Nul n’est besoin d’être devin pour anticiper ce que seront les résultats réels de cette double échéance électorale, proposée aux 47 millions de nos compatriotes en âge de voter ces 20 et 27 juin. Les véritables vainqueurs de ces retrouvailles citoyennes avec les bureaux de vote devraient être vraisemblablement ceux qui ne s’y rendront pas : les partisans de l’abstention.

A un an de l’élection présidentielle, et devant l’ampleur de pronostics qui placent la jauge de cet absentéisme électoral à plus de 60 %, il existe de bonnes raisons de s’inquiéter sur les principes fondamentaux de notre démocratie.

Non pas que celle-ci soit mise à mal ou en danger immédiat par cette avalanche de bulletins qui ne tomberont pas au fond de l’urne. Mais, plutôt, par ce désintérêt croissant à la chose publique d’une frange de la population qui va en s’élargissant. Toutes composantes citoyennes confondues, et ce de scrutin en scrutin…

Si par le passé, seuls les plus jeunes d’entre nous, les plus à la marge de la société, vivant à la limite de l’utopie ne se prononçaient guère sur les orientations politiques de notre pays, il n’en est plus de même aujourd’hui.

Les abstentionnistes sont issus de toutes les castes sociales. Ils se revendiquent désormais parmi les déçus de tout poil, de toutes obédiences politiciennes, endossant la vêture des réfractaires ou de chevaliers blancs à tout changement ou celles des ultra progressistes qui ont déjà pris plusieurs longueurs d’avance sur les représentants de la sphère politique, parfois dépassés à leurs yeux au niveau de certaines idéologies et contraintes.

 

Communiquer plus sur les compétences régaliennes de ces institutions

 

Bien sûr, il ne s’agit que d’élections départementales et régionales. Evidemment, le contexte sanitaire imputable à une interminable succession de confinements et de périodes de doutes n’aura guère facilité les choses, supprimant derechef la moindre de ces réunions de campagne, ô combien importantes et stratégiques pour renouer le fil d’Ariane avec le peuple.

Ecouter, observer, rencontrer, discuter, échanger, proposer, suggérer, entendre…autant de termes qui ne sont pas de vains mots en temps normal et qui n’auront eu que peu de voix au chapitre lors de ce scrutin en double version proposé en cette période printanière.

Ensuite, il y a ce manque de connaissances flagrant de la part de nos concitoyens sur le poids et le rôle de ces institutions que sont les Départements et les Régions.

Un comble, tout de même, lorsque l’on se positionne sur le pragmatisme territorial, son attractivité et la proximité à tout crin !

Il est vrai que des efforts en matière de communication, de sensibilisation, voire de vulgarisation, de transparence sont à réaliser sans cesse par ces organismes représentatifs, experts de la décentralisation au plus de près de l’intérêt de chacun.

Qui connaît réellement autour de nous les compétences régaliennes de ces structures, leurs budgets, leurs modes opératoires, leurs projets, leurs actions, voire tout bonnement leurs représentants sur le territoire sans y être quelque peu initiés ?!

Qu’il s’agisse de l’habitant lambda vivant éloigné dans une localité champêtre, d’un responsable associatif pratiquant l’art du bénévolat auprès de jeunes, d’une mère de famille élevant seule ses enfants dans les méandres isolationnistes d’une ville et de façon encore plus significative, attestant de ce profond décalage existant parfois entre les porte-paroles d’un pouvoir exécutif et leurs administrés, de ces acteurs de l’économie qui en ignorent même jusqu’aux substantielles aides dont ils pourraient profiter pour le développement de leurs entreprises !

 

Le prix de la liberté passe par l’isoloir…

 

Communiquer, informer et consulter davantage la population ne permettront pas de combler et de résoudre le net handicap pour réduire le fossé qui sépare désormais le nombre de votants de celui qui n’accomplit plus son devoir de citoyen.

En déposant simplement son bulletin dans une urne de plexiglas. Mais, ce serait peut-être déjà un premier pas.

Car, si le taux d’abstention, au soir de ces deux tours de scrutin, dépasse effectivement les 60 %, ce sera un nouveau coup dur pour une démocratie déjà vacillante. Malmenant toutes les valeurs de liberté qui vont de pair.

Regardons autour de nous, celles et ceux de ces citoyens de pays tiers-mondistes, de démocraties tartuffes, de dictatures établies où la liberté d’expression est bafouée à n’en plus finir, jour après jour.

Combien de ces personnes qui donneraient parfois de leur sang et de leur vie pour accomplir ce geste devenu si anodin à nos yeux, celui de déposer un bulletin de vote dans une urne, ne voudraient l’effectuer en leur âme et conscience pour croire en un avenir meilleur… A méditer avant d’aller voter !

 

Thierry BRET

 

Passer de la théorie à la pratique. C’est in fine ce qui vient de se produire, au cours de la semaine écoulée dans l’Hexagone, avec le magistral soufflet reçu par le président de la République Emmanuel MACRON lors de son déplacement dans la Drôme.

Sans doute, l’auteur décérébré de ce geste idiot, d’un incivisme plus que discourtois et malsain qui salit par ailleurs tous les enfants de la République que nous sommes quel que soit nos obédiences politiques, a voulu traduire dans les faits l’une de ces formules linguistiques à la résonance populaire, bien dans l’air du temps pour rester « jeune ».

De celles qui pullulent au quotidien dans nos conversations et se répandent telle une trainée de poudre sur les réseaux sociaux. A l’instar de la célébrissime expression bateau d’une rare stupidité, employée à toutes les sauces : « Il y a des trous dans la raquette ! » !

Et pourquoi pas dans le gruyère pour les plus gourmands d’entre nous, dans les tamis pour les chercheurs d’or et les passoires pour les cuisiniers, ou moins romantique mais tout aussi accommodant au niveau de la métaphore, dans les chaussettes !

Bref, parmi ces petites phrases d’apparence anodine et sorties de nulle part (des formules toutes faites que l’on imagine extraites d’un studieux brainstorming entre spécialistes du marketing et de la communication dont les bureaux cossus regorgent rue de Rivoli ou avenue Foch !), la petite dernière du moment, « les élus doivent être à portée de baffes des électeurs », fait également florès dans le microcosme politico-politicien actuel.

Peut-être que les auteurs de ces locutions frisant avec le ridicule trouveront un jour leur place dans les colonnes du Littré, du Larousse ou du Robert ! Voire du Nobel de littérature qui leur tend les bras !

 

 

Les réfractaires à tout et à son contraire prennent les mots au pied de la lettre…

 

 

Oui mais voilà, toute médaille possède son revers ! Placé dans les oreilles malintentionnées, voir mal embouchées de certains de nos compatriotes ce genre de petite formule gratuite peut précisément se traduire dans les actes.

Si « les élus doivent être à portée de baffes de leurs électeurs », ce qui signifierait en théorie que ces derniers doivent agir et assumer la prise de leurs responsabilités en mouillant leurs chemises sur les dossiers cruciaux où ils sont le plus attendus (emploi, environnement, santé, éducation, aménagement du territoire, numérique, sécurité, économie, etc.) ; cela ne veut nullement dire qu’ils sont devenus les boucs émissaires et la cause de toutes les détresses du monde qu’elles soient sociétales, économiques ou le reflet de ce mal-être constant qui auréole bon nombre de nos concitoyens même quand la France se porte bien !

 

 

Pour mémoire, rappelons selon des données statistiques émanant de la référence des instituts nationaux (INSEE) que les Français restent en ce domaine les champions du monde du pessimisme avéré à hauteur de 61 % des personnes sondées.

Bien au-delà de celles et de ceux des ressortissants afghans ou syriens qui, comme chacun le sait, coulent des jours heureux et tranquilles dans leurs pays, devenus depuis une décennie des oasis de paix !

Il ne faut donc pas s’étonner ensuite que celles et ceux qui se sentent bannis de la société, ceux qui sont de fervents adeptes volontaires de cet ostracisme idéologique et tendance,  ces réfractaires à tout et à son contraire, prennent au pied de la lettre la moindre expression qui circule.

 

Pourquoi tant de haine et de violence gratuites en démocratie ?

 

La gifle reçue par Emmanuel MACRON en est la plus simple des traductions. Même si l’Elysée s’est contenté de minimiser ce geste agressif envers le représentant de l’Etat, qui droit dans ses bottes (et c’est tant mieux pour ce que représente la fonction présidentielle) a feint l’ignorance de cette acte, visant son intégrité physique, en poursuivant comme si de rien n’était son bain de foule auprès de spectateurs consternés par ce qu’ils venaient de vivre.

Nul n’échappe, par ailleurs, à ces effets démonstratifs et médiatiques exercés par une poignée d’incorrigibles qui ne respectent plus rien. Ni les valeurs de la République, ni de leurs représentants à différentes strates, au préalable choisis par les urnes même s’ils sont contraires à nos idées. On appelle cela le choix démocratique, tout bonnement….

On conserve tous en mémoire la baffe qui rougit le visage de Manuel VALLS, alors Premier ministre lors d’une visite en province ; la gesticulation hargneuse d’un spectateur accrochant hors d’une rambarde l’épaule de Nicolas SARKOZY dont le costume, sans doute d’excellente coupe, résista fort bien ; les œufs reçus sur la tête de ce même président ; la farine qui recouvra d’une épaisse couche blanchâtre les cheveux ébène de François HOLLANDE ; voire ces tartes à la crème si onctueuse qui n’ont jamais manqué de voler en escadrille autour de ces diverses personnalités.

La dernière en date n’est autre que le leader de La France Insoumise (LFI) Jean-Luc MELENCHON qui l’a appris à ses dépens en recevant son sac de farine au visage alors qu’il déambulait aux côtés de compagnons d’infortune, tout aussi maculés de cette poudre blanche, dans un cortège.

Reste la question fondamentale à poser derrière ces actes qui, si parfois flirtent avec le risible du fait de leur comique de situation, n’en sont pas moins insultants envers la classe politique et ses représentants. Et envers celles et ceux de leurs électeurs qui les choisissent en accomplissant leurs devoirs de citoyens.

Pourquoi tant de haine et de violence gratuites en démocratie alors que le bulletin de vote à glisser dans l’urne demeure le meilleur moyen d’expression contestataire ?

N’oublions pas que c’est la France toute entière qui a reçu cette claque en pleine figure. Sonore et claquante comme dans la vidéo qui a tourné en boucle sur les réseaux sociaux. A y regarder de plus près, on y voit encore les traces de doigt sur nos visages endoloris…

 

Thierry BRET

 

Nul n’est prophète en son pays ! Nombreuses sont les start-up de l’Hexagone à l’imaginaire pourtant débridé qui en savent quelque chose à leurs dépens. Malgré leurs inventions parfois incroyables qui croulent sous les titres honorifiques, les brevets que l’on se dispute âprement et autres trophées nationaux à remiser sur le coin du bureau, elles éprouvent les pires des difficultés à concevoir leurs projets, à les industrialiser, à les vendre, voire à les exporter à cause de moyens financiers insuffisants.

On imagine la frustration de ces cheffes et chefs d’entreprise investis, de ces créateurs de talent ayant injecté beaucoup de deniers issus de leurs propres économies dans leur concept qualifié de révolutionnaire !

Certains peuvent recevoir la lumière médiatique pour leurs géniales trouvailles, d’une part, et débuter, d’autre part, une interminable croisade lancinante à la recherche du Graal suprême qui se nomme les aides financières et les subventions !

Mais, tous ces entrepreneurs font cet amer constat après quelques années d’existence et un nombre incalculable de rendez-vous avortés, de dossiers administratifs poussiéreux et volumineux  à remplir, de palabres et de circonvolutions parfois inutiles : il n’est pas aussi simple de porter et de développer un projet entrepreneurial d’envergure lorsque l’on est établi en France.

Même si l’invention technologique est unique au monde et pourrait changer bien des situations complexes aux quatre coins de la planète…

 

 

Des « Géo TROUVETOUT » médiatisés et reconnus par Albert II de Monaco…

 

Prenons un exemple concret. Celui de cette brillantissime entreprise localisée dans l’Yonne (eh oui, ce territoire si souvent décrié au niveau économique et technologique implanté pourtant en lisière de la puissante Ile-de-France regorge de pépites de ce style qui ne demandent qu’à éclore !) : j’ai  nommé SAUREA !

Accueillie au sein de la pépinière d’entreprises de la Chambre de Commerce et d’Industrie de l’Yonne à Auxerre, l’entité qui possède une discrète signalétique posée sur la façade de son siège social est l’unique concepteur du premier moteur photovoltaïque autonome créé dans le monde. Rien que cela !   

Un système élaboré à la sueur du front en faisant travailler ses neurones qui permet d’entraîner des dispositifs mécaniques de petite puissance à l’instar de pompes, de brumisateurs, de turbines de ventilation, de petites machines agricoles ou servant au brassage du malt. Bref : ces « Géo TROUVETOUT » de l’énergie mécanique obtenue grâce au solaire existent bel et bien ; ils ont la chance de résider, cocorico, dans la capitale de l’Yonne !

Auréolée par une kyrielle de médias nationaux (Le Point, L’Express, l’Agence France Presse, Boursorama...), visitée par des chaînes de l’audiovisuel en recherche de reportages insolites (France Télévisions), glorifié par un trophée national émanant de la Fondation EDF ou reçu par SAS le prince Albert II de Monaco interpellé par leur moteur, la start-up piloté par le couple Isabelle et Gilles COTY en est réduit aujourd’hui à rechercher des fonds via une plateforme de crowdfunding afin de poursuivre son essor.

Objectif de cette louable seconde levée de fonds après la première qui s’élevait à 300 000 euros : récolter une enveloppe comprise entre… 800 000 à un million d’euros. Au vu du montant exigé, il n’y a pas de quoi fouetter un chat !

 

 

400 000 euros déjà collectés mais cela ne suffit pas…

 

Avec ses futurs subsides, SAUREA se donnerait une sérieuse bouffée d’air pur pour accéder à davantage de marchés potentiellement intéressés par leur création. Ceux qui sont situés en Afrique, en Amérique du Sud mais surtout dans la zone Asie/Océanie où les premiers contacts avec certains pays sont prometteurs.

Cela ne peut s’entrevoir que par le biais d’embauches et de structuration d’un service commercial ad hoc. Il comprendrait un business développeur ayant effectivement les pays émergents comme principale priorité.

A ce jour, SAUREA a déjà installé un double système de pompage et de ventilation au Burkina Faso avec la complicité d’une ONG internationale, « Electriciens sans frontières ». D’autres états frappent à la porte. C’est le cas de la Zambie. Mais, surtout du Japon. L’archipel nippon veut tester le système « made in Auxerre » à l’expansion mondiale pour alimenter la ventilation de stabulations, accueillant un cheptel de bovidés, qui produisent de l’énergie issue de la méthanisation. Le matériel a déjà été expédié en Asie.

Grâce à la plateforme de financement participatif qui a permis de lancer la levée de ces fonds indispensables à la maturation de la société (WISEED), plus de 400 000 euros ont ainsi été collectés. Mais, on est encore très loin du compte.

Parallèlement, trois investisseurs français sont intéressés pour glisser leur obole (sans aucun doute conséquente) dans le nourrain. Cette tirelire en forme de cochon chère au regretté Me Jacques CAPELOVICI qui était dans les jeux télévisés.

 

De véritables engagements pour soutenir le savoir-faire à la française…

 

Pourtant, un constat évident ne peut que turlupiner les plus aguerris des lecteurs de cet éditorial. Vu le défi porté par SAUREA, celui de fiabiliser les installations solaires motorisées dans les zones à fort ensoleillement de la planète, vu la pérennité des usages dans les pays défavorisés qui en feraient l’emploi (l’accès à l’eau potable pour résoudre une noria de problèmes sociologiques et démographiques véritable enjeu de société à l’origine des guerres de demain), pourquoi l’Etat et les diverses instances de son millefeuille représentatif ayant des budgets dédiés n’ouvrent-ils pas grands les robinets du financement afin de soutenir ce projet permettant à la France de s’enorgueillir ?

Certes, la start-up a bien obtenu des prêts d’honneur, indispensables cautions pour interpeller le monde bancaire toujours très frileux sur ce type d’initiatives.

Voire des subventions salvatrices auprès de BPI France et de la région…Ile-de-France ! Un leurre financier car la plupart de ces subventions devaient être remboursées et faisaient figure de dettes au bilan de l’entreprise, un élément plutôt gênant quand il s’agit de solliciter la bienveillance de futurs investisseurs !

Aujourd’hui, SAUREA se bat comme un beau diable pour imposer son moteur solaire unique au monde (la start-up s’est même vue refuser l’accès à la French Tech ?!). Ses dirigeants en appellent à l’intérêt général de tous les acteurs de la sphère politique et institutionnelle pour obtenir davantage de soutiens que les fonds privés émanant d’investisseurs ayant eux déjà tout compris ! Ils ne veulent pas de promesses en l’air à la sauce campagne électorale. Juste des faits précis et un véritable engagement…pour que vive le savoir-faire à la française !

 

Thierry BRET

 

Il le clame haut et fort. « Ce sera mon ultime mandat ! ». Condition sine qua non de cette affirmation : s’il est élu, bien sûr ! Pourtant, Michel DUCROUX, conseiller sortant de cette équipe newlook, du haut de ses 73 printemps, ferait presque office de jeune homme tant il a de l’énergie à revendre et des idées qui lui fourmillent dans la tête. Aux côtés de l’adjointe à la Ville d’Auxerre Emmanuelle MIREDIN aux multiples casquettes, il forme un binôme orienté sur les investissements, la formation et la solidarité…

 

AUXERRE : Il est âgé de 73 ans Michel DUCROUX ? Qui pourrait le croire, en effet, lorsque qu’il annonce de manière anodine et tout sourire son âge en expliquant sa profession de foi ! Et ses motivations à reprendre le collier lors de cette campagne électorale amputée de ses réunions et autres meetings, à l’assaut d’un nouveau mandat.

Ce toujours fringuant jeune homme de la politique icaunaise possède pourtant un joli pedigree derrière lui. Il officie en qualité de premier adjoint dans la commune de Saint-Georges-sur-Baulche et est l’un des élus de la majorité départementale à porter aux nues vers le fauteuil de président, son candidat de prédilection pour cette joute 2021, Patrick GENDRAUD.

Alors, le retrouver sur la grille de départ de cette nouvelle compétition qui a débuté officiellement le 01er juin n’a vraiment rien de surprenant, en soi. Mais de là à l’entendre dire que quoi qu’il advienne (en cas de réélection, de toute évidence !) qu’il ne briguerait pas un autre mandat au terme de ces six prochaines années, c’est là que se situe l’effet de surprise.    

 

 

 

Parce que dès qu’il évoque le bilan de la majorité départementale (une réduction drastique de la dette qui offre aujourd’hui de réelles perspectives d’investissements à la collectivité), le regard de Michel DUCROUX brille de mille feux, enthousiaste. Surtout si les fruits de cet excédent qui n’a rien de providentiel peuvent arroser le canton qui lui est cher, soit celui d’Auxerre 1.

D’un mandat de pure gestion à ses débuts, la gouvernance voulue par Patrick GENDRAUD s’est donc transformée finalement en mandat d’investissement. Les conseillers sortants veulent désormais profiter de la manne pour resocialiser et développer les zones territoriales dont ils sont les porte-paroles.

Pour l’épauler dans cette phase de conviction à faire entendre à ses administrés, Michel DUCROUX ne sera pas seul, bien évidemment.

 

 

 

Un binôme au versant féminin orienté vers la solidarité et l’emploi…

 

L’autre facette de ce binôme inédit qui ne manque pas de peps à première vue se nomme Emmanuelle MIREDIN. On ne présente plus cette dernière. Secrétaire générale de la Confédération des Petites et Moyennes Entreprises de l’Yonne (CPME), la quadragénaire a eu l’opportunité de se faire les dents et de les aiguiser sur moult dossiers d’importance dans le sérail complexe de ce corporatisme en apprenant les rudiments du métier avec Olivier TRICON, son président. Pas si simple, en vérité !

En outre, la jeune femme a esquissé ses premiers pas dans la sphère politique en 2020, figurant en pole-position des lieutenants inconditionnels inféodés à la cause de Crescent MARAULT ; devenu entre-temps président de l’Agglo et édile du chef-lieu de l’Yonne.

Grand bien lui en a pris ! Car, désormais Emmanuelle MIREDIN se taille la part du lion dans les délégations municipales à gérer. Puisqu’elle est en charge de la communication, du développement numérique et surtout de la formation professionnelle/insertion (sa véritable priorité) dont elle fait son cheval de bataille en cas de succès au soir des 20 et 27 juin.

 

 

L’autre item qui lui tient à cœur, c’est la solidarité. En créant, selon ses propos, des liens en étroite osmose avec l’emploi.

Du côté des suppléants, on retrouve dans cette liste aux couleurs de la droite, du centre droit et des indépendants, deux autres figures du landerneau politique. D’une part, Nordine BOUCHROU, adjoint à la Ville d’Auxerre en charge de l’urbanisme et des travaux, entrepreneur lui-même puisque dirigeant une PME spécialisée dans le conditionnement de bois, et d’autre part, la conseillère municipale de Lindry qui officie aux finances, Marie-Claire REROLE.

Au-delà du projet qu’ils incarnent, ces quatre composantes de cette liste qui veut offrir une vision globale sur la mandature à venir en appellent aux abstentionnistes de les soutenir, afin d’empêcher les candidats du Rassemblement National de glaner de précieuses voix…

 

Thierry BRET

 

 

 

Ils se définissent comme les candidates et candidats du pragmatisme, celles et ceux qui arborent les couleurs vertes de la liste « Ecologistes et Solidaires ». Emmené dans l’Yonne par le très communicant conseiller d’opposition de Sens Mathieu BITTOUN, cet assemblage hétéroclite de candidatures s’inscrit dans la droite ligne de conduite de leur tête de gondole régionale, Stéphanie MODDE. « Les Verts ne recherchent pas le problème mais ne veulent traiter que les solutions ». Une maxime très vertueuse dont ils ont fait leur credo au quotidien…

 

AUXERRE: Envers et contre tous, les candidats de l’écologie pour ces échéances régionales ? Même s’ils n’ont pas succombé aux chants des sirènes de la majorité socialiste et divers gauche incarnée par la présidente de Bourgogne Franche-Comté partisane de l’union sacrée (un réel regret que déplore dans ses conférences de presse Marie-Guite DUFAY), il n’empêche qu’ils tenteront par tous les moyens de briller en convertissant grâce à leur programme plutôt copieux un maximum d’électeurs à leur cause afin de perpétuer les excellents résultats obtenus par leurs représentants lors des Européennes 2019.

Toutefois, à y regarder de très près, les écologistes traditionnels, ceux du vaisseau amiral d’Europe Ecologie Les Verts, ne se présentent pas seuls, en ordre de marche dans cette joute électorale d’importance, à disputer en deux temps et deux mouvements les 20 et 27 juin.

L’alliance a bel et bien eu lieu dans le sérail « verdoyant » de la politique de notre contrée puisque plusieurs partis de la même obédience intellectuelle ont pris soin de mutualiser leurs forces afin de constituer la liste de ces 116 noms la plus représentative possible à l’assaut de l’hémicycle régional à Dijon.

 

 

Deux leaders écologistes icaunais habitués aux joutes électorales…

 

Au-delà de la majorité de candidatures à l’estampille EELV, le nouvel élan écologiste et solidaire qui est dévoilé à la presse au détour de conférences rondement menées par leurs interlocuteurs place aussi en exergue les candidats issus de Génération Ecologie et de Cap Ecologie, qui résulte de la convergence d’intérêts entre Cap21 et de l’Alliance écologiste indépendante.

L’impulsion de cette équipe icaunaise est donnée par son chef de file, le conseiller municipal d’opposition de Sens, Mathieu BITTOUN. Un garçon parfaitement rôdé à ce genre d’exercice au vu de ses engagements antérieurs. Lui, il aime défendre ses idées et celles qui émanent de sa formation pour « sortir » des phases de vide. Celles-ci ne manquent pas, il est vrai, tant en matière de dossiers strictement environnementaux que sociétaux !

 

 

Chantre de la démocratie participative, Mathieu BITTOUN pourra donc compter sur une structure décisionnaire finement choisie, articulée autour d’enseignants, d’élus, de spécialiste de la communication, de médecins, de fonctionnaires ou d’étudiants. En seconde position de cette liste : ce n’est pas une surprise, on retrouve Florence LOURY.

L’ancienne candidate aux municipales à Auxerre, devenue depuis conseillère d’opposition, tant à l’Agglo qu’à la ville, pose suffisamment de questions pertinentes durant les séances plénières de ces institutions pour se faire rappeler au bon souvenir de l’édile Crescent MARAULT !

Et démontrer ainsi qu’exercer un mandat dans le rôle de l’opposant ne signifie pas de garder le silence en attendant des jours meilleurs !

 

 

Un second lycée dans le Sénonais : une réelle priorité…

 

Si vingt-deux grandes propositions figurent dans le programme à mettre en application en cas de succès de la liste au soir du 27 juin, retenons quelques mesures phares.

A l’instar de la transition écologique qui est créatrice de moult emplois ne pouvant être délocalisés, citons également parmi ces axes de travail le développement de la formation professionnelle, la résilience écologique des établissements scolaires de l’Yonne (lycées), le soutien massif à l’agriculture bio avec des aides à la reconversion et l’installation du maraîchage bio, l’essor des circuits courts, le tourisme solidaire, la démocratie participative, etc.

Un particularisme plus local vient se greffer également sur ce programme écologiste : la création d’un second lycée dans la partie septentrionale de l’Yonne. Ce nouvel établissement viendrait résoudre une sérieuse problématique : le trop plein d’élèves qui fréquentent le lycée Janot-Curie. Une récurrence observée de longue date mais qui n’a pas fait l’objet de changement de fusil d’épaule à Dijon.     

 

 

 

 

A contrario, le volet sécuritaire ne semble pas être la priorité des écologistes. D’une part, le sujet n’intègre pas les compétences régaliennes de ladite institution régionale. D’autre part, les Verts désavouent la stratégie « alarmiste » du Rassemblement National qui fait son beurre avec le désespoir et les effets de caisse de résonnance d’une société surmédiatisée.

Quant au contournement sud de la capitale de l’Yonne, Auxerre, devenu l’un des items référentiels de chacune des têtes de file régionales de passage en terre icaunaise, les candidats d’Europe Ecologie Les Verts et des partis écologistes associés n’y voient pas d’inconvénient.

Mais, s’ils sont élus fin juin, les défenseurs des idées de Stéphanie MODDE veilleront à ce que soit réalisée une route simple, comprenant quelques passages de deux à trois voies, sans qu’il y ait une artificialisation des sols. Et que cela ne soit pas préjudiciable à l’environnement…mais, c’est une évidence lorsque l’on est écologiste !

 

 

La liste


1. Mathieu BITTOUN, EELV, directeur de projets informatiques, élu municipal et communautaire à Sens

2. Florence LOURY, EELV, enseignante, élue municipale et communautaire à Auxerre
3. Didier IDES, sans étiquette, maire de Sauvigny-le-Bois, agriculteur retraité
4. Florence MOULINET, EELV, artiste peintre, adjointe à la culture à Deux-Rivières
5. Jean-Marc COLLET, CAP ECOLOGIE, fonctionnaire territorial
6. Laurane BEGUINE, EELV, étudiante
7. Victor COSTA, sans étiquette, couvreur, membre de la Convention Citoyenne pour le Climat

8. Laure TIMON, EELV, enseignante
9. Benoit CHAISY, EELV, professeur d'EPS, cadre national du SNEP-FSU
10. Monique BEL, sans étiquette, ancienne responsable de communication et informatique
11. Ludovic AUDIARD, EELV, professeur histoire géographie
12. Elodie BERTIN, EELV, auto entrepreneure en archéologie, militante One Voice
13. Claude BUREAUX, sans étiquette, maître jardinier, écrivain, ancien chroniqueur jardin à Radio France, ancien directeur du Jardin des Plantes à Paris
14. Annie GHESQUIERES, EELV, kinésithérapeute en retraite

 

 Thierry BRET

 

 

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