La « Belle Endormie » est-elle enfin sortie de son sommeil léthargique ? La capitale de l’Yonne, Auxerre, que beaucoup d’observateurs qualifient de ce sobriquet futile, à tort ou à raison depuis des lustres, du fait d’une certaine inertie en matière de développement économique et d’attractivité territoriale, est désormais placée sous le feu nourri des projecteurs.

Et pas uniquement de ceux qui sont déployés d’habitude par la sphère médiatique ! Depuis, la fin de matinée de ce vendredi 05 mars. Une date mémorable qui restera à jamais gravée dans les annales de la ville, on s’en doute. Mais, qui sera aussi par ricochet profitable à l’aura de tout le département et de la région, côté notoriété.

Auxerre a donc basculé en l’espace de quelques minutes dans une nouvelle dimension. Une ère d’espérance novatrice où l’obscurité quasi relative du manque de reconnaissance nationale au plan économique s’efface au profit de la pleine lumière, auréolée d’une gloire technologique novatrice qui en fait dorénavant « la capitale de l’hydrogène et de sa future exploitation via un écosystème dûment étudié entre partenaires privés et publics ».   

Auxerre vit donc un état de grâce. Une situation, légitime pour ce « petit joyau de province riche en patrimoine posé dans un bel écrin avant-gardiste ! ».

L’expression a été citée à maintes reprises par les intervenants qui ont constitué ce plateau exceptionnel présent ce vendredi en milieu de matinée sous le chapiteau dressé à la hâte sur le parking de la gare ferroviaire Saint-Gervais.

Un casting de rêve, une fois n’est pas coutume pour notre territoire, apprécié des suiveurs de l’actualité économique. Avec excusez du peu, la fine fleur de ces grands capitaines d’industrie qui savent porter hautes les couleurs de la France aux quatre coins de la planète en faisant rayonner nos intérêts : les numéros un d’EDF, de la SNCF et du groupe industriel ALSTOM !

 

Un concept visionnaire au service de l’intérêt commun…

 

Cette brochette de hauts responsables de l’entrepreneuriat à la française a été accueillie par un aréopage hétéroclite de représentants institutionnels et politiques, nationaux et locaux. Deux ministres, celui en charge des Transports, Jean-Baptiste DJEBBARI, et le « local de l’étape », comme il aime le préciser, le secrétaire d’Etat ayant hérité de la promotion du tourisme, l’autre Jean-Baptiste, de son patronyme bien connu de ce côté-ci de la Bourgogne, LEMOYNE.

Il y avait aussi la présidente de Région, Marie-Guite DUFAY, accompagnée de son premier vice-président Michel NEUGNOT, l’une des chevilles ouvrières ayant permis l’aboutissement de ce projet. Son nom fut souvent mentionné par les orateurs devant se succéder à la tribune pour son degré d’implication dans ce dossier.

Bien sûr, devait s’illustrer sur scène lors de la cérémonie officielle, celle de la signature du bon de commande des premiers trains à hydrogène devant desservir  les lignes régionales dès 2023, l’édile d’Auxerre et président de la Communauté d’Agglomération de l’Auxerrois Crescent MARAULT.

Il aura su poursuivre pugnace et sans équivoque ce qui avait été entamé au préalable par son prédécesseur Guy FEREZ en d’autres temps. Un concept visionnaire qui reste favorable au rayonnement de la ville et de son bassin tout en réduisant notre empreinte carbone en termes de mobilité.

Au-delà de tout clivage idéologique et au service de l’intérêt commun.

Celui des habitants de ce territoire qui bénéficieront à brève échéance de trains de nouvelle génération pour relier des axes indispensables à leur circulation. Entre Clamecy et Auxerre. Entre Dijon et Auxerre ou encore vers Laroche-Migennes.

Ce programme, on peut en être sûr, sauvera les petites lignes ferroviaires qui étaient jusque-là menacées d’une mort certaine.

Celui de ces entreprises, aussi, qui assureront le développement de ce projet à l’ambition internationale puisque exportateur d’un savoir-faire et d’une technologie éprouvée depuis Belfort. Celui, de la recherche et du développement nécessaire à l’innovation.

 

La « Belle Endormie » n’est plus à quai pour attendre le prince charmant…

 

Territoire d’expérimentation grâce à cet écosystème, l’Auxerrois sera en effet doté d’un centre de production et de stockage de ce précieux gaz obtenu par électrolyse. Sans doute avant le terme de 2021.  

Non seulement, demain et plus encore après-demain, les trains à hydrogène se déplaceront nombreux sur l’ensemble de notre contrée (comme partout à travers l’Hexagone après les régions  Auvergne-Rhône-Alpes, Occitanie et Grand-Est) ; mais il y aura également des formations et des emplois à la clé pour développer massivement cette technologie du futur.

Alors, c’est sûr, il y aura toujours des esprits chafouins qui se plaindront du modernisme et de l’avancée des prouesses technologiques qui révolutionnent sans cesse notre monde, mais Auxerre ne pouvait se permettre de manquer le coche sur ce nouvel enjeu de la mobilité.

La capitale de l’Yonne, par l’implication successive de ses élus de toute obédience, par le soutien accordé au schéma stratégique voulu par la Région, a su prendre le train avant même qu’il ne se mette en marche sur cet important dossier.  

Voilà ce qui vaut à la cité de Paul BERT d’être aujourd’hui plébiscitée par les patrons d’EDF, de la SNCF et d’ALSTOM. Et faire que la « Belle Endormie » ne soit plus sur une voie de garage l’obligeant à rester à quai jusqu’au retour du prince charmant…

 

Thierry BRET

 

banniere article client arts de vivre

26 %. C’est en moyenne l’écart abyssal qui existe entre les salaires perçus par les représentantes de la gent féminine et ceux de leurs homologues masculins en 2021 dans l’Hexagone.

On a beau dire, on a beau faire : mais le monde du travail semble toujours aussi hermétique à vouloir corriger d’un iota cette inacceptable disparité qui s’étale pourtant comme l’appendice nasal au beau milieu de la figure depuis des lustres aux yeux de tous. Les femmes demeurent moins bien payées que les hommes quel que soit leurs statuts en entreprises et ce, pour des activités professionnelles parfois équivalentes, voire supérieures.

Une inégalité séculaire flagrante qui n’a donc pas disparu des radars. Bien au contraire. Malgré le contexte économique si délicat dans lequel tente de survivre la France, impactée depuis près de douze mois par une crise sanitaire sans commune mesure.

La Journée internationale des Droits des Femmes, programmée le lundi 08 mars – cette commémoration nous revient tel un marronnier chaque année avant le prélude du printemps – aura tôt fait de raviver nos mémoires et interpeller nos consciences devant cette situation discriminante de plus en plus insupportable au plan de l’éthique.

Y compris pour bon nombre de nos concitoyens masculins qui jugent incompréhensible cette différenciation fallacieuse des genres, issue d’une toute autre époque.

Celle où le sexisme était dûment affirmé dans les entreprises et incrusté au plus profond de la société, engendrant de facto la loi du plus fort et l’asservissement absolu à un silence de plomb dans les bureaux.

 

Les droits des femmes au travail, cause de toute une année…

 

A l’heure où l’écriture inclusive provoque moult débats auprès de nos parlementaires et figure à la une des médias qui dissertent à tout va sur son utilité et sa joliesse grammaticale (il y a sûrement d’autres sujets plus fondamentaux à traiter !), l’égalité salariale entre les femmes et les hommes reste curieusement la grande oubliée des thématiques soulevées par les progrès sociaux de ce début de siècle.

Pas une loi, ni un décret, ni d’amendement du législateur pour inverser la vapeur de cette odieuse dissemblance qui perdure depuis si longtemps.

Pas de mobilisations démonstratives chaque semaine dans les rues de France et de Navarre avec son cortège de protestataires furibonds pour essayer de faire bouger les lignes de ce qui semble être devenu immuable !

Ne reste donc que cette traditionnelle Journée internationale des Droits des Femmes qui nous revient à chaque première quinzaine de mars pour nous rappeler à nos bons devoirs. Ceux du partage et de l’équité respectueux des principes de notre grande démocratie bien-pensante. Un rêve pieu, évidemment !

D’ailleurs, sur le fond, doit-on maintenir la célébration d’une telle date dans le calendrier julien ? Un seul jour de l’année réservé à la seule cause féminine, même si cela a le mérite d’exister, n’est-il pas un tantinet trop réducteur pour obtenir de véritables résultats qui soient pérennes dans le temps ?

Il faudrait intégrer cette initiative vertueuse parmi notre quotidien. C’est en toile de fond que ce réalise à force d’un travail besogneux mais efficace l’association FETE en Bourgogne Franche-Comté.

 

Les femmes plus vulnérables aux conséquences de la pandémie…

 

FETE, acronyme de « Femmes Egalité Emploi » apparaît aujourd’hui comme l’un des porte-étendards utiles dont la voix et les actions sont amplifiées à grand renfort de manifestations récurrentes, favorables à la diminution de ces disparités qui n’ont plus lieu d’être aujourd’hui.

Le combat mené contre les mentalités et les comportements sexistes se déroule toute l’année au sein de cette association qui possède son antenne départementale dans l’Yonne.

Malgré la conjoncture peu propice depuis un an (la COVID-19 est passée par là), le rythme des interventions de FETE en faveur de la légitimé hommes/femmes faisant de l’équité sociétale et professionnelle une priorité absolue n’aura jamais ralenti.

Il est vrai que la gent féminine s’est retrouvée en première ligne dès le début de la pandémie dans des conditions parfois très difficiles à gérer.

Majoritaires à exercer des fonctions dans les métiers de la santé, de l’hygiène, de l’éducation, du commerce et des services aux personnes, les femmes n’ont pas été épargnées. Ni par les effets de la pathologie et les risques qu’elles encourraient au contact des malades, ni par les aspects peu valorisants de leurs postes qu’elles ont dû exercer coûte que coûte sans sourciller.

Que dire alors des tâches domestiques et du labeur non-rémunéré qui se sont ajoutés à la pelle à leurs conditions de vie grâce à la démocratisation du télétravail ! Sans omettre les responsabilités familiales qui leur échoient !

Plus vulnérables aux conséquences de la pandémie, les femmes restent les premières victimes des inégalités persistantes observées dans le monde du travail.

Leur avenir social est loin d’être radieux : intervenant en surreprésentation dans les secteurs les plus durement touchés par la crise, les femmes actives risquent de perdre leur emploi ou de voir leur temps de travail se réduire comme peau de chagrin dès que l’émergence de la crise sociale qui devrait s’abattre ces prochains mois de plein fouet sur l’Hexagone.

Cette fameuse troisième vague ne les récompensera pas de tous leurs efforts fournis pendant la pandémie…

Est-ce que les hommes dans leur grande mansuétude s’en soucieront vraiment ?

 

Thierry BRET

   

banniere article client arts de vivre

L’exercice, second du genre en l’espace de dix-huit mois, se voulait fédérateur entre les organisations professionnelles réunies sous le même toit. Par les temps qui courent, concevoir une conférence de presse avec un panel aussi représentatif et éclectique que celui qui fut proposé ce 26 février à Dijon ne pouvait qu’interpeller la caste médiatique. Bingo pour les instigateurs de ce rendez-vous oratoire ! Nombreux furent les journalistes présents, alléchés par ces prises de parole successives qui auront permis de mieux appréhender les réalités économiques actuelles…

DIJON (Côte d’Or) : Un succès ? Non, un plébiscite ! Il est à mettre à l’actif des huit organisations professionnelles régionales, unies comme les cinq doigts de la main, autour de ce grand oral qui devait prendre la forme d’une rencontre ouverte avec la presse.

Le nombre de confrères ayant effectué le déplacement des quatre coins de la Bourgogne Franche-Comté pour ne pas en perdre une miette était plutôt conséquent pour ce genre d’exercice. Sans doute moins excitant que des joutes politiques en période électorale mais beaucoup plus intéressant de surcroît quant à sa finalité informative.

L’animation accueillie dans l’un des salons de l’Holiday Inn, situé dans le Parc de la Toison d’Or, n’avait d’autre objectif que de balayer de la manière la plus exhaustive les points essentiels d’une actualité riche et marquée par l’omniprésence néfaste de la crise sanitaire.

Exemples à l’appui, étayant leurs propos de chiffres et de pourcentages, les intervenants inféodés à l’esprit d’initiative et volontaires dans l’action prirent à tour de rôle la parole.

Ils brossèrent de manière plus ou moins succincte selon les interlocuteurs un tableau pertinent et révélateur de la situation réelle vécue sur le terrain par leur corporation.

Bref, une belle brochette de personnalités, issues de la sphère entrepreneuriale qui aura fait fi du pathos habituel pour aborder ce style de rendez-vous au bilan forcément très délicat compte tenu de l’âpreté d’une conjoncture atone.

Plutôt que de se lamenter sur leur sort, douze mois après le début de la pandémie, ces leaders institutionnels et du monde de l’entreprise ont su véhiculer des messages d’espérance et d’optimisme. De confiance, aussi, eu égard aux interventions salvatrices de l’Etat et de la Région, saluées de façon unanime.

 

Une crise sociale plus qu’une crise économique…

 

Le fil d’Ariane légitime de cette causerie de près de deux heures se nommait la relance économique de nos territoires. Une relance à laquelle souscrit l’ensemble de ces organisations, à savoir le MEDEF, la CPME, la FFB, la CAPEB, l’UNICEM, la FNTR (fédération des transports routiers) ou encore la CMAR BFC, c’est-à-dire la Chambre des Métiers et de l’Artisanat de notre contrée.

Sans omettre, il va de soi, la Fédération régionale des Travaux Publics, initiatrice de cet échange interprofessionnel de bel aloi.

Introduisant les débats, Vincent MARTIN, président de la FRTP BFC, fit part à maintes reprises de sa satisfaction de se retrouver en présence d’un tel aréopage corporatiste pour évoquer la situation économique du moment.

Heureux de l’initiative, il insista lourdement sur un point fondamental à ses yeux. Un credo qui revint en boucle dans son discours : « La relance économique passe par son application sur les territoires… ».

 

Au-delà du contexte anxiogène et de son impact délétère sur les collaborateurs de ces milliers d’entreprises, représentées par ces organisations, le patron de la société Roger MARTIN craint plus que tout autre chose les effets de la foudre dévastatrice, celle de la crise sociale se faisant menaçante, au cours de ces prochains mois.

« Nous sommes davantage dans une crise sociale qu’économique, devait-il souligner, or, grâce à la solidarité qui existe entre nous, et en se créant des opportunités nouvelles en matière de travail, nous allons sortir de cette ornière… ».

 

 

Préserver l’emploi et les entreprises en instaurant la confiance sur l’avenir

 

Toutefois, le président de la FRTP régionale, même s’il s’accorde à dire que son secteur n’est pas le plus à plaindre en ces instants difficiles, s’est montré très inquiet devant cette incertitude totale qui se présente devant nous.

Entre ces périodes successives de stop and go qui sont préjudiciables à la hausse du moral de nos concitoyens et une morosité latente qui ne cesse de s’étendre sur le territoire, Vincent MARTIN a aussi démontré toutes les failles du télétravail lors de ses explications.

Ce système encouragé par la digitalisation possède, certes, ses vertus mais il ne doit pas se généraliser à outrance dans le milieu professionnel.

L’une des grandes préoccupations du patron des travaux publics régionaux est la progression des attitudes dépressives, inhérentes au manque de libertés, et sources d’une  hausse croissante de l’accidentologie sur les chantiers.

Rassurer les collaborateurs, instaurer une ambiance sereine autour d’eux, faire montre d’empathie sont autant de solutions déclinables sur les chantiers d’aujourd’hui. A l’instar des autres organisations qui devaient s’exprimer, tous ont à cœur de soutenir l’emploi et de préserver les entreprises en ces durs moments de la vie. C’est peut-être cela, la meilleure définition de la relance vu par le prisme de l’économie…et de ses acteurs.

 

En savoir plus :

Ont participé à cette conférence de presse

Vincent MARTIN, président de la FRTP BFC,

Jean-Philippe RICHARD, Président du MEDEF BFC,  

Georges GRENIER, Président de la FNTR,

Bernard LABOREY, Président de la FFB BFC,

Louis DEROIN, Président de la CPME BFC

Francis VOELIN, Président de la CAPEB BFC.

Christophe BAUDUIN, Président de l’UNICEM BFC

Et Manuela MORGADINHO, Vice-Présidente de la CMARBFC.

 

Thierry BRET

 

banniere article client arts de vivre

C’est un prêté pour un rendu. La réponse du berger à la bergère, avec le romantisme bucolique en moins. Une chose est sûre : les dates des futures échéances départementales et régionales sont à peine connues de tous (les 13 et 20 juin 2021) que déjà les candidats lancés dans la course à la présidence de l’hémicycle de Bourgogne Franche-Comté affûtent leurs armes à grand renfort d’arguments saillants sur tous les sujets mis en lumière par l’actualité.

Ceux-ci n’ont d’autres vocations que de faire mouche pour déstabiliser le plus possible l’adversaire et lui porter l’estocade fatale qui l’éliminerait de manière définitive de la compétition. Et ce, bien avant les deux tours de scrutin lors de prises de parole en réaction à des faits précis !

Parmi les items inéluctables qui s’invitent dans les débats, celui de la désindustrialisation de notre territoire. Un serpent de mer aussi vieux qu’Hérode quant à ses origines mais qui représente un enjeu fondamental à la pérennité de notre économie. Surtout, après les conséquences néfastes qui sont imputables à la crise sanitaire et ce besoin d’indépendance, voire d’autonomie, à retrouver au plus vite dans l’appropriation locale de produits de première nécessité.

La thématique que personne ne peut contester vis-à-vis de l’intérêt de son questionnement vient donc de s’inviter cette semaine dans ces joutes contradictoires par le prisme de communiqués de presse successifs.

Confirmant de facto l’opposition en règle entre deux politiques divergentes qui traduisent dans les faits que l’unité territoriale, un vœu pieu parfois souhaité par bon nombre de nos concitoyens de la société civile, n’est donc pas envisageable pour demain !

 

2 200 emplois industriels menacés de disparation à l’heure actuelle

 

Qu’en est-il précisément à la lecture de ce dossier ? D’un côté, le Rassemblement National qui a décoché la première banderille contestataire, dénonce par la plume de son leader médiatique Julien ODOUL l’abandon de l’Etat et le désintérêt de l’exécutif régional sur le nécessaire besoin de relocaliser l’activité industrielle en Bourgogne Franche-Comté.

Les faits étayés par le président du groupe RN sont les suivants : dans le cadre du plan de relance, le gouvernement a annoncé que le nombre de programmes de relocalisation soutenus par l’Etat était à l’équivalence de 65 initiatives, déployées partout dans l’Hexagone.

Or, l’élu de l’Yonne déplore que « seulement deux projets seront soutenus sur notre territoire ». Un manque d’ambition flagrant selon le représentant du parti bleu marine, qui « démontre le désintérêt manifeste de l’exécutif socialiste de la région pour l’industrie».

Et de rappeler que notre contrée a subi de plein fouet l’abandon de l’Etat de toute politique industrielle et ce, depuis fort longtemps.

Chiffres à l’appui, Julien ODOUL égrène les plans sociaux actuels, prétextés par la crise sanitaire qui menacent les entreprises de la région : KONECRANES, LMT BELIN, SKF, MBF Aluminium ou encore GENERAL ELECTRIC.

Entre 2006 et 2015, les dix territoires les plus industrialisés de Bourgogne Franche-Comté ont perdu la bagatelle de 29 000 emplois industriels ! Deux mille deux cents salariés vivent aujourd’hui dans l’angoisse avec une épée de Damoclès au-dessus de leurs têtes car leurs postes sont remis en cause.

« Nous ferons de la relocalisation industrielle l’une des priorités pendant le prochain mandat régional, conclut le porte-étendard du Rassemblement National. Dont acte.

 

Un fonds de relocalisation doté de 20 millions d’euros pour répondre aux besoins…

 

Dès le lendemain de cette escarmouche, la présidente de l’organe régional Marie-Guite DUFAY répondait du tac au tac au conseiller de l’opposition. Sans fioritures mais en faisant part de sa profonde surprise sur l’objet « infondé » de ces attaques.

« Cette prise de position est plutôt étonnante, écrit-elle, quand on sait que le RN n’a pas voté le vaste programme destiné à accompagner la relance économique de notre territoire, soit une enveloppe de 540 millions d’euros… ».

L’élue de Franche-Comté insiste un peu plus loin dans le texte en précisant que de nombreux dispositifs vertueux, novateurs et inventifs ont ainsi été déployés. A l’instar du fonds de relocalisation régional.

Soit 20 millions d’euros qui ont pour double effet de permettre de nouvelles implantations d’entreprises sur notre territoire et d’accompagner la modernisation de sites industriels en déclin de compétitivité. Donc, en risque d’être délocalisés dans un proche immédiat.

« Une mesure où le Rassemblement National a encore une fois voté contre sa mise en place, souligne la présidente de la Région.

Au plan comptable, une dizaine d’entreprises ont déjà bénéficié de subventions régionales à cet égard : c’est le cas d’EMCO France qui relocalise à Dampierre dans le Jura 100 % des fabrications spécifiques de tapis d’entrée jusque-là conçus en Allemagne ; ANTOLIN à Besançon où l’équipementier automobile conforte son implantation au lieu de la transporter à l’étranger ; MDA à Avoudrey (Doubs) un acteur économique qui intervient dans la conception d’articles de maroquinerie et enfin, dans l’Yonne, la société PREMIER TECH, à Senan.

Cette dernière doit investir pour internaliser la fabrication de certains équipements destinés au marché de l’assainissement collectif et préserver ainsi vingt-deux emplois.

En conclusion, pour Marie-Guite DUFAY, c’est clair : « Julien ODOUL se réveille, s’agite mais ne propage que des mensonges ! ».

Puis d’ajouter en conclusion que « 110 projets industriels sont accompagnés en Bourgogne Franche-Comté à hauteur de 80 millions d’euros dans le cadre du plan « France Relance », qui engendre une concertation permanente entre l’Etat et la Région… ».

Ce qui fait en résumé que notre territoire est le premier à être le plus accompagné au niveau national puisque qu’il capte 9 % des projets industriels et plus de 7 % du montant total des aides.

On le voit aux termes de ces deux exposés contraires : la bataille de la désindustrialisation régionale au plan stricto sensu politique nous promet encore de belles passes d’armes au cours des semaines et mois à venir ! Pourvu qu’elles soient profitables in fine aux seuls industriels et à leurs salariés !

 

Thierry BRET

 

banniere article client arts de vivre

 

L’idée en soi est proprement insupportable à l’entendement commun. Inacceptable, même ! Vu de l’Yonne, mais aussi de la Nièvre voisine qui en subirait des conséquences similaires. Néfastes, bien évidemment !

Celles d’une paupérisation accrue et sans retenue de la présence médicale qui démontre au quotidien toutes ses limites depuis bientôt un an avec l’apparition de ce coronavirus de malheur.

Comment à l’heure de ce désir de proximité à tout crin de la part de nos concitoyens, du développement des circuits courts tant au niveau du besoin alimentaire que des liens administratifs à renforcer coûte que coûte autour de nous pour gagner en efficience, peut-on imaginer une seule seconde la suppression du Centre de réception et de régulation des appels d’urgence du SAMU, basé à Auxerre ?

Faut-il vivre sur une autre planète hors de notre système solaire ou être déconnecté de la réalité du terrain pour ne pas prendre en compte tous les impératifs sociétaux et sanitaires que cela engendrerait si une telle décision aussi arbitraire et illogique était appliquée d’ici quelques mois !

La récente adhésion, à l’unanimité, du conseil municipal de la localité périphérique d’Auxerre, APPOIGNY, à vouloir rejoindre le collectif d’élus qui se mobilise depuis décembre bec et ongles pour conserver ce service médical dans l’Yonne relance le dossier parmi le sérail politique.

Un débat qui pour l’heure est totalement occulté des priorités citoyennes du fait de la présence empirique de la pandémie et de sa campagne de vaccination pour y faire face.

Mais, que l’on ne se méprenne pas sur les intentions réelles des partisans de ce transfert de compétences sanitaires vers la capitale de la Bourgogne Franche-Comté en 2022 au nom de la maîtrise économique : tôt ou tard, le sujet refera immanquablement surface tel un hideux serpent de mer.

 

 

Vers une solution alternative favorable aux habitants de l’Yonne ?

 

 

Pour l’heure, l’Agence régionale de Santé (ARS) écarte toute idée d’accélérer le processus qui mènerait à l’application définitive de ce sujet. La priorité des priorités se situe ailleurs. Dans la gestion au quotidien de la crise sanitaire qui est très loin d’être terminée.

De leur côté, les élus de l’Yonne ne perdent pas le fil de la mobilisation générale pour tenter de contrecarrer ce transfert de compétences vers Dijon qui aurait des répercussions incommensurables sur leurs administrés.

Voire de proposer des solutions alternatives qui soient profitables aux habitants de ce territoire. Comme la mutualisation du centre 15 avec le centre d’appels du SDIS, le Service départemental d’Incendie et de Secours.

Non seulement, c’est le centre de réception et de régulation des appels d’urgence du SAMU qui est directement impacté par ce projet régional de santé qui s’inscrit parmi les grands axes de réflexion de l’ARS ; mais en outre, il est aussi question de supprimer l’hélicoptère du centre hospitalier auxerrois.

Peut-on décemment envisager l’élimination de ce moyen de transport aérien basique mais ô combien salvateur dans le cas d’interventions urgentes ? On croit rêver alors que nous sommes au XXIème siècle, à l’heure des progrès technologiques dont certains sont obtenus en nanosecondes !

 

Ne pas laisser s’accroître le terreau de la désertification médicale…

 

Devant cette injustice d’une future application des possibilités thérapeutiques à deux vitesses selon que l’on réside dans une grande métropole ou que l’on vive dans un territoire semi-urbain et semi-rural un peu éloigné (c’est le cas de la Nièvre et de l’Yonne), les élus ne décolèrent pas.

Tous, et quel que soient leurs obédiences idéologiques, fustigent cette suprématie technocratique qui nous condamne à nous adapter tant que bien mal à des décisions prises dans les alcôves de la gouvernance.

Rejoints dans leur combat par les acteurs de la santé qui poussent eux aussi des cris d’orfraie devant ces choix stratégiques inadaptés, ils en appellent désormais à l’ensemble des citoyens à soutenir comme un seul homme ce collectif de défense des urgences et des secours de notre département.

Le 18 décembre dernier, plusieurs élus de l’Yonne s’engageaient en créant ce collectif de défense pour rétablir les droits sanitaires de notre territoire.

Il s’agissait du député de la première circonscription Guillaume LARRIVE, de Patrick GENDRAUD, président du Conseil départemental, du président de l’Agglo de l’Auxerrois et maire d’Auxerre Crescent MARAULT, ou encore de Christophe BONNEFOND, vice-président du Département et président du SDIS 89.

Beaucoup d’autres les ont rejoint depuis puisque deux cents collectivités de l’Yonne à ce jour soutiennent l’initiative en refusant de laisser s’accroître ce terreau favorable à la désertification médicale.

L’après crise de la COVID-19 débouchera nécessairement sur une nouvelle passe d’armes entre les différents protagonistes de ce délicat dossier, loin d’être bouclé en vérité. La santé n’a pas de prix : il ne faudrait pas que les habitants de l’Yonne et de la Nièvre, déjà éprouvés par le traumatisme du coronavirus, se sentent lésés avec la suppression de ces services vitaux de proximité !

 

Thierry BRET

 

banniere article client arts de vivre

Articles

Bannière droite accueil