Le Conseil départemental de l’Yonne n’est pas insensible aux difficultés financières que rencontre le monde associatif au sortir de cette crise unique en son genre. Bien au contraire, l’organe institutionnel vient de mobiliser près de 330 000 euros pour alimenter un fonds global de 814 000 euros destinés aux seules associations employeuses…

AUXERRE : Un euro par habitant. Soit une enveloppe totale de 330 000 euros. La somme alimente le fonds d’avances remboursables gérées par France Active dans le cadre du plan d’actions voulu par le Département de l’Yonne. Ce plan a pour objectif de soutenir les associations qui comptent au moins un salarié.

Fonctionnel depuis peu, ce dispositif suppose une demande d’inscription par les structures intéressées. Il suffit de parcourir le site de Bourgogne Active et d’y remplir les documents adéquats. Les demandeurs sont alors recontactés sous un délai de cinq jours. Ils se voient proposer un accompagnement adapté à leur situation. Sous réserve de certaines conditions (notamment la complétude du dossier), les aides parviennent à leurs destinataires sous quinzaine.

 

Ne laisser personne sur le bord du chemin…

 

De la culture à l’insertion, du sport aux services à la personne, du handicap à l’éducation populaire : tous les secteurs d’activités sont ainsi concernés par ce geste altruiste. Le but étant de ne laisser aucune de ces entités au bord du chemin.

L’initiative résulte du plan d’actions de dix millions d’euros validé le 03 juillet lors de la session de l’assemblée départementale.

Rappelons que le Département a intégré le Fonds de soutien créé spécifiquement avec le concours de la Région Bourgogne Franche-Comté et la Banque des Territoires pour subvenir aux besoins des associations icaunaises comptant au moins un salarié.

 

 

 

Le décret du 17 mars 2020 fait des émules notamment au sein du monde de la protection animale. En cause : une modification des termes du Code Rural et de la Pêche Maritime concernant les conditions de délivrance d’une dérogation pour la fourniture d’animaux aux laboratoires. L’association « 30 millions d’amis » craint que cette réforme ne favorise la vente d’animaux domestiques aux laboratoires par les éleveurs non-agréés.

TRIBUNE : L’association « 30 millions d’amis » monte au créneau. Bien que cette pratique soit règlementée, nombreuses sont les associations qui la combattent depuis des années. En septembre 2019, le parti animaliste demandait la fermeture définitive du centre d’élevage de Mézilles dans l’Yonne, qualifié d’« élevage de la honte » par ses détracteurs.

La colère de certains s’est amplifiée avec le décret voté le 17 mars qui semble assouplir les conditions de recevabilité des demandes de dérogation.

Reha HUTIN, présidente de l’association « 30 millions d’amis », estime que ce décret constitue « un retour en arrière de plus de trente ans » et qu’il bafoue la directive européenne à laquelle il fait normalement écho.

« Les élevages de chiens de chasse, d'animaux de compagnie ou encore les particuliers peuvent désormais... vendre leurs animaux à des laboratoires ! » s’est indignée l’association dans un communiqué du 26 juin 2020.

 

Quelles sont les modifications apportées au décret ?

 

Selon l’article R214-90 du Code rural et de la Pêche Maritime, le ministère de la Recherche, conjointement avec les ministres chargés de l'environnement et de l'agriculture, a toujours eu la possibilité d’accorder une autorisation exceptionnelle aux éleveurs non agréés « sur la base d’éléments scientifiques dûment justifiés ». Mais également « lorsque la production des éleveurs agréés est insuffisante ou ne convient pas aux besoins spécifiques du projet ».

Cette dernière mention a tout bonnement été supprimée par le décret du 17 mars. Une question se pose : qu’entend-on exactement par éleveur non agréé ?

Le ministère de l’Enseignement, de la Recherche et de l’Innovation s’est indigné de la réaction de « 30 millions d’amis » qui constitue, selon lui, une « désinformation » auprès du public.

Il spécifie bien dans un communiqué datant du 27 juin que « les animaux de compagnie ne sont en rien concernés et cela ne sera jamais le cas… ».

En effet, selon la DGCCRF (Direction générale de la Concurrence, de la Consommation et de la Répression des fraudes), « est considérée comme un éleveur, toute personne vendant au moins un animal issu d’une femelle reproductrice lui appartenant ».

De plus, ces éleveurs doivent répondre à de nombreuses obligations en termes d’accueil des animaux et de vente à commencer par une déclaration auprès de la Chambre d’Agriculture. Dans tous les cas, il ne s’agit donc pas de simples particuliers.

 

 

Comment interpréter cette modification du Code rural ?

 

La suppression de cette condition peut suggérer que le ministère de la Recherche et de l’Enseignement supérieur n’est plus obligé de motiver un refus par l’impossibilité des fournisseurs agréés à répondre aux besoins des laboratoires. Seul l’argument scientifique pèserait dans la balance.

Les chances d’obtenir une autorisation de fournir un laboratoire seraient, par conséquent, multipliées. Cela pourrait même générer un climat concurrentiel entre éleveurs agréés et non agréés.

Or, le gouvernement en a une toute autre lecture. Selon lui, « le décret du 17 mars vient encore limiter les cas possibles justifiant une demande de dérogation notamment liés à une production insuffisante chez les éleveurs agrées ».

En d’autres termes, le ministère de la Recherche serait davantage à même de rejeter un dossier bien que les arguments scientifiques soient valables et même si les éleveurs agréés ne sont pas capables de satisfaire les laboratoires.

Floriane BOIVIN

 

 

 

C’est une distinction honorifique très particulière que vient de recevoir le directeur d’établissement de l’assureur mutualiste GROUPAMA dans l’Yonne. Cette figure incontournable du sérail économique local s’est vue remettre lors d’une cérémonie protocolaire l’insigne de lieutenant-colonel de la réserve citoyenne de la gendarmerie nationale.   

AUXERRE : Seconde composante de la réserve militaire de la gendarmerie, la réserve citoyenne représente aujourd’hui un effectif de près de mille trois cents personnes réparties à travers l’Hexagone.

Autant dire que le nombre de places y est compté avec extrême minutie même si le désir de ce corps d’armée est de l’accroître de deux cents membres supplémentaires d’ici quelques années.

Solidement ancrée sur les valeurs citoyennes imputables à un engagement personnel et désintéressé, cette réserve accueille des bénévoles issus de la société civile. Ils sont désireux de se rendre utiles au service de l’institution.

Le plus souvent, ils proviennent des domaines corporatistes spécifiques tels que le juridique, la communication, les finances, l’immobilier, entre autres.

Mais, dans le cas présent, les appétences professionnelles de Jacques BLANCHOT conjuguent davantage les spécialités de l’assurance, la prévoyance, la gestion des risques, la psychologie humaine, la formation, le management mais aussi l’essor économique territorial.      

 

 

 

 

En recevant des mains du général de corps d’armée Armando de OLIVEIRA la précieuse insigne militaire, le cadre de l’assureur mutualiste se voit ainsi conforter dans cette mission sociétale qui favorise le rayonnement de la gendarmerie auprès des acteurs de la société civile. Et permet un meilleur rapprochement entre l’Armée et la Nation.

Notons la présence lors de cet évènementiel, pour l’une de ses ultimes sorties officielles dans le département, du colonel Renald BOISMOREAU, commandant du groupement de l’Yonne, avant son affectation à l’ambassade de France à Tunis le 01er août.

Emu par l’obtention de cette médaille militaire, il conviendra désormais d’appeler Jacques BLANCHOT lors de rendez-vous de travail, « mon colonel » !

 

 

 

Les dirigeants du club pensionnaire de Ligue 2 respirent après leur audition par les services de la Direction nationale de Contrôle de Gestion (DNCG) de la Ligue professionnelle de football. Ce vendredi 10 juillet, le président de l’AJA Francis GRAILLE a exposé les orientations budgétaires de la structure sportive pour la prochaine saison. Celles-ci ont reçu un avis favorable…

AUXERRE : L’exercice n’est jamais simple à appréhender. Surtout lorsqu’il se concrétise par le biais d’une visioconférence. Mais, il en aurait fallu davantage pour décontenancer le président de l’AJ Auxerre Francis GRAILLE, habitué à la prise de parole et à la défense de ses projets.

Fort de ses arguments, ce dernier a dévoilé sa ligne budgétaire en marge de la future saison, l’expliquant point par point aux contrôleurs de la DNCG.

La conviction était au rendez-vous : l’organe de surveillance institué par la Ligue professionnelle de football (LPF) ne devait émettre aucune réaction négative à l’encontre de ce dossier. Lui accordant le quitus nécessaire pour la saison prochaine.

Précisons que le budget annuel du club s’élève à environ 23 millions d’euros. Propriétaire de ses infrastructures et d’un centre de formation de réputation européenne, l’AJ Auxerre ne présente pas de difficultés financières particulières. Son budget reste l’un des plus conséquents du championnat de Ligue 2.

Désormais, les dirigeants bourguignons peuvent se concentrer sur l’objectif sportif prioritaire de cette période estivale avec le retour à la compétition le 22 août au soir à l’Abbé-Deschamps face au FC Sochaux-Montbéliard.

Une affiche déjà palpitante sur le papier qui fait office de quasi derby entre les deux équipes de notre contrée…

 

 

Trop jeune pour mourir. Sa mémoire restera tel un symbole expiatoire, du moins pour un temps éphémère. Elle s’appelait Mélanie. Porteuse d’espérance sur les tatamis du judo national, elle respirait la vie. Du haut de ses vingt-cinq printemps, la jeune gendarme ne se verra pas vieillir. Ni elle ne verra grandir ses enfants dont elle n’aura pas eu le temps de mettre au monde.  

Ni accomplir avec sérieux et professionnalisme le sens du devoir qui l’animait à chaque mission sur le terrain. Celui de la protection de ses semblables dans le respect de la loi. Des citoyens lui rendent hommage par centaine aujourd’hui : ils ont raison de communier aux côtés de ses proches. Plutôt que de cracher et d’invectiver les forces de l’ordre avec véhémence.

L’existence de cette jeune femme a tourné court et s’est cruellement brisée à cause d’un chauffard récidiviste, entièrement responsable de ses actes. Un simple contrôle routier aura suffi à ôter la lumière qui brillait au fond des prunelles pétillantes de la jeune Mélanie. Que pouvait-elle faire face à un tel danger public sous l’emprise de quelconques stupéfiants qui lui a intentionnellement foncé dessus en la percutant de plein fouet à…près de 160 km/h ?

Ce drame plonge toute une filière corporatiste dans une tristesse abyssale et confirme le lourd tribut que paient chaque année les représentants des forces de l’ordre à vouloir nous défendre de ces personnages réfractaires au civisme, vivant avec leurs propres codes en marge de la société.

Père de trois jeunes filles, époux modèle, Philippe n’avait plus que quelques mois à patienter avant de tirer sa révérence et faire valoir ses droits à la retraite. Malgré cela, âgé de 58 ans, il adorait toujours sa fonction de chauffeur de bus qu’il pratiquait pour le compte du réseau des transports en commun de la Ville de Bayonne.

Son destin a basculé de la manière la plus inattendue. Mais, de façon définitive tel un coup d’arrêt auquel on ne peut rien. Etre là au mauvais endroit et au mauvais moment chantait dans l’un de ses succès CALOGERO sur cet épineux sujet de société.

Justement, Philippe n’a pas compris ce qu’il lui est arrivé quand deux petites frappes à qui il recommandait de se munir de leurs masques de protection obligatoire et de s’acquitter de leur titre de transport pour pénétrer à l’intérieur du bus qu’il conduisait lui sont tombées dessus.

Le rouant de coups jusqu’à ce mort s’en suive. Une exécution en pure et bonne forme, un lynchage réalisé avec un tel déchaînement de violence que le pauvre homme agonisera cinq jours durant sur son lit d’hôpital avant de rendre l’âme, entouré par les siens. Une famille qui à jamais vivra meurtrie par la douleur.

On appelle cela communément dans le jargon journalistique, des faits divers. Force est de constater que ces actes pitoyables et irrévérencieux à l’intelligence humaine ne cessent de s’intensifier.

 

Les Français n’en peuvent plus du laxisme et de l’immobilisme…

 

En l’espace d’une seule semaine, l’Hexagone a été confronté à ces deux méfaits gratuits aux conséquences si funestes. Choquant une opinion publique qui n’en peut plus de vivre sous la menace permanente instillée par ces « voyous » de bas étages soucieux de faire régner leur loi et leurs principes, si tant est qu’ils en aient encore.

La France mérite autre chose que cette gangrène polluante qui spolie nos libertés quotidiennes et qui n’obéit plus aux règles de la justice et de l’ordre établi.

Il fut un temps, celui du regretté présentateur télévisé de la « Une », où Roger GICQUEL aurait annoncé en ouverture de son vingt heures : « la France a peur ! ».

Aujourd’hui, la France éprouve un ras-le-bol généralisé face au laxisme et à l’immobilisme de celles et ceux des représentants de ces institutions régaliennes, y compris l’Etat, qui se doivent de remettre notre pays dans le bon sens de la civilité. Et du respect d’autrui.  

Bien sûr, en priorité, c’est à la justice qui n’assume pas toujours ses actes auquel on pense. Surtout quand on sait que plus de cent mille peines d’emprisonnement prononcées chaque année ne s’appliquent jamais dans ce pays : on est en droit de se poser des questions pertinentes ! Et de demander des comptes à celles et à ceux qui incarnent ces fonctions dans notre société !

 

Il vaut mieux être riche et malhonnête que pauvre et vertueux !

 

La surprenante nomination d’Eric DUPOND-MORETTI au poste de garde des Sceaux y changera-t-elle quelque chose ? Certes, le bouillonnant avocat n’a pas la réputation de pratiquer la langue de bois parmi son sérail professionnel. D’où les cris d’orfraies de la magistrature qui voit déjà d’un très mauvais œil cette désignation ministérielle validée par le locataire de l’Elysée.

Le médiatique avocat s’est déjà fait quelques inimitiés dès le premier jour de sa prise de fonction. Tant auprès des parlementaires que du corps juridique.

On peut subodorer que les lignes de conduite devraient bouger, sinon évoluer de manière radicale parmi cette Justice qui fonctionne en dépit du bon sens depuis moult années.

Quant à Gérald DARMANIN, pur produit du sarkozysme bon teint, on peut supposer que sa prise de pouvoir à l’Intérieur devrait redonner du baume au cœur des policiers maltraités, voire mal-aimés d’une certaine frange de la population.

Celle qui, naturellement, se place au-dessus ou en marge des lois. Celle qui est réfractaire au respect d’autrui et qui parfois, pour un simple regard furtif jeté de travers dans la rue pourrait-être prête à tuer juste pour assouvir l’« affront ».

Pourquoi la France est-elle tombée dans ces limbes de la bassesse humaine ? Parce qu’il n’y a pas plus de valeurs morales et de civisme entre les hommes. Parce qu’il est profitable de surfer sur les facilités de l’oisiveté plutôt que de se plonger dans le travail et la famille.

Parce que la vie est devenue un jeu vidéo grandeur nature ou une série télévisée où les méchants  endossent la vêture de héros en tuant le plus grand nombre de personnages leur donnant des bonus. Parce que notre civilisation cultive ce qui est inculte et s’abrutit de stupéfiants, d’alcools, et de théories absurdes.

Parce que les réseaux sociaux représentent l’exutoire idéal à toutes les haines ordinaires qu’il est nécessaire d’alimenter sans qu’il n’y ait ni le moindre contrôle ni  le moindre discernement.

Parce que, enfin, dans l’esprit de certains, pour réussir sa vie, il vaut mieux être riche et malhonnête que pauvre et vertueux ! A méditer durant l’été…

Thierry BRET

 

 

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