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Trente-neuf voix favorables contre trois objections opposées. Sur quarante-deux élus devant faire connaître leur choix à l’issue de ces longues heures de débat, c’est finalement à une très large majorité que le Conseil départemental de l’Yonne a adopté son budget primitif pour l’exercice 2021. Au terme de la seule et unique journée prévue à cet effet.

Il n’aura donc pas fallu ajouter de secondes retrouvailles, sans doute programmées dès le lendemain, pour délibérer à propos d’un dossier ô combien important devant accréditer le poids de la gouvernance départementale.

Si tel avait été le cas, cela aurait provoqué une énorme surprise, voire quelques remous dans le landerneau, démontrant ainsi les difficultés rencontrées par l’exécutif pour faire avaliser sa feuille de route budgétaire. Or, de ceci, il n’aura été nullement question durant cette séance !  

Bien au contraire, en vérité ! Une frange de l’opposition s’est même ralliée à la cause de l’adoption de cet ultime budget présenté au cours de cette mandature.

Seules Françoise ROURE et Monique HADRBOLEC dont ce sera le dernier tour de piste puisque non-partante pour la prochaine échéance électorale en juin, ainsi que le président de la Communauté de communes du JOVINIEN et édile de Joigny Nicolas SORET ne cautionneront pas la ligne stratégique financière de l’exécutif et de son président. Le contraire aurait été très étonnant, par ailleurs !

Rien de cela, en revanche, à signaler du côté des autres ténors de l’hémicycle se situant d’ordinaire en marge ou à la lisière de la politique incarnée par le président Patrick GENDRAUD.

Ainsi, le chef de file du Mouvement Démocrate (MoDem) Pascal HENRIAT votera sciemment pour le soutien à ce budget, précisant que le « désendettement voulu par l’exécutif avait été réussi ». Il en sera de même pour Mahfoud AOMAR, Jean-Baptiste LEMOYNE ou encore Michèle CROUZET.

Bref, ce fut finalement un exercice de présentation budgétaire plutôt tranquille pour l’ancien maire de Chablis qui ne pouvait que se féliciter in fine du résultat de ces votes, en « remerciant les élus pour leur implication et pour leur confiance… ».

 

Désendettement de la collectivité et soutien aux projets : le credo…

 

Côté anecdotes, on s’amusera dans son for intérieur à l’écoute des quelques échanges à fleurets mouchetés entre les deux bretteurs que sont Nicolas SORET, un maître d’arme dans cet exercice, et le président de l’auguste assemblée pour rythmer des débats parfois un peu soporifiques.

Pour autant, le résultat de ce vote crédibilise la majorité actuelle qui aura fait de la maîtrise de l’endettement l’un de ses leitmotivs préférés. Sans omettre, néanmoins, ses nombreux projets de développement.

Patrick GENDRAUD devait les énumérer ensuite à la façon d’un inventaire à la Prévert lorsqu’il prit la parole au pupitre officiel. Argumentant tel ou tel point de son propos.

C’est par exemple la couverture numérique qui ne cesse de s’accroître sur l’ensemble du territoire (ce lundi le président se rendait dans le nord de l’Yonne en compagnie de la vice-présidente en charge de ce dossier Malika OUNES pour y inaugurer le premier Nœud de raccordement optique (NRO)).

C’est le cas du Foyer départemental de l’Enfance et de sa reconstruction. C’est aussi l’offre en matière de santé, en termes de médecin, de maison de santé, de soins et de secours (l’intervention en préambule de la session matinale des colonels Jérôme COSTE et Pierre BEPOIX du SDIS l’attestera de visu).

C’est le volet se rapportant à l’entretien des routes départementales, soit un réseau de 4 850 kilomètres. C’est également l’accompagnement des aînés, qu’ils soient à domicile ou en établissements, avec entre autres, le maintien de l’enveloppe d’aides à l’investissement dans les EPHAD.

Le président du Conseil départemental renchérit alors avec les 6 millions d’euros de subventions allouées au programme ATTRACTIV’YONNE, qui vise à soutenir les intercommunalités et les communes. Quant au maintien des engagements dans le tourisme, la culture et le sport, il fut cité durant l’allocution.

 

La proximité et l’activité : les axes prioritaires…

 

Martelant à maintes reprises que la gestion de l’organisme départemental était saine et maîtrisée, Patrick GENDRAUD s’est voulu à la fois rassurant et conciliant dans ses explications, adressant des messages aux bénéficiaires de subventions dont les milieux associatifs et sportifs.

Près de 600 structures en 2020 ont pu être soutenues soit pour leur fonctionnement normal, soit par rapport à la crise sanitaire et à ses funestes conséquences au niveau des évènementiels. Rappelant que le Département avait assumé ses compétences obligatoires pour faire face à la COVID.

En 2021, le président ne déviera pas de cette ligne directrice. Elle se veut, selon lui, « juste, transparente et concertée ». Confortée aussi par une enveloppe budgétaire qui dépasse 400 millions d’euros en fonctionnement et en investissement, consacrés à la proximité et à l’activité.

Cette ligne est aussi  « adoubée » par trente-neuf des quarante-deux élus de l’hémicycle au terme de ce scrutin interne. Plus qu’un simple vote consensuel, c’est déjà un premier plébiscite pour le président de l’exécutif Les Républicains de l’Yonne qui ne l’oublions pas, candidate à sa propre succession au mois de juin…

 

Thierry BRET

 

Le visuel, éloquent, parle de lui-même. Malheureusement, il n’est qu’un pâle reflet de la recrudescence de ce phénomène qui s’est amplifié à la vitesse grand « V » avec la crise sanitaire (elle a bon dos !) et la fermeture, le plus souvent incompréhensible, des déchetteries.

Désormais, on ne peut plus se promener décemment à la campagne, à la lisière d’une forêt ou au beau milieu d’une clairière, sans tomber nez-à-nez sur l’impensable.

Des décharges sauvages qui pullulent dès que la nature reprend ses droits sur le bitume. C’est-à-dire pas très loin des agglomérations.

Ici et là, des particuliers, des entrepreneurs, dénués de tout scrupule et à l’incivisme primaire fortement prononcé, jettent leurs détritus à la va-vite comme s’ils posaient leur étron accroupis entre deux arbres, à l’abri des regards. Honte à eux !

Les zones forestières de l’Auxerrois, mais cela est valable dans bon nombre de secteurs du département de l’Yonne, à l’instar de l’Hexagone, deviennent petit à petit des poubelles à ciel ouvert.

Des sites nauséabonds et infâmes qui détériorent l’environnement. Et surtout ses habitants animaliers qui pourraient se repaître inconsciemment de ces morceaux de plastique épars, de ces déchets alimentaires à la pourriture avancée ou bien pire encore de ces produits à la toxicité avérée.

 

Des dizaines de signalements obtenus ces dernières semaines…

 

Abandonnés au bord d’un chemin, au détour d’un sentier de randonnée pédestre, au pied d’arbres séculaires et majestueux, ces immondices nous éclairent un peu plus sur le degré de respect que l’humain accorde à la nature. Autant dire, pas grand-chose !

Derrière ces décharges sauvages qui prolifèrent depuis des mois, il y a aussi des conséquences inéluctables pour l’homme.

La pollution des terres, celle de l’air et plus dramatique encore, celle de l’eau via les nappes phréatiques, engendre une succession d’effets gigognes très néfastes pour la santé de l’humain.

Est-ce que ces pollueurs à la petite semaine s’interrogent réellement sur la portée de leurs actes quand ils balancent en parfaite insouciance leurs pneumatiques usagés, leurs tôles ondulées, leurs sacs poubelle remplis à ras bord de détritus alimentaires et domestiques, leurs cartons gorgés de saloperies diverses, leurs gravats et morceaux de ferraille rouillés, voire les vieilles bicyclettes de leur progéniture à remiser aux ordures ?

Non, évidemment ! Ces citoyens à la moralité plus que douteuse n’ont que faire des problématiques de santé publique lorsqu’ils laissent en pleine nature leurs matériaux dangereux, leurs produits chimiques ou encore leurs plaques d’amiante, à titre d’exemple. Des faits bien tangibles qui ont été constatés dans l’Auxerrois ces dernières semaines. Ils ont occasionné des dizaines de signalements auprès d’organismes tels que l’association « Auxerre Ecologie ».

 

Un cas d’école bien identifié dans l’Auxerrois : le secteur de QUENNE…

 

L’un des cas d’école de ce dossier proprement révoltant se situe sur l’Auxerrois en direction de la commune de QUENNE. Plus exactement aux abords du lieu-dit « Les Folles Pensées ». Cela ne s’invente pas !

Là, un chemin s’enfonce dans la forêt. Ou du moins de ce qu’il en reste si l’on distingue encore les arbres et les fougères derrière la multitude d’ordures qui s’y entasse au fil des mètres parcourus.

Certes, la fermeture, dans un premier temps, des déchetteries ; puis leur réouverture sur rendez-vous afin d’en maîtriser les flux de fréquentation est l’une des explications plausibles de cette éclosion de dépôts sauvages.

Pour autant, celles et ceux de nos concitoyens « modèles » qui se seraient vus refusés leurs accès pour une raison x ou y devaient-ils tout bonnement balancer à la va-vite dans la nature les produits jetables de leur consommation ? Assurément, non !

Si tout le monde adoptait cette attitude incivique, on n’ose imaginer à quoi ressemblerait le pays dès demain matin !

En revanche, les suggestions émises par le mouvement « Auxerre Ecologie » méritent que l’on s’y intéresse de plus près pour tenter de juguler de manière radicale le problème. En faisant abstraction de toute idéologie politique, cela va de soi !

 

Nettoyer les forêts, c’est sûr, mais qui règle la facture ?

 

La chasse aux dépôts sauvages passe nécessairement par des actions préventives et de communication devant être adossée à la mise en œuvre de sanctions envers les contrevenants.

Certaines collectivités font appel à des agents du service déchets ou de la police municipale qui interviennent en qualité de « brigade verte ». Cela n’exclut nullement les opérations de nettoyage qui doivent être entreprises afin de remettre les sites souillés dans leur état d’origine.

Des initiatives de la sorte ont déjà vu le jour. Elles sont l’œuvre d’associations telles que la Jeune Chambre Economique (JCE) qui décline chaque année le « World Clean Up Day » à Auxerre. Certaines enseignes de la grande distribution (citons les centres E.LECLERC) y contribuent également.

Quant à la création de déchetteries réservées uniquement aux professionnels, l’idée pourrait être une bonne alternative pour gérer du mieux possible les encombrants dans les entreprises. Des pistes ont déjà été exploitées par les chambres consulaires.

Reste l’enlèvement immédiat de ces dépôts sauvages. Le coût de l’opération oscille entre 100 et 500 euros la tonne, voire parfois au-delà de 1 000 euros pour les produits dangereux comme l’amiante. Donc, très onéreux pour celui qui règlera la facture.

Mais, à ce jour vers qui l’adresser, précisément ? Sera-ce une municipalité, une communauté de communes, l’Office national de la Forêt, une structure privative comme la société d’autoroute quand les décharges sont situées non loin de leurs axes de circulation ?

Les uns renvoient la balle vers les autres et réciproquement ! Dans les faits, les dépôts sauvages sont du domaine de la propreté donc de la compétence des mairies. L’édile dispose d’un pouvoir de police général depuis la loi municipale datant de 1884. Ce que confirme le Code Général des Collectivités Territoriales. Toutefois, ce pouvoir peut être partagé ! Il est donc grand temps d’oublier les alinéas procéduriers d’autrefois et de passer enfin à l’acte pour rendre nos forêts plus belles, débarrassées de leurs scories polluantes…

 

Thierry BRET

 

La « Belle Endormie » est-elle enfin sortie de son sommeil léthargique ? La capitale de l’Yonne, Auxerre, que beaucoup d’observateurs qualifient de ce sobriquet futile, à tort ou à raison depuis des lustres, du fait d’une certaine inertie en matière de développement économique et d’attractivité territoriale, est désormais placée sous le feu nourri des projecteurs.

Et pas uniquement de ceux qui sont déployés d’habitude par la sphère médiatique ! Depuis, la fin de matinée de ce vendredi 05 mars. Une date mémorable qui restera à jamais gravée dans les annales de la ville, on s’en doute. Mais, qui sera aussi par ricochet profitable à l’aura de tout le département et de la région, côté notoriété.

Auxerre a donc basculé en l’espace de quelques minutes dans une nouvelle dimension. Une ère d’espérance novatrice où l’obscurité quasi relative du manque de reconnaissance nationale au plan économique s’efface au profit de la pleine lumière, auréolée d’une gloire technologique novatrice qui en fait dorénavant « la capitale de l’hydrogène et de sa future exploitation via un écosystème dûment étudié entre partenaires privés et publics ».   

Auxerre vit donc un état de grâce. Une situation, légitime pour ce « petit joyau de province riche en patrimoine posé dans un bel écrin avant-gardiste ! ».

L’expression a été citée à maintes reprises par les intervenants qui ont constitué ce plateau exceptionnel présent ce vendredi en milieu de matinée sous le chapiteau dressé à la hâte sur le parking de la gare ferroviaire Saint-Gervais.

Un casting de rêve, une fois n’est pas coutume pour notre territoire, apprécié des suiveurs de l’actualité économique. Avec excusez du peu, la fine fleur de ces grands capitaines d’industrie qui savent porter hautes les couleurs de la France aux quatre coins de la planète en faisant rayonner nos intérêts : les numéros un d’EDF, de la SNCF et du groupe industriel ALSTOM !

 

Un concept visionnaire au service de l’intérêt commun…

 

Cette brochette de hauts responsables de l’entrepreneuriat à la française a été accueillie par un aréopage hétéroclite de représentants institutionnels et politiques, nationaux et locaux. Deux ministres, celui en charge des Transports, Jean-Baptiste DJEBBARI, et le « local de l’étape », comme il aime le préciser, le secrétaire d’Etat ayant hérité de la promotion du tourisme, l’autre Jean-Baptiste, de son patronyme bien connu de ce côté-ci de la Bourgogne, LEMOYNE.

Il y avait aussi la présidente de Région, Marie-Guite DUFAY, accompagnée de son premier vice-président Michel NEUGNOT, l’une des chevilles ouvrières ayant permis l’aboutissement de ce projet. Son nom fut souvent mentionné par les orateurs devant se succéder à la tribune pour son degré d’implication dans ce dossier.

Bien sûr, devait s’illustrer sur scène lors de la cérémonie officielle, celle de la signature du bon de commande des premiers trains à hydrogène devant desservir  les lignes régionales dès 2023, l’édile d’Auxerre et président de la Communauté d’Agglomération de l’Auxerrois Crescent MARAULT.

Il aura su poursuivre pugnace et sans équivoque ce qui avait été entamé au préalable par son prédécesseur Guy FEREZ en d’autres temps. Un concept visionnaire qui reste favorable au rayonnement de la ville et de son bassin tout en réduisant notre empreinte carbone en termes de mobilité.

Au-delà de tout clivage idéologique et au service de l’intérêt commun.

Celui des habitants de ce territoire qui bénéficieront à brève échéance de trains de nouvelle génération pour relier des axes indispensables à leur circulation. Entre Clamecy et Auxerre. Entre Dijon et Auxerre ou encore vers Laroche-Migennes.

Ce programme, on peut en être sûr, sauvera les petites lignes ferroviaires qui étaient jusque-là menacées d’une mort certaine.

Celui de ces entreprises, aussi, qui assureront le développement de ce projet à l’ambition internationale puisque exportateur d’un savoir-faire et d’une technologie éprouvée depuis Belfort. Celui, de la recherche et du développement nécessaire à l’innovation.

 

La « Belle Endormie » n’est plus à quai pour attendre le prince charmant…

 

Territoire d’expérimentation grâce à cet écosystème, l’Auxerrois sera en effet doté d’un centre de production et de stockage de ce précieux gaz obtenu par électrolyse. Sans doute avant le terme de 2021.  

Non seulement, demain et plus encore après-demain, les trains à hydrogène se déplaceront nombreux sur l’ensemble de notre contrée (comme partout à travers l’Hexagone après les régions  Auvergne-Rhône-Alpes, Occitanie et Grand-Est) ; mais il y aura également des formations et des emplois à la clé pour développer massivement cette technologie du futur.

Alors, c’est sûr, il y aura toujours des esprits chafouins qui se plaindront du modernisme et de l’avancée des prouesses technologiques qui révolutionnent sans cesse notre monde, mais Auxerre ne pouvait se permettre de manquer le coche sur ce nouvel enjeu de la mobilité.

La capitale de l’Yonne, par l’implication successive de ses élus de toute obédience, par le soutien accordé au schéma stratégique voulu par la Région, a su prendre le train avant même qu’il ne se mette en marche sur cet important dossier.  

Voilà ce qui vaut à la cité de Paul BERT d’être aujourd’hui plébiscitée par les patrons d’EDF, de la SNCF et d’ALSTOM. Et faire que la « Belle Endormie » ne soit plus sur une voie de garage l’obligeant à rester à quai jusqu’au retour du prince charmant…

 

Thierry BRET

 

26 %. C’est en moyenne l’écart abyssal qui existe entre les salaires perçus par les représentantes de la gent féminine et ceux de leurs homologues masculins en 2021 dans l’Hexagone.

On a beau dire, on a beau faire : mais le monde du travail semble toujours aussi hermétique à vouloir corriger d’un iota cette inacceptable disparité qui s’étale pourtant comme l’appendice nasal au beau milieu de la figure depuis des lustres aux yeux de tous. Les femmes demeurent moins bien payées que les hommes quel que soit leurs statuts en entreprises et ce, pour des activités professionnelles parfois équivalentes, voire supérieures.

Une inégalité séculaire flagrante qui n’a donc pas disparu des radars. Bien au contraire. Malgré le contexte économique si délicat dans lequel tente de survivre la France, impactée depuis près de douze mois par une crise sanitaire sans commune mesure.

La Journée internationale des Droits des Femmes, programmée le lundi 08 mars – cette commémoration nous revient tel un marronnier chaque année avant le prélude du printemps – aura tôt fait de raviver nos mémoires et interpeller nos consciences devant cette situation discriminante de plus en plus insupportable au plan de l’éthique.

Y compris pour bon nombre de nos concitoyens masculins qui jugent incompréhensible cette différenciation fallacieuse des genres, issue d’une toute autre époque.

Celle où le sexisme était dûment affirmé dans les entreprises et incrusté au plus profond de la société, engendrant de facto la loi du plus fort et l’asservissement absolu à un silence de plomb dans les bureaux.

 

Les droits des femmes au travail, cause de toute une année…

 

A l’heure où l’écriture inclusive provoque moult débats auprès de nos parlementaires et figure à la une des médias qui dissertent à tout va sur son utilité et sa joliesse grammaticale (il y a sûrement d’autres sujets plus fondamentaux à traiter !), l’égalité salariale entre les femmes et les hommes reste curieusement la grande oubliée des thématiques soulevées par les progrès sociaux de ce début de siècle.

Pas une loi, ni un décret, ni d’amendement du législateur pour inverser la vapeur de cette odieuse dissemblance qui perdure depuis si longtemps.

Pas de mobilisations démonstratives chaque semaine dans les rues de France et de Navarre avec son cortège de protestataires furibonds pour essayer de faire bouger les lignes de ce qui semble être devenu immuable !

Ne reste donc que cette traditionnelle Journée internationale des Droits des Femmes qui nous revient à chaque première quinzaine de mars pour nous rappeler à nos bons devoirs. Ceux du partage et de l’équité respectueux des principes de notre grande démocratie bien-pensante. Un rêve pieu, évidemment !

D’ailleurs, sur le fond, doit-on maintenir la célébration d’une telle date dans le calendrier julien ? Un seul jour de l’année réservé à la seule cause féminine, même si cela a le mérite d’exister, n’est-il pas un tantinet trop réducteur pour obtenir de véritables résultats qui soient pérennes dans le temps ?

Il faudrait intégrer cette initiative vertueuse parmi notre quotidien. C’est en toile de fond que ce réalise à force d’un travail besogneux mais efficace l’association FETE en Bourgogne Franche-Comté.

 

Les femmes plus vulnérables aux conséquences de la pandémie…

 

FETE, acronyme de « Femmes Egalité Emploi » apparaît aujourd’hui comme l’un des porte-étendards utiles dont la voix et les actions sont amplifiées à grand renfort de manifestations récurrentes, favorables à la diminution de ces disparités qui n’ont plus lieu d’être aujourd’hui.

Le combat mené contre les mentalités et les comportements sexistes se déroule toute l’année au sein de cette association qui possède son antenne départementale dans l’Yonne.

Malgré la conjoncture peu propice depuis un an (la COVID-19 est passée par là), le rythme des interventions de FETE en faveur de la légitimé hommes/femmes faisant de l’équité sociétale et professionnelle une priorité absolue n’aura jamais ralenti.

Il est vrai que la gent féminine s’est retrouvée en première ligne dès le début de la pandémie dans des conditions parfois très difficiles à gérer.

Majoritaires à exercer des fonctions dans les métiers de la santé, de l’hygiène, de l’éducation, du commerce et des services aux personnes, les femmes n’ont pas été épargnées. Ni par les effets de la pathologie et les risques qu’elles encourraient au contact des malades, ni par les aspects peu valorisants de leurs postes qu’elles ont dû exercer coûte que coûte sans sourciller.

Que dire alors des tâches domestiques et du labeur non-rémunéré qui se sont ajoutés à la pelle à leurs conditions de vie grâce à la démocratisation du télétravail ! Sans omettre les responsabilités familiales qui leur échoient !

Plus vulnérables aux conséquences de la pandémie, les femmes restent les premières victimes des inégalités persistantes observées dans le monde du travail.

Leur avenir social est loin d’être radieux : intervenant en surreprésentation dans les secteurs les plus durement touchés par la crise, les femmes actives risquent de perdre leur emploi ou de voir leur temps de travail se réduire comme peau de chagrin dès que l’émergence de la crise sociale qui devrait s’abattre ces prochains mois de plein fouet sur l’Hexagone.

Cette fameuse troisième vague ne les récompensera pas de tous leurs efforts fournis pendant la pandémie…

Est-ce que les hommes dans leur grande mansuétude s’en soucieront vraiment ?

 

Thierry BRET

   

L’exercice, second du genre en l’espace de dix-huit mois, se voulait fédérateur entre les organisations professionnelles réunies sous le même toit. Par les temps qui courent, concevoir une conférence de presse avec un panel aussi représentatif et éclectique que celui qui fut proposé ce 26 février à Dijon ne pouvait qu’interpeller la caste médiatique. Bingo pour les instigateurs de ce rendez-vous oratoire ! Nombreux furent les journalistes présents, alléchés par ces prises de parole successives qui auront permis de mieux appréhender les réalités économiques actuelles…

DIJON (Côte d’Or) : Un succès ? Non, un plébiscite ! Il est à mettre à l’actif des huit organisations professionnelles régionales, unies comme les cinq doigts de la main, autour de ce grand oral qui devait prendre la forme d’une rencontre ouverte avec la presse.

Le nombre de confrères ayant effectué le déplacement des quatre coins de la Bourgogne Franche-Comté pour ne pas en perdre une miette était plutôt conséquent pour ce genre d’exercice. Sans doute moins excitant que des joutes politiques en période électorale mais beaucoup plus intéressant de surcroît quant à sa finalité informative.

L’animation accueillie dans l’un des salons de l’Holiday Inn, situé dans le Parc de la Toison d’Or, n’avait d’autre objectif que de balayer de la manière la plus exhaustive les points essentiels d’une actualité riche et marquée par l’omniprésence néfaste de la crise sanitaire.

Exemples à l’appui, étayant leurs propos de chiffres et de pourcentages, les intervenants inféodés à l’esprit d’initiative et volontaires dans l’action prirent à tour de rôle la parole.

Ils brossèrent de manière plus ou moins succincte selon les interlocuteurs un tableau pertinent et révélateur de la situation réelle vécue sur le terrain par leur corporation.

Bref, une belle brochette de personnalités, issues de la sphère entrepreneuriale qui aura fait fi du pathos habituel pour aborder ce style de rendez-vous au bilan forcément très délicat compte tenu de l’âpreté d’une conjoncture atone.

Plutôt que de se lamenter sur leur sort, douze mois après le début de la pandémie, ces leaders institutionnels et du monde de l’entreprise ont su véhiculer des messages d’espérance et d’optimisme. De confiance, aussi, eu égard aux interventions salvatrices de l’Etat et de la Région, saluées de façon unanime.

 

Une crise sociale plus qu’une crise économique…

 

Le fil d’Ariane légitime de cette causerie de près de deux heures se nommait la relance économique de nos territoires. Une relance à laquelle souscrit l’ensemble de ces organisations, à savoir le MEDEF, la CPME, la FFB, la CAPEB, l’UNICEM, la FNTR (fédération des transports routiers) ou encore la CMAR BFC, c’est-à-dire la Chambre des Métiers et de l’Artisanat de notre contrée.

Sans omettre, il va de soi, la Fédération régionale des Travaux Publics, initiatrice de cet échange interprofessionnel de bel aloi.

Introduisant les débats, Vincent MARTIN, président de la FRTP BFC, fit part à maintes reprises de sa satisfaction de se retrouver en présence d’un tel aréopage corporatiste pour évoquer la situation économique du moment.

Heureux de l’initiative, il insista lourdement sur un point fondamental à ses yeux. Un credo qui revint en boucle dans son discours : « La relance économique passe par son application sur les territoires… ».

 

Au-delà du contexte anxiogène et de son impact délétère sur les collaborateurs de ces milliers d’entreprises, représentées par ces organisations, le patron de la société Roger MARTIN craint plus que tout autre chose les effets de la foudre dévastatrice, celle de la crise sociale se faisant menaçante, au cours de ces prochains mois.

« Nous sommes davantage dans une crise sociale qu’économique, devait-il souligner, or, grâce à la solidarité qui existe entre nous, et en se créant des opportunités nouvelles en matière de travail, nous allons sortir de cette ornière… ».

 

 

Préserver l’emploi et les entreprises en instaurant la confiance sur l’avenir

 

Toutefois, le président de la FRTP régionale, même s’il s’accorde à dire que son secteur n’est pas le plus à plaindre en ces instants difficiles, s’est montré très inquiet devant cette incertitude totale qui se présente devant nous.

Entre ces périodes successives de stop and go qui sont préjudiciables à la hausse du moral de nos concitoyens et une morosité latente qui ne cesse de s’étendre sur le territoire, Vincent MARTIN a aussi démontré toutes les failles du télétravail lors de ses explications.

Ce système encouragé par la digitalisation possède, certes, ses vertus mais il ne doit pas se généraliser à outrance dans le milieu professionnel.

L’une des grandes préoccupations du patron des travaux publics régionaux est la progression des attitudes dépressives, inhérentes au manque de libertés, et sources d’une  hausse croissante de l’accidentologie sur les chantiers.

Rassurer les collaborateurs, instaurer une ambiance sereine autour d’eux, faire montre d’empathie sont autant de solutions déclinables sur les chantiers d’aujourd’hui. A l’instar des autres organisations qui devaient s’exprimer, tous ont à cœur de soutenir l’emploi et de préserver les entreprises en ces durs moments de la vie. C’est peut-être cela, la meilleure définition de la relance vu par le prisme de l’économie…et de ses acteurs.

 

En savoir plus :

Ont participé à cette conférence de presse

Vincent MARTIN, président de la FRTP BFC,

Jean-Philippe RICHARD, Président du MEDEF BFC,  

Georges GRENIER, Président de la FNTR,

Bernard LABOREY, Président de la FFB BFC,

Louis DEROIN, Président de la CPME BFC

Francis VOELIN, Président de la CAPEB BFC.

Christophe BAUDUIN, Président de l’UNICEM BFC

Et Manuela MORGADINHO, Vice-Présidente de la CMARBFC.

 

Thierry BRET

 

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