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De l’aveu, même, de la présidente Marie-Guite DUFAY, ce n’est pas un scoop ! Au vu du contexte imputable à la crise. La construction du budget de la Région Bourgogne Franche-Comté n’a donc pas été facile. Conséquence : si celui-ci est adopté lors de la séance plénière cette semaine à Dijon, les habitants du territoire et les partenaires de l’institution ne doivent pas s’attendre à des miracles financiers. Mais, plutôt à une orientation budgétaire devant faire face aux contraintes inflationnistes et énergétiques, sous le sceau de la « prudence » et du « volontarisme » avec en sus, un gel radical des dépenses sur les nouveaux investissements…

 

DIJON (Côte d’Or) : On la sent déterminée jusqu’au bout des ongles, la responsable de l’exécutif régional. « Notre marque de fabrique n’est pas de baisser les bras, glisse-t-elle en préambule et se voulant rassurante lors de la conférence de presse d’avant session qui réunira deux jours durant les élus régionaux dans l’hémicycle dijonnais mercredi et jeudi. Nous sommes là pour penser et porter le développement de notre économie dans nos territoires et le bien-être de nos concitoyens… ».

Pourtant, les visages des trois interlocuteurs – Michel NEUGNOT et Nicolas SORET l’accompagnent pour cette conférence - faisant face à un panel exhaustif de la représentation médiatique régionale font plutôt grise mine. Les jours de fête d’entre Noël et Nouvel An sont déjà oubliés et loin derrière nous. Il faut vite revenir à la dure réalité d’un quotidien, morose et incertain, plombé par une inflation galopante et un coût des prestations énergétiques sans commune mesure. Autant de paramètres conjoncturels, plus ou moins prévisibles indexés au contexte international qui impactent par effet gigogne l’élaboration du budget de la Région.

 

S’appuyer sur l’Etat pour faire pression sur la SNCF…

 

Soumis au vote durant la séance plénière qui débute ce mercredi et annonciateur d’échanges dans l’hémicycle que la présidente ne souhaite pas trop houleux mais constructif, le budget de la Région marque le pas. Une orientation sous le prisme de la « prudence », le maître mot de cette explication de texte que Marie-Guite DUFAY répètera à maintes occasions comme un fil d’Ariane justificatif.

« Nous sommes comme un ménage qui voit ses dépenses explosées, souligne-t-elle, et qui n’a pas les recettes en face. Donc, ce ménage doit réduire son train de vie. Nous allons forcément, dans ce budget, prendre des mesures de ralentissement qui vont porter essentiellement sur les investissements ».

Mais, pouvait-il en être autrement au plan comptable lorsque l’on sait que l’excédent des dépenses inflationnistes et énergétiques s’élève à 130 millions d’euros alors que les recettes supplémentaires n’en ont rapporté que vingt millions ?

Posant tout haut les questions (avant d’en apporter les réponses), la présidente socialiste de l’exécutif régional déroule le fil de ses idées, se faisant pédagogue pour que chacun comprenne la nécessité de proposer un budget « volontariste » le plus adapté possible à la situation.

« Nous ne pouvons pas déséquilibrer nos ratios, nos fondamentaux, observe-telle, d’autant qu’à date, je n’ai pas la réponse à toutes les interrogations que je pose à mes interlocuteurs importants sur le bouclage de ce budget, à savoir l’Etat et la SNCF… ».

Mais, que l’on ne s’y méprenne pas ! Lorsque Marie-Guite DUFAY cite l’Etat dans ses propos, « ce n’est pas à lui de combler les déficits qui sont les nôtres, ce n’est pas du tout ça le sujet ! ».

Non, elle fait référence à la représentation étatique afin que cette dernière l’aide à faire pression sur la SNCF, notamment sur l’important volet des mobilités à la charge de la Région.

« Les coûts de l’énergie ont explosé de façon dramatique, poursuit-elle, et l’envolée de l’inflation fait que la convention passée avec la SNCF parce que nous avons un réseau ferroviaire important doit être renégociée. Même si notre budget s’élève à deux milliards d’euros, il n’en demeure pas moins un petit budget par rapport aux autres régions de l’Hexagone… ».

 

 

Un exécutif en plein brouillard de l’aveu de la présidente…

 

Conséquence, les excédents des dépenses sont difficiles à lisser, de l’avis de la présidente. Un démarrage de négociations avec la SNCF se formalise ces jours-ci afin de trouver des solutions appropriées pouvant réduire la facture énergétique. C’est le souhait de Marie-Guite DUFAY qui veut ainsi s’appuyer sur l’aide de l’Etat pour faire baisser structurellement les charges imputables au coût de l’énergie, du fait de l’exploitation des trains.

Il s’agirait d’aborder ces négociations à partir d’un processus « moins absolu » et beaucoup plus favorable à la SNCF, en matière d’ouverture à la concurrence, ce qui fit l’objet d’un vote de l’assemblée régionale, pour 2026 – pour des raisons techniques, cette libéralisation du marché s’effectuerait même à partir de 2027 -, rappelait la présidente. Une ouverture à la concurrence qui serait donc repoussée pendant la durée du mandat de la majorité actuelle si une nouvelle convention était négociée, entraînant de facto la baisse considérable de ces charges énergétiques, la rendant plus progressive et étalée dans le temps.

A date, la négociation démarre pour la présidente qui avoue être « dans le brouillard » compte tenu de l’inéluctable explosion des dépenses.

Les choses ne se dérouleront pas comme d’habitude, visiblement. D’ordinaire, le budget se vote en bonne et due forme en janvier et au mois de juin, une décision modificative permet d’ajouter ou de soustraire des éléments complémentaires au budget initial. Ce qui ne sera pas le cas, cette année a déjà prévenu Marie-Guite DUFAY.

Le brouillard qui entoure l’exécutif régional devrait cependant se lever petit à petit et éclaircir la ligne budgétaire de la Région d’ici là, compte tenu de l’évolution des négociations avec l’Etat, et la SNCF. Rendant le budget du printemps beaucoup plus important au niveau de l’enveloppe que ce qu’il n’est aujourd’hui.

Mais, c’est au niveau des investissements que la présidente socialiste de la Bourgogne Franche-Comté a placé le curseur. En agissant avec « prudence », une fois de plus.

« Je précise à tous nos partenaires, les entreprises, les porteurs de projets du territoire que nous n’engagerons aucune dépense d’investissement entre le mois de janvier et le mois de juin. Sauf coup parti, c’est-à-dire qu’il y a des travaux effectués dans les lycées, principale compétence de la Région et que nous n’arrêterons pas les chantiers… ».

Le message destiné aux partenaires habituels qui sollicitent la manne financière de la Région est on ne peut plus clair au final : « ne venez pas chercher de financement entre janvier et juin ! ». La suspension des règlements d’intervention est donc actée par la présidente.

Y verra-t-elle plus clair au printemps ? Oui, assure-t-elle. Précisant en corolaire que son administration travaille à l’élaboration d’un plan pluriannuel d’investissements qui confèrera à l’exécutif une lisibilité optimale sur ses capacités d’intervention. Un plan qui sera soumis au vote de l’hémicycle en juin. Et qui permettrait à la Région de reprendre les investissements qu’elle a sciemment ralentis à partir d’un budget vert et solidaire.

Quant au milliard d’euros (927 millions avec exactitude) dédié au fonctionnement – culture, sport, solidarité territoriale avec les collectivités, la politique des quartiers -, il ne sera pas impacté par ce ralentissement.

   

Thierry BRET

 

Dans un passé pas si lointain que cela, on a toujours reproché à la France d’avoir une « guerre de retard ». Une formule qui nous sied très bien, par ailleurs, dans bon nombre de domaines ! La pratique de l’alternance en ce qui concerne l’apprentissage, le développement de nos technologies sur certains secteurs de pointe, la gestion des crises qu’elle soit sanitaire ou sociale dans les avancées à concevoir pour améliorer le bien-être des personnes au travail, en matière de fiscalité, d’environnement, de sport ou d’éducation, que sais-je encore ?!

Et bien désormais, il nous faudra ôter cette phrase si caractéristique de notre mode de fonctionnement de la bouche ! Car, l’Hexagone vient de prendre un virage à 360 degrés, vendredi, en choisissant d’avoir une « guerre d’avance » !

L’auteur de l’expression n’est autre que le Président de la République lui-même, Emmanuel MACRON qui présentait ses vœux aux Armées du côté de Mont-de-Marsan dans ce joli département que sont les Landes. Un territoire qui a toujours été le fief de la force militaire et des parachutistes !

Préparer la guerre pour mieux maintenir la paix ? C’est en quelque sorte le fond de la pensée du locataire de l’Elysée en ce début d’année. A sa décharge, l’actualité lui donnerait presque raison et ce, depuis bientôt un an, avec le retour de la guerre sur le continent européen, dans son versant oriental. Il faut dire que la Nation repart de loin.

Fini le temps de la conscription, exit la présence de militaires Français chez nos voisins d’Outre-Rhin – ces derniers après avoir expiés leurs fautes durant soixante-dix ans ne représentent plus un danger notoire pour notre pays tandis que nos liens de profondes amitiés se sont renforcés au fil des décennies -, adieu les fameux « trois jours » que les moins de trente-cinq ans ne peuvent pas connaître : la France militaire présente un visage singulier désormais, aux antipodes de ce que nous autres, les plus anciens de la société, ont pu observer entre 1960 et 1990.

 

 

L’Europe de 2023 ressemble curieusement à celle de 1938…

 

Après le Mur de Berlin, l’ouverture à un semblant de démocratisation chez les Russes « la Glasnost » et l’occidentalisation affirmée des ex-pays du bloc de l’Est : fallait-il conserver les forces armées en l’état ? La réponse ne se fit pas prier parmi les gouvernances de l’époque au nom des sacro-saintes économies budgétaires à réaliser : ce fut non !

Sans tomber dans le côté « glamour » et « hippie » des années « Peace & Love », la France, à l’instar des pays occidentaux, humaient en l’appréciant tels des pinsons annonciateurs du printemps cet air de renouveau après des périodes sombres de « guerre froide » entre les deux blocs qui comptaient les points via leurs services d’espionnage respectifs.

Tout cela, cependant, n’altérait nullement nos échanges et relations – hypocrites ? – de bon voisinage en termes de commerce, de rencontres culturelles, de découvertes touristiques, de pratiques sportives de haut niveau. Bref, la planète ne souffrait plus de ces miasmes belliqueux à outrance que l’on avait pu constater par le passé et le nucléaire était assorti à la seule problématique domestique. L’adopter dans le processus civil pour mieux se chauffer !

De cela, il n’est manifestement plus question, comme chacun le sait y compris celles et ceux qui pratiquent encore la politique de l’autruche en feignant de ne pas savoir la tête plongée dans le sable, depuis le 24 février 2022. La donne a changé. Les cartes sur la table ne sont les plus mêmes. La géopolitique qui n’est pas une science exacte car hyper évolutive et peu fiable nous démontre que l’on peut vivre en ce début du XXIème siècle à l’heure du bitcoin et des crypto-monnaies et des véhicules à hydrogène comme au temps sinistre des années 1930/1940 du siècle dernier.

 

 

Avec la peur au ventre quand on évoque l’avenir…

 

De quoi demain sera-t-il fait ? Bien malin, celui qui peut y répondre avec exactitude et réalisme aujourd’hui, alors qu’à date, un ancien président de la République russe, le pro-occidental Dmitri MEDVEDEV autant de sa splendeur au Kremlin mais ça c’était avant, ne manque jamais depuis une occasion de « l’ouvrir » publiquement pour asséner des inepties et des menaces lourdes de conséquences à répétition avec l’arsenal nucléaire à l’appui ! Ses cibles préférées ne sont-elles pas la Grande-Bretagne, la France et l’Allemagne ! Que dire des Etats-Unis, le « Grand Satan » dont il faudrait éliminer l’existence par le feu de l’Apocalypse !

Cette semaine, un autre de ces dirigeants, celui qui est le diplomate le plus connaisseur de l’Occident où ses enfants vivent encore et y ont fait leurs études, le ministre des Affaires étrangères Sergeï LAVROV ne nous a-t-il pas comparé, nous autres Occidentaux, aux « nazis » de la pire espèce, « pourfendeurs de Russes, prêts à la Solution finale… ». Celle qui a provoqué l’Holocauste et ses millions de victimes juives qui doivent se retourner dans leurs tombes – celles et ceux qui en possèdent une, ce qui est moins sûr au vu des circonstances dramatiques de leur disparition - ; des paroles ignobles et honteuses qui sont inaudibles dans les oreilles de nos amis Russes, qui ont combattu le nazisme, le vrai, ce qui est pour eux, insupportable…

Face à cette course inexorable vers l’incompréhensible et la dramaturgie épique, digne du théâtre grec antique, Emmanuel MACRON a décidé de renforcer la dissuasion, d’augmenter la réserve opérationnelle et de gonfler les budgets.

Plus de 400 milliards d’euros vont ainsi être consacrés à l’enveloppe des armées (terre, air, mer) dans le cadre de la future loi de programmation couvrant la période de 2024/2030. Soit une progression d’un tiers, par rapport au précédent budget. D’aucuns diront que cette manne financière n’est pas suffisante pour rattraper le retard occasionné par des années de profondes léthargies et de réelles « naïveté ». Mais, comme le précise l’adage, « mieux vaut tard que jamais » !

 

 

Les forces armées se transforment pour gagner en performance et efficacité…

 

Fait marquant de cette décision présidentielle : les efforts particuliers qui vont être portés sur la cyber-sécurité, le renseignement – la France est bien trop dépendante des Etats-Unis sur ce point – et même le spatial, car demain, les conflits du futur se joueront aussi plus près des étoiles.

Le conflit en Ukraine auquel nous contribuons en livrant des armes, les fameux Caesar, sans être cobelligérant aura tout de même démontré quelques faiblesses dans le dispositif militaire français. Le chef de l’Etat, lucide, a décidé de changer de braquet.

« Nous sommes dans une logique de transformation de nos forces armées, devait-il expliquer dans les Landes, afin d’être plus efficaces et performants… ».

Devant les menaces qui se présentent à nous, avec le retour de la guerre conventionnelle à deux mille kilomètres de nos frontières, il était grand temps de reprendre l’initiative comme l’ont fait la plupart des pays de l’Union européenne, y compris l’Allemagne qui a su faire table rase de ses tabous historiques en injectant plus de cent milliards d’euros à la modernisation de son armement.   

« Si vis pacem, para bellum » écrivait jadis Jules CESAR, auteur de la « Guerre des Gaules ». « Si tu veux la paix, prépare la guerre » après la traduction de cette locution latine. Jamais cette petite phrase n’aura été aussi lourde de vérité et de conséquence en ces périodes troubles de cette année 2023 qui débute, déjà constellée de nuages noirs dans le ciel…

 

Thierry BRET

 

 

 

Ca y est, le sort en est jeté ! Comme le stipule la formule latine, locution coutumière des aventures de l’irréductible gaulois, « Astérix », contre l’envahisseur romain : « Alea jacta est » !

La France qui travaille, celle qui se lève tôt le matin pour nourrir tout le système économique de notre nation, celle qui ne compte pas ses heures ni ses déplacements pour trimer parfois comme un malade en quête d’un salaire digne de cette appellation, celle qui investit, qui entreprend et qui s’acquitte honorablement de ses impôts douloureux avec plus ou moins de bonheur, celle qui se projette sur l’avenir en suivant un méritoire cursus de l’alternance ou de l’apprentissage, celle qui n’ose s’arrêter enfin parce qu’elle n’arrive pas à joindre les deux bouts malgré le versement de sa pension, est donc au pied du mur !

Bing, le coup de règle métallique asséné par la Première ministre Elisabeth BORNE cette semaine sur le bout des doigts de cette France active et fière de l’être risque d’endolorir très longtemps les membres supérieurs de ces Français besogneux et dévoués à l’emploi qui espéraient tout de même autre chose comme porte de sortie qu’une simple rallonge systématique dans le temps de leur droit à prendre leur retraite !

Les « vœux » de la cheffe du gouvernement possèdent cette année tout particulièrement un horrible goût d’amertume en bouche ; des vœux anticipés le 31 décembre au soir par le Président de la République en personne qui lors du traditionnel exercice médiatique, sur le coup des vingt heures et durant une vingtaine de minutes longues comme un puits sans fond face caméra, a dû en dégoûter plus d’une et plus d’un à l’heure de sabler le champagne afin de célébrer le terme de l’année.

Une « annus horribilis » que cette édition 2022 in fine, comme aurait pu le résumer la regrettée reine de Grande-Bretagne !

 

Des vœux présidentiels qui n’avaient vraiment rien de festifs…

 

Cheval de bataille du chef de l’Etat – le projet avait connu moult soubresauts et des ratés technocratiques lors de la première mandature du fait de la COVID -, la réforme des retraites est donc venue s’inviter avec ses gros sabots de percheron lors de ces vœux cathodiques qui n’avaient absolument rien de festifs au moment de passer à la table du réveillon.

Une faute de goût et d’élégance que celle-là et de ses explications de texte au niveau de la communication inhérente à l’instant « t », où la crise énergétique, le conflit en Europe, le retour de la pandémie, la hausse inexorable des prix et cette volonté farouche de nous faire travailler plus pour en profiter moins se sont étalés sans demi-mesures lors de l’exercice oratoire du président entre les petits fours et les huîtres. Drôle de manière de souhaiter une belle année avec un tel programme de réjouissances à consommer sans modération ! Indigestion garantie…

Heureusement – sans doute l’avait-il oublié dans son inventaire à la Prévert version sinistrose – Emmanuel MACRON ne nous a pas rappelé la finale perdue de l’équipe de France de football face à l’Argentine que beaucoup dont Kylian MBAPPE ont toujours en travers de la gorge au vu de sa physionomie déconcertante au plan du jeu et de l’attitude provocatrice des futurs vainqueurs !

Certes, rien n’est encore fait dans la phase concrète en ce qui concerne l’application de ce programme des retraites, véritable purgatoire pour celles et ceux qui n’en peuvent plus de bosser sans fin.

Mais, sans se référer au sempiternel monde des « Bisounours » où règne une béatitude encore plus édifiante que sous les ors célestes du Vatican, il est vrai, à la décharge de notre gouvernance, que le système des retraites en l’état n’est plus viable à moyen terme.

 

 

Une cinquantaine de régimes spéciaux avec ses avantages en veux-tu en voilà, de profondes disparités se rapportant à l’âge des départs – pourquoi un conducteur de train quitte définitivement ses fonctions professionnelles à l’âge de 52 ans (oui, vous avez bien lu !) alors que dans le même temps le conducteur de transport en commun routier, les bus, doit attendre l’âge de 62 ans pour partir ? –, la multiplicité des caisses de retraite et leur complexité kafkaïenne où plus personne n’y comprend couic, les spécificités occasionnées par les carrières longues, les notions divergentes autour de la pénibilité, les carrières hachées avec période de chômage ou pas, le poids de l’alternance, des études, du service militaire – lorsque celui-ci existait encore ! -, les annuités pour les mères de famille, les congés parentaux, etc.

Un casse-tête chinois, en vérité, comme la France sait les inventer, ne serait-ce que pour y voir clair sur sa propre perspective de retraite bien en amont de pouvoir la prendre !

Ce n’est pas compliqué, il est presque nécessaire et recommandé, désormais, de s’adresser à des boîtes spécialisées afin de monter les dossiers préparatoires moyennant finances et un petit billet de 5 000 euros pour y parvenir !

 

 

Quid du serpent de mer de l’employabilité des seniors en France ?

 

En outre, réformer les retraites répond à un besoin viscéral de financer le système par répartition auquel sont attachés la plupart des Français. Mais, pas tous ! Les plus jeunes et les actifs paient pour les plus anciens et les retraités, et ainsi de suite depuis l’instauration de ce processus dans l’Hexagone. Logique, en somme, et est-ce véritablement équitable au fond ?

Elle est donc loin, la formulation chère à Nicolas SARKOZY, « il faut travailler plus, pour gagner plus », formule usitée à l’époque de son quinquennat pour vanter les mérites des heures supplémentaires.

Les temps changent et les paradigmes aussi, dorénavant il faut travailler plus pour profiter moins longtemps de son droit de retraite, de 60 ans à l’époque mitterrandienne à 64 ans sous l’ère d’Emmanuel MACRON une fois le texte voté dans les chambres hautes et basses du parlement. Avec, ne l’oublions la réelle projection de 67 ans, comme l’a déjà soutenu le patron du groupe « Horizons », Edouard PHILIPPE, à terme.

Bien sûr, on évoquera parmi les justificatifs de cette réforme l’allongement de l’espérance de vie – quand elle n’est pas occultée par des crises sanitaires successives entraînant un nombre inquiétant de disparitions chez les plus âgés comme ce fut le cas avec la COVID -, les progrès de la médecine – que dire de la raréfaction des praticiens dans les zones rurales où les urgentistes ne savent plus où donner de la tête ! -, l’effort volontariste des actifs qui doivent veiller par le fruit de leur travail et de leurs cotisations sociales à ce que les rouages du système ne se grippent pas (sans jeu de mot !) et profitent à tous, qu’il est nécessaire de revaloriser les pensions des retraités dont certains vivent en côtoyant la misère de très près dans leur quotidien (100 % d’accord pour accroître les revenus de ces personnes qui nous ont précédées !), etc. Autant d’arguments plausibles et lisibles sur le papier…

Mais, paradoxe, que faire pour solutionner ce serpent de mer qu’est devenue au fil des années l’employabilité des seniors – on l’est dans l’Hexagone et selon l’INSEE à partir de 45 ans ! – en constatant que toutes celles et ceux qui sont quinquagénaires et sexagénaires peinent de plus en plus à conserver leur emploi – quand ils en ont encore un ! - ?

La plupart de ces personnes rejoignent les rangs des demandeurs d’emploi de longue durée à la limite de la précarité et de l’indécence parce ce Pôle Emploi ne sait quoi en faire car les employeurs n’en veulent plus dans leurs entreprises…

La France est le pays européen qui utilise le moins la valeur ajoutée de ses seniors dans les entreprises a contrario des Scandinaves ou des Allemands, qui en facilitent le maintien dans le travail.

A quoi bon, alors, retarder le droit à la retraite de deux années supplémentaires si cela génère encore plus de dépenses à la société et à l’Etat par le biais des allocations chômage et du RSA pour les accompagner ? Il serait grand temps de résoudre enfin cette inéluctable problématique pour avancer avec davantage de sérénité…

 

Thierry BRET

 

 

Histoire de reprendre goût à la vie en cette période hivernale sombre et morose, on ne peut que vous recommander d’allumer le poste de télévision – ou l’écran de l’ordinateur pour les plus jeunes d’entre nous – afin d’en prendre plein les mirettes à l’évocation du patrimoine de l’Yonne et des activités de loisirs nature dont on peut aisément profiter, non loin des canaux de Bourgogne et du Nivernais. Un voyage dépaysant à admirer le 14 janvier à 21 heures, sur France 5…

 

AUXERRE : Tous à vos écrans ! La recommandation nous est suggérée par l’agence de développement « Yonne Tourisme » qui a accueilli l’été dernier sur notre territoire l’une des équipes de tournage du fameux magazine audiovisuel, « Echappées Belles ». Un concept porté par France Télévisions ayant pour particularisme de promouvoir les régions de l’Hexagone à travers leurs typicités.

L’émission à découvrir ce samedi 14 janvier en prime sur France 5 dès 21 heures est consacrée précisément aux canaux qui traversent notre département, le Canal de Bourgogne et celui du Nivernais.

Les journalistes du magazine touristique s’étaient immergés en juillet dernier entre Côte d’Or et Yonne aux abords de ces canaux, mettant en exergue le patrimoine et les activités de loisirs.

Vues d’Auxerre, balade à vélo avec la complicité de Christine TREGOUET (de la société France à Vélo), promenade le long du canal de Bourgogne…tous les aspects d’un tourisme nature et bucolique sont présentés dans ce reportage.

Une manière très agréable de nous préparer à la future saison et à la pratique du « slow tourisme », au rythme lent du clapotis de l’eau…

 

 

En savoir plus :

 

Diffusion de l’émission « Echappées Belles » consacrée aux canaux dans l’Yonne

Samedi 14 janvier 2023 à 21 heures sur France 5.

Liens :

https://www.bienpublic.com/culture-loisirs/2023/01/07/la-cote-d-or-bientot-de-retour-dans-l-emission-echappees-belles-sur-france-5?fbclid=IwAR1nox2RYLwjxrcXj-gW3KDjM4k12nML7Vl2oobWxEPZAJTMd3tON0vmY-I

 

Thierry BRET

 

 

 

 

C’est comme un alignement parfait des planètes. Mais, pas de celles qui nous font rêver par leur brillance lointaine lorsque l’on observe la voûte céleste au cœur de l’hiver si le ciel est dépourvu de toutes aspérités nuageuses. Non, ce mois de janvier 2023 que l’on pourrait déjà qualifier de « noir » par son contexte additionne tous les ingrédients d’un long conflit social à l’explosivité extrême qui sent la poudre.

Alors que les épidémies de grippe – elle est puissamment ravageuse cette année avec des pointes de températures à plus de 39° de fièvre chez les malades -, de bronchiolite, de gastro-entérite, de COVID forment une armada de virus et autres bactéries notoires qui partent à l’assaut de tout ce qui bouge dans l’Hexagone que l’on soit masqué ou pas ; alors que les urgences sanitaires surnagent d’une patientèle qui ne sait plus à quels saints se vouer du fait de la désertification des généralistes sur le territoire, les cabinets médicaux et les laboratoires de biologie ont décidé de faire cause commune en pratiquant le droit de grève !

Un sacré réveillon pour les plus infortunés d’entre nous qui auront été dans l’obligation pour cause de pathologies soudaines et virulentes de se soustraire de toutes traditions épicuriennes aux relents joyeux pour essayer tant bien que mal et à force de patience et de pugnacité d’obtenir une consultation médicale. Histoire de posséder la précieuse ordonnance pouvant les soulager de leurs douleurs. A défaut de les guérir totalement entre deux fêtes !

Pour peu qu’ils se soient retrouvés à bord d’un Eurostar en grève de l’autre côté de la Manche en provenance de la perfide Albion ou de notre bonne vieille SNCF, un tantinet joueuse et imprévisible quant à son personnel avec les mouvements sociaux à répétition au moment des vacances – un phénomène devenu habituel -  et la coupe du ras-le-bol était assurément bien pleine pour entamer 2023 !

 

 

Un janvier « noir » ponctué de mouvements revendicatifs des professionnels de santé…

 

Un « janvier noir », disais-je ! Même si la santé n’a pas de prix et qu’il faut coûte que coûte trouver le remède idoine afin de retrouver au plus vite sa forme et ses esprits. Et encore de ce côté-là, devait-on y ajouter pour couronner le tout, et bien avant l’Epiphanie, la pénurie de paracétamol et autres « Doliprane » en perte de vitesse parmi les rayons des officines pharmaceutiques ! Mais, comme chacun le sait dorénavant : dès qu’il manque quoi que ce soit dans les rayons de la consommation de ce pays, la faute en incombe naturellement à…l’Ukraine !

Comme devait le déclarer au moment de ses vœux à la Nation le président de la République Emmanuel MACRON, « la santé n’est pas simplement une politique publique parmi d’autres… Elle est celle qui permet toutes les autres ».

De cela, nous autres citoyens lambda ou représentants de la société civile en besoin constant de réflexions et de progressions concrètes sur le terrain, nous en avons parfaitement conscience. Il est vrai que le système de santé en France ne tourne pas bien rond – cela ne date pas malheureusement pas d’hier - et surtout pas dans le sens des aiguilles du montre. Il serait donc grand temps, après la grande première revendicative et sociale des praticiens en blouse blanche qui ont amorcé ce mouvement avec succès – mouvement soit dit en passant totalement légitime au vu de la charge de travail requis et de conditions de travail à la limite du concevable – que les choses évoluent en les faisant bouger favorablement.

 

 

Où sont passées les véritables auscultations de jadis ?

 

Le chef de l’Etat n’a donc pas ergoté pour tenter d’apporter des solutions à ce climat délétère qui règne de main de maître dans l’univers du médical en France. D’une part, il a réalisé une grande première. Du jamais depuis son accession dans le fauteuil élyséen en 2017. La présentation de ses vœux – jusque-là on ne s’emballe pas, c’est de coutume ! – en phase directe et au plus près des soignants et acteurs de la santé dans un centre hospitalier implanté en Ile-de-France.

D’autre part, désireux, je cite, « sortir de ce jour de crise sans fin » en faisant allusion au système de santé hexagonal qui se dégrade d’année en année depuis des lustres, le tout ayant subi une sacrée accélération de type Mach 2 du fait de la fameuse pandémie sanitaire qui a été imputable à la COVID depuis bientôt trois ans.  

Que propose l’occupant de l’Elysée au bout du compte ? En premier lieu de réorganiser en profondeur le travail dans la sphère hospitalière publique : et là, c’est vrai il y a matière à phosphorer pour les neurones aiguisées des technocrates de nos ministères concernés. Emmanuel MACRON souhaite également dégager plus de temps aux médecins. Ceux-ci sont perpétuellement assaillis de contraintes et paperasseries administratives cocardières qui les empêchent d’appliquer les serments vertueux d’Hippocrate dans les règles de l’art.

Une digression à ce propos que chacune et chacun d’entre nous aura pu constater lors d’une consultation médicale chez un généraliste d’aujourd’hui.

Son médecin traitant, par exemple, pour celles et ceux qui ont encore la chance d’en posséder une ou un dans leur escarcelle car près de six millions de nos compatriotes n’en ont plus à l’heure actuelle ! Bonjour l’angoisse et bienvenue dans le monde irréel des urgentistes !

Observer votre consultation, même basique côté raisons pathologiques. Le nez plongé sur le clavier de son ordinateur, le généraliste, une fois la carte Vitale insérée dans l’appareil de lecture – l’indispensable sésame qui facilite tant les choses ! – prend-il réellement le temps de procéder à une auscultation approfondie de votre personne et surtout de votre corps ?

Quid de la tension ? Quid de la mesure du taux d’oxygénation dans votre sang ? Votre poids ? Votre taille ? Les salvatrices palpations de jadis à même l’abdomen ou dans le dos pour y déceler au toucher la moindre faille dans l’organisme ? Les yeux ? L’état de votre dentition ? Les oreilles ? La respiration avec cet instrument métallique et froid que l’on appliquait séance tenante quand nous étions encore des mômes : le stéthoscope !

Oui, tout cela semble sorti d’un autre temps et nécessitait de véritables consultations scrupuleuses où les minutes consacrées à la patientèle ne se résumaient pas à une quelconque peau de chagrin…

 

 

L’hyper rigidité dans l’application des 35 heures enfin abordée : Emmanuel MACRON ose…

 

Aujourd’hui, faute de personnels, sans assistantes médicales ou secrétaires – c’est l’une des priorités de ce plan MACRON en faveur de la santé de demain d’en accélérer le recrutement -, avec des charges horaires qui frisent parfois l’apoplexie pour les praticiens, la séance de visite n’excède pas la dizaine de minutes et encore avec le remplissage en direct et devant vous des éléments à enregistrer sur l’écran de l’ordinateur.

Mais, autrefois – il y a encore deux décennies de cela – il y avait pléthore de généralistes et de spécialistes dans la province profonde.    

Sous la première mouture du quinquennat, Emmanuel MACRON avait déjà fait de l’inextricable problématique de la santé l’une de ses priorités. Fin du numerus clausus – un dispositif qui aura limité de façon drastique le nombre d’étudiants en médecine et aura torpillé toute la relève potentielle en la décourageant -, Ségur de la Santé avec des aides financières d’urgences pour lutter le plus efficacement possible contre les effets destructeurs de la COVID : avec le thème de l’école (autre casse-tête chinois en France), le domaine de la santé s’est donc invité parmi les items forts de campagne prélude au second mandat.   

Au-delà des premières mesures qu’il désire mettre en place d’ici le mois de juin, le chef de l’Etat a enfin osé aborder « l’hyper rigidité » dans l’application des 35 heures, provoquant peut-être une première brèche de poids dans un mode opératoire régissant le travail que seule la France a mis en place en Europe. Si cela avait été si vertueux, d’autres n’auraient pas hésité à le dupliquer !  

Entre la revalorisation des actes médicaux et offrir à la patientèle la possibilité qu’un médecin traitant suive enfin son dossier, on le voit, rien ne semble si facile et acquis pour la gouvernance dans l’amélioration de ce sujet ô combien kafkaïen.

Passer des discours protocolaires aux actes tangibles sur le terrain semble être la réaction attentiste des syndicats de la corporation et l’Ordre des médecins qui se montrent extrêmement prudents après les déclarations de la semaine du Président de la République.

Des soignants et praticiens qui oscillent entre espérance, doute et colère. A l’instar des Françaises et des Français qui attendent beaucoup mieux de leur système de santé, dans ce grand pays qui est le nôtre, surtout avec le vieillissement démographique de la population…

 

Thierry BRET

 

 

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