. Il accrédite l’idée que plus grand-chose ne tourne rond sur cette planète dont on a déjà du mal à panser les plaies béantes, à la suite de la catastrophe climatique enclenchée depuis quelques décennies par cette course folle au productivisme absolu et au grand n’importe quoi.

Il suffit pour s’en convaincre d’analyser le bilan plus que mitigé de la COP 26 et de ses engagements a minima, telle une montagne qui accouche péniblement d’une malheureuse souris.

Dans l’exemple de ce jour, l’humain est pris en otage d’un odieux chantage migratoire. Telle est la trame nauséabonde de ce scénario du pire, susceptible d’engendrer son lot de bouleversements à effet gigogne. Dont personne ne peut prévoir les retombées.

Des milliers de migrants, entre 3 000 et 4 000 selon les autorités polonaises, sont massés dans la zone frontalière que Varsovie partage avec Minsk avec l’espoir de pouvoir pénétrer délibérément au sein de l’Union européenne. Multipliant les tentatives, ces derniers tentent vainement de rentrer de manière illégale dans l’un des pays de l’OTAN.

Originaires de Syrie, d’Irak, d’Afghanistan où là-bas les familles sont même obligées de vendre leurs fillettes à des acquéreurs sans scrupule afin de pouvoir acheter de la nourriture pour survivre (honteux), ces femmes et ces hommes, accompagnés de leur progéniture, sont acculés dans une sorte de goulot d’étranglement, un no man’s land, coincés entre les deux pays.

 

 

Un imbroglio de pure géopolitique avec la bénédiction de Vladimir POUTINE…

 

Les uns, les Biélorusses, n’en veulent plus chez eux alors qu’ils ont organisé massivement leur venue par charters entiers et la complicité bienveillante d’une quinzaine de compagnies aériennes internationales ; les autres, les Polonais, ne veulent pas les accueillir sur leur territoire afin d’éviter ce flux trop important de migrants.

Sur le terrain, la situation est loin d’être calme. Par petits groupes, les migrants essaient de forcer la zone tampon. Pris dans un engrenage infernal, entre les coups de feu et tirs de gaz lacrymogène des militaires, policiers et garde-frontières de la Pologne. Sachant qu’ils ne peuvent reculer face aux autorités biélorusses qui ne se privent pas de les maltraiter…

D’ailleurs, à date, on déplore déjà les premières victimes parmi les rangs de ces exilés de l’impossible qui ne savent plus à quels saints se vouer…

On en est là après plusieurs jours de crise : une véritable impasse qui inquiète les Européens. Et par ricochet, mais de manière très timide, la communauté internationale. Naturellement, pour bien comprendre ce qui se trame, il faut regarder ce qui se passe à Minsk et à…Moscou.

Car, il n’y a aucun doute que l’ombre de Vladimir POUTINE plane derrière cet imbroglio géopolitique, finement ciselé afin de déstabiliser une Europe déjà vacillante à bien des égards.

Son soutien au président biélorusse Alexandre LOUKACHENKO est indéfectible. C’est un parangon de vertu, chantre de la liberté et de la démocratie, comme chacun le sait, qui a été réélu en août 2020 avec plus de 80 % des suffrages sans l’once d’une opposition. Logique : ils et elles de ces contestataires ont tous été muselés durant la pseudo campagne électorale du dernier dictateur que compte l’Europe. A ceci près que l’on peut aussi y ajouter le bouillonnant et imprévisible président turc ERDOGAN.

Ce dernier ne s’est jamais privé de menacer l’Union européenne d’ouvrir grandes les vannes du robinet du flux migratoire. En bon disciple, dans cet aéropage d’apôtres bienveillants, LOUKACHENKO a mis son stratagème à exécution en organisant avec l’aval de Moscou cette pantalonnade aux illusions perdues pour les exilés. Pour se venger des mesures de rétorsion que lui inflige Bruxelles depuis son renouvellement de bail au pouvoir.   

 

  

 

Quelle sera la suite à écrire sur ce scénario qui sent le soufre ?

 

Les deux pays, Pologne et Biélorussie, se renvoient désormais la balle. Comme dans une interminable et insipide partie de tennis se jouant en fond de court. Dégradant au passage, jour après jour, les conditions de vie de ces migrants.

L’un des rares en France à s’être exprimé pour l’heure en livrant le fond de sa pensée n’est autre que Bernard KOUCHNER, ancien ministre des Affaires étrangères  et cofondateur de Médecins sans Frontières.

Invitant les Européens à venir en aide à ces malheureux en leur apportant nourriture et tentes afin de pallier le froid. Tout en dénonçant le chantage odieux du président biélorusse.

Mais, au-delà de ses bonnes intentions altruistes, le risque que cela ne dégénère et se renouvelle à l’accès existe. La Grande-Bretagne vient de dépêcher sur place une logistique composée de militaires. Le gouvernement de la Pologne tire à boulet rouge sur le Kremlin. Quant à la Lituanie, voisine, elle est placée en état d’urgence de peur que sa frontière commune avec le Belarus ne devienne une nouvelle zone de conflit, envahie de migrants incontrôlables.

Le bras de fer voulu par la paire LOUKACHENKO/POUTINE avec l’Union européenne ne fait que commencer. Sans trop savoir comment va répliquer Bruxelles.

Une chose est sûre : après la crise climatique, la crise économique et la crise pandémique dont c’est le prévisible retour de balancier avec l’hiver, place à la crise migratoire !

Celle qui ne peut qu’aiguiser les haines et exacerber l’envolée du populisme et du nationalisme à outrance sur le Vieux Continent.

Cela ne vous rappelle pas le scénario (en pire) des premières décennies du vingtième siècle ? L’éternel retour, comme le prédisait Jean COCTEAU…

 

Thierry BRET

 

    

   

Sa dernière visite dans la capitale de l’Yonne date du 03 mai 2019. En pleine période des élections européennes et bien avant que ne survienne le funeste épisode de la COVID. Lundi 15 novembre, le président de Debout La France sera à Auxerre où il tiendra une conférence de presse. Histoire de tordre le cou aux sondages dont il n’a cure et d’expliquer qu’il a un rôle à jouer, même coincé entre Marine LE PEN et Eric ZEMMOUR…

 

AUXERRE : Avant de se rendre dans le département du Jura pour y tenir une réunion publique le 25 novembre, le leader de DLF (Debout La France) fera auparavant une courte halte à Auxerre. Ce sera ce lundi.

Sa dernière apparition dans la capitale icaunaise remonte au mois de mai 2019. Elle correspondait alors à la campagne explicative inhérente aux échéances électorales européennes.

Ce jour-là, dans un restaurant bien connu de la cité auxerroise, face à la presse, et aux côtés des candidats qui allaient défendre les couleurs du parti souverainiste, le député de l’Essonne et ancien maire d’Yerres s’appuyait sur sa dernière publication (« Résistance : comment en finir avec ce système et rendre le pouvoir aux Français ») pour expliciter ses axes stratégiques.

L’ancien candidat à la présidentielle 2017 qui avait captivé l’intérêt et les suffrages de près de deux millions d’électeurs lors du premier tour retourne donc au combat de ce round élyséen 2022. Un rendez-vous pavé d’incertitudes, à bien des égards.

 

La défiance envers les sondages qui se sont trompés aux régionales…

 

Entre-temps, la crise sanitaire a bouleversé la physionomie du pays, tant au plan économique qu’au niveau sociétal. Sans parler de la géopolitique mouvante qui peut déstabiliser à tout instant la planète et de surcroît l’Europe. Avec, en outre, le réchauffement climatique qui inquiète les jeunes générations. Celles qui ne veulent plus de cette course effrénée au libéralisme destructeur.

En interne, Debout La France a aussi connu de sérieuses turbulences au cours de ces derniers mois avec le départ de plusieurs cadres. Ceux-ci ont migré vers d’autres cieux, créant ainsi de nouvelles formations politiques. Une nébuleuse confuse dans le paysage politique où les aficionados favorables à la défense des intérêts de l’Hexagone peinent à s’y retrouver.

Un récent sondage positionne Nicolas DUPONT-AIGNAN très loin derrière la meute de candidats voulant renvoyer le président MACRON dans ses pénates ! Tout juste 2 % d’intention de vote.

Un chiffre que l’intéressé balaie du revers de la main, en précisant qu’il n’accorde aucune confiance à ces extrapolations statistiques. Des sondages qui, il est vrai, se sont lamentablement plantés lors des récentes élections régionales qui donnaient pourtant le RN, en très large vainqueur du scrutin !

 

 

Une stratégie reposant sur cinq axes prioritaires…

 

Celui qui ne veut pas s’incliner devant cette arithmétique parfois un peu trop convenue n’avait pas prévu, a contrario, l’émergence surprenante et hyper médiatisée du « pseudo » candidat Eric ZEMMOUR.  

Sur les ondes de RTL, NDA affirmait il y a peu que « les Français n’attendaient pas des oiseaux de malheur pour traiter leurs problématiques, mais bel et bien des propositions et des solutions… ».

Des solutions que ne manquera pas d’exposer le parlementaire de l’Essonne lors de ce point avec la presse, en ce début d’après-midi auxerrois.

Celles-ci seront par ailleurs mises à approbation du prochain Conseil national prévu le 27 novembre.

La stratégie de NDA repose sur cinq axes prioritaires : rendre le pouvoir aux Français en lui redonnant sa souveraineté, récompenser le travail en garantissant l’indépendance de la France au niveau industriel, rétablir l’ordre afin de juguler les flux migratoires et le laxisme judiciaire, reconstruire les services publics (Santé, Education…) afin que tous les citoyens aient un accès égal à ces services et développer enfin une écologie positive intelligente qui règle les véritables problèmes des émissions de gaz à effet de serre sans pour autant pénaliser les Français.

Un programme que le candidat à la présidentielle évoquera en présence du secrétaire départemental de DLF pour l’Yonne, Patrick MOREAU. Le maire de Foissy-les-Vézelay, ancien candidat aux élections européennes en 2009, est en effet le nouveau porte-étendard du parti depuis 2020.  

En revanche, le délégué régional de Debout La France et candidat aux législatives 2022 Pascal LEPETIT n’assistera pas à ce rendez-vous avec les médias. Se réservant pour une réunion interne concoctée avec l’ensemble des adhérents de l’Yonne qui est programmée en milieu de l’après-midi dans le Vézelien.

 

Thierry BRET

 

 

Irritante pour les uns, grande prêtresse de la cause environnementale pour d’autres, la jeune militante suédoise Greta THUNBERG ne laisse, en tout cas, personne dans l’indifférence lorsqu’elle prend la parole.

Distillés il y a quarante-huit heures, ses propos sur l’intérêt de la COP 26 méritent amplement réflexion. Sans fioritures aucune (ce n’est pas le style de la maison !), la passionaria scandinave estime que « ce rendez-vous international sur le climat est déjà voué à l’échec ». Avant même qu’il ne se termine.

Des commentaires qui se sont répandus comme une traînée de poudre autour de la planète, créant une onde de choc parmi certaines consciences.

Il est vrai que l’on peut s’interroger dûment sur la pertinence de tenir chaque année ce grand barnum où se succèdent le jour de l’ouverture officielle la plupart des dirigeants du globe à la tribune.

Pavé de bonnes intentions, chacun de ses orateurs prestigieux y va de son couplet moralisateur et de bien-pensance sur ce que l’on doit faire impérativement pour sauver une planète Terre à bout de souffle. Et ce n’est pas peu dire !

 

 

« Faites de ce que je dis mais ne faites pas ce que je fais ! »…

 

Dans le genre « faites ce je dis, mais surtout ne faites pas ce je fais ! », l’exercice 2021 n’aura pas été piqué des hannetons du côté des gouvernants ! Déjà, les dirigeants des principaux pays pollueurs (la Chine, la Russie…) n’ont pas daigné se déplacer à Glasgow où pourtant la reine Elisabeth II (plutôt attentive à l’état des lieux de la planète) était prête à outrepasser les avis de ses médecins pour assister aux cérémonies protocolaires en terre écossaise.

Ensuite, il y a ceux qui sont venus en oubliant les usages de la modestie et de l’humilité. N’est-ce pas Monsieur Joe BIDEN, président de la première puissance mondiale américaine (et encore que puisque de plus en plus talonnée par la Chine qui devrait lui damer le pion au niveau économique si ce n’est déjà fait), qui ne peut se déplacer sans une cohorte d’une cinquantaine d’automobiles ! On ne sait jamais des fois que l’un de ses moyens de mobilité viendrait à tomber en panne de carburant !

Enfin, il y a ceux des têtes pensantes du sérail politique international qui ont tant bien que mal, en se faisant peut-être un peu tiré les oreilles au passage, pris l’initiative louable de prendre ENFIN des décisions.

Oh, rien de révolutionnaire à l’instant « t ». Si ce n’est l’expression de vouloir sortir tôt ou tard (mais plutôt tard) du joug des énergies fossiles et de se pencher davantage sur la question de la déforestation qui ravage au quotidien les espaces verts du globe, le poumon naturel et respiratoire de la Terre.

 

 

Des engagements trop longs à l’échelle de la surchauffe planétaire…

 

Quatre-vingts pays, dont la France (cocorico !), ont d’ailleurs paraphé un engagement qui vise à préserver un peu plus la nature et accélérer les processus déjà mis en place pour réduire la consommation de produits carbonés chez eux. Dans une période de dix à vingt ans pour la plupart d’entre eux.

L’Inde, puissance émergente qui devrait rejoindre le top 5 des pays les plus prometteurs de ce siècle au plan économique, s’est engagée à sortir des énergies non renouvelables à horizon…2070 !

A l’échelle du temps, c’est à la fois très loin et très court. Mais, au rythme des catastrophes imputables au réchauffement climatique qui s’accumulent depuis quasiment une décennie aux quatre coins de la planète, il y a peut-être de quoi s’inquiéter de cette extrême lenteur de changement de paradigme.

Où en seront alors les îles du Pacifique ou de l’Océan Indien confrontées à l’inexorable montée des eaux du fait de la fonte irréversible de la calotte glaciaire dans les régions polaires ? Ne parlons pas de la cause animale et végétale, déjà très malmenée !

 

 

Un bonnet d’âne pour les mauvais dirigeants de la planète…

 

Vu de l’extérieur, alors que certains dirigeants se moquent comme de leur première chemise de la crise climatique mondiale (la Chine ne vient-elle pas de relancer sa production énergétique à outrance à partir du charbon !), un sentiment de vouloir bien faire pour la cause environnementale se constate parmi une centaine de pays.

Dont ceux de l’Union européenne. Et encore que, quand on examine de plus près les positions contradictoires de l’Allemagne et de la Pologne sur le regain d’intérêt consacré à la houille.

Il suffit aussi de comptabiliser le nombre de jets privés et les allers-retours effectués d’un continent à l’autre par les politiques, mais aussi les faiseurs de roi de la sphère économique pour constater que les grandes leçons de morale assénées avec moult messages alarmistes (pas vrai Boris JOHNSON !) au reste du monde ne valent que par l’exemplarité et l’application personnelle de leurs auteurs.

Or, dans ce domaine, on ne peut qu’attribuer un zéro pointé et le port du bonnet d’âne à tous celles et ceux qui gouvernent la planète ! Ils peuvent d’ores et revoir leur copie en matière de crédibilité sur la question comme de mauvais élèves qu’ils sont dans leur grande majorité.

Reste que le temps des beaux discours semble bel et bien révolu. Il est désormais impératif d’agir avec détermination pour faire de l’urgence climatique la véritable priorité de notre survie sur cette Terre délabrée. Si ce n’est déjà pas trop tard…

 

Thierry BRET

 

 

Loin d’être anodin, l’argument circule depuis fort longtemps parmi les milieux autorisés avec une réelle persistance. Ce n’est donc pas la première fois qu’au détour d’une simple conversation captée au contact d’un représentant de la classe politique ou lors d’une intervention publique à une tribune, que l’on en entend parler.

Si cela s’avérait exact, ce serait un étrange paradoxe que celui-ci ! Alors que les instances régionales ouvrent grands les robinets financiers à chaque séance de la commission permanente pour arroser d’aides bénéfiques de multiples projets dont ceux de l’Yonne, il semblerait, selon les propos qui se répandent çà et là telle une trainée de poudre que le département le plus septentrional de la Bourgogne Franche-Comté serait une fois de plus le laissé pour compte. Il ne récolterait in fine que les miettes du plan de relance !

Ce faisant, ce territoire occuperait derechef la dernière position des départements bénéficiaires de ce plan à grande échelle sur l’échiquier régional (sic) !

 

L’Yonne n’a pas à rougir de sa dotation…

 

Réunis ce vendredi 29 octobre à Besançon, les élus régionaux ont pourtant accordé après scrutin une enveloppe de plus de 185 millions d’euros d’aides.

Des subsides concernant en partie le Plan d’accélération de l’Investissement régional (PAIR) mis en place par l’organisme de la tutelle territoriale afin d’annihiler les conséquences néfastes imputables à la crise sociale et économique provoquée par l’épidémie de la COVID-19. Et naturellement, parmi ces aides, l’Yonne qui y figure bel et bien en récupère de manière très légitime les fruits sur certains dossiers.

En outre, à la lecture attentive du dernier compte-rendu d’une dizaine de pages détaillant avec moult précisions la répartition de ces aides régionales décidées ce vendredi, l’Yonne n’a pas à rougir de sa dotation.

Qu’il s’agisse de la formation professionnelle autour de l’attractivité de la filière des métiers du grand âge et du handicap, des structures positionnées dans l’univers de l’ESS (Economie Sociale et Solidaire), des segments agricoles et industriels, du soutien à la commercialisation en vente directe des productions agro-alimentaires locales : la Région confirme sa présence dans l’obtention de cette manne budgétaire au nord de sa zone géographique de prédilection.

 

 

Des enveloppes conséquentes destinées à l’aménagement du territoire…

  

Que dire aussi de l’engagement de l’institution régionale dans des domaines aussi disparates mais complémentaires au niveau des retombées économiques que peuvent l’être le tourisme avec l’aménagement des berges de l’Yonne à la lisière de la Nièvre, les projets péri-pédagogiques en milieu scolaire (les lycées et leur gestion qui restent l’apanage du Conseil régional) ou encore le coup de pouce accordé aux clubs sportifs amateurs ou de haut niveau, très impactés depuis près de vingt mois par une crise sanitaire sans précédent à l’ère moderne.

L’aménagement du territoire, enfin, demeure l’un des chevaux de bataille de l’exécutif territorial. Ainsi, 400 000 euros aideront à la finalisation de la vélo-route reliant le Canal du Nivernais à Avallon et la vallée du Serein. Une autre voie verte, pédestre celle-là, permettant de rejoindre le site touristique de Rogny-les-Sept-Ecluses à l’étang de Moutiers, a reçu l’imprimatur de la Région avec ses 300 000 euros d’aides à la clé afin d’en accélérer son aménagement.

Voilà une décision qui ne peut que satisfaire le président de la Communauté de communes de Puisaye-Forterre, le conseiller régional Jean-Philippe SAULNIER-ARRIGHI !

Le transport et les enjeux liés à la mobilité verte représentent la figure de proue de ce territoire régional qui n’avance pas masqué quant à ses appétences à soutenir toutes les initiatives favorisant l’accueil et l’essor du développement des énergies renouvelables.

La récente inauguration de la station hydrogène à Auxerre et la promotion de son écosystème en témoigne.

Quant aux travaux d’accessibilité des gares ferroviaires dont celle de Sens (de loin la plus fréquentée de l’Yonne avec environ 5 000 passagers effectuant au quotidien la navette vers Paris), leurs études sont en cours en étant financées par l’exécutif régional.

 

 

Les élus de l’Yonne peu réactifs pour présenter les dossiers à la Région ?

 

Alors, si elle existe, où se situe vraiment la faille dans le système qui entretient cette information si persistante ? La réponse, on la subodore déjà.

Elle a été suggérée cette semaine, où s’exprimant face aux élus de Puisaye-Forterre dans le cadre des « Entretiens de CHAMPIGNELLES », le troisième vice-président de la Région Nicolas SORET, en charge du développement économique, n’a pas manqué de faire part de ses observations lucides. Et d’un constat au goût quelque peu amer.

Pour lui, « les élus de l’Yonne ne font pas la course en tête pour l’attribution des fonds du plan de relance… ». Pourquoi ? Par manque d'informations ? A cause de la lourdeur des contraintes administratives ?  Où de liens avec les acteurs de l'économie ?

En terme clair, ce sont à eux (et à leurs équipes) de monter et de présenter des dossiers administratifs qui tiennent la route, au vu de leur proximité et de leurs liens directs avec les entreprises locales, afin de les adresser à la Région pour qu’ils entrent ainsi dans la boucle aux financements.

Un sérieux bémol, toutefois : il ne faudra pas trop tarder pour le faire. En effet, la date du 31 décembre est proche. Dès 2022, il sera trop tard. D’autant que compte tenu du contexte électoraliste et des perspectives conjoncturelles incertaines, il est même possible que les subventions soient réduites à peau de chagrin pendant un certain laps de temps.

Il ne resterait alors plus qu’aux élus retardataires que leurs yeux pour pleurer et dire adieu aux aides de la Région…

 

Thierry BRET

 

 

Monsieur le Premier ministre, que peut-on lire sur le fronton de n’importe quelle mairie de l’Hexagone ? Trois mots ayant un sens très lourd de signification.

La liberté, c’est le fondement même de toute démocratie qui se respecte. Celle qui nous est si chère et à laquelle nous tenons tant bien que mal à préserver les vertus objectives comme les prunelles clairvoyantes de nos yeux.

La fraternité, essence même (et sans jeu de mot au vu du contexte socio-économique ambiant) de tout ce qui nous unit. Elle devrait être en cela une pratique régalienne journalière envers chacun des citoyens de cet Etat dont nous sommes si fiers, la France.

Or, au vu des incivilités quotidiennes, des injustices permanentes et des insultes à répétition qui se répandent sans filtre sur les réseaux sociaux et dans la rue, nous en sommes très loin, en effet.

L’égalité, enfin. C’est le creuset primordial de notre système dit « civilisé » qui se doit d’accorder autant de droits et de chances aux uns et aux autres, sans distinction de races, de couleurs de peau, de sexes, de pensées philosophique et religieuses, d’appartenances politiques, de son âge ou de lieux de résidence. Qu’on soit ancré à la campagne ou à vivre dans les zones urbaines.

Bref, voilà le sel nourricier de ce qui fait la République française ! Celle qui rayonne à travers le monde depuis des lustres et qui a même su exporter son éthique et sa déontologie morales vers d’autres contrées réparties çà et là sur le globe. En Afrique, au Moyen-Orient, vers l’Asie et dans les Amériques.

Or, la décision prise cette semaine par votre gouvernement (elle en est une parmi tant d’autres malheureusement et quel que soit la couleur du partie qui gouverne l’Hexagone depuis si longtemps) ignore allègrement le dernier volet référentiel de cette célèbre trilogie ornementant les frontons des bâtiments publics.

 

 

Pourquoi avoir « cocufié » plus de trente millions de consommateurs ?

 

Le principe de l’égalité a été mis à mal et balayé comme peau de chagrin, avec les applaudissements nourris de certains de vos supporters qui en approuvent son application. Créer une indemnité inflation (à la bonne heure !), équivalente à cent euros (c’est tellement peu !) mais destinés aux seuls 38 millions de Françaises et de Français bénéficiaires selon des critères bien tranchés à la virgule près ne pouvait effectivement faire que des…mécontents au final !

C’est logique, après tout, dans un état qui accueille une population forte de 67,39 millions d’habitants selon le dernier recensement.

Bien sûr, si l’initiative de cette indemnité a le mérite d’exister, et coûte à notre pays près de 3,8 milliards d’euros grâce à nos impôts, une question basique se pose tout de même sur le fond et les principes existentiels de notre constitution : pourquoi avoir cocufié près de trente millions de nos compatriotes qui la méritaient tout autant ?

Alors que bon nombre de représentants de la société civile, d’experts en économie, de responsables associatifs défendant les intérêts bec et ongles des usagers de la route et des consommateurs que nous sommes TOUS selon les sacro-saints principes de cette Egalité nationale, appelaient à traiter ENFIN la véritable problématique inflationniste des prix des carburants (et des énergies) en étudiant posément les causes à leurs sources, voilà que la réponse nous a été donnée par une simple rustine posée sur une jambe de bois !

 

 

Les Français ne veulent pas l’aumône mais de vraies solutions…

 

Autant dire pas grand-chose, en vérité. Cela ne satisfait pas les plus pauvres d’entre nous qui attendaient beaucoup plus, évidemment ! Cela désole les classes moyennes qui pour certains d’entre eux à deux euros près n’y auront pas droit (comme à l’accoutumée) alors que leur budget carburant les condamne à donner un tour de vis supplémentaire à la ceinture, les rapprochant de la zone de paupérisation.

Quant aux plus riches, hormis de payer des taxes à tout crin et d’entretenir tout le système financier du pays, ils ont toujours la possibilité de s’exiler ailleurs. Et d’investir dans des pays comme la Scandinavie, à titre d’exemples, où les mesures incitatives prises envers la vulgarisation des véhicules hybrides et électriques (puisque le fond du problème de la progression galopante des carburants se situe à ce degré) sont largement encouragées par les états qui se basent sur de véritables politiques tarifaires sans chausse-trappes !  

Au-delà de la mesure proprement électoraliste à six mois des présidentielles (personne n’est dupe), qui parmi ces 67,39 millions de Français peut croire que cette indemnité inflation de cent euros, une sorte d’aumône distribuée à la va-vite et à votre bon cœur Messieurs/dames, résoudra les difficultés financières persistantes des fins de mois. Et profiter réellement à la hausse du pouvoir d’achat en berne !

Pourquoi la jeune mère de famille, vivant seule avec ses trois enfants, gagnant péniblement ses 2 008 euros nets par mois ne pourrait-elle prétendre à cette ressource que l’on voudrait nous vendre comme quasi providentielle ?

Pourquoi ce couple de retraités au patrimoine immobilier conséquent et recevant chacun 1 800 euros nets de retraite, ne bougeant plus de surcroît, seront gratifiés de deux cents euros in fine ?

Où se situe la logique des choses, dans cette prise de décision totalement arbitraire et inégalitaire ?!  

Pour contenter tout le monde et être dans la compassion de celles et ceux que l’on gouverne et qui vous élise (il ne faut pas l’oublier !), il aurait fallu : soit baisser de quelques points les taxes (60 %) prises sur le litre de carburant. Soit réinstaurer le principe de la TIPP cher à Laurent FIABUS. Soit rogner un peu sur les marges mirifiques des distributeurs d’énergies fossiles qui se moquent éperdument des problèmes existentiels de ceux qui les consomment.

Voilà, Monsieur le Premier ministre, ce qui aurait permis de respecter les principes égalitaires et solidaires entre les Français. De toutes conditions et de toutes origines…

 

Thierry BRET

 

 

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