La station radiophonique de l’Yonne se prépare à vivre sa grande rentrée le 31 août dès 6 heures. Elle y dévoilera sa nouvelle grille de programmes avec son lot de surprises et d’innovations. Côté résultats, la radio locale du service public consolide sa position très enviable de média audio le plus écouté du territoire juste derrière l’indéboulonnable RTL…

AUXERRE : Sofie MARTIN a le sourire. La directrice de France Bleu Auxerre se prépare à vivre une nouvelle rentrée avec son plein d’ondes positives d’ici quelques jours. Le lundi 31 août, en effet, toutes les équipes (animateurs, techniciens, administratifs et journalistes) de la station icaunaise seront sur le pont pour accompagner les auditeurs dans cette toujours délicate période de rentrée.

Une bonne nouvelle n’arrivant jamais seule, la responsable de la station a pu analyser les dernières tendances concernant l’audience, communiquées dans l’été, des chiffres issus de trois indicateurs obtenus entre septembre 2019 et juin 2020.

Avec une jauge de 36 700 auditeurs quotidiens en moyenne, France Bleu Auxerre réalise une fois encore un score d’excellence pour cette dernière saison en enregistrant une nouvelle progression dans ses parts de marché.

En l’espace de douze mois, la station départementale gagne 0,4 points, soit un total d’audience cumulée s’établissant désormais à 13,1 %. Ce qui situe France Bleu Auxerre parmi les stations radiophoniques les plus suivies, toutes radios confondues, juste derrière l’inéluctable RTL. Quant aux écoutes en ligne, elles ont augmenté de 21 % par rapport à la saison précédente sur le numérique…

 

 

Il ne s'écoule pas un jour, que dis-je, pas une tranche horaire de la journée, sans qu’il n’y ait de manière intempestive et sans aucune explication logique et rationnelle des coupures de réseau.

Qu’il s’agisse de la téléphonie mobile malgré les prouesses technologiques vantées par les fabricants à grand renfort de publicités tapageuses. Ou que cela ne vienne perturber durablement les services propres à l’offre numérique. Voire, cerise acide sur ce gâteau de plus en plus inepte à la dégustation, les deux possibilités qui se combinent à l’unisson et à merveille sans crier gare !

Et cet été, tout particulièrement, les fameuses zones rurales, celles de la France profonde où il fait bon vivre loin des miasmes insupportables des grandes cités urbaines, celles où l’on ose enfin parler d’attractivité territoriale à grand renfort d’arguments économiques alléchants pour faire venir les entreprises, auront été la cible privilégiée de tous ces écueils, indignes de notre savoir-faire intellectuel et technique.

 

Les nécessiteux du multimédia : les habitants de la ruralité !

 

Plusieurs communes de la Nièvre et de l’Yonne en dispense de réseau depuis plusieurs semaines déjà de manière intermittente intègrent ce peloton des souffreteux d’Internet, des oubliés du multimédia, des exclus de la bande passante optimale, des rebus du modernisme et de l’équité technologique pour tous.

Qu’à cela ne tienne : les factures de ces prestations de service qui gonflent le tiroir-caisse largement garni des opérateurs nationaux (la « bande des quatre » qui exerce cet incroyable monopole sur ce segment économique de pointe) restent néanmoins identiques.

Que l’on habite dans le XVIème arrondissement de la capitale, en bordure du littoral atlantique, au sommet d’un col alpestre ou au fin fond de la campagne morvandelle, le tarif reste le même pour tous. Au nom de l’égalité consumériste propre à notre cher pays, sans en avoir les mêmes avantages ni les mêmes droits, il va de soi !

Depuis la mi-juillet, les habitants excédés de ces communes où ne résident que quelques centaines d’habitants entre Puisaye et Nivernais n’en peuvent plus de subir ce diktat de l’incompétence et de l’inertie à rallonge. Des qualités professionnelles auxquelles il faut ajouter le « m’en foutisme », symbole très caractéristique du made in France actuel !

Privés des liens de communication usuels, la plupart de ces villageois sont ainsi coupés du monde. Sans téléphone portable, ni Internet : inconcevable, donc !

Bien sûr, rétorqueront les empêcheurs de tourner en rond, il reste toujours la possibilité de passer un coup de fil sur le fixe. A une double condition, toutefois : que leurs utilisateurs en possèdent toujours un exemplaire en état de fonctionnement chez eux ce qui est de moins en moins le cas aujourd’hui et qu’à défaut, la foudre ne se soit pas abattue sur le poteau téléphonique du quartier, plongeant dans le silence absolu la salvatrice liaison !

 

Gare à la situation de crise au scénario catastrophe…

 

Plus sérieusement, on ose imaginer de ce qu’il adviendrait de la gestion d’une situation de crise dans ces pitoyables conditions. Le témoignage d’un adjudant d’une compagnie de sapeurs-pompiers locale est pour le moins déroutant.

Sans mobile, ni réseau numérique, comment peut-il donner l’alerte auprès des soldats du feu répartis sur un périmètre donné au beau milieu de la nuit en cas de sinistre ? Bonjour, le bilan au niveau des faits divers, si l’improbable venait à surgir…

Mais, privé de ces précieux ustensiles de communication indispensables à notre existence, comment joindre alors le 18 en cas de réels besoins ? Appeler son médecin ou son infirmière si nécessaire ? Ou tout bonnement, assurer la gestion commerciale de son entreprise en tentant vainement de joindre ses clients et prospects ?

Artisans, industriels, professions libérales, professionnels de l’hôtellerie et de la restauration, du tourisme se tirent les cheveux en cette période cruciale de l’année où ils se doivent coûte que coûte de compenser le manque-à-gagner imputable à la COVID-19 en renflouant leur trésorerie.

 

Des zones orphelines de tout modernisme à 150 km de Paris !

 

Or, ce n’est pas le coronavirus qui représente la menace la plus inquiétante aujourd’hui à leur échelon mais bel et bien l’insuffisance récurrente et la disparition totale sur de longues périodes des réseaux téléphoniques/numériques de leur radar.

Feu Jacques CHIRAC avait évoqué les problèmes inhérents à la fracture sociale en 1995. Un item introductif qui quelques années plus tard permettra de parler de la fracture numérique qui n’est toujours pas résolue en 2020.

Vivre à150 kilomètres au sud de Paris dans une contrée orpheline de toute technologie moderne de qualité et fiable ne peut inciter raisonnablement les entrepreneurs, les propriétaires fonciers et les touristes à s’y rendre ou à s’y installer.

On peut alors leur suggérer de se rendre dans les zones champêtres et bucoliques de Pologne, de Roumanie et de Bulgarie, des zones de vie parfois à la limite du pittoresque, où fleurissent pourtant sur les écrans des mobiles les cinq barrettes (sésame suprême !) de la liaison en 4G, voire de la 5G !

Ces pays européens ont su gérer convenablement cet enjeu majeur du développement de la communication moderne, un item essentiel où la France n’a pas su relever le défi…

Thierry BRET

Rivaliser un jour avec l’effectif talentueux du club de la capitale des Ducs de Bourgogne est-il sérieusement envisageable sur les routes de notre territoire pour leurs challengers régionaux ? C’est l’une des questions qui demeure en suspens après la nouvelle démonstration de force produite par le team du manager, Quentin BERNIER, à l’issue des championnats de Bourgogne élite ce dimanche…

MOULINS-SUR-OUANNE : Mais qui osera mettre un terme à l’écrasante hégémonie du Sprinter Club Olympique de Dijon (SCO Dijon) lors de l’une des épreuves les plus disputées de la saison chaque année, c’est-à-dire les championnats régionaux élite cycliste sur route ?

Vainqueur de la précédente édition comme d’autres auparavant, le club de Côte d’Or semble avoir la main mise et ce, pour longtemps encore, sur cette compétition qui permet aux gloires ascendantes de la « petite reine » de décrocher au terme de l’épreuve un titre auréolé d’un joli maillot aux couleurs de la Région.

Dimanche, profitant de conditions de course idéales côté météo, la logique a une nouvelle fois été respectée sur la ligne d’arrivée en Puisaye. Où un coureur de l’équipe la plus représentative en nombre de participants (vingt-deux !) a franchi en superbe lauréat le cordon salvateur, synonyme de victoire.

 

 

Les spécialistes avaient lâché un peu plus tôt dans l’après-midi le patronyme de Julien SOUTON comme potentiel gagnant. Il n’en fut rien in fine. Même si celui qui faisait office d’épouvantail et de grandissime favori parmi le peloton intégrait l’une des échappées significatives de cette course tactique au troisième tour d’une boucle de 6,6 km dessinée autour de Moulins-sur-Ouanne à parcourir vingt fois. Un long raid vécu en compagnie de son coéquipier Olivier LEROY et de Maxime RICHARD, pensionnaire du CC Etupes-Le-Doubs qui s’acheva à une trentaine de kilomètres de l’emballage final.

 

 

 

Un circuit de 130 kilomètres plutôt casse-pattes !

 

S’il n’y avait pas de difficultés notoires à relever sur ce trajet concocté à la hâte par les organisateurs providentiels de la manifestation (le Vélo Club de Toucy) reprenant à leur compte le dossier après la crise du COVID-19, les quatre-vingt-sept participants devaient s’acquitter néanmoins d’un terrible faux-plat très raide à avaler durant plus de deux heures.

Avant de plonger à près de 60 km/h dans une descente virevoltante et piégeuse où il fallait être aussi agile qu’un équilibriste sur un fil pour ne pas chuter lourdement de sa monture.

Si un autre Dijonnais, le défenseur de la tunique régionale 2019 Nicolas DEBEAUMARCHE, se fit très discret durant ce parcours de cent trente kilomètres plutôt casse-patte, ce fut pourtant son partenaire Mathieu RIGOLLOT qui surgit telle une fusée placée en orbite en s’extrayant avec punch d’un mini-groupe de quatre coureurs sur la belle ligne d’arrivée pour s’adjuger un titre auquel il ne croyait pas lui-même !

 

 

 

Le calice jusqu’à la lie pour les adversaires du SCO Dijon…

 

Qu’importe le coureur en vérité, l’essentiel pour le directeur sportif du SCO Dijon Quentin BERNIER était de conserver le titre une année supplémentaire. Les deux représentants du CC Etupes-le-Doubs, Gwen LECLAINCHE, et Théo THOMAS, s’adjugèrent les places d’honneur sur le podium un peu désabusés de pareilles mésaventures.

Quant au malheureux coureur licencié à l’Amicale Cycliste de Besançon, Valentin HUMBERT, il échouera d’un boyau en terminant à la quatrième place. La plus mauvaise position, dit-on.

La messe était dite pour l’épreuve de la première catégorie. Le calice fut bue jusqu’à la lie pour les compétiteurs des treize autres formations à l’assaut de la suprématie gargantuesque dijonnaise.

 

 

Révélé quelques minutes après le franchissement de la ligne d’arrivée des coureurs, le classement de la seconde catégorie ne fit que conforter le succès sans partage du SCO Dijon avec la victoire de Luca CAMPIONI, certes douzième au final de l’épreuve mais premier de sa catégorie. Le Dijonnais Baptiste RICHARD et le Tournusien Théo JUSSELIN prirent les accessits avec les honneurs.

Tous furent félicités sur le podium par les autorités officielles dont le président de la Communauté de communes de Puisaye-Forterre et élu régional, Jean-Philippe SAULNIER-ARRIGHI, trop heureux d’accueillir ces championnats dans son fief municipal. On notera aussi la présence de Gilles DEMERSSEMAN, conseiller régional et de Pascal BOURGEOIS, représentant le Département.

Jamais titré, Mathieu RIGOLLOT aura l’opportunité d’étrenner son beau maillot régional en disputant les championnats de France ce week-end…

 

 

 

A l’heure de la transition écologique et de la promotion des circuits courts de l’économie, il importe de s’intéresser à un item complémentaire à ces deux éléments déjà cités : la sauvegarde de notre patrimoine.

Indiscutable richesse de notre pays aux origines parfois séculaires, ce patrimoine que l’on chérit tant et qui n’est pas à l’apanage du seul Stéphane BERN, son médiatique ambassadeur, se doit d’être défendu comme il se doit.

Puisqu’il représente à lui seul l’un des vecteurs déterminants de notre attractivité touristique qui place la France avec près de 85 millions de visiteurs chaque année en pôle-position de la fréquentation internationale.

Sauf que cette année 2020 contredit ces propos du fait de son particularisme sanitaire un peu spécial et de la fermeture de multiples frontières.

Il n’empêche que les aficionados des vieilles pierres, celles et ceux de ces amateurs d’édifices qui accumulent les kilomètres dans les campagnes les plus reculées pour y apprécier au détour d’un village un vieux moulin, un lavoir ou une chapelle en bordure de route connaissent dans leur for intérieur la véritable valeur de ces bâtiments.

Valeur historique, certes. Mais aussi valeur architecturale ou archéologique. Valeur sociologique aussi, partagée par toute une contrée qui y puise ses us et coutumes. Voire ses antiques légendes que l’on narrait au coin d’un feu de bois lors des veillées d’antan.

Bref : cette notion de patrimoine est solidement ancré en chacun de nous. C’est l’essence même de notre identité, de notre savoir-faire, de notre supplément d’âme.

Lors de cette période estivale – une trêve particulièrement bienvenue malgré ce contexte anxiogène imputable à la crise sanitaire qui nous aura privées de vie culturelle durant deux mois – bon nombre d’entre nous s’accorderont un peu de temps pour découvrir et flâner à la recherche du monument pittoresque ou de l’édifice insolite.

 

Objectif : atteindre près de deux mille labels par an…

 

Mais, soucions-nous de la protection de ce patrimoine, aujourd’hui en réel danger. Il existe un certain nombre de labels qui permettent d’en assurer sa sauvegarde, un processus on ne peut plus louable.

Non seulement, le patrimoine rural tel que nous le connaissons autour de nous est un vecteur d’attractivité touristique capital y compris dans les zones rurales ; mais en outre, le restaurer permet de favoriser la relance économique dans le domaine de l’artisanat via les travaux de rénovation qui y seront engagés.

Un organisme, la Fondation du Patrimoine comme chacun le sait, a pour objectif primordial de protéger grâce à son label de référence ces marqueurs de l’Hexagone. Or, l’élargissement du label de la vénérable institution a été définitivement adopté dans la loi de finances rectificative. L’information date de ce jeudi 23 juillet.

L’extension est double. D’une part, elle offre l’opportunité à la Fondation du Patrimoine d’étendre son label au patrimoine habitable non protégé situé dans les zones rurales, bourgs et petites villes de moins de vingt mille habitants contre deux mille aujourd’hui. Ce qui est une avancée, proprement considérable.

D’autre part, l’élargissement de ce label va faciliter l’intégration en son sein du patrimoine non bâti qui en était jusque-là exclu, à l’instar des parcs et jardins.

Conséquence : ces modifications autorisent la Fondation du Patrimoine de doubler le nombre de ses labels afin d’atteindre près de deux mille labels par an dont au moins la moitié seront consacrés au patrimoine rural.

 

Une proposition retardée à cause de la COVID-19…

 

Voté à l’unanimité au Sénat et à l’Assemblée nationale, ce texte a pour auteur la sénatrice de l’Yonne Dominique VERIEN. Sa proposition de loi vise à moderniser les outils et la gouvernance de cette honorable institution que représente la Fondation du patrimoine.

Ainsi, étendre le label de la Fondation aux propriétaires qui résident dans des communes allant jusqu’à vingt mille habitants offre un double intérêt : sauvegarder davantage de patrimoine rural et par effet gigogne, contribuer à la relance de l’économie par le truchement de futurs travaux de rénovation.

Le gouvernement a décidé de réintégrer une partie de la proposition de la parlementaire icaunaise dans le texte de finance ratificative qui se greffe dans le plan de la relance de l’économie nationale.

La crise de la COVID-19 survenue au moment du vote initial de ce texte en avait simplement retardé son adoption.

En l’adoptant cette fois-ci de manière définitive, le gouvernement n’a fait que rendre à Dominique VERIEN ce qui lui revenait de droit !

 

Thierry BRET

 

Le goût de l’amertume et de la peur revient dans la bouche des commerçants et des entrepreneurs. Mais, aussi de bon nombre de nos concitoyens qui ont eu à pâtir de la pandémie.

Les signaux d’alerte concernant la propagation de la COVID-19 virent les uns après les autres à la couleur orange. C’est le cas depuis le 17 juillet de la Bourgogne Franche-Comté. Voire au rouge, en Bretagne. Avec, pour cette contrée du littoral atlantique, un premier pic qui préoccupe les habitants du Finistère. Territoire où le fameux « R 0 » dépasse le chiffre 5. Rappelons que cet indice permet de mesurer combien de personnes sont contaminées par un malade.

Annoncée de manière prémonitoire depuis fort longtemps par les scientifiques, la seconde vague inhérente au coronavirus progresse de manière inexorable sur l’ensemble de l’Hexagone. Prouvant que la chaleur n’en est pas venue à bout.

Même si, pour l’heure, l’Agence régionale de Santé (ARS) ne veut pas sombrer dans le défaitisme absolu. Ni instaurer un vent de panique, généralisé.

On comprend les responsables de l’institution de veille sanitaire qui, en pleine période estivale et après une timide reprise économique observée depuis le mois de mai, ne souhaite pas mettre la pression sur la gouvernance. Et condamner à nouveau les Français à arborer un tout autre masque sur leur visage : celui de la morosité.

Il faut toutefois se faire une raison : la dernière cartographie de la France n’augure pas de lendemains qui chantent. Le ministère de la Santé qui publie régulièrement cet indicateur fiable se dit très dubitatif. Constatant statistiques à l’appui que les effets irréversibles du relâchement se dévoilent au grand jour.

Couvrant il y a peu la totalité de notre pays, les poches vertes, symboles de ce retour attendu vers la normalité, s’estompent petit à petit au détriment de zones couleur orange (Hauts-de-France, Rhône-Alpes-Auvergne, Pays-de-Loire ou Nouvelle Aquitaine) mais surtout de secteurs rouge vif, comprenant aujourd’hui la Bretagne et la région Provence Côte d’Azur. L’Ile-de-France s’est également teintée.

Quant aux « bons élèves » épargnés par cette nouvelle poussée de fièvre, ils se nomment la Normandie, la région Centre et l’Occitanie. Particularisme de ce tableau pour le moins inattendu : l’Est de la France qui fut pourtant le berceau initial de l’infection virologique est aujourd’hui vierge de toutes contaminations. Un ouf de soulagement pour ces contrées qui ont dû payer un lourd tribut en termes de victimes lors de la crise aiguë de cette pathologie.

 

La Bourgogne Franche-Comté de nouveau sous haute surveillance…

 

Présentant un ratio de 1,21, soit légèrement supérieur à l’indicateur de référence (R 1), la Bourgogne Franche-Comté se situe en partie de l’autre côté du miroir. Les analystes brûlent un cierge pour que ces données inquiétantes ne grimpent pas crescendo dans les jours à venir.

Parmi les premières réactions à cette tendance alarmiste : celles émanant de la préfecture de l’Yonne. Les services préfectoraux se sont fendus d’un communiqué de presse lapidaire qui interdit tout rassemblement de masse sur le territoire.

Ainsi, rave-party, free-party et autres teknival ne sont pas les bienvenues par chez nous. Arguant parmi les propos que le virus circulait toujours dans notre région et département. Un état des lieux que le préfet Henri PREVOST a toujours souligné même dans les moments où l’Yonne figurait du côté de la couleur verte espérance.

La tenue, partout en France, voire chez nos voisins nivernais, de manifestations non autorisées ou non déclarées à vocation musicale aura eu de quoi surprendre en ces instants cruciaux où le port du masque et les pratiques de distanciation physique sont hautement recommandables.

 

Le port du masque obligatoire aurait pu se décider plus tôt…

 

Les images diffusées par les canaux audiovisuels portent à interrogation quant au  civisme et au respect d’autrui de cette frange de la population qui visiblement se moque éperdument des règles d’usage.

Ces attitudes contraires à la protection collective de la société et de ses diverses composantes (seniors, adultes affaiblis ou malades) auront eu pour le moins un effet positif, presque quasi immédiat sur la prise de décision du gouvernement.

Le Premier ministre Jean CASTEX a insisté lourdement, à l’instar du chef de l’Etat la veille lors d’un entretien télévisé, sur le port obligatoire du masque dans les lieux publics clos dès cette semaine. Une déclaration qu’il devait réitérer lors de son discours de politique générale devant les parlementaires du Sénat.

Mais, pourquoi avoir attendu si longtemps avant d’imposer le port du masque à l’image de certains pays européens et asiatiques ? Pourquoi ne pas l’avoir fait dès le 11 mai ?

D’autant que la jeunesse n’est pas la seule à être pointée du doigt dans ce relâchement progressif à grande échelle que nous observons depuis plusieurs semaines.

Bon nombre de parents, voire de grands-parents, déambulent avec désinvolture dans les galeries marchandes des grandes surfaces, boules de glace et téléphone à la main, sans protection parmi les chalands qui pour certains rasent les murs en quête de sécurité optimale !

Le préfet de l’Yonne l’a, une fois de plus, martelé dans ses derniers messages : « Nous devons collectivement rester vigilants face à cette épidémie… ».

Qui sait : à force de ne jamais rien respecter des consignes civiques élémentaires, les Français surferont peut-être cet été sur un phénomène pernicieux qui ressemblera davantage à un tsunami qu’à une simple vaguelette…

Thierry BRET

  

Articles

Bannière droite accueil