L’urgence pour faire face à la situation dramatique. Un état de fait qui ne peut malheureusement qu’empirer après la prise de pouvoir des talibans, réalisée au forceps à la vitesse de l’éclair mais sans avoir tiré un seul coup de fusil. Etrange renversement de situation et de gouvernement dans ce pays fort de ses 38 millions d’habitants dont l’avenir paraît désormais incertain, à défaut d’être compromis.

Plus de 6 millions d’Afghans sont enregistrés aujourd’hui par les instances internationales dépendant de l’ONU en qualité de réfugiés. 2,2 millions d’entre eux ont fui vers l’Iran et le Pakistan. 3,5 millions se déplacent régulièrement à travers leur territoire pour ne pas subir les foudres des nouveaux maîtres du pays. Les mêmes qui procédaient à des exactions innommables il y a plus de vingt ans.

Avec l’aide américaine, la France a assuré un pont aérien depuis Kaboul permettant à trois mille d’entre eux de s’exfiltrer de ce bourbier sans réelle issue. Mais, des milliers de femmes, d’hommes et d’enfants tentent encore aujourd’hui au péril de leur existence de quitter les lieux pour échapper à la violence aveugle et à l’obscurantisme.

Or, une question se pose à l’échelle de notre territoire. Comme partout dans l’Hexagone qui voit affluer cette population démunie. Sommes-nous prêts à accueillir ces réfugiés sur notre sol ?

 

 

Des exilés qui ont étroitement collaborés avec les Occidentaux…

 

Le département de Charente a pris publiquement position en faveur d’une ouverture des foyers et autres lieux d’hébergement. D’autres secteurs géographiques en ont fait de même. Timidement, presque du bout des lèvres.

Plusieurs maires, à la tête de villes importantes à l’instar de Strasbourg, Lille ou Tours, ont rallié ce mouvement altruiste qui ne s’étend pas sur l’Hexagone comme une trainée de poudre. Il faut en convenir : la nation tricolore ne peut pas accueillir toute la misère du monde. C’est une évidence.

Pourtant, le cas afghan trouble les esprits, même les plus retors. La plupart de ces exilés de fortune le sont parce qu’ils ont cru en la providence occidentale d’un monde meilleur et aidé à l’intégration des forces étrangères, venues ramener le calme et la sécurité dans un pays ravagé par quarante années de guerre, en étant interprètes, personnels administratifs, chauffeurs, gouvernants, femmes et hommes d’entretien, comptables, enseignants, journalistes, jardiniers, etc.

Les abandonner à leur triste sort dans les mains ensanglantées des talibans qui pratiquent la charia, précepte religieux d’une autre époque, équivaut à signer leur acte de reddition absolue vis-à-vis de leur liberté. Voire pire encore.

 

 

Joigny dégaine la première pour accueillir des réfugiés…

 

Et l’Yonne, dans tout ça, face à ce maelström complexe qui nous entoure ? A date, le seul élu à avoir publiquement déclaré qu’il était prêt à accueillir des réfugiés afghans dans sa commune n’est autre que le maire de Joigny, Nicolas SORET.

Bien sûr, beaucoup d’observateurs se feront l’écho de la parfaite logique de ce choix au vu du pédigrée idéologique du troisième vice-président de la Région ! Nicolas SORET n’est-il pas un digne représentant du parti socialiste, une formation politique ayant toujours eu recours aux valeurs de l’humanisme et à la tolérance pour justifier ses orientations et stratégies. Parfois à la limite du laxisme, affirmeront ses détracteurs.  

Mais, au-delà de ces considérations politiciennes, qui n’ont pas lieu d’être alors que se joue le devenir de milliers d’êtres humains, il est regrettable que la déclaration de Nicolas SORET n’ait pas fait d’autres émules, voire engendrer davantage de réactions à chaud dans notre landerneau. Qui a certainement des choses à dire sur le sujet.

Un collectif, comprenant huit organisations de soutien aux exilés de l’Yonne, vient de lancer précisément un appel aux élu(e)s de notre département, les invitant à se mobiliser en solidarité avec le peuple afghan.

Un appel qui a fait l’objet d’une missive officielle. Que n’auront pas manqué de relayer, en la plaçant sous le feu des projecteurs médiatiques, deux des conseillers d’opposition de la ville d’Auxerre, les écologistes Florence LOURY et Denis ROYCOURT.

 

Le cas d’un réfugié vivant à Auxerre inquiet pour ses proches menacés de mort…

 

En corollaire, les deux élus sollicitent le président de l’Agglomération de l’Auxerrois et maire d’Auxerre Crescent MARAULT, d’engager la ville dans une démarche d’accueil digne et solidaire.

« Nous faisons écho à la forte inquiétude de citoyens auxerrois qui accompagnent au quotidien des migrants dont des Afghans déjà présents sur notre sol… précisent-ils en parfaite symbiose.

Les représentants d’Auxerre Ecologie ont accompagné leur lettre, adressée le 30 août, au premier élu d’Auxerre d’un courrier rédigé par un réfugié afghan, Wasiq NOORI. Ce dernier s’était rapproché de la cellule de crise du ministère des Affaires étrangères six jours auparavant. Aîné d’une fratrie de sept enfants, l’auteur de la lettre fait part de ses craintes sur le sort de sa famille restée à Kaboul. Militantes des droits de l’homme, ses sœurs courent un réel danger. Blessé à l’épaule il y a un mois, l’un de ses frères est recherché par les talibans et risque la mort.

Réclamant que l’Yonne soit au rendez-vous de l’Histoire, les signataires de cet appel du 30 août en appellent à la responsabilité des élu(e)s de toutes obédiences pour que ce mouvement solidaire puisse voir le jour.

En proposant d’accueillir une ou plusieurs familles. En scolarisant les enfants. En apportant une aide matérielle ou alimentaire. Au nom des valeurs de nos institutions républicaines et des principes humanistes qui ont fait le ciment de notre nation, terre de liberté et patrie du bien-vivre…Seront-ils entendus ?

 

Thierry BRET

 

 

 

Investir en faveur de l’éducation et miser sur le devenir de la jeune génération : tel est le credo de l’institution départementale avant la rentrée scolaire qui frappera ses trois coups ce mercredi. Dans un exercice oratoire dont il est coutumier à pareille époque, le Conseil départemental par la voix de son président, Patrick GENDRAUD, a brossé dans le détail les grandes lignes de son projet 2021/2022…

 

AUXERRE: L’avenir de la jeunesse et la pérennité de son éducation scolaire ? Ce n’est pas un leurre au Conseil départemental de l’Yonne ! Rien que pour cette nouvelle saison qui s’amorce à grand pas, c’est un budget destiné à la réalisation de travaux et pour le fonctionnement des établissements de trente-trois millions d’euros qui a été inscrit sur les lignes budgétaires du vénérable organisme ! Une enveloppe en hausse, il va de soi, votée à la quasi-unanimité.

Côté réfections, réaménagements et adaptations en tout genre, le Département a sensiblement augmenté sa manne financière, accordée à ce poste clé pour valider une pédagogie probante qui doit s’exercer dans un cadre propice, moderne et accueillant.

Quinze millions d’euros en lieu et place de la petite dizaine de millions d’euros qui étaient jusque-là consentis d’ordinaire les années antérieures. D’ailleurs, ce n’est qu’un début.

 

 

 

La progressivité de cette enveloppe vitale à l’enseignement du second degré ne devrait pas se cantonner à la seule saison nouvelle qui nous incombe. Une moyenne de 20 millions d’euros de budget destinés aux travaux de rénovation de la trentaine de collèges sous la coupe du Département serait allouée à l’avenir.

Une logique implacable pour le président de l’exécutif. Celui-ci veille à l’optimisation qualitative de l’accueil des 14 043 collégiens, répartis parmi les différents établissements publics implantés sur le territoire et la constante modernisation de ces derniers. Rappelons que les deux mille élèves fréquentant le privé intègrent également ce choix politique.

L’aide au fonctionnement entre groupes scolaires issus du public et du privé s’effectue de la manière suivante : 4,5 millions d’euros sont ainsi attribués aux établissements publics, tandis que ceux à l’estampille du privé perçoivent plus d’1,6 million d’euros.

 

 

Un ticket repas au prix modéré de 3,82 euros…

 

Une autre caractéristique de cette stratégie favorable à l’épanouissement des élèves prend forme avec la restauration. 1,6 million de repas ont été distribués au cours de l’exercice précédent dans les restaurants scolaires de notre territoire. Sachant que dix mille élèves bénéficient de la demi-pension. Quant au prix du ticket journalier, il n’est que de 3,82 euros à la charge des familles alors que le coût de revient s’élève à 8 euros.

Mais, comme devait le rappeler le président GENDRAUD face à la presse ce mardi en milieu de matinée, « il n’y a pas que l’aspect financier de la restauration qui nous interpelle, la qualité des repas que nous devons servir à nos enfants reste primordiale… ».

Et de citer la relation avec les producteurs du cru en phase de développement, identifiée par la plateforme AGRILOCALE. Un outil qualitatif se situant tout à fait dans l’esprit du bien mangé, cher à l’esprit de l’ancien maire de Chablis, pour nourrir les jeunes ouailles de l’enseignement.

« Nous sommes une collectivité de proximité, justifie le président de l’organe départemental, donc à ce titre, il faut en tirer les avantages… ».

Au-delà du simple contenu au fond de l’assiette, le bien mangé puise ses bienfaits dans la volonté de décliner des actions purement éducatives.

 

 

Cent mille euros par an consacrés au volet du numérique…

 

C’est d’ailleurs le fruit d’un partenariat entre la Région, le rectorat et le Département qui est à l’origine de la mise en exergue de l’ENT, l’environnement numérique de travail. Conséquence : une ligne budgétaire de 100 000 euros est dédiée annuellement à l’essor de ces technologies au sein des collèges de l’Yonne. Des sites devant être raccordés à la fibre optique qui ne cesse son déploiement.

Exprimant sa reconnaissance envers les 315 agents départementaux qui exercent leurs activités au service de l’éducation, Patrick GENDRAUD leur tire son chapeau, selon la formule consacrée.

« Ces travailleurs de l’ombre ont droit à la lumière, devait-il ajouter avant que ne soit projetée une courte vidéo conçue par le service communication traduisant le travail de ce personnel ô combien capital.

Avant de clore son intervention, Patrick GENDRAUD mit l’accent sur la réalisation de quelques opérations majeures sur 2020/201 dont la livraison du nouveau gymnase au collège Albert-Camus à Auxerre (1,8 million d’euros) ; le programme d’amélioration thermique de deux bâtiments et projet de modernisation de la demi-pension au collège des Champs-Plaisants à Sens (une enveloppe de 2,4 millions d’euros pour un chantier qui débutera en 2022) ; la restructuration du collège Restif de la Bretonne à Pont-sur-Yonne en 2023 (du petit lait pour le premier vice-président et maire de la localité Grégory DORTE attentif aux propos) ; l’inauguration prochaine de la demi-pension du collège de Villeneuve-la-Guyard pour 3 millions d’euros ; celle du collège d’Avallon pour 6,5 millions d’euros ; les travaux énergétiques du collège Châteaubriand de Villeneuve-sur-Yonne (2,5 millions d’euros), etc.

Autant d’éléments tangibles démontrant que le Conseil départemental de l’Yonne a vraiment fait de l’avenir de la jeunesse et de la pérennité de son éducation l’une de ses principales priorités.

 

Thierry BRET

 

 

Leurs visages ne sont pas connus du grand public. Ils ne s’afficheront jamais à la une des tabloïds. Quant à leurs patronymes, ils tutoient les sommets de l’anonymat le plus complet. Sauf, peut-être pour une petite poignée d’entre eux. Lors d’une brève période de leur existence. Celle, pour celles et ceux qui ont la chance d’y participer, en rapport avec les Jeux Paralympiques. Un corollaire des traditionnels J.O. qui nous revient tous les quatre ans. Sur la pointe des pieds de la discrétion…

Pourtant, à y regarder de plus près, que d’émerveillement, d’agréables surprises, de satisfactions émues à voir évoluer sur une piste d’athlétisme, sur un terrain de basket ou dans un bassin nautique des sportives et sportifs amputés d’une jambe ou d’un bras, déficients visuels, ne pouvant se mouvoir qu’accompagnés de leur appareil de mobilité.

Que de courage, de force intérieure et d’abnégation pour y parvenir après avoir connu les affres terribles d’un accident de la vie ou porter comme une croix rivée sur l’épaule l’héritage immuable d’une malformation constatée à la naissance.

Ces femmes et ces hommes méritent tout notre respect. Et surtout notre considération la plus sincère, au lieu de regards torves, moqueurs, parfois cruels croisés au détour de leur chemin, feignant de ne jamais les apercevoir.

Dans la souffrance de leur chair et de leur âme en conflit perpétuel contre les injustices de la vie et du sort qui s’acharne, ces femmes et ces hommes ont su relever des défis. Immenses. Incommensurables. A abattre des montagnes. Ils ont repris goût à la vie, pour certains d’entre eux, afin de surmonter ce que l’on nomme communément un handicap.

 

 

De quel droit les valides seraient-ils supérieurs aux invalides ?

 

Alors que notre société bien-pensante peine toujours à insérer de manière digne et noble ces personnes dans notre quotidien protéiforme (professionnel, familial, éducatif, politique, médiatique, culturel…), se jouent à nos côtés de véritables combats d’arrière-garde. Dont nous n’avons jamais connaissance ou si peu.

Des luttes pour exister, pour rêver, pour survivre, pour devenir quelqu’un qui ne sera plus le souffre-douleur ou la risée expiatoire d’un ensemble collectif qui refuse la différence. Les différences, selon ses propres rites et critères.

Se tenir debout sur ses deux jambes donne-t-il plus de droits et de supériorité par rapport à celui qui ne peut s’extirper de son fauteuil roulant ? Se complaire dans les codes superfétatoires de la beauté et de l’esthétisme à tout crin rend-il plus intelligent et meilleur que la personne non voyante ou infirme ?

Ecraser l’autre, tuer père et mère pour parvenir à la réussite absolue, représente-t-il une fin en soi sauf peut-être pour celles et ceux dont les neurones ont fondu comme neige au soleil en se reconnaissant dans ce processus stupide !

Il y a énormément à apprendre au contact d’une personne atteinte d’un handicap. Sa façon de s’exprimer, de raisonner, d’anticiper le sens de la vie, d’interpréter les choses.

 

 

Des moyens déployés par les médias pour la quinzaine des Jeux…

 

A observer par l’écran du téléviseur l’évènement planétaire qui réunit à Tokyo la somme de toutes ces différences multiraciales et multi-handicaps (plus de 4 000 compétiteurs représentants 182 nations dans vingt-deux disciplines) qui osent relever des défis que bien des valides ne tenteraient même pas, on est surpris par le calme, la bienveillante sérénité, cette espèce de candeur usuelle et profonde dont toutes ces personnes s’imprègnent avant de disputer la moindre épreuve.

Par bonheur, et on peut lui rendre grâce une fois n’est pas coutume, France Télévisions a déployé l’artillerie lourde côté moyens techniques et humains afin de diffuser abondamment sur l’ensemble de ses chaînes ces compétitions de grand intérêt.

A l’identique de ce que furent les relais informatifs durant la quinzaine des Jeux Olympiques qui viennent de s’achever.

 

 

Et après, les handicapés seront-ils oubliés ?

 

Mais, qu’en sera-t-il ensuite une fois la flamme de l’universalisme éteinte ?

Les sportifs handicapés retourneront ils vers les ténèbres de l’oubli et de l’indifférence quasi totales ? Les médias accorderont ils autant d’importance à leurs exploits avant la prochaine olympiade menant à Paris 2024 ? Verrons-nous davantage d’animateurs ou de journalistes victimes d’un handicap à l’antenne ?

Il est à craindre que non.

Comme la perception de ces personnes atteintes d’un handicap dans la sphère professionnelle où bon nombre d’entreprises se refusent toujours à ouvrir leurs portes pour les accueillir. Dommage !

Malgré cette grande leçon de courage et d’humilité que la quinzaine des Jeux Paralympiques nous aura offerte, il y a encore du chemin à parcourir avant que les relations entre valides et invalides se normalisent réellement…

 

Thierry BRET

 

 

Images terrifiantes, voire surnaturelles, que celles retransmises par les télévisions du monde entier depuis le tarmac de l’aéroport de Kaboul en début de semaine. A croire que le retour pourtant planifié des Talibans sur le devant de la scène politique de l’Afghanistan n’aura convaincu personne quant à leurs intentions pacifistes et à leur probité de vouloir les appliquer !

Des grappes humaines n’ont pas hésité au péril de leur existence à s’accrocher tant bien que mal au flan lisse comme un miroir des Airbus et autres Boeing, acheminant des ressortissants étrangers vers des cieux meilleurs alors que ces aéroplanes se préparaient au décollage en gagnant de la puissance.

Se sauver coûte que coûte au prix d’y laisser sa peau ! Tel aura été le misérable lot de consolation offert à ces pauvres hères dont certains seront retrouvés broyés, déchiquetés une fois l’avion posé à bon port, par le train d’atterrissage de ces bolides technologiques de l’aéronautique. Sept personnes auront en outre perdu la vie sur les pistes de l’aéroport, devenu le seul refuge de ces Afghans effrayés, victimes du zèle et de l’intransigeance absurde de la police militaire américaine qui aura fait usage du feu sans véritable modération.

Des scènes de chaos et d’apocalypse dans toute leur splendeur. Alors que d’autres, de par le monde, et nous en sommes tous, nous autres Européens, se prélassent avec langueur dans la quiétude superfétatoire des vacances ! Il n’y a qu’à admirer les plages au sable blond surchargés de la Côte d’Azur où le respect des gestes barrières et la promiscuité sanitaire ne font pas bon ménage.

 

 

La mémoire courte des Américains trop pressés de quitter le navire…

 

L’Afghanistan, pourtant riche dans ses sols de minerais et de ressources très convoités par beaucoup (Chine, Iran, Turquie…), n’intéresse manifestement personne dans le camp des Occidentaux.

Encore moins leurs habitants tout droit sortis d’une autre époque avec « leur profil enturbanné » qui subissent le joug perpétuel de mouvements islamistes radicaux depuis bientôt quatre décennies, engendrant successivement son lot de conflits, d’attentats et de guerres ouvertes.

Les Russes, les premiers, y ont perdu pied. Les Américains, après vingt ans de présence, voire d’occupation, ont dû renoncer. Les Européens y ont aussi laissé des plumes. Les Français, tête de pont d’une Union européenne peu mobilisatrice lorsqu’il s’agit de s’engager, ont sacrifié inutilement 86 existences…

Tout çà pour en arriver à cet épisode sinistre au goût amer, mal ficelé, et négocié à l’emporte-pièce par la nouvelle administration de Joe BIDEN, trop heureuse de fuir ses responsabilités. Sans avoir pris soin de consulter en l’occurrence et en aparté leurs alliés européens. Les Américains auraient-ils donc la mémoire si courte en rejetant tout de go les évènements de 2001 et l’avènement du terrorisme planétaire ?

 

 

Il y a danger à confondre vitesse et précipitation !

 

« Ne croyez pas aux promesses des Talibans » titrent aujourd’hui la plupart des médias d’Amérique du Nord s’offusquant de l’amateurisme de leurs dirigeants après cette opération « courage fuyons », digne d’un âne qui recule !

Traumatisé par les évènements lointains du Vietnam, le nouveau locataire de la Maison Blanche n’avait qu’une seule et unique obsession à l’esprit avant de s’installer dans le bureau ovale : accélérer le processus de rapatriement des troupes, projet que ses deux prédécesseurs avaient déjà fomenté.

Une opération, certes légitime à bien des égards puisqu’une présence militaire d’intervention ou de soutien à l’instauration de la vie démocratique dans un pays qui en serait dépourvu n’a pas pour vocation de durer ad vitam aeternam.

Mais, de là à confondre vitesse et précipitation dans son mode opératoire et de faire n’importe quoi qui soit préjudiciable à la sécurité d’autrui, il y a danger !

A ce petit-jeu, force est de constater que Joe BIDEN s’est lamentablement planté sur son premier vrai dossier à l’international.

Non seulement, les accords passés en amont avec les chefs talibans se sont vite soldés par un échec d’appréciation : « les islamistes radicaux ne devaient pas pénétrer dans Kaboul tant que les ressortissants étrangers y étaient présents ! ». On a vu le résultat de cette gabegie sans nom en l’espace de vingt-quatre heures !

Mais, en outre, plutôt que de contenir avec retenue, voire force, les ardeurs véhémentes des nouveaux maîtres du pays dans leur propension à gagner du terrain, ce qui a déjà engendré moult témoignages d’exactions sur les populations et les femmes, les soldats de l’US Army se sont contentés de tirer dans le tas, les civils cherchant à fuir, pour protéger leurs arrières. Drôle de conception de la liberté et de la démocratie, en vérité !

Le peu glorieux souvenir de la pagaille engendrée par le départ précipité des Américains de Saigon en 1975 revient tel un serpent de mer à la surface de l’actualité, noircissant dans les futures pages des livres d’histoire l’initiative maladroite et peu réfléchie du récent vainqueur de la présidentielle américaine.

Quel que soit l’issue de cette fuite en avant non maîtrisée et de ses conséquences à venir pour le monde occidental (la résurrection du terrorisme), c’est tout ce qui restera désormais à la postérité…

 

Thierry BRET

 

 

 

 

Les épisodes de confinements successifs ne trouvaient déjà pas grâce à ses yeux. Tant dans la Nièvre, territoire où il officie en qualité de secrétaire départemental que dans le reste de la contrée régionale où il s’emploie à prêcher la bonne parole comme chargé de mission. Mais face à la récente loi sanitaire, le leader de DLF s’offusque avec vigueur, appelant à résister…

 

DIJON (Côte d’Or) : Souverainiste jusqu’aux bouts des ongles, Pascal LEPETIT est l’homme de tous les combats. Ceux qui ébranlent les libertés individuelles et menacent le camp des patriotes et des républicains.

Figure emblématique régionale de Debout La France, le parti politique porté par Nicolas DUPONT-AIGNANT, le Nivernais d’adoption s’implique au fil de ses investissements initiés depuis 2018 au travers de luttes qu’ils considèrent justes et utiles dans l’intérêt de la France. Comme ce fut le cas contre l’implantation à outrance des éoliennes dans son département. Ou plus proche de nous du refus de voir les périodes de confinements se succéder sans relâche sur le territoire régional.

Aujourd’hui, à l’instar de ses coreligionnaires de DLF, il s’érige comme un rempart tenace face à la position du Conseil constitutionnel qui a validé le texte de loi sanitaire le 05 août dernier. Un accessit institutionnel qui a favorisé l’application du finalement très controversé, pass sanitaire.

« Avec cette validation, explique-t-il, c’est un régime de ségrégation qui se met en place pour celles et ceux qui refusent de se soumettre à des choix sanitaires discutables, inefficaces, parfois risqués. Pour les autres, volontaires ou contraints, un QR code leur sera demandé. Y compris pour boire un café en terrasse. Il leur faudra se mettre à jour régulièrement au gré des exigences à venir : avant une troisième injection qui se profile pour la rentrée, voire d'autres qui suivront après… ».

 

 

Soutenir les professionnels qui n’appliqueront pas cette contrainte…

 

Le mot d’ordre est simple dans la bouche de cet ancien formateur, originaire de la région parisienne. La résistance !

« Plus que jamais, elle s’impose à deux niveaux. Active pour celles et ceux qui le souhaitent ou qui le peuvent, en manifestant pacifiquement, dans le calme, en adhérant et en militant pour un parti politique qui combat cette infamie, en mobilisant et en votant en avril prochain pour l'élection présidentielle ; passive pour tous, en soutenant les professionnels qui ne respecteront pas l'instauration de ce « Pass ».

Et de poursuivre un peu plus loin dans ses propos que l’intéressé se tient à disposition des personnels de santé et de celles et ceux qui le souhaitent pour bénéficier de conseils.

« L'esprit français a du génie, nous saurons où aller, explique-t-il, être à l’écoute des personnels de santé est fondamental… ».

 

 

Avant de brocarder les syndicats qui, selon lui, n’auraient pas joué leur rôle de défense des salariés… 

Arborant la fameuse croix de Lorraine, symbole du gaullisme flamboyant, lors de manifestations contestant le pass sanitaire, Pascal LEPETIT cite volontiers les paroles du Général pour résumer la situation. C’est-à-dire une mobilisation à la résistance.

« Soyons fermes, purs et fidèles : au bout de nos peines, il y a la plus grande gloire du monde, celle des hommes qui n'ont pas cédé… ».

Un appel du 18 juin dans sa version strictement sanitaire ?

 

Thierry BRET

 

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