A l’échelle de l’Hexagone, c’est du jamais vu ! Et pourtant, le mécanisme élaboré pas-à-pas par les Régions de France depuis plusieurs semaines sera opérationnel d’ici quelques jours. Le 22 juin, dit-on dans les milieux autorisés.

Cet été, il n’y a pas l’ombre d’un doute : si vous désirez cheminer dans l’Hexagone pour mieux le visiter, il faudra optimiser l’ensemble de vos déplacements avec le concours du ferroviaire. Incontestablement, le grand vainqueur des moyens de locomotion existants, si l’on anticipe les futurs résultats de la démarche, devrait être le train.

Alors que le milieu de l’aéronautique est englué dans une crise sans nom qui n’est pas prêt de se clore si l’on en croit les exégètes des transports.

Une fois n’est pas coutume, ce sont les petites lignes, celles desservies par les TER régionaux qui pourraient profiter allègrement de cette aubaine providentielle. D’autant qu’une vaste campagne de communication placera sur de bonnes voies ce mode de déplacement qui fleure bon la proximité, les aspects champêtres et bucoliques de nos contrées et ce tourisme ciblé pour hédonistes, loin des phénomènes de masse.

De quoi s’agit-il précisément ? Les Régions de France, unies sous la même bannière, en partenariat avec SNCF Voyageurs, ont décidé de promouvoir une opération inédite afin de faciliter la relance du tourisme cet été grâce à l’emploi du train régional. Le nom de code de cette animation vertueuse : TER de France !

 

Quatre déclinaisons d’un partenariat bien ficelé…

 

Dans sa construction, cet accord sans précédent de l’ensemble des autorités organisatrices des TER s’articule autour de quatre mesures novatrices à plus d’un titre. La première d’entre elles est plutôt évocatrice des moyens engagés dans la manœuvre : deux millions de billets de moins de dix euros seront ainsi commercialisés en France durant les deux mois d’été !

En second lieu, un « Pass Jeune » sera destiné aux usagers de moins de 26 ans pour qu’ils puissent se déplacer à loisir en empruntant le train. Cerise sur le gâteau : l’offre est valable sur l’ensemble des lignes TER dans toute la France.

Mais, les moins jeunes des usagers ne seront pas lésés pour autant. Surtout celles et ceux qui disposent d’un abonnement annuel sur les lignes TER (ils représentent plus de 4 250 personnes dans notre seule région Bourgogne Franche-Comté). Pour ces derniers, un accès aux trains TER à l’échelle du pays leur sera possible avec des conditions préférentielles.

Enfin, le quatrième volet de ce plan quadripartite concerne la partie informative déclinée sous la forme d’une cartographie nationale interactive consultable sur les référents numériques dédiés où figureront des centaines de destinations touristiques accessibles à partir des TER.

On peut penser, afin de raisonner local à titre d’exemple, au magnifique site patrimonial franc-comtois imaginé par Claude-Nicolas LEDOUX (la saline royale d’Arc-et-Senans dans le Doubs) accessible très facilement depuis la gare SNCF implantée à quelques centaines de mètres de là…

Bref, tout est mis en place pour que la France soit la destination à l’honneur pour ces futurs mois de juillet et d’août d’après COVID-19 !

Les Régions ont trop souffert de la privation de touristes et par effet ricochet des recettes devant alimenter leurs caisses depuis un trimestre pour ne pas opter pour une stratégie mobilisatrice forte en direction des Français eux-mêmes, de prime abord, et des ressortissants étrangers.

 

Une hausse de fréquentation dans les TER observée depuis 2017…

 

On le sait les frontières intra-européennes devraient rouvrir au fil de ces prochains jours permettant sans doute un afflux massif ou contenu de potentiels touristes désireux de renouer avec leur envie de liberté.

Signe des temps, le retour en grâce des TER, ces fameux trains régionaux parfois vilipendés pour leur manque de confort ou leur absence de connexions numériques dignes de cette appellation, ne coïncide pas avec la gestion de cette sortie de crise.

Depuis 2017, leur attractivité n’a eu de cesse de progresser sous l’impulsion de politiques régionales ambitieuses : on l’aura déjà constaté avec les excellents chiffres de fréquentation communiqués par la Région Bourgogne Franche-Comté (+ 20 % de hausse au niveau des voyageurs depuis deux saisons).

Les politiques régionales en faveur de ce mode de transport qui possède toute sa légitimité et sa pertinence en cette période complexe se sont appuyées sur des dispositifs garantissant un voyage plus fiable, plus respectueux de l’environnement et moins onéreux grâce à une tarification assouplie.  

D’un côté, les Régions de France ont démontré qu’elles pouvaient travailler dans le consensus pour prendre en main l’enjeu de la mobilité sur leur territoire en attirant des citoyens vers des solutions de mobilité partagée.

De l’autre côté, cette opération TER de France offrira à une kyrielle de nos compatriotes l’opportunité de découvrir la France comme ils ne l’avaient peut-être jamais vue en voyageant en parfaite sérénité et en toute liberté. Dans le respect des mesures barrières, il va de soi.

Cet été, soyez sur de bons rails côté déplacements : privilégiez le TER et leurs avantages promotionnels !

Thierry BRET

 

Cette stratégie de reconquête se décline en quatre axes. Ficelée par Yonne Tourisme, l’agence de développement économique du tourisme départemental, la feuille de route de cet ambitieux programme synonyme de parts de marché à glaner a reçu l’aval du Conseil départemental. Il a pour vocation de redonner envie aux Icaunais mais également aux visiteurs de notre territoire de reprendre goût à la vie…

AUXERRE : Nom de code : « Renaissance ». Application : immédiate. Moyen choisi pour le décliner : la communication encore et encore ! Supports retenus : les médias de la presse régionale, nationale et spécialisée. Cibles : celles et ceux qui veulent balayer de leur esprit ce satané coronavirus qui ne plombera pas de manière définitive la sacro-sainte période des vacances estivales et leur lot de découvertes touristiques !

Tel un Phénix renaissant de ses cendres, le copieux plan de relance engagé par l’agence de développement touristique Yonne Tourisme possède de l’envergure, voire du panache !

Certes, les budgets débloqués sont conséquents : mais, pourrait-on rétorquer aux habituels réfractaires à tout projet, on n’a rien sans rien !

Il était donc judicieux de bâtir une ossature solide pour remettre le train du tourisme départemental sur les rails. Les bons de préférence. Pas ceux que de sinistres prévisionnistes envisagent à longueur de journée pour nous dire à grands coups de licenciements et de chiffres négatifs que la saison 2020 est morte.

Décliné en deux volets, ce plan est fait pour rasséréner les professionnels en proie aux doutes. Et on les comprend après trois mois d’inertie involontaire les conduisant à une perte sèche de leurs finances.

D’un côté, il y a l’accompagnement. La politique de la main tendue logique et appréciable avec ses aides financières, ses préconisations pour s’en sortir, sa sensibilisation aux normes sanitaires…Même l’organisation d’une bourse d’échanges de documents touristiques sous la forme d’un drive (l’opération  s’est déroulée ce jeudi 11 juin) a été pensée. Bien vu.

 

 

A la reconquête de la clientèle : le Graal menant à la résurrection…

 

De l’autre côté, il y a le mot d’ordre que chaque acteur doit fixer au plus profond de ses neurones : la reconquête de la clientèle. Il n’y a pas de mystères : celle-ci passe immanquablement par la définition d’une campagne de communication solide qui soit en phase avec les attentes réactualisées des consommateurs.

Alors quoi de plus naturel que de revoir à la hausse les lignes budgétaires accordées à ce programme qui joue l’offensive. Personne ne doit s’en offusquer outre mesure alors que des milliers d’emplois sont sur la sellette dans cette filière.

Multi-cibles et multi-supports, ce plan de 340 000 euros se convertit en quatre items stratégiques devant faire mouche. Au nom de la pérennité du tourisme dans l’Yonne et de ses entrepreneurs.

D’abord, il y a la campagne de communication dite de proximité. Elle a débuté le 02 juin ; elle vise l’Ile-de-France, la capitale, les départements limitrophes, l’Yonne elle-même. Les Offices du tourisme et les Syndicats d’initiative en sont d’incontournables relais. La démarche est solidaire de celle mise en exergue par le Comité régional du Tourisme, dont le slogan est le fameux « Sortez chez vous ! ».

En parallèle, avec le concours du Collectif Bourgogne, a démarré aussi une campagne de sensibilisation à la clientèle parisienne et lyonnaise. Elle table sur les découvertes des destinations estivales.

 

 

Même les soignants deviennent une cible potentielle…

 

Une action autour de la promotion des artisans et producteurs locaux se précise pour juillet. Yonne Tourisme remettra des sacs spécifiques en les diffusant auprès des Offices du tourisme et des syndicats d’initiative du département.

Clin d’œil sympathique, enfin, destiné aux soignants. Celles et ceux qui ont pris beaucoup sur eux, parfois en y perdant la vie, pour aider et sauver le maximum de malades atteints du COVID-19.

Yonne Tourisme a conçu une campagne spécifique à leur attention avec des messages publiés dans les magazines spécialisés. Les comités d’entreprises des centres hospitaliers figurent eux-aussi parmi ce listing destinataire de l’information.

Objectif : transformer les chèques vacances des soignants par des séjours champêtres et tranquilles dans l’Yonne. Une idée loin d’être saugrenue…

L’agence de communication Signe des Temps, une vieille connaissance qui collabore avec Yonne Tourisme depuis six ans, a contribué à l’élaboration de cette stratégie qui devrait perdurer jusqu’à la fin de l’année.

L’heure de la « Renaissance » sonne enfin sur les terres de l’Yonne, meurtries par ces sites et établissements fermés. Gageons qu’elle soit pleinement bénéfique aux entrepreneurs de la filière tourisme qui attendent leur résurrection en priant le Ciel chaque matin que Dieu fait…

 

Les premières victimes de la crise devraient être inéluctablement la jeune génération. Celle des 20/25 ans qui curieusement se sera sentie la moins concernée par l’application des mesures barrières et le respect de la distanciation physique. Celle qui aura vécu avec un peu trop de désinvolture et parfois légèreté le confinement le considérant comme une entrave supplémentaire à la sacro-sainte liberté que nous chérissons tous.

De toute évidence, les jeunes vont souffrir de l’après-COVID-19 et de ses conséquences irréversibles. Pas, fort heureusement sur le plan sanitaire puisqu’ils ont été épargnés par les ravages imputables à la pathologie durant ces deux mois et demi de pandémie.

Mais, il est clair que ces jeunes gens se situent aujourd’hui sur la ligne de front d’une toute autre crise, nettement plus pernicieuse et sournoise dans la durée. Une crise qui arrive telle une lame de fond à la vitesse d’un cheval lancé au galop sur l’immensité sablonneuse de la baie du Mont-Saint-Michel.

C’est bien de crise économique dont il s’agit. Avec par extension, celle, dramatique à l’excès, qui va concerner l’emploi…

 

Construire les emplois de demain avec les mesures d’aujourd’hui…

 

Il y a quelques jours dans une tribune médiatique commune l’UIMM (Union des Industries des Métiers de la Métallurgie) ainsi que trois organisations syndicales de la même branche industrielle, la CFDT, la CFE-CGC et FO, ont lancé une alerte en faveur de l’alternance et de l’emploi des jeunes.

Un emploi qui se trouve particulièrement menacé en cette période de grande précarité professionnelle.

Les signataires de ce manifeste demandent instamment que soient mises en place des mesures d’urgence profitables aux prochaines victimes de cette crise sans précédent dans le monde moderne.

Primo, qu’une campagne de promotion de grande ampleur en faveur de l’alternance soit effective en France. Secundo, que des mesures temporaires et exceptionnelles visant à inciter les entreprises à poursuivre leur recrutement par le biais de l’alternance les aident dans cette démarche.

Tertio, qu’un accompagnement dans l’achat, par les apprentis, d’équipement informatique pour se former à distance puisse être réalisable. Quatrièmement : que de nouvelles aides au logement et à la mobilité puissent accompagner les jeunes gens vers un premier emploi dans certains bassins d’emplois industriels.

Deux autres propositions complètent cet ensemble de préconisations : l’assouplissement de certaines modalités d’exécution des contrats afin de permettre à un jeune qui n’a pas pu trouver d’employeur de poursuivre et valider sa formation. Enfin, que des mesures d’urgence soient réservées aux centres de formation d’apprentis industriels afin qu’ils puissent être aidés au financement des surcoûts liés à la mise en place des mesures sanitaires.

 

Face aux nuages, la mobilisation de tous en faveur de la relance

 

D’autres branches professionnelles se lancent également dans des alternatives comparables. D’autant que l’année dernière, le nombre de contrats d’apprentissage avait rencontré un net regain d’intérêt de plus de 16 % auprès des jeunes générations.

Convaincue par ces initiatives heureuses, la ministre du Travail Muriel PENICAUD s’est rendue à Brest la semaine dernière pour y découvrir les vertus du mode opératoire d’un centre de formation par l’apprentissage.

Insistant pour que les efforts des acteurs économiques se fassent auprès de cette forme d’orientation permettant d’intégrer au plus vite dans la vie active ces jeunes avec un métier dans leur besace.

Ce retour en grâce de la formation qualifiante par l’alternance ne peut que payer à terme. Surtout quand on sait qu’un jeune européen sur six a perdu son emploi depuis le début de la crise de coronavirus.

Celles et ceux qui ont eu la chance de pouvoir garder leur poste malgré cet état de crise ont réduit leur temps de présence sur le lieu de travail d’environ 23 %.

Côté conjoncture, de lourds nuages noirs se profilent à l’horizon. Les premières statistiques ont été communiquées par Pôle Emploi : durant le confinement, 843 000 nouvelles personnes ont rejoint le rang des demandeurs d’emploi sur le seul mois d’avril.

Et il va sans dire, parmi les principales victimes de ce fléau sociétal inattendu se trouvent les jeunes gens âgés de moins de 25 ans qui subissent en frontal ce raz-de-marée.

Selon, l’OFCE, l’Observatoire français de la conjoncture économique, ce n’est rien par rapport au mur d’eau qui se présente face à nous…tel un tsunami.

Du fait de sa structuration organisationnelle, l’Hexagone figure parmi les pays les plus touchés au plan de l’inertie économique : il enregistre une récession considérable nous situant au même niveau que les deux autres pays européens, fracassés par la COVID-19 : l’Italie et l’Espagne.

Préserver et encourager l’emploi des jeunes passent par une relance industrielle et économique ambitieuse. Et la mobilisation de chacun. Une chose est sûre : ce vaste chantier ne fait que commencer…

Thierry BRET

 

 

 

 

La suppression du conseil municipal trois jours avant sa date de programmation ravive les questionnements chez certains conseillers municipaux de la capitale de l’Yonne. Issus de différentes tendances politiques, ceux-ci formaliseront leurs craintes en exigeant des réponses de l’édile actuel sur la gestion de la crise lors d’une conférence de presse organisée ce vendredi après-midi…

AUXERRE : Que s’est-il réellement passé durant cette période transitoire de trois mois au sein de l’institution municipale auxerroise ? Ce sera sans doute l’une des interrogations majeures que ne manqueront pas de poser les conseillers municipaux à l’origine de ce rendez-vous avec la presse, prévu vendredi en début d’après-midi.

Avec en filigrane, des additifs évidents à la question liminaire sur la manière dont a été gérée la crise sanitaire sans précédent que nous avons traversée et son corollaire sur l’état des finances de la Ville.

Bref : les élus de l’opposition mais également celles et ceux qui représentent diverses obédiences politiques s’exprimant depuis 2014 au sein du conseil municipal demandent des comptes.

Et s’inquiètent en substance des incidences que les décisions prises par l’équipe en place au cours de cette période si particulière pourraient avoir sur le quotidien des Auxerrois. Un éclairage précis de la situation financière actuelle de la Ville est également exigé. Ces arguments en forme d’interrogation  appellent des réponses. Celles de l’édile d’Auxerre et président de l’Agglomération Guy FEREZ…

Nation aux disparités saisissantes, les Etats-Unis viennent une fois de plus de nous dévoiler leur véritable visage contradictoire cette semaine.

D’un côté, il y a la lumière, la liberté d’entreprendre, les grands espaces et cette irrésistible envie de se prouver par n’importe quelle idée, à la limite parfois du saugrenu, de tenter l’impossible pour se distinguer des autres. Etre toujours à la pointe de la conquête du monde, voire au-delà…

Au nom d’un sacro-saint patriotisme qui flirte le plus souvent avec une forme de nationalisme bon ton, au protectorat impitoyable qui a fait au fil de ces décennies que ce conglomérat d’états très disparates les uns des autres soit devenu la première puissance mondiale. Talonné à couteau tiré par une Chine aux dents de plus en plus acérées…

L’exemple de SPACE X est à la fois remarquable. Car nous autres Européens sommes toujours à la traîne de quelques longueurs vis-à-vis de notre principal allié mais véritable concurrent dans cette guerre économique qui occupe désormais tous les esprits.

L’homme va retourner dans l’espace dans des conditions matérielles et technologiques novatrices qui laissent augurer d’immenses possibilités scientifiques à l’avenir.

Les Américains ont promis de se rendre à nouveau sur notre satellite lunaire d’ici 2024. Un préalable indispensable pour y construire une base devant accueillir les équipages d’astronautes destinés à se poser sur Mars. Cela est programmé pour les années 2040 si toutes les conditions sont réunies.

Vu de notre microcosme, on ne peut qu’applaudir et encourager ces prouesses humaines et technologiques mises en exergue pour y parvenir. C’est aussi le signe de cette volonté farouche qui offre une nouvelle indépendance à ce pays, précurseur dans la conquête spatiale. Et cette fois-ci, il s’émancipera des Russes pour pouvoir l’accomplir…

 

Un retour en arrière de plusieurs décennies…

 

De l’autre côté, il existe les zones d’ombre. Ces fameuses forces obscures qui louvoient en permanence entre le bien et le mal  au nom du puritanisme, et qui s’insinuent dans les moindres strates de la société. L’une de ses criantes apparences s’appelle le racisme. Ordinaire, puisqu’il s’étale jusque dans la rue aux regards de tous.

Un homme, de couleur, l’a appris à ses dépens dans la ville de Minneapolis. Il se nommait Georges FLOYD. Il ne présentait pas les caractéristiques d’un bandit de grands chemins. Jusqu’à ce jour-là, où ce quadragénaire s’est retrouvé au mauvais moment et au mauvais endroit.

Pris à partie par les forces de police pour une sombre histoire d’excès de vitesse et de suspicion de trafic, l’homme a été éjecté manu militari de son véhicule avant d’être plaqué au sol sans ménagement par quatre gorilles en uniforme.

Les images de ce qui en résultera par la suite ont fait depuis le tour du globe. Elles ont engendré d’innombrables manifestations de violence dans la plupart des mégalopoles de l’Etat, comme ce pays chantre de la démocratie et des libertés en connaît depuis des lustres.

Nous renvoyant aux pires périodes de la ségrégation et de la haine raciale des années 50/60 où les émeutes et autres scènes de lynchage fomentées par le Ku Klux Klan s’affichaient à la une des quotidiens internationaux.

Mais, revenons à cette sombre année 2020. Ce qui est profondément abject dans cette captation visuelle via un smartphone indiscret d’un témoin, c’est d’avoir vu et entendu les cris de détresse de cet homme implorant la mansuétude de ces policiers impassibles. Juste pour le laisser respirer.

Droits dans leurs bottes de « cow-boys » intraitables, les policiers n’entendront pas les suppliques bouleversantes de la victime, se contentant non pas d’agir au nom de la justice mais prononçant déjà la sentence : la peine de mort.

 

L’auteur de cet acte odieux arrêté pour homicide involontaire…

 

Car, c’est bien de cela dont nous avons été les témoins involontaires et impuissants : la mise à mort d’un homme pris sous la tenaille d’une brute de  la pire espèce qui n’aura eu de cesse d’appuyer de plus en plus fort son genou sur la gorge de sa victime, poussée à l’agonie par asphyxie…

Les trois autres policiers (ils n’étaient pas tous blancs), stoïques et insensibles, ont laissé cette scène de meurtre gratuit se poursuivre sans bouger le moindre petit doigt.

Même les invectives houleuses d’une foule en nombre autour d’eux ne pourront malheureusement changer le cours des choses.

Et modifier ainsi l’horrible destinée du pauvre Georges FLOYD qui succombera quelques minutes plus tard dans l’ambulance le transportant inconscient à l’hôpital.

Barak OBAMA ne tardera pas à réagir avec véhémence. L’ancien président s’est indigné de ces nouveaux actes de violence commis envers les Afro-Américains. Donald TRUMP, quant à lui, se contentera d’adresser un tweet laconique et ironique comme il sait les pratiquer avec délectation depuis le bureau ovale.

Entre-temps, les quatre policiers ont été limogés. L’auteur de cette bavure funeste a été arrêté et placé en détention pour homicide involontaire…Les émeutes succèdent aux émeutes avec leur lot de nouvelles victimes et de dégâts considérables. Le feu est mis aux poudres jusqu’à la prochaine bévue ?

En 1982, Johnny HALLYDAY interprétait « Mon Amérique à moi » en hommage à ce pays des libertés où tous les rêves étaient possibles. Depuis soixante-douze heures, c’est sûr : ce n’est plus « notre Amérique à nous … ». Un pays où l’on peut mourir impunément dans la rue à cause de sa couleur de peau…

 

Thierry BRET

 

 

 

 

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