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Sortir d’une « pseudo » zone de confort la personne touchée par la maladie. En n’hésitant pas à lui faire prendre des risques, parfaitement maîtrisées, en terme d’image pour qu’elle puisse réaffirmer son goût en la vie. Oser, aussi, dévoiler une partie de son anatomie, abîmée par la pathologie en la sublimant de couleurs vives et chatoyantes. De cette rencontre puissante et ô combien riche en chaleur humaine, l’artiste peintre-photographe et plasticienne Silvana VUCIC ressortira totalement chamboulée. Le fruit de son travail illustre l’exposition « Femme au Corps », dévoilée ce vendredi à Sens…

 

SENS : Au-delà de l’incommensurable tristesse qui se lit dans la profondeur des yeux de ce modèle qui prend la pose, subsiste une lueur d’espérance. Une sensibilité à fleur de peau qui ne peut que nous faire dresser les poils de l’épiderme. Fragile, certes, mais toujours combattive pour mieux lutter contre ce fléau qui pourrit l’existence !

Du courage, il en aura fallu pour ces femmes, au nombre de six, qui se sont livrées volontairement à cette expérience si originale et résolument artistique.

Unique et presque irréelle, en somme : devenir elles-mêmes, au-delà des souffrances physiques et psychiques endurées au fil des mois par leurs corps et dans leurs âmes, des êtres de beauté, à l’esthétisme affirmé par les coups de pinceaux judicieux de l’artiste et la mise en lumière toute en finesse de la photographe.

 

 

Se mettre à nue pour montrer une autre facette de soi-même…

 

Au total, ce sont vingt-quatre prises de vue, aux lignes épurées, tellement naturelles qui vont être soumises à l’appréciation curieuse des visiteurs de cette exposition dont le vernissage officiel se déroulera ce vendredi 28 octobre au terme de l’après-midi, dans le bel espace de la salle de la Poterne à Sens.

Vingt-quatre clichés qui confèrent de la magnificence à ces femmes de tout âge et de toute condition, égales face à l’adversité et à la maladie. Des femmes qui ont osé transgresser les règles coutumières de la pudeur. Se mettant à nues pour renvoyer une autre facette d’elles-mêmes. Pas à la manière de Narcisse se contemplant altière devant le miroir mais différemment, comme si elles voulaient se montrer dans la plus simple des expressions corporelles. Renvoyant au passage ce message fort de l’espérance et de la victoire sur le mal…

 

 

Une renaissance vécue de l’intérieur qui s’étale sur les clichés…

 

L’expérience a été vécue intensément par l’artiste elle-même. Une Silvana VUCIC, d’ordinaire adepte de l’esthétisme magnifié par la pratique du body painting (la peinture sur les corps) et de la photographie « underground » où parfois brûle dans ses œuvres décalées l’impétuosité tangible d’une libération sexuelle établie, bien loin des convenances pudibondes habituelles.

Ici, dans le cas présent, le résultat fait fi d’un quelconque voyeurisme de mauvais aloi, laissant la place à la rêverie, à l’émotion, à la sensibilité, à une renaissance, en somme vécue de l’intérieur.

On sent la bienveillance attentionnée de l’artiste qui aura travaillé patiemment avec ses mannequins en y mettant les formes et le fond. En les bousculant gentiment, afin de leur extraire la peur indicible qu’elles pouvaient avoir en elles, lorsqu’il fallait prendre la pose et être enduites de ces peintures si salvatrices pour le moral.

 

 

Une fresque de huit mètres carrés pour tirer un trait sur la « dictature des beaux seins »…

 

Créer des capsules de joie et des pépites de bonheur au détour de différentes thématiques (florale, exotique…) était la vocation première de cette expérience visuelle très forte à vivre émotionnellement pour Silvana. Un ressenti partagé par les autres acteurs de ce concept si décapant.

Quatre personnes se sont en effet investies dans cette action de sensibilisation du dépistage du cancer du sein portée par la Ligue contre le Cancer de l’Yonne.

Outre l’artiste auxerroise qui aime aussi jouer avec le feu dans sa déclinaison concrète de l’art, on notera la participation d’une photographe – l’excellente Séverine CANESTRARO originaire de Sens qui aura usé de ses objectifs pour immortaliser les plus belles expressions de ces sujets -, une coiffeuse ainsi qu’une esthéticienne.

En sus de ces portraits éblouissants de vie, le public aura l’opportunité de (re)découvrir la fresque de huit mètres carrés, baptisée « Stand’Art », composée d’une série de soixante visuels captés en 2019.

Ce sont des images de femmes dévoilant leurs poitrines afin de couper court à la « dictature des beaux seins » - clin d’œil malicieux en lien avec la maladie- comme se plaît à le préciser l’artiste d’origine serbe. Une fresque de seins anonymes qui donne du sens à cette exposition éphémère.

 

 

En savoir plus :

Exposition Photographique « Femme au Corps »

Soirée événementielle dans le cadre d’Octobre Rose avec la Ligue contre le Cancer de l’Yonne

Salle de la Poterne

19, boulevard du 14 juillet

89100 Sens

Vernissage à 18 heures.

 

Thierry BRET

 

 

Deux belles distinctions dont l’Yonne peut se délecter en cette fin de semaine propice à valoriser le savoir-faire de nos professionnels : en Suisse, du côté de Lausanne, le Sénonais Fabien PAIRON décroche un « bib » gourmand dans l’édition du Michelin locale tandis que le jeune cuisinier de Joigny, Alexandre BONDOUX obtient son billet pour la finale nationale du concours « MOF », option cuisine, le 16 novembre…

 

BREVE : Meilleur ouvrier de France (MOF) en charcuterie, promotion 2011, le natif de Villeneuve-sur-Yonne décroche avec son épouse, Jennifer, une distinction dans la dernière édition du guide Michelin, édition suisse. Il s’agit d’un « bib » gourmand obtenu pour leur auberge communale qui surplombe la belle ville de Lausanne, au bord du Léman.

L’Aile ou la Cuisse, toujours le flair en action, vous y avait emmené au printemps dernier !

Signalons également que le jeune cuisinier Alexandre BONDOUX, de La Côte Saint-Jacques à Joigny, neveu de Jean-Michel LORAIN, s’est qualifié pour l’exigeante finale du concours du MOF, option cuisine qui aura lieu le 16 novembre prochain.

 

En savoir plus :

Auberge communale du Mont-de-Lausanne en Suisse, Place du Petit Mont.

La Côte Saint-Jacques 14 Faubourg de Paris à Joigny

 

Gauthier PAJONA

 

Il n’est pas passé inaperçu le mini bus à l’estampille de la société auxerroise, AJ Services 89 ! Stationné dans l’une des allées un peu en retrait du centre névralgique de la manifestation « Cité 89 », il aura pourtant reçu bon nombre de visiteurs, des élus, interpellés par la démarche novatrice de ce concept encore à l’état embryonnaire. Un véhicule qui vante de manière itinérante les services à la personne sur le territoire : il fallait y penser !

 

AUXERRE: En France, c’est bien connu comme l’affirme ce vieux slogan publicitaire sorti tout droit des années 70 : « on n’a pas de pétrole, mais on a des idées ! ». En voilà une, de génie, qui possède son pesant en or massif si elle arrive à sensibiliser à terme les représentants des collectivités de notre territoire. Et peut-être d’ailleurs, pourquoi pas !

Pour s’en convaincre, focus sur un test grandeur nature qui a été proposé lors de la nouvelle édition de « Cité 89 », opération réussie pour Jérôme ATTIAVE, le toujours très entreprenant patron de la société de services à la personne, « AJ Services 89 ».

Avoir délibérément soustrait le traditionnel stand de foire de cette animation destinée aux collectivités en le remplaçant par un mini bus visible de loin qui aura pour objectif dès 2023 de sillonner les quatre coins de notre territoire afin d’y apporter les plus-values des services à la personne au plus près de ses utilisateurs mérite, et de très loin, la « Marianne » de l’entrepreneuriat, trophée fictif qui n’aura pas été malheureusement attribuée lors de la fameuse soirée de gala, devant clore l’évènement biennal.

 

 

Un complément judicieux au bus du Département France Services…

 

Loin de concurrencer le véhicule du Conseil départemental de l’Yonne se faisant le relais mobile du concept « France Services » - une sorte de guichet unique ambulant qui embarque à son bord tout ce qui compte comme offre de services en matière d’administration indispensable aux citoyens lambda que nous sommes ! -, le bus au coloris immaculé de la PME icaunaise représente un très astucieux complément de services avec l’existant. De ceux tournés davantage vers le monde des personnes âgées et de celles atteintes d’un handicap, vivant le plus souvent dans des zones reculées du territoire. Et par ricochet de l’emploi.

A ce jour, AJ Services 89 ne l’a pas encore injecté dans le circuit professionnel. Fruit d’une longue réflexion qui part du postulat de l’éloignement – les confinements successifs propres à la crise sanitaire ont facilité le mûrissement du projet -, le dispositif allie à la fois la notion de proximité en termes de services rendus aux usagers mais aussi la promotion des métiers de la filière services à la personne auprès du plus grand nombre.

 

 

Un lancement officiel prévu au cours du premier semestre 2023...

 

Ce bureau mobile, en quelque sorte, ne limitera pas ses fréquentations aux seules bourgades de campagne. Placer le véhicule – il est reconnaissable parmi mille car il arbore les logos de la société qui en assure sa fonctionnalité – au cœur d’un marché d’un secteur urbain ou d’un cœur de ville reste aussi une éventualité prometteuse que souhaitent mettre en musique Jérôme ATTIAVE et ses équipes.

Près de vingt mille euros auront été nécessaires à l’achat de cette fourgonnette utilitaire – l’expression prend ici toute sa dimension – afin de la rendre optimale pour sa nouvelle vie. Celle d’aller à la rencontre du plus grand nombre de personnes âgées et handicapées qui ne peuvent plus se mouvoir décemment, du fait de leur isolement.

Disposant d’un maillage territorial articulé autour de cinq agences (Auxerre, Avallon, Joigny, Sens, Villeneuve-la-Guyard), AJ Services 89 possède une vraie légitimité pour faire circuler cet équipement mobile dans tout le territoire de l’Yonne.

Reste maintenant à convaincre du bien-fondé de son utilité auprès des collectivités qui feraient appel à ses services. Mais, au vu de la fréquentation durant cette journée de salon de son stand où il était possible de visiter ce bureau mobile, AJ Services 89 est fin prête à tailler la route de son futur succès, sans doute dès 2023…

 

Thierry BRET

 

 

Le nom de code de ce projet novateur est finalement très simple à retenir. Du moins pour le moment puisque le concept devrait se délocaliser courant 2023 dans des locaux situés sur le cours Chambonas à quelques encablures de là. Dans l’absolu, la nouvelle « Maison de l’Habitat du Grand Sénonais », portée sur les fonts baptismaux par l’édile de Sens Paul-Antoine de CARVILLE, prend ses quartiers au 14 Boulevard du 14 Juillet. Un bâtiment administratif connu de tous. L’idéal pour découvrir ce lieu d’accueil se muant en guichet unique du logement…

 

SENS : Précurseur, le Grand Sénonais ? Sous la forme actuelle des choses, concernant ce projet de guichet unique dédié à l’univers de l’habitat et du logement, on ne peut répondre que par l’affirmative ! Au même titre que le dispositif qui a été mis en place un peu plus tôt, du côté de Joigny et de son bassin d’influence. 

Pour autant, tous les acteurs réunis à la conférence de presse de lancement de cette « Maison de l’Habitat » sont formels : le Sénonais innove en la matière, au service de sa population, celle qui est encline à concevoir des travaux de rénovation de son patrimoine immobilier.

Forcément, avoir des projets de travaux à réaliser et disposer dorénavant d’un espace d’accueil dédié où convergeront les grands faiseurs de cette thématique si importante pour les Français que l’on pourra consulter à loisir ou presque (uniquement sur rendez-vous) apparaît comme capital en termes d’attractivité foncière pour le nord de notre département. Un secteur qui flirte de très près avec l’Ile-de-France limitrophe et qui a vu sa démographie progresser cette année encore alors que le reste du territoire icaunais est en perte de vitesse. A l’instar de la Bourgogne Franche-Comté, par ailleurs.

 

Faire du neuf avec de l’ancien…

 

Alors, Sens et son agglomération innovent. En ciblant dans le mille pour accompagner du mieux possible celles et ceux de ses habitants qui auraient des velléités de remise à neuf de leurs appartements et maisons. A l’heure où les émissions de l’inéluctable Stéphane PLAZZA cartonnent sur les antennes de M6, c’est certain : le succès devrait donc être au rendez-vous !

Nos concitoyens ont profité des vagues successives de confinements pour bricoler et se doter d’intérieurs plus cocooning qu’autrefois, revalorisant de facto leurs habitations même les plus anciennes.

Dans les tuyaux depuis un moment, cette entité très explicite quant à son appellation – la Maison de l’Habitat – fait figure de réponse appropriée de la part de l’institution communautaire pour inciter les résidents, propriétaires, à chercher les solutions les plus adéquates afin de mieux isoler leurs logements, les rendre plus confortables, leur apporter un moyen de chauffage plus en phase avec la transition énergétique, viabiliser l’existant et presque faire du neuf avec de l’ancien !

 

 

Déjà un dossier constitué avant l’inauguration officielle !

 

Cerise sur le gâteau : tous les organismes dont le quidam a résolument besoin pour faire progresser son dossier personnel seront donc réunis sous le même toit. Ce qui est plutôt agréable lorsque l’on parle d’habitat !

Dans les faits, sont associés à ce projet pour le moins novateur, des structures comme SOLIHA (Solidaires pour l’Habitat), le CAUE 89 (Conseil d’architecture, d’urbanisme et de l’environnement) ou encore l’ADIL 89, l’incontournable Agence Départementale d’Information sur le Logement, très précieuse au niveau de ses renseignements juridiques et énergétiques.

On l’aura compris la présence de tous ces spécialistes n’est pas anodine dans le dispositif. Elle permettra de mieux articuler le concept autour de l’expertise, du diagnostic, de l’aide financière et de l’expérience en matière de conseils et préconisations utiles.

Un sérieux plus, côté argumentations, d’autant que tous les services proposés le seront de manière gracieuse. Preuve que le système se veut déjà pertinent, avant l’heure : un dossier a déjà été préparé de façon officielle en amont, avant même que le nouveau dispositif ne soit opérationnel. Si ce n’est pas un signe d’exemplarité, cela en a tout l’air !

Quant aux chiffres avancés par Paul-Antoine de CARVILLE et le vice-président de la Communauté d’Agglomération du Grand Sénonais, Lionel TERRASSON, en charge de l’habitat, du logement, du renouvellement urbain, de l’urbanisme et de l’aménagement du territoire, ils ont le mérite d’être clairs pour quantifier l’ambition de l’institution communautaire. L’opération qui s’intègre parmi le dispositif « Action Cœur de Ville » espère deux mille habitations rénovées dans l’intervalle de ces cinq prochaines années.

Forcément avec de très belles retombées économiques qui devraient ruisseler sur les artisans du secteur bâtiment du cru qui profiteront de la manne financière. Celle-ci est estimée à hauteur de onze millions d’euros par le successeur de la regrettée Marie-Louise FORT, dont trois millions seront pris en charge par l’organe communautaire. La Maison de l’Habitat ? Un accompagnement utile à bien des égards, assurément, pour rendre attractif le patrimoine immobilier du Sénonais…

 

Thierry BRET

 

C’est la thématique dont on parle le plus à l’heure actuelle dans le landerneau. L’énergie et la rareté de celle-ci. Surtout dans le contexte du moment, sur fond de crise belliqueuse entre la Russie et l’Ukraine, de l’inexorable réchauffement climatique et de la difficulté à être convenablement approvisionné à la pompe, à la suite de mouvements sociaux qui s’étendent dans l’Hexagone. Un menu de choix, côté réflexions, pour honorer la dixième édition des Assises de l’Energie que n’aura pas manqué de présenter le président du SDEY, Jean-Noël LOURY, en guise de hors d’œuvre…

 

MONETEAU : L’actualité s’est invitée de plain-pied par la grande porte aux Assises de l’Energie, un évènementiel annuel proposé par le Syndicat départemental d’énergies de l’Yonne. En un laps de temps très court, trois ans période à laquelle s’était tenue la précédente édition reportée à cause de la crise sanitaire, force est de constater que bien des choses ont évolué depuis dans notre monde. A commencer par la crise énergétique qui frappe de plein fouet les économies de notre pays, qu’elles soient chez les particuliers ou les professionnels.

Si les sujets, autrefois abordés lors de ce colloque réservé aux représentants des collectivités locales et aux institutionnels, mettaient en exergue jusque-là les subtilités technologiques et comportementales devant nous permettre de vivre cette ô combien salvatrice « transition énergétique », les préoccupations du jour étaient tout autre, avec ces retrouvailles accueillies dans la commune périphérique d’Auxerre.

 

A quand le bouclier tarifaire pour les collectivités ?

 

En cela, le long préambule de Jean-Noël LOURY fut sans équivoque au moment de l’ouverture de ce rendez-vous attendu par les élus du terroir. Le président du SDEY rappela à la tribune « qu’il était inutile de faire des plans sur la comète ».

« Durant cette animation, nous devrons être pragmatiques et tenter d’apporter des solutions aux problèmes qui s’accumulent dans nos mairies et collectivités respectives… ».

En toile de fond, le patron du SDEY planta le décor. « Quelles solutions pour les communes face à la crise énergétique ? ». Dans un environnement qui ne cesse de muer depuis quelques années, Jean-Noël LOURY en appelle au rebond intellectuel, invitant les élus de ce département à se réinventer. Naturellement, la source principale de cette inquiétude concerne le prix de l’énergie. Avec des tarifs, toujours plus hauts, qui ne cessent de s’envoler vers les sommets.

Force de proposition avec des mots bien choisis, le responsable du Syndicat icaunais observa qu’un bouclier tarifaire existe pour protéger les bas de laine des particuliers. « Avec l’ensemble de mes collègues élus, nous souhaitons que le gouvernement mette en place un bouclier tarifaire qui préserverait également les collectivités… ».

Une initiative qui devrait être traduite rapidement dans les faits si elle était acceptée, selon lui, car « contrairement aux particuliers, les communes sont soumises au code des marchés publics et qu’à ce titre-là, elles devaient avoir de la visibilité… ».

Le gouvernement annoncera-t-il la prise de cette décision lors du prochain congrès national des maires de France (AMF) devant se dérouler Porte de Versailles du 21 au 24 novembre prochain ?

Auquel cas, Jean-Noël LOURY, impatient, rétorqua qu’au vu de l’urgence de la situation, les collectivités ne pouvaient plus attendre davantage afin de bénéficier de ce dispositif salvateur.

 

 

 

Une aberration dont il faut sortir : l’indexation de l’électricité sur le prix du gaz…

 

Puis, se tournant vers le premier rang de sièges du SKENET’EAU, le président du SDEY s’adressa aux parlementaires présents parmi l’assistance (le sénateur Jean-Baptiste LEMOYNE, le député André VILLIERS) afin que ces derniers se saisissent de ce dossier en haut lieu. Les invitant à un dépôt d’amendements en ce sens.

« Je sais qu’un amendement a déjà été déposé par le rapporteur général le 03 octobre, souligna l’orateur à l’aise au pupitre, mais ce sujet est tellement complexe et fait appel à plusieurs critères cumulatifs qu’au final, je pense sincèrement qu’une fois encore la ruralité sera désavantagée et la grande perdante de cette mesure… ».

Catégorique, le président du SDEY réclame une réponse structurelle à la problématique haussière du coût de l’énergie. Envisageant même la sortie de la France du marché européen de l’électricité.

« Notre pays ne produit que très peu d’électricité à partir du gaz, expliqua-t-il, or, le prix de l’électricité est indexé sur celui-ci ! C’est une hérésie, une véritable aberration ! ».

Fustigeant un modèle qui ne fonctionne plus, Jean-Noël LOURY pousse même le bouchon un peu loin dans le raisonnement : « Nous devons faire émerger un modèle stable reflétant la réalité française. 96 % de l'électricité produite en France l'est sans avoir recours au gaz. Il y a une équation vertueuse que j'aime à rappeler : « France égale nucléaire, égale énergie « décarbonée », égale prix bas… ».

Puis, pointant du doigt le réseau de réacteurs nucléaires nationaux dont beaucoup sont aujourd’hui à l’arrêt, le président du SDEY salua le courage de Jean-Bernard LEVY, l’ancien PDG d’EDF qui avait donné les vraies raisons de ces suspensions d’activité de la part de nos centrales.

« Voilà où la faiblesse de nos gouvernements successifs nous ont amenés, renchérit-il, il est grand temps d’inventer un nouveau modèle énergétique dans ce pays, et nous le faire ensemble en partant de ce qui fonctionne sur le territoire… ».

Revint alors dans les mémoires le fameux slogan dont Jean-Noël LOURY fit allusion au cours de son propos inaugural, un credo très usité en 1974 lors du premier choc pétrolier : « la France n’a pas de pétrole mais elle a des idées ! ».

« Remettons ce slogan au goût du jour, s’exclama-t-il, et réinventons notre modèle qui passera par un vrai mix énergétique qui n'oubliera pas, pour des raisons dogmatiques, le nucléaire. Cela passera également par la responsabilité de nos concitoyens… ».

 

 

Favorable à la sobriété énergétique mais contre l’infantilisation des Français…

 

Amateur fécond de petites phrases, le président du Syndicat départemental d’Energies de l’Yonne ne pouvait conclure son discours sans évoquer l’autre expression modale du moment, la sobriété énergétique !

« J’y suis bien entendu favorable, devait-il souligner, et je l’encourage ! Personnellement, je ne veux pas être opposé à cela, il faut absolument que l’on joue le jeu, tous ! ».

Mais, un peu plus acerbe dans ses commentaires, l’intervenant pria le gouvernement d’arrêter d’infantiliser les Français avec les histoires de col roulé, de doudoune, et de ces « punch line » régulières qui doivent rester au placard ! « Nous n’en serions que plus efficaces, d’ailleurs ! ».

L’ultime point de cette allocution de bienvenue se rapporta aux efforts à entreprendre et à la maîtrise de la consommation d’énergie en se chauffant à bon escient.  

« Les solutions se nomment les énergies renouvelables, le photovoltaïque, la méthanisation, l'hydroélectrique et les éoliennes. Nous devons aussi favoriser l'autoconsommation à partir d'énergies renouvelables et créer des boucles locales d'énergie. Nous devons optimiser nos réseaux en les rendant intelligents dans tous ces domaines… ».

Concluant son intervention en réaffirmant la présence du SDEY dans ces différents domaines, Jean-Noël LOURY ouvrait ainsi le bal de ces réjouissances intellectuelles et oratoires qui allaient suivre avec la présence de plusieurs spécialistes de la question, devant se succéder sur scène…Un show dont la vedette sera l’énergie !

 

Thierry BRET

 

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