Un nouveau chapitre s’est ouvert durant la période estivale pour l’unique édifice pentagonal de France, propriété du Conseil départemental de l’Yonne. Deux artistes de talent, la peintre Corinne BRETEL et le photographe Laurent GUENEAU, ont sublimé le site historique de leurs créations originales. A la plus grande satisfaction des nombreux visiteurs de ce château peu ordinaire…

CRUZY LE CHATEL : Au soir du vendredi 21 juillet, l’événement culturel de la saison estivale dans l’Yonne, l’accueil d’une double exposition d’art contemporain dans la fameuse construction pentagonale de MAULNES, avait été salué par un récital de la chanteuse Emna SAADI. Cette dernière interpréta les standards du jazz pour le plus grand ravissement des spectateurs invités à cette inauguration. Ce fut aussi l’occasion de pouvoir admirer les œuvres de deux artistes d’exception : la peintre Corinne BRETEL, originaire de Paris, et du photographe Laurent GUENEAU.

Une fascination pour le monde végétal

Formée aux Beaux-Arts de Beaune, puis de Valence, Corinne BRETEL représentait un peu l’enfant du pays. Même si elle est native de la capitale. Son enfance, elle l’a vécue au beau milieu du vignoble de Chablis. Après un parcours professionnel de belle facture dans les arcanes de la publicité et du cinéma d’animation à Paris, l’artiste opte pour la localité de Saint-Julien du Sault où elle créé son atelier. Présentant une quinzaine de toiles (moyen et grand format) mais aussi de petites gravures inspirées du végétal, Corinne BRETEL évoque avec beaucoup de sensibilité la nature et les méfaits que l’humain peut lui occasionner à répétition. Exposer à MAULNES tombait sous le sceau de l’évidence pour elle : « Il règne en ces lieux le mystère et la poésie, et une promiscuité étrange avec la nature ». Fascinée par le milieu végétal, l’artiste aime établir un rapport avec l’environnement dans lequel elle s’immerge. « Mes peintures questionnent l’esprit des lieux dans lesquels j’expose et l’imaginaire qu’il suscite… ». Le public de l’Yonne connaît son travail. Il a pu le découvrir à maintes reprises dans le cadre des ACI (Artistes contemporains Icaunais) à l’Abbaye de PONTIGNY, à l’Hôtel-Dieu de Tonnerre ou encore au Musée Saint-Germain à Auxerre.

Un artiste à la renommée internationale jusqu’en Russie et en Chine

Originaire de Tonnerre, le photographe Laurent GUENEAU a lui aussi enthousiasmé dans un tout autre registre les visiteurs lors de cette manifestation. Présentées de part et d’autre du chemin qui conduit à l’enceinte du château, ces œuvres n’ont pas manqué d’interpeller le public. Corollaires de l’artiste peintre cité précédemment, elles prolongent ce rapprochement subjectif avec la nature et la place du végétal dans le milieu urbain. Comme à Canton en Chine, où le photographe a élu domicile en résidence en 2005 suivi de trois autres séjours culturels. Les prises de vues dévoilées à MAULNES composaient les éléments d’un corpus baptisé « Question de nature ». Soit l’étude de la relation entre le bâti et le végétal, thème que Laurent GUENEAU poursuivra dans plusieurs autres villes françaises. Considérant le château de MAULNES tel un incroyable écrin facilitant ce travail, le photographe tonnerrois a su instaurer un dialogue entre ses images et le lieu historique. « Cet édifice est plus complexe qu’il n’y paraît au premier regard, devait-il préciser, il apparaît comme une masse qui renvoie aux paysages urbains, planté dans l’immensité du paysage… ». Constatant au passage le très net rapport entre le bâti et la nature. Vivant à Paris, Laurent GUENEAU a notamment exposé au Musée Pouchkine à Moscou. Mais, ses œuvres ont également été plébiscitées aux Rencontres d’Arles, à la Bibliothèque nationale de France à Paris, au Centre Atlantique de la photographie à Brest ou à la scène nationale de Vandœuvre. En 2008, le Guangdong Muséum of Art en Chine devait lui consacrer une exposition monographique. Révélant ainsi tout son talent à l’état pur…

Passant d’une offre de 14 à 28 chambres, l’établissement hôtelier de VENOY peut envisager d’intéressantes perspectives à l’avenir. A l’aune de son quarantième anniversaire, l’hôtel/restaurant de la famille VAURY à l’estampille des LOGIS  profite de cette dynamique pour retravailler sa stratégie commerciale et marketing…

 

VENOY : Accompagnés de leur fille, Alexandra, directrice du pôle hébergement, Marie-Cécile et Jean-Pierre VAURY assistent à l’évolution constante de cette maison familiale où le chef a vu le jour. Après la réhabilitation des granges et des écuries, le Moulin devint un restaurant en 1983 où Jean-Pierre VAURY peaufine depuis son tour de main pour concocter des recettes de terroir.

Nombreuses furent ensuite les extensions de cet édifice. Elles ponctueront l’existence de ce domaine paisible, érigé dans un cadre de verdure. Ce sera 1986 avec l’extension de la salle de restaurant. Puis, en 1991, avec un second agrandissement. Le tout permettant une capacité de 80 couverts. La partie supérieure du bâtiment ne sera pas oubliée. Séminaires et colloques y sont accueillis depuis.

La partie hôtelière démarre en 1994

Le service hébergement ne se développera qu’à partir de 1994, à la suite de l’achat de la propriété qui jouxtait la maison. Sept chambres y seront créées. Il faudra patienter jusqu’en 2004 avant de voir cette capacité augmenter, passant de 7 à 14 chambres. Pour couronner le tout, c’est en 2011 que le hall d’entrée se modernisera : il gagnera en superficie. Un vecteur favorable à la réception de la clientèle des autocaristes.

Aujourd’hui, le MOULIN DE LA COUDRE présente une dynamique intéressante avec un total de 28 chambres, fonctionnelles depuis mars dernier. La rénovation d’anciennes chambres a été actée grâce à la pose d’équipements modernes comme le WIFI et la présence de téléviseurs proposant un large choix de chaînes et stations radiophoniques.

L’aménagement de parkings s’ajoute à cette volonté de bien faire. Des bornes destinées aux véhicules électriques ont été installées à l’aide d’un partenariat élaboré avec le constructeur TESLA. Soucieux d’être un acteur de la transition énergétique, l’entreprise possède aussi une climatisation réversible qui facilite une gestion optimale du degré de température des chambres depuis la réception.

Des travaux d’1,2 million d’euros pour aménager le site

Débutés le 18 avril 2015, ces travaux auront nécessité une enveloppe globale d’1,2 million d’euros. Les propriétaires ayant bénéficié de subventions émanant de la région Bourgogne Franche-Comté et du Conseil départemental de l’Yonne (200 000 euros).

« Stratégiquement, il était très important pour nous de refondre le site, explique Jean-Pierre VAURY, il nous arrivait de refuser jusqu’à mille réservations par an faute de place ! Et de ne pouvoir élargir le marché commercial en direction des groupes d’autocaristes et autres opérateurs de voyage… ».

Référencés auprès de trois agences de voyage en Normandie, le MOULIN DE LA COUDRE profite de sa présence au MAP et au Mondial du Tourisme de Paris pour se faire connaître. 20 % de sa clientèle est étrangère et provient du site BOOKING et des réseaux sociaux. Quant au chiffre d’affaires de la SAS, il s’élève à 800 000 euros. Il a pour vocation d’atteindre au plus vite le million d’euros. Grâce à l’apport de ses nouvelles chambres…

Du 22 au 24 septembre, la France vivra à l’heure de la découverte des produits du terroir à l’occasion de la septième édition de la Fête de la Gastronomie. Tous les acteurs des arts de la table, de la restauration mais aussi de la viticulture et du tourisme se mobiliseront pour faire de ce premier grand rendez-vous de la rentrée une totale réussite…

PARIS : Proposé depuis 2011 par le Ministère de l’Economie et des Finances, en partenariat avec le Ministère de l’Agriculture, de l’Agroalimentaire et de la Forêt, cet événement national rassemble l’ensemble des filières commerçantes et artisanales de ces secteurs d’activités que sont les métiers de bouche, les arts de la table, la viticulture et le tourisme.

L’année dernière, la manifestation avait recensé plus de 10 500 événements à travers l’Hexagone, impliquant jusqu’à 300 000 professionnels. Ceux-ci avaient reçu dans leur établissement près de 250 000 visiteurs, épicuriens et curieux de déguster les dernières tendances de l’alimentaire. Le succès aidant, la Fête de la Gastronomie a même fait des émules chez nos voisins européens.

Il y a quelques jours à Paris, le parrain de la manifestation, le président du Marché d’intérêt national de RUNGIS, Stéphane LAYANI, devait dévoiler la thématique retenue pour cette édition automnale. Toutes les animations convergeront vers les produits et leur mode de conception. Ce qui permettra de mettre en exergue les savoir-faire et les provenances des produits.

Artisans et commerçants profiteront de cette judicieuse opportunité pour se faire connaître du grand public en multipliant les initiatives à partir de rendez-vous fédérateurs et conviviaux. Ils prendront la forme de portes ouvertes, de séances initiatiques aux pratiques artisanales et commerçantes, à la découverte d’ateliers de dégustation, de balades gourmandes…

Derrière l’immersion au cœur de ces filières, il sera aussi question de sensibilisation du jeune public envers ces métiers, porteurs d’emploi. Sans oublier de décupler leur intérêt pour les saveurs succulentes et la nutrition.

Quant aux commerçants et artisans qui souhaiteraient prendre part à cette septième édition, ils le peuvent en s’inscrivant directement sur le site de la manifestation. Après validation par l’équipe du Commissariat général de la fête, ils pourront même se regrouper avec d’autres commerçants de leur ville ou quartier d’origine pour initier des projets plus conséquents.

Domaine viticole familial, implanté à COULANGES LA VINEUSE, au sud d’Auxerre, le CLOS DU ROI aura facilité la relance de l’appellation d’origine contrôlée de l’Auxerrois dès le début de son exploitation dans les années 1970. Avec l’ouverture d’un bar à vigneron au printemps, Magali BERNARD et Arnaud HENNOQUE diversifient leurs activités. Ils veulent initier les consommateurs trentenaires à la découverte de produits du terroir dans un esprit de convivialité et d’authenticité, à commencer par les vins conçus par leurs soins…

 

COULANGES LA VINEUSE : Leur clientèle n’hésite pas à parcourir des kilomètres parfois depuis l’Ile de France pour venir à leur rencontre avec toujours le même plaisir. Mais, le gros de leurs fidèles provient de la proximité. Celle de l’Yonne. Amateurs de vins réalisés à base de pinot noir, adorateurs de victuailles et de charcuteries concoctées sur le terroir, les aficionados de la bonne chère ont une nouvelle raison de se donner rendez-vous sur le domaine du CLOS du ROI. L’ouverture depuis quelques semaines de ce concept insolite, facilitant les after work et les instants privilégiés de la détente : un bar à vigneron.

Un complexe original entre bar à vins et bar à bières

Sur une centaine de mètres carrés, au cœur de la bourgade viticole, le domaine ajoute une nouvelle corde à son arc, liée au développement de l’oenotourisme. Membres du réseau des Vignerons indépendants, les responsables du domaine envisagent l’avenir avec sérénité. Malgré les coûteux investissements qui étaient nécessaires pour adapter un rez-de-chaussée d’une habitation domestique en un lieu de découverte touristique et culinaire, pouvant recevoir à tout moment de la clientèle.

Entièrement aménagé en « bar à vigneron », un mix entre un bar à vins traditionnel et un bar à bières, le site propage une ambiance sympathique, mélange de rétro, cosy et terroir, où la promotion des produits du terroir s’affiche avec large générosité. Qu’il s’agisse des boissons où 90 % des vins servis au comptoir sont issus de la production maison, ou de produits solides à l’instar de superbes charcuteries, d’appétissantes terrines et autres fromages, issus de professionnels locaux. Individuels et groupes occupent les deux pièces consacrées aux séances de dégustation dans une saine tranquillité.

Une nécessaire diversification pour s’ouvrir vers les entreprises

Produisant plus de 60 000 bouteilles à l’année et obtenant de manière constante des récompenses sur les salons spécialisés, le CLOS du ROI dispose à ce jour de 18 hectares de vignes bien réparties sur les versants qui jouxtent la commune. Bien qu’elle ne soit pas positionnée sur l’export, l’entreprise n’en souhaite pas moins faire connaître ses vins élaborés en fûts de chêne auprès d’un plus large public. Mais aussi vers la restauration locale.

Diplômée du lycée viticole de Beaune, Magali a exercé ses multiples talents durant une année chez un caviste de l’Ile de France avant de s’expatrier plusieurs mois aux antipodes. C’est en Nouvelle Zélande qu’elle y appréciera les vertus engageantes de l’oenouturisme dont elle s’est beaucoup inspirée dans la conception de cet ambitieux projet. De son côté, son compagnon, Arnaud, travaille au quotidien les dix-huit hectares du vignoble. Il possède une solide formation culinaire ayant exercé durant six années dans le secteur de la restauration collective. Ensemble, le couple a décidé de métamorphoser leur résidence familiale dans le seul objectif de concevoir un site accueillant au décorum champêtre.

L’ouverture de ce bar à vigneron aura pour conséquence d’accroître le flux des visiteurs au domaine. Mais, également d’aller les prospecter dans les comités d’entreprise ou vers leurs dirigeants désireux de délocaliser des réunions de travail, en y joignant l’utile à l’agréable, dans un cadre rustique mais ô combien chaleureux.

La construction d’un nouveau complexe hôtelier 5 étoiles dans l’une des stations de sports d’hiver les plus huppées d’Europe, Courchevel, aura des retombées bénéfiques pour l’agenceur bourguignon. Grâce à ce marché de plus d’un million d’euros, la société de Joigny tient désormais la corde pour obtenir la seconde tranche de travaux dont l’attribution sera effective cet automne. Ces aménagements concerneront les atouts détente de l’édifice touristique, notamment une salle de yoga et un spa mirifique…

COURCHEVEL (73) : Un tel contrat n’arrive pas tous les jours pour une entreprise de l’Yonne ! Cela explique que le spécialiste de l’agencement de Joigny ne se soit pas fait prier pour l’exécuter même s’il y avait de la distance entre le siège social et le chantier en Savoie !

Dans l’une des magnifiques stations de sports d’hiver des Alpes, Courchevel 1850, au cœur des mythiques Trois Vallées et de son imposant domaine skiable de 600 kilomètres, se niche désormais un nouveau complexe hôtelier : l’hôtel Barrière Les Neiges. Un établissement 5 étoiles, situé au pied de la célèbre piste de Belle Côte que les puristes de poudreuse et autres amateurs de glisse de la planète connaissent sur le moindre centimètre carré…

C’est ici que les équipes de BEAUJARD AGENCEMENT ont démontré leur savoir-faire et prouesse technique. Au cours d’un très long chantier qui les aura occupés lors de la période hivernale. Entre luxe et tradition, cet hôtel de grand standing a été bâti dans le respect de l’authenticité. Celle d’un chalet de montagne qui propose en simultanée le modernisme et ses ultimes innovations technologiques au charme suranné d’autrefois.   

Utilisation d’une résine spécifique : le corian

Habillé d’une ligne de mobilier contemporaine, le site mélange astucieusement le bois blond au marbre blanc et les étoffes de soie. Prestataire de service parmi d’autres, BEAUJARD AGENCEMENT a réalisé néanmoins le plus gros chantier de son existence depuis sa création survenue il y a quatre ans.

« Nos équipes étaient présentes sur site durant un trimestre, explique François-Xavier RICHARD, dirigeant, elles ont aménagé la suite présidentielle, le ski room, la salle de cinéma privée, le club d’affaires, l’espace aquatique… ».

Du mobilier à base de résine (le corian) a été installé dans chaque recoin de cet édifice spacieux. Cette possibilité a été offerte suite au rachat par l’entreprise icaunaise de la société MOBIFORM en janvier 2016. La structure possédait une spécificité que les techniciens de BEAUJARD ne maîtrisaient pas encore dans le travail de cette résine.

L’entrepreneur décide alors d’investir dans l’achat d’une machine destinée au thermoformage de moules pouvant créer cette résine. Coût de la manœuvre : une enveloppe de 40 000 euros. Cette substance se présente sous la forme de grandes plaques de composite minérale avec différentes épaisseurs. Résistante au choc, supportant les variabilités de température, la matière bénéficie d’un système d’assemblage particulier, conférant une cohésion structurelle à l’ensemble sans que ne soient aperçus les joints.

L’entreprise de Joigny devrait très prochainement se rapprocher des architectes afin de leur présenter les immenses opportunités offertes par cette résine.

D’ici là, le responsable de l’entité qui pèse 5,5 millions d’euros de chiffre d’affaires pour 37 collaborateurs espère intervenir sur certains lots d’embellissement de la seconde tranche de travaux prévue dans le complexe hôtelier de Courchevel. Y participer serait plutôt lucratif pour l’entrepreneur de l’Yonne car ce marché pourrait rapporter près de 800 000 euros supplémentaires ! Certes, la société n’aurait pas la totalité de ce marché mais elle poursuivrait une très belle aventure professionnelle, sous les neiges éternelles !

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