Fidèle d’entre les fidèles de la candidate des présidentielles Marine LE PEN, le député européen, et actuel président par intérim du parti bleu marine, Jordan BARDELLA, s’est fendu d’une visite plus que de courtoisie dans l’Yonne, ce samedi, à l’occasion de la Fête des Nationaux, le grand raout annuel concocté par la fédération départementale du RN. Une immersion rappelant la campagne d’influence qui bat son plein au sein de la formation, avant la connaissance du verdict final en octobre...

   

AUXERRE : Depuis septembre 2021, l’un des jeunes loups de la politique hexagonale, aux dents longues et aiguisées, Jordan BARDELLA, dirige à 27 ans le premier parti d’opposition de France, en lieu et place de Marine LE PEN. Une direction qui statutairement se corrélait à la notion d’intérim du fait du changement stratégique de responsable au moment où la candidate à la dernière présidentielle tentait de briguer un mandat électoral de cinq ans pour assurer la gouvernance du pays en entrant en campagne.

Oui mais voilà, l’intérim assuré par le jeune homme qui a connu une ascension exponentielle dans la sphère du RN en un laps de temps très court ne devrait plus durer très longtemps. Marine LE PEN avait fait connaître sa décision de passer la main de la présidence du mouvement politique dont elle a hérité de son père, afin de mieux se consacrer à sa fonction de présidente de groupe au Palais Bourbon où les élus du RN sont entrés en force à la surprise générale en juin avec 89 députés. Muant cette charge intérimaire en responsabilité de titulaire.

Il n’en fallait pas davantage pour que Jordan BARDELLA officialise sa candidature à la présidence du parti et espérer convaincre les militants de conforter ce qui fut à l’origine un « contrat d’intérim » en un désormais « contrat à durée indéterminée » de titulaire puisque la jeunesse plaide pour lui à ce poste. Son opposant lui portant la contradiction n’est autre que Louis ALIOT, maire de Perpignan et ancien compagnon de route dans le privé de Marine LE PEN.  

 

Moins d’abondance mais plus de factures pour les Français !

 

Le 31 août, lors du dépôt de sa candidature à ce mandat interne, le natif de Seine-Saint-Denis (Drancy) publiait sur Twitter ces quelques lignes, donnant un sens à sa prise de position : « Je suis candidat pour que nous demeurions cette grande force cohérente populaire, méritocratique et enracinée dans les territoires… » ».

Se plonger dans les territoires au plus près des militants-électeurs, précisément, c’était le leitmotiv de cette visite dans l’Yonne, ce samedi 24 septembre, où aux côtés des deux parlementaires du cru, Julien ODOUL, député de la troisième circonscription et Daniel GRENON, député de la première circonscription, Jordan BARDELLA aura pu disserter tranquillement avec plus de cent cinquante personnes sur l’actualité.

Après le sacro-saint exercice de la conférence de presse, qui fut accueilli dans les salons d’un établissement hôtelier auxerrois.

Incarnant « une forme de continuité » dans la ligne directionnelle du parti souverainiste, Jordan BARDELLA a rappelé devant les adhérents de l’Yonne que « le succès populaire obtenu lors des échéances présidentielles et législatives n’aurait pas pu être acté sans la mobilisation militante mais aussi le soutien grandissant de millions de Français qui subissent chaque jour un peu plus les désastres de la politique d’Emmanuel MACRON… ».

Puis de renchérir : « plutôt que de nous parler de la fin de l’abondance, le président de la République devrait nous parler de moins de migrants, moins d’insécurité, et moins de factures pour les ménages ! ».

 

 

 

La sécurité : le credo vedette du Rassemblement National…

 

De son côté, jamais avare en flèches acerbes décochées vers les arcanes du  pouvoir, Julien ODOUL insista « sur la politique de désindustrialisation de la France, la fermeture des services publics ou la présence de parc éoliens qui enlaidissent les campagnes ».

Soutien de la candidature de Jordan BARDELLA à la présidence du RN, le député de l’Yonne devait conclure son intervention en évoquant l’un des sujets vedette du parti bleu marine, son cheval de bataille identitaire en quelque sorte, la sécurité et son refus de « voir arriver des migrants dans les campagnes au nom de la nouvelle politique de répartition voulue par l’Etat » !

Reste à savoir si au nom de l’équité des débats et de la pluralité intellectuelle  – même en interne ! -, l’autre postulant à la présidence du RN, Louis ALIOT, sera invité à rencontrer des militants icaunais tout acquis à la cause du presque trentenaire Jordan BARDELLA ! Auquel cas, il n’y aura pas une minute à perdre : le scrutin s’étalant sur le mois d’octobre…

 

Thierry BRET

 

 

Croyez-vous un seul instant que le maître du Kremlin ait choisi la carte de l’apaisement et ait proposé enfin un premier tour de table sérieux autour de négociations constructives pour se sortir du mauvais pas dans lequel il s’est fourré ? Alors que le huitième mois de « guerre » - il faut oublier désormais la rhétorique simplificatrice d’opération spéciale ! – est à portée de fusil, les forces militaires de la Russie connaissent une situation jusque-là tout à fait inattendues : la reculade. Un sacré revers !

Mises à mal à l’Est, au Centre et au Sud de l’Ukraine, les armées du « général en chef », Vladimir POUTINE – il limoge à tour de bras ses généraux qu’il juge inexpérimentés dont celui de la logistique et du recrutement ce jour  – a décidé de reprendre les rênes des opérations sur le terrain. Sans pour autant se rendre sur place, contrairement à son ennemi juré, le médiatique Volodymir ZELENSKY. Il ne faut pas pousser, tout de même !

Pourtant, les signes ne trompent pas. Les observateurs et autres exégètes de la géopolitique sont formels : en l’état, la Russie ne pourra pas gagner ce conflit dans lequel elle s’empêtre depuis le 24 février. Alors que « l’opération spéciale » ne devait durer que quelques jours, selon les experts moscovites qui prévoyaient une réédition de l’état ukrainien en moins de quatre jours…

 

 

Des Russes acculés au bord du précipice…

 

Pressés par les Occidentaux et surtout les Américains qui commencent à perdre patience, sanctionnés par les mesures de rétorsion économiques efficaces, tancés par les « alliés » de circonstance d’en finir au plus vite avec cet épisode belliqueux sorti tout droit d’une autre période en exigeant un cessez-le-feu (l’Inde et la Chine), les Russes se trouvent acculés dans ce jeu de dupes aux accents dramatiques.

Il n’y a encore que l’Iran, confronté à une très belle pagaille populaire après la mort scandaleuse d’une malheureuse jeune femme qui avait mal porté son voile, la Corée du Nord – un modèle de vertu parmi toutes les autocraties de la planète comme chacun  le sait !-, et la Syrie, pays où se maintient sur le fil le boucher de Damas, AL ASSAD, qui osent encore soutenir mordicus l’ex pays des Soviets. Même Cuba semble avoir choisi de surfer sur la vague de l’éloignement – ses côtes sont situées trop près de celles de chez l’Oncle Sam ! – tandis que le Belarus demeure étrangement silencieux alors LOUKACHENKO restera toujours le sombre pantin de l’ex-dirigeant du KGB !

Il est vrai que la physionomie de cette partie sanglante engagée sur la terre d’Ukraine s’est considérablement modifiée depuis l’été. Non seulement, la population est plus que jamais mobilisée pour bouter hors de ses frontières l’envahisseur indésirable. Mais en outre, les livraisons d’armes en provenance de l’Occident (Etats-Unis, Grande-Bretagne, et un peu la France par ailleurs) se sont accentuées pour rééquilibrer dans un premier temps les débats sur le registre de la confrontation directe, avant de pencher en faveur des occupés.

 

 

 

Des référendums d’annexion, une manière de déféquer sur le droit international et l’ONU !

 

Promise depuis des semaines par Kiev, la contre-offensive – les contre offensives devraient-on dire – se sont multipliées sur de nombreux points de friction avec les forces russes, créant certes des dégâts inéluctables de part en part parmi les troupes, mais faisant inexorablement reculer les hommes de Moscou de plus en plus près de leurs frontières originelles. Ils en oublient leurs armes et munitions au passage. Certains désertent et fuient leurs bataillons ; d’autres se rallient à la cause ukrainienne. Y compris chez les représentants du commandement.

Tout cela aurait pu (aurait dû ?) calmer la tempérance et les ardeurs volcaniques du maître du Kremlin, en vérité, et le ramener peut-être à des choses moins hostiles. Or, que voit-on depuis cette semaine que beaucoup qualifient de tournant ?

Primo, que Vladimir POUTINE ne lâchera pas un pouce de terrain. Secundo, qu’il se fiche comme de sa première liquette de ces femmes et de ces hommes qu’il envoie se faire massacrer sur un front de guerre où les Occidentaux estiment à plus de 80 000 unités russes les pertes, en disparition ou blessures graves. Sans parler des mutilations qui ne sont pas loin de faire penser à celles subies par les « gueules cassées » de la Première Guerre mondiale.

Tertio, en choisissant le principe en force de référendums d’annexion, dans quatre zones plus ou moins sous contrôle russe, avec le bout du canon sur les tempes des hypothétiques votants, il outrepasse le droit international et la charte des Nations Unies protégeant la souveraineté des états en déféquant dessus !

Quant à l’antépénultième menace d’utilisation des armes non conventionnelles et à vocation stratégique obtenue avec le nucléaire sur l’Occident, cela représente la cerise sur le gâteau dans ce jeu médiocre et abject de poker menteur où le président russe qui excelle est devenu le tsar !

 

     

La fuite en avant d’un peuple excédé par la tyrannie…

 

Reste enfin la mobilisation. Partielle, dans les mots. Mais, quasi générale dans les faits, puisque depuis quarante-huit heures, c’est l’hallali pour les hommes russes âgés de 18 à 65 ans, invités à devenir sans leur consentement de la chair à canon de premier choix pour satisfaire les desideratas funestes d’un quarteron d’irresponsables se faisant appelés « hommes politiques » ! Quelle honte !

Une mobilisation qui provoque son lot (encore trop faible) d’indignation, de révolte, de contestation dans le pays. Pendant ce temps-là, les coups de matraque sont assénés sur les têtes des manifestants et objecteurs de conscience arrêtés tandis que les files d’attente s’allongent dans les aéroports pour tenter de déguerpir de cette dictature qui en a pris tous les aspects les plus ordinaires. Comme chez le voisin de la Corée du Nord.

Aux frontières terrestres, ce sont les « montagnes russes » et des heures d’angoisse et de patience pour les néo-mobilisés qui fuient au Kazakhstan, en Arménie, en Géorgie, en Ouzbékistan, et même vers la lointaine Mongolie.

La Finlande a dû suspendre les arrivées massives de ces familles russes inquiètes à ses frontières. Tandis que l’Allemagne est prête à accueillir les déserteurs, piste que l’Union européenne étudie pour leur donner asile et sécurité. Même l’Ukraine, par « QR Code » interposé, s’adresse aux soldats russes pour qu’ils déposent les armes et aient la vie sauve en rejoignant la liberté !

Et si guerre honnie de tous et stupide à l’envie se terminait faute de combattants russes ?! Ce serait un sacré pied de nez pour un POUTINE jusqu’au-boutiste…

 

Thierry BRET

 

 

 

Ils n’ont pas effectué le déplacement à vide, les élus du Rassemblement National de notre contrée ! Pas moins de deux députés – logique au vue de la configuration politique de l’Yonne depuis les dernières législatives ! – et de plusieurs élus régionaux devaient assister à Auxerre à la présentation du projet de réaménagement de l’offre ferroviaire entre Paris et Laroche-Migennes. Un schéma déroulé par l’élu régional en charge du dossier, Michel NEUGNOT. Convaincus les élus du RN ? Que nenni ! Pour eux, c’est « injuste, inefficace et insuffisant » !

 

AUXERRE : « Confusion… ». Réagissant à chaud avec cette formule lapidaire au sortir de la rencontre programmée à la Pyramide du Département de l’Yonne, échange explicatif entre les élus du territoire icaunais et le vice-président de la Région Bourgogne Franche-Comté, Michel NEUGNOT, Julien ODOUL n’a pas été tendre avec son homologue. Dénonçant au passage « le manque de dialogue et de concertation en amont » de la part de l’institution, le président du groupe Rassemblement National en Bourgogne Franche-Comté et député de la troisième circonscription de l’Yonne a démonté point par point tous les éléments qui furent présentés durant plus de deux heures par l’élu socialiste, en charge des transports et des mobilités, face aux élus locaux.

Contestant le « flou artistique » autour de cet échange à vocation informative et le « déficit de communication » se rapportant à l’absence de cartons d’invitation dont n’auraient pas reçus certains élus, le parlementaire de l’Yonne a qualifié « d’injuste, d’inefficace et d’insuffisant » ledit projet qui vise à réaménager l’offre ferroviaire de la zone la plus septentrionale de la Bourgogne. Un projet qui devrait faire détester le train aux Icaunais du nord car il n’y a aucune prise en compte des réalités géographiques et démographiques. « On est sur un bassin de vie qui est sous-dimensionné en termes de services publics au niveau des transports, précise l’élu de Sens, et l’on voit bien qu’il n’y a aucune volonté de la Région pour améliorer ces flux et améliorer l’attractivité… ».

 

La « méconnaissance du territoire » pointée de l’index par le RN…

 

Puis, insistant sur la même veine, Julien ODOUL, face aux micros tendus par les journalistes venus recueillir ses premières impressions, s’insurgea contre « le mépris », la « méconnaissance » et « l’abandon » de ce territoire par l’institution régionale.

« Il y a vraiment une réelle méconnaissance de notre territoire, renchérit le porte-parole du RN, car quand on vit à Sens, on se tourne naturellement vers la capitale parisienne en termes d’attractivité plutôt qu’Auxerre et son bassin, sans dénigrer pour autant les liens et les connexions qui existent avec l’Auxerrois… ».

Se défendant de décliner des propositions dogmatiques, le député du Rassemblement National avança un certain nombre de contre-arguments lui paraissant plus en phase avec les attentes des Icaunais.

Parmi ceux-ci, il énuméra, en contrepied des annonces de Michel NEUGNOT, quelques-unes de ces propositions dont « la hausse du nombre de trains et leur adaptation au niveau de leur taille en heure de pointe et selon les périodes de fréquentation (notamment les week-ends et les pics occasionnés par les épisodes de vacances) ou encore le refus de toute rupture de charge à partir de Montereau en Seine-et-Marne ».

Sur ce point, le parlementaire bleu marine est formel : « si nous appliquions cette rupture de charge, cela aurait comme conséquence de complexifier et de rallonger le trajet pour les Icaunais et multiplier ainsi le risque de retards ».

Autre suggestion qui émane du RN : « la création d’ateliers techniques dans l’Yonne plutôt qu’à Villeneuve-Saint-Georges, en Essonne, afin de faciliter l’entretien des TER sur notre territoire ».

 

Une équité au niveau des tarifs entre les passagers de l’Yonne et de Seine-et-Marne…

  

Mais, l’un des aspects que Julien ODOUL pointe du doigt avec véhémence concerne la mise en exergue de pénalités en cas de retards abusifs imputables à la SNCF. 

« Justement, devait-il souligner, la généralisation d’une garantie abonnée ouvrant droit à remboursement de l’abonnement au-delà d’un certain nombre de retards ou d’annulations dans le mois est à mettre en place. Enfin, la fin du mur tarifaire qui pénalise les habitants du nord de l’Yonne serait la bienvenue. Il n’est pas normal que les Icaunais paient un abonnement mensuel TER et Pass Navigo 347 euros par mois alors que les habitants de Montereau doivent simplement s’acquitter de 75 euros avec le Pass Navigo mensuel…».

On le sait plus de six mille Icaunais empruntent au quotidien les transports ferroviaires pour se rendre dans la capitale ou en Ile-de-France.

« Ces voyageurs attendent autre chose qu’un simple changement de train lors d’une rupture de charge à Montereau pour solutionner leurs problématiques récurrent de transport, conclut le parlementaire de l’Yonne, les deux seules vraies annonces de la Région se rapportent à quelques allers-retours de plus mais avec davantage de changements obligatoires à Montereau. Malgré la présence de matériel neuf, c’est insuffisant en charge avec les Regiolis. On se retrouve avec des trains de 310 places pour remplacer les Corails de 520 places. S’il a fallu trois années de discussions avec Valérie PECRESSE juste pour en arriver là, ce n’est absolument pas au niveau des attentes et des enjeux ! ».

Des élus du Rassemblement National pas convaincus par ce schéma régional qui les laissent visiblement sur leur faim…

 

Thierry BRET

 

Ils ont le moral dans les chaussettes.  Et des souliers de plomb à porter lourdement dans leur quotidien. D’ailleurs, ce ne sont pas les derniers atermoiements de la classe politique se rapportant à la probable crise énergétique qui va tout balayer sur son passage qui va leur redonner le sourire.

Les chefs d’entreprises sont dans la tourmente en cette période de rentrée des classes. C’est inéluctable au vu des très mauvaises nouvelles qui ne cessent de s’amonceler autour d’eux. A commencer par les hausses imprévisibles des coûts de l’énergie qui remettent à mal bon nombre d’ambitions et de désirs de conquêtes de parts de marché.

A la peine pour assurer leurs recrutements dans de saines conditions, fautes de combattants sérieux et motivés, les patrons ont la gueule de bois d’un lendemain de cuite qui aurait duré beaucoup plus longtemps que prévu.

Une soupe à la grimace qui, certes, ne date pas d’hier puisque les effets sournois de la crise sanitaire se sont fait ressentir sur leurs potentialités économiques depuis le début des années 2020. Mais, c’est un fait : cela perdure avec une ténacité constante.

 

Quatre dépôts de bilan toutes les heures en France…

 

Quand on pense que quatre entrepreneurs mettent la clé sous le paillasson toutes les heures dans l’Hexagone pour ne plus jamais rouvrir leur unité de production, on se pince fortement le bras pour se dire que l’on ne rêve pas.

Plutôt que de parler de progrès social, de croissance et de perspectives heureuses, la plupart des dirigeants de société rasent désormais les murs de leurs bureaux, en croisant les doigts et en espérant que l’avis de tempête qui souffle au-dessus de leurs têtes ne va s’abattre sur eux. Un avis de tempête de type vigilance orange vif, qui vire petit à petit vers le rouge vermillon aux dires de certains.

C’est simple : tous les indicateurs économiques de référence, tous les voyants servant de révélateur permettant d’évaluer l’état de santé des secteurs d’activité de notre pays clignotent dangereusement vers le rouge. Tels que l’avaient prédit bon nombre d’observateurs au début de l’année 2022.

Du fait de l’impact et des conséquences par effet ricochet de la crise sanitaire. Mais, c’était sans compter sur les retombées catastrophiques de la crise engendrée par le conflit se jouant à l’est de l’Europe, entre la Russie et l’Ukraine. Une guerre d’un autre âge entraînant son lot de répercussions inflationnistes (et très spéculatives), sans omettre les risques de pénuries des matières premières, y compris énergétiques.

 

 

Déjà près de 20 000 entreprises dans la case des pertes…

 

Le bilan observé à l’issue du premier semestre 2022 n’est pas bon. En l’espace de six mois, les faillites d’entreprises ont été évaluées à près de 20 000, plus exactement à 18 519 entités passées dans la case des pertes plutôt que des profits.

Attention : ceci n’est pas un épiphénomène. Car, les perspectives du dernier trimestre 2022 ne s’annoncent pas bonnes du tout.

Les premiers touchés sont les dirigeants de PME/PMI. Certains se disent au fond du trou. Obligés de revendre leurs biens immobiliers, afin de tenter de sauver les meubles s’ils en sont encore capables. D’autres essaient en vain de renégocier leurs crédits. Pas si simple quand le robinet financier s’assèche au niveau des recettes et que plus rien ne rentre en trésorerie. A cela, le remboursement des prêts garantis par l’Etat, les fameux PGE dont il faudra bien honorer les traites tombe au plus mauvais moment. Tout comme l’URSAFF qui réclame son dû ! Sans oublier les impôts !  

La situation vire donc au cauchemar. Y compris pour les représentants des chambres consulaires – c’est le cas typiquement en Bourgogne Franche-Comté – qui craignent le pire dans les semaines à venir, tout secteur confondu. Les organismes sont à l’écoute du moindre soubresaut, qui soit précurseur d’un tsunami pouvant emporter des pans entiers de l’économie de proximité avec lui.

 

 

Le recrutement : une gabegie innommable pour les DRH !

 

Que faire avec une inflation qui avoisine les 10 % ? Comment agir lorsqu’il y a pénurie sur les matières premières ; ce qui engendre des délais d’approvisionnement incompressibles ? Comment répercuter les coûts des tarifs de l’énergie qui risquent de s’envoler littéralement dans les semaines à venir ? On parle en effet de plus 15 à 20 % de hausse pour le gaz, d’autant sur la partie électricité…

Pendant ce temps-là, quatre salariés démissionnent de leurs postes toutes les minutes en France, apportant certes de la flexibilité et de la facilité d’embauche à celles et ceux en recherche de jobs depuis longtemps – le seul revers de la médaille positif de cette conjoncture incroyable ! – mais sans aucune garantie de résultats pour les chefs d’entreprise qui peinent à les remplacer, faute de candidats motivés de la part des futurs prétendants à l’emploi !

 

 

Quatre jeunes entreprises sur dix échouent avant le cap des cinq ans…

 

Que dire, enfin, des néophytes de l’entrepreneuriat. Celles et ceux qui ont eu le courage, le mental et cette volonté de faire face au contexte difficile en créant leur propre unité de production après parfois un parcours erratique, ponctué de licenciements secs et de chômage long. Ils ne surfent pas sur la béatitude ni l’aisance pour accomplir leurs missions : apporter de la valeur ajoutée à leur territoire en y développant de l’emploi.

Aujourd’hui, le couperet tombe dans la continuité de ce qui a été écrit auparavant : quatre jeunes entreprises sur dix ne dépassent pas le delta temporel des cinq ans. Entraînant, au-delà de ces échecs, de la frustration, de la fragilité, de l’incompréhension, de l’isolement, de la déprime. Voire plus grave encore…

Au plan catégoriel, ils et elles qui représentent injustement les maillons faibles de notre économie parce que finalement peu soutenus par les pouvoirs publics sont issus de l’artisanat, de l’hôtellerie-restauration, du commerce, des services, de la logistique…

Quant au positionnement géographique où cet état de fait se vit à plein régime, on le retrouve dans les Hauts-de-France, la Bretagne, la Normandie et…une fois encore en Bourgogne Franche-Comté, une région devenue très sensible pour le développement économique ayant connu une nette régression au cours de ces dernières années ainsi qu’une baisse de sa démographie.

Il est de bon ton aujourd’hui de vouloir parler d’attractivité à tout crin sur notre territoire, et cela est fort louable que de vouloir accueillir de nouvelles entreprises sur notre sol. Gageons simplement à ne pas oublier celles qui existent déjà et dont l’avenir est menacé définitivement de disparition…

 

Thierry BRET

 

 

Elle semblait éternelle, la reine ! Faite pour que son règne interminable dure encore bon nombre d’années sur son vaste royaume. Un petit bout de femme à la droiture exemplaire et au caractère bien trempé à qui on ne la fait pas !

Le moindre de ses gestes, la plus anodine de ses paroles, le plus infime de ses actes étaient observés, soupesés, analysés, interprétés et commentés par l’ensemble des observateurs de la planète.

Pas un jour, pas une heure, sans que les médias, les sociologues, les philosophes, les politiques, les économistes, mais aussi les spécialistes des têtes couronnées et de « jet set » nous abreuvent de leurs théories fumeuses et de leurs commentaires plus ou moins avisés sur l’existence de ce personnage atypique qui accéda au trône en 1952. C’était un 06 février dans la froideur d’un hiver londonien…

 

 

La boussole de toute une nation…

 

Une « people », Elizabeth II ? Une star à sa manière ? Oui, sans l’ombre d’un doute, elle qui a fait la une de toutes les couvertures des magazines aux quatre coins du globe depuis plus de neuf décennies. Elle qui a su inspirer bon nombre de réalisateurs, de romanciers, de musiciens, de peintres, d’artistes. Elle qui fut un modèle de vertu et une boussole pour un peuple qui lui était voué corps et âme, même dans les moments les plus difficiles où la monarchie trembla plusieurs fois sur ses bases.

Elle qui avait aussi un « royal humour » so british, n’hésitant pas à s’auto-parodier aux côtés de Daniel CRAIG dans un court remake de James Bond à l’occasion de l’ouverture des Jeux Olympiques de Londres il y a dix ans !

Elle qui aura posé lors de son ultime jubilé, au printemps dernier, en compagnie de la mascotte anglaise, l’ours « Paddington » - une institution Outre-Manche ! – en disant face caméra en prenant le fameux « cup of tea » au-revoir (ou adieu ?) à la compagnie !  

Elle qui avait un faible pour les airs trépidants du groupe suédois ABBA et qui fit des BEATLES, des ROLLING STONES ou d’Elton JOHN – des machines à cash en devises pour le royaume – des pairs du pays en les anoblissant ! Mais, elle provoquait l’ire et la haine des punks et de leurs chefs de file comme les SEX PISTOLS avec leur version de « God save the Queen », un titre banni des ondes de la BBC…

 

L’épisode « Diana », un clou dans la chaussure…

 

Pourtant, la reine Elizabeth connut des périodes moins fastes. Ce fut le cas au mois d’août 1997, époque où disparut l’autre grande figure de la famille royale de ce Royaume désuni, retranché dans les palais de Buckingham et de Windsor : Diana SPENCER ! Celle par qui le « scandale » éclata avec un divorce à l’appui, condamnant à l’époque le prince Charles, désormais aujourd’hui Charles III, à vivre en paria et en responsable de la mort tragique de son ex-épouse, sous le pont de l’Alma, à Paris.

Ironie du sort, vingt-cinq ans après la disparition de celle qui fut la « reine » des cœurs pour toute une génération d’aficionados suivant les péripéties de la famille royale, Elizabeth II a rendu son dernier souffle à l’âge de 96 ans dans son château écossais de Balmoral. Loin des soubresauts de la ville, de façon paisible, en présence de ses enfants et petits-enfants tous réunis.

 

 

 

Un royaume entre tristesse et espérance…

 

Une onde de choc. Entre tristesse et espérance. Tristesse, parce ce que cette souveraine aura battu le record de longévité à la tête du royaume de Grande-Bretagne et de dirigeante du Commonwealth – une confédération de 56 états répartis sur les cinq continents, issus de la domination britannique du XVIIIème siècle – et que bon nombre d’entre nous n’étions pas encore nés que la fille de Georges VI exerçait déjà ses suprêmes fonctions dans le plus célèbre palais de l’Angleterre !

Soixante-dix-ans de pouvoir absolu pour ce monarque atypique (plus sept mois et quelques jours !) qui aura connu une dizaine de présidents français et une quinzaine de présidents américains ! Et toujours accompagnée de son fidèle (ce n’est pas si sûr selon les ragots de la presse people !) prince consort, Philip MOUNTBATTEN !

Espérance, parce que au-delà du deuil, long d’une douzaine de jours applicables à la perfide « Albion », l’avènement du prince Charles à la fonction royale soulève bien des envies parmi le peuple.

Un peuple bigarré, cosmopolite, pratiquant de multiples cultures et religions, devenu hostile à l’Europe et à ses mécanismes administratifs dont les lourdeurs en termes de fonctionnement interrogent, voire stigmatisent, sans pour autant rejeté l’atlantisme puisque incarnant les valeurs défensives de l’OTAN.

 

 

Un nouveau roi à l’empreinte écologique profonde…

 

Charles III ouvrira-t-il enfin les portes de la modernisation de cette monarchie séculaire parfois dépassée par les évènements ? Sera-t-il plus enclin à manifester ses sentiments à l’égard de ses sujets qui ont parfois critiqué l’attitude trop hautaine, distante et protocolaire de Sa Très Gracieuse Majesté qui appliquait à la perfection les codes enseignées jadis par ses doctes précepteurs ?

Sans doute, car à 73 ans, le roi Charles, affublé de sa femme aujourd’hui légitime – la très critiquée et peu populaire Camilla PARKER-BOWLES - a démontré par le passé qu’il était homme de conviction.

Ecologiste et grand défenseur dans l’âme des valeurs environnementales de la planète, s’opposant à toute exploitation du gaz de schiste que souhaiterait promouvoir l’ultra libérale Liz TRUSS, nouvelle pensionnaire du « 10 Downing Street » ! Entre c’est deux-là, cela promet dans les soupentes de la royauté, côté frictions.

Reste que les Français ont toujours apprécié la famille royale et ses vicissitudes, narrées avec régularité constante dans les tabloïds. Etrange pour un pays qui a osé trancher la tête de l’un de ses rois !

Ils seront sans doute des milliers à franchir le « Channel » pour assister aux funérailles de la reine disparue la semaine prochaine. Et à porter le deuil comme s’ils avaient perdu un proche parent.

Il est vrai qu’entre l’Angleterre et la France, c’est une très longue histoire d’amour et de passion qui dure depuis beaucoup plus longtemps que la Guerre de Cent ans ! Goodbye Her Majesty and long live the King !

 

Thierry BRET

 

 

 

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