Il aime l’Yonne et ses décideurs économiques. Ils le lui rendent bien ! Puisque nombreux aiment se délecter de ses réflexions pertinentes et de ses idées savantes faciles à comprendre. L’éditorialiste de « L’Express » et essayiste interviendra lors de la prochaine assemblée de CER France BFC dans l'Yonne à Auxerre le 22 octobre prochain…Evènement en perspective !

 

AUXERRE : Que celles et ceux qui sont déjà partenaires, adhérents et clients de CER France se manifestent vite pour mettre une option sur l’une des places disponibles favorisant l’accueil de la future assemblée générale sur le territoire de l’Yonne ! Pour les autres, une seule alternative, devenir très vite partenaire pour en bénéficier !

Une pointure de la prose économique nous revient bientôt (environ une visite annuelle ou tous les deux ans biffée sur son agenda tant il adore notre département) : j’ai nommé Nicolas BOUZOU !

On ne présente plus le personnage : une sommité de l’économie et de ses arcanes dont il sait vulgariser la moindre information, exemples à l’appui.

La plume de « L’Express », auteur de moult ouvrages, dont le dernier « Homo Sanitas » a été publié récemment, Nicolas BOUZOU est de retour !

Une aubaine pour les organisateurs de la manifestation, CER France qui organisera sa grand-messe annuelle en accueillant dans l’enceinte du parc des expositions son public d’adhérents et ses collaborateurs. 

L’économiste qui ne pratique pas la langue de bois en assénant quelques bonnes vérités invitera le public à se plonger dans les enjeux de demain, plaçant l’entrepreneur face à l’accélération des mutations que l’on peut supposer majoritairement numérique et technologique.

Bref, après l’annonce de la venue de Philippe DESSERTINE hier à Auxerre pour disserter lors de la cérémonie des vœux de l’UIMM et du MEDEF en janvier, c’est au tour de Nicolas BOUZOU de nous rendre une petite visite de courtoisie intellectuelle comme il en a désormais pris l’habitude cet automne.

Décidément, l’Yonne devient le terrain de jeu préféré des élites de l’économie. Plutôt bon signe pour l’attractivité de ce territoire, non ?

 

Thierry BRET

 

 

 

Les médias ne parlent plus que de lui. Si le CSA avait souhaité lui donner une nouvelle notoriété en l’interdisant d’antenne sur CNEWS, il n’aurait pas fait mieux. Eric ZEMMOUR s’invite dans les débats de la présidentielle 2022. C’est un grand cultivé pour les uns et un simple natif du 93 (il est né à Montreuil-Sous/Bois) pour les autres. Pour lui, un vrai journaliste se doit de faire de la politique et d’être nécessairement partisan…

 

TRIBUNE : Commençons par Georges Clémenceau, fondateur de « l’Homme Libre » (devenu l’homme « enchaîné ») et qui baptisera lui-même le célèbre article de Zola sur l’affaire Dreyfus du nom de « J’accuse » !

Lorsque certains passent du journalisme à la vie politique, d’autres font le chemin inverse. Bon nombre de femmes et d’hommes politiques sont désormais chroniqueurs ou éditorialistes : Julien Dray sur LCI, Aurélie Filippetti sur RTL, Raquel Garrido sur C8, Henri Guaino sur Sud Radio, Axelle Lemaire sur France Culture ou Jean-Pierre Raffarin sur France 2.

Dans le même temps, Bruno Roger-Petit, chroniqueur politique, et notamment éditorialiste à « Challenges » prend un autre chemin en devenant porte-parole de l’Élysée.

La rédaction de l’hebdomadaire économique serait « soulagée de son départ » selon le témoignage de l’un de ses confrères recueilli par « Libération » daté du 30 août 2017. La société des journalistes du titre s’étant alarmée, en mars 2017 par voie de communiqué, de l’équilibre politique « gravement occulté par le nombre d’articles pro-Macron ou défavorables à ses adversaires sur le site internet de Challenges »

ZEMMOUR dénonce en permanence la tendance « gauchiste » des chaînes publiques (radio ou télé). Soit-dit en passant, on peut s’étonner des sommes démentielles versées par France Télévision à Rachid Arhab et Françoise Laborde pour leur permettre de quitter France Télévision et rejoindre le CSA. Un lien avec ZEMMOUR ? On peut s’interroger…

On peut parler aujourd’hui du phénomène ZEMMOUR. Il suffit qu’il soit l’invité d’une quelconque émission pour qu’aussitôt cette dernière pulvérise ses records d’audience. Il semble évident que les journalistes de CNEWS se comportent en soutien inconditionnel de leur collègue. De Christine Kelly à Pascal Praud, il ne se passe pas un jour sans que l’on parle de son dernier livre (il se vend comme des petits pains) ou de sa nouvelle polémique.

 

Un personnage qui dérange immanquablement...

 

Trublion venant jouer dans la cour des grands, Eric ZEMMOUR déstabilise la classe politique et le monde des journalistes par ses prises de position volontairement polémiques. La forme et le fond sont en cause : des accents de vérité sans tricherie. Il est sincère dans ses réponses, au dire des collègues de travail qui l’ont connu. Sur le fond, notre polémiste est toujours hors de la doxa ambiante et d’un discours convenu, politiquement correct.

Qu’on le veuille ou non, il imprime le tempo avec ses thèmes dans le débat public de la campagne présidentielle ! Il rythme la cadence par ses shows à la télé ou en dédicaces pour son livre. Il se prononce philosophiquement pour la peine de mort, pour la fermeture des frontières aux émigrés, sur les prénoms aux connotations trop « exotiques »…

Aussitôt, les médias demandent aux contradicteurs politiques de se positionner. Depuis deux ans, il dénonce les « faux alliés » de la France, comme l’Allemagne et les Etats-Unis. L’affaire des sous-marins australiens semble lui donner raison…

 

Le nihilisme fait le lit de tous les fanatismes…

 

 

Si tous ses opposants affirment que les Français sont très éloignés des préoccupations soulignées par Zemmour, on est en droit de s’interroger. En effet, si on additionne celles et ceux qui votent à droite (classique ou extrême droite), on se trouve devant une majorité de nos concitoyens, soulignant l’immigration parmi les problèmes dominants.

La gauche, PS, EELV, LFI, refuse d’admettre qu’elle n’a plus le leadership de la pensée et qu’elle est devenue minoritaire en France, comme dans de nombreux pays d’Europe.

La droite extrême se développe en Europe par des revendications communes. Utilisant un discours très populiste, les partis extrémistes dénoncent l’immigration, revendiquent la souveraineté de leur pays, conspuent l’Europe et parfois l’euro. Une composante autoritaire affirmée, particulièrement explicite sur le terrain de « la loi » et de « l’ordre » et qui prône un programme économique composite, faisant la synthèse du néo-libéralisme des années 80 et du protectionnisme des années 90. Pour couronner le tout, l’usage immodéré du discours « antisystème » de dénonciation des « élites venues d’en haut » prolifère.

 

 

Le problème, c’est que le refus d’écouter le peuple provoque la colère inextinguible de beaucoup. Xavier Bertrand, comme Eric Zemmour parle d’un risque de guerre civile en France. La gauche veut diaboliser ceux qui ne pensent pas comme elle. On noircit, on dénigre, on calomnie, on « hitlérise » les soi-disant mal pensants !

On a vu des affiches de Zemmour et du président Macron affublés d’une moustache, d’une mèche et d’une croix gammée ! Nier les évidences et caricaturer ignoblement ceux qui sont adulés par certains, c’est attiser les haines et les rancœurs. N’oublions pas que le nihilisme engendre le fanatisme !

 

« La France n’a pas dit son dernier mot »…

 

C’est le titre évocateur du dernier livre d’Eric Zemmour. Tout un programme pour une campagne électorale ?

Mais là où Le « Suicide français » était teinté d’un certain pessimisme fataliste, « La France n’a pas dit son dernier mot », ouvre sur un espoir : l’histoire n’est peut-être pas encore totalement écrite. Il existe encore – et Génération Z en est la preuve – des Français qui cherchent à sauvegarder ce qui a fait de la France un beau pays, fier de ses valeurs et de ses racines.

Avec la liberté de ton qui le caractérise, Eric Zemmour s’apprête ainsi à donner sa vision politique de ce qu’il faut faire pour contrer notre déclin. Ce dernier livre se présente ainsi à la fois comme « une autobiographie politique » où il évoque « l’évolution du pays », à la manière des « Choses vues » de Victor Hugo, et comme une réponse au « Suicide français » en posant finalement la question tant attendue : « comment s’en sortir ? ».

Avec cet opus, nous ne sommes pas très loin d’un début de programme électoral. Un livre qui pulvérise les records : 200 000 exemplaires imprimés, 100 000 programmés en réédition à cause de ruptures de stocks, nos « politiques » refusent de dire qu’ils le lisent !

Un(e) journaliste, sûrement un(e) intellectuel(le) de gauche, avoue l’avoir lu et trouver une faute d’orthographe ! Bravo, il ou  elle a pêché ce lourd péché (lire le livre pour comprendre ce clin d’œil…).

Un seul homme de gauche, vieux routier de la politique, le plus cultivé sans aucun doute, accepte le débat et la confrontation : Jean-Luc Mélenchon. Si depuis longtemps, on connaît les solutions préconisées pour le rétablissement de la légitimité nationale, Zemmour est toujours attendu sur les sujets économiques et financiers. Sur ces thèmes, le livre n’apporte toujours aucune réponse.

La liberté d’expression, gravée au marbre de la révolution, fait partie de notre culture mais semble de plus en plus altérée par les pouvoirs de la Vème République et particulièrement par le locataire de l’Elysée.

 

 

Des thèmes qui parlent forcément aux Français...

 

La France, la culture, le terrorisme, l’immigration, la délinquance, la souveraineté nationale, la justice, les juges…intègrent le catalogue de thèmes les plus marquants du futur candidat ( ?) Zemmour. Il est certain que pour avoir des arguments contraires, il faut une culture que beaucoup n’ont pas. Là va être son problème : se mettre à la portée de chacun, cultivé ou non, et la tentation de la manipulation est grande.

Depuis trente ans, Eric Zemmour n’est pas dans le politiquement correct, hors des pseudos évidences qui polluent les gogos des miasmes nauséabonds de la médiocrité.  On fracture, on divise la France en deux camps : les « pour » et les « contre ». Pour les chasseurs ou pas, pour les sapins de Noël ou pas, pour l’avortement ou pas…

Tous ceux qui souhaitent présenter notre pays comme une France de « gauche » et une France de « droite » se trompent lourdement ! La France, pays des Droits de l’Homme (lire aussi « Les Droits de la citoyenne » d’Olympe de Gouges), c’est aussi une culture judéo-chrétienne-romaine-grecque et issue des divinités celtes. Un pays religieux et spirituel.

On appartient à l’histoire des héros, des escrocs, des résistants et des collabos, depuis Clovis, les Capétiens, Danton et Robespierre, Napoléon, de Gaulle…  Les Girondins de la Révolution, plus fanatiques que les Montagnards, plus bourgeois et modérés appellent des révoltes et des contestations politiques dignes de nos clivages. L’Orléanisme du XIXème siècle, classé à gauche s’oppose aux Légitimistes qui rêvent du retour de la royauté. Ce qui était à gauche se retrouve souvent à droite. Les libéraux sont catalogués à droite tandis que Benjamin Constant, homme politique né en 1763, fait figure de gauchiste !

Nous sommes un peuple riche de notre Histoire, turbulent, insoumis et parfois révolté, incapable de tempérance…C’est tout notre charme !

Alors rêvons un peu : j’imagine un square ou une place publique, avec pour décors deux belles sculptures. Celle de Napoléon et celle d’une grande résistante, Joséphine Baker. On pourrait juste l’entendre fredonner : « J’ai deux Zemmour ! »…

 

Jean-Paul ALLOU 

 

 

 

 

L’enjeu est de taille. Posséder ces cinq prochaines années la primauté représentative au sein de l’une des instances incontournables du paysage corporatiste de France : la Chambre de Métiers et de l’Artisanat. Fédérant plus de quarante organisations et syndicats professionnels dont les poids lourds que sont la FFB, le CNPA, la CPME ou la FEP, la liste, conduite par Baptiste CLERIN, entend révolutionner les codes opératoires de l’exécutif consulaire. Au nom du sacro-saint principe du changement…

 

AUXERRE : « Le changement, c’est maintenant ! ». On a tous en mémoire ce fameux slogan politique qui accompagna la campagne du candidat François HOLLANDE à l’aune de sa gloire présidentielle. Faisant fi de toutes considérations politiciennes, l’annonce marketing fait recette !  

Mais là, dans le cas présent, le phrasé est quelque peu différent : « Il est temps de changer ! ». Un message bref, incisif, voire inéluctable qu’il serait de bon ton d’envisager sérieusement, selon ses instigateurs qui se veulent  impératifs dans la formule.

 

 

 

Oui mais voilà. Pour y parvenir, nulle autre alternative que celle de se soumettre à l’approbation majoritaire des suffrages : ceux exprimés par les artisans qui participeront aux élections des Chambres de Métiers et de l’Artisanat, édition 2021, comme tous les cinq ans !

Partant d’un postulat liminaire se voulant interrogatif sur l’implication exacte des actuels élus de l’organe consulaire lors de ce mandat, la liste « Fiers d’être artisans » ne souhaite plus endosser le statut de simple faire valoir de l’opposition. Mieux ! Ses candidats se sentent pousser des ailes qui pourraient les amener à la victoire finale, au terme de ce scrutin qui va se clore le 14 octobre.

 

 

Une liste dont la profession de foi repose sur l’engagement…

 

« Construire ensemble la maison des artisans » équivaut à un autre leitmotiv qui aiguise assurément les passions et nourris les certitudes. Qu’il s’agisse de la conquête de la région où il semblerait estimable que cinq départements sur huit aient à l’heure actuelle les préférences de cette liste ou stricto sensu sur chaque territoire départemental, les 306 candidats entendent bien porter haut leurs couleurs, identifiées par une volonté inexorable, celle de l’engagement.

Au cours de la présentation de sa composante icaunaise, en conférence de presse un évènement organisé au siège de la Fédération départementale du Bâtiment, plusieurs ténors du syndicalisme patronal de l’artisanat devaient se succéder à la tribune pour rappeler les réels enjeux de ce scrutin pas si anodin que cela.

Une prise parole explicative qui permit tour à tour à Eric MOUTARD (UMIH 89), Eric FOUCHER (CNPA), Didier MICHEL (FFB), Bruno JEANDOT (CFBCT) ou encore Olivier TRICON (CPME) de fourbir leurs armes mobilisatrices auprès de leurs partisans, venus assister ensuite à une rencontre animée par la double tête liste (région et département) menant la bataille, Baptiste CLERIN.

 

 

Le volet humain, axe prioritaire d’une campagne mobilisatrice…

 

Six engagements principaux servent de fil d’Ariane à cette campagne pour contrer les arguments de l’autre liste, « La Voix des Artisans », présentée entre autres par l’U2P, la CAPEB, la CGAD ou le CNAMS.

L’identité artisanale est l’une d’entre elles. De même le soutien aux valeurs de l’entreprise en rapprochant les élus du territoire à ceux de l’artisanat.

« Nous voulons un représentant des chambres de métiers au sein des commissions économiques des communautés de communes et d’agglomération… ».

On s’étonne d’ailleurs que cela ne soit toujours pas le cas tant les 250 métiers de la filière artisanale jouent un rôle moteur dans l’attractivité économique de proximité.

Nouer des liens avec l’Education nationale, histoire de promouvoir ces métiers auprès des plus jeunes, s’inscrit aussi par ricochet dans la logique des choses.

Mais, le programme « Fiers d’être artisans » n’est pas à court d’idées. Ni de déclinaisons.

 

 

L’accompagnement à la transformation économique intègre ses priorités. En créant un site Internet et une plateforme qui regrouperaient les offres de stages proposées dès la classe de troisième.

En insistant lourdement sur les contrats d’apprentissage et les lieux de formation qui sont proposés en région. Et, cerise sur le gâteau, grâce à la création et à l’animation d’une vitrine marchande qui serait orientée à 100 % sur l’artisanat. Dont il serait grand temps de rendre ses lettres de noblesse !

Au-delà de ce soutien et de cette valorisation indispensable à la filière, l’éventail de propositions de la liste souhaite par-dessus tout simplifier l’existence au quotidien des professionnels. Tant au plan administratif que législatif dès qu’un nouveau texte de loi entre en application.

Mais, le volet humain reste le point d’orgue de cette candidature. Renforcer les liens entre les artisans et l’organe consulaire est un item ainsi martelé sans cesse par les présentateurs de la liste.

« Nous voulons au moins un contact annuel personnalisé avec chaque artisan… ». Sans omettre la représentativité de la corporation vers l’extérieur. Via des foires et salons. Via des évènementiels et des rendez-vous ouvert au public offrant davantage de visibilité à la première entreprise de l’Hexagone : l’artisanat.

 

Thierry BRET

 

 

Passer la cinquantaine, c’est la croix et la bannière pour celles et ceux de nos concitoyens qui connaissent le goût âpre et amer du chômage de se refaire la cerise. Du moins, avec dignité.

Avant la trentaine, le prétendant à l’emploi est le plus souvent considéré comme un freluquet de la pire espèce, du fait de son inexpérience notoire et de son cursus aussi mince que du papier à cigarette côté professionnel, malgré parfois une avalanche de diplômes conséquents.

Bref : on l’aura compris, la fenêtre de tir pour réussir à se placer en orbite sur l’ellipse idéale de la vie active se situe entre trente et cinquante ans !

Une fenêtre de tir qu’il est déjà de bon ton de corriger à la baisse. Car, selon les sacro-saints codes référentiels de l’INSEE, dès le pallier canonique de 45 ans atteint, vous intégrez l’inéluctable et délicate catégorie des seniors. Mot maintes fois galvaudés mais qui vous place tout droit en bordure du précipice avant de sombrer vers les abysses !

Moyennant quoi, votre image, statut et position au sein de l’entreprise n’est plus tout à fait le même que celui que vous possédiez à l’âge de 44 ans. C’est-à-dire la veille de votre anniversaire qui vous conduit vers les limbes.

Immanquablement, vous devenez une cible, sinon LA cible préférentielle à abattre au sein de l’organigramme géré par une direction des ressources humaines qui ne manquera pas de vous avoir à l’œil. Et le bon !

C’est comme sur un terrain de football : à la moindre incartade, dès le plus infime dérapage à peine contrôlé, la sanction vous tombera dessus sans avoir eu le temps de crier gare. Du carton jaune, synonyme d’avertissement ou de blâme, vous n’aurez aucune difficulté à obtenir le rouge fatidique, synonyme d’ouverture du sas vous expédiant vers la sortie. Un aller simple dans le vide sidéral sans retour en arrière pour récupérer votre emploi. Avouez, que passé la cinquantaine endosser le rôle de Thomas PESQUET ne vous sied guère !

 

Entre allongement de l’âge du départ à la retraite et maintien de l’activité : une dichotomie…

 

On aura beau se dire que c’est comme ça, que c’est la faute à pas de chance, que la dure mais inexorable fatalité vous rattrape à cause de votre âge : ça fait très mal au fond de soi, mettant à bas votre ego et vos prétentions sur l’existence.

Pointer chez Pôle Emploi à 55 ans n’a rien de paradisiaque en matière de perspectives d’avenir. D’autant, que du haut de sa tour d’ivoire élyséenne, le chef de l’Etat dans sa quête absolue de réforme des retraites envisage très sérieusement d’allonger la durée du temps travail, histoire de maintenir en apnée un système social en profond déséquilibre et surtout en réel déficit.

Paradoxe : vous n’êtes plus bon à rien, à partir de 50 ans dans les boîtes. Ce n’est pas grave, on va vous proposer des départs à la retraite…un peu plus tard dès 64 ans, pour commencer, puis à 65 ans, avant in fine d’arriver au terme de ce voyage professionnel qui vous pèse de tout son poids, à 67 ans ! Comme dans une large majorité de pays de l’Union européenne, voire d’ailleurs.

Tout cela est bien joli sur le papier. Mais, pendant ce même laps de temps, les entreprises n’ont qu’une idée fixe en tête : se débarrasser de leurs « encombrants ». Les vieux, considérés à tort, comme inaptes dans l’exercice de leur fonction ultra digitalisée, bien souvent trop payés pour ce qu’ils font ou qu’ils n’arrivent plus à faire et surtout pas du tout malléables en matière de management comme pourrait l’être le premier de la classe venant de postuler une fois le diplôme en poche.

A ce petit jeu-là, on ne peut parler que de dichotomie (pour ne pas dire autre chose en demeurant poli) dans la stratégie jusqu’au-boutiste du chef de l’Etat qui s’évertue à propulser des seniors usés par la pénibilité du travail et la fatigue du temps sur le devant de la scène employabilité alors que les employeurs eux-mêmes n’en veulent pas ! Incongruité du système…

 

 

 

Une initiative réussie dans l’Yonne : un job dating chez GROUPAMA…

 

Toutefois, il existe encore en ce bas monde d’infimes lueurs d’espoir ! Des expériences testées à dose homéopathique sur notre territoire qui réchauffent le cœur de ces laissés pour compte professionnels de la cinquantaine.

Si, si : nous en connaissons tous autour de nous qui traversent les affres des crises économiques successives en rejoignant le bataillon de ces chômeurs voués  à l’anonymat relationnel éternel et coupés de tout circuit d’influence (des demandeurs d’emplois en fait car c’est politiquement plus correct) de longue, voire de très longue durée. Trop longue, c’est incontestable et cela ne devrait pas être dans une société de progrès, dite civilisée et moderniste.

L’exemple est territorial. Dans l’Yonne, plus précisément. Où l’assureur mutualiste GROUPAMA Paris Val-de-Loire n’hésite pas à accueillir dans ses locaux, afin de pouvoir mieux les recruter, comme il le fait par ailleurs avec toutes les tranches d’âge d’une population ayant besoin d’un job pour mieux se nourrir, des demandeurs d’emploi, âgés de plus de cinquante ans. Cela les fait sortir des codes de la bienséance professionnelle actuelle.

Cette expérience innovante est réalisée sous la forme d’un job dating, menée en accointance avec l’agence auxerroise de Pôle Emploi. L’organisme aura au préalable retenu la série de candidats potentiels sur leurs appétences et aptitudes.

En face, pour attirer le chaland : une dizaine de postes assurés. Des CDI au profil de gestionnaire et de commercial. Avec pour les néophytes, une formation à la clé afin de s’imprégner de la culture d’entreprise et de ses méthodes.

Jeunes candidats et moins jeunes tentent leur chance. Profitant chacun d’une prise de parole individuelle, quelques cinq minutes en entretien pour assurer leur présentation.

Cela marche à merveille. Au terme de la session, la première, une vingtaine de CV et lettres de motivation sont mis de côté par les cadres de GROUPAMA ayant participé à ces entretiens constructifs. Une première étape est franchie.

Avant de poursuivre par la sélection définitive où se prêteront au jeu des trentenaires, quadra et vaillants quinquagénaires. Ils ont les yeux qui brillent de plaisir et de soulagement.

Non, les seniors ne sont pas finis et bons à être balancés après usage au fond de la corbeille comme un vulgaire Kleenex ! Certains entrepreneurs le savent bien et l’assimilent parfaitement dans leur quête de recrutement.

C’est grâce à eux, s’ils les embauchent en bout de course, que ces déshérités de l’emploi trop âgés vont pouvoir mettre à profit leur expérience et ce recul nécessaires leur permettant de mieux rebondir vers l’avant. Avec en outre de la reconnaissance…

 

Thierry BRET

 

 

La tristesse, profonde. La nostalgie, aussi. Avec son lot de souvenirs impérissables qui remontent à la surface. Ca saigne et cela fait mal à l’intérieur. C’est toujours la même chose quand une icône de la sphère artistique et culturelle nous quitte et nous laisse seul avec notre désarroi. Quelle est donc dure cette chienne de vie !

Pour beaucoup, Jean-Paul BELMONDO, c’était une époque glorieuse où le cinéma faisait converger petits et grands le samedi soir ou le dimanche après-midi lors de séances familiales épiques que l’on partageait avec plaisir.

Entre bâtons de glace à sucer et pop-corn craquants à se mettre sous la dent. L’ouvreuse déambulait avec son lourd chargement de confiseries pendant l’entracte alors que les parents régalaient leurs gosses de bonbons  acidulés et autres gâteries chocolatées…Une vision totalement révolue aujourd’hui (sic) !

Toute une génération a vécu cela. Toute une autre regrette peut-être de ne jamais l’avoir connu.

Pendant que nous autres, enfants et adultes à l’unisson, dégustions ces purs moments de délice faisant oublier les affres de la première crise économique (celle des années 70 où les Français avaient beau avoir des idées, ils n’avaient toujours pas de pétrole in fine qu’ils payaient très cher à la pompe !), lui, cet « Incorrigible Guignolo » nous embarquait avec volupté sur la toile dans ses aventures faites de rires, de frissons, d’intrigues, de mystères, et surtout d’aisance. Entre le charme et la séduction. La grande classe et le talent.

 

 

Des acrobaties techniques réalisées sans doublure…

 

Comédien polymorphe aux multiples casquettes, Jean-Paul BELMONDO pouvait incarner ce clown facétieux à la gouaille franchouillarde (« L’Alpagueur ») comme devenir ce redresseur de tort, dur et implacable, mettant ses menaces à exécution pour nettoyer les scories de ces milieux obscurs, croisés sur son chemin dans « Le Professionnel ». Entre affaires d’état, clin d’œil à peine voilé à la France-Afrique et autres rivalités politiques dans les alcôves…

Qui d’entre nous n’a jamais rêver un jour d’effectuer l’une de ces pirouettes acrobatiques, subtiles techniquement, accroché à un hélicoptère ou en courant sur le toit d’une rame de métro, lancée à fond sur les rails traversant la capitale (« Peur sur la ville ») ?

Quelle audace, ce Bébel ! Aucune de ses brillantes cascades n’étaient doublées. Epaulées pour les exécuter par une autre référence du Septième art : j’ai nommé Rémy JULIENNE que certains parmi nous ont eu le privilège de côtoyer de près lors de ses nombreux déplacements dans l’Yonne.

Réunis là-haut tous les deux, ils n’ont pas fini de faire trembler le paradis avec leurs péripéties gymniques et sautillantes sans filet !

 

 

« L’Homme de Rio » : des aventures rocambolesques entre Tintin et Bob Morane…

 

Mais, pour les puristes lecteurs des « Cahiers du Cinéma », BELMONDO c’était aussi une autre époque où les films se tournaient encore en noir et blanc (« Un singe en hiver » ou « Week-end à Zuydcoote »). Dans la veine de cette Nouvelle Vague chère à Jean-Luc GODARD ou à François TRUFFAUT.

Des films « à la papa » avec des dialogues ciselés à la petite cuiller à faire travailler les zygomatiques devant l’insouciance de l’époque. Celle des trente glorieuses. Où le pouvoir d’achat progressait à la vitesse de l’éclair. Où la France, heureuse, se souciait comme d’une guigne de pseudos problèmes de sécurité qui n’existaient pas. A cette époque, il n’y avait pas d’allégeance à de quelconques références religieuses, incitatives à la haine et à la barbarie.

Celles et ceux qui voulaient se conter fleurette pouvaient le faire sur les « bancs publics » loin des regards indiscrets. Tandis que d’autres s’imaginaient être de dignes émules de « L’Homme de Rio », où le personnage de ce long métrage mythique qui irradiera de son exotisme, sa fougue et de sa superbe le milieu des années 60, vivait des aventures rocambolesques au Brésil, à mi-chemin entre « Tintin » et « Bob Morane », du regretté Henri VERNES, disparu également cet été.  

 

Apprendre à vivre sans lui….

 

Au fond, on possède tous en nous une part de ce Jean-Paul BELMONDO désinvolte et grand seigneur. Qui durant soixante-dix années de professionnalisme et de quatre-vingts films nous a accompagné sur notre chemin. Comme un ami de longue date qui nous donnait rendez-vous régulièrement, à chaque première.

Et l’on se prend à rêver de ce que aurait pu être la continuité de sa brillante carrière cinématographique et théâtrale où le personnage excellait (« Kean », « Cyrano ») si ce maudit incident de parcours, cet AVC qui le diminuera considérablement, ne l’avait pas frappé à l’âge de 68 ans.

A l’instar de ces vieux lions qui ne veulent rien lâcher, le « Magnifique » serait sans doute resté au sommet de son art et de son talent. Il nous aurait gratifiés de sa gestuelle et de ses mimiques habituelles, de ce phrasé si caractéristique qui était le sien, dans de longs monologues ou de grandes tirades à pouffer de rires.

Il faut voir et revoir « Joyeuses Pâques » ou « L’Animal » pour savoir de quoi l’on parle véritablement. Il faut se plonger sans retenu dans cette œuvre presque autobiographique, « Itinéraire d’un enfant gâté », pour mieux cerner l’homme.

Qu’il soit associé à Jean GABIN, Lino VENTURA et son alter ego de toujours, avec qui il tournera finalement que très peu de films (« Borsalino »), Alain DELON, pour comprendre que la France vient de perdre l’un de ses derniers grands ambassadeurs culturels. Un monstre sacré de notre patrimoine artistique qui s’évanouit à jamais et rejoint le paradis blanc des noms qui constellent le ciel : RAIMU, André BOURVIL, Louis de FUNES, FERNANDEL, Bernard BLIER, Claude BRASSEUR, Annie GIRARDOT, Jeanne MOREAU, et tant d’autres.

Alors, oui, l’hommage solennel rendu par la France à l’un des siens (il était chevalier de l’Ordre de la Légion d’honneur) ne supposait aucune équivoque possible. Alors oui, que le public, son public, puisse lui dire un dernier au-revoir dans la cour des Invalides jusque tard dans la nuit était le bienvenu.

En manque de repères existentiels depuis trop longtemps, l’Hexagone est obligé de vénérer ses honorables « vieilles branches » pour retrouver ce consensus le temps d’une commémoration et du souvenir. Parce que nous en avons besoin. Parce que celles et ceux qui nous quittent le mérite bien.

Sobre mais empreint de sincérité, l’allocution d’Emmanuel MACRON a retranscris ce qui caractérisait Jean-Paul BELMONDO. Personnage cocardier et cocasse que nous avons tous eu la chance de connaître dans notre existence de son vivant.

Désormais, il faudra apprendre à faire sans lui. Et c’est là que le plus dur commence…Salut l’artiste !

 

Thierry BRET

 

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