Mise en ligne le 20 mai dernier, à la sortie du confinement, la plateforme « J’veux du local » n’a d’autres vocations que de soutenir les initiatives issues de notre terroir. Même si aujourd’hui, ce dispositif numérique s’étend à la quasi-totalité des départements de Bourgogne Franche-Comté. Le site accueille déjà 170 producteurs dûment référencés. Il répertorie également une quarantaine de marchés et lieux de vente. D’autres impétrants frappent à la porte…

AUXERRE : Apparu initialement en Saône-et-Loire, le site interactif départemental assurant la promotion des producteurs du terroir s’est petit à petit installé dans le paysage consumériste régional.

Avec brio, si l’on s’en réfère aux commentaires élogieux du président de la Chambre d’Agriculture de l’Yonne Arnaud DELESTRE.

Lors de la plénière de ce jeudi 10 septembre, le responsable de la chambre consulaire icaunaise a fait un état des lieux du concept soutenu par le Département.

A ce jour, l’outil accueille 170 professionnels. Ils y sont répertoriés par une nomenclature alphabétique ou par typologie de filières. Une quarantaine de marchés et lieux de vente complètent cet inventaire astucieux qui a pour objectif de guider le consommateur vers les producteurs du cru.

Des chiffres qui devraient augmenter au fil des prochaines semaines tant le potentiel est important. Environ 160 autres producteurs, hors secteur viticole, devraient enrichir la base de données. Bientôt, artisans, commerçants mais aussi restaurateurs qui s’approvisionnent en produits de proximité figureront en bonne position sur ce portail informatique.

 

Les drive-fermiers voient leurs chiffres s’envoler…

 

De son côté, le Conseil régional de Bourgogne Franche-Comté a favorisé la reconnaissance de ce support en inondant le territoire d’une vaste campagne de communication. A grand renfort d’affichage 4X3, d’encarts publicitaires dans les médias papier et numériques ou de slogans publicitaires sur les ondes.

Seul voile au tableau sur la portée exacte de ce site : la fréquence réelle des internautes qui le visitent. Aucun chiffre n’a été divulgué sur ce point au cours de cette présentation.

A contrario, Arnaud DELESTRE a été plus prolixe sur le regain d’activité enregistré par les trois drive-fermiers de l’Yonne. Ceux-ci ont connu une multiplication par trois ou quatre du nombre hebdomadaire de paniers achetés durant la période de confinement. C’est dire le succès de la formule qui sied très bien à l’état d’esprit des consommateurs icaunais.

Et même si depuis le 11 mai (terme du confinement) l’activité s’est quelque peu étiolée ; la part de fréquentation de ces moyens de commercialisation reste environ deux fois supérieur à celle qu’elle était auparavant. Encourageant !

 

 

En accueillant le premier colloque d’envergure consacré à la mobilité électrique, la Maison de l’Entreprise a entamé la nouvelle saison sous de très bons auspices. D’une part, le public, composé d’industriels et décideurs, a répondu favorablement à cette invitation (180 inscrits). D’autre part, le plateau d’intervenants était de tout premier choix autour d’une thématique capitale de l’avenir automobile…

AUXERRE : Initialement prévue au mois d’avril, la manifestation dût être reportée en dernière minute aux calendes grecques pour cause de coronavirus. Au grand dam  du trio d’organisateurs, les chevilles ouvrières de ce concept : Florence POULAIN, Jean-Marc DENIS et Claude VAUCOULOUX.

La mort dans l’âme, l’ossature directionnelle de la Maison de l’Entreprise avait dû ronger son frein en annulant sine die l’événementiel, espérant un horizon meilleur et dégagé de toutes ses aspérités sanitaires pour remettre l’ouvrage sur la table.

Cela fut chose faite ce jeudi 10 septembre dès 8h30 sur le site auxerrois. Où il régnait une certaine fébrilité quelques minutes avant d’officialiser ce rendez-vous d’importance sur le parvis.

 

 

Réfléchir ensemble à la transition de la mobilité…

 

Signe de réussite : l’animation aura été très mobilisatrice auprès des chefs d’entreprise qui s’inscrivaient en nombre pour suivre son déroulé.

Il est vrai que le sujet concernait réellement celles et ceux qui entreprennent. La place de la mobilité professionnelle n’étant pas une mince affaire à gérer dans les entreprises. Sans omettre les flux financiers qu’elle peut engendrer dans la constitution d’une flotte à titre d’exemple.

 

 

 

Alors, forcément réfléchir de manière participative et collective aux rêves et aux réalités offerts par ces automobiles d’aujourd’hui et de demain (électrique, hybride, hydrogène…) ne pouvait que faire mouche auprès de ce public très ciblé : les entrepreneurs.

Micro en main, le délégué général de l’UIMM/MEDEF de l’Yonne Claude VAUCOULOUX pouvait lâcher les chevaux à bride abattue avec la verve habituelle qu’on lui connaît en ouvrant de manière officielle ce colloque. Un rendez-vous auquel prenait part en qualité d’observateur le président de l’Agglomération et maire d’Auxerre Crescent MARAULT, sensibilisé par ces items.

 

 

Après métro/boulot/dodo, place à écolo/bobo/vélo ?

 

Pléthore d’interrogations étayaient les propos introductifs du délégué général de la Maison de l’Entreprise. Comment les sociétés feront-elles face à ces enjeux inéluctables que représente la transition énergétique ?

Les solutions sans carbone préconisées avec l’usage de l’électrique, de l’hybride et de l’hydrogène n’apparaissent-elles pas déjà trop obsolètes ? Voire « ringardes » comme le soulignera avec un zeste d’humour Claude VAUCOULOUX en faisant référence à une possible téléportation et ses risques éventuels en mentionnant le film « La Mouche » !

 

 

Lui succédant sur la scène de l’amphithéâtre, Jean-Marc DENIS insista sur les raisons de ce colloque de rentrée. Une réunion qui raviva les souvenirs d’autrefois (ce n’est pas si loin que cela !) où les animations à l’air libre et sans à avoir à supporter les contraintes des masques protecteurs égayaient les calendriers évènementiels de notre territoire. Avec accolades et embrassades de surcroît !

Néanmoins, le désir de valoriser le territoire mais aussi une filière automobile en plein tsunami post-COVID (référence à la sous-traitance) supposait une réaction visible et palpable de la part des trois organismes ayant décidé de porter ce projet : l’UIMM, le MEDEF et le groupement aéronautique GISAéro.

Avoir maintenu la manifestation et la proposer après moult atermoiements en cette période de rentrée est déjà une réussite en soi…

 

 

  

Et trois années supplémentaires à la clé ! C’est la durée de renouvellement de cette convention paraphée par l’établissement bancaire régional et la Burgundy School of Business (BSB). Un partenariat fécond à bien des égards entre ces deux entités. Il permet d’accompagner les jeunes gens dans leurs parcours pédagogiques supérieurs par le prisme de l’alternance en les immergeant dans les rouages de l’entreprise…

QUETIGNY (Côte d’Or) : De larges sourires étaient affichés par les deux signataires de cette convention lors de la prise de vue qui a immortalisé le prolongement de ce partenariat entre la Banque Populaire Bourgogne Franche-Comté-Pays de l’Ain et la BSB !

Des sourires qui n’avaient rien de circonstanciel tant la réussite de cet accord se révèle probante depuis ses origines. Entre les deux structures, c’est une histoire sérieuse qui vire désormais au durable.

A l’instar des nombreux partenariats qui ont déjà été initiés par la banque mutualiste auprès des écoles de son territoire pour nouer de nouvelles collaborations. On pense en particulier aux accords signés avec l’IFAG à Auxerre, l’ESEM de Besançon, voire des établissements implantés dans la Nièvre.

Dans le cas présent, ce partenariat reconduit avec la BSB Dijon évoque une longue antériorité de confiance et de réciprocité. Un vrai « mariage » dédié à la cause estudiantine ayant débuté il y a déjà une décennie. Grâce à une chaire de microfinances, un item de pointe qui avait placé sur la même orbite les deux futurs partenaires à l’époque.

De ces relations fructueuses naîtra une étroite osmose entre ces deux structures qui privilégient le marché de l’emploi et de l’alternance. Profitant de l’ouverture de la gouvernance de l’école à d’autres acteurs hors de son sérail, Bruno DUCHESNE, directeur général de la Banque Populaire BFC Pays de l’Ain a eu l’opportunité de pouvoir y siéger en qualité d’administrateur.

 

 

Renforcer sa marque employeur auprès des étudiants : le challenge de la banque

 

Autant dire que son soutien à ce partenaire majeur de l’éducation et de la vie étudiante régionale (BSB dispose également d’une antenne pédagogique à Lyon) lui est acquis.

Considéré comme un acteur historique de la BSB, l’établissement bancaire régional gagne ainsi en visibilité pour placer sous la lumière ses nombreuses offres d’alternance (une cinquantaine pour cette rentrée 2020) et d’emplois qui sont proposées au terme de cette expérience dans le milieu de la finance. Sans  omettre ses prêts étudiants, il va de soi !

Outre cette première intégration dans la vie active par le biais des études, les jeunes apprenants de niveau Bac + 3 et Bac + 5 bénéficient d’une sérieuse formation pratico-pratique qui vaut toutes les études de cas réalisées parmi les salles obscures de l’enseignement. Une réalité professionnelle « augmentée » au contact de l’ingénierie financière, des services commerciaux, des ressources humaines, de la communication, de l’audit !

Le Graal se révèle dans toute sa splendeur peu de temps après pour les étudiants. Avec la transformation de ces stages immersifs de six mois en emploi qui devienne pérenne dans la plupart des cas.

Ainsi, sur la cinquantaine d’alternants accueillis sur les pôles bancaires de Chalon-sur-Saône et de Besançon la saison écoulée, une vingtaine d’entre eux ont pu trouver chaussure à leurs pieds en venant gonfler les effectifs de l’un des plus gros employeurs du territoire avec près de deux mille collaborateurs.

Leur profil : ils sont chargés d’affaires, conseillés en patrimoine, intervenants sur les marchés.

Il n’est donc pas étonnant que 96 % des étudiants qui fréquentent les cours de la BSB trouvent un emploi dans les six mois après l’obtention de leurs diplômes !

 

 

Lancement de campagne pour le RN dans l’Yonne avec la présentation du binôme qui tentera de jouer les trouble-fêtes en faisant démentir les pronostics lors de ce scrutin guère favorable pour la formation de Marine LE PEN. Mobiliser les grands électeurs serait-il plus difficile que l’électorat populaire ? Faisant fi de ce constat, Xavier ROSALIE et sa suppléante Audrey LOPEZ se présentent comme les candidats de la France réelle. Celle qui connaît l’ascension sociale par le travail…

AUXERRE : Avec un unique élu siégeant dans les travées de la chambre haute du Parlement, le Rassemblement national veut profiter du scrutin du 27 septembre pour espérer accroître le nombre de ses représentants.

Intégrant pour la première fois de son histoire et sous une autre dénomination (Front national) le palais du Luxembourg, le parti de Marine LE PEN avait salué à l’époque, en 2014, ce « succès » qualifié d’historique qu’il souhaite aujourd’hui convertir, non pas en un raz-de-marée, mais en y envoyant plusieurs de ses candidats issus de ce vote spécifique.

Pour mémoire, Stéphane RAVIER, élu des Bouches-du-Rhône à Marseille, fut le seul à gagner la confiance des grands électeurs…Un bilan famélique pour celui des partis qui considère posséder le leadership auprès des électeurs dans l’Hexagone.

 

Des candidats non inféodés au sérail ayant les mains dans le cambouis

 

S’appuyant sur le simple postulat (« on a besoin d’un véritable sénateur d’opposition et pas d’un pantin d’opérette ! »), le président du Groupe RN à la Région Bourgogne Franche-Comté Julien ODOUL a présenté les deux prétendants qui se lancent dans cette nouvelle joute électorale.

Réaliste toutefois sur le cheminement si particulier qui conduit à ce scrutin et qui ne leur est pas favorable, la figure médiatique du RN voudrait dépoussiérer une assemblée qu’il considère comme très archaïque dans son approche.

 

 

 

Avec plusieurs leitmotivs en substance qui animent la double candidature de ses porte-étendards : la défense de la ruralité, le respect des élus locaux plutôt mis à mal ces dernières semaines ou le retour des services publics dans les campagnes isolées.

Fustigeant les forces en présence, qu’elles soient déjà en poste ou candidats déclarés, qui « pensent tous pareils » et accordent un blanc-seing à la politique gouvernementale, Julien ODOUL croit en des élus locaux, non inféodés au sérail habituel ; celles et ceux qui ont les mains dans le cambouis.

 

 

« Etre la voix du peuple » : le credo de candidats

 

Agé de 57 ans, Xavier ROSALIE est l’un de ses candidats qui veut porter la voix de l’Yonne parmi les hautes sphères sénatoriales. Premier adjoint de la commune de Piffonds, membre du bureau départemental d’un parti qu’il a rejoint en 2013, il veut se montrer incisif contre la politique d’Emmanuel MACRON s’il est élu.

Sa carrière s’est déroulée pour l’essentiel à la SNCF en qualité de conducteur ferroviaire durant seize ans avant d’être nommé instructeur au dépôt Paris Sud-Est.

Se présenter lui permet de faire entendre sa voix auprès des grands électeurs de l’Yonne. Un territoire où « tout est à reconstruire » selon lui ; à l’image du « Titanic qui sombre vers les abîmes mais sans l’orchestre qui l’accompagne ! ».

Ce retraité aux origines morvandelles (il en revendique l’accent) veut relancer le fret ferroviaire et inciter à la pratique de l’écologie. Quant à la campagne, il se désole que la liste des grands électeurs lui ait été communiqué si tardivement.

Sa suppléante, âgée de 44 ans, se nomme Audrey LOPEZ. Ancienne fonctionnaire de police, la conseillère municipale de Villeneuve-sur-Yonne porte aujourd’hui un projet professionnel dans le domaine de la décoration. Originaire de Meurthe-et-Moselle, cette passionnée de moto et d’équidés a accepté de s’engager en politique pour « être la voix du peuple ».

Mais, il faudra en récolter beaucoup, des voix, pour espérer se faire entendre en position d’élue auprès des arcanes du Sénat…

 

 

On connaît l’appétence de la structure associative Yonne 100 % Inclusion pour le domaine économique. Et par effet induit à tout ce qui se rapporte à l’emploi. Deux rendez-vous, concoctés les 10 et 11 septembre, offrent l’opportunité aux jeunes gens âgés de moins de trente ans de suivre un nouveau programme qui mène à l’entrepreneuriat : « Entrepreneur Autonome »…

AUXERRE : La première des deux séances de présentation se déroulera dans la capitale départementale ce jeudi 10 septembre. La seconde aura lieu le lendemain à Bléneau.

Dans les deux configurations, le discours sera identique. Il s’agira de motiver les jeunes en quête d’insertion par l’emploi et de les remettre en mouvement grâce à une approche novatrice les conduisant vers l’autonomie professionnelle. Objectif à terme qu’ils deviennent des entrepreneurs à part entière !

A l’origine de cette judicieuse initiative, l’association Yonne 100 % Inclusion qui est pilotée par Franck DRAPIN. Se référant au label Entrepreneur Autonome, l’entité soutenue par la Communauté de communes de Puisaye-Forterre, la Mission Locale d’Auxerre, la Maison de l’Emploi de l’Auxerrois, la BGE Nièvre-Yonne, l’association SIC Conseil et le PLIE, lance ses deux premières promotions.

Une immersion dans un long apprentissage de trois mois à raison de trois jours hebdomadaires qui se déclinera à Auxerre et à Bléneau d’octobre à décembre.

Financé par l’Initiative pour l’Emploi des Jeunes et le Fonds Social Européen, cet ambitieux programme d’intégration par le bon côté de la lorgnette représente une réelle opportunité pour des jeunes en recherche du précieux sésame : l’emploi.

Ce concept intègre le Plan national 10 000 entreprises pour l’inclusion qui s’est déployé dans l’Yonne depuis l’année dernière.

 

 

En savoir plus :

 

Programme « Entrepreneur Autonome »

Réunions le 10 septembre à Auxerre au 8 Avenue Delacroix à 10 heures.

Le 11 septembre à Bléneau au 9 Rue du Stade à 10 heures.

Inscription conseillée sur http://ea.y100.fr

 

 

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