Le ministre de l’Intérieur sait soigner son sens du relationnel en ayant le contact facile. Au terme de la cérémonie de sortie de la 260ème promotion de gardiens de la paix de l’école nationale de police, il a quelque peu bousculé le protocole usuel. S’attardant après coup de longues minutes auprès des familles des nouveaux impétrants. Le temps pour elles de réaliser quelques prises de vues immortalisées sur leur smartphone !

 

SENS : S’il fallait mesurer la cote de popularité du ministre de l’Intérieur au nombre de demande de « selfies » lancée par le public ce vendredi en fin d’après-midi, c’est sûr Gérald DARMANIN pourrait nourrir certaines ambitions à l’avenir !

Au terme de la cérémonie protocolaire (et très bien huilée) saluant la nomination de la nouvelle promo des gardiens de la paix de l’Ecole nationale de police de Sens, le locataire de la place Beauvau s’est dirigé vers l’espace d’accueil réservé aux familles. Les parents, frères et sœurs, de ces nouveaux représentants des forces de l’ordre, aux yeux encore embués par l’émotion.

 

 

 

Là, à la surprise générale et un peu en marge du planning pourtant au cordeau de cette visite puisqu’il était attendu dans la foulée au commissariat, boulevard du Maréchal Foch, Gérald DARMANIN s’est prêté avec un certain enthousiasme et le sourire aux lèvres aux séances photographiques de parents et proches, fiers d’immortaliser l’instant.

Un petit mot à l’un, une plaisanterie lâchée à l’autre : Gérald DARMANIN a pris soin d’honorer plusieurs demandes sans que le service d’ordre ne vienne interrompre cet instant de grâce pour les familles.

Mieux, les 38 néophytes encore auréolés de tous ces souvenirs sont venus le rejoindre et l’entourer en échangeant quelques mots. Trop heureux de croiser sur leur chemin leur ministre de si près…

 

Thierry BRET

 

 

 

Le Rassemblement National a dispersé ses orateurs à travers la France afin de motiver ses électeurs. Philippe BALLARD, conseiller régional d’Ile-de-France et Alexandra MASSON, conseillère régionale de la région PACA, tous deux porte-paroles du parti, étaient accueillis à Sens par Julien ODOUL, conseiller régional et conseiller municipal de la mairie de Sens. 

 

SENS : Branle-bas de combat pour le Rassemblement National (RN) qui part à la conquête des voix avec ses nombreux ambassadeurs. Tous traversent la France pendant cinquante jours afin d’emmener les militants RN jusqu’aux urnes et d’apporter, évidemment, la victoire à Marine LE PEN.

« Aller au plus près de nos adhérents, de leur parler des propositions de notre candidate, de resituer les enjeux des élections présidentielles au-delà du battage médiatique, au-delà des sondages qui s’égrènent jour après jour… ».

Julien ODOUL rappelle la nécessité d’aborder le fond, plutôt que la forme, avec ses militants au cours d’une campagne qu’il juge « extrêmement courte », réduite par les nombreuses restrictions liées à l’épidémie de SRAS.

 

Le Rassemblement National : un parti qui a doublé ses effectifs…

 

Immigration, communautarisme, priorité aux Français, pouvoir d’achat, dans les grandes lignes, le Rassemblement National reste fidèle aux idéaux qu’il porte depuis ses débuts. Le fait est que depuis les élections présidentielles de 1995, le parti est en forte progression dans les suffrages exprimés.

Le RN flirte de plus en plus avec la victoire avec une hausse de 75 % du nombre de votants depuis 1988. Un effectif qui a quasiment doublé entre 2007 et 2017.

 

 

Depuis une dizaine d’années, même de nombreuses personnalités médiatiques et politiques ont rejoint leurs rangs. C’est le cas d’Alexandra MASSON, ancien membre de l’UMP (Union pour un Mouvement Populaire), devenue depuis Les Républicains.

« On dit ce qu’on pense et on fait ce qu’on dit ! » se félicite Julien ODOUL qui met en exergue la constance du parti qui serait le moteur principal de son succès.

Sciemment ou pas, le Rassemblement National profite peut-être aussi de l’instabilité des autres formations en proie à de nombreux clivages internes, émoussant un peu plus la confiance des Français en l’institution politique. Même si le taux d’abstention a toujours été important depuis le début de la Vème République, battant des records en 1969 (31,15 % au second tour), en 2002 (28,4 % au premier tour) et en 2017 (25,44 % au second tour).

 

« Les sondages à six mois des échéances n’ont aucun sens… »…

 

Le « pas-encore-candidat » ne semble pas les effrayer, outre mesure. Malgré des similitudes de programme avec celui de Marine Le PEN et les annonces des instituts de sondage que Philippe BALLARD n’hésite pas à railler considérant qu’« à six mois du second tour, ça n’a aucun sens ».

L’enquête Harris Interactive du 06 octobre réalisée pour « Challenges » avait effectivement révélé que « ZEMMOUR semble en position de se qualifier au second tour de l’élection présidentielle ».

« Faisant les frais de cette progression, Marine Le PEN recueille désormais entre 15 et 16 % d’intentions de vote et se trouve pour la première fois « exclue » du second tour ».

Sur une éventuelle récupération des voix des potentiels électeurs d’Eric ZEMMOUR, qu’il soit candidat ou pas, qualifié pour le second tour ou non, Alexandra MASSON montre une certaine prudence. « Les voix n’appartiennent jamais à personne : ce ne sont pas des mathématiques !».

La conseillère régionale reste tout de même persuadée que « Marine Le PEN est capable d’aller jusqu’au deuxième tour tranquillement, sereinement, avec de vraies équipes, avec un maillage territorial, avec un programme ».

En définitive, rien ne semble vraiment faire peur au Rassemblement National. Même La République en Marche (LREM) avec des députés au niveau intellectuel « inquiétant » selon Alexandra MASSON paraît manquer sérieusement de crédibilité.

 

Floriane BOIVIN

 

 

Rendre l’habitat plus humaniste qu’il n’est ne représente pas une gageure en soi. Surtout à l’époque où des milliers de familles sont confrontées à la précarité et à la perte du pouvoir d’achat. Apparue au printemps 2017 à Auxerre, Habitat et Humanisme qui a essaimé depuis à Sens accueille une dizaine de bénévoles particulièrement actifs sur les valeurs de l’engagement. L’antenne inaugurait il y a peu de nouveaux locaux au rez-de-chaussée d’un immeuble, baptisé la Maison des Familles. Cela ne s’invente pas…

 

AUXERRE: Auparavant, c’était une praticienne de l’allergologie qui vous ouvrait la porte une fois avoir pénétré le hall d’entrée de ce petit immeuble coquet, idéalement bien situé sur la place auxerroise. Aujourd’hui, dans cet édifice baptisé « la Maison des Familles », au 19 de l’avenue Saint-Georges, ce sont les bénévoles de l’association Habitat et Humanisme qui affichent un large sourire (même derrière leurs masques !) vous invitant à entrer !  

La structure associative vient de se doter (elle en est le propriétaire) d’un très bel espace de travail pour y accueillir bénévoles et public afin de remplir convenablement ses missions régaliennes à vocation altruiste.

Différentes pièces accueillent des bureaux et réfectoires, utiles pour se retrouver lors d’une pause salvatrice. La principale faisant office de grande salle de réunion.

A l’extérieur, une plaque dorée des plus officielles, façon médecin, signale aux visiteurs qu’ils sont au bon endroit. L’association d’insertion par le logement use d’une formule sémantique des plus agréables (et tellement vraie) pour se présenter aux personnes qui ne connaissent pas encore l’organisme et qui n’oseraient pousser la porte. « Bâtisseur de liens… ». Voilà, tout est dit ou presque !

 

 

Des propriétaires qui font montre de solidarité…

 

Si l’en est un du sérail institutionnel qui suit avec beaucoup d’intérêt les phases évolutives (en constante progression) de cette association, c’est bien Henri PREVOST ! Le préfet de l’Yonne s’est rendu à la séance inaugurale de cet « appartement témoin » qui traduit la bonne santé d’un organe ayant fait sien les principes vertueux de la solidarité et de l’entraide.

Habitat et Humanisme développe aujourd’hui son action en faveur du logement et de l’insertion via le dispositif très astucieux des « Propriétaires Solidaires ». De quoi s’agit-il avec exactitude ?

Bon nombre de propriétaires éprouvent de la difficulté à mettre en location et en gestion un bien immobilier, fruit d’un héritage ou d’un investissement. Parfois, après avoir connu les affres de mauvaises expériences, ils le laissent tout bonnement vacant ! Parallèlement, beaucoup de ménages modestes qui ont du mal à joindre les deux bouts, peinent à pouvoir se loger décemment, condamnés à vivre dans des locaux insalubres, frisant parfois la correctionnelle. Pas eux, bien sûr, mais les possesseurs de ces biens qui osent proposer leurs taudis sur le marché !

 

 

Les oubliés de la vie cœur de cible de l’association…

 

C’est là que la structure associative pilotée au plan national par son président-fondateur Bernard DEVERT (il aura l’opportunité de s’exprimer quelques instants par écran interposé), intervient.

Le bien étant confié à Habitat et Humanisme, c’est elle qui offre selon les modalités du dispositif retenu une tranquillité de gestion, une fiscalité avantageuse et même des aides à la rénovation, selon des critères très précis, aux propriétaires éloignées de ces obligations. Une manière quasi chevaleresque de lutter contre le mal-logement et de renforcer le degré de satisfaction de ce procédé gagnant/gagnant.

A date, l’antenne départementale conduite par Roger ROUSSEL et Anne AZALBERT assure la gestion locative de vingt-deux logements, répartis pour la plupart à Auxerre et à Sens où plusieurs projets d’importance sont à venir. Vingt-six ménages bénéficient actuellement de ce système très généreux. En quatre ans, ils sont plus du double à avoir pu profiter des avantages mis à leur disposition par Habitat et Humanisme. Des jeunes, des migrants, des personnes en marge de la société, des oubliés de la vie. Quant à l’idée de s’étendre aux zones rurales, elle n’est pas exclue. Preuve que l’organe fourmille d’idées.

 

 

Habitat et Humanisme, un vecteur de cohésion sociale…

 

Dans l’Hexagone, où l’entité poursuit son maillage, ce sont plus de 25 000 personnes qui se sont engagées sur l’un des produits d’épargne solidaire déclinés par Habitat et Humanisme. Comment ? C’est très simple, en acceptant de partager une partie du revenu du placement afin de soutenir les actions de solidarité de l’association. Sous le sceau de l’épargne « utile », il fallait y penser !

En juillet dernier, celui qui a posé la première pierre de cet ingénieux système d’économie sociale et solidaire bien avant l’heure (il y a quatre décennies), Bernard DEVERT était nommé président du Haut Comité pour le logement des personnes défavorisées en France. Une nomination publiée au Journal Officiel. C’est dire de la place prépondérante qu’occupe cet auguste personnage dans le domaine de l’habitat.

Lors de son intervention par webcam, depuis son bureau de Lyon, le fondateur d’Habitat et Humanisme rappela la genèse de ce mouvement associatif né en 1985, devenu depuis un vecteur de mixité sociale.

Très attentif, le préfet de l’Yonne écouta les propos de manière studieuse. Notamment les chiffres que devaient énumérer le président national sur cet organisme, composé aujourd’hui d’une fédération reconnue d’utilité publique regroupant 56 associations présentes dans 83 départements de France, avec deux sociétés foncières, 8 agences immobilières à vocation sociale, un pôle d’accueil et d’intégration de réfugiés et la filiale associative, Habitat et Humanisme Soin, réseau d’établissement de retraite et de soins.

Ce fut ensuite au tour de Jean GUILLAUMOND, responsable du staff national présent physiquement parmi l’assistance, de prendre la parole et de saluer le remarquable travail réalisé dans l’Yonne par les équipes.

Avant que ne soit dévoilée la plaque où le nom de ces « bâtisseurs de liens » ne figure sur un fond doré…

 

Thierry BRET

 

 

 

C’est un moment de court répit, volé sur le timing très étroit d’une campagne de sensibilisation menée tambour battant sur le terrain. Un échange convivial avec la presse, vécu en deux coups de cuiller à pot qui fait du bien à l’âme et où l’on s’épanche pour prendre la température. Celle de la tête de liste de « La Voix des Artisans » va très bien, merci ! Pas de poussée de fièvre ni de surdose de tension pour Emmanuel POYEN. A l’heure où l’élection consulaire se joue dans les urnes depuis quelques jours…

 

AUXERRE: Il ne s’est pas départi de son coup de fourchette, le président de la Chambre de Métiers et de l’Artisanat de Bourgogne Franche-Comté ! Faisant étape dans l’Yonne où il a sillonné le territoire à la rencontre de plusieurs entrepreneurs atypiques de l’artisanat, Emmanuel POYEN croque à belles dents le copieux sandwich qui garnit  l’assiette posée devant lui.

A l’instar de ses coreligionnaires, partageant le frugal repas du jour : Jean-Marc THIRION, secrétaire général de l’U2P Bourgogne Franche-Comté, David MARTIN, représentant de l’Yonne de l’Union des Entreprises de Proximité et Jean-Pierre RICHARD, président de la CAPEB 89. Ce dernier étant tête de liste de « La Voix des Artisans », engagée lors de ces élections consulaires qui se déroulent du 01er au 14 octobre vues du prisme de la chambre de métiers.

Tous arrivent de l’Yonne septentrionale. Candidat à sa propre succession, l’artisan coiffeur nivernais n’aura pas comptabilisé les kilomètres parcourus sur le territoire depuis le début de la campagne, se rendant dans chacun des huit départements à l’estampille de la Bourgogne Franche-Comté.

Priorité : toucher du doigt les véritables problématiques de ces professionnels de l’artisanat que l’on sait en passe délicate depuis plusieurs mois. Pour cela, il facilite les échanges et multiplie les rencontres. Il est donc légitime qu’il s’accorde un peu de répit dans ce planning totalement démentiel qui lui fait office d’emploi du temps depuis de nombreuses semaines.

 

S’enrichir à la découverte des passionnés de l’artisanat…

 

Son objectif est simple. Ecouter et relayer la parole de ces artisans qui vivent de nombreuses péripéties (et pas des plus agréables) depuis la circulation de la COVID.  D’où une immersion constante au détour de ses pérégrinations au cœur de leurs structures.

Comme ce fut le cas notamment dans l’univers si caractéristique de la lutherie chez Damien BONVARLET à Sens où le président de la chambre consulaire régionale découvrit un milieu artisanal (à la limite des métiers d’art  par ailleurs) qu’il ne connaissait pas. Puis, ce sera au tour de Morgane PEUZIAT, spécialiste de la torréfaction de café, de recevoir dans ses locaux le représentant de la vénérable institution.

« Ces acteurs de l’économie sont de véritables passionnés, confia  le président admiratif, je me suis enrichi à la découverte de leurs structures et de leur travail… ».

 

 

Nonobstant, à chaque fois, la même litanie est revenue.

Celle qui fait mal au ventre et dont les solutions semblent tellement minces à court terme pour s’en sortir. Le recrutement, tout d’abord. Le président consulaire-candidat se désole que ce soit les entreprises qui paient encore les pots cassés de ces embauches de plus en plus difficiles à concevoir.

« Parmi les axes forts de notre programme, j’exige la demande d’un plan de lutte contre les difficultés d’embauche en haut lieu. Nous devons pour cela renforcer les qualifications des personnes formées, mais aussi promouvoir l’apprentissage et la transmission d’entreprise… ».

De sages paroles pour celui qui souhaite moderniser l’offre de formation de l’organisme consulaire qui accueille près de 2 600 apprentis parmi les centres spécifiques du territoire.

 

Viser le grand chelem sur les huit départements…

 

La seconde difficulté prend la forme de matières premières. De la denrée devenue rarissime pour certaines filières qui doivent supporter l’irrésistible envolée des prix inflationnistes et ronger leur frein en attendant des jours meilleurs.

Lorsqu’il évoque ce scrutin, si important pour les filières mais en réalité très peu mobilisateur dans les urnes (les candidats en lice espèrent la mobilisation de 12 à 15 % des artisans inscrits au registre), Emmanuel POYEN se veut optimiste vis-à-vis de la liste concurrente, « Fiers d’être artisans ».

« L’enjeu est de réaliser un grand chelem » précise-t-il de manière sereine. C’est-à-dire un sans-faute observé sur les huit départements de la contrée. Cela ne serait que logique : nous ne sommes pas restés les mains dans les poches durant cette mandature 2016/2021… ».

Les sept mille artisans de l’Yonne possèdent désormais le destin de la liste conduite par Emmanuel POYEN dans leurs mains. Il ne leur reste plus que quelques jours afin d’exprimer un choix entre « La Voix des Artisans » et « Fiers d’être artisans », liste emmenée par Baptiste CLERIN. Verdict : le 19 octobre dans la journée ?

 

Thierry BRET

 

 

Amis épicuriens et gourmets patentés, faites-vous plaisir ! S’il y a bien un jour où vous devez vous sustenter de la manière la plus agréable que ce soit, ce sera le jeudi 21 octobre. Lors du « Grand Repas », terminologie digne de François VATEL, auteur de fastueux festins à la cour de Louis XIV ! A l’initiative de la députée Michèle CROUZET et de la Toque étoilée de La Côte Saint-Jacques, Jean-Michel LORAIN, l’Yonne se met enfin au diapason du concept national, faisant petit à petit des émules culinaires…

 

JOIGNY: Le principe d’une conférence de presse tenue au beau milieu de l’après-midi sur une magnifique terrasse dominant l’Yonne en état de léthargie tranquille méritait déjà à elle seule le déplacement de journalistes à l’affût du scoop ! Surtout si l’astre diurne était de la partie et dardait de ses chauds rayons l’assistance de potentiels orateurs.

Un peu trop chaud, peut-être, au niveau de l’atmosphère pour prendre des notes, poser une kyrielle de questions fondamentales et ne pas trop surexposer ses photographies !

Pourtant, c’est bien à ce genre d’exercice, original mais très appréciable (!) que les médias du cru ont eu droit il y a quelques jours dans le saint des saints des arts de vivre et de la gastronomie icaunaise, « La Côte Saint-Jacques ».

Outre l’explication de texte, fournie avec moult détails sur la future opération, justifiant le déroulé de ce rendez-vous, les reporters eurent la divine surprise de pouvoir, à l’instar de l’assistance, joindre l’utile au très agréable en bouche, en testant à partir de mini assiettes contenant des mets ce qui sera servi à la puissance 15 000 sur de nombreuses tables de la restauration départementale d’ici peu.

 

 

Tremble lentilles vertes du Puy ! Vive la lentille de l’Yonne…

 

Qu’elle soit issue des professionnels ayant suivi les préceptes d’Escoffier mais aussi dans la restauration collective à vocation sanitaire, au service des retraités ou de nos jeunes têtes blondes de scolaires.

Car, c’est bien l’un des aspects novateurs de cette formule promotionnelle conçue autour des arts de la table et du bien manger, baptisée sobrement le « Grand Repas ». Sa déclinaison en multi-cibles de dégustateurs !  

Donc, par définition, il faut impérieusement biffer sur son agenda la date du jeudi 21 octobre pour se satisfaire d’une telle expérience. La première à être développée en terre de l’Yonne qui compte pourtant une belle brochette de chefs et autres disciples de Lucullus.

Quels plats seront donc proposés à la dégustation ce jour-là ? Une entrée, faite de lentilles vertes du terroir, cuisinées en salade et agrémentées de morceaux de dinde fumée ou marinée, nappés de sa vinaigrette de betterave. Un premier aperçu au palais et l’on est immédiatement conquis par la recette. C’est une évidence après coup : la lentille du Puy peut désormais trembler. Celle produite dans l’Yonne s’avère tendre et savoureuse.

Puis, le service impeccable de La Côte Saint-Jacques qui procède à ce cérémonial des plus appétissants aux alentours de 16h30 (!) place la seconde petite assiette contenant le plat de résistance.

De la joue de bœuf à la bourguignonne accompagnée de sa jardinière de carottes et pommes de terre. A la découpe, fourchette à la main, on apprécie déjà comme un cadeau de bienvenue la tendreté de la viande. Cela fond en bouche en exhalant toutes les succulentes saveurs de la sauce ! La voisine de droite, fieffée adepte de la gourmandise, en reprendrait bien un autre morceau !

Ce sera tout pour aujourd’hui côté dégustation !

 

 

 

La mise en valeur d’un territoire où la gastronomie puise ses ressources…

 

Mais, le menu proposé dans le cadre de cette opération de belle envergure comprendra aussi un fromage frais au coulis de cassis de Bourgogne avant de conclure par le dessert : une pomme au four et son crumble de pain d’épices et fruits secs.

L’auteur de ce menu destiné à illustrer le concept du « Grand repas » n’est autre que Jean-Michel LORAIN. Au terme de cette collation salvatrice, il apporte quelques précisions.

« L’objectif de ce « Grand Repas » est bien entendu un moment de partage autour de certaines valeurs : le bien manger en consommant local et sans gaspillage. Mais, c’est aussi l’opportunité de démontrer qu’à partir de produits locaux et selon différents budgets, on peut apprécier un bon repas. C’est possible ! ». Et au vu du résultat, on le croit volontiers !

Le chef étoilé de La Côte Saint-Jacques n’aura nullement hésité avant d’accepter la demande de la députée Michèle CROUZET, à l’initiative de cette concrétisation de la formule dans notre département, d’être le parrain de l’édition numéro un de ce concept. Un évènement qui associe tous les acteurs de la restauration quel que soit le public. Une manifestation valorisante pour toute la filière qui a pour géniteurs les chefs Emmanuel HERVE, Thierry MARX (tiens, tiens, un patronyme qui rappelle quelque chose !) et Guillaume GOMEZ.

Ces trois-là se sont entendus avec grande complicité pour étendre l’initiative au niveau hexagonal mettant en exergue le principe d’un ancrage fort grâce aux produits du terroir.

Une notion qui ne pouvait que séduire la parlementaire de l’Yonne, Michèle CROUZET, commissaire aux affaires économiques, ayant décidé d’agir dans sa propre circonscription.

« Depuis le début de mon mandat, je me suis engagée pour que l’ensemble de nos concitoyens retrouvent de la qualité dans leur assiette. Donc, cet évènement m’est apparu comme une évidence ! Une mise en valeur logique de notre territoire sur le sujet de l’alimentation. Un territoire où la gastronomie puise ses ressources avec nos escargots, notre vin, nos gougères, nos éleveurs, nos maraîchers, notre agriculture. Bref : un territoire de bons vivants ! ».

Ne serait-elle pas encline à déguster de la bonne cuisine la députée de la troisième circonscription ?!

 

 

En savoir plus :

 

Outre les restaurateurs qui proposeront la création de Jean-Michel LORAIN le 21 octobre, les scolaires, les personnes en soin et les pensionnaires des EHPAD auront la faculté de pouvoir la déguster ce jour-là.

Les chefs membres de l’Amicale des Cuisiniers de l’Yonne se sont associés à la déclinaison de ce projet sur le territoire.

Pour pouvoir déguster ce menu spécial, les budgets seront adaptés aux différents lieux et établissements où il sera servi.

Les jeunes pousses de la cuisine qui suivent leur alternance au CIFA de l’Yonne concocteront ce menu et le présenteront à la clientèle du restaurant d’application, le Com’des Chefs.

C’est la région Val-de-Loire qui a initié la première ce concept du « Grand Repas » en 2016.

Une quinzaine de départements opèreront de la même manière le 21 octobre en proposant un menu spécifique par territoire à leurs dégustateurs.

La cheffe Anne-Sophie PICQ est la marraine de l’édition nationale 2021.

Le programme complet de l’évènement est à retrouver sur le site Internet legrandrepas.fr ainsi que sur le compte Instagram et Facebook du concept.

Les représentants des sociétés ELITE Restauration et API Restauration participeront au nom de la restauration collective à cette campagne de valorisation.

 

Thierry BRET

 

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