Réuni en séance plénière le 15 novembre dernier à Dijon, le Conseil régional de Bourgogne Franche-Comté a voté le retrait de l’étude/projet qui se rapportait à l’électrification du tronçon ferroviaire compris entre Auxerre et Laroche-Migennes. Soit l’aménagement d’un parcours d’une distance de 19 kilomètres. Dans un amendement oral, relatif à ce projet, l’exécutif régional a fait savoir que l’abandon de ce projet d’électrification se ferait au profit de l’expérimentation de trains à hydrogène, une alternative favorable à la réduction des énergies fossiles…

DIJON (Côte d’Or) : Partant de la formule suivante que « l’énergie de demain doit être abondante, durable et adossée à des ressources renouvelables afin d’envisager de manière pérenne une alternative aux énergies fossiles », l’Assemblée régionale, réunie en session plénière le 15 novembre dernier, a pris acte de ce postulat. L’organisme institutionnel s’est exprimé en rejetant l’antépénultième projet d’électrification de la ligne Auxerre/Laroche-Migennes.

Un concept qui avait été pourtant inscrit dans le cadre du Contrat de Plan Etat Région 2015/2020. Il bénéficiait d’une enveloppe budgétaire conséquente, évaluée à 36,2 millions d’euros.

Or, du fait de la nouvelle orientation validée par la Région, après un scrutin qui n’aura pas été, et de loin, unanime (l’Union de la Droite et du Centre de Bourgogne Franche-Comté ayant rejeté en bloc cette décision sujette à controverse depuis par les élus de l’opposition), la nouvelle enveloppe financière allouée pour ces travaux s’élève dorénavant à 7 millions d’euros.

Elle devrait être affectée à l’expérimentation de trains à hydrogène. Une alternative technologique qui se présente comme une énergie d’avenir afin d’envisager un développement économique sans carbone.

Suivant l’avis prudent du Conseil d’orientation des infrastructures qui trouvait le projet d’électrification initial quelque peu risqué dans sa conception, la Région s’est adossée à cette ligne. En s’appuyant en parallèle sur une préconisation qui mettait in fine en exergue l’expérimentation du train à hydrogène.

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Le rôle déterminant joué par ALSTOM…

Partenaire majeur de la transition et de la mobilité énergétiques, ALSTOM a testé en Allemagne, dans la région de Basse-Saxe, quatorze locomotives de dernier cri, équipées d’une pile à combustible.

Baptisé le « CORADIA iLint », ce train des temps nouveaux, distingué par notre confrère Europe 1 qui lui a décerné l’un de ses trophées de l’avenir 2018, se déploie aujourd’hui à grande vitesse dans d’autres pays du Vieux Continent, plus avancés sur la filière hydrogène. C’est le cas de la Grande-Bretagne, de la Belgique, des Pays-Bas ou encore de la Scandinavie.

L’équipementier ferroviaire franc-comtois qui produit cette nouvelle génération de trains en Allemagne explique que l’hydrogène offre un moyen de remplacer avec efficience le Diesel, tout en évitant de coûteux investissements des lignes.

Quant à l’hydrogène, il serait obtenu dans le cadre du projet « EOLBUS », qui pourrait être déployé au cours de ces prochains mois dans l’Yonne. En terme clair, il s’agirait de produire de l’énergie à partir des parcs d’éoliennes implantées sur le département icaunais. Celle-ci serait ensuite stockée sous forme d’hydrogène. Contenu dans une station de remplissage, le gaz alimenterait in fine aussi bien les bus que les rames de TER.

 

Très représentée en Bourgogne Franche-Comté, et plus spécifiquement sur la partie septentrionale de la région, la filière emballage recense près de 70 entreprises sur le seul territoire de l’Yonne. Du 26 au 29 novembre, quatre entreprises icaunaises participeront au collectif organisé par les Chambres de Commerce et d’Industrie à Paris Villepinte lors de ce salon international, consacré à l’écosystème de l’emballage pour tous les marchés.

SENS : Huitième secteur industriel en France, l’emballage/conditionnement demeure l’une des potentialités économiques prégnantes dans l’Hexagone. Troisième exportateur mondial, la France accueille sur son sol 1 500  entreprises et plus de 115 000 salariés, qui exercent leur savoir-faire sur ce segment de l’activité.

Le département de l’Yonne est plutôt bien pourvu en matière de représentativité. En effet, notre territoire compte plus de 2 500 salariés qui travaillent dans près de soixante-dix sociétés qui recouvrent l’ensemble des compétences et savoir-faire de la filière.

Quatre d’entre elles constitueront l’ossature majoritaire de la délégation régionale (un total de cinq entreprises) qui présenteront leur spécificité sur ce salon international. Il s’agit des entreprises ECOLOGISTIQUE Bourgogne, BEFORE, IDS SOLUTIONS CONDITIONNEMENT et SCOT THERMOFORMAGE. Le fabriquant d’étiquettes de Saône-et-Loire, EUROPE ROULEAUX, sera également du voyage.

Présent lors du brunch des Positives entreprises de la Chambre de Commerce et d’Industrie de l’Yonne, le président-directeur-général de SCOT THERMOFORMAGE, Dominique HAUDIQUET, a confirmé cette présence sur cet évènementiel de belle facture.

 

Nous assistons à un mouvement spontané de mécontentement populaire. C’est une double tradition française. Pourquoi double ? Parce que depuis toujours la pression fiscale en France est particulièrement lourde. Pourquoi est-elle lourde ? Tout simplement parce que les dirigeants politiques depuis la nuit des temps, quels que soient les régimes ou leur étiquette politique, ne savent pas gérer les affaires des Français…

CHRONIQUE : En premier lieu, Voltaire écrivait déjà à propos de Philippe le Bel, il y a sept siècles : « Le roi avait des ambitions que ses moyens financiers ne lui permettaient pas ». Dans sa biographie de Louis XV, Pierre GAXOTTE a résumé cette triste fatalité séculaire : « Le gouvernement se trouvait confronté à cette situation récurrente de la monarchie française : le déséquilibre des finances royales ».

Cela conduisit, entre autres, à la Révolution. Mais la République a montré qu’elle pouvait faire aussi bien que la monarchie en matière d’impéritie financière. Nous le voyons depuis la Révolution qui se termina dans la banqueroute et il fallut « faire appel à un sabre » pour mettre fin à la gabegie et aux désordres. En matière d’impéritie « le changement, ce n’est pas maintenant ». Bon sang ne saurait mentir.

En deuxième lieu, régulièrement, le peuple dit : « Trop, c’est trop ». Voilà pourquoi notre histoire est ponctuée de révoltes, de jacqueries, de soulèvements, de mouvements populaires spontanés.

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La France, championne du monde des prélèvements

En 2018, le total des prélèvements de l’Etat, des collectivités locales et tutti quanti a atteint 1 000 milliards d’euros. Mais ces prélèvements monstrueux sont insuffisants pour couvrir les besoins des ogres multiples qui « gèrent », si j’ose dire, nos finances publiques à tous les niveaux puisque le déficit total de la France va atteindre 81,3 milliards d’euros !

En 2013, à l’époque magnifique où « le changement, c’était maintenant », on a vu effectivement le changement : on a subi un tsunami de prélèvements au point que le Ministre de l’Economie de l’époque, grand ordonnateur de l’augmentation colossale de ces prélèvements, a parlé de ras-le-bol fiscal ! C’est le bourreau en place de Grève qui demande avec compassion au supplicié : « Est-ce que je vous fais mal ? ».

Depuis, on a envoyé ce brillant ministre à Bruxelles pour donner des leçons de rigueur budgétaire aux Italiens… S’il n’y avait pas de ministres de l’Economie à Paris et à Bruxelles, on rirait moins !

Et l’on ne voit pas la sortie du tunnel ou, mieux dit, de remontée de l’abîme, puisque en 2019, le déficit public devrait se creuser de 16,4 milliards d’euros pour atteindre 98,7 milliards d’euros.

En 2018, les prélèvements ont dépassé les 1 000 milliards d’euros et l’on se dirige allègrement vers les 100 milliards d’euros de déficit budgétaire. Pourquoi se priver de tous ces zéros derrière le 1. « Au diable l’avarice et les avaricieux » !

Rappelons encore notre histoire : « A la veille de la Révolution, la situation du paysan français n’était pas plus mauvaise que sous Louis XIV. Simplement il ne l’admettait plus », Joseph GUIBERT.

C’est ce que nous voyons aujourd’hui avec une différence aggravante : la pression fiscale s’accentue. Le peuple ne le supporte plus. Rappelons que le jaune est considéré comme la couleur des cocus. Ce sont les gilets jaunes. Et ils ne disent plus comme Sganarelle de MOLIERE : « cocu, battu, content » mais « cocu, battu, gavé de taxes et d’impôts, mécontent… ».

Jusqu’où ira leur mécontentement ?

Emmanuel RACINE

Intime conviction, écoute : il est grand temps pour vous, amis lecteurs, de développer votre capacité d'innovation. L'expert, invité par le « Blog 16h44, La Minute du Manager », après avoir formé les plus grands dans ce domaine, propose une méthode simple et dépouillée. A mettre en œuvre avec vos clients au plus vite.

CHRONIQUE : Formateur de plusieurs générations de consultants dans le domaine de l'entreprise innovante (intervenant HEC, séminaire des docteurs en sciences du CEA,..), Alain JEZEQUEL est reconnu pour son expertise du développement de la PME.

Nombreux sont les territoires, les dirigeants de PME, et les patrons de grands groupes dont les projets ont vu leur trajectoire infléchie par ses conseils avisés, souvent discrets, mais toujours marquants. Dans cette interview, il nous emmène à la découverte des voies de l'évidence, grâce à une approche moderne et innovante de l'innovation.

Alain, vous avez une conception simplificatrice de l'innovation. Quelle est-elle ?

Ma conviction, c'est que pour des innovations efficaces et réussies, il faut simplifier à l'extrême le processus. Cette approche repose sur plusieurs idées simples et fortes, observées au cours des années.

L’idée numéro un est la suivante : contrairement à ce que l'on pense, tout le monde ne peut pas être acteur de l'innovation. Il existe des centaines d’inventeurs indépendants qui se croient géniaux. L'innovateur efficace est lui, un spécialiste de son secteur (un mécanicien a toujours tendance  à  penser que l'informatique est très facile et réciproquement) mais la maîtrise en profondeur d'un métier n'est jamais simple.

Quant à l’idée numéro deux, elle s’articule sur la différence fondamentale entre l'innovation de rupture et l'innovation incrémentale. L'innovation de rupture est presque toujours issue de la recherche fondamentale. Elle demande de gros moyens pour être exploitée et à la fin, les  grands acteurs raflent la mise. C'est sur  l'innovation incrémentale que vous, dirigeants, pouvez concentrer efficacement vos efforts, grâce à un processus extrêmement simplifié.

De quelle nature est ce processus ?

Pour innover le dirigeant a besoin de « témoins du secteur » qui vont  jouer un rôle-clé, en proposant des évolutions, des pistes liées aux besoins de l'utilisateur. Et ceci en dehors de la seule préoccupation commerciale. Ce témoin, appelons le « témoin imaginatif », dispose d'une richesse d'informations très précieuses, d'une ouverture d'esprit et d'une posture différente de celle de l'entreprise.

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Qui est-ce témoin imaginatif ?

C'est  souvent un  client  qui connaît  bien les produits de votre entreprise comme  consommateur ou un utilisateur. Qui soit à la fois concret et imaginatif. Cette relation avec lui va apporter bien plus que de nombreuses réunions de brainstorming, chères et souvent peu efficaces. Je ne crois plus trop à leur efficacité pour innover. Gardons-les pour résoudre des solutions à des problèmes clairement identifiés. Son importance est cruciale  dans le processus. Il va guider l'entreprise par son besoin en perpétuelle évolution. Ses attentes sont souvent simples (une solution moins coûteuse, un accès plus simple, une fonctionnalité qui lui simplifie la vie quotidienne, mais cela va parfois bien au-delà).

Le témoin imaginatif aide  le dirigeant à trouver des pépites. C'est une ressource simple, efficace, puissante mais, étrangement, presque jamais utilisée par les entreprises dans le domaine du b to b.

Si nous comprenons bien, le témoin imaginatif est la source  des innovations les plus efficaces. Une fois l'idée détectée, comment se poursuit alors ce processus ?

Ensuite, le processus se poursuit de façon simple, avec bon sens. L'idée formalisée se mue en concept. Sa faisabilité technique donne lieu à des ajustements, puis l'industrialisation s'opère. A chaque étape, le témoin imaginatif aide l'entreprise à rester concentrée sur le vrai besoin de l'utilisateur.

Pouvez-vous nous citer un exemple ? 

La mise en œuvre d'un fauteuil roulant équipé de roues plus larges à l'avant. Résultat : la possibilité pour un handicapé d'aller dans le sable et de se baigner dans la mer.

Parmi tous les accompagnements (flops et succès)  que vous avez suivis, comment se fait-il qu'une démarche aussi simple fasse mouche ?

Parce que l'innovation, c'est simple....Mais une innovation réussie, ça ne se construit jamais seul. En mettant en connexion d'une part, un expert de son métier, et d'autre part, un ou des utilisateurs concernés, la magie de la relation se crée et la valeur ajoutée apparaît. Aussi parce que dans cette relation, l'intuition, le subjectif et l'intelligence concrète se combinent.

Ludiwine EVRARD et Philippe CARPENTIER

Dans le cadre des XXIXèmes Entretiens de Champignelles, une délégation d’élus, composée d’une soixantaine de maires et conseillers municipaux de l’Yonne, à forte majorité de Puisaye-Forterre, a séjourné en Roumanie lors d’un voyage d’étude début novembre. La thématique de ce déplacement concernait surtout la décentralisation et ses multiples effets applicatifs. A travers une analyse comparative et pertinente de cette méthode de gouvernance qui a été observée dans un autre pays de l’Union européenne. Lors d’une réception donnée à l’ambassade de France à Bucarest, les élus icaunais purent réaffirmer leur foi profonde en la construction européenne et en apprécier la richesse des relations humaines…

BUCAREST (Roumanie) : C’est sous les ors du cossu immeuble de l’ambassade de France à Bucarest que la délégation des élus de Puisaye-Forterre a pu se réapproprier le temps d’une soirée solennelle une petite partie de notre territoire en terre étrangère. Avec ses fastes de préséance et ses traditions protocolaires. Les hôtes de Bourgogne Franche-Comté devaient profiter de l’accueil chaleureux de ressortissants français, expatriés loin de chez eux et servant les intérêts et le bien-fondé de la nation.

Reçus dans les salons d’honneur de son Excellence l’ambassadrice, Michèle RAMIS, les élus de l’Yonne ont pu apprécier le degré de relation existant avec les autorités roumaines. La présence d’une secrétaire d’Etat et de plusieurs dignitaires de l’état-major gouvernemental conférèrent un crédit supplémentaire à cette initiative annuelle, à savoir une immersion dans l’un des pays européens afin de découvrir lors d’un court séjour les rouages fonctionnels du territoire d’accueil.

D’ailleurs, le choix de la Roumanie n’a finalement pas été laissé au hasard pour l’accomplissement de ce énième voyage automnal hors des frontières de la Bourgogne septentrionale. Sans doute, l’observance du calendrier a dû inciter les concepteurs de ces Entretiens de Champignelles à biffer sur leur agenda la destination de Bucarest. Par pure logique, en somme.

Une méconnaissance de ce territoire vue de France…

En effet, le vaste pays des Balkans accèdera à la présidence de l’Union européenne au 01er janvier 2019. Une présidence de six mois, avant de passer le relais à un autre membre de l’Union, mais qui permettra d’apporter un éclairage supplémentaire sur ce pays, bordé par l’Ukraine, la Hongrie, la Moldavie, la Serbie et la Bulgarie. Sa partie orientale étant largement baignée par les eaux chaudes de la Mer Noire.

Mais depuis notre jardin, que sait-on réellement de ce pays des Carpates, et du comte Dracula, pour l’évocation mystique à la limite de la légende ? Bien peu de choses, en vérité.

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Les récentes phases évolutives de cet état, placé il y a encore une quarantaine d’années sous le joug de la dictature totalitaire imprimée par Nicolae CEAUCESCU et sa muse, ne sont peut-être pas si éloignées que cela. Si ces références idéologiques ne figurent plus dans les esprits d’une large frange de la population, les stigmates de la sanglante révolution de 1989 sont, elles, bien visibles parmi les artères principales d’une capitale, parfois défigurée par l’imposante cohorte de bâtiments à la grandiloquence soviétique. Les impacts de balles sur les murs des immeubles et autres habitations rappellent qu’ici, dans ses rues, des femmes et des hommes se sont battus pour recouvrer leur envie de vivre. En toute liberté.

Les échéances européennes en toile de fond…

Nul ne pouvait ignorer parmi l’assistance que l’année 2019 renverrait les peuples d’Europe vers le chemin des urnes. Un scrutin majeur dans la construction et le renforcement de ces liens indéfectibles qui créent le sentiment de fraternité et de paix retrouvés. Afin de contrer tous les populismes qui s’éveillent de part et d’autre du Vieux Continent. Des faits troublants, comme devaient le signaler plusieurs intervenants lors de la prise de parole.

Certes, les propos officiels, exprimés par les uns, et tenus par les autres, traduisirent tour à tour ce besoin d’unité et de cohésion inéluctable. Révélant ainsi que cette amitié franco-roumaine est plus sous-jacente que jamais.

Ayant rejoint l’Union européenne en 2007, la Roumanie veut y jouer un rôle prépondérant. A l’identique d’autres nations de l’ex-bloc de l’Est, autrefois sous influence nocive du communisme : la Pologne, la République tchèque, la Hongrie.

Prêter vie à une reconnaissance universelle par le biais de ces échanges constructifs aura été l’un des leitmotivs entendus et partagés au cours de cette soirée si particulière au charme suranné.

Dans le respect et l’écoute de l’autre. Dans l’échange des présents et de souvenirs immuables. Avant que le groupe d’élus ne se prête au jeu de l’immortalisation de leur image, séance photographique à l’appui.

Début avril, un nouvel épisode de cette amitié franco-roumaine s’organisera dans l’ancienne capitale des Gaules, à Lyon. Via la coopération entre les organismes institutionnels et politiques de ces deux états qui se retrouveront lors d’assises internationales visant à optimiser des liens déjà très ténus.

Quant aux élus de Puisaye-Forterre, ils auront eu, eux-aussi, grâce à ces rencontres opportunes et réussies le sentiment d’avoir pu contribuer à leur manière, par leur écoute attentive et l’intérêt accordé à ces échanges à caractère officiel, au renforcement de ces liens de coopération si utiles et tangibles que rien ne viendra altérer.

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