Au jeu des sept familles, demandons deux composantes de chez HENNARD ! Il flotte alors immédiatement dans l'air d'agréables fumets de fricandeau et autres salmis ! On demande alors le père, François, émérite professeur de cuisine au lycée des métiers Vauban à Auxerre. Puis, Paul, le fiston, au prénom prédestiné, qui officie en qualité de cuisinier à la maison BOCUSE de Collonges-au-Mont d'Or, l'un des temples bien vivants de la gastronomie française.

 

AUXERRE : Chacun de leur côté, dans un lycée hôtelier parisien, père et fils ont concouru cette semaine ! Le premier, François, dans le cadre de la demie finale du MOF (Meilleur ouvrier de France) culinaire (ndlr : article diffusé cette semaine dans nos colonnes). La dernière marche avant la finale. Le résultat sera connu d’ici quelques jours.

Puis, le fiston, Paul, qui après avoir remporté la finale départementale, puis régionale, s'est donc retrouvé en finale du concours délicat de MAF (Meilleur apprenti de France). Une finale à quinze, comme le nombre de nos régions hexagonales, désormais.

 

 

 

Les sujets y étaient les suivants : un plat à base de truite de rivière à travailler, accompagnée d'une farce végétale et de trois garnitures imposées : lentilles, champignon  et courge « butternut », comme pour son paternel, décidément !  Paul fit notamment une salade de lentilles, échalote et crème de moutarde, le tout farci dans une mini betterave !

Pour le dessert : ce fut tapioca, aromate et fruits de saison. Notre jeune cuisinier a préparé son tapioca comme un onctueux riz au lait - hum ! -, additionné d'un confit de mirabelles de Lorraine (les meilleures, reconnaissables à leur rouge pigmentation), poires pochées, surmontées de blanc d'œuf à la neige, et d'une tuile caramel pour parachever le tout.

 

 

Avec quatre autres candidats, Paul a eu l'honneur et le bonheur d'être, ce vendredi, titré MAF. Bravo jeune homme !

Il faut dire que, bon sang ne saurait mentir ! Et quelle joie,  réelle aussi, qui a été partagée dans le temple de la Gastronomie française à la rougeoyante façade puisque depuis 22 ans, aucun apprenti n'y avait décroché pareil titre, souvent déclencheur d'un bel avenir professionnel.

Posons nos cartes et levons nos verres de Bourgogne à la santé de père et fils, qui ont bien mérité de la cuisine française, en cette semaine chargée d'émotion gastronomique !

 

Gauthier PAJONA

 

 

 

 

Le ministère de l’Intérieur roulerait-il à contre-sens ? C’est la question que se pose sans ambages les représentants du SNICA-FO, le Syndicat national des inspecteurs et délégués du permis de conduire et de la sécurité routière. Une interrogation, ayant pour conséquence de générer un mouvement de grève ce lundi 03 octobre dans l’Hexagone parmi la corporation…

 

AUXERRE : Le Syndicat national des inspecteurs et délégués du permis de conduire et de la sécurité routière appelle les professionnels de ce secteur d’activité à mettre la clé sous le paillasson ce lundi. Et à cesser le travail !

Une journée du 03 octobre qui sera donc porte close pour les prétendants au permis de conduire, un acte revendicatif pour défendre un service public des examens de qualité en France.

La direction régionale du SNICA-FO de Bourgogne Franche-Comté s’insurge elle aussi contre le tout nouveau projet de réflexion du ministère de l’Intérieur sur la mise en place d’un permis probatoire s’inspirant du permis belge, un projet qui permettrait aux écoles de conduite de délivrer une attestation autorisant temporairement à conduire, dans l’attente d’un examen ultérieur réalisé par un inspecteur officiel.

Or, le contexte économique vécu par le secteur est déjà extrêmement préoccupant selon le SNICA-FO. En effet, depuis 2016, de nombreuses missions des inspecteurs et délégués du permis de conduire, fonctionnaires d’Etat, ont été privatisées, voire externalisées, notamment celle de l’examen du code de la route. Rappelons que le permis AM, celui se rapportant aux scooters et aux cyclomoteurs, a par ailleurs été directement confié aux auto-écoles.

 

 

 

Un ministère de l’Intérieur à contre-courant de la réalité sur le terrain…

 

« Cela a engendré des fraudes massives et graves, précise le SNICA-FO, notamment avec des salles d’examen non-surveillée, une absence de vérification d’identité, la vente de résultats favorables, l’usurpation d’identité, voire la délivrance d’attestations de complaisance… ».

Bref, rien ne va plus dans le petit monde du permis de conduire où les observateurs ont constaté un effondrement du taux de réussite à l’examen du code de la route, et une méconnaissance préoccupante des règles élémentaires de circulation chez les apprentis conducteurs.

Résultat des courses : le permis de conduire coûte plus cher aux usagers car ils se voient désormais contraints de passer plusieurs fois un examen théorique payant et de prendre davantage de leçons pratiques en auto-école pour acquérir enfin les règles rudimentaires de circulation.

Bref, c’est l’incompréhension totale pour le syndicat national des inspecteurs et délégués du permis de conduire et de la sécurité routière qui pointe du doigt les errements du ministère de l’Intérieur, qui a  fait le choix « d’amplifier la fraude » en France.

 

Thierry BRET

 

 

 

« Prendre le temps de vivre… ». Serait-ce le nouveau credo que souhaite partager avec celles et ceux qui veulent bien l’entendre le président du conseil départemental de l’Yonne, Patrick GENDRAUD ? En tout cas, le responsable de l’exécutif icaunais y a fait allusion lors de sa prise de parole inaugurale au Salon des Seniors, cinquième édition, qui ouvrait ses portes au parc des expositions d’Auxerre, vendredi en milieu de matinée…

 

AUXERRE: Il y avait l’éloge de la paresse. Il y a aussi celle du rythme tranquille qui doit gouverner notre existence ! Et sur ce chapitre, le président du Conseil départemental de l’Yonne, Patrick GENDRAUD, souhaite en faire la promotion à qui veut l’entendre en cette période de grande agitation, proche parfois de la frénésie qui nous entoure. Une philosophie qui est chevillée au corps de l’élu de l’Yonne qui, pourtant, possède un agenda des plus serrés au niveau du timing du fait de ses nombreuses responsabilités.

Prendre le temps de vivre, la belle affaire, en somme, lorsque s’ouvre officiellement le cinquième rendez-vous consacré à la découverte des loisirs et des offres touristiques soucieuses de capter l’intérêt des seniors.

Mais pas que, puisque ce salon, concocté par le Département de l’Yonne et Centre France Parc Expo, soutenu par la Conférence des Financeurs de la prévention de la perte de l’autonomie, explore bien d’autres domaines thématiques qui parlent à cette population des « cheveux d’argent », à l’instar de la santé, de la prévention, du numérique, des services à la personne, de la culture, etc.

Alors, la notion du temps qui s’écoule de manière si paisible, c’est aussi une réalité qui engendrera le témoignage sincère du parrain de la manifestation, le journaliste Gérard HOLTZ, svelte et en pleine forme physique digne de l’Olympe qui profitera de sa présence sur la scène d’AUXERREXPO pour y évoquer à sa manière sa façon de penser : « un proverbe africain dit que tous les Européens ont une montre, mais ils n’ont jamais le temps de la regarder ! ».

 

 

Des remerciements envers les aidants des personnes âgées…

 

Rires et applaudissements nourris pour une boutade qui en disait long sur l’état d’esprit conviviale de la cérémonie d’ouverture où le temps semblait suspendu.

Patrick GENDRAUD en profita aussi pour saluer le travail de celles et ceux qui jouent un rôle prépondérant auprès des seniors – notamment les personnes malades ou atteintes d’un handicap -, c’est-à-dire les aidants.

« Ce que vous faites, ce don de vos personnes, tout le monde ne saurait le faire ! J’y vois la marque d’un profond humanisme. La marque de ce lien intergénérationnel qui n’est autre que la solidarité. Vous êtes des exemples… ».

L’intergénérationnel, thème central de cette cinquième édition, permettant à toutes les strates de notre société de se retrouver en soutien à ces personnes âgées qui le méritent tant. Une petite musique qui fut largement commentée par Yann de KERGUENEC, délégué départemental de l’Agence Régionale de Santé de Bourgogne Franche-Comté.

« Le Salon des Seniors est devenu en l’espace de quelques années un évènement majeur de notre territoire, expliqua-t-il, avec ses milliers de visiteurs et sa centaine d’exposants. Un beau projet pour bien vivre sa retraite et mieux l’anticiper… ».

S’exprimant au titre de la Conférence des Financeurs de la prévention de la perte d’autonomie qui apporte sa contribution participative à ce salon, Yann de KERGUENEC rappela que cet organisme apportait aussi son tribu à un programme de financement de l’habitat inclusif.

Saluant la gaité de la manifestation, l’orateur insistera également sur la culture de prévention émanant de ce rendez-vous vecteur de « bonne santé » sociale, physique et mentale. Quant à l’intergénérationnel, elle représente à ses yeux une belle évolution de la société alors que l’on parlait de « fossé » générationnelle autrefois.

Un thème porteur que beaucoup des visiteurs – on en attend près de quatre mille sur l’ensemble de ces deux journées – auront pu constater de visu en se promenant dans les travées de l’infrastructure auxerroise…

 

Thierry BRET

 

 

Afin de valoriser les métiers manuels, après la Première Guerre mondiale, il fut décidé la création du titre prestigieux de Meilleur Ouvrier de France (MOF). Ce titre a subi, au travers des années, d'inévitables évolutions avec l’apparition de nouveaux métiers, les changements de type d'épreuves…

 

AUXERRE : Mercredi dernier, deux cuisiniers icaunais, Alexandre BONDOUX, de « La Côte Saint-Jacques » de Joigny et François HENNARD, professeur de cuisine au lycée des métiers Vauban à Auxerre, ayant réussi à franchir les premières barrières éliminatoires, ont été chacun confrontés à cette demi-finale du MOF cuisine, accueillie à Auxerre.

L'Aile ou la Cuisse est en mode concours. Alors, aujourd’hui, l'on s'attable, certes, mais de façon un brin différente !

Découvrons l'intitulé des plats, avec des produits souvent peu usités dans le monde culinaire. Ainsi le « skyr », mentionné dans l'entrée froide, est un fromage d'origine scandinave. Comme si en France, nous ne disposions pas suffisamment de variétés fromagères, mais passons.....!

 

 

Le lait d'avoine est mentionné. Quézaco ont dû se demander candidats et candidates ! Quant aux croquis de  dressage des plats, ils leur sont aussi imposés. Point de place pour la fantaisie ici-bas, durant les quatre heures d'épreuves !

La vedette de ces quatre assiettes envoyées doit être le goût, c'est ce dernier que traquent le jour « J » les jurys de dégustation.

 

 

 

 

Attention : la moindre erreur de proportion peut s’avérer fatale…

 

Une réelle technicité est ici nécessaire pour réussir pareil montage. Comme dans le plat d'entrée et ces délicats œufs pochés « chaufroités » au lait d'avoine (!), posés sur quatre disques de gaspacho de concombre. Croquis et clichés indiquent ici le sens de l'épreuve. Et comme de bien entendu, le jour « J » à l'heure H, personne n'est à l'abri d'une panne de four au centre d'examen, d'un bris de vaisselle ou autres…Voici quelques années lors de l'épreuve finale, un excellent cuisinier parisien confondit, stress aidant, sel et sucre !

Dans un autre domaine, le plat (double côte de porc noir de Bigorre ou autre de qualité similaire, mariné aux épices thaï) est tout aussi délicat à réaliser, entre la marinade, la petite betterave farcie, le jus de porc, les gnocchis de « butternut ».Et tout irrespect des consignes entraîne l'élimination immédiate du candidat. Et retour donc à la case départ, quatre ans après !

D'ici quelques jours, sur les 180 demi-finalistes initiaux, seuls devraient demeurer une trentaine de finalistes. Espérons que nos icaunais en soient ! Car n'est pas MOF qui veut et ce prestigieux col tricolore se mérite.

 

Gauthier PAJONA

 

 

 

 

 

A l’occasion de la Journée mondiale du Cœur – ce jeudi 29 septembre -, la Caisse Primaire d’Assurance Maladie (CPAM) de l’Yonne se rappelle à notre bon souvenir en lançant une campagne de sensibilisation en faveur d’un diagnostic précoce de l’insuffisance cardiaque. Essoufflements, prise de poids rapide, extrême fatigue ou œdèmes constituent autant de signaux d’alerte que nul ne doit ignorer. Surtout quand on a passé le cap des soixante printemps…

 

AUXERRE: La date n’est pas nécessairement connue de tous. Le 29 septembre, une journée qui correspond à celle du cœur et à sa prévention. Largement relayée, au plan national, sur les antennes de télévision, les ondes des radios et les colonnes de la presse écrite, la campagne de sensibilisation grand public voulue par la Caisse nationale d’Assurance Maladie (CNAM) ne pouvait immanquablement ne pas être déployée au plus près du terrain local. Via les Caisses primaires d’Assurance Maladie.

A l’instar des autres établissements répartis aux quatre coins de l’Hexagone, la CPAM de l’Yonne s’est penchée également sur la thématique, en jouant elle aussi la carte de la visibilité et de l’information.

En appui de la campagne de sensibilisation nationale – elle a été baptisée « Insuffisance cardiaque : et si votre cœur essayait de vous dire quelque chose ? » -, la CPAM de l’Yonne s’est donc intéressée elle aussi à cette pathologie chronique lourde qui affecte chaque année 1,5 million de personnes en France, une maladie qui devrait nettement progresser de plus de 25 % tous les quatre ans !

 

 

Seuls 19 % des seniors connaissent l’un des quatre signes d’alerte…

 

Les facteurs de stress, observés dans un quotidien de plus en plus anxiogène, expliquant en partie cet état de fait. Ce qui est inquiétant alors que la qualité de vie se détériore pour le plus grand nombre de nos concitoyens à l’heure actuelle.

Pour autant, les observateurs estiment – c’est comparable au diabète – que le nombre de personnes concernées par cette pathologie est proprement sous-estimé. Les malades tardent en effet à être diagnostiqués.

Tabagisme, sédentarité, alimentation trop riche, habitudes de vie délétères constituent autant de faisceaux d’incidences possibles au niveau des cibles potentielles de patients. Des personnes âgées de plus de soixante ans, en majorité, mais pas seulement.

Une récente étude publiée par BVA, menée en juin 2022 pour l’Assurance Maladie, mettait en exergue que bon nombre de seniors en connaissaient les signes d’alerte caractéristiques, à savoir l’essoufflement inhabituel, la prise de poids rapide, les œdèmes des pieds et des chevilles, et une fatigue excessive.

Les quatre signes s’additionnant : il est vivement recommandé de consulter son médecin traitant dans les meilleurs délais.

 

 

A l’occasion de cette journée, les médecins et les personnels paramédicaux sont également renseignés par la CPAM via les canaux d’informations classiques qui leur sont réservés, notamment le site AMELI ou des newsletters.

En parallèle, l’établissement sanitaire départemental a développé avec ses partenaires un parcours de soin spécifique afin d’optimiser la prise en charge des patients touchés par cette pathologie.

Cette campagne ne sera pas la seule de la saison à voir le jour. Il est prévu une suite, dès 2023, où les bons réflexes à adopter en cas d’insuffisance cardiaque seront expliqués.

 

  

Où se situe la Bourgogne Franche-Comté du côté des chiffres ?

 

Selon les études publiées par la CNAM, près de 41 000 personnes, résidentes sur notre contrée, ont été taxées d’insuffisance cardiaque en 2020, soit 1,5 % de la population totale de la Bourgogne Franche-Comté. Sachant que la prévalence de l’insuffisance cardiaque est légèrement plus basse, soit de 1,3 %. Si cette même prévalence augmente significativement avec l’âge, elle se situe dans tous les cas (40 ans et plus, 60 ans et plus, 75 ans et plus) bien supérieure en Bourgogne Franche-Comté qu’en France, avec respectivement + 2,6 % (40 ans), 4,5 % (60 ans) et 8,8 % (75 ans). On dénombrait plus de 6 000 personnes qui, pour le seul territoire de l’Yonne, sont classifiées dans la catégorie des personnes insuffisantes cardiaques en 2020.

Autres données intéressantes : l’âge médian de la personne insuffisante cardiaque s’élève à 82 ans (il existe peu d’écart d’un département à l’autre en Bourgogne Franche-Comté) et 6,2 % résident en EHPAD sur l’ensemble du territoire régional avec une envolée à 7,5 % pour l’Yonne, département qui enregistre le taux d’occupation en EHPAD le plus élevé.

Quant aux hospitalisations de ces patients, elles concernaient près de 15 % d’entre eux au moins une fois sur les deux dernières années avec un taux de ré-hospitalisation particulièrement important dans l’Yonne où près d’un tiers des patients hospitalisés le sont pour une rechute pathologique imputable à l’insuffisance cardiaque à six mois.

Enfin, les écarts de taux de mortalité de patients insuffisants sont importants au sein de la région : il est de 44 % dans la Nièvre, de 37 % dans le Doubs et en Côte d’Or ; l’Yonne se situant dans la moyenne.

Un mot, également sur les thérapeutes. En 2022, la Bourgogne Franche-Comté accueille 211 cardiologues en exercice en tant que libéral ou salarié d’un établissement. Un peu plus de 70 % d’entre eux exercent en ville à temps plein ou à temps partiel. Quant à la densité de la profession, elle est en deçà de la densité nationale qui est de 7,6 pour 100 000 habitants pour la région et 10,9 pour la France. L’Yonne fait malheureusement partie des territoires où la densité de praticiens cardiologues est inférieure à la moyenne nationale, avec 7,4. Il serait grand temps de remédier à cela et d’inverser enfin cette tendance démographique des cardiologues qui ne nous est pas favorable…

 

Thierry BRET

 

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