La santé, c’est l’affaire de tous ! C’est en substance le message fort véhiculé par la Caisse Primaire de l’Assurance Maladie (CPAM) dans un spot diffusé depuis le début de la semaine sur les ondes radiophoniques régionales. Fi de la COVID-19 et des mesures de protection à prendre pour préserver les plus vulnérables face à l’épidémie, c’est le fameux Dossier Médical Partagé (DMP) qui est au centre de cette communication hertzienne…

AUXERRE : Tout doit être expliqué ou presque en un laps de temps record. Soit une quarantaine de secondes à peine, dans un message clair et audible qui constitue l’ossature informative de ce spot radiophonique.

A son écoute, le résultat est plutôt à la hauteur des espérances du donneur d’ordre, c’est-à-dire la Caisse Primaire de l’Assurance Maladie.

L’organisme a choisi la sphère audiovisuelle (la radio) pour toucher une frange de la population qui doit reprendre les rênes de sa gestion sanitaire en main : les plus jeunes d’entre nous.

Et ce n’est pas l’infection virale du moment qui est au centre des préoccupations médiatiques de l’institution sanitaire dans cette communication mais bel et bien la découverte du DMP. Le fameux Dossier Médical Partagé qui permet si on l’adopte dans son quotidien de sauver des vies.

 

 

 

 

Un DMP qui, rappelons-le, doit être complété par le patient et son médecin, ou tout autre professionnel de santé disposant de l’autorisation donnée par la patientèle.  

Il est clair qu’au vu de la conjoncture sociétale de cette fin d’année et l’omniprésence du coronavirus parmi nous, il est vivement recommandé d’utiliser à bon escient ledit document. Un véritable vade-mecum répertoriant toutes les pathologies et interventions chirurgicales de son possesseur. De précieuses indications utiles avant de se faire soigner.

Les chiffres se rapportant à son ouverture ne cessent de progresser par ailleurs sur le département de l’Yonne. Cette campagne marketing sur les ondes devrait sans doute sensibiliser une frange plus large de la population. Cela suffira-t-il pour autant à la convaincre de se doter de ce précieux auxiliaire à l’avenir ?

 

 

Je confine, je déconfine, je reconfine…et ce, jusqu’à l’infini ? Cette comptine obsédante propre à la crise sanitaire accompagne notre quotidien depuis plusieurs mois en France. Sans que pour autant, nous en voyons le bout !

Nos concitoyens appellent néanmoins de leurs vœux les plus sincères un allègement des mesures de protection dès que possible pour se projeter vers l’avant ou plutôt vers l’avent, symbole des festivités de Noël.

Pourtant, les scientifiques sont formels. Aucune alternative autre qu’un vaccin contre la COVID-19 ne permettra d’y mettre un terme et de résoudre définitivement la problématique qui nous préoccupe puisqu’il n’existe aucun protocole thérapeutique efficace à l’heure actuelle.

 

Une aberration dans le pays de PASTEUR ?

 

C’est donc dans une course folle contre la montre et sans précédent que se sont engagés bon nombre de laboratoires de la planète. Multipliant les effets d’annonce à grand renfort d’espérance et de désillusions, ces poids lourds de l’industrie pharmaceutique sont entrés dans une compétition effrénée pour être les premiers à produire ce fameux antidote qui sauverait le monde et ses habitants.

Et surtout de le commercialiser au plus vite car la manne financière dégagée par la vente de ces produits quasi miraculeux n’en serait que plus appréciable et juteuse pour ses auteurs. Qu’ils soient américains, chinois, indiens, russes ou européens.

Oui mais voilà, alors que la plupart des pays du Vieux continent peaufinent depuis plusieurs semaines un plan de vaccination massive destiné à leur population, la France pourrait réagir à contre-pied de cette tendance naturelle, du fait de la réaction hostile d’une large majorité de ses habitants.

Un sondage réalisé le 18 novembre pour les besoins de BFM TV par l’institut ELABE livre une photographie très précise de la situation qui n’est guère surprenante au vu de l’état d’esprit de nos compatriotes.   

Quatre Français sur dix seulement consentiraient à se faire vacciner contre la COVID-19 à l’heure actuelle ! Un chiffre qui laisse pantois dans le pays de Louis PASTEUR, le père de la vaccination antirabique en 1885.

Le Dolois avait d’ailleurs inventé pour la circonstance après cette géniale trouvaille pour lutter contre la rage le terme « vaccin ». C’est-à-dire le principe d’inoculer dans l’organisme des virus affaiblis ayant le caractère de ne jamais tuer, de donner une maladie bénigne qui combattue par nos anticorps préserve de la maladie mortelle.

 

La défiance grandissante des Français contre les vaccins…

 

Il est donc bien proscrit le temps où les Français faisaient vacciner leur progéniture à tout va dès leur prime jeunesse avec l’injection du BCG sans y trouver à redire. Désormais sur leurs gardes, nos compatriotes se méfient des piqûres avec beaucoup de suspicions.

Notamment la gent féminine qui pour 54 % d’entre elles ne suivraient pas les yeux fermés la future campagne de vaccination anti-coronavirus si elle était déjà programmée dans l’agenda sanitaire du pays.

Ce sont par ailleurs les plus âgés de nos concitoyens qui opteraient volontiers pour recevoir la dose de ce produit dans le sang. Les tranches d’âge inférieures y seraient davantage opposées, pour ne pas dire totalement réfractaires.

Plusieurs explications viennent corroborer ces prises de décision. La première, qui en est la plus évidente, est le manque de discernement sur lesdits vaccins, quels que soient leurs origines géographiques.

Depuis plusieurs jours, les médias s’attardent avec intérêt sur la fiabilité de ces médecines qui pour certaines d’entre elles apparaissent plus qu’aléatoires et superficielles.

C’est par le biais de la surenchère en termes de taux d’efficacité que les laboratoires tentent d’imposer leurs produits aux consommateurs.

94 % de réussite pour PFIZER, 96 % pour la solution médicamenteuse fabriquée en Russie, annonce faite dès le lendemain !

Du côté de la Chine, c’est le silence radio absolu sur ledit taux alors que plus d’un million de chinois ont déjà reçu la dose de ce vaccin supposé salvateur dans le corps. Sans que l’on en sache plus sur sa réelle efficience.

 

Imposer la vaccination ? 60 % des Français n’en veulent pas…

 

La France, avec SANOFI, a choisi une toute autre stratégie. Celle de la prudence (le principe de précaution cher à nos législateurs !) et du temps qui travaille pour soi puisque le vaccin élaboré par la société ne devrait être commercialisé qu’au début de l’été 2021. Une fois, toutes les garanties sanitaires obtenues…

La connaissance des effets secondaires indésirables est l’autre volet majeur de cette méfiance grandissante de nos concitoyens qui ne veulent pas se jeter comme des agneaux de lait dans la gueule du loup sans en vérifier toutes les subtilités au préalable.

On peut citer également parmi les autres motifs de cette suspicion constante : la défiance envers les laboratoires et les milieux de l’industrie pharmaceutique, la stratégie de vaccination (émergence de nombreuses structures associatives anti-vaccins) et l’absence de peur d’attraper la maladie.

Reste la volonté du gouvernement d’imposer ou non cette vaccination à l’ensemble des Français parmi les mesures de protection sanitaire obligatoires.

Sachant qu’aujourd’hui, 60 % de ces derniers y sont farouchement opposés. Ce serait sans doute prendre un sérieux risque électoral à moins de deux ans des échéances présidentielles. Une décision qui ne permettrait pas de piqûre de rappel pour la gouvernance actuelle !

 

Thierry BRET

 

Vingt-six militaires d’un régiment de l’armée de terre basé en Alsace, aguerris aux opérations sécuritaires dans l’Hexagone et les DOM-TOM, viennent de prendre leur quartier dans la capitale de l’Yonne. Leur mission s’inscrit dans le cadre de l’opération Sentinelle dont le curseur a été revu à la hausse avec le renforcement du plan Vigipirate juste avant les fêtes de fin d’année…

AUXERRE: Lieux de culte, établissements scolaires ou marchés : à l’instar des bâtiments publics, ces endroits considérés comme névralgiques sont depuis soixante-douze heures surveillés étroitement par les militaires de la force Sentinelle, déployée dans l’Yonne.

Un contingent composé d’une trentaine de soldats, issus de l’armée de terre, est arrivé jeudi dernier en provenance d’Alsace pour une période de deux mois minimale.

Le temps que pourrait durer leur mission sur notre territoire dans le cadre du renforcement du plan Vigipirate porté à son paroxysme après la série d’attentats qui a endeuillé la France à Conflans-Sainte-Honorine et à Nice.

On a tous en mémoire ce qui est advenu du malheureux professeur d’histoire/géographie Samuel PATY, lâchement assassiné en pleine rue par un tueur isolé.

 

 

 

Quant à la disparition tragique de trois fidèles dans la basilique Notre-Dame de la métropole azuréenne, elle a provoqué la stupeur et la consternation parmi les catholiques de France. Mais, pas seulement. Puisque aujourd’hui, toutes les croyants quel que soit leur religion se disent très affectés par la répétition successive de ces actes barbares.

Face à la recrudescence de ces évènements dramatiques, l’Etat a décidé de renforcer le nombre de militaires venant grossir les rangs de l’opération Sentinelle. De trois milles hommes, le contingent s’élève désormais à sept mille soldats. Surtout à l’approche des fêtes de fin d’année.

 

 

 

Une mission de surveillance programmée au minimum pour deux mois…

 

Dans le département de l’Yonne, ces vingt-six hommes de troupe sont déjà à pied d’œuvre. Ils vont multiplier les patrouilles dans les rues du cœur de ville à Auxerre et à Sens. Mais, il n’est pas exclu qu’ils fassent leur apparition dans d’autres agglomérations que compte notre territoire, y compris en zone rurale.

Cette force de prévention et de dissuasion sera bien visible des Icaunais. Prête à intervenir si le danger venait à menacer la sécurité d’un site ou l’intégrité physique des habitants.

 

 

 

Nonobstant, le préfet de l’Yonne Henri PREVOST, accompagné de l’édile d’Auxerre et président de l’Agglo de l’Auxerrois Crescent MARAULT lors d’une visite de bienvenue aux militaires après leur installation à Auxerre, a tenu à rassurer nos concitoyens. L’Yonne n’a enregistré aucune menace particulière à ce jour. Toutefois, et sans sombrer dans une psychose irrémédiable, nul ne peut prévoir où frapperont les terroristes à l’avenir.

C’est dans cet état d’esprit celui de la prévention et la sécurisation optimales qu’a été déployée cette présence rassurante dans les deux principales villes du département.    

La force Sentinelle devrait accomplir ses missions de surveillance au moins pour les deux mois à venir. Avant peut-être une éventuelle prolongation ?

Thierry BRET

 

 

 

Existait-il un autre choix que celui d’allonger la dette sur une période plus longue tout en assumant ce cap de la dégradation ? La capacité de désendettement de la Bourgogne-Franche-Comté, bien inférieure à celles de bon nombre de contrées de l’Hexagone, se situait à deux années et demie. Avec les nouvelles mesures prises par l’exécutif dans le cadre du plan de relance économique, soit 400 millions d’euros de plus destinés aux investissements, elle devrait s’étaler sur les neuf prochaines années. Un delta maximal qu’il conviendra de respecter sans aller au-delà pour ne pas tout mettre en péril…

DIJON (Côte d’Or: « J’ai choisi de frapper un grand coup parce que tous les efforts réalisés jusque-là dans les exercices budgétaires précédents nous le permettent… ». La présidente de la Région Bourgogne-Franche-Comté Marie-Guite DUFAY est montée au créneau avec détermination ce vendredi en fin de matinée afin de clarifier sa stratégie avant l’assemblée plénière de ce lundi 16 novembre. Une séance où seront débattues les orientations budgétaires de l’institution régionale pour l’exercice 2021.

Face à la presse mais à distance grâce au principe de la visioconférence, l’élue qui a été contrainte de décaler le rendez-vous prévu initialement le vendredi 13 novembre a détaillé les grandes lignes directrices d’un projet budgétaire, très impacté par la crise sanitaire actuelle.

Si de facto, les débats seront prioritairement concentrés sur les dépenses, la présidente n’en omettra pour autant pas les recettes. Le nerf de la guerre, à ses yeux. Sans qu’il n’y ait de solutions miracle. Car, dans le domaine, il n’existe aucune certitude.

Tout se fera en fonction de la capacité de reprise de l’économie et des…aides fournies par l’Etat. Un état qui s’est porté par ailleurs garant de subvenir aux besoins des collectivités régionales qui en éprouveraient le besoin. La Région aura recours à cette manne quasi providentielle mais indispensable car les nouvelles orientations budgétaires qui seront décidées lors de la prochaine réunion de la commission permanente le 20 novembre s’établissent à 400 millions d’euros de financement supplémentaires. Une enveloppe destinée à l’investissement.

 

Un numéro d’équilibriste qui est très complexe...

 

D’un côté, il faut entretenir l’espoir auprès des commerçants mais aussi des cafetiers et hôtels/restaurants qui ont perdu gros dans l’affaire en les soutenant de la meilleure façon possible (une aide de 7,3 millions d’euros) tout en sachant de l’autre côté que les recettes imputables à la fiscalité (TVA, taxes sur le carburant, rentrées d’argent inhérentes au trafic des TER) seront moindres.

Un véritable numéro d’équilibriste qui nécessite une cohésion dans le pilotage de ce dossier. Rien que la perte des recettes sur les TER a été provisionnée à vingt millions d’euros à titre d’exemple en espérant que l’Etat compense le manque à gagner…

A contrario, dans ce combat qu’elle mène pour favoriser le plan de relance économique avec le soutien des EPCI via la signature d’un pacte, Marie-Guite DUFAY souhaite que la Région soit présente en investissement et en fonctionnement dans son intervention budgétaire.

 

 

Via une équation qui est la suivante : six euros prélevés par habitant dont quatre se destinent à l’investissement, un par le biais de la Région vers le fonctionnement et le reliquat qui émane des intercommunalités.

Toutefois, face aux nouvelles difficultés imputables à la seconde période de confinement, la représentante du pouvoir régional va autoriser les EPCI à intervenir sur les paiements de loyer. Avec quelques bémols, notamment pour les intercommunalités de moins de 15 000 habitants qui seront dispensées de la parité requise.

In fine, c’est une somme de 5,6 millions d’euros qui couvrira les frais de fonctionnement des professionnels qui devra être validée.

 

Pas de coupes sombres ni de hausse de la fiscalité…

 

Quant à réaliser des coupes sombres en réduisant drastiquement les budgets de fonctionnement de certains postes clés, il n’en est pas question. Ainsi, la formation des demandeurs d’emploi ne sera pas pénalisée par une quelconque décision arbitraire.

Ni même le monde de l’éducation nationale via les lycées dont la Région a les compétences en matière de gestion. Alors que la Bourgogne Franche-Comté peut s’enorgueillir de posséder au plan national le plus grand nombre d’établissements répartis sur ses huit départements. Il en va de même pour des secteurs, moins prioritaires certes mais tout aussi importants comme la culture, le sport ou l’enseignement supérieur.

De là à augmenter la fiscalité afin de contenir ces importantes dépenses, il n’y aurait qu’un pas. Que Marie-Guite DUFAY balaie d’un revers de la main définitif : « Il n’en est pas question, et je m’y engage… ».

Enfin, un geste hautement symbolique sera envisagé à destination des soignants. Et  plus spécifiquement des infirmières et des infirmiers de première et deuxième année qui ont contribué à renforcer les équipes sanitaires dans les centres hospitaliers du territoire depuis le printemps. Un subside de deux millions d’euros sera ainsi versé auprès des IFSI (Institut de Formation en Soins Infirmiers) qui devront s’assurer de séances de rattrapage au niveau des formations sans qu’il y ait de préjudices pour les apprenants…

Quant à la préservation de l’emploi, elle reste une grande priorité, notamment auprès des personnes en instance d’insertion dans la vie active. Quatre mille places supplémentaires vont être intégrées à ce projet qui sera supporté avec une manne financière accordée par l’Etat.

Thierry BRET

 

En guise d’étrennes de Noël de la part du chef du gouvernement, il faudra repasser ! La conférence de presse du Premier ministre, jeudi dernier, aura sapé un peu plus le moral des Français. Et sans doute davantage, celui de ces malheureux indépendants de la petite distribution non-alimentaire. Désormais, ils n’ont plus que leurs yeux pour pleurer. Si tant est qu’ils aient encore des larmes…

Préparez vos mouchoirs, mesdames et messieurs les petits commerçants, vous allez en avoir grandement besoin au vu des sinistres perspectives qui se présentent devant vous !

Peuvent-ils encore croire au miracle, ces sacrifiés de la cause sanitaire, à quelques semaines de la période la plus prolifique à l’explosion de leurs chiffres d’affaires ? Sincèrement, on ne peut qu’en douter…

Rien n’y fait. Ni les vitupérations légitimes de l’ensemble des castes économiques, depuis les organes consulaires, Chambres de Commerce et d’Industrie et Chambres de Métiers et de l’Artisanat jusqu’aux véhémentes protestations des syndicats patronaux (MEDEF, U2P, CPME…) qui s’indignent de cette attitude jusqu’au-boutiste de la gouvernance. Une position stricte qui va expédier des milliers de professionnels vers les abîmes inéluctables du dépôt de bilan et de la faillite.

Tous multiplient aujourd’hui, et à l’unisson, les demandes d’allègement de ces mesures coercitives ; elles qui ne visent que les seuls professionnels de ce commerce dit de proximité et non-essentiel de surcroît.

Quant à la mobilisation des élus locaux qui plaident en faveur de la réouverture de leur pôle d’attractivité, ses effets se réduisent à peau de chagrin, hormis quelques coups médiatiques sporadiques sur les chaînes audiovisuelles en boucle.

 

Un indice « R » en deçà de la référence mais pas de réouverture…

 

Alors que beaucoup espéraient un geste de souplesse, même relatif, du chef du gouvernement lors de sa prise de parole, ce fut une nouvelle fois que désillusion et douche froide au terme de ce discours monocorde, voire trop pédagogique.

Le confinement rempile pour une deuxième quinzaine consécutive sans la moindre modification au programme initial. Malgré le léger frémissement observé au niveau de la propagation virale et un indice « R » équivalent au nombre de reproduction du virus, inférieur à la jauge de référence 1, soit à 0,81 à date...  

Pourtant sensibilisé à la grogne profonde qui secoue tel un cocotier soumis à l’assaut de folles bourrasques tempétueuses toute une frange de la vie entrepreneuriale de l’Hexagone, Jean CASTEX n’aura ni fléchi ni inversé d’un iota sa feuille de route stratégique. Son cap est tracé tel un skipper embarqué à bord d’un catamaran en partance pour le Vendée Globe !

Rien ni personne ne le fera changer d’avis. Pour celles et ceux qui sont impactés au quotidien par ces mesures discriminatoires eu égard à la concurrence menée avec aisance par le commerce en ligne et la grande distribution, il leur est demandé de poursuivre vaille que vaille les sempiternels efforts.

Se serrer la ceinture (attention, il n’y a bientôt plus de crans supplémentaires à ajouter sur la boucle !), attendre que reviennent des jours meilleurs (l’hypothèse de vaccins au premier trimestre 2021 pourrait presque redonner le sourire) et pratiquer avec pugnacité la solution miraculeuse du fameux « click & collect » (encore un anglicisme ridicule dont on se serait volontiers passé) sont les cadeaux du gouvernement dans la hotte du Père Noël !

 

Des aides financières à rembourser aux charges habituelles…

 

Certes, il y a les aides financières de l’Etat. Assorties à celles d’autres collectivités territoriales (Région, EPCI….), elles ont le mérite d’exister et d’apporter une réelle bouffée d’oxygène à tous ces professionnels coincés aux entournures. Du moins pour un court laps de temps.

Toutefois, le remède ressemble plus à une perfusion distillée au goutte à goutte avec ses futures contraintes de remboursement qui se cumuleront aux charges habituelles et aux loyers à payer qu’à la solution miraculeuse dont chacun aurait aimé entendre jeudi dernier dans les propos du Premier ministre.

A savoir l’opportunité de rouvrir son commerce et d’y travailler en toute liberté (cela n’a pas de prix quand on est un professionnel respectueux d’une éthique déontologique). Et de pouvoir exercer son savoir-faire, tout en recevant sa clientèle dans les règles de l’art sanitaire en vigueur à l’heure actuelle.

Mais, de cela, il n’en est rien. La situation évoluera peut-être au 01er décembre ou un peu plus tard aux dires du Premier ministre selon l’évolution de l’épidémie. Il sera sans doute contraint d’infléchir quelque peu sa position rigoureuse avant les fêtes de Noël. S’il ne veut pas endosser jusqu’au terme de son mandat ministériel la vêture sombre et sinistre du Père Fouettard…

Thierry BRET

 

Page 1 sur 69

Articles

Bannière droite accueil