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L’exercice se reproduit chaque année à la même période. Durant le mois de l’ESS. C’est-à-dire, l’Economie Sociale et Solidaire. Une série d’actions est ainsi déployée par les caisses régionales du Crédit Agricole sur leurs territoires. Le but est simple : se mobiliser autour du développement du tissu associatif afin de mieux accompagner les populations fragilisées.

 

DIJON (Côte d’Or) : Dans l’Yonne, deux dates sont d’ores et déjà à biffer sur les agendas. L’une est proposée à l’Espace Sanglier à Sens, le 15 novembre. L’autre se déroulera le lundi 20 novembre à la Mission Locale d’Auxerre. Des rendez-vous qui correspondent à des ateliers. Ceux qui sont déclinés par le Crédit Agricole Champagne Bourgogne dans le cadre des Semaines du Sociétariat.

Des ateliers à forte connotation budgétaire, à dire vrai ! Assurés par le dispositif « Point Passerelle » - celui-ci est animé par sept conseillers issus du réseau de la banque verte mais aussi une quarantaine de bénévoles, anciens salariés et administrateurs -, ces derniers proposent aux jeunes gens, âgés de 16 à 25 ans, de mieux se familiariser aux notions budgétaires, bancaires mais aussi au milieu de l’assurance et du logement.

Une initiative qui obtient toujours le même succès, d’année en année. D’ailleurs, depuis son lancement survenu en 2015, ce sont plus de 182 ateliers qui ont ainsi été déclinés auprès de 1 735 jeunes de la double région, Champagne et Bourgogne, à l’aide d’un support efficace : un questionnaire interactif dans lequel les participants répondent au quizz via leurs téléphones. Succès garanti auprès des nouvelles générations car ce format de jeu en ligne offre un apprentissage divertissant et dynamique.

 

 

Une marche organisée en faveur des pompiers…

 

Précisons que différents partenaires de l’établissement mutualiste se joignent à la découverte de ce dispositif judicieux dont l’Ecole de la Seconde Chance, les Maisons Familiales et Rurales (MFR) mais aussi les lycées professionnels ou les Missions Locales, à l’instar de celle d’Auxerre qui accueillera en ses murs ce futur rendez-vous.

En parallèle sera proposé un challenge sportif, « Bon pour la Santé, bon pour la Planète », réunissant annuellement toutes les générations autour d’un défi solidaire, en l’occurrence cette année une opération baptisée « Marchons pour nos pompiers », où grâce à tous les pas réalisés par les participants, des fonds seront ainsi collectés au profit des quatre associations départementales des pompiers évoluant dans la zone d’influence du Crédit Agricole Champagne Bourgogne, à savoir la Côte d’Or et l’Yonne, pour la partie bourguignonne, et l’Aube et la Haute-Marne, pour la partie champenoise. Ces marches seront organisées à l’initiative des caisses locales et de leurs agences.

Enfin, pour couronner le tout, des rencontres autour du sociétariat seront également assurées durant cette opération.

 

En savoir plus :

Semaines du Sociétariat du Crédit Agricole

Du 10 novembre au 25 novembre 2023

Avec dans l’Yonne, deux dates : le mercredi 15 novembre 2023 à 13h45 à la Mission locale de Sens (Espace Sanglier) et le lundi 20 novembre 2023 à 14h à la Mission Locale d’Auxerre, 1 avenue Rodin.

 

Thierry BRET

 


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Peut-être est-il un peu plus tendu que d’ordinaire, « Maître Jacques » ? Lui dont la silhouette a incarné durant seize ans les valeurs et le credo territorial de l’assureur mutualiste, tant au sein du groupe régional (Paris Val-de-Loire), que dans l’Yonne, voire plus récemment la Seine-et-Marne. Normal, c’est l’heure de la quille pour cet esthète perfectionniste de la prévoyance, de l’assurance, de la relation humaine et…de la communication. Il aura noué moult partenariats durant ces deux décennies de pouvoir et de management : logique qu’il y ait eu autant de monde venu le saluer pour la « der des ders » !

 

AUXERRE : On le sent un tantinet nerveux, Jacques BLANCHOT. Pas comme d’habitude où son calme olympien – l’homme s’adonne à la pratique du vélo ce qui a pour conséquence de canaliser les énergies ! - l’aura aidé à faire face aux aléas et autres vicissitudes de son métier. Dommages, sinistres, catastrophes naturelles, accidentologie… : quand on dirige des femmes et des hommes devant faire preuve de réactivité et d’intelligence face à l’urgence de la vie quotidienne, il est nécessaire de posséder des nerfs d’airain !

Mais, là, c’est un peu différent. D’ailleurs, il ne l’avait pas envisagé ainsi en 2007 lorsqu’il accepta ce poste de direction des établissements de l’Yonne. Juste un passage singulier de l’existence où il fait bon apprendre et asseoir ses responsabilités, durant cinq à six ans, sans doute. Que nenni ! Il n’en fut rien du côté de la stratégie mise en place par Olivet, l’axe névralgique interrégional de l’assureur mutualiste qui renouvellera sa pleine confiance en ce personnage atypique, chaleureux et profondément humain.

Seize années plus tard, et parfaitement intégré avec son épouse et ses enfants dans le microcosme icaunais – qui ne connaît pas le fameux Jacques BLANCHOT et l’éclatant de son sourire ?! -, le voici qui met un terme à sa carrière professionnelle ; excellemment bien remplie au fur et à mesure de ses pérégrinations territoriales le conduisant aux quatre coins du département de l’Yonne. Puis, un peu plus tard, de la Seine-et-Marne limitrophe où il officiait avec la même assiduité à ses obligations de directeur d’établissement.

 

La retraite ? Non, c’est un nouveau chapitre !

 

Jacques BLANCHOT faisant valoir ses droits à une retraite amplement méritée selon la formule consacrée ? On peine à y croire tant le personnage est dynamique, prompt à résoudre une problématique, transmetteur d’un savoir-faire avec ses équipes – elles lui doivent beaucoup, y compris de la promotion sociale et de belles opportunités –, jeune d’esprit et de corps !

D’ailleurs, le mot « retraite » l’a toujours irrité. Lui, il préfère parler de « nouveau chapitre » de l’existence. Comme si le livre de sa vie ne s’arrêtait jamais au fil des pages afin de proposer de nouvelles aventures à l’intéressé…

Passionné, investi, il va développer inlassablement les activités de GROUPAMA Paris Val-de-Loire avec pugnacité. Se voulant le garant de la promotion de cet employeur, pas comme les autres à ses yeux.

Un chemin de vie qui l’amènera à côtoyer moult élus et représentants du cadre institutionnel de notre territoire. Normal quand on est le porte-étendard d’une entreprise qui réinjecte son chiffre d’affaires sur le territoire où elle exerce son activité. Ce que Jacques BLANCHOT nommera toujours, « l’ancrage territorial » de son groupe au fil de ses innombrables prises de parole face au public.

A la tête d’une équipe de 127 collaborateurs, pour la seule partie de l’Yonne, Jacques BLANCHOT aura su au fil des ans insuffler une inéluctable passion du travail bien fait et accompli, au service de ses sociétaires.

« Etre ancré dans les territoires, ce n’est pas une simple phrase, soulignera-t-il lors de son discours, mais cela correspond bel et bien à un engagement et une réalité. C’est en être aussi un acteur majeur en soutenant nos partenaires de l’agriculture, de l’industrie, du commerce et de l’artisanat, mais aussi les partenaires associatifs et sportifs… ».

 

 

Les trois valeurs fortes : proximité, responsabilité, solidarité

 

Bien sûr, l’orateur du jour ne manqua pas de saluer l’initiative nationale prise par le groupe en matière de sponsoring et sa pérennité à poursuivre son œuvre dans le milieu du cyclisme avec l’équipe pro de Groupama Française des Jeux, chère au tout jeune retraité Thibaut PINOT et à David GAUDU. Localement, Jacques BLANCHOT aura transformé les fruits de sa passion pour la « petite reine » en soutenant les clubs cyclistes du terroir et leurs compétions, à l’instar de la Classique de Puisaye Forterre Souvenir Philippe GERBAULT avec lequel Jacques BLANCHOT entretenait la flamme de l’amitié ou de la Franck Pineau.

De la flamme (olympique cette fois), il en sera aussi question dans la longue intervention du maître des lieux. Avec le soutien à Yonne 2024, celui apporté au RCA ou à l’AJA. Mais, aussi, celui du rôle de mécène culturel tant à Pont sur Yonne (le vieux pont), à Venoy (la rénovation de l’église inaugurée ce samedi 04 novembre), le musée de l’AJA ou encore le château de Saint-Fargeau et ses magnifiques chambres, totalement restaurées.

Lieutenant-colonel de la gendarmerie de réserve, Jacques BLANCHOT a su aussi travailler en étroite osmose avec les représentants de la gendarmerie nationale, la police nationale ou les sapeurs-pompiers. Des actions préventives et pédagogiques auprès des sociétaires de l’assureur mutualiste ont été montées à de maintes occasions autour d’items récurrents comme la cybercriminalité, la sécurité ou le vol. Les jeunes (environ 800 collégiens) n’ont pas été oubliés avec l’opération concoctée avec la Sécurité routière, « Dix de Conduite » reposant sur les fondamentaux du Code de la Route. Avant de s’exercer sur la piste asphaltée du centre Centaure en Seine-et-Marne.

« Les gestes qui sauvent nous interpellent également, ajoute Jacques BLANCHOT de plus en plus volubile derrière le micro, avec le concours du SDIS 89 et de l’UDSP, nous avons déjà formé près de 800 personnes à ces pratiques fondamentales pour épargner des vies. Ces formations vont continuer et s’amplifier au fil du temps… ».

Notons la date du 29 novembre prochain, où GROUPAMA assurera la formation de deux cents personnes dans le cadre de la rencontre de Ligue 2 opposant l’AJ Auxerre à Rouen Quevilly à l’Abbé Deschamps. Sur un registre similaire, l’entité a commencé à équiper ses différentes agences d’un défibrillateur pour sauver une vie, à la suite d’un malaise cardiaque.

« Proximité, responsabilité, solidarité…ce sont les trois valeurs de GROUPAMA que j’ai portées avec fierté, expliquera Jacques BLANCHOT, tout au long de ces seize années… ».

 

 

Poursuivre le chemin vers la défense de la territorialité ?

 

Avant de conclure son ultime tour de piste, l’ancien directeur des établissements de l’Yonne et de Seine-et-Marne présenta sa fidèle équipe, emplie d’émotion ainsi que ses responsables hiérarchiques, venus du Loiret voisin. Avant de présenter son successeur – la tâche sera lourde !! – Ludovic DAME, icaunais de souche, collaborateur durant quatorze ans de Jacques BLANCHOT.

« Je connais son engagement, ses compétences, et son humanisme. Ludovic possède toutes les qualités requises pour réussir sa nouvelle mission après son passage dans la Somme en qualité de directeur… ».

Quid de l’avenir de Jacques BLANCHOT avec l’ouverture de ce nouveau chapitre ? Tiens, tiens, rejoindra-t-il prochainement une confrérie vineuse locale pour en grossir les rangs ? Rebondira-t-il ailleurs dans d’autres sphères associatives ou institutionnelles ? Deviendra-t-il consultant ?

« Vous savez, mon épouse Christine que je remercie de m’avoir toujours soutenue depuis 38 ans, n’a pas l’habitude de me voir à la maison ! ».

Une conclusion en forme de boutade qui correspond bien à la personnalité de ce cadre supérieur d’entreprise performant et meneur d’hommes qui augure sans doute d’une continuité dans l’action citoyenne et territoriale.

Au nom de l’ancrage et de l’attractivité de cette Yonne dont il a su devenir l’un des plus brillants ambassadeurs…

 

Thierry BRET

 

 


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Elle se présente en qualité de « personal shopper », la structure gagnante du jour. Littéralement, c’est une conseillère en image. Au quotidien, elle propose à sa clientèle de particuliers et de professionnels un service d’achat personnalisé, question garde-robe, mais aussi en produits d’hygiène corporelle destinés aux pensionnaires des hôpitaux et EHPAD. Implantée à Toucy et rayonnant déjà sur trois départements, ELOGES DECALEES a su séduire le jury du concours de la Dynamique territoriale concocté par GROUPAMA et INITIACTIVE 89.

 

AUXERRE: La carte de visite de la jeune femme révèle un tant soit peu son caractère. Libre, indépendante, pugnace, volontaire. Une silhouette noire d’une femme au large chapeau – elle n’est pas sans rappeler une fameuse gitane usitée jadis par des publicistes – illustre le bristol, affichant ses coordonnées. Sobre, chic et efficace ! Autre curiosité, l’appellation de la profession. « Personal Shopper ». Voyez-vous çà !

Au pupitre, assurant la présentation de sa jeune structure (« ELOGES DECALEES »), lumineuse dans sa tenue rouge flamboyante et à l’aise dans l’exercice oratoire, Elodie DECALEE évoque son concept, ses projets et perspectives. Visiblement, cela marche vraiment fort pour elle ! Son service de shopping personnalisé, destiné tant aux particuliers qu’aux professionnels, a su trouver sa place, tant dans notre territoire que chez nos voisins, puisque les départements du Loiret et de la Seine-et-Marne ne sont pas insensibles à ses prestations.

Surtout que la jeune femme a trouvé son fil d’Ariane en proposant à la commercialisation l’essentiel des produits d’hygiène corporelle à une cible souvent honnie par les circuits de la distribution habituelle : les malades accueillis dans les centres hospitaliers et les seniors vivants à demeure en établissements spécialisés.

 

Un concept 100 % original, sociétal à souhait et par les temps qui courent cela procure un bien fou au niveau de l’altruisme : il n’en fallait pas davantage pour que le jury de professionnels, composé de représentants de l’assureur mutualiste GROUPAMA Paris-Val-de-Loire et INITIACTIVE 89, fasse pencher la balance du bon côté de la médaille !

Munie de son trophée – une jolie pièce imaginée par les fertiles et créatifs frères CHOIRAL de C MY-PUB – Elodie DECALEE repartira de cette soirée avec en sus un subside de mille euros, ce qui n’est négligeable pour mener à bien le développement de ses affaires.

On retiendra pour le fun l’excellente seconde place de Delphine RAUSCENT, de la société VERT LAINE – l’isolant à base de laine de mouton - et la troisième de Gaëtan QUILLIN (« QUILLIN Traiteur ») qui dépasse désormais le million d’euros de chiffre d’affaires, trois ans seulement après sa création ! Une «junior entreprise » suivie dès le début par Jacques BLANCHOT et Pascal MAUPOIS, dirigeants de GROUPAMA, satisfaits du chemin accompli par ce cuisinier en devenir…

 

Thierry BRET

 

 


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Tôt ou tard, ce type d’accord devait être signé entre ces deux acteurs de la vie économique régionale. Allier leurs forces au service de la transition énergétique des TPE et PME est devenu un nouveau leitmotiv entre la banque mutualiste de Bourgogne Franche-Comté et l’antenne territoriale de BPI France. Une convention de partenariat qui a pris date ce mardi 03 octobre au siège de Quetigny…

 

DIJON (Côte d’Or) : Nouveau directeur général de la Banque Populaire de Bourgogne Franche-Comté, François de LAPORTALIERE a apposé pour la première fois depuis sa nomination à cette fonction sa signature au bas d’un document officiel. Un paraphe le liant désormais à l’antenne régionale de BPI France. Une convention qualifiée d’historique par les deux parties. Elle concerne la mobilisation des deux structures au service de la transition écologique et énergétique des TPE/PME.

Dans les faits, et agissant dans l’intérêt des entreprises de la région confrontées à la double problématique, la Banque Populaire BFC et BPI France s’engagent à faire bénéficier les entrepreneurs d’un diagnostic de « décarbonation ». Celui-ci étant réalisé par des spécialistes, des experts en la matière qui sont subventionnés par l’ADEME.

Aux côtés du nouveau dirigeant de la banque régionale prenait place lors de la signature, Eric VERSEY, directeur exécutif de BPI France en charge du financement et du réseau. Un acte fort en faveur de l’accélération de cette transition écologique et énergétique, indispensable à la survie de notre planète.

En quoi consistera ce fameux diagnostic qui est baptisé, par ailleurs, « DIAG Décarbon’Action » ? A l’aide de cet outil, un premier bilan GES (gaz à effet de serre) sera ainsi proposé aux entreprises désireuses de réduire leur empreinte carbone. En outre, elles auront l’opportunité de construire un plan d’action et de le mettre en valeur.   

    

Un enjeu stratégique pour toutes les entreprises

 

Pour Eric VERSEY, c’est simple : « « Face à l’urgence climatique, BPI France et la Banque Populaire BFC allient leurs forces pour toucher le plus grand nombre d’entreprises et accélérer la transition des PME de la région, en s’appuyant sur une méthodologie robuste et un réseau d’experts sélectionnés par BPI France, tout en bénéficiant d’un cofinancement par l’ADEME… ».

Du côté de François de LAPORTALIERE, l’analyse est de la même veine : « Nous sommes fiers de proposer à nos clients ce diagnostic et de les accompagner dans leur feuille de route environnementale. C’est aujourd’hui un enjeu stratégique pour toute entreprise, quel que soit son secteur d’activité. À la BPBFC, notre mission est de soutenir les projets qui assurent un avenir durable à nos clients ».

Responsable de la société experte dans la transformation de pièces en caoutchouc (GEFICCA), Vincent DESNOST a apporté son témoignage via une vidéo avant le terme de cette cérémonie protocolaire.

« Ce diagnostic « Décarbon’Action » a permis de mettre en évidence que GEFICCA était en mesure de gagner 200 tonnes de CO2 par an. Pour la mise en place de l’une de ces mesures, une ferme photovoltaïque sur le toit de l’entreprise, nous avons fait appel à un cofinancement entre BPI France et la Banque Populaire Bourgogne Franche-Comté au travers de leur prêt « green » ».

Dès à présent, les clients de la BP BFC concernés par la réalisation d’un premier bilan GES chiffré peuvent contacter leur chargé d’affaires entreprises ou consulter la page dédiée à l’aide du lien suivant : https://www.banquepopulaire.fr/bpbfc/communication/la-bpbfc-engagee-aux-cotes-de-bpifrance/.

 

Thierry BRET

 


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Le Livret A et le Livret de Développement Durable et Solidaire (LDDS) ont poursuivi au mois de juillet leur dynamique record de cette année. Une annonce faite par la Caisse des Dépôts (CDC). Près de 38 milliards de collectes depuis janvier pour atteindre l’encours global de 547 milliards d’euros ! Même, le taux est passé de 2 à 3 %, cette augmentation ne peut expliquer un tel engouement pour ce type d’épargne.

 

TRIBUNE : Pourquoi autant d’épargne sur les livrets ? Il est surprenant de constater que l’épargne versée sur les livrets augmente toujours alors que le taux de rémunération, à 3 %, est bien inférieur au taux d’inflation ! Plusieurs raisons à cela : il y a déjà des raisons psychologiques. La raison d’être des livrets, ce sont les disponibilités, placement bancaire donc sûr. En période d’incertitude quand nous redoutons un avenir incertain (chômage, épidémies, guerre, instabilités politiques…), nous souhaitons renforcer l’épargne de précaution.

Il y a aussi des raisons techniques. Contrairement à la période COVID, nous n’épargnons pas plus mais nous orientons notre épargne. On assiste ainsi à une décollecte de certains placements : si les Français placent davantage d’argent sur leur livret A, c’est donc qu’ils en mettent moins sur les autres placements à leur disposition. L’assurance-vie est le placement qui en pâtit le plus. Entre 2019 et 2022, la Banque de France constate que l’encours des contrats d’assurance-vie en euros est passé de 1 723 à 1 436 milliards d’euros soit une chute de 17 %. L’incertitude est telle dans l’esprit des Français que seul « le court terme » trouve grâce à leurs yeux.

 

La France entre progressivement en récession

 

Le processus de récession s’accélère. La dernière grave récession remonte à 2008 avec la crise des « subprimes ». La plus récente date de 2020 avec la pandémie de la COVID. Comme pour la majorité des pays de la planète (Chine, USA, nombreux pays européens…), la France se situe dans cette phase,  quoi qu’en disent et pensent nos dirigeants.

Dans ce cadre, le glissement annuel du PIB français devrait très vite tomber vers les – 3 % et ce, au moins jusqu'à la fin 2023. Le risque est bien réel ! Les caisses de l’Etat sont vides et la politique du « ça coûtera ce que ça coûtera », n’est plus d’actualité.

Qui va investir ? Pas l’Etat français qui ne fait rien sans le Parlement européen et qui n’a plus de monnaie ; beaucoup moins les collectivités qui subissent l’inflation, et qui doivent éponger leurs dettes, tandis que les particuliers investissent de moins en moins vers les équipements et encore moins dans l’immobilier. Il reste donc les entreprises.

Le faible rythme des investissements des entreprises est défavorable à notre économie et provoque une décomposition progressive de la croissance. L’Etat compte sur la voiture électrique pour relancer l’économie. C’est une suggestion très incertaine aussi face aux problèmes techniques posés par lesdits véhicules.

La situation semble simple : la récession est déjà là et la guerre en Ukraine s’installe à notre porte. La crise économique est propre à l’inflation, la récession annonciatrice de chômage, une crise immobilière est prévisible pour 2024… la bourse suivra logiquement…

 

 

Epargne : attention aux chants des sirènes !

 

Depuis peu, sur les réseaux sociaux, nous voyons fleurir les appels à épargner en bourse, via des logiciels auxquels ceux qui les présentent n’y comprennent rien non plus ! La gestion collective est à proscrire.

Dans cette période, il est important de prendre son bénéfice. Vous avez des parts de SICAV, FCP et autres SCPI qui vous laissent une belle plus-value, vendez !  Pour les actions, il faut aussi savoir prendre son bénéfice : se fixer un taux et vendre dès qu’il est atteint. Si vous persistez dans les investissements en bourse, fuyez et soldez les positions sur des actions concernant les sociétés financières et bancaires. Les cours dévissent depuis plusieurs mois tant en France qu’aux Etats-Unis. N’oublions jamais qu’une banque peut faire faillite !

 

 

Quelle destination pour l’épargne ?

 

Conserver sur les livrets un maximum de liquidité. Au-delà, il faut surveiller l’évolution des taux des comptes à terme (CAT) en interrogeant ponctuellement votre banque. Aujourd’hui, nous sommes en moyenne à 3 % mais on peut en trouver à 4,5 %. En période de forte inflation, fin des années 70 et début 1980, les taux de compte à terme dépassaient les 20 % !

Il faut prendre en compte la fiscalité : les intérêts perçus via un CAT relèvent du régime fiscal des revenus de capitaux mobiliers et sont soumis au prélèvement forfaitaire unique (PFU), au taux de 30 % (12,8 % pour l'impôt sur le revenu et 17,2 % pour les prélèvements sociaux).

Soulignons encore l’importance de l’or, les cours continueront de progresser. En ce qui concerne l’immobilier, il semble important d’investir dans les équipements qui permettront de réaliser des économies d’énergie dans les résidences principales et secondaires. L’immobilier de rapport est à privilégier pour les résidences étudiantes. On peut aussi faire ses courses dans les ventes aux enchères : attention aux travaux à prévoir !

 

Une suggestion d’investissement immobilier 

 

Allez, déculpabilisons d’être un peu capitaliste ! Acheter un box voiture, fermé à clef au prix de 10 000 euros. Proposons une location de 60 euros par mois pour six motos. Soit 360 euros de revenu mensuel et donc 4 320 euros par an. Retour sur investissement : 2 à 3 ans. Bonne rentabilité, risque peu élevé. Nous n’avons jamais été aussi créatifs que dans les périodes de crise ou de survie.

On peut s’interroger sur le volume total de l’épargne en France (hors immobilier), soit près de 6 000 milliards, deux fois la dette du pays. Quand on isole les plus démunis et les plus pauvres, combien de personnes, et qui, possède cette épargne ? Quelle utilisation « productive » pour le pays ?

L’Etat semble inefficace pour résoudre l’inflation et la récession : des mensonges concernent les statistiques, et surtout des solutions copiées sur les vieux manuels de l’ENA. Les grandes écoles et les sociétés de conseil produisent assez peu d’artistes et de créatifs !

Dans ce contexte, il paraît important de suivre le conseil de notre Voltaire national : « si vous voyez un banquier sauter par la fenêtre, suivez-le, c’est qu’il y a de la monnaie à prendre ». !

 

Jean-Paul ALLOU

 


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