Onze millions d’euros. C’est la coquette somme qui aurait dû être versée chaque année à l’Université Bourgogne Franche-Comté en cas de reconduction du label « I-Site » dont elle était dépositaire depuis 2016.

Une certification, synonyme d’excellence, lui permettant une optimisation favorable de sa visibilité tant au niveau de l’Hexagone qu’à l’international.

Oui mais voilà, un jury se réunissant le 09 juin dernier en a décidé tout autrement. Rejetant le renouvellement du précieux sésame qui prive l’établissement universitaire régional de sa reconnaissance qui apparaissait pourtant légitime au vu de ses nombreux investissements.

 

Des projets aux dimensions internationales offrant de la visibilité…

 

C’est un véritable coup dur qui engendre d’autres conséquences aux multiples inconnues. C’est-à-dire la disparition de leviers financiers non négligeables. De ceux qui encourageaient les trois axes de recherche impliquant des laboratoires et des unités dédiées à ces passionnants travaux.

Depuis la création de l’université, ses équipes ont su se mettre au diapason des contraintes techniques et réglementaires afin de rivaliser avec les meilleurs pour remporter de nombreux projets nationaux et internationaux.

Une dimension scientifique représentant un indéniable atout pour la Bourgogne Franche-Comté, l’ensemble de ses collectivités qui sont partie prenantes en les soutenants dans ses divers projets, mais aussi de ces entreprises qui bénéficient des résultats de diverses expériences abouties et reconnues.

Secteur de la santé, de l’énergie, de l’agro-alimentaire, tant d’autres encore voyaient d’un œil bienveillant jusque-là les réflexions pertinentes de ces doctorants et chercheurs à la pointe de la performance intellectuelle. Une source d’avenir indéniable pour susciter des vocations parmi les jeunes universitaires. Un contexte nécessaire en vue de nouvelles prospectives industrielles dont les huit départements de BFC auraient forcément profité.

 

Une première alerte pourtant portée dès novembre 2018…

 

Mais, c’est avec la bouche pâteuse d’un lendemain de « gueule de bois » que les soutiens de l’Université doivent reconsidérer leur position désormais. Même si la Région, par la voix de sa présidente Marie-Guite DUFAY, a pris acte de la décision et réitéré son indéfectible soutien aux équipes impliquées dans les projets en cours.

Quelles sont en réalité les causes de ce refus catégorique ? Le label reposait sur la participation active et collaborative de sept établissements, membres de l’Université régionale. Or, c’est de ce côté-là que le bât aurait blessé dans le choix évaluatif des jurés.

Une osmose participative défaillante qui n’a nullement convaincu les représentants de ce jury (international de surcroît), ne devant pas faire dans la dentelle.

Car, privant d’un seul coup le pôle de Bourgogne Franche-Comté de ses subsides alors qu’il a renouvelé sans l’once d’une difficulté les dossiers portés par les universités de Côte d’Azur, de Lorraine ou de Grenoble Rhône-Alpes.

 

 

L’intérêt du CNRS n’aura pas suffi…

 

Pourtant, dès novembre 2018, une première alerte aurait dû inquiéter les responsables du pôle universitaire. Un coup de semonce, sans aucun effet visiblement. Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la recherche s’était déjà inquiété du degré d’intégration des sept établissements, membres de l’UBFC, aux différents projets.

Récemment, le président-directeur-général du CNRS, Antoine PETIT, de passage dans la capitale des Ducs de Bourgogne, saluait néanmoins le travail effectué en ce site régional. Mais, le jury aura, quant à lui, tranché dans le vif.

Supprimant de facto l’accompagnement financier prévu dans le cadre du PIA (Programme d’Investissement d’Avenir). Et anéantissant peut-être de nombreuses espérances et des années d’investigations ?

 

Thierry BRET

 

 

Nouvelle scénographie et déjà les signes d’un futur succès pour le complexe touristique de Côte d’Or ? Après la découverte des lieux par une cohorte de journalistes dont la plupart provenaient de la capitale, ce sont désormais les touristes de l’Hexagone et de la région qui investissent ce site retraçant les péripéties de la fameuse bataille livrée entre Romains et Gaulois…

 

ALISE-SAINTE-REINE (Côte d’Or) : En avant-première, les représentants de la presse spécialisée étaient venus nombreux pour s’imprégner de l’endroit, dévoilant en exclusivité sa nouvelle exposition permanente.

Une franche réussite pour les organisateurs puisque l’effectif de ce groupe d’influenceurs consacrant sa journée sur ces lieux à vocation touristique flirtait allègrement avec le chiffre quatre-vingt !

 

 

Cela se déroulait fin juin.

Quelques jours plus tard, et après plusieurs mois de fermeture imputables à la crise sanitaire, le MuséoParc d’Alésia accueillait ses premiers visiteurs.

Force est de constater que depuis, le hall d’entrée circulaire donnant accès à la nouvelle exposition ne désemplit pas !

 

 

 

Les premières tendances confirment la bonne impression…

 

 

Une tendance significative a été relevée le week-end dernier, les 10 et 11 juillet. Le complexe a enregistré une fréquentation record de 1 300 visiteurs en un  laps de temps très court. Effaçant ainsi des tablettes le précédent pic de visites, observé depuis 2012 !

Certes, le protocole sanitaire (port du masque et gestes barrières) est respecté à la lettre. Mais, selon les responsables du site, « les sourires même dissimulés derrière le masque et les yeux ébahis d’un public de tout âge ne trompent pas… ».

 

 

Ludique, interactive, originale, éducative… : la scénographie newlook séduit le public qui n’en demandait pas tant pour s’évader en ces lieux chargés d’histoire et d’aventures.

Certes, il est encore trop tôt pour pouvoir en juger. Mais, une chose est sûre, le MuséoParc d’Alésia devrait figurer en bonne position dans les destinations touristiques préférées de nos compatriotes cet été.

D’ailleurs, nous vous en proposerons très vite une immersion détaillée, devant inciter à vous y rendre sans tarder !

 

Thierry BRET

 

 

 

Des postes à pourvoir, il y en a à la pelle ! Il suffit de traverser la rue pour tomber dessus et décrocher la timbale ! Oui mais voilà : les professionnels de la filière hôtellerie/restauration peinent aujourd’hui à trouver la perle rare.

Qu’il s’agisse de cuisiniers, de serveurs, de réceptionnistes, de barmans, de sommeliers, de personnels d’entretien… : le constat est très douloureux, voire profondément amer pour ces entrepreneurs dépités.

Tous ces potentiels candidats à l’emploi manquent désormais à l’appel en cette période estivale alors que l’amorce de la reprise frappe à leurs portes. Après de longs mois de déshérence économique et d’abstinence relationnelle avec leurs clients...Sans parler de leur chiffre d’affaires en berne, pour certains qui n’ont pas encore déposé le bilan.

 

 

La meilleure carte de visite de la France à l’étranger : l’hôtellerie/restauration…

 

Que faire pour convaincre les jeunes (voire les moins jeunes dont cette cohorte de seniors qui ne peut plus se réinsérer convenablement dans la vie active après cinquante ans puisque juste bons à jeter aux oubliettes selon certains !), qualifiés ou peu diplômés, de postuler aux milliers de propositions qui fleurissent çà et là dans les agences de Pôle Emploi à travers l’Hexagone ?

Un comble quand le nombre de demandeurs d’emploi avoisine les quatre millions d’individus dans notre pays. Et encore, il faudrait faire la somme de toutes les catégories de personnes inactives pour constater que le chiffre réel se situe bien au-delà de cette fourchette exponentielle !

Cent vingt mille salariés ont quitté avec un volontarisme accru leurs métiers qu’ils exerçaient jusqu’alors parmi la kyrielle de professions dispensées dans la filière de l’hôtellerie et de la restauration pendant la crise sanitaire.

Une filière au demeurant appréciée de tous, aux traditions séculaires établies, fleuron de nos arts de vivre à la française reconnus à travers la planète pour la qualité inégalée de sa gastronomie, du sens quasi inné de la réception, de ses services, de son professionnalisme ou de la chaleureuse ambiance créée dans ses bars, troquets, pubs et autres estaminets…

Bref : la meilleure carte de visite qu’une nation puisse s’offrir pour jouer les ambassadeurs d’un savoir-faire à l’international auprès des touristes.

Serait-ce ce satané virus qui aurait provoqué une telle débandade parmi les prétendants à ces postes dont plus personne ne veut visiblement aujourd’hui occuper la fonction ?

Il a bon dos le corona, mais on ne peut pas lui imputer tous les maux de la planète et surtout pas les incohérences ineptes d’un système dont il faut revoir la feuille de route !

D’autant que ce secteur corporatiste souffre de ce cruel manque de main d’œuvre depuis bien longtemps déjà. Ce sont les professionnels de la filière qui l’avouent eux-mêmes !

 

 

Une noria de sources explicatives pour comprendre les problèmes…

 

Alors d’où vient réellement le problème ? Ce désamour flagrant entre les nouveaux entrants sur le marché de l’emploi ou les plus anciens des collaborateurs d’entreprise qui ne souhaitent pas exercer leurs talents dans ces métiers en l’occurrence méconnus ?

La faute à l’Education nationale qui a toujours désigné la filière, jugée ingrate à l’instar de l’apprentissage, comme une voie de garage idéale et par défaut pour les non-doués du baccalauréat ?

La faute à cette frange minoritaire d’entrepreneurs ayant opté pour le tutorat et la pratique de l’alternance qui au lieu d’apprendre les véritables rudiments du métier à leurs jeunes pousses enthousiastes se contentent de les exploiter sciemment à grand renfort de vaisselles empilées à laver du soir au matin et du matin au soir, adeptes d’un « larbinage » humiliant sorti tout droit d’une autre époque ?

La faute à la pénibilité de ces professions déficientes en termes d’images et de positivisme avec ses horaires extensibles à n’en plus finir qui englobent week-ends et jours fériés réunis, sans qu’il n’y ait deux jours de repos consécutifs ?

La faute à la petitesse de la rémunération, offerte dans le cadre de certaines missions peu gratifiantes et sans réelle opportunité évolutive dans le temps ?

Mais également la faute à toutes ces personnes qui répondent à une offre d’emploi mais daignent se rendre à l’entretien d’embauche alors qu’elles ont été au préalable sélectionnées ! Les recruteurs attendront toujours leurs excuses, en vain !

La faute, aussi, à celles et ceux des candidats qui découvrent les vertus bénéfiques d’une nouvelle fonction le lundi matin à 08 heures et ne se présentent déjà plus devant leurs employeurs dès le début de l’après-midi ! Sans donner suite quant à leurs contrats !

On l’aura compris : l’équilibre est complexe entre les demandeurs d’emploi et les recruteurs dans ce jeu de dupe qui n’est sans doute pas prêt de s’estomper à l’avenir.

Jeu de dupe de l’offre et de la demande qui n’est malheureusement pas du seul domaine de la filière de l’hôtellerie et de la restauration.

 

 

Un partenaire qui apporte des solutions : Pôle Emploi…

 

Le rayon de soleil pour s’extraire de cette impasse immuable se nomme peut-être Pôle Emploi. Partout en France, via des initiatives heureuses et novatrices (webinaires, semaine consacrée aux métiers de la corporation, tests de compétences des candidats potentiels, formations qualifiantes, salons de recrutement…), se sont créés des liens étroits entre l’organisme public qui gère l’emploi et les formations en France et l’UMIH, l’Union des métiers de l’industrie hôtelière.

Pour préparer, au mieux la reprise de l’activité libérée après la sortie du confinement. Pour accompagner aussi ces chefs d’entreprise dans la durée qui ne veulent pas disparaître du paysage économique faute de collaborateurs.

Deux dimanches de suite sans personnel pour accueillir la clientèle dans un établissement peut se payer cash à la sortie avec plus de 2 000 euros de pertes sèches à la clé à titre d’exemple. Il est donc grand temps que la problématique du recrutement dans cette filière dont le monde entier nous envie fasse de nouveau recette…

 

Thierry BRET

 

L’exercice se nomme dans le jargon journalistique, le « micro tendu ». L’interlocuteur se prête volontiers, mais parfois avec une certaine hâte fébrile, au jeu de l’interview face aux médias, justifiant ainsi sa présence sur le territoire. Tout en délayant les principaux messages distillés du jour. Alain GRISET n’a donc pas dérogé à la sacro-sainte pratique de cette règle basique de communication. Par contre, le ministre en charge des PME a pris le temps de répondre à toutes les interrogations posées…

 

AUXERRE: De passage ce lundi 05 juillet après-midi à Auxerre en visite officielle, afin d’y signer la convention de partenariat concernant l’accélération de la transition écologique des artisans, commerçants et indépendants, le représentant du gouvernement Alain GRISET a fait le point sur ce dossier entre deux visites d’entreprises auprès des journalistes régionaux.

Un point presse qui lui aura permis de présenter les caractéristiques principales de ce dispositif, dans le cadre du plan « France relance », concocté en collaboration avec l’ADEME, CCI France et CMA France. Morceaux choisis…

 

Le gouvernement a décidé d’accélérer la transition écologique des artisans, commerçants et indépendants. Quels sont les objectifs de cette stratégie ?

  

« L’objectif de cette convention de partenariat avec les CCI (Chambre de Commerce et d’Industrie) et les CMA (Chambre des Métiers et de l’Artisanat) est de permettre aux entreprises, aux artisans, commerçants et indépendants d’avoir des informations pour passer le cap de la transition écologique. Après cette sortie de crise, il faut passer à autre chose, sachant que la transition écologique est un des éléments importants de notre avenir. Il y a parmi ces enjeux une attente des consommateurs qui font attention aux entreprises qui effectuent cette démarche-là…

 

Justement, une enveloppe conséquente va être engagée dans ce projet…

 

Oui, l’Etat a mis 15 millions d’euros pour permettre aux CCI et aux CMA d’aller visiter les entrepreneurs dans un premier temps et ensuite de leur donner des conseils judicieux pour pouvoir avec l’ADEME trouver les bons outils pour accompagner ces entreprises désireuses de respecter la transition écologique.

 

 

Comment va se dérouler ce processus d’accompagnement auprès des entreprises ?

 

Dans un premier temps, il y a une analyse de la situation de l’entreprise. Pour celles qui le souhaitent, on leur propose de faire un accompagnement pour trouver des solutions. Donc, primo, un diagnostic de cet état des lieux avant de procéder à un accompagnement…

 

Vous évoquez les solutions. De quel ordre sont-elles précisément ?

 

Par exemple, prenons pour référence cet établissement (ndlr : le restaurant « Le Quai » à Auxerre que le ministre en charge des petites et moyennes entreprises visitera en début d’après-midi), on peut avoir de l’amélioration sur les économies d’énergie sur le bâtiment lui-même. Mais, il peut y avoir des solutions sur la gestion des déchets. L’établissement propose à sa clientèle de pouvoir repartir avec les restes du plat si le consommateur n’a pas terminé ledit plat.

Un travail peut se faire également sur la mobilité et les véhicules. Voire sur la gestion de la terrasse. On voit bien qu’il existe plusieurs pistes sur lesquelles on peut réfléchir et travailler, y compris dans un restaurant. Cela permet à l’entreprise d’améliorer sa situation écologique. Ce n’est pas réservé qu’aux seules grandes entreprises. Je souhaite surtout que la transformation écologique ne soit pas punitive. Il faut que l’entrepreneur y adhère tout en y trouvant son compte…

 

 

Est-ce que vous avez un objectif quantitatif par rapport à un quota d’entreprises qui suivrait ce programme ?

 

Dans un premier temps, il y a 35 000 entreprises qui vont être contactées, visitées. Cela correspond à une demi-journée de présence des CCI et des CMA dans l’entreprise, afin d’y réaliser le diagnostic. Ensuite, on table sur 10 000 entreprises que nous souhaitons voir passer à l’acte de la transition écologique. C’est celles que l’on a ciblées. Mais, j’ai la ferme intention de penser que toutes celles que l’on a suivies vont aussi irriguer, incitant d’autres structures à le faire. On a vu ce qui s’est passé avec la numérisation. Beaucoup de PME/TPE ont passé le cap. Cela devrait générer des comportements très positifs par effet de capillarité…

 

Est-ce que ce changement de cap aura un coût pour l’entreprise ?

 

Il faut que les choses soient claires : pour l’entreprise, il n’y aura rien à payer ! Quant aux 15 millions d’euros débloqués par l’Etat, c’est pour rémunérer les CCI et les CMA, soit 330 euros par projet visité. Ce qui permet de couvrir le temps agent mis à la disposition des entreprises à la réalisation de ce projet. Les entrepreneurs peuvent très facilement obtenir ce diagnostic, et cet accompagnement sans bourse déliée.

 

A propos de la mobilité, comment cela va-t-il s’appliquer aux entreprises concernées ?

 

Que ce soit sur la mobilité ou la gestion des déchets, il existe beaucoup de dispositifs qui existent. La difficulté, c’est que les entreprises ne connaissent pas forcément ces dispositifs. Avec l’ADEME, leur objectif premier sera de les informer de toutes les disponibilités possibles dans leurs entreprises. Quand il existe une aide sur le volet de la mobilité pour l’acquisition d’un véhicule électrique, il faut que ces entreprises puissent en bénéficier pour pouvoir faire des économies et avoir cette trajectoire écologique.

 

Propos recueillis par Thierry BRET

 

In fine, le géant aux pieds d’argile est donc tombé de son piédestal. Plus dur en fut la chute au soir de ce triste lundi funeste ! Un résultat prévisible pour bon nombre de supporters qui peinaient à croire en la réussite de leur équipe fétiche. Les champions du monde de football ont donné une pâle leçon de réalisme au cours de ce tournoi européen dont ils étaient pourtant les grandissimes favoris. A tort ou à raison ?

Eux qui se gaussaient sans doute intérieurement de ne faire que d’une simple bouchée de ces « petits Suisses » inoffensifs en huitième de finale l’ont eu de travers ! En restera-t-il de profondes séquelles dans les mois à venir ? Ou faut-il réellement en faire tout un fromage…suisse, il va de soi !

Poussifs, inertes, peu inspirés dans la création du jeu offensif, commettant des erreurs techniques inhabituelles, mentalement ailleurs et parfois au-delà du terrain, jamais les Tricolores ne furent en mesure d’honorer leur statut de maîtres du monde de la planète football. Quatre rencontres auront suffi à le démontrer.

 

Des rencontres insipides au plan collectif et sans supplément d’âme…

 

Dès l’entame de cet Euro, les Français reculent face à l’armada allemande qui joue de malchance malgré sa hardiesse et son agressivité positive devant les buts en inscrivant la seule réalisation de cette partie contre le cours du jeu et surtout contre leur camp ! Les Français reviennent déjà de loin mais la chance semble être de leur côté, au moins cette fois-ci !

On se croit à espérer, que le plus dur est fait, que les protégés de Didier DESCHAMPS sont sur un petit nuage qui augure de belles perspectives au niveau de l’objectif : la victoire, sinon rien !

La déconvenue enregistrée face à de modestes mais héroïques hongrois fera office de première alerte, digne d’une secousse tellurique insondable dans le camp français. Baladés durant une mi-temps, puis menés au score, les Français furent dans l’incapacité de se créer des occasions nettes et franches, de se propulser à l’assaut des buts adverses alors que sur le papier, ils possèdent, soit disant, la meilleure attaque au monde ! Le point du match nul est acquis à l’arrachée : on revient de loin !

Un manque cruel d’humilité ? Un irréalisme qui a fait ses preuves lors de cette série de matchs si insipides et sans supplément d’âme ?

Certes, qualifiée pour le tour suivant et issue de cette poule complexe, baptisée « groupe de la mort », l’équipe de France se prendra une fois de plus les pieds dans le tapis face aux tenants de l’épreuve qui leur avaient damé le pion en 2016, les portugais de Cristiano RONALDO.  

Hormis quelques trop rares fulgurances de génie, les Tricolores ne furent jamais au rendez-vous de ce qui était pourtant l’une des plus belles affiches de ce championnat dispatché curieusement dans quatorze villes du continent européen, voire même au-delà. Depuis quand, messieurs les organisateurs, la capitale de l’Azerbaïdjan, Bakou, se situe-t-elle en Europe au niveau de la géopolitique ?! On me répondra volontiers qu’au niveau sportif cette ancienne république soviétique, à l’instar de quelques autres, bénéficie du même privilège de jouer sa partition aux côtés des cadors européens. Dont la France.

 

Il n’y aura jamais eu le nécessaire déclic mental…

 

Au plan comptable, au terme de ce premier tour indigeste qui n’inspira guère les observateurs avec une victoire et deux nuls obtenus sans panache, chacun pensait que le déclic, propre aux grandes équipes, allait enfin s’enclencher lors de ce huitième de finale opposant le premier du groupe de qualification, la France, aux troisièmes d’une autre poule du tableau, la Suisse.

Dans la logique des choses, mais l’incertitude du sport fort heureusement sait encore réserver ces moments de surprise, tout semblait acquis pour que les hommes de Didier DESCHAMPS atteignent sans trop de difficulté les quarts de finale.

Dans l’absolu, le schéma tactique fut tout autre et tout aussi décevant malgré la progression constante du « repenti » Karim BENZEMA qui inscrira finalement quatre buts au total en réussissant son retour alors d’autres ne débloquèrent jamais leurs compteurs à l’image du virevoltant mais inefficace Kylian MBAPPE.

On connaît la suite, synonyme d’élimination sèche et nette. Et ce tir au but loupé de la star du PSG qui sera passé à côté de son tournoi sans réelle brillance ni plus-value.

Tout cela n’est que du sport et très éloigné des grandes inquiétudes de notre monde. Toutefois, le rêve d’un nouveau sacre cogitait dans les esprits de nos compatriotes, y compris celui d’Emmanuel MACRON, avec sa dose vitale d’adrénaline alors qu’ils sont lassés par les conséquences répétitives de la crise sanitaire et la morosité ambiante.

Les Français de Didier DESCHAMPS n’auront pas su nous procurer ces rêves salvateurs. Les transformant en purs cauchemars pour les plus férus de ces supporters.

A force d’être victimes d’encéphalite aigüe, de prendre la grosse tête, de ne plus être des morts de faim qui courent sur le terrain après tout ce qui bouge et de déballer sur la place publique leurs querelles de clocher en famille à l’exemple de la mère d’Adrien RABIOT, les joueurs de l’équipe de France se sont dégonflés tel un ballon de baudruche en faisant pschitt !   

Est-ce un mal nécessaire avant de se remettre à l’ouvrage pour défendre la couronne mondiale au Qatar dès l’année prochaine ? Ou est-ce devenue la griffe d’une équipe que plus personne ne craint ?

 

Thierry BRET

 

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