Il ne fait pas bon fréquenter les salons de l’Hôtel de Roquelaure à Paris. Ni ses bureaux ni ses appartements, au demeurant. Un an après le départ, avec perte et fracas de l’emblématique Nicolas HULOT, c’est au tour de l’actuel pensionnaire du ministère de la Transition écologique de jeter l’éponge.

Après une courte mais délicate période d’atermoiements qui aura eu raison de la ténacité toute relative de François de RUGY. Acculé dans ses ultimes retranchements, l’ancien candidat à la présidentielle qui s’était rallié depuis à la cause d’Emmanuel MACRON n’aura donc pas survécu plus de huit mois à ce poste. Navrant pour un pur produit idéologique de l’intelligentsia écologiste !

Englué dans la sordide et indigeste affaire des homards, crustacés qu’il exècre au plan gastronomique d’après lui, François de RUGY a été contraint de déposer son tablier sur le coin de sa table de travail.

Sans doute encouragé à le faire avec la bénédiction urbi et orbi de la présidence et de Matignon. Une chose est certaine : un an après le double épisode lié au départ tonitruant de l’ancien animateur d’Ushuaia, et celui du feuilleton estival à multiples épisodes de l’affaire BENALLA, le résident de l'Elysée ne souhaitait pas revivre pareilles mésaventures en cette saison. Question de dignité et surtout d’image…

Donc, cette fois-ci, il n’y a pas eu de tergiversations ni de doutes au plus haut sommet de l’Etat : la sentence est tombée tout de go. Le départ du fauteur de troubles a été exigé sur le champ.

Même si le ministre de la Transition écologique a pris soin de préparer sa sortie de la manière la plus honorable qu’il soit en faisant montre de volontarisme. En ce sens, on ne peut que le comprendre.

Sur le plan humain, il n’est pas facile de voir son existence être chamboulée du tout au tout en un laps de temps aussi court. Psychologiquement, on a senti un ministre esseulé, ému et affaibli face aux représentants de la presse. Ceux-là mêmes qui ont décortiqué la carapace des homards dans le moindre détail !  

Sa situation empirait. Il ne pouvait plus le supporter intérieurement. Quant aux soutiens, ils n’ont guère été légions parmi son entourage le plus proche, c’est-à-dire au niveau gouvernemental. Y compris auprès de ses amis de la cause écologique.

Une carrière politique, à l’instar d’un parcours professionnel, suppose des années de sacrifice et d’abnégation pour y parvenir. Surtout lorsque l’on désire coûte que coûte tutoyer la stratosphère du pouvoir. Il faut en revanche beaucoup moins de temps pour redescendre de son piédestal et dégringoler dans la fange des abysses…

François de RUGY l’aura vécu donc vécu à ses dépens avec un zeste de naïveté. Pourtant, une interrogation de principe peut tarauder les esprits. Est-il inadmissible, voire condamnable, de dîner de homards et de boire du champagne en cas de réceptions officielles avec la fine fleur du patronat, de la cause artistique et de la société civile lorsque l’on est un haut serviteur de l’Etat ?

Pas si sûr, en vérité ! Qui n’a jamais mis les petits plats dans les grands dans un contexte professionnel et institutionnel, fait d’entregent et de bonnes manières, pour recevoir avec faste au nom de son entreprise, de sa collectivité ou de son association les influenceurs pertinents de la société ?

De droite comme de gauche, sans omettre les extrêmes et le centre, qu’il s’agisse de grands capitaines d’industrie, de besogneux entrepreneurs à la tête de TPE, de présidents d’association, de syndicalistes et de porte-voix de collectivités en tout genre : TOUS ont pratiqué un jour ou l’autre, au fil de leurs pérégrinations professionnelles et personnelles, ce type d’exercice. Celui que l’on enseigne dans les filières pédagogiques de la communication et du savoir-vivre ! Cela se nomme tout bonnement les relations publiques !

Sans doute, la méthodologie employée par François de RUGY ne correspondait-elle pas aux codes et à la bienséance de ce qui se pratique d’ordinaire dans le cénacle étatique ? Oui, des budgets, de plus en plus en berne il est vrai, sont destinés au développement de cette forme de communication dans les différentes strates de notre société. Reste à savoir qui en paient réellement les factures et combien !

Les 87 000 lobbyistes qui gravitent en permanence auprès des instances européennes en savent quelque chose ! Déjeuners, dîners, sollicitations, voyages, cadeaux et tutti quanti sont monnaie courante pour infléchir telle décision organisationnelle ou en faire accepter une autre.

Que dire des puissantes majors et multinationales qui, de par le monde, agissent depuis belle lurette en usant et abusant de ces procédés à la limite du raisonnable !

Les relations publiques facilitent la prise de décision dans l’intérêt d’une cause : qu’elle soit économique, culturelle, sportive, religieuse ou autres. Depuis que le monde est monde.

S’en offusquer, même si des règles doivent être appliquées dans le cadre d’une éthique vertueuse, serait faire preuve de profonde ignorance sur les pratiques qui régissent les relations à l’autre dans le milieu des affaires ou d’une sincère hypocrisie ! Je vous laisse le soin de choisir…

Thierry BRET

  

Une chose est sûre : la méduse ne sera pas la star animalière de la période estivale. Le homard, ce crustacé décapode dont tout le monde se délecte de sa chair succulente, s’est invité insidieusement à la une de l’actualité. Mais, pas vraiment sur notre table, au côté du traditionnel « melon/porto » ou de la boisson anisée rafraîchissante qui va de pair ! Même si ce n’est pas l’époque !

C’est par une autre lorgnette incisive que ce fruit de mer se rappelle à notre bon souvenir en ce mois de juillet, propice au farniente et au lâcher prise intérieur. Le homard fait son caprice. Il veut qu’on parle de lui et provoque des remous dignes d’un court bouillon porté à forte température parmi les hautes sphères étatiques. Dont le bouc émissaire principal n’est autre que le ministre de la Transition écologique, François de RUGY.

Sans doute, déguster trop de homards en présence de personnalités issues de la société civile et des milieux de l’entrepreneuriat entraîne-t-il des effets secondaires sur le métabolisme autre que la digestion ?

Toujours est-il que désormais les exégètes de la communication s’y reprendront à deux fois pour décortiquer les conséquences gustatives inhérentes à l’appétissant crustacé qui peut nuire à votre image !

La question méritera que l’on y accorde une once d’intérêt avant de se sustenter de ce produit si délicat de par sa texture et si fin au palais.

Il est vrai que la mésaventure vécue par l’ancien président de l’Assemblée nationale et ministre actuel de la Transition écologique figurera sans aucun doute longtemps comme un cas d’école atypique à aborder dans les manuels du savoir-vivre et de la gastronomie à la française.

On le savait déjà : le homard n’est pas bon à prendre avec des pincettes lorsque l’on en consomme un peu trop en société. Au risque de s’éclabousser, voire de tâcher son voisin de table.

La prudence est donc requise pour savourer le succulent fruit de mer sans modération. Car, dans les faits, il n’est peut-être pas bon dans notre pays de faire étalage de notre appétence légitime envers ce prodigieux mets de réveillon.

La preuve nous est venue des médias d’investigation. Pour ne pas le nommer, celui de l’éditorialiste Edwy PLENEL, « Média Part ». Nos confrères se sont intéressés de très près à un sujet pourtant très éloigné des convulsions habituelles et sporadiques de la planète.

Certes, leurs recherches ont été grandement facilitées par l’envoi de sources inestimables pour étayer leurs dires : l’apport de magistrales indiscrétions. C’est-à-dire des visuels montrant l’objet du délit adressés par les smartphones de celles et ceux qui se pâmaient à la table du ministre en s’essuyant les mains dans leurs serviettes.

Ces mêmes personnes qui se réjouissaient en amont de prendre part à ces agapes festives de belle facture dignes de Lucullus et du Roi-Soleil réunis !

Depuis que le monde est monde et que la politique, mais pas seulement, préside à la destinée de notre globe, il n’y a rien de surnaturel pour celles et ceux qui en pratiquent les prébendes de se retrouver autour d’une table copieusement garnie et arrosée pour affaires d’Etat. Ou assurer le développement économique de son entreprise ou de l’organisme que l’on représente.

Donc, pointer un doigt accusateur vers le ministre de la Transition écologique pour ces faits considérés comme de lèse-majesté et de haute trahison envers les Français se justifie-t-il vraiment dans le fonds ?  

Jeter l’opprobre contre lui et le condamner, non pas à la disgrâce honteuse des galères romaines ni à l’exil isolé sur l’île de Guernesey, mais à la démission sine die n’est-il pas un tant soit peu exagéré ?

Quel politicien, entrepreneur, artiste, sportif,…journaliste n’a pas eu un jour ou l’autre à s’assoir à une  table festive pour y déjeuner ou y dîner, parfois de manière fastueuse, avec plus puissant que lui ? Et toujours sous le sceau de la réussite et de la gestion des affaires courantes et de l’entregent.

On l’aura observé, depuis l’éclatement de ce nouveau feuilleton de l’été – celui-ci succède à l’affaire BENALLA qui avait déjà tenu en haleine celles et ceux qui y prêtaient intérêt en 2018 -, François de RUGY ne sait plus à quel saint se vouer.

Accablé, des sanglots dans la voix lors de sa première explication de texte sur les ondes de BFM TV face à Jean-Marc BOURDIN, le chevalier blanc de la cause environnementale a offert à l’auditoire une prestation émotionnelle forte. Sans pour autant se confondre en excuses et en mea culpa.

Poussé dans ses ultimes retranchements, l’ancien candidat à la présidentielle a avoué détester tout ce qui ressemblait de près ou de loin à des crustacés, homards et huîtres compris.

Par ailleurs, les millésimes servis lors de ces repas, s’il en connaissait la provenance (l’excellente cave de l’Assemblée nationale qui n’a rien à envier à celle du Sénat, de plus belle qualité !) ne l’ont pas dérouté de son intransigeance coutumière envers ces produits alcoolisés. Se muant à ne boire que de l’eau à table.

Peut-être François de RUGY est-il allé un peu trop loin dans ce déshabillage médiatique de ses goûts personnels et de ses habitudes consuméristes ne regardant que lui ?

Soucieux de faire toute la lumière sur ce qu’on lui reproche, le ministre de la Transition écologique s’est engagé à rembourser de ses propres deniers le trop d’argent dépensé lors de ces réceptions à l’Etat. Si cela était avéré après enquête.

On l’aura compris : le bras de fer ne fait que commencer. Tandis que l’opposition a trouvé du grain à moudre pour balancer ses flèches acérées. Car, d’autres révélations à charge sont venues déjà s’ajouter à cette crise des homards. Puisque telle est dorénavant son appellation.

Conséquence : juillettistes et aoûtiens auront toute la faculté de pouvoir suivre, entre les étapes du Tour de France et le bulletin météo, leur nouvelle série médiatique depuis le lieu de leur villégiature. Les pieds dans l’eau en mangeant, pourquoi pas, du homard ?   

Thierry BRET

   

La maîtrise du verbe ne lui fait pas peur. Ni la verve dont il use à satiété pour jongler avec les mots. Surtout lorsque chacun d’entre eux pèse lourdement dans la balance des explications. Evoquer le plan de réorganisation du centre de formation de la filière industrielle n’est pas chose aisée. Surtout en de pareille circonstance avec le coup d’arrêt qui stoppera net la présence de l’organisme pédagogique sur le Sénonais d’ici la fin 2019. Nonobstant, le délégué général de la Maison de l’Entreprise n’élude aucun questionnement des journalistes qui l’abreuvent d’interrogations au cours de ce délicat exercice de la conférence de presse. Celui de la mise à nue poussée dans les ultimes retranchements de la vérité…

AUXERRE : De son propre aveu, ce n’est pas de gaité de cœur que le délégué général de la Maison de l’Entreprise et du Pôle Formation Nièvre Yonne aborde ce rendez-vous. Celui, si spécifique de la conférence de presse qui a pour objectif d’apporter un éclairage supplémentaire sur l’importante information ayant ébranlé le territoire il y a quelques jours. L’annonce de la fermeture du Pôle Formation 58 89 sur le Sénonais d’ici décembre. La dépêche a fait l’effet d’une bombe dans le landerneau institutionnel et économique.    

D’où la nécessité de procéder avec célérité à une mise au point des plus précises afin de faire toute la lumière sur les causes et origines de ce retrait dans la partie septentrionale de notre territoire et ses conséquences. Sans doute, aussi pour couper court à d’hypothétiques rumeurs pouvant courir çà et là. Le monde, comme chacun le sait, est perfectible ! Il faut donc s’en prémunir en reprenant la main et en gérant au mieux ce que d’aucun nommerait la communication de crise…

« Mise au point » : c’est par ces mots que Claude VAUCOULOUX entame son long monologue. Il puise aux sources initiales de la vénérable institution, soutenue par les organisations patronales (MEDEF, UIMM). Pour mémoire : né en janvier 2013, et issu du regroupement des entités nivernaises et icaunaises, le Pôle Formation de la filière industrielle a pour unique vocation de préparer les salariés actuels et futurs des entreprises de deux départements limitrophes si proches dans leurs besoins de recrutement de valeurs ajoutées qualifiées.

Le Pôle Formation n’abdiquera pas, bien au contraire…

Or très vite, l’orateur abat sa première carte : le Pôle Formation ne déposera pas les armes. Il poursuivra coûte que coûte sa mission pédagogique. Oui, mais, pas à n’importe quel prix : en s’arrogeant le droit et le devoir d’appliquer un plan de réorganisation qui lui sera salutaire.

« Nous devons faire face à une situation exogène et très particulière, concède Claude VAUCOULOUX, et cela est la résultante d’un texte de loi, celui du 05 décembre 2018 applicable à la réforme de l’apprentissage et à l’orientation professionnelle… ».

Mais pourquoi ce texte qui a été émis par le législateur entraîne-t-il des bouleversements aussi intempestifs sur le mode opératoire du Pôle Formation 58 89 ?

« Cette réforme impacte de manière importante la configuration de notre carte de formation qui est orientée vers le haut niveau 1, les masters et les formations d’ingénieur, argumente Claude VAUCOULOUX, dans le cadre de ces nouvelles dispositions, ce sont ces moyens de financement qui sont les plus touchés par ce texte… ».

Soit un différentiel quasi abyssal pour l’organisme, entre le modèle pédagogique qui prévalait jusqu’alors et ce qui devra être fait dorénavant afin de respecter la législation actuelle, qui s’élève à 1,6 million d’euros ! Autant dire, la fin d’une époque…

« Nous n’avons pas d’autres choix que de faire avec, constate amèrement mais de manière contenue le délégué général du pôle. Rapatrier les activités que nous proposions à Sens au sein de l’IESY (Institut de l’Enseignement supérieur de l’Yonne) est très vite devenu une évidence. Sachant que compte tenu des modalités de financement de ce site, son exploitation était chroniquement déficitaire depuis longtemps… ».

 

 

Les effets de la Loi NOTre sont passés par là. Réduisant comme peau de chagrin l’enveloppe originelle allouée par le Conseil départemental à cet égard. Ce dernier n’ayant plus les compétences usuelles sur l’enseignement supérieur.

« Ce retrait de Sens n’est ni plus ni moins qu’une décision de gestion, insiste Claude VAUCOULOUX, comme nous ne possédons plus les moyens légitimes pour faire ce que nous faisions jusque-là, il nous faut procéder à des économies afin de revenir à l’équilibre et combler ce manque d’1,6 million d’euros. Ce n’est aucunement un coup de tête… ».

Une dégradation financière de l’IESY qui perdure depuis longtemps…

On l’aura compris, l’arithmétique est simple. Pour préserver la qualité de ses prestations qu’il doit à ses partenaires du monde de l’entrepreneuriat industriel, le Pôle Formation se trouve dans l’obligation d’appliquer la carte de l’adaptabilité. Et surtout celle de l’anticipation, tout en se soumettant à la loi que nul ne doit ignorer.

Anticipation : un terme qui sied à merveille dans le mode de fonctionnement du délégué général. Celui-ci précise par ailleurs qu’il avait déjà tiré la sonnette d’alarme, non pas sur le texte législatif, mais bel et bien sur la dégradation de la situation financière de l’IESY dès le mois de mai 2015.

« A l’époque, nous avions alerté le Conseil départemental par l’intermédiaire du directeur général adjoint des services, Magloire SIOPATHIS, et la Ville de Sens sur ces préoccupations. Débattus depuis longtemps, ces faits avaient même été relatés dans la presse locale… ».

Et Claude VAUCOULOUX de brandir la coupure de presse extraite de l’Yonne Républicaine en guise de preuve !

« Mais, devait-il renchérir, le plus important désormais : c’est l’avenir du Pôle ! ».

Le délégué général égrena les directives immédiates qui seront déclinées dans le cadre du plan de réorganisation à privilégier. Le recul du Pôle Formation 58 89 ne se cantonnera pas malheureusement à son seul retrait du secteur Sénonais. Le plan tel qu’il a été présenté aux médias, s’oriente vers des économies budgétaires drastiques et inévitablement la suppression de postes de collaborateurs. Une vingtaine d’entre eux pourrait faire l’objet de cette menace. Parmi les profils : des administratifs, des formateurs mais aussi des managers.

« Mais, rien n’a encore été officiellement acté à ce propos. Ce n’est qu’une piste que nous envisageons, ajoute Claude VAUCOULOUX, nous ferons au mieux pour préserver le maximum d’emplois… ».

Rappelons que le Pôle Formation 58 89 salarie plus de quatre-vingts personnes. A contrario, aucun cursus n’est amené à disparaître. Même les modules applicables à Sens seront équitablement répartis entre Auxerre et Nevers. Toutefois, les formations à effectifs réduits pourraient passer à la trappe si l’optimisation du taux de remplissage n’était pas acquise. En terme clair, l’arbitrage sera de mise dès la rentrée quant à la poursuite ou pas de telle ou telle formation.

La période estivale qui s’amorce ne ressemblera donc à aucune autre pour Claude VAUCOULOUX. Conscient de l’énorme chantier qui va l’accaparer des jours durant, la clé de voûte de cet édifice meurtri dans ses fondations endossera l’habit de funambule pour tenter de remédier aux mieux à cette équation aux multiples inconnues.

Lui, l’exégète en expression orale sera-t-il aussi brillant en mathématiques ?

Certes, une soixantaine d’emplois, peut-être un peu plus, seront sauvegardés à l’issue de cette secousse tellurique impromptue. Certes, l’été sera studieux pour tenter de trouver des solutions idoines à ces problématiques.

Mais, il faudra aussi susciter le volontariat pour mettre un terme à certains contrats professionnels qui perduraient. Voire, plus délicat, avoir recours au licenciement économique pour supprimer quelques postes.

Philosophe, Claude VAUCOULOUX sait que le danger aurait été de ne rien faire. Mais, le responsable de l’institution pense aussi que la rentrée sera suffisamment éclairante pour l’aider à trancher dans ce maelström complexe et procéder aux choix les plus justes…

Originaire de la ville allemande de Kehl, de l’autre côté du Rhin face à Strasbourg, cette détentrice d’une maîtrise en droit privé possède déjà son actif une solide expérience professionnelle, en qualité de magistrat de l’ordre judiciaire. Un parcours riche qui est ponctué de nombreuses missions auprès des ministères économiques et financiers ou du ministère de l’intérieur. Ce lundi 08 juillet, cette fervente adepte du marathon et de la course à pied prendra officiellement ses fonctions de sous-préfète de l’arrondissement d’Avallon…

AVALLON: Pas de break estival pour la nouvelle sous-préfète de l’Avallonnais et du Tonnerrois ! C’est en effet ce lundi 08 juillet que cette quadragénaire passionnée de cinéma d’art et d’essai, et sportive accomplie (gymnastique et course à pied constituent un excellent vecteur physique pour conserver la forme) occupera ce poste de représentant de l’Etat, laissé en vacance depuis quelques semaines.

Native de Kehl, ville voisine de Strasbourg, Cécile RACKETTE procédera à sa première conférence de presse en début d’après-midi afin de se présenter et dévoiler ses axes prioritaires de travail. Des dossiers qu’elle aura pris soin de peaufiner avant sa prise de parole.

Cette lauréate, par deux fois, du Prix du meilleur étudiant en droit judiciaire privé, distinction décernée conjointement par la Chambre nationale des huissiers de justice et par l’Université Robert Schuman de Strasbourg, succède à Abdelmajid TKOUB

L’ancien sous-préfet, parti sous d’autres cieux fin juin, avait occupé cette fonction durant trois ans. Aujourd’hui, il exerce ses activités professionnelles de directeur de cabinet du préfet, à Laon, dans le département de l’Aisne.

 

Pauvre de nous ! Même dans la période dite de trêve estivale, le mot « grève » flirte encore avec les gros titres de l’actualité. Et nous ne sommes peut-être pas au bout de nos surprises. Tant le climat social est devenu délétère. Le grand rush de l’été s’amorce à peine dans l’Hexagone : que déjà, il pourrait être entaché comme d’habitude de nouvelles revendications sociales décidées en dernière minute. Ce qui aurait pour conséquence immédiate d’immobiliser un peu plus les transports ferroviaires et aériens au moment des départs. Franchement, ils n’ont pas besoin de cela. Tant la cohue va être insupportable et exponentielle dans les gares et aéroports ces prochains jours…

Curieusement, aucun préavis de grève ne se profile du côté des pilotes et du personnel d’Air France. Pourtant, adeptes attitrés de cette coutume estivale qui fleure bon avec notre savoir-faire et le respect que nous accordons aux millions de touristes étrangers qui choisissent cette période charnière de l’année pour fréquenter la première destination mondiale.

Toutefois, ne nous réjouissons pas trop vite ! Une subite poussée d’adrénaline est si vite arrivée dans nos contrées impulsives. Certains y ont perdu leur calme au cours des années précédentes en voulant voyager de manière intelligente sans trop connaître les affres de ces conflits à connotation répétitive.

Il est vrai que la saison qui s’achève n’aura pas été de tout repos pour celles et ceux qui aiment emprunter les chemins de traverse en quête d’une oasis salvatrice. Et qui privilégient, dans un souci éco-citoyen, les transports collectifs pour y parvenir.

SNCF, RATP, compagnies d’autocaristes, avions, lignes maritimes…rares sont les instants féconds de bonheur où l’un de ces modes de transport en commun ne laisse sur la brèche des passagers déboussolés. 

Quant aux automobilistes, ils n’ont qu’à bien se tenir. La saison écoulée ne leur aura pas été très favorable. Bon nombre de ronds-points et autres intersections furent occupés par une vindicte populaire aux couleurs revendicatrices qui rappelaient l’éclosion des boutons d’or au milieu des prés !

Mais, le mouvement des « Gilets jaunes » n’a rien de bucolique comme chacun aura pu le constater au fil de ces pérégrinations récurrentes qui, aujourd’hui, n’intéressent guère de monde. Y compris chez les manifestants de la première heure qui s’en sont retournés sagement dans leurs pénates. Vaquant à d’autres occupations plus constructives.

La grève surprise de cette fin de saison, déjà parsemée d’embûches, nous est venue, une fois n’est pas coutume, des enseignants. D’ordinaire, cette caste très atypique du modèle professionnel français se manifeste plutôt aux premiers jours de la rentrée. Il est vrai que leurs représentants peinent parfois à avaler les couleuvres de nouvelles directives pondues à la hâte durant l’été dans les bureaux climatisés d’un ministère qui veut se poser en fin stratège de la réforme.

Mais, dans le cas présent, les grévistes de l’Education nationale, une petite poignée d’irréductibles « Gaulois », ont fait très fort ! Ils ont bloqué tout un système de notation à l’instant crucial où des milliers de jeunes gens jouent leur va-tout scolaire, voire leur future orientation, suspendus à l’obtention du baccalauréat. Ce sésame obligatoire leur permettant d’envisager la suite de leur cursus et de leur ouvrir certaines portes.

Ces farouches contradicteurs de la réforme pédagogique mise en place par Jean-Michel BLANQUER prennent-ils, en revanche, réellement conscience de la portée de leurs actes en agissant de la sorte ?

Comme bon nombre d’examens, le baccalauréat reste la pierre angulaire de la construction éducative de notre jeunesse. Même si son importance est galvaudée depuis tant d’années.

Néanmoins, devant un tel enjeu, on imagine aisément les tensions vécues par les élèves, sans compter le stress subi par la sphère familiale, qui ne méritaient pas cela.

Ce 1 % contestataire du corps enseignant a peut-être d’autres moyens pour faire pression sur le ministère afin de faire entendre sa voix. Sans prendre, une fois de plus, élèves, parents et enseignants (une très large majorité d’entre eux) en perpétuels otages. Une pratique dont on aime user et abuser à satiété dans le pays des Droits de l’homme et de la liberté d’expression !

D’ailleurs, un peu d’exemplarité ferait le plus grand bien dans cette société qui se perd dans les conjectures du refus à tout va. Y compris de la part de ces professionnels qui enseignent la pédagogie à plus jeunes qu’eux…

Enfin, ultime pirouette pour clore le nouveau feuilleton social de cet été qui se présente à nous : évoquons le personnel des services sanitaires des gares ferroviaires de Paris. Celui-ci vient de se mettre en grève de façon intempestive. Comme de bien entendu,  en choisissant encore une fois les dates les plus névralgiques du calendrier !

Alors qu’il est nécessaire pour acheter simplement un titre de transport ferroviaire de patienter plusieurs heures debout et dans l’inconfort des files d’attente qui rappellent les jours sombres du rationnement alimentaire de certains pays.

Est-ce bien raisonnable de ne pas avoir accès aux toilettes dans ces moments déjà si délicats à appréhender ? Ayons donc une pensée solidaire pour toutes ces personnes (enfants, seniors, mamans…) qui éprouveront de sérieuses difficultés à satisfaire leurs besoins en pareilles circonstances…   

Moyennant quoi, avant de voyager en France par le biais des transports collectifs, il est donc urgent de prendre ses précautions !

Thierry BRET

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