Bruit de bottes et « Slaves qui peut ! » à la frontière entre l’Ukraine et la Russie. Dire que le climat est délétère entre ces deux nations de l’ex-bloc soviétique relève d’un doux euphémisme en l’état actuel de leurs relations bipartites.

Il suffit d’une petite étincelle et c’est l’embrasement total assuré entre ces deux états « frères » qui ont appris à se détester royalement depuis leurs indépendances communes. La preuve en est : depuis l’annexion de la Crimée par l’Armée Rouge, sans que quiconque n’ose lever le petit doigt parmi la communauté internationale toujours porteuse de grandes leçons de démocratie, la moindre des opportunités belliqueuses pourrait aboutir à une empoignade militaire sans retenue entre ces acteurs phares de l’Europe de l’Est.

L’ex-grenier à céréales de l’URSS et ouverture portuaire légitime vers la Méditerranée via le Bosphore, séparant deux continents qui se sont souvent affrontés au cours de ces siècles de défi, intéresse au plus degré le pouvoir hégémonique de Moscou.

Ancien membre influent du KGB, Vladimir POUTINE n’a donc toujours pas digéré l’éclatement de la puissante Union soviétique, qui s’est morcelée en une multitude de territoires disparates aux contours plus ou moins bien dessinés, à grand renfort d’appartenances ethniques quand elles ne sont pas religieuses.

 

 

Des flèches acérées entre tous les protagonistes de ce dossier…

 

L’élan de démocratie espéré par Mikhaïl GORBATCHEV à l’époque historique de la chute du Mur de Berlin et de l’effondrement du bloc soviétique semble désormais obsolète. Le retour à la guerre froide s’apparente à une implacable réalité depuis l’arrivée de Vladimir POUTINE au pouvoir.

Ce dernier tenant d’une main de fer un pays devenu exsangue au plan économique et où la liberté n’est plus qu’un vain mot. Que dire de la pensée critique et constructive qui peut conduire à la case prison, si ce n’est pas pire !

Une guerre froide, sentant le souffre, qui depuis plusieurs mois se réchauffe brusquement au même rythme que disparaît la banquise polaire. Les dernières rodomontades de la semaine, balancées comme autant de flèches acérées entre toutes ces personnes puissantes qui détiennent au creux de leurs mains les existences de millions d’êtres humains, ne portent guère à l’optimisme le plus béat.

A côté, la COVID et sa contagiosité virulente seraient presque de la roupie de sansonnet ! Une « récréation » sanitaire à l’image de ce qui nous attend si un conflit éclatait à la suite de l’envahissement par les troupes russes de l’Ukraine, marchant sur Kiev.

 

 

Gesticulations tous azimuts dans les pays satellites…

 

Dans cette partie de poker menteur que se livrent les Russes et les Américains depuis pas mal de temps, les Européens subiraient encore les frais directs de ces écarts de langage entre les deux puissances mondiales si les tractations répétitives et interminables qui se jouent en ce moment à Genève (ville garante de la neutralité) venaient à achopper de manière définitive.

Personne n’est dupe : l’Europe serait alors en première ligne d’un nouveau conflit aux relents funestes et imprévisibles dont beaucoup d’états membres (ou pas) deviendraient les victimes collatérales du fait de leur étroite proximité. Et de leur soutien.

Les plus optimistes des observateurs pensent que tout cela n’est autre de la gesticulation de pacotille où Moscou, fidèle à ses vieux préceptes soviétiques, hausse le ton pour mieux donner le change à sa soif de conquête et d’influence sur son ancien empire. Le retour en grâce en quelque sorte, adoubé par tous !

Un bras de fer de complaisance qui doit se limiter dans le temps et sur un périmètre géographique restreint. Conclusion : Vladimir POUTINE testerait les capacités réactives et les faiblesses des Occidentaux (les Américains et leurs alliés de l’OTAN) histoire d’amuser quelque peu la galerie et de redorer ainsi la grandeur d’un pays où la COVID fait des ravages, où l’économie tourne au ralenti, et où la précarité s’affiche ouvertement dans les rues avec son lot de miséreux ne trouvant plus de quoi se vêtir et se nourrir.

Les avenues passantes de Moscou et de Saint-Pétersbourg en regorgent, bien loin cependant des sites touristiques séculaires qui attirent aujourd’hui encore les visiteurs lointains.

Mais, les plus pessimistes redoutent le pire car il ne faut jamais vendre la peau de l’ours (l’un des symboles de la Russie) sans l’avoir tuée. Au Kazakhstan, il y a peu, où les troupes russes ont mâté une tentative de rébellion dans une parfaite indifférence internationale ou en Biélorussie qui accueille des cohortes de militaires effectuant de grandes manœuvres aux fondements très douteux. La gesticulation ne ressemble plus à une simple parade de l’armée Rouge en démonstration symbolique devant les généraux du Kremlin, caciques du pouvoir.

 

 

« Back in the USSR » : l’Ukraine sera-t-elle bientôt annexée ?

 

L’Ukraine semble être prise dans la nasse à plusieurs endroits de ses frontières. Au Nord comme à l’Est. 170 000 soldats russes sont entassés aux frontières, prêts à en découdre si l’ordre de l’envahissement survenait.

Les Occidentaux ne restent pas les bras ballants. Les pays Baltes ont dépêché de l’armement et des missiles antichars en Ukraine. De même, les Américains qui procèdent également à de grandes manœuvres en Méditerranée viennent d’envoyer un arsenal au régime pro-occidental de Kiev.

La France, par la voix de son président Emmanuel MACRON, également aux rênes de l’Union européenne jusqu’au 01er juillet sur le papier, a décidé de placer plusieurs contingents de militaires français en Roumanie. A la demande de la présidence locale.

Et dans le même temps, la Chine qui observe cela avec grand intérêt et qui lorgne avec réelle gourmandise sur l’île de Taïwan dont elle n’a jamais reconnue l’indépendance déplace un pion en recevant d’ici peu le maître du Kremlin à Pékin. Du petit lait pour Vladimir POUTINE qui loin d’être mis au ban de la communauté vient d’accueillir au nom de leurs relations d’amitié les dirigeants de l’Iran à Moscou…

Iran, Taïwan, Ukraine : tous les ingrédients du cocktail explosif de cette année 2022 se retrouvent réunis sous la même bannière et dans le même laps de temps comme un étrange puzzle qui commence à prendre corps dans la réalité géopolitique!

Gare à l’indigestion de cette « Apocalypse now » si nous devions le consommer…

 

Thierry BRET

 

 

 

 

Pour une surprise, elle fut de taille. Invité à répondre aux questions formulées par le journaliste de France Inter, Philippe BERTRAND (Carnets de Campagne), le dirigeant de la start-up icaunaise Eric DELAFONTENELLE ne se doutait pas avant ce contact téléphonique que la jeune entreprise spécialisée dans le recyclage de textile sensibiliserait une radio nationale. C’est chose faite avec une diffusion programmée de cet enregistrement ce vendredi 21 janvier aux alentours de 12h30…

 

AUXERRE : Emission radiophonique d’une quinzaine de minutes, diffusée du lundi au vendredi juste avant le « Jeu des mille euros » sur France Inter, « Carnets de campagne » fait la part belle à celles et à ceux qui développent des initiatives locales abouties dans l’univers culturel, social et économique. Avec un focus appuyé sur l’économie solidaire.

C’est donc tout naturellement après le relais d’une information parue sur le quotidien « Les Echos » que l’emblématique station de la Maison de la Radio s’est intéressée au sujet du jour, à savoir la start-up de l’Yonne ECOLLANT, placée récemment sous le feu des projecteurs médiatiques car figurant parmi la liste des structures entrepreneuriales bénéficiaires du plan de relance de l’Etat. Une information qui avait été relayée en son temps dans les colonnes de Presse Evasion.

Il y a quelques jours, entre 14 et 16 heures, le dirigeant de la start-up Eric DELAFONTENELLE eut la surprise d’être joint par notre confrère Philippe BERTRAND, animateur de ladite chronique.

 

 

La première interview accordée pour un média national…

 

Au téléphone, le journaliste de la radio lui posa quelques interrogations relatives à l’activité de la société et les raisons pour lesquelles les institutionnels (et en particulier l’ADEME) ont décidé d’accompagner le projet de développement d’ECOLLANT moyennant le plan de relance (une enveloppe d’environ 500 000 euros). Il y eut aussi un couplet sur le Pôle environnemental d’Auxerre où se situe le siège social de l’entité. L’une des deux entreprises à y être domiciliée.

Au terme d’un entretien cordial d’une dizaine de minutes, Eric DELAFONTENELLE réalisa en fait que c’était la première fois qu’il accordait une interview à un média de l’Hexagone !

Le dirigeant de la structure aura vécu là une grande première : il a hâte d’écouter le fruit de cet échange, diffusé ce vendredi 21 janvier à 12h30 dans la fameuse émission. Une excellente entrée en matière au plan de la communication pour bien débuter l’an neuf !

 

Thierry BRET

 

C’était inévitable. Surtout en présence d’un taux de contamination à la courbe exponentielle galopante et des pics d’hospitalisations records enregistrés aux quatre coins de l’Hexagone. Exit donc la cérémonie des vœux de l’Agglomération de l’Auxerrois sous sa configuration initiale, un « journal télévisé » face aux spectateurs. Qu’à cela ne tienne ! L’évènementiel est d’ores et déjà reprogrammé à la date du 09 février selon son plan B : à l’aide d’images mais sans public !

 

AUXERRE: Le tome 1 du copieux volume ayant narré les péripéties inhérentes à la cérémonie des vœux de l’Auxerrois se clôt donc sur un épilogue sans surprise dont beaucoup, y compris les propres instigateurs de l’évènement, connaissaient déjà la chute.

Nada : il n’y aura donc pas in fine de grand spectacle à l’allure festive et protocolaire, aux contours insolites en présence du public au soir du 20 janvier au parc des expositions.

La COVID-19, toujours aussi omniprésente sur le territoire, ne l’aura pas autorisée avec plus de 278 000 cas répertoriés au terme de la journée dominicale du 16 janvier. Alors que la libre appréciation de maintenir ou pas ce rendez-vous de pure communication, avec les perspectives futures de l’Auxerrois en guise de thème fédérateur, ne dépendait finalement que du maire-président de l’organisme communautaire, Crescent MARAULT.

 

Le regret de ne pas pouvoir partager l’évènement avec le public…

 

La décision aura été longue, très longue à prendre même de la part de l’édile d’Auxerre. Pas si simple, en effet, de trancher dans le vif lorsque l’on peaufine depuis plusieurs semaines le moindre rouage de cette machinerie complexe, très lourde et forte d’une cinquantaine d’exécutants qui repose sur de la pure logistique et de l’organisation au cordeau. Mais, au final, c’est le bon sens et la logique qui l’emportent.

« J’ai pris mes responsabilités », précise le maire dans un communiqué de presse adressé ce jour aux rédactions. Le report de la manifestation devant être animée par l’ancien présentateur vedette du 13 heures de TF1, Jean-Pierre PERNAUT, est entériné. De manière définitive.

L’inéluctable décision était connue de la plupart des maires de l’agglomération et des élus de la ville d’Auxerre dès lundi soir au terme d’une réunion de travail devant permettre d’examiner tous les aspects de faisabilité en l’état du dossier.

 

 

Forcément, pour les élus, c’est un crève-cœur de ne pas avoir été au terme de l’ambitieux projet ayant nécessité une enveloppe budgétaire de 70 000 euros.

Un regret, évident, pour l’organisation de ne pas pouvoir partager aussi ce moment rare de communication clinquante avec les Auxerrois et les habitants de l’Agglomération.

Plus d’un millier d’entre eux avaient déjà biffé sur leur agenda la date de ce rendez-vous unique en son genre, s’inscrivant par voie numérique à ce concept.

Celui-ci, baptisé « L’Auxerrois à la Une », faisait référence avec un clin d’œil appuyé à la chaîne audiovisuelle qui employait il y a encore douze mois de cela Jean-Pierre PERNAUT, libre de décliner désormais ses projets personnels en matière d’information.

 

Une diffusion sur Internet assurée le 09 février dès 20 heures…

 

Considéré comme une opportunité novatrice servant à promouvoir les projets portés par la collectivité, ce journal télévisé à la sauce auxerroise offrait un décryptage détaillé des desseins de la majorité communautaire lancés au cours de l’année. Sachant que ces derniers intègrent le Projet de Territoire à dix ans.

L’objectif initial était de réunir sur un plateau conférence des acteurs extérieurs de l’Auxerrois, de la sphère économique et institutionnelle, prêts à s’investir dans les semaines à venir en faveur du développement du territoire et de son attractivité. Chacun devant être interviewé de facto par le journaliste Jean-Pierre PERNAUT comme il en a l’habitude.

La clé de voûte de cet édifice, faisant la part belle à la communication et à la circulation du verbe, était de conforter les ambitions profondes de la gouvernance actuelle de vouloir transformer l’Auxerrois.

Toutefois, ce report ne condamne pas stricto sensu le principe de ce concept imaginé selon les codes de l’audiovisuel. Bien au contraire, puisque ce journal télévisé newlook à la mode icaunaise se déroulera au final le mercredi 09 février en début de soirée. C'est donc le début du tome 2 de la série !

Du fameux 13 heures qui en a fait son immense succès, l’inusable Jean-Pierre PERNAUT bifurquera quelque peu sur la grille horaire pour animer ce plateau à partir de 20 heures. L’évènement sera d’ailleurs retransmis sur les sites Internet et les pages Facebook de la Ville d’Auxerre et de la Communauté de l’Auxerrois. Privant de fait le public d’une rencontre en live avec les différentes personnalités devant prendre la parole ce soir-là.  

Un changement de cadre technique, certes, mais qui ne devrait pas empêcher le maire-président et ses invités de faire des annonces qui vont permettre de transformer l’Auxerrois rapidement.

Croisons les doigts pour qu’il n’y ait ni pannes ni d’interférences sur les réseaux de la fibre optique et numériques ce soir-là ! Par chance, la période des orages ne devrait pas gêner l’organisation…

 

En savoir plus :

 

Pour assister à l’évènement « L’Auxerrois à la Une » le mercredi 09 février 2022 à 20 heures, il suffit de cliquer sur les liens suivants :

www.agglo-auxerrois.fr

www.auxerre.fr

www.facebook.com/agglo.auxerrois

www.facebook.com/villedauxerre

 

Thierry BRET

 

Et si tout cela ne servait à rien au bout du compte ! Les meetings avec plus ou moins d’obligations sanitaires qui se succèdent chaque week-end à travers l’Hexagone au contact de l’opinion publique.

Les plateaux télévisés conçus à grand renfort de prime-time où chacun des candidats y va de sa rhétorique singulière et de ses couplets, forcément les meilleurs par rapport à ses adversaires. Les reportages qui foisonnent dans les médias de toute obédience, faisant la part belle de manière quasi exclusive aux têtes de pont de cette joute électorale qui se dessine.

Car, au-delà des beaux discours, des programmes le plus séduisants (quand il y en a !) à soumettre à la sagacité de l’électorat, aux petites phrases « assassines » et incisives qui retiennent l’attention des éditorialistes et des faiseurs d’opinion de tout poil, des invectives saugrenues qui parsèment au quotidien les réseaux sociaux, le véritable juge de paix de cette présidentielle 2022, comme d’ailleurs de ses précédentes éditions, se nomme les parrainages.

Ce mode de désignation très sélectif, dirigiste et poussiéreux du président de la République est né en 1962. Il s’apparente à un filtre indispensable, voire à un couperet nécessaire venant limiter les excès velléitaires de gouvernance de tout citoyen lambda qui aurait osé jeter son dévolu sur son installation à l’Elysée !

Un principe qui est devenu depuis la levée de l’anonymat des élus devant apporter leur caution morale aux candidats une véritable censure antidémocratique sous le mandat de François HOLLANDE.

 

 

Le premier choix sélectif de 42 000 élus faiseurs de rois…

 

Aujourd’hui, de sérieux prétendants à la présidence, à l’instar de Jean-Luc MELENCHON (LFI), Marine LE PEN (RN), Eric ZEMMOUR (Reconquête), Arnaud MONTEBOURG (qui se retiretrait au profit de Christiane TAUBIRA) ou Nicolas DUPONT-AIGNAN (DLF), entre autres, ne seraient pas en mesure de pouvoir s’aligner sur la grille de départ de cette compétition capitale pour le devenir de notre nation, faute des cinq cents parrainages obligatoires !

Une privation élémentaire de la représentation politique dans notre pays et de son éclectisme idéologique. Bref, un camouflet supplémentaire à la démocratie et aux libertés.

Certes, à chaque élection présidentielle, le sujet revient à la surface de l’actualité, tel un serpent de mer louvoyant entre deux eaux.

Jusqu’alors, chacune et chacun des candidats à la fonction étatique suprême a pu tirer sans trop d’encombre son épingle du jeu, réussissant toujours à obtenir son précieux accessit le ou la qualifiant à cette course au pouvoir organisée en période printanière.

Jusqu’alors, les 42 000 élus (maires, conseillers départementaux, régionaux, parlementaires) de France et de Navarre qui constituent ce collège très privilégié de faiseurs de rois en adoubant tel ou tel prétendant à ce challenge fondamental de la démocratie ne se posaient guère de question.

Sous le couvert de l’anonymat juste et parfait, ils validaient l’acte de présence du candidat communiste, frontiste, écologiste, d’extrême gauche, de droite et de gauche sans aucun état d’âme ou d’ailleurs.

 

 

La levée de l’anonymat, créatrice de dérives et de pressions…

 

Permettre à ces différentes formations politiques ou aux petits partis qui composent notre paysage hexagonal de pouvoir aligner son poulain sur la ligne de départ de la présidentielle tous les sept ou cinq ans selon le choix de la mandature n’avait donc rien d’illogique en soi. C’était le creuset de la libre opinion.

Or, la levée de l’anonymat sous couvert de la transparence (pourquoi pas ?), une première pour ce scrutin de 2022, change la donne de façon radicale. De façon dangereuse et pernicieuse à plus d’un titre.

Divisant de facto un peu plus les milieux politiques (ceux qui y sont favorables et qui applaudissent des deux mains comme Anne HIDALGO (PS) qui claironne partout que 700 élus lui ont déjà accordés un blanc-seing alors qu’elle ne représente que de 2  à 4 % des intentions de vote au premier tour et que ceux qui ne l’obtiennent pas ne méritent pas d’être candidats alors qu’ils possèdent des intentions de vote nettement supérieures !) et les citoyens, épris de libre-pensée et de démocratie qui ne soit pas au rabais.

Les conséquences de la suppression de l’anonymat sont donc évidentes. Les élus municipaux, celles et ceux qui représentent le socle majoritaire de ces parrainages cruciaux, sont désormais totalement inféodés au pouvoir de celles et ceux qui dirigent les territoires, ces fameuses intercommunalités qui règnent en maître sur la destinée des petites communes dont les prétentions régaliennes ont fondu comme neige au soleil au nom de la rationalisation et du regroupement.

 

 

Et pourquoi pas un référendum où les citoyens choisiraient enfin le mode de désignation ?

 

D’où une dérive logique sous la forme de pressions pour celle et celui de ces édiles qui opterait dans ses choix à autoriser la présence d’une candidate ou d’un candidat ayant une couleur politique bien différente de celle de l’intercommunalité.

Favoriser la présence d’un candidat à la présidentielle ne signifie en rien un soutien politique personnel. Or 30 % de ces élus offrent seulement leur parrainage aux candidats. Les autres s’abstiennent par crainte de représailles (le chantage aux subventions qui s’exerce sur leurs têtes n’est pas un mythe !) ou par jeu politicien pervers, histoire de brouiller les cartes. Et ces élus de proximité sont censés représenter les citoyens que nous sommes ?!

Une pression à laquelle il faut aussi ajouter celles des conseillers municipaux, qui menacent de démissionner de l’organe institutionnel si leur maire donnait quitus à telle ou telle candidature, jugée contradictoire avec leurs propres idées !    

Bref : ce mode de sélection des candidatures à la présidentielle à l’apanage des seuls élus de notre pays semble désormais totalement obsolète et incongru en l’état.

Etre l’élu du peuple par le peuple, conception idéologique chère au Général de GAULLE, et la réalité du mode électoral actuel où le président élu par les Français serait issu d’une sélection très alambiquée, voire douteuse voulue par 42 000 élus qui parleraient au nom de 67 millions de Français est d’un illogisme grave.

Donnons plutôt la parole aux citoyens, avec un référendum à l’appui, pour qu’ils choisissent enfin eux-mêmes le meilleur système de désignation des candidats à la fonction suprême en 2027.

Et que cessent de manière définitive tous ces tripatouillages de bas étage et ces tristes magouilles que les citoyens ne peuvent plus cautionner et qui font grandir le premier parti de France : celui des abstentionnistes.

 

Thierry BRET

 

Une mère poule n’y trouverait pas ses petits ! L’imbroglio sanitaire est d’une telle complexité que nul n’y comprend plus rien quant aux mesures à adopter pour permettre à sa progéniture de suivre de manière convenable les cours prodigués dans les établissements scolaires de l’Hexagone.

Conséquence : c’est la gabegie totale dans les classes qui voient leurs effectifs fondre à vue d’œil depuis le retour des enfants à l’école après les vacances de Noël. Composés d’une trentaine d’élèves, voire beaucoup plus pour ceux qui sont surchargés en période normale, les contingents de jeunes potaches et adolescents suivant les niveaux supérieurs se sont réduits comme peau de chagrin en l’espace de cinq jours, les premiers de l’an neuf synonymes pourtant de reprise d’activité.

Les cas contacts se multiplient à la pelle comme les petits pains imputables à Jésus de Nazareth mais ici il n’y a rien de miraculeux dans les actes qui expliquent cette propagation soudaine. Du fait de son extrême contagiosité et de sa virulence à mettre à plat les organismes éprouvés, OMICRON (la variante virale au top de l’actualité) n’en fait qu’à sa tête et nous impose sa stricte loi.

 

 

Des cellules familiales qui n’en peuvent plus des contraintes…

 

Les scientifiques nous avaient néanmoins prévenus de la dureté probable et exponentielle de cette nouvelle submersion épidémique : mais comme chacun le sait, nul n’est prophète en son pays. Ainsi soit-il !

Problématique : les parents qui ont déjà moult difficultés à gérer leur existence et qui doivent surnager au cœur de cet océan fait de marasme et d’inquiétude au quotidien (le pouvoir d’achat en berne, la hausse inflationniste des prix, les plans sociaux qui s’accélèrent, la morosité ambiante…) doivent en plus revoir leur copie journalière pour intégrer les phases d’autotests, s’ils en trouvent, et de dépistages de leurs enfants !

En croisant les doigts et en se remettant à je ne sais qui pour que le verdict de la positivité, induisant la présence de ce sournois virus, n’affecte pas la chair de leur chair. Et par ricochet l’ensemble de la cellule familiale qui devra se mettre en quarantaine et pratiquer la règle de l’isolement absolu pendant quelques temps. Avant de renouveler le bail des autotests ou des vérificateurs PCR, deux à quatre jours plus tard, histoire de se rassurer et de reprendre un semblant de vie normale, avec masque obligatoire sur la bouche (et le nez puisque la plupart de nos concitoyens le placent allègrement sous les narines !) et de gel hydro-alcoolique à profusion à se tartiner sur les mains !

 

 

Bref : de joyeuses perspectives en effet alors que la période des vœux n’est en qu’à son entame et que se souhaiter la bonne année va bientôt, si cela continue ainsi, devenir une phrase insultante à ne plus jamais prononcer !

Les autotests à acheter en officine pharmaceutique s’écoulent à la vitesse grand « V » ! On l’avait déjà constaté lors de la trêve des confiseurs pour celles et ceux qui ne voulaient quand même pas gâcher les réveillons. Une tendance consumériste qui s’est encore affirmée avec le retour des élèves et apprentis dans le système pédagogique. Or, les stocks s’épuisent. Y compris dans les grandes surfaces où les rayonnages ont été dévalisés en un laps de temps record. C’est aujourd’hui la croix et la bannière pour pouvoir toucher quelques boîtes supplémentaires permettant de se constituer une petite réserve. Un sentiment étrange de déjà vu (dès le début de la pandémie avec la rareté des masques protecteurs) et de manque d’anticipation ?

 

 

Une grève des enseignants pour protester contre la désorganisation…

 

De leur côté, les enseignants et l’ensemble du personnel scolaire font grise mine devant l’avalanche de cas contact et de cas tout court qui se déclarent dans leurs salles de classe.

La situation épidémique a atteint des sommets de contamination, exposant un peu plus celles et ceux de ces pédagogues qui ne sont toujours pas vaccinés (?!).   

D’ailleurs, remontés comme des coucous, ils ont décidé via leur intersyndicale de se mettre en grève, ce jeudi 13 janvier, afin de protester face à une situation qui n’est plus tenable. Un mouvement devant faire tâche d’huile aux quatre coins de l’Hexagone.    

Parmi les reproches évoqués : ceux adressés en priorité à leur ministre de tutelle, Jean-Michel BLANQUER, qui continue à maintenir les écoles grandes ouvertes selon le sacro-saint principe du « quoi qu’il en coûte ».

Et de l’envie « orgueilleuse » et inconvenante de la Nation à demeurer vaille que vaille l’un des rares pays européens à pouvoir se targuer de faire ce choix. Question de prestige, d’autant que la France préside l’Union depuis le 01er janvier !

Les syndicats de l’éducation nationale ne comprennent pas l’allègement récent des mesures protectrices, entre autres les fermetures de classe et l’isolement des élèves.

Des mesures qui désorganisent complètement la bonne fonctionnalité de l’école et qui envoient les enseignants, les parents et les élèves au casse-pipe inévitable !    

Interrogé au Sénat lors des questions au gouvernement ce mercredi 05 janvier, le ministre de l’Education nationale a tout de même admis, pour la première fois, l’ampleur des difficultés actuelles.

Sans pour autant changer d’un iota la ligne de conduite de sa feuille de route. Visiblement, la pagaille qui règne déjà et qui est promise à se poursuivre selon le Conseil scientifique en ce mois de janvier ne semble guère l’affecter ! Même si ce sont nos chères têtes blondes qui vont in fine en pâtir, avec les conséquences familiales.

Il n’y a pas de doute, c’est sûr : impossible est bien français !

 

Thierry BRET

 

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