Humour quand tu nous tiens ! Subtil, le collage des affiches du candidat de « Reconquête ! » sur les supports prévus à cet effet dans les rues d’Auxerre. Le résultat peut être particulièrement inattendu, voire à la limite « sanguinaire ». Fait exprès ? Pose des affiches à la hâte sans trop regarder ce qu’il y avait auparavant ? En tout cas, pour l’EFS (Etablissement Français du Sang) qui manque cruellement de donneurs à l’heure actuelle, la proximité d’Eric ZEMMOUR près de leur slogan peut inciter les 85 000 adhérents de son parti à s’y rendre dès que possible. Un vrai acte citoyen !

 

BILLET :

 

Lundi

 

La forte mobilisation des personnels éducatifs a payé et le soir même, leur ministre de tutelle Jean-Michel BLANQUER sortait de sa hotte une liste d’annonces pour éteindre l’incendie : recrutement de 1 500 assistants, embauche de 3 300 contractuels, mise à disposition de 5 millions de masques de type FFP2… Il y a quelque chose d’infantilisant à jouer ainsi au Père Noël en réponse à la colère de la rue, alors même que toutes ces mesures auraient pu être anticipées. Guère prudent non plus pour le gouvernement, car le père Fouettard n’est jamais très loin du bonhomme à la barbe blanche !

 

 

Mardi

 

Après le retrait d’Arnaud MONTEBOURG, ils sont encore une dizaine de candidats déclarés, se réclamant des gauches ou de l’écologie, en course pour l’élection présidentielle. Une gauche éparpillée « façon puzzle », menant une guerre d’égos et d’opinions irréconciliables et offrant ainsi un boulevard électoral à leurs adversaires. Au « jeu de l’ego », personne ne gagne et le score final ne casse pas de briques !

 

 

Mercredi

 

Où l’on reparle d’Isabelle et Patrick BALKANY, alias les « Thénardier de la République », connus aussi sous le sobriquet des « Rapetout de Levallois ». En application des peines prononcées, le couple avait été placé début 2021 sous bracelet électronique dans leur propriété de Giverny. Une mesure révoquée le 17 décembre dernier suite à la centaine d’incidents apparus pendant ce temps, qui vaudrait à tout citoyen lambda de reprendre le chemin de la prison mais curieusement le couple reste libre comme l’air. Excuse invoquée par leur avocat : « de la simple désinvolture et la nécessite de courir après le chien quand celui-ci passe le portail… ». Il devrait leur conseiller de le remplacer par un poisson rouge, ce serait mieux pour leur santé à défaut d’y séjourner à nouveau un jour !

 

 

 

Jeudi

 

Ce devait être la fête à Auxerrexpo, la fête à Neuneu, la fête à l’audimat, la fête à Jean-Pierre PERNAUT… Patatras ! L’OMICRON est passé par là et les lampions éteints avant même d’avoir été allumés. Le « journal télévisé » de l’Auxerrois et son présentateur vedette n’ont finalement pas pesé lourd face au contexte sanitaire et aux recommandations gouvernementales. Dommage pour le maire d’Auxerre, Crescent MARAULT, qui rate l’occasion de présenter ses « meilleurs vieux » à ses administrés !

 

 

Vendredi

 

En son temps, le maréchal Philippe PETAIN souhaitait « faire à la France le don de sa personne pour atténuer son malheur… ». L’un de ses thuriféraires les plus acharnés, candidat à la présidence de la République, souhaiterait-il à son tour jouer les donneurs philanthropes ? C’est en tout cas le message qu’ont voulu faire entendre ses partisans en recouvrant judicieusement et partiellement les affiches d’une toute autre campagne… Mais depuis l’épisode marseillais du doigt d’honneur, l’on sait qu’Éric ZEMMOUR a le sang chaud !

 

Samedi

 

Gare de Bercy, train de 18h27 à destination d’Auxerre. Trois hommes de la cinquantaine s’installent dans le wagon, au verbe fort et au discours tonitruant, de retour de la manifestation contre le passe sanitaire s’étant déroulée l’après-midi même au Trocadéro. Les propos sont sans ambiguïté : « on les pendra tous, le « Jean PHILIPPE (sic !) à la barbe de dalmatien aussi… Moi j’suis pas pour la peine de mort mais pour la torture… Faut tous les dézinguer ces abrutis qui nous gouvernent… C’est super, on était au moins 10 000, je le sens, ça bouge, on va gagner et tous les foutre en l’air… ». Propos de haine ordinaire, un soir de janvier, propos nauséabonds, propos que l’on aimerait n’avoir jamais entendus faute d’avoir eu le courage d’y répliquer.   

 

 

Dimanche


« Jamais nul temps nous ne sommes assis. Puis çà, puis là, comme le vent varie, à son plaisir sans cesser nous charrie… ». N’est pas François VILLON qui veut mais comment ne pas évoquer le poète et sa « Ballade des pendus » en voyant de-ci de-là ces pauvres Pères Noël qui se balancent encore au gré du vent, près d’un mois après avoir assuré leurs livraisons ? Au risque de rester accrochés, prisonniers du temps qui passe et ne pouvoir être au rendez-vous le 24 décembre prochain. Rendons-leur la liberté avant qu’il ne soit trop tard !

 

Dominique BERNERD

 

Bruit de bottes et « Slaves qui peut ! » à la frontière entre l’Ukraine et la Russie. Dire que le climat est délétère entre ces deux nations de l’ex-bloc soviétique relève d’un doux euphémisme en l’état actuel de leurs relations bipartites.

Il suffit d’une petite étincelle et c’est l’embrasement total assuré entre ces deux états « frères » qui ont appris à se détester royalement depuis leurs indépendances communes. La preuve en est : depuis l’annexion de la Crimée par l’Armée Rouge, sans que quiconque n’ose lever le petit doigt parmi la communauté internationale toujours porteuse de grandes leçons de démocratie, la moindre des opportunités belliqueuses pourrait aboutir à une empoignade militaire sans retenue entre ces acteurs phares de l’Europe de l’Est.

L’ex-grenier à céréales de l’URSS et ouverture portuaire légitime vers la Méditerranée via le Bosphore, séparant deux continents qui se sont souvent affrontés au cours de ces siècles de défi, intéresse au plus degré le pouvoir hégémonique de Moscou.

Ancien membre influent du KGB, Vladimir POUTINE n’a donc toujours pas digéré l’éclatement de la puissante Union soviétique, qui s’est morcelée en une multitude de territoires disparates aux contours plus ou moins bien dessinés, à grand renfort d’appartenances ethniques quand elles ne sont pas religieuses.

 

 

Des flèches acérées entre tous les protagonistes de ce dossier…

 

L’élan de démocratie espéré par Mikhaïl GORBATCHEV à l’époque historique de la chute du Mur de Berlin et de l’effondrement du bloc soviétique semble désormais obsolète. Le retour à la guerre froide s’apparente à une implacable réalité depuis l’arrivée de Vladimir POUTINE au pouvoir.

Ce dernier tenant d’une main de fer un pays devenu exsangue au plan économique et où la liberté n’est plus qu’un vain mot. Que dire de la pensée critique et constructive qui peut conduire à la case prison, si ce n’est pas pire !

Une guerre froide, sentant le souffre, qui depuis plusieurs mois se réchauffe brusquement au même rythme que disparaît la banquise polaire. Les dernières rodomontades de la semaine, balancées comme autant de flèches acérées entre toutes ces personnes puissantes qui détiennent au creux de leurs mains les existences de millions d’êtres humains, ne portent guère à l’optimisme le plus béat.

A côté, la COVID et sa contagiosité virulente seraient presque de la roupie de sansonnet ! Une « récréation » sanitaire à l’image de ce qui nous attend si un conflit éclatait à la suite de l’envahissement par les troupes russes de l’Ukraine, marchant sur Kiev.

 

 

Gesticulations tous azimuts dans les pays satellites…

 

Dans cette partie de poker menteur que se livrent les Russes et les Américains depuis pas mal de temps, les Européens subiraient encore les frais directs de ces écarts de langage entre les deux puissances mondiales si les tractations répétitives et interminables qui se jouent en ce moment à Genève (ville garante de la neutralité) venaient à achopper de manière définitive.

Personne n’est dupe : l’Europe serait alors en première ligne d’un nouveau conflit aux relents funestes et imprévisibles dont beaucoup d’états membres (ou pas) deviendraient les victimes collatérales du fait de leur étroite proximité. Et de leur soutien.

Les plus optimistes des observateurs pensent que tout cela n’est autre de la gesticulation de pacotille où Moscou, fidèle à ses vieux préceptes soviétiques, hausse le ton pour mieux donner le change à sa soif de conquête et d’influence sur son ancien empire. Le retour en grâce en quelque sorte, adoubé par tous !

Un bras de fer de complaisance qui doit se limiter dans le temps et sur un périmètre géographique restreint. Conclusion : Vladimir POUTINE testerait les capacités réactives et les faiblesses des Occidentaux (les Américains et leurs alliés de l’OTAN) histoire d’amuser quelque peu la galerie et de redorer ainsi la grandeur d’un pays où la COVID fait des ravages, où l’économie tourne au ralenti, et où la précarité s’affiche ouvertement dans les rues avec son lot de miséreux ne trouvant plus de quoi se vêtir et se nourrir.

Les avenues passantes de Moscou et de Saint-Pétersbourg en regorgent, bien loin cependant des sites touristiques séculaires qui attirent aujourd’hui encore les visiteurs lointains.

Mais, les plus pessimistes redoutent le pire car il ne faut jamais vendre la peau de l’ours (l’un des symboles de la Russie) sans l’avoir tuée. Au Kazakhstan, il y a peu, où les troupes russes ont mâté une tentative de rébellion dans une parfaite indifférence internationale ou en Biélorussie qui accueille des cohortes de militaires effectuant de grandes manœuvres aux fondements très douteux. La gesticulation ne ressemble plus à une simple parade de l’armée Rouge en démonstration symbolique devant les généraux du Kremlin, caciques du pouvoir.

 

 

« Back in the USSR » : l’Ukraine sera-t-elle bientôt annexée ?

 

L’Ukraine semble être prise dans la nasse à plusieurs endroits de ses frontières. Au Nord comme à l’Est. 170 000 soldats russes sont entassés aux frontières, prêts à en découdre si l’ordre de l’envahissement survenait.

Les Occidentaux ne restent pas les bras ballants. Les pays Baltes ont dépêché de l’armement et des missiles antichars en Ukraine. De même, les Américains qui procèdent également à de grandes manœuvres en Méditerranée viennent d’envoyer un arsenal au régime pro-occidental de Kiev.

La France, par la voix de son président Emmanuel MACRON, également aux rênes de l’Union européenne jusqu’au 01er juillet sur le papier, a décidé de placer plusieurs contingents de militaires français en Roumanie. A la demande de la présidence locale.

Et dans le même temps, la Chine qui observe cela avec grand intérêt et qui lorgne avec réelle gourmandise sur l’île de Taïwan dont elle n’a jamais reconnue l’indépendance déplace un pion en recevant d’ici peu le maître du Kremlin à Pékin. Du petit lait pour Vladimir POUTINE qui loin d’être mis au ban de la communauté vient d’accueillir au nom de leurs relations d’amitié les dirigeants de l’Iran à Moscou…

Iran, Taïwan, Ukraine : tous les ingrédients du cocktail explosif de cette année 2022 se retrouvent réunis sous la même bannière et dans le même laps de temps comme un étrange puzzle qui commence à prendre corps dans la réalité géopolitique!

Gare à l’indigestion de cette « Apocalypse now » si nous devions le consommer…

 

Thierry BRET

 

 

 

 

Pour une surprise, elle fut de taille. Invité à répondre aux questions formulées par le journaliste de France Inter, Philippe BERTRAND (Carnets de Campagne), le dirigeant de la start-up icaunaise Eric DELAFONTENELLE ne se doutait pas avant ce contact téléphonique que la jeune entreprise spécialisée dans le recyclage de textile sensibiliserait une radio nationale. C’est chose faite avec une diffusion programmée de cet enregistrement ce vendredi 21 janvier aux alentours de 12h30…

 

AUXERRE : Emission radiophonique d’une quinzaine de minutes, diffusée du lundi au vendredi juste avant le « Jeu des mille euros » sur France Inter, « Carnets de campagne » fait la part belle à celles et à ceux qui développent des initiatives locales abouties dans l’univers culturel, social et économique. Avec un focus appuyé sur l’économie solidaire.

C’est donc tout naturellement après le relais d’une information parue sur le quotidien « Les Echos » que l’emblématique station de la Maison de la Radio s’est intéressée au sujet du jour, à savoir la start-up de l’Yonne ECOLLANT, placée récemment sous le feu des projecteurs médiatiques car figurant parmi la liste des structures entrepreneuriales bénéficiaires du plan de relance de l’Etat. Une information qui avait été relayée en son temps dans les colonnes de Presse Evasion.

Il y a quelques jours, entre 14 et 16 heures, le dirigeant de la start-up Eric DELAFONTENELLE eut la surprise d’être joint par notre confrère Philippe BERTRAND, animateur de ladite chronique.

 

 

La première interview accordée pour un média national…

 

Au téléphone, le journaliste de la radio lui posa quelques interrogations relatives à l’activité de la société et les raisons pour lesquelles les institutionnels (et en particulier l’ADEME) ont décidé d’accompagner le projet de développement d’ECOLLANT moyennant le plan de relance (une enveloppe d’environ 500 000 euros). Il y eut aussi un couplet sur le Pôle environnemental d’Auxerre où se situe le siège social de l’entité. L’une des deux entreprises à y être domiciliée.

Au terme d’un entretien cordial d’une dizaine de minutes, Eric DELAFONTENELLE réalisa en fait que c’était la première fois qu’il accordait une interview à un média de l’Hexagone !

Le dirigeant de la structure aura vécu là une grande première : il a hâte d’écouter le fruit de cet échange, diffusé ce vendredi 21 janvier à 12h30 dans la fameuse émission. Une excellente entrée en matière au plan de la communication pour bien débuter l’an neuf !

 

Thierry BRET

 

C’était inévitable. Surtout en présence d’un taux de contamination à la courbe exponentielle galopante et des pics d’hospitalisations records enregistrés aux quatre coins de l’Hexagone. Exit donc la cérémonie des vœux de l’Agglomération de l’Auxerrois sous sa configuration initiale, un « journal télévisé » face aux spectateurs. Qu’à cela ne tienne ! L’évènementiel est d’ores et déjà reprogrammé à la date du 09 février selon son plan B : à l’aide d’images mais sans public !

 

AUXERRE: Le tome 1 du copieux volume ayant narré les péripéties inhérentes à la cérémonie des vœux de l’Auxerrois se clôt donc sur un épilogue sans surprise dont beaucoup, y compris les propres instigateurs de l’évènement, connaissaient déjà la chute.

Nada : il n’y aura donc pas in fine de grand spectacle à l’allure festive et protocolaire, aux contours insolites en présence du public au soir du 20 janvier au parc des expositions.

La COVID-19, toujours aussi omniprésente sur le territoire, ne l’aura pas autorisée avec plus de 278 000 cas répertoriés au terme de la journée dominicale du 16 janvier. Alors que la libre appréciation de maintenir ou pas ce rendez-vous de pure communication, avec les perspectives futures de l’Auxerrois en guise de thème fédérateur, ne dépendait finalement que du maire-président de l’organisme communautaire, Crescent MARAULT.

 

Le regret de ne pas pouvoir partager l’évènement avec le public…

 

La décision aura été longue, très longue à prendre même de la part de l’édile d’Auxerre. Pas si simple, en effet, de trancher dans le vif lorsque l’on peaufine depuis plusieurs semaines le moindre rouage de cette machinerie complexe, très lourde et forte d’une cinquantaine d’exécutants qui repose sur de la pure logistique et de l’organisation au cordeau. Mais, au final, c’est le bon sens et la logique qui l’emportent.

« J’ai pris mes responsabilités », précise le maire dans un communiqué de presse adressé ce jour aux rédactions. Le report de la manifestation devant être animée par l’ancien présentateur vedette du 13 heures de TF1, Jean-Pierre PERNAUT, est entériné. De manière définitive.

L’inéluctable décision était connue de la plupart des maires de l’agglomération et des élus de la ville d’Auxerre dès lundi soir au terme d’une réunion de travail devant permettre d’examiner tous les aspects de faisabilité en l’état du dossier.

 

 

Forcément, pour les élus, c’est un crève-cœur de ne pas avoir été au terme de l’ambitieux projet ayant nécessité une enveloppe budgétaire de 70 000 euros.

Un regret, évident, pour l’organisation de ne pas pouvoir partager aussi ce moment rare de communication clinquante avec les Auxerrois et les habitants de l’Agglomération.

Plus d’un millier d’entre eux avaient déjà biffé sur leur agenda la date de ce rendez-vous unique en son genre, s’inscrivant par voie numérique à ce concept.

Celui-ci, baptisé « L’Auxerrois à la Une », faisait référence avec un clin d’œil appuyé à la chaîne audiovisuelle qui employait il y a encore douze mois de cela Jean-Pierre PERNAUT, libre de décliner désormais ses projets personnels en matière d’information.

 

Une diffusion sur Internet assurée le 09 février dès 20 heures…

 

Considéré comme une opportunité novatrice servant à promouvoir les projets portés par la collectivité, ce journal télévisé à la sauce auxerroise offrait un décryptage détaillé des desseins de la majorité communautaire lancés au cours de l’année. Sachant que ces derniers intègrent le Projet de Territoire à dix ans.

L’objectif initial était de réunir sur un plateau conférence des acteurs extérieurs de l’Auxerrois, de la sphère économique et institutionnelle, prêts à s’investir dans les semaines à venir en faveur du développement du territoire et de son attractivité. Chacun devant être interviewé de facto par le journaliste Jean-Pierre PERNAUT comme il en a l’habitude.

La clé de voûte de cet édifice, faisant la part belle à la communication et à la circulation du verbe, était de conforter les ambitions profondes de la gouvernance actuelle de vouloir transformer l’Auxerrois.

Toutefois, ce report ne condamne pas stricto sensu le principe de ce concept imaginé selon les codes de l’audiovisuel. Bien au contraire, puisque ce journal télévisé newlook à la mode icaunaise se déroulera au final le mercredi 09 février en début de soirée. C'est donc le début du tome 2 de la série !

Du fameux 13 heures qui en a fait son immense succès, l’inusable Jean-Pierre PERNAUT bifurquera quelque peu sur la grille horaire pour animer ce plateau à partir de 20 heures. L’évènement sera d’ailleurs retransmis sur les sites Internet et les pages Facebook de la Ville d’Auxerre et de la Communauté de l’Auxerrois. Privant de fait le public d’une rencontre en live avec les différentes personnalités devant prendre la parole ce soir-là.  

Un changement de cadre technique, certes, mais qui ne devrait pas empêcher le maire-président et ses invités de faire des annonces qui vont permettre de transformer l’Auxerrois rapidement.

Croisons les doigts pour qu’il n’y ait ni pannes ni d’interférences sur les réseaux de la fibre optique et numériques ce soir-là ! Par chance, la période des orages ne devrait pas gêner l’organisation…

 

En savoir plus :

 

Pour assister à l’évènement « L’Auxerrois à la Une » le mercredi 09 février 2022 à 20 heures, il suffit de cliquer sur les liens suivants :

www.agglo-auxerrois.fr

www.auxerre.fr

www.facebook.com/agglo.auxerrois

www.facebook.com/villedauxerre

 

Thierry BRET

 

Et si tout cela ne servait à rien au bout du compte ! Les meetings avec plus ou moins d’obligations sanitaires qui se succèdent chaque week-end à travers l’Hexagone au contact de l’opinion publique.

Les plateaux télévisés conçus à grand renfort de prime-time où chacun des candidats y va de sa rhétorique singulière et de ses couplets, forcément les meilleurs par rapport à ses adversaires. Les reportages qui foisonnent dans les médias de toute obédience, faisant la part belle de manière quasi exclusive aux têtes de pont de cette joute électorale qui se dessine.

Car, au-delà des beaux discours, des programmes le plus séduisants (quand il y en a !) à soumettre à la sagacité de l’électorat, aux petites phrases « assassines » et incisives qui retiennent l’attention des éditorialistes et des faiseurs d’opinion de tout poil, des invectives saugrenues qui parsèment au quotidien les réseaux sociaux, le véritable juge de paix de cette présidentielle 2022, comme d’ailleurs de ses précédentes éditions, se nomme les parrainages.

Ce mode de désignation très sélectif, dirigiste et poussiéreux du président de la République est né en 1962. Il s’apparente à un filtre indispensable, voire à un couperet nécessaire venant limiter les excès velléitaires de gouvernance de tout citoyen lambda qui aurait osé jeter son dévolu sur son installation à l’Elysée !

Un principe qui est devenu depuis la levée de l’anonymat des élus devant apporter leur caution morale aux candidats une véritable censure antidémocratique sous le mandat de François HOLLANDE.

 

 

Le premier choix sélectif de 42 000 élus faiseurs de rois…

 

Aujourd’hui, de sérieux prétendants à la présidence, à l’instar de Jean-Luc MELENCHON (LFI), Marine LE PEN (RN), Eric ZEMMOUR (Reconquête), Arnaud MONTEBOURG (qui se retiretrait au profit de Christiane TAUBIRA) ou Nicolas DUPONT-AIGNAN (DLF), entre autres, ne seraient pas en mesure de pouvoir s’aligner sur la grille de départ de cette compétition capitale pour le devenir de notre nation, faute des cinq cents parrainages obligatoires !

Une privation élémentaire de la représentation politique dans notre pays et de son éclectisme idéologique. Bref, un camouflet supplémentaire à la démocratie et aux libertés.

Certes, à chaque élection présidentielle, le sujet revient à la surface de l’actualité, tel un serpent de mer louvoyant entre deux eaux.

Jusqu’alors, chacune et chacun des candidats à la fonction étatique suprême a pu tirer sans trop d’encombre son épingle du jeu, réussissant toujours à obtenir son précieux accessit le ou la qualifiant à cette course au pouvoir organisée en période printanière.

Jusqu’alors, les 42 000 élus (maires, conseillers départementaux, régionaux, parlementaires) de France et de Navarre qui constituent ce collège très privilégié de faiseurs de rois en adoubant tel ou tel prétendant à ce challenge fondamental de la démocratie ne se posaient guère de question.

Sous le couvert de l’anonymat juste et parfait, ils validaient l’acte de présence du candidat communiste, frontiste, écologiste, d’extrême gauche, de droite et de gauche sans aucun état d’âme ou d’ailleurs.

 

 

La levée de l’anonymat, créatrice de dérives et de pressions…

 

Permettre à ces différentes formations politiques ou aux petits partis qui composent notre paysage hexagonal de pouvoir aligner son poulain sur la ligne de départ de la présidentielle tous les sept ou cinq ans selon le choix de la mandature n’avait donc rien d’illogique en soi. C’était le creuset de la libre opinion.

Or, la levée de l’anonymat sous couvert de la transparence (pourquoi pas ?), une première pour ce scrutin de 2022, change la donne de façon radicale. De façon dangereuse et pernicieuse à plus d’un titre.

Divisant de facto un peu plus les milieux politiques (ceux qui y sont favorables et qui applaudissent des deux mains comme Anne HIDALGO (PS) qui claironne partout que 700 élus lui ont déjà accordés un blanc-seing alors qu’elle ne représente que de 2  à 4 % des intentions de vote au premier tour et que ceux qui ne l’obtiennent pas ne méritent pas d’être candidats alors qu’ils possèdent des intentions de vote nettement supérieures !) et les citoyens, épris de libre-pensée et de démocratie qui ne soit pas au rabais.

Les conséquences de la suppression de l’anonymat sont donc évidentes. Les élus municipaux, celles et ceux qui représentent le socle majoritaire de ces parrainages cruciaux, sont désormais totalement inféodés au pouvoir de celles et ceux qui dirigent les territoires, ces fameuses intercommunalités qui règnent en maître sur la destinée des petites communes dont les prétentions régaliennes ont fondu comme neige au soleil au nom de la rationalisation et du regroupement.

 

 

Et pourquoi pas un référendum où les citoyens choisiraient enfin le mode de désignation ?

 

D’où une dérive logique sous la forme de pressions pour celle et celui de ces édiles qui opterait dans ses choix à autoriser la présence d’une candidate ou d’un candidat ayant une couleur politique bien différente de celle de l’intercommunalité.

Favoriser la présence d’un candidat à la présidentielle ne signifie en rien un soutien politique personnel. Or 30 % de ces élus offrent seulement leur parrainage aux candidats. Les autres s’abstiennent par crainte de représailles (le chantage aux subventions qui s’exerce sur leurs têtes n’est pas un mythe !) ou par jeu politicien pervers, histoire de brouiller les cartes. Et ces élus de proximité sont censés représenter les citoyens que nous sommes ?!

Une pression à laquelle il faut aussi ajouter celles des conseillers municipaux, qui menacent de démissionner de l’organe institutionnel si leur maire donnait quitus à telle ou telle candidature, jugée contradictoire avec leurs propres idées !    

Bref : ce mode de sélection des candidatures à la présidentielle à l’apanage des seuls élus de notre pays semble désormais totalement obsolète et incongru en l’état.

Etre l’élu du peuple par le peuple, conception idéologique chère au Général de GAULLE, et la réalité du mode électoral actuel où le président élu par les Français serait issu d’une sélection très alambiquée, voire douteuse voulue par 42 000 élus qui parleraient au nom de 67 millions de Français est d’un illogisme grave.

Donnons plutôt la parole aux citoyens, avec un référendum à l’appui, pour qu’ils choisissent enfin eux-mêmes le meilleur système de désignation des candidats à la fonction suprême en 2027.

Et que cessent de manière définitive tous ces tripatouillages de bas étage et ces tristes magouilles que les citoyens ne peuvent plus cautionner et qui font grandir le premier parti de France : celui des abstentionnistes.

 

Thierry BRET

 

Articles

Bannière droite accueil