La situation délicate du centre hospitalier de la capitale de l’Yonne a été évoquée dans l’hémicycle du Palais Bourbon, lors de la séance de ce jeudi. Requérant la parole, le député Les Républicains de la première circonscription est monté au créneau pour évoquer les inquiétudes qu’il nourrissait à l’égard de cet établissement qui cumule aujourd’hui 26 millions d’euros de déficit. Au-delà de l’alerte adressée à la ministre de la Santé, Agnès BUZYN, Guillaume LARRIVE a lancé une invitation à cette dernière à se rendre à Auxerre dès ce printemps pour qu’elle y présente sa vision d’avenir de l’hôpital…

PARIS : La ministre de la Santé, Agnès BUZYN, se rendra-telle au printemps prochain à Auxerre pour y expliquer ses perspectives d’avenir garantissant la pérennité du centre hospitalier local ?

Sollicitée par le député de la première circonscription de l’Yonne, le Républicain Guillaume LARRIVE, à effectuer ce déplacement en Bourgogne, la ministre n’a, pour l’heure, pas donné de suite favorable à l’invitation lancée sous les ors de l’hémicycle de l’Assemblée nationale par le parlementaire de l’opposition.

Pourtant, Agnès BUZYN connaît tout particulièrement bien ce dossier. En décembre dernier, les services du ministère avaient accordé une aide exceptionnelle de cinq millions d’euros à l’infrastructure sanitaire icaunaise. S’appuyant ainsi sur les préconisations initiales que le député de l’Yonne, mais aussi les élus du Département et de la Ville avaient formulées.

Malgré cette incontestable bouffée d’oxygène pour la trésorerie de l’hôpital, les défis structurels demeurent immenses. La physionomie n’est guère réjouissante en matière de santé : à l’instar d’autres territoires de l’Hexagone, l’Yonne se caractérise par une densité médicale très faible : soit 284 médecins pour 100 000 habitants. Une trentaine de postes restent toujours vacants au complexe sanitaire auxerrois.

« Celui-ci doit souvent recourir à l’intérim, devait préciser Guillaume LARRIVE, lors de sa prise de parole, nous avons également des indices de morbidité très préoccupants, dont un nombre de cancers, d’AVC, de diabètes et d’infarctus particulièrement inquiétant… ».

 

Un plan de restructuration interne dévoilé en septembre 2020…

 

Dès cet automne, devant le Comité interministériel de la performance et de la modernisation de l’offre de soins hospitaliers (COPERMO), le plan de restructuration de l’établissement icaunais devrait être présenté. Induisant de fait des conséquences plutôt strictes au niveau des mesures d’économies envisagées.

Des hypothèses plausibles que Guillaume LARRIVE a déjà commentées : « 10 % des lits ont déjà été fermés et l’on nous dit que, au total, 112 postes équivalent temps plein auront été supprimés entre 2017 et 2023. On constate bel et bien un effort de réduction de la voilure… ».

Nonobstant, le député LR de l’Yonne, même s’il admet comprendre que ces mesures de rationalisation financière soient appliquées, aimerait connaître la vision stratégique réelle de la ministre sur ce dossier. Un désir que l’homme politique lui a clairement signifié en la questionnant à la tribune :

« Quelle est, Madame la ministre, votre vision des coopérations que le centre hospitalier doit bâtir (ou pas) avec les autres acteurs de santé du département (acteurs libéraux, médico-sociaux, cliniques), mais aussi avec les acteurs de santé des zones voisines ? Je pense à Troyes, à Sens, à Paris, et bien évidemment à Dijon ? ».

Au moment de conclure, Guillaume LARRIVE a donc invité le représentant du gouvernement à se rendre dès le printemps dans l’Yonne pour y rencontrer les acteurs locaux et la communauté médicale afin de leur exposer, de manière à la fois simple et directe, sa vision personnelle de l’avenir de l’hôpital d’Auxerre. Une suggestion qui aura déclenché des applaudissements parmi les rangs du groupe Les Républicains, il va de soi !

 

Aider l’hôpital d’Auxerre à retrouver son équilibre budgétaire…

En guise de réponse, Agnès BUZYN devait confirmer qu’elle connaissait bien les difficultés de l’hôpital d’Auxerre et, plus généralement, celles de notre région.

« Lors de mon exercice professionnel – il y a très longtemps – je recevais les malades d’Auxerre et de la région, car nous étions leur centre de référence parisien. Or nous notions déjà, dans les années 1990, un retard des diagnostics chez ces populations qui vont rarement chez le médecin, ou seulement quand elles sont déjà très malades. Il y a donc, au-delà de la désertification médicale, un enjeu d’éducation à la santé… ».

Précisant que le centre hospitalier d’Auxerre connaissait depuis plusieurs années une dégradation de son équilibre financier, avec un important déficit de 5,5 % de son budget, la ministre expliqua ensuite que « les dettes fiscales et sociales étaient réglées mais que cette situation ne pouvait pas durer…. ».

Comme d’autres établissements en France, l’hôpital d’Auxerre n’échappera donc pas à son plan de restructuration. Malheureusement, son attractivité médicale est insuffisante.

« Les partenariats sont, poursuivit la ministre, une bonne façon de la renforcer, notamment grâce à des postes partagés avec des centres hospitaliers universitaires de la région, par exemple. L’intérim médical auquel l’hôpital doit recourir entraîne en effet ce déficit budgétaire important. Quant à la reprise d’un tiers de la dette globale des hôpitaux, que nous avons annoncée, elle bénéficiera évidemment à l’hôpital d’Auxerre. Nous soutenons par ailleurs sa trésorerie, par le biais de l’ARS (Agence régionale de santé) pour 5 millions d’euros en 2019. Nous avons enfin prévu d’aider l’établissement à retrouver son équilibre budgétaire, notamment en réinvestissant dans de nouvelles technologies… ».

Agnès BUZYN termina ses propos en rappelant que « le centre hospitalier d’Auxerre était considéré comme un hôpital de recours dans l’Yonne ».

Une place stratégique que l’établissement sanitaire icaunais doit impérativement conserver afin de répondre aux besoins de la population d’une manière graduée avec les autres structures du département.

 

 

 

 

Drôle de manière d’appréhender la nouvelle année. Au lieu de proposer les traditionnelles séances de vœux, coutumières également entre chefs d’Etat, avec candeur et bienveillance, les Etats-Unis et l’Iran ont choisi de se distinguer par missiles interposés !

Plongeant la planète Terre qui venait à peine de se remettre des fastes du sempiternel réveillon dans une profonde stupeur. Etions-nous au bord du gouffre qui nous menait tout droit à la déflagration d’un troisième conflit mondial majeur ?

Il ne s’en est donc fallu d’un rien, un cheveu peut-être, pour que 2020 démarre en apothéose, version musclée et militaire. Celles et ceux qui avaient la gueule de bois n’ont pas eu besoin d’aspirine pour se remettre la tête à l’endroit et dans le sens du vent.

A grands renforts de gesticulations médiatiques, le sémillant président américain aura multiplié les messages lapidaires sur Tweeter pour justifier la mise en scène de cette nouvelle poussée de fièvre entre les deux ennemis héréditaires.

Il est vrai que les relations entre les Etats-Unis et l’Iran sont loin d’être simples depuis 1979. Quarante ans d’invectives, d’insultes, de tensions, de chausse-trappes et de coups fourrés !

Prises d’otages, bombardements de milices sur des terrains de chasse appropriés, rupture de relations diplomatiques, gel des intérêts financiers, inscription sur la liste noire du terrorisme d’état… : il ne manque plus dans cette vaste panoplie de soubresauts permanents et chaotiques que l’affrontement direct qui n’ait été encore inscrit à l’ordre du jour de ces sympathiques réjouissances. Preuves de la bêtise humaine…

Les Etats-Unis, et surtout son président actuel, en rêve depuis le premier jour où il s’est assis dans son fauteuil du bureau ovale. Même si depuis, la tendance vers l’apaisement circonstancié (la paix des braves ?) semble avoir pris enfin le dessus. Pour combien de temps ?

L’Iran l’a craint beaucoup cette confrontation guerrière. On a beau posséder l’une des plus impressionnantes forces militaires du Moyen-Orient, après Israël (l’Etat hébreu possède l’arme nucléaire par rapport à son rival historique) ; qu’est-ce que cela représente réellement vu l’armada démesurée de la première puissance mondiale !

 

Personne n’a envie de se serrer la main dans ce feuilleton à répétition…

 

Alors, voilà. Comme des gamins qui se chamaillent dans une cour de récréation pour récupérer un vieux stylo bille usagé, de temps à autre, nos dirigeants aiment se provoquer et jouer à se faire peur.

C’est le cas de Donald TRUMP et du guide suprême de la Révolution, Ali KHOMENEI. Ils se détestent royalement, ces deux-là ! Mais, ils ont ce point commun propre à celles et ceux qui détiennent le pouvoir : ils veulent préserver leur avenir. Comment ? En pratiquant le jeu de la surenchère diplomatique qui possède toujours des retombées en matière de politique intérieure.

Comme il a aimé le faire avec son « grand ami de toujours » (mais seulement depuis plusieurs mois en vérité et encore !) le Nord-coréen KIM JONG-UN, le résident de la Maison Blanche entretient des rapports tendus avec ses interlocuteurs. Soufflant le chaud et le froid, selon la température ambiante.

S’il a voulu se rapprocher de pas mal de dirigeants, parfois peu recommandables du globe (Brésil), Donald TRUMP éprouve toujours une réticence viscérale à tendre la main à son homologue iranien. Il est vrai que ce dernier ne sort pas non plus les mains de ses poches pour lui rendre la politesse.

Lors de sa conférence de presse, accordée après la série d’explosions d’une douzaine de missiles en partance de Téhéran et qui n’auraient provoqué qu’un léger envol de poussière sur le sol irakien, Donald TRUMP a claironné haut et fort qu’il était prêt à faire la paix avec tous ceux qui le désiraient.

Balayant ainsi son image de milliardaire « bad boy » impétueux qui n’a que faire des conseils de ses proches collaborateurs.

Oui mais voilà : comment se réconcilier, même en façade le temps d’une série de clichés immortels, avec le pire de ses ennemis en sachant qu’une nouvelle palanquée de sanctions économiques vont s’abattre en rafale sur l’économie d’un pays déjà exsangue dans les prochaines semaines.

Complexe équation que les dirigeants de l’Iran ne peuvent décemment ni résoudre ni accepter sous peine de perdre la face vis-à-vis d’une population qui crie déjà aux abois contre la corruption.

Peut-être aurait-il fallu que Donald TRUMP esquisse un geste, même symbolique, pour montrer sa bonne foi envers Téhéran ? Ou du moins qu’il lâche quelques miettes d’un saupoudrage substantiel, toujours bonnes à prendre en période de disette.

Si paix, il devait y avoir entre ces deux états qui pourraient être responsables dans le cas de dégâts collatéraux d’une catastrophe aérienne sans précédent après la destruction du Boeing 737 ukrainien survenue à l’aéroport de Téhéran, elle ne se ferait que de manière unilatérale et aux conditions drastiques émises par l’Aigle américain.

Autant dire qu’il risque d’y avoir encore de la friture dans les relations tendues entre ces deux nations qui aiment se faire peur. Et nous inquiéter…

Thierry BRET       

 

Ce n’est pas Versailles, ici ! Non, mais les perspectives d’évolution qui s’offrent à la structure professionnelle de Joigny pourraient être encore plus lucratives à l’avenir que la simple réfection d’un monument historique. Le groupe BARRIERE et ses complexes de grand standing (casinos, hôtels quatre et cinq étoiles) ainsi les palaces de l’Hexagone font des yeux de Chimène au spécialiste de l’agencement bourguignon…

JOIGNY : Le luxe n’est pas un mot tabou dans la bouche de François RICHARD. Lui, en qualité d’entrepreneur à la tête d’une très prometteuse PME, il s’en délecte avec bonheur quand il évoque son carnet de commandes qui croule sous les devis !

On ne peut être qu’admiratif lorsque l’on y lit les prestigieuses signatures au bas des documents, synonymes de potentialité de développement. Le groupe BARRIERE, le référent du milieu huppé des casinos et de l’univers ludique, est progressivement devenu le donneur d’ordre privilégié de la jeune structure, fruit d’une opération de croissance externe conçue en juin 2019, réunissant sous le même vocable, l’historique BEAUJARD Agencement à MOBI FORM.

Employant plus d’une vingtaine de salariés, la PME a fait des étincelles côtés résultats cette saison, enregistrant une progression de + 11 % !

La SAS dépasse désormais le cap des cinq millions d’euros de chiffre d’affaires annuel, augurant de jolies possibilités au fil de ces prochaines semaines.

 

 

Une stratégie vers le haut-de-gamme qui s’avère payante…

 

BMO Agencement est aujourd’hui un gros faiseur de la rénovation et réhabilitation de sites d’hébergement remarquables. Sans omettre son marché originel qui continue à fructifier lors d’opérations d’aménagement de bureaux et d’espaces commerciaux (M6, FNAC, BOUYGUES Construction, Galeries LAFAYETTE…), la société de l’Yonne s’installe durablement dans l’univers de l’hôtellerie et de la restauration.

2019 a coïncidé avec la réalisation d’un gros marché à Strasbourg, pour le compte d’un consortium de professionnels de santé. Nécessitant une extension d’une soixantaine de chambres, l’hôtel Les Haras accueillent, du fait de sa situation géographique proche du centre hospitalier de la capitale alsacienne, les sommités de la médecine, provenant du monde entier.

 

 

Propriétaires de ce site, des médecins ont choisi de diversifier leurs activités foncières dans l’hôtellerie en construisant ce concept de belle facture. BMO Agencement procède depuis plusieurs mois maintenant à l’embellissement des soixante chambres à coucher, mais aussi du spa et de la salle de restauration.

Ce chantier d’1,3 million d’euros pour la PME nord-bourguignonne se clôturera fin mars.

Toutefois, l’Alsace ne sera pas à rayer de la carte des aménagements d’hôtels pour François RICHARD. D’autres projets concernant de l’hôtellerie quatre étoiles sise à Colmar sont déjà à l’étude.

 

 

Le marché de l’international en ligne de mire…

 

Côtés prospectives, l’entreprise a déposé différents dossiers de candidature à la suite d’appels d’offre sur des projets similaires à Paris, au Touquet et une fois encore en Alsace !

Précisons que la société avait également bien conclu l’année 2018 en réalisant les travaux d’aménagement de l’école de cuisine et de la boutique du fameux hôtel Royal d’Evian. Un palace…

Une infrastructure de grande classe que devraient retrouver cette année les équipes de BMO avec la rénovation de la salle qui accueille les petits déjeuners.

Enfin, la PME a même connu sa truculente note d’exotisme en 2019. Avec la pose du mobilier de dressing et de mini bars dans un établissement du groupe BARRIERE sur l’une des îles emblématiques des Antilles, Saint-Barthélemy.

Désormais, François RICHARD sait que des opportunités en provenance de l’étranger sont envisageables. Un premier dossier permettra à l’agenceur d’intervenir au FOUQUET’S de Montreux en Suisse. Avant de se projeter vers d’autres territoires encore plus illustres ?

 

 

Le choix était sans doute très cornélien à prendre pour les instances régionales de la formation écologique. D’autant qu’une fois n’est pas coutume, deux candidatures vertes se présentent officiellement sur le plot de départ de ces municipales 2020 dans la capitale de l’Yonne. Prouvant que ces échéances sont décidément très atypiques pour les aficionados de la cause environnementale. Toutefois, Claire MALLARD et Christophe BOUDET, membres du bureau EELV Bourgogne, ont su trancher en leur âme et conscience, au même titre que leurs camarades, en plaçant la jeune élue auxerroise du précédent mandat sur un piédestal appréciable…

AUXERRE : Le processus démocratique initié avec la désignation de l’actuelle adjointe en charge des transports, de la mobilité et des déplacements pour représenter les couleurs du parti écologique aux prochaines municipales a donc été conforté par le bureau régional d’EELV.

Désormais adoubée par l’autorité suprême en qualité de chef de file, cette exégète en sociologie peut donc dorénavant s’atteler à rassembler le plus largement possible celles et ceux qui croient aux vertus bienfaitrices de l’écologie dans notre quotidien. Profitant de la posture officielle que lui fournit son parti.

Le bureau régional a précisé dans un communiqué de presse que « la validation de cette candidate représente une première étape pour porter l’espoir d’une ville d’Auxerre plus verte, plus solidaire et plus démocratique… ».

Pourvue de ce gage optimal de responsabilité, plutôt réconfortant au plan de l’éthique, la jeune femme peut se lancer rassérénée dans la rude bataille électorale à venir.

Prônant depuis le début son désir d’élargir sa base, Maud NAVARRE peut compter également sur la présence de plusieurs personnalités de la sphère politique locale (Farah ZIANI ou encore Daniel DELVERT, tous deux du centre droit…) pour dynamiser cette volonté d’ouverture qui ne se borne donc pas aux seuls écologistes de pure souche.

Journaliste au quotidien, la jeune femme qui brille dans l’exercice de la communication orale, veut donc créer les conditions de dialogue idoines pour favoriser ce rassemblement écologiste afin d’offrir aux habitants d’Auxerre, notamment aux personnes les plus vulnérables et les plus exposées aux conséquences du changement climatique, un avenir meilleur.

Le compte-à-rebours est prêt à se déclencher. La jeune femme s’est déjà positionnée dans les starting-blocks !

 

Meilleur ouvrier de France cuisine, triple étoilé au Michelin, cet orfèvre de l’art culinaire n’est pas forcément le patronyme le plus connu de la gastronomie française. Ce natif du Berry,  très tôt orphelin de père, a vécu une enfance pas forcément facile. Mais, il a eu le privilège d’être entouré d'une mère aimante. La cuisine semblant couler dans ses veines depuis son plus jeune âge,  c'est donc tout naturellement qu'il emprunta cette voie pas forcément bordée de roses à ses débuts…

PARIS : Jeune homme, il se marie avec sa muse,  Marie-Christine. Elle exerce le métier de coiffeuse. Gilles s’est constitué un parcours professionnel, parsemé de belles maisons.

En Bourgogne, un rapide passage à « L'Espérance », sise à Vézelay, ne le marqua pas vraiment. Il fut notamment second au restaurant « L'Escale » à Carry-le-Rouet (double étoilé Michelin) où chef CLOR l'initia à la finesse poissonnière. 

Puis dans les années 90, les GOUJON ont un coup de cœur pour le village de Fontjoncouse dans l'Aude (120 habitants).

 

 

« Ce sera là où nulle part » assène le tonitruant Gilles, un caractère au grand cœur mêlé d'un indéfinissable talent.

Dans ce village de bout de terre, les débuts ne furent pas forcément faciles tandis que de bons produits se morfondaient dans la chambre froide. Ils attendaient vainement de finir dans l'assiette des clients qui ne venaient pas ou si peu.

 

 

Le rêve absolu est atteint : décrocher les trois étoiles au Michelin…

 

Pour conjurer le sort, l'énergique Marie-Christine déposait même des bougies allumées sur les quelques marches du restaurant, s'inspirant d'une coutume indienne lue dans un magazine. Mais, c'est bien connu : après la pluie vient le beau temps !  

A sa seconde tentative, Gilles est titré  MOF. Puis en 1997, « L'Auberge du Vieux Puits » obtient sa première consécration au Michelin. Notamment pour sa petite cocotte de cochon aux olives de Lucques.

Ensuite tout va s'enchaîner goulûment ! En 2001, le célèbre guide double la mise, appréciant entre autres la galette d'estofinade en crème de verjus.  En 2010, le rêve de Gilles - partagé forcément par sa muse !- se réalise : il obtient enfin la quête du Graal pour son œuf de poule pourri de truffes, son filet de rouget Barbet, sa recette de pomme bonne bouche fourrée d'une brandade  à la cèbe en « bullinada ».

Toque basse à ce bel artiste, véritable filigrane de cet exigeant concours.

Gauthier PAJONA

 

 

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