C’est une équipe de rassemblement. Rajeunie et renouvelée, certes à 64 % mais également experte. Elle bénéficie de la présence de « poids lourds » du cénacle politique auxerrois, déjà très aguerris aux affaires. Ouverte tout en se teintant de modernisme, la liste conduite par Guy FEREZ se projette à la conquête d’un quatrième mandat successif pour l’édile d’Auxerre. Aujourd’hui, sans étiquette. Un pari qui était osé après avoir quitté le Parti socialiste. Libre de ses mouvements politiques, le maire-candidat ne regrette rien avant d’aborder sa (peut-être) ultime campagne électorale, avec le gain intérieur de davantage de sérénité…

AUXERRE : Placé sur le devant d’un demi-cercle qui accueille autour de lui l’ensemble de ses trente-huit colistiers, Guy FEREZ évoque les composantes de sa liste, baptisée « Un Nouvel équilibre pour Auxerre ». Tel un « sage » ayant pris de la hauteur vis-à-vis de la chose politique. Celle qu’il connaît et pratique pourtant depuis tant d’années.

Satisfait d’avoir pu enfin briser les chaînes qui le liaient à sa famille politique (PS) (« on se sent nettement mieux quand il n’y a plus d’attache officielle »), le président de l’Agglomération de l’Auxerrois et Conseiller régional se sentirait presque libre comme l’air. Un bien-être intérieur et communicateur qui lui fait pousser des ailes !

Car cette fois-ci, pour ce futur tour de piste qui se nomme les municipales, le personnage public qui pilote la destinée de la Ville depuis 2001 désire mettre toute la gomme. Et lâcher les gaz, en vérité, en s’appuyant sur une « Dream team » de luxe dont il a pris soin de composer durant plusieurs mois les arcanes, méthodiquement, avec sa garde prétorienne.

D’ailleurs, dès les premières minutes de son long monologue qui lui permet d’exposer dûment sa stratégie, Guy FEREZ ne parle pas de « projet de ville », mais plutôt de « vision de ville ». S’inscrivant ainsi dans la durée.

« Etre capable d’embrasser le long terme, c’est se donner la volonté de se projeter dans le temps et de relever les défis qui se présentent à nous…. ».

Dans l’intérêt des citoyens, il va s’en dire qui expriment de l’attente à ses dires.

 

 

 

Cinq axes prioritaires qui forment l’ossature du programme…

 

Le programme de « Nouvel équilibre », quant à lui, est d’ores et déjà arrêté. Même s’il n’a pas été dévoilé dans le moindre de ses détails (ce n’était pas encore ni le lieu ni le moment choisi), le candidat à sa propre succession en déflorera néanmoins les orientations stratégiques principales.

Ce projet construit en totale voie de convergence avec les diverses représentativités politiques de la liste (La République en Marche, MoDem, Parti radical, Agir La Droite constructive, Nouveau Centre, Parti socialiste, représentants de la société civile…) se décline en cinq axiomes majeurs.

Devant s’appuyer sur des politiques publiques fortes, ces thèmes concernent les aménagements de la ville et ses constructions (« bâtir, c’est mon dada », plaisante Guy FEREZ), le développement durable (« je préfère parler d’écologie urbaine »), la vitalité de la ville à travers le sport, les loisirs et la culture (édification d’une maison des associations), sûreté et solidarité et enfin, le renfort de la politique de santé.

« Je désire que la Ville soit l’amie des seniors, confie Guy FEREZ, cela nous renvoie également à un cahier des charges qui va optimiser à l’avenir l’accessibilité des personnes victimes de handicap en leur donnant l’accès aux activités… ».

D’ailleurs, s’il devait émettre un regret sur le bilan de son mandat actuel, c’est à l’instant !

« Nous avons pris de gros retards au niveau de l’enfance et de la petite enfance, concède-t-il, et ce n’est pas normal. Je vous annonce d’ores et déjà la construction d’une nouvelle école dans le quartier des Piedalloues… ».

Voilà un peu plus de grain moudre, côté projets ! Une deuxième graine tombera quelques minutes plus tard de la bouche du maire : « Le site du collège Bienvenu Martin, aujourd’hui en friche, va devenir un campus de l’enfance destiné à accueillir des centres loisirs, halte-garderie et crèche… ».

 

Un chef d’orchestre qui va distribuer les partitions…

 

Il faudra encore s’armer d’un peu de patience pour en savoir davantage sur le catalogue de préconisations concrètes et estimées financièrement que le maire sortant proposera aux électeurs.

Pour l’heure, Guy FEREZ, en chef d’orchestre qu’il est, n’a pas défini les rôles de chacun de ses « instrumentistes » munis de leur partition. Une chose apparaît comme une évidence : il mettra en face de chaque dossier celles et ceux de ses colistiers qui ont les compétences requises.

Quant à l’éclectisme politique de sa liste, il en explique le fondement sur le principe harmonieux du travail et de la capacité à gérer des projets collectivement. Sans le recours à des recettes miracles hypothétiques qui laisseraient la part au pur hasard.

Déjà en 2008 et 2014, Guy FEREZ avait fait appel à des partis progressifs (MoDem, Nouveau Centre…) pour former sa liste.

Aujourd’hui, l’homme aux multiples étiquettes (c’est lui qui l’affirme) ne semble nullement usé par l’activité politique.

« J’adore les différences, et conduire cette liste mosaïque de par sa coloration me va à ravir… ».

Comme aux premiers jours de sa longue carrière d’homme public, Guy FEREZ se lance dans ce nouveau challenge, avec envie et passion.

« Et surtout sans narcissisme, je pense d’ailleurs que je ne l’ai jamais été assez ! », conclut-il dans un dernier sourire…

 

 

Lamentables. Honteuses. Les explications fournies par le prêtre défroqué, Bernard PREYNAT, qui pratique l’art de la surenchère dans le prétoire à propos de ses actes de pédophilie créent un profond malaise pour les observateurs de notre société, dite bien-pensante.

Comment ce prélat, mis en examen pour des abus sexuels sur de jeunes scouts de sa paroisse lyonnaise dans les années 1990, a pu exercer sa mission au sein de l’Eglise catholique de France sans l’ombre d’une inquiétude alors que, visiblement au détour des témoignages à faire froid dans le dos, tout le monde savait ce qui se tramait parmi son entourage ?

Ce n’est, certes, pas le mystère de la Passion ! Mais, l’homme a forcément bénéficié de cette protection quasi séculaire qui prévaut dans cette sphère très hermétique du monde ecclésiastique. Une loi qui n’a rien de divine et qui se nomme tout bonnement l’omerta.

Ce silence pesant et pénible pour des milliers de victimes en France et de par le monde qui n’en peuvent plus aujourd’hui de souffrir dans leur corps et dans leur âme. Les digues se brisent ; les vannes s’ouvrent, et ce torrent de boues nauséabondes afflue sur le devant de la scène médiatique à grand renfort de pathos et de compassion.

L’ex-curé PREYNAT qui devient au fil des jours de ce procès l’emblème du mal incarné n’est malheureusement pas le seul de ces serviteurs de Dieu à s’être livré à la pire des tentations. Celui de la chair mais du mauvais côté de la lorgnette qui nécessite son lot de pénitences et de prières afin de conjurer ce fléau le soir venu, seul dans sa chambre.

 

L’intransigeance du pape contre les auteurs de ces crimes…

 

Le pape François a pris conscience depuis quelque temps des ravages pernicieux et pervers qui secouent les rangs de ses fidèles représentants aux quatre coins du globe. Il est le premier des souverains pontifes à prendre réellement ce dossier à la hauteur de son traitement, un dossier jusque-là tabou et impie, pour tenter de l’éradiquer de l’ordre religieux du catholicisme.

On ne peut que s’en féliciter et lui prodiguer des louanges. Car, il faut être fort mentalement et courageux pour essayer de bousculer les dogmes si bien établis dans cette caste complexe et impitoyable, adepte du silence et des secrets. Et de ses pratiques « occultes »…

Il aura fallu toute la persévérance des familles pour que, enfin, soit révélée à la surface du monde ces actes odieux qui ont brisé tant d’existences. Combien de meurtrissures intérieures, combien de maladies psychologiques et psychosomatiques qui sont se déclarées après de tels méfaits ?

Le pape François a fait de cette nouvelle année 2020 sa priorité pour exorciser ce cancer qui ronge l’Eglise depuis tant de siècles.

L’un des premiers puissants à choir de son piédestal aura été Mgr BARBARIN. Son Eminence cardinale ne pouvait ignorer les fautes commises par sa brebis galeuse dans ce diocèse de Lyon, pourtant l’un des berceaux historiques du catholicisme, en sa qualité de Primat des Gaules.

Condamné en mars 2019 à une peine d’emprisonnement d’une durée de six mois avec sursis, pour ne pas avoir dénoncé les crimes sexuels de plusieurs de ses prêtres, le cardinal de France n’aura d’autres choix que de porter connaissance à son illustre pontife sa démission.

Un geste de repentir suffisant pour engendrer le pardon de ces bourreaux ? Pas si sûr dans l’esprit des familles et des proches de ces petites victimes, réunies aujourd’hui dans un comité de défense, baptisé sobrement « La Parole perdue ».

Traduire devant ses juges l’ex-diocésain lyonnais correspond à une véritable souffrance vécue minute par minute et à chaque parole de leur bourreau par ces jeunes gens qui ont subi attouchements et gestes équivoques sur leur intimité.

Mais, pouvait-il en être autrement pour faire ressurgir à la surface la lie de notre société et ses secrets d’alcôves ?

Il est grand temps que l’Eglise fasse une purge drastique parmi ses disciplines qui ne respectent rien.  

Il semblerait que les dernières affaires en date aient ébranlé un peu plus le dôme de la basilique Saint-Pierre-de-Rome. Du haut de son Saint-Siège, le pape François n’absoudra pas les auteurs de ces crimes pour les fautes malveillantes qu’ils ont commis envers ces enfants.

La chasse aux sorcières dans les rangs du clergé ne fait que commencer assurément car désormais toutes ces personnes ayant eu à subir des maltraitances physiques et morales parlent.

En vérité, Dieu, seul, sera faire lors du Jugement dernier le tri entre le bon grain et l’ivraie…

Thierry BRET

 

Partira, partira pas ? Soucieux de la bonne administration de la collectivité territoriale, le président de l’exécutif départemental, Patrick GENDRAUD, en appelle à l’élue démissionnaire, Valérie DORANGE, de faire toute la lumière sur ses véritables intentions après ses déclarations fracassantes et sans ambiguïté sur sa décision d’abandonner son mandat le 13 décembre dernier. Faute de réponse obtenue dans les délais requis, le patron du Département pourrait saisir les autorités et juridictions compétentes…Du rififi en perspective dans l’hémicycle…

AUXERRE : Eu égard au calendrier des sessions à venir et soucieux de respecter le formalisme nécessaire à l’exercice d’un mandat électif, le président du Conseil départemental de l’Yonne Patrick GENDRAUD passe à l’offensive dans ce que l’on pourrait d’ores et déjà qualifier de pavé dans la mare, avec l’affaire DORANGE.

Un curieux épisode qui secoue le cénacle politique icaunais depuis quelques semaines. Une période à laquelle la conseillère départementale du canton d’Auxerre 1, Valérie DORANGE, avait profité de la tribune qui lui était offerte lors de la séance publique du 13 décembre, pour exprimer de manière ferme et précise son désir de cesser toute activité dans l’hémicycle, avant de le quitter précipitamment. Jetant un trouble incompréhensible et de l’émoi parmi l’assistance…

Or, la situation complexe, car peu claire en vérité, est devenue très kafkaïenne pour le métronome de l’institution, Patrick GENDRAUD. Il souhaite obtenir des explications claires pour faire bouger les choses.   

Considérant que la position actuelle de l’intéressée est de nature à empêcher l’Assemblée départementale de siéger et de délibérer dans la sérénité, l’ancien édile de Chablis invite expressément l’élue du canton auxerrois à éclaircir très vite sa position.

Moyennant quoi, s’il n’obtenait pas les réponses adéquates dans les délais impartis que lui-même s’est fixés, au nom du collectif, il serait en mesure de recourir à l’intervention des autorités et juridictions compétentes pour dénouer ce nœud gordien qui plombe l’atmosphère.

 

 

Dans un communiqué de presse adressé par la direction de son cabinet, ce mercredi, Patrick GENDRAUD rappelle que « cette situation individuelle porte gravement atteinte aux règles de la vie civique et démocratique ».

Plus loin, il précise que «le rapport entre les élus et la population ne saurait être déprécié et traité, par certains, au gré des contenus et de l’actualité volatile des réseaux sociaux. La contrepartie du suffrage accordé par les électeurs est le respect que l’élu doit témoigner, tout au long de son mandat, et en toutes occasions, à l’égard de la population et de l’institution départementale… ».

Un rappel à l’ordre très net sur le rôle et la déontologie que doivent observés en toutes circonstances les élus durant l’exercice de leur mandat.  

 

 

Une validation de la décision qui demandait une réponse formelle…

 

Dans l’absolu, le 06 janvier dernier, Patrick GENDRAUD avait légitimement pris acte de la volonté de Valérie DORANGE de mettre un terme définitif à son mandat. Sur la base de ses déclarations publiques, relayées très largement par voie de presse, sur les réseaux sociaux et sur sa propre page Facebook, l’élue de l’Yonne avait eu l’opportunité à maintes reprises de conforter sa position.

« Cette communication a été faite sans équivoque et sans pression, estime Patrick GENDRAUD. Toutes les interviewes données par Mme DORANGE traduisaient bien sa volonté personnelle de maintenir sa qualité de démissionnaire du Conseil départemental… ».

Derechef, le président du Département lui avait même notifié par courrier à cette même date du 06 janvier qu’il actait sa décision ; l’a sollicitant en retour à ce qu’elle lui confirme par écrit son intention. Or, depuis, il n’y a pas eu de courrier confirmatif.

Mais, un rebondissement de dernière minute, publié sur la page Facebook de Valérie DORANGE le 12 janvier, a contrecarré la décision initiale : la conseillère départementale y fait machine arrière en revenant sur sa décision de… démissionner !

Mais, ce qui provoque aujourd’hui l’ire du président GENDRAUD à la lecture de ce message numérique ne se résume pas qu’à cette volte-face inattendue : cette publication contient en effet de graves accusations, portant atteinte à l’image du Département, remettant en cause, de façon individuelle ou collective, la probité des élus, des collaborateurs, voire de leurs partenaires…

Bref, des éléments à charge qui font fulminer le porte-étendard de la politique départementale qui sur ce dernier point, en appelle aux personnes physiques ou morales concernées par ces propos de pouvoir mobiliser toute procédure, y compris contentieuse, adaptée aux circonstances.

C’est une évidence, et en attendant les autres péripéties inhérentes à cette affaire, on peut dire que 2020 débute de la manière la plus alambiquée à l’Assemblée départementale…

 

 

Drôle de manière d’appréhender la nouvelle année. Au lieu de proposer les traditionnelles séances de vœux, coutumières également entre chefs d’Etat, avec candeur et bienveillance, les Etats-Unis et l’Iran ont choisi de se distinguer par missiles interposés !

Plongeant la planète Terre qui venait à peine de se remettre des fastes du sempiternel réveillon dans une profonde stupeur. Etions-nous au bord du gouffre qui nous menait tout droit à la déflagration d’un troisième conflit mondial majeur ?

Il ne s’en est donc fallu d’un rien, un cheveu peut-être, pour que 2020 démarre en apothéose, version musclée et militaire. Celles et ceux qui avaient la gueule de bois n’ont pas eu besoin d’aspirine pour se remettre la tête à l’endroit et dans le sens du vent.

A grands renforts de gesticulations médiatiques, le sémillant président américain aura multiplié les messages lapidaires sur Tweeter pour justifier la mise en scène de cette nouvelle poussée de fièvre entre les deux ennemis héréditaires.

Il est vrai que les relations entre les Etats-Unis et l’Iran sont loin d’être simples depuis 1979. Quarante ans d’invectives, d’insultes, de tensions, de chausse-trappes et de coups fourrés !

Prises d’otages, bombardements de milices sur des terrains de chasse appropriés, rupture de relations diplomatiques, gel des intérêts financiers, inscription sur la liste noire du terrorisme d’état… : il ne manque plus dans cette vaste panoplie de soubresauts permanents et chaotiques que l’affrontement direct qui n’ait été encore inscrit à l’ordre du jour de ces sympathiques réjouissances. Preuves de la bêtise humaine…

Les Etats-Unis, et surtout son président actuel, en rêve depuis le premier jour où il s’est assis dans son fauteuil du bureau ovale. Même si depuis, la tendance vers l’apaisement circonstancié (la paix des braves ?) semble avoir pris enfin le dessus. Pour combien de temps ?

L’Iran l’a craint beaucoup cette confrontation guerrière. On a beau posséder l’une des plus impressionnantes forces militaires du Moyen-Orient, après Israël (l’Etat hébreu possède l’arme nucléaire par rapport à son rival historique) ; qu’est-ce que cela représente réellement vu l’armada démesurée de la première puissance mondiale !

 

Personne n’a envie de se serrer la main dans ce feuilleton à répétition…

 

Alors, voilà. Comme des gamins qui se chamaillent dans une cour de récréation pour récupérer un vieux stylo bille usagé, de temps à autre, nos dirigeants aiment se provoquer et jouer à se faire peur.

C’est le cas de Donald TRUMP et du guide suprême de la Révolution, Ali KHOMENEI. Ils se détestent royalement, ces deux-là ! Mais, ils ont ce point commun propre à celles et ceux qui détiennent le pouvoir : ils veulent préserver leur avenir. Comment ? En pratiquant le jeu de la surenchère diplomatique qui possède toujours des retombées en matière de politique intérieure.

Comme il a aimé le faire avec son « grand ami de toujours » (mais seulement depuis plusieurs mois en vérité et encore !) le Nord-coréen KIM JONG-UN, le résident de la Maison Blanche entretient des rapports tendus avec ses interlocuteurs. Soufflant le chaud et le froid, selon la température ambiante.

S’il a voulu se rapprocher de pas mal de dirigeants, parfois peu recommandables du globe (Brésil), Donald TRUMP éprouve toujours une réticence viscérale à tendre la main à son homologue iranien. Il est vrai que ce dernier ne sort pas non plus les mains de ses poches pour lui rendre la politesse.

Lors de sa conférence de presse, accordée après la série d’explosions d’une douzaine de missiles en partance de Téhéran et qui n’auraient provoqué qu’un léger envol de poussière sur le sol irakien, Donald TRUMP a claironné haut et fort qu’il était prêt à faire la paix avec tous ceux qui le désiraient.

Balayant ainsi son image de milliardaire « bad boy » impétueux qui n’a que faire des conseils de ses proches collaborateurs.

Oui mais voilà : comment se réconcilier, même en façade le temps d’une série de clichés immortels, avec le pire de ses ennemis en sachant qu’une nouvelle palanquée de sanctions économiques vont s’abattre en rafale sur l’économie d’un pays déjà exsangue dans les prochaines semaines.

Complexe équation que les dirigeants de l’Iran ne peuvent décemment ni résoudre ni accepter sous peine de perdre la face vis-à-vis d’une population qui crie déjà aux abois contre la corruption.

Peut-être aurait-il fallu que Donald TRUMP esquisse un geste, même symbolique, pour montrer sa bonne foi envers Téhéran ? Ou du moins qu’il lâche quelques miettes d’un saupoudrage substantiel, toujours bonnes à prendre en période de disette.

Si paix, il devait y avoir entre ces deux états qui pourraient être responsables dans le cas de dégâts collatéraux d’une catastrophe aérienne sans précédent après la destruction du Boeing 737 ukrainien survenue à l’aéroport de Téhéran, elle ne se ferait que de manière unilatérale et aux conditions drastiques émises par l’Aigle américain.

Autant dire qu’il risque d’y avoir encore de la friture dans les relations tendues entre ces deux nations qui aiment se faire peur. Et nous inquiéter…

Thierry BRET       

 

Conduire la politique de la nation française au plus près des territoires nécessite nécessairement finesse, psychologie, fermeté et savoir-faire. Même si l’ancien directeur de l’Agence nationale de traitement des infractions routières endosse pour la toute première fois de son existence la vêture préfectorale, le passé de ce haut fonctionnaire plaide en sa faveur sur le papier. Comprendre les multiples subtilités du département nord-bourguignon afin de mieux appréhender les réponses à y apporter intègre déjà ses priorités. La griffe du nouveau préfet reposera donc sur le dialogue, l’analyse et le respect d’autrui…

AUXERRE : Inscrire son action dans la continuité et la richesse de ce qu’a pu accomplir son prédécesseur : tel est le leitmotiv initial qui occupe les pensées du nouveau pensionnaire de l’hôtel de la préfecture de l’Yonne.

Henri PREVOST salue ainsi dès sa prise de parole avec le milieu médiatique régional le travail mené par Patrice LATRON. Ce dernier, aujourd’hui en poste à Paris, aura la lourde tâche de mettre en musique le fameux service national universel (SNU) destiné aux plus jeunes d’entre nous pour le compte du gouvernement.

Cassant les codes de la traditionnelle réception organisée en vis-à-vis autour d’une table de travail, le nouvel Auxerrois d’adoption (seulement depuis quarante-huit heures !) consacre donc son premier rendez-vous officiel à la presse. Un signe qui ne trompe pas sur ses réelles intentions de vouloir communiquer et faire passer ses messages vers une cible la plus éclectique possible.

Et des sujets de communication, Henri PREVOST devrait en avoir à foison au cours de la mission  qui lui a été confiée. A commencer par tout ce qui touche de près ou de loin à la sécurité routière, son cheval de bataille qui a jalonné une bonne partie de sa longue carrière. 

Toutefois, même s’il a déjà eu connaissance de la situation catastrophique qui régente aujourd’hui son nouveau territoire d’affectation (l’inflation galopante de l’accidentologie depuis 2016), Henri PREVOST souhaite agir en douceur et pas à l’emporte-pièce. En prenant soin, et surtout le temps, de bien assimiler les rapports d’enquête et les données informatives dont on l’aura abreuvé sur un coin de son bureau.

Le nouveau représentant de l’Etat souhaite en effet cerner en profondeur la population départementale. Afin d’en détecter toutes les spécificités et modes de fonctionnement. Voir les aspects comportementaux. Un vrai travail analytique qui lui permettra d’appliquer au plus juste et dans le respect des autres la politique étatique dont il est l’ambassadeur…

 

Une attitude sur les routes oscillant entre prévention et répression…

 

Alors, faut-il tout craindre désormais de la part de cet exégète es Sécurité routière sur nos axes de communication ? En la matière, le panégyrique de ce natif de Boulogne-sur-Mer (il possède aussi des attaches familiales dans le Châtillonnais voisin) est plutôt impressionnant.

« J’ai regardé les chiffres, précise-t-il son gobelet de café à la main, je ne peux que penser aux familles et aux victimes de ces drames à répétition. On ne peut pas tout résumer à la simple interprétation de statistiques… ».

En quatre ans, l’Yonne est passé dans le rouge couleur sang. Empilant sa litanie de faits divers tragiques au lendemain de chaque week-end. 41 morts en 2019 pour 296 blessés graves : un triste record dont le territoire et ses conducteurs ne peuvent s’enorgueillir.

 

 

Bien sûr, il sera judicieux de travailler avec l’ensemble des acteurs inhérents à la sécurité routière pour tenter d’endiguer le fléau. Mais, Henri PREVOST sait avec beaucoup de lucidité qu’il ne possède pas de solutions miracles dans sa besace, pour autant.

« Nous allons adapter la politique de sécurité sur les routes autour de deux axes de réflexion : la prévention et la répression. Forcément, les contrôles vont se développer. Naturellement, de nouvelles actions vont se déployer. Votre rôle, à vous les médias, sera aussi d’expliquer et de relayer le travail effectué au quotidien sur ce combat continuel engagé contre l’inacceptable… ».

Bref, le préfet nouvelle mouture ne souhaite pas le tout répressif. Il en appelle à la responsabilité collective et à la compréhension des comportements pour que ceux-ci se modifient. Dans la sagesse et le civisme ?

 

Le monde agricole et les milieux économiques : une attention très particulière…

 

Conscient des difficultés qui touchent les acteurs de l’univers agricole, Henri PREVOST concentrera également ses premières rencontres vers ces représentants de l’économie rurale.

« Je vais sans plus tarder m’immerger dans la sphère agricole, explique-t-il, c’est un milieu que je connais très bien du fait de mes racines. Je suis sensibilisé à leur désarroi actuel : il faut que les choses réussissent… ».

Le préfet en fera de même auprès des industriels et autres décideurs économiques.

Amateur de patrimoine architectural, ce spécialiste de la marine voue une admiration toute particulière au château de MAULNES, à ses formes si mystérieuses, évoquant un pentagone énigmatique.

Il connaît aussi les crus du terroir viticole. Endiguant ainsi sa soif de découverte supplémentaire autour de ce département dont il va prendre le temps de découvrir à satiété le moindre recoin au fil de ces prochains mois.

Pour mieux y appliquer, sans doute, le principe élémentaire qui régit la mission d’un préfet en exercice : trouver et apporter les meilleures solutions aux problèmes posés sur un territoire donné. Bienvenue et bonne chance, M. PREVOST !

 

 

 

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