Nul n’est besoin d’être devin pour anticiper ce que seront les résultats réels de cette double échéance électorale, proposée aux 47 millions de nos compatriotes en âge de voter ces 20 et 27 juin. Les véritables vainqueurs de ces retrouvailles citoyennes avec les bureaux de vote devraient être vraisemblablement ceux qui ne s’y rendront pas : les partisans de l’abstention.

A un an de l’élection présidentielle, et devant l’ampleur de pronostics qui placent la jauge de cet absentéisme électoral à plus de 60 %, il existe de bonnes raisons de s’inquiéter sur les principes fondamentaux de notre démocratie.

Non pas que celle-ci soit mise à mal ou en danger immédiat par cette avalanche de bulletins qui ne tomberont pas au fond de l’urne. Mais, plutôt, par ce désintérêt croissant à la chose publique d’une frange de la population qui va en s’élargissant. Toutes composantes citoyennes confondues, et ce de scrutin en scrutin…

Si par le passé, seuls les plus jeunes d’entre nous, les plus à la marge de la société, vivant à la limite de l’utopie ne se prononçaient guère sur les orientations politiques de notre pays, il n’en est plus de même aujourd’hui.

Les abstentionnistes sont issus de toutes les castes sociales. Ils se revendiquent désormais parmi les déçus de tout poil, de toutes obédiences politiciennes, endossant la vêture des réfractaires ou de chevaliers blancs à tout changement ou celles des ultra progressistes qui ont déjà pris plusieurs longueurs d’avance sur les représentants de la sphère politique, parfois dépassés à leurs yeux au niveau de certaines idéologies et contraintes.

 

Communiquer plus sur les compétences régaliennes de ces institutions

 

Bien sûr, il ne s’agit que d’élections départementales et régionales. Evidemment, le contexte sanitaire imputable à une interminable succession de confinements et de périodes de doutes n’aura guère facilité les choses, supprimant derechef la moindre de ces réunions de campagne, ô combien importantes et stratégiques pour renouer le fil d’Ariane avec le peuple.

Ecouter, observer, rencontrer, discuter, échanger, proposer, suggérer, entendre…autant de termes qui ne sont pas de vains mots en temps normal et qui n’auront eu que peu de voix au chapitre lors de ce scrutin en double version proposé en cette période printanière.

Ensuite, il y a ce manque de connaissances flagrant de la part de nos concitoyens sur le poids et le rôle de ces institutions que sont les Départements et les Régions.

Un comble, tout de même, lorsque l’on se positionne sur le pragmatisme territorial, son attractivité et la proximité à tout crin !

Il est vrai que des efforts en matière de communication, de sensibilisation, voire de vulgarisation, de transparence sont à réaliser sans cesse par ces organismes représentatifs, experts de la décentralisation au plus de près de l’intérêt de chacun.

Qui connaît réellement autour de nous les compétences régaliennes de ces structures, leurs budgets, leurs modes opératoires, leurs projets, leurs actions, voire tout bonnement leurs représentants sur le territoire sans y être quelque peu initiés ?!

Qu’il s’agisse de l’habitant lambda vivant éloigné dans une localité champêtre, d’un responsable associatif pratiquant l’art du bénévolat auprès de jeunes, d’une mère de famille élevant seule ses enfants dans les méandres isolationnistes d’une ville et de façon encore plus significative, attestant de ce profond décalage existant parfois entre les porte-paroles d’un pouvoir exécutif et leurs administrés, de ces acteurs de l’économie qui en ignorent même jusqu’aux substantielles aides dont ils pourraient profiter pour le développement de leurs entreprises !

 

Le prix de la liberté passe par l’isoloir…

 

Communiquer, informer et consulter davantage la population ne permettront pas de combler et de résoudre le net handicap pour réduire le fossé qui sépare désormais le nombre de votants de celui qui n’accomplit plus son devoir de citoyen.

En déposant simplement son bulletin dans une urne de plexiglas. Mais, ce serait peut-être déjà un premier pas.

Car, si le taux d’abstention, au soir de ces deux tours de scrutin, dépasse effectivement les 60 %, ce sera un nouveau coup dur pour une démocratie déjà vacillante. Malmenant toutes les valeurs de liberté qui vont de pair.

Regardons autour de nous, celles et ceux de ces citoyens de pays tiers-mondistes, de démocraties tartuffes, de dictatures établies où la liberté d’expression est bafouée à n’en plus finir, jour après jour.

Combien de ces personnes qui donneraient parfois de leur sang et de leur vie pour accomplir ce geste devenu si anodin à nos yeux, celui de déposer un bulletin de vote dans une urne, ne voudraient l’effectuer en leur âme et conscience pour croire en un avenir meilleur… A méditer avant d’aller voter !

 

Thierry BRET

 

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Passer de la théorie à la pratique. C’est in fine ce qui vient de se produire, au cours de la semaine écoulée dans l’Hexagone, avec le magistral soufflet reçu par le président de la République Emmanuel MACRON lors de son déplacement dans la Drôme.

Sans doute, l’auteur décérébré de ce geste idiot, d’un incivisme plus que discourtois et malsain qui salit par ailleurs tous les enfants de la République que nous sommes quel que soit nos obédiences politiques, a voulu traduire dans les faits l’une de ces formules linguistiques à la résonance populaire, bien dans l’air du temps pour rester « jeune ».

De celles qui pullulent au quotidien dans nos conversations et se répandent telle une trainée de poudre sur les réseaux sociaux. A l’instar de la célébrissime expression bateau d’une rare stupidité, employée à toutes les sauces : « Il y a des trous dans la raquette ! » !

Et pourquoi pas dans le gruyère pour les plus gourmands d’entre nous, dans les tamis pour les chercheurs d’or et les passoires pour les cuisiniers, ou moins romantique mais tout aussi accommodant au niveau de la métaphore, dans les chaussettes !

Bref, parmi ces petites phrases d’apparence anodine et sorties de nulle part (des formules toutes faites que l’on imagine extraites d’un studieux brainstorming entre spécialistes du marketing et de la communication dont les bureaux cossus regorgent rue de Rivoli ou avenue Foch !), la petite dernière du moment, « les élus doivent être à portée de baffes des électeurs », fait également florès dans le microcosme politico-politicien actuel.

Peut-être que les auteurs de ces locutions frisant avec le ridicule trouveront un jour leur place dans les colonnes du Littré, du Larousse ou du Robert ! Voire du Nobel de littérature qui leur tend les bras !

 

 

Les réfractaires à tout et à son contraire prennent les mots au pied de la lettre…

 

 

Oui mais voilà, toute médaille possède son revers ! Placé dans les oreilles malintentionnées, voir mal embouchées de certains de nos compatriotes ce genre de petite formule gratuite peut précisément se traduire dans les actes.

Si « les élus doivent être à portée de baffes de leurs électeurs », ce qui signifierait en théorie que ces derniers doivent agir et assumer la prise de leurs responsabilités en mouillant leurs chemises sur les dossiers cruciaux où ils sont le plus attendus (emploi, environnement, santé, éducation, aménagement du territoire, numérique, sécurité, économie, etc.) ; cela ne veut nullement dire qu’ils sont devenus les boucs émissaires et la cause de toutes les détresses du monde qu’elles soient sociétales, économiques ou le reflet de ce mal-être constant qui auréole bon nombre de nos concitoyens même quand la France se porte bien !

 

 

Pour mémoire, rappelons selon des données statistiques émanant de la référence des instituts nationaux (INSEE) que les Français restent en ce domaine les champions du monde du pessimisme avéré à hauteur de 61 % des personnes sondées.

Bien au-delà de celles et de ceux des ressortissants afghans ou syriens qui, comme chacun le sait, coulent des jours heureux et tranquilles dans leurs pays, devenus depuis une décennie des oasis de paix !

Il ne faut donc pas s’étonner ensuite que celles et ceux qui se sentent bannis de la société, ceux qui sont de fervents adeptes volontaires de cet ostracisme idéologique et tendance,  ces réfractaires à tout et à son contraire, prennent au pied de la lettre la moindre expression qui circule.

 

Pourquoi tant de haine et de violence gratuites en démocratie ?

 

La gifle reçue par Emmanuel MACRON en est la plus simple des traductions. Même si l’Elysée s’est contenté de minimiser ce geste agressif envers le représentant de l’Etat, qui droit dans ses bottes (et c’est tant mieux pour ce que représente la fonction présidentielle) a feint l’ignorance de cette acte, visant son intégrité physique, en poursuivant comme si de rien n’était son bain de foule auprès de spectateurs consternés par ce qu’ils venaient de vivre.

Nul n’échappe, par ailleurs, à ces effets démonstratifs et médiatiques exercés par une poignée d’incorrigibles qui ne respectent plus rien. Ni les valeurs de la République, ni de leurs représentants à différentes strates, au préalable choisis par les urnes même s’ils sont contraires à nos idées. On appelle cela le choix démocratique, tout bonnement….

On conserve tous en mémoire la baffe qui rougit le visage de Manuel VALLS, alors Premier ministre lors d’une visite en province ; la gesticulation hargneuse d’un spectateur accrochant hors d’une rambarde l’épaule de Nicolas SARKOZY dont le costume, sans doute d’excellente coupe, résista fort bien ; les œufs reçus sur la tête de ce même président ; la farine qui recouvra d’une épaisse couche blanchâtre les cheveux ébène de François HOLLANDE ; voire ces tartes à la crème si onctueuse qui n’ont jamais manqué de voler en escadrille autour de ces diverses personnalités.

La dernière en date n’est autre que le leader de La France Insoumise (LFI) Jean-Luc MELENCHON qui l’a appris à ses dépens en recevant son sac de farine au visage alors qu’il déambulait aux côtés de compagnons d’infortune, tout aussi maculés de cette poudre blanche, dans un cortège.

Reste la question fondamentale à poser derrière ces actes qui, si parfois flirtent avec le risible du fait de leur comique de situation, n’en sont pas moins insultants envers la classe politique et ses représentants. Et envers celles et ceux de leurs électeurs qui les choisissent en accomplissant leurs devoirs de citoyens.

Pourquoi tant de haine et de violence gratuites en démocratie alors que le bulletin de vote à glisser dans l’urne demeure le meilleur moyen d’expression contestataire ?

N’oublions pas que c’est la France toute entière qui a reçu cette claque en pleine figure. Sonore et claquante comme dans la vidéo qui a tourné en boucle sur les réseaux sociaux. A y regarder de plus près, on y voit encore les traces de doigt sur nos visages endoloris…

 

Thierry BRET

 

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Nul n’est prophète en son pays ! Nombreuses sont les start-up de l’Hexagone à l’imaginaire pourtant débridé qui en savent quelque chose à leurs dépens. Malgré leurs inventions parfois incroyables qui croulent sous les titres honorifiques, les brevets que l’on se dispute âprement et autres trophées nationaux à remiser sur le coin du bureau, elles éprouvent les pires des difficultés à concevoir leurs projets, à les industrialiser, à les vendre, voire à les exporter à cause de moyens financiers insuffisants.

On imagine la frustration de ces cheffes et chefs d’entreprise investis, de ces créateurs de talent ayant injecté beaucoup de deniers issus de leurs propres économies dans leur concept qualifié de révolutionnaire !

Certains peuvent recevoir la lumière médiatique pour leurs géniales trouvailles, d’une part, et débuter, d’autre part, une interminable croisade lancinante à la recherche du Graal suprême qui se nomme les aides financières et les subventions !

Mais, tous ces entrepreneurs font cet amer constat après quelques années d’existence et un nombre incalculable de rendez-vous avortés, de dossiers administratifs poussiéreux et volumineux  à remplir, de palabres et de circonvolutions parfois inutiles : il n’est pas aussi simple de porter et de développer un projet entrepreneurial d’envergure lorsque l’on est établi en France.

Même si l’invention technologique est unique au monde et pourrait changer bien des situations complexes aux quatre coins de la planète…

 

 

Des « Géo TROUVETOUT » médiatisés et reconnus par Albert II de Monaco…

 

Prenons un exemple concret. Celui de cette brillantissime entreprise localisée dans l’Yonne (eh oui, ce territoire si souvent décrié au niveau économique et technologique implanté pourtant en lisière de la puissante Ile-de-France regorge de pépites de ce style qui ne demandent qu’à éclore !) : j’ai  nommé SAUREA !

Accueillie au sein de la pépinière d’entreprises de la Chambre de Commerce et d’Industrie de l’Yonne à Auxerre, l’entité qui possède une discrète signalétique posée sur la façade de son siège social est l’unique concepteur du premier moteur photovoltaïque autonome créé dans le monde. Rien que cela !   

Un système élaboré à la sueur du front en faisant travailler ses neurones qui permet d’entraîner des dispositifs mécaniques de petite puissance à l’instar de pompes, de brumisateurs, de turbines de ventilation, de petites machines agricoles ou servant au brassage du malt. Bref : ces « Géo TROUVETOUT » de l’énergie mécanique obtenue grâce au solaire existent bel et bien ; ils ont la chance de résider, cocorico, dans la capitale de l’Yonne !

Auréolée par une kyrielle de médias nationaux (Le Point, L’Express, l’Agence France Presse, Boursorama...), visitée par des chaînes de l’audiovisuel en recherche de reportages insolites (France Télévisions), glorifié par un trophée national émanant de la Fondation EDF ou reçu par SAS le prince Albert II de Monaco interpellé par leur moteur, la start-up piloté par le couple Isabelle et Gilles COTY en est réduit aujourd’hui à rechercher des fonds via une plateforme de crowdfunding afin de poursuivre son essor.

Objectif de cette louable seconde levée de fonds après la première qui s’élevait à 300 000 euros : récolter une enveloppe comprise entre… 800 000 à un million d’euros. Au vu du montant exigé, il n’y a pas de quoi fouetter un chat !

 

 

400 000 euros déjà collectés mais cela ne suffit pas…

 

Avec ses futurs subsides, SAUREA se donnerait une sérieuse bouffée d’air pur pour accéder à davantage de marchés potentiellement intéressés par leur création. Ceux qui sont situés en Afrique, en Amérique du Sud mais surtout dans la zone Asie/Océanie où les premiers contacts avec certains pays sont prometteurs.

Cela ne peut s’entrevoir que par le biais d’embauches et de structuration d’un service commercial ad hoc. Il comprendrait un business développeur ayant effectivement les pays émergents comme principale priorité.

A ce jour, SAUREA a déjà installé un double système de pompage et de ventilation au Burkina Faso avec la complicité d’une ONG internationale, « Electriciens sans frontières ». D’autres états frappent à la porte. C’est le cas de la Zambie. Mais, surtout du Japon. L’archipel nippon veut tester le système « made in Auxerre » à l’expansion mondiale pour alimenter la ventilation de stabulations, accueillant un cheptel de bovidés, qui produisent de l’énergie issue de la méthanisation. Le matériel a déjà été expédié en Asie.

Grâce à la plateforme de financement participatif qui a permis de lancer la levée de ces fonds indispensables à la maturation de la société (WISEED), plus de 400 000 euros ont ainsi été collectés. Mais, on est encore très loin du compte.

Parallèlement, trois investisseurs français sont intéressés pour glisser leur obole (sans aucun doute conséquente) dans le nourrain. Cette tirelire en forme de cochon chère au regretté Me Jacques CAPELOVICI qui était dans les jeux télévisés.

 

De véritables engagements pour soutenir le savoir-faire à la française…

 

Pourtant, un constat évident ne peut que turlupiner les plus aguerris des lecteurs de cet éditorial. Vu le défi porté par SAUREA, celui de fiabiliser les installations solaires motorisées dans les zones à fort ensoleillement de la planète, vu la pérennité des usages dans les pays défavorisés qui en feraient l’emploi (l’accès à l’eau potable pour résoudre une noria de problèmes sociologiques et démographiques véritable enjeu de société à l’origine des guerres de demain), pourquoi l’Etat et les diverses instances de son millefeuille représentatif ayant des budgets dédiés n’ouvrent-ils pas grands les robinets du financement afin de soutenir ce projet permettant à la France de s’enorgueillir ?

Certes, la start-up a bien obtenu des prêts d’honneur, indispensables cautions pour interpeller le monde bancaire toujours très frileux sur ce type d’initiatives.

Voire des subventions salvatrices auprès de BPI France et de la région…Ile-de-France ! Un leurre financier car la plupart de ces subventions devaient être remboursées et faisaient figure de dettes au bilan de l’entreprise, un élément plutôt gênant quand il s’agit de solliciter la bienveillance de futurs investisseurs !

Aujourd’hui, SAUREA se bat comme un beau diable pour imposer son moteur solaire unique au monde (la start-up s’est même vue refuser l’accès à la French Tech ?!). Ses dirigeants en appellent à l’intérêt général de tous les acteurs de la sphère politique et institutionnelle pour obtenir davantage de soutiens que les fonds privés émanant d’investisseurs ayant eux déjà tout compris ! Ils ne veulent pas de promesses en l’air à la sauce campagne électorale. Juste des faits précis et un véritable engagement…pour que vive le savoir-faire à la française !

 

Thierry BRET

 

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Il y a certaines semaines, d’un point de vue international, où il vaudrait mieux s’inscrire sur liste d’attente pour se préparer à monter à bord de la future navette spatiale qui emportera l’humain loin vers la planète Mars. Surtout quand l’actualité qui nous est dépeinte nous renvoie à l’un des prismes qui caractérise l’humanité dans toute sa splendeur depuis la nuit des temps : l’hypocrisie !   

Deux exemples flagrants sont venus corroborer ces dires et tout le bien que l’on peut avoir de celles et ceux qui osent prétendre nous gouverner, au nom de la liberté, de la transparence, de la morale et de la démocratie.

Focus donc, via les lignes de cet éditorial, sur deux chefs d’états et deux pays où il fait bon vivre, comme chacun le sait au fil des informations qui en proviennent, dans un esprit tranquille où règnent les droits de l’homme et la libre expression. Je veux parler naturellement de la Biélorussie (le Belarus plus exactement au plan de la sémantique) et de la Syrie.

Deux états où rayonnent comme dans le jardin d’Eden la paix à tous les étages, la joie de vivre absolue, la liberté de pensée, bref, le parfait d’exemple de ce que doit être une démocratie paradisiaque moderne se projetant dans le monde de demain, celui de ce vingt-et-unième siècle flamboyant, digne de celui des « Lumières » au plan de l’intellect !

 

Une prise d’otages grandeur nature au nez et à la barbe de tous…

 

Prenons, cette nation qui partage ses frontières avec la Russie et les pays Baltes, la Biélorussie. A sa tête, un homme au pouvoir dictatorial qui dispense ses ordres sans état d’âme, Alexandre LOUKACHENKO. Une main de fer dans un gant de velours, pourriez-vous suggérer ? Nullement, c’est bien une main de fer dans un gant de plomb et celui-ci s’assène régulièrement sur les populations en fonction de ses caprices et de ses envies, voire de sa brutalité sans ménagement, depuis que ce dernier a pris le pouvoir en 1994.

Ce pur produit de l’ancienne Union Soviétique et de son « bienveillant » Parti communiste a entamé en 2020 ce qui représente déjà son cinquième mandat présidentiel. Cet agriculteur de formation n’a pas le charisme sympathique d’un éleveur de bétail croisé dans les allées du Salon de l’agriculture parisien qui parlerait volontiers de son cheptel et de son terroir en tâtant la croupe de sa vache préférée !

Non, le chef de cet état qui vient de se mettre à dos la plupart des pays dits « civilisés » (mais qu’est-ce que cela signifie encore aujourd’hui ?) vient de commettre un délit de lèse-majesté en détournant tout bonnement et sans crier gare un avion de ligne transportant des passagers, comme vous et moi, vers sa capitale, Minsk.

Une véritable prise d’otages grandeur nature, au nez et à la barbe de tout le monde juste pour le plaisir de vouloir museler l’un de ses opposants et son épouse qui voyageaient en toute légitimité à bord de cet appareil.

Débarqués manu militari de cet avion de la Ryanair (voilà ce qu’il en coûte aux imprudents qui préfèrent les vols low-cost aux compagnies aériennes traditionnelles !), les deux passagers qui n’avaient rien de clandestin ont été jetés dans une geôle tout confort de l’une des prisons de la capitale.

Puis, s’en est suivi un simulacre de mea culpa curieusement télévisé de ce jeune journaliste au nom imprononçable, Roman PROTASSEVITCH, qui dort depuis dans sa cellule. Mais, pour combien de temps ?

Fidèle à sa réputation, l’Europe a immédiatement répliqué en poussant des cris d’orfraie médiatiques vis-à-vis du vassal de Vladimir POUTINE avant de prendre des sanctions exemplaires pour la forme : le non-survol du territoire biélorusse par les compagnies aériennes occidentales.

Ce dont, on l’imagine aisément, a considérablement contrarié les plans du machiavélique LOUKACHENKO ! Ce dernier n’a pas manqué de nous traiter d’odieux adeptes de la piraterie aéronautique puisque ne permettant pas à ses avions de ligne de se poser sur le tarmac de Roissy Charles-de-Gaulle. Tout ceci faisant bien ricaner le Kremlin car les vols aériens occidentaux doivent inévitablement rallonger leurs courses en évitant le survol du Belarus et donc la facture énergétique qui en incombe !

 

 

Un plébiscite à 95,1 % pour le champion de la démocratie syrienne !

 

Les nouvelles en provenance de Damas sont aussi réjouissantes que celles de Minsk, côté mascarade ! Le chantre des droits de l’Homme et de l’épanouissement personnel qu’est dans son pays ravagé par une interminable guerre d’une décennie (celle-ci a déjà tué plus de 388 000 personnes) Bachar AL-ASSAD a été brillamment reconduit à la présidence pour un antépénultième septennat.

On se demande bien ce qu’ont pu proposer les candidats de l’opposition pour obtenir un si piteux résultat, soit 4,9 % des suffrages !

Là aussi, les Occidentaux et la communauté internationale ont qualifié ce résultat électoral de « ni libre, ni juste ». Des propos lénifiants qui ont à peine fait sourciller le digne héritier de son père Hafez : celui-ci  s’est fendu d’une formulation insipide : « vos opinions ne valent rien » ! Pas plus que votre élection, monsieur le Président !

 

Thierry BRET

 

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D’ordinaire, le soporifique concours de l’Eurovision, 65ème du nom accueilli cette année à Rotterdam (Pays-Bas), n’aurait mérité que quelques lignes de couverture dans notre média. On y aurait mentionné en tout et pour tout la seule identité du vainqueur. Voire le classement du représentant tricolore en manque de résultats probants depuis quarante-quatre ans, après la victoire nostalgique de Marie MYRIAM avec « L’Oiseau et l’Enfant » en 1977.

Il faut croire que les choses ont évolué sciemment pour que nous y accordions l’intégralité d’un éditorial ! Non pas que cette énième diffusion ait été moins ennuyeuse et plus qualitative au plan artistique (au secours !) que les précédentes mais surtout parce qu’elle aura été marquée par des aspects surréalistes à la limite du sulfureux, voire du grotesque.

Tant au niveau des notations obtenues par certains candidats que de la contemplation d’images étranges, sujettes aujourd’hui à une multitude de commentaires vindicatifs sur les réseaux sociaux.

D’ailleurs, des polémiques, il y en a eu à foison,  après le succès pour le moins surprenant de la formation italienne, le groupe de métal « MANESKIN » qui ne devrait rester dans les annales musicologiques que pour les doutes qui ont été semés dans les esprits des téléspectateurs les moins endormis durant cette retransmission, fade comme un jour de pluie sans fin sur le littoral breton !

 

 

Une polémique pour le moins sulfureuse autour des vainqueurs…

 

De quoi s’agit-il, en vérité ? Certes, de pas grand-chose à l’échelle de la planète et d’une actualité quotidienne qui vire le plus souvent à la tragédie, pour ne pas dire plus.

Mais, il aura suffi d’un simple visionnage d’images, et constater que le chanteur de ce combo inspiré de heavy métal se penche délibérément vers une table de salon en train de renifler, voire peut-être de sniffer on ne sait quelle substance illicite, pour changer la donne de ce rendez-vous pourtant gravé dans le marbre de la culture européenne.

Les plus médisants des observateurs et les mauvais perdants parleront immédiatement de prise de cocaïne, rien que cela ! Il est vrai que le leader du groupe, Damiano DAVID, aux yeux quelque peu hagard et embués d’incertitudes (un effet du maquillage ?), n’avait pas l’air de suivre avec grand intérêt la longue litanie de notes attribuées parfois de manière farfelue et comique par les représentants cathodiques des 42 nations composant le jury.

Ses trois comparses ne semblaient d’ailleurs pas plus frais que lui à l’issue de leur prestation scénique, en décalage profond avec la kyrielle de chanteuses blondes platine, body buldées au look de « bimbos » affriolantes, venues s’égarer dans ce traditionnel concours de la chanson. Sans doute, se sont-elles trompées de jour et d’épreuve en confondant l’Eurovision avec le concours de Miss Univers !

Interrogé par une noria de journalistes à l’issue de la soirée, le leader du groupe, se sentant rattrapé par la patrouille, expliqua aux médias s’être abaissé à cette table pour y ramasser des débris de verre contenant une boisson qui n’avait pas l’air franchement de ressembler à du lait fraise.

 

 

Jeu de complaisances entre pays amis...

 

Au-delà de ces turpitudes anodines ayant saupoudré de leur piment aigrelet une soirée d’où sorti du lot quelques artistes digne de cette appellation (la Suisse, la Belgique, le Portugal, l’Allemagne, la Bulgarie, la Suède ou l’Islande), cet « Eurovision 2021 » aura démontré dans les grandes largeurs qu’il existait un océan abyssal d’incompréhensions entre un jury composé de professionnels jugeant sur de réelles capacités techniques et vocales, et un jury populaire dont on s’étonne encore de la médiocrité musicale dont il a fait preuve au niveau de l’appréciation de ces « œuvres » .

A l’énoncé des résultats définitifs devant forger le classement de cette édition controversée, le public a même étrillé par des sifflets appuyés les candidats de l’Ukraine et de la Finlande qui passés de vie à trépas après le verdict catégorique du jury professionnel se sont retrouvés en pôle-position pour l’emporter après les voix du jury populaire, ressuscités des limbes malgré des chansons ineptes, voire inaudibles à nos oreilles !

Notons également, et c’est une première, le double zéro (jury officiel et populaire) à porter au crédit du malheureux représentant britannique que beaucoup vinrent consoler afin de lui éviter son « suicide » devant les caméras !

Il est vrai que la musique en provenance de la Perfide Albion n’a jamais été populaire aux quatre coins du globe et qu’elle n’a produit que de piteux musiciens de bas étage ! John LENNON et David BOWIE ont du se retourner à maintes reprises dans leurs tombes à l’issue de ce camouflet ridicule imputable, et cela a été évoqué par l’animateur Stéphane BERN lui-même, à la sortie de la Grande-Bretagne de l’Europe !

Bref, le BREXIT s’est donc invité à la première loge de cette confrontation artistique qui souffre déjà depuis plusieurs années des complaisances politiques à peine voilées entre pays participants. Ainsi, d’année en année, on sait que les douze points attribués par les Grecs tombent irrémédiablement dans l’escarcelle de Chypre et réciproquement ; que ceux distribués par la Russie abreuvent les candidats des ex-états du bloc soviétique, pays Baltes compris, que les Autrichiens ne veulent pas déplaire à leurs amis allemands, etc.

Drôle de principes préférentiels qui n’ont plus rien à voir avec la qualité d’une chanson, futur tube de l’été qui suivra.

 

 

La France loupe la victoire d’un cheveu…

 

Reste la prestation de la représentante de l’Hexagone, la talentueuse Barbara PRAVI et sa gestuelle qui devaient raviver les souvenirs envoyés par la « môme » Piaf ! Depuis trois décennies, la France n’avait pas connu meilleur classement,  en échouant d’un cheveu à la seconde place sur le podium. Sobre dans l’interprétation, brillante dans la tessiture : une voix qui connaîtra certainement une belle carrière par la suite.   

Aux dernières nouvelles, le comité d’organisation de l’Eurovision ne semble pas vouloir disqualifier le groupe italien malgré les lourds soupçons de prise de drogue dont il fait l’objet. La France a fait savoir par ailleurs qu’elle ne déposerait aucune réclamation en ce sens.

Moralité de l’histoire : pour remporter ce tremplin de la chanson européenne, mieux vaut être décadent, supposé être camé et dévoiler lascivement ses charmes que de posséder un réel talent d’interprète et de musicien ! Rideau !

 

Thierry BRET

 

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