Le dossier est kafkaïen à souhait. Aussi complexe à résoudre que de trouver une minuscule aiguille acérée dans une botte de foin en période de moisson un soir d’été ! Pourtant, il faudra le solutionner tôt ou tard. Ne serait-ce que pour être, enfin, conforme avec la législation ! Depuis près de vingt ans, l’aire de grand passage destiné à accueillir les gens du voyage sur l’Auxerrois se fait attendre. Au grand dam des habitants qui en subissent parfois les préjudices. Mais, aussi du vice-président de l’Agglomération en charge de cet épineux sujet, Dominique CHAMBENOIT…

 

CHEVANNES : Voilà un thème de l’actualité qui connaît son flux de récurrences selon les saisons de l’année. Notamment à l’approche des fêtes religieuses qui ponctuent notre calendrier, de la période estivale et de l’époque des récoltes. Un sujet dont se plaignent de plus en plus de nombreux habitants de la capitale de l’Yonne qui en vivent les désagréments. Nuisances sonores à l’appui. Mais, pas que. Certains de ces riverains en ces malheureuses circonstances pointent du doigt l’insécurité. L’insalubrité, aussi.

Bref, faire cohabiter de manière inappropriée sur un même périmètre les caravanes des gens du voyage et les résidents sédentaires, durablement installés dans leurs propriétés, n’est pas chose facile en termes de voisinage et de qualité de vie. D’autant que les choses se reproduisent assez fréquemment au cours d’une année civile. Malgré leur bonne volonté, les Auxerrois ne veulent plus de cela. Le vice-président de l’Agglomération qui a pris à cœur la gestion de cet ubuesque dossier depuis qu’il a été élu, non plus !

 

Prendre le pouls des gens du voyage de manière régulière…

 

Il ne se passe pas une journée sans que Dominique CHAMBENOIT, puisque c’est de lui dont il s’agit, ne se rende sur le théâtre des opérations dispatché parfois à plusieurs endroits de la ville pour y rencontrer les représentants des gens du voyage afin d’améliorer leur qualité d’accueil sur notre territoire. Un parcours du combattant qui se transforme certaines fois en chemin de croix !

A l’écoute, affable, prenant très au sérieux sa mission quasi régalienne à ses yeux qui lui a été confiée en acceptant ce mandat, le maire de Chevannes, toujours accompagné du fidèle Lahcen EZHANI, responsable de la gestion de l’aire de moyen passage de Toucy, aime prendre le pouls de ces gens du voyage, aux origines diverses et aux familles éclectiques.  

 

 

Des interlocuteurs à l’écoute des doléances des riverains excédés…

 

L’édile a su en faire de même, la semaine dernière, en recevant dans les locaux de sa mairie une petite délégation de résidents auxerrois, excédés par cette promiscuité dont ils ne veulent plus subir les effets réguliers. Pour poser toutes les cartes de la transparence sur la table, il n’était pas seul. L’élu avait convié pour la circonstance les deux  conseillers départementaux du canton, le chef de file du MoDem de l’Yonne Pascal HENRIAT et la locale de l’étape, puisque vivant à Chevannes, Delphine BILLON.

Autre personnage clé de ces discussions proposées à bâton rompu : l’adjoint de la Ville d’Auxerre, Sébastien DOLOZILEK, qui a pour vocation à gérer la tranquillité des espaces publics et la sécurité. Autant dire l’homme idoine de la situation pour apporter tous les éléments informatifs à cette petite poignée de résidents insatisfaits par la tournure des évènements.

L’échange entre les participants donna lieu à un inventaire à la Prévert non exhaustif où doléances et exemples de nuisances nocturnes tinrent le haut du panier. Courtois au début de la réunion, il devint un peu plus véhément et revendicatif par la suite, c’est-à-dire près de deux heures plus tard. Sans pour autant qu’une réelle solution soit apportée pour résoudre le problème. Un casse-tête chinois à plusieurs tiroirs…

Au sommet desquels se situe le nœud gordien de toute la problématique : la création d’une aire de grand passage, permettant d’accueillir le maximum de caravanes en transit sur l’Auxerrois.  Une aire de grand passage, réclamée également par les personnes concernées !

 

 

 

Une aire de grand passage : mais qu’est-ce que c’est ?

 

Or, a contrario d’Avallon ou de Sens, Auxerre ne dispose toujours pas de ce fameux terrain comme l’oblige pourtant la loi depuis deux décennies ! Selon la DIHAL (Délégation interministérielle à l’Hébergement et à l’Accès au Logement), l’objectif de cette aire de grand passage est de « répondre aux besoins des gens du voyage en fixant des conditions minimales d’accueil tout en laissant aux communes et EPCI le soin d’adapter ces dispositions aux réalités locales ». Sachant que la mise en place de ces aires dans les grandes villes de l’Hexagone a été rendue obligatoire… au 01er janvier 2022 !

Dans l’absolu, à quoi ressemble un tel terrain ? La surface des aires a été fixée à au moins quatre hectares sous certaines conditions pouvant être dérogées par la préfecture. Le terrain doit disposer d’un sol stabilisé et adapté à la saison d’utilisation définie par le schéma départemental, il est également carrossable par temps de pluie et autres intempéries.

D’un point de vue sécuritaire, l’aire doit comprendre au moins un accès routier facilitant la circulation appropriée et l’intervention des secours, une desserte interne, une installation accessible d’alimentation en eau potable, une installation d’alimentation électrique sécurisée et un éclairage public à proximité.

Conformément à l’article 149 de la loi relative à l’égalité et à la citoyenneté, l’aménagement des aires de grand passage est une obligation pour les collectivités de plus de cinq mille habitants.

Or, dès 2018, à l’instar des accès facilitant la mobilité des personnes handicapées dans les villes, la France accusait déjà un retard considérable avec seulement 170 des 348 aires initialement prévues aménagées !

D’ailleurs, Dominique CHAMBENOIT a même placé le curseur bien en deçà des exigences requises, réclamant idéalement pour les gens du voyage l’ouverture d’une aire de grand passage et celle de deux aires de moyen passage sur le secteur géographique dont il a la compétence.

« J’espère qu’avant le terme de ce mandat, lâchera-t-il péremptoire, je puisse obtenir ce que j’ai demandé ! ».

 

  

Diplomatie, tolérance et sérénité pour résoudre le problème : est-ce suffisant ?

 

Ce ne sera pas sans avoir essayé ! L’élu communautaire partisan du principe tripartite de la diplomatie, de la tolérance et de la sérénité pour résoudre l’énigme a constitué une liste de potentialités foncières en se rapprochant de certains de ses homologues de l’Auxerrois qui ont proposé ainsi lesdits terrains. A date, un projet d’aménagement concernant une aire de grand passage et deux terrains de moyen passage est à l’heure actuelle à l’étude au sein de l’Agglomération, sans que l’on connaisse avec exactitude les communes ayant proposé ces surfaces d’accueil.

Avec beaucoup de réserve tout de même quant à l’acceptation définitive des riverains qui ne tarderont pas dès qu’ils l’apprendront à multiplier les pétitions pour faire capoter le projet !

Une chose est évidente dans ce dossier sans réelle réponse concrète pour l’heure : rares sont les habitants des 29 communes que compte l’agglomération qui souhaitent l’implantation d’une aire de grand passage dans leur commune.

Même localisée à plusieurs centaines de mètres de la première habitation ! Pourtant, il faudra bien s’y résoudre : ne serait-ce que pour respecter la loi…

 

Thierry BRET

 

 

C’est fini ! La rénovation du hall de la gare ferroviaire auxerroise et du fameux passage sous-terrain menant aux quais est terminée. Dorénavant, l’accessibilité à tous les passagers, y compris les personnes atteintes d’un handicap, est donc facilitée avec le terme de chantier qui s’inscrivait dans le cadre du Plan de relance soutenu par l’Etat, la Région Bourgogne Franche-Comté et les différentes structures de la SNCF…

 

AUXERRE: Au quotidien, le hall de gare de la capitale de l’Yonne voit transiter plus d’un millier de passagers (une moyenne journalière de 1 200 personnes avec exactitude) ; des usagers de la SNCF qui n’éprouveront dorénavant plus de difficultés pour se rendre jusqu’aux quais un et trois de l’infrastructure, leur permettant de gagner Dijon, Lyon ou Paris.

En effet, les travaux visant à améliorer l’accessibilité et le confort d’accès se sont enfin achevés. D’ailleurs, diverses personnalités sont venues inaugurer l’achèvement de ces opérations lors d’une cérémonie protocolaire où participaient également la sénatrice de l’Yonne, Dominique VERIEN et le président-maire de l’Agglomération de l’Auxerrois, Crescent MARAULT. Le préfet de l’Yonne Pascal JAN représentait l’Etat.

Réalisés entre novembre 2019 et mars 2021 pour la première tranche, ces travaux entrepris par SNCF Gares & Connexions auront permis de rénover le vaste hall de gare avec l’installation d’un mobilier assis/debout et des bandes de guidage positionnées au sol servant à aider les malvoyants lors de leurs déambulations.  

En outre, il fut question de remettre aux normes les toilettes utilisées par les personnes à mobilité réduite mais aussi de remplacer les écrans d’information destinés aux voyageurs par de nouveaux outils adaptés aux malvoyants.

Dans la foulée, l’espace d’attente des voyageurs a été réaménagé avec la pose de mobilier, un éclairage spécifique et l’apport de plusieurs écrans. Quant à l’ancien buffet de la gare, il accueille désormais dans son espace de bureaux une antenne de la Région Bourgogne Franche-Comté. Ce qui a dû sans doute faire plaisir au vice-président en charge des transports et de la mobilité présent lors de cette découpe de ruban, Michel NEUGNOT.

 

 

La Région Bourgogne Franche-Comté et l’Etat très investis dans le financement…

 

Pour être tout à fait complet sur l’évolution de ce site, précisons que l’Ecole du Numérique, un centre de formation spécialisé dans les nouvelles technologies devrait faire prochainement l’objet de travaux de mise aux normes énergétiques avec la réfection de la toiture, l’isolation et la pose d’un système de chauffage en adéquation avec ses besoins.

Financés à 65 % par la Région (1,5 million d’euros) et à 35 % par SNCF Gares & Connexions (800 000 euros), ces travaux de réhabilitation facilitant l’accessibilité se seront élevés in fine à 2,3 millions d’euros.

La seconde tranche de ces travaux, effectués entre janvier 2021 et le printemps 2022, sous maîtrise d’ouvrage de SNCF Réseau, aura permis d’agencer les quais de la gare d’Auxerre, en rehaussant entre autres ces derniers (le quai 3) sur 240 mètres pour un accès plain-pied au train, et d’y installer deux ascenseurs depuis le souterrain. Des appareils qui sont fonctionnels depuis le mois d’août.

S’y sont ajoutés une signalétique spécifique, des installations podotactiles, une double main courante, des goulottes à vélo, du mobilier, des cendriers ou encore des poubelles.

L’investissement global s’est élevé à 5,7 millions d’euros, cofinancés par la Région à hauteur de 26,3 % (1,5 million d’euros) et l’Etat pour 73,7 %, soit une enveloppe de 4,2 millions d’euros.

Dernièrement, la pose de bardage sur les murs du souterrain et de l’abri du quai 3, la réfection des peintures, du sol au plafond auront nécessité un investissement complémentaire d’1,5 million d’euros de la part de l’institution régionale.

 

Thierry BRET

 

Elle semblait éternelle, la reine ! Faite pour que son règne interminable dure encore bon nombre d’années sur son vaste royaume. Un petit bout de femme à la droiture exemplaire et au caractère bien trempé à qui on ne la fait pas !

Le moindre de ses gestes, la plus anodine de ses paroles, le plus infime de ses actes étaient observés, soupesés, analysés, interprétés et commentés par l’ensemble des observateurs de la planète.

Pas un jour, pas une heure, sans que les médias, les sociologues, les philosophes, les politiques, les économistes, mais aussi les spécialistes des têtes couronnées et de « jet set » nous abreuvent de leurs théories fumeuses et de leurs commentaires plus ou moins avisés sur l’existence de ce personnage atypique qui accéda au trône en 1952. C’était un 06 février dans la froideur d’un hiver londonien…

 

 

La boussole de toute une nation…

 

Une « people », Elizabeth II ? Une star à sa manière ? Oui, sans l’ombre d’un doute, elle qui a fait la une de toutes les couvertures des magazines aux quatre coins du globe depuis plus de neuf décennies. Elle qui a su inspirer bon nombre de réalisateurs, de romanciers, de musiciens, de peintres, d’artistes. Elle qui fut un modèle de vertu et une boussole pour un peuple qui lui était voué corps et âme, même dans les moments les plus difficiles où la monarchie trembla plusieurs fois sur ses bases.

Elle qui avait aussi un « royal humour » so british, n’hésitant pas à s’auto-parodier aux côtés de Daniel CRAIG dans un court remake de James Bond à l’occasion de l’ouverture des Jeux Olympiques de Londres il y a dix ans !

Elle qui aura posé lors de son ultime jubilé, au printemps dernier, en compagnie de la mascotte anglaise, l’ours « Paddington » - une institution Outre-Manche ! – en disant face caméra en prenant le fameux « cup of tea » au-revoir (ou adieu ?) à la compagnie !  

Elle qui avait un faible pour les airs trépidants du groupe suédois ABBA et qui fit des BEATLES, des ROLLING STONES ou d’Elton JOHN – des machines à cash en devises pour le royaume – des pairs du pays en les anoblissant ! Mais, elle provoquait l’ire et la haine des punks et de leurs chefs de file comme les SEX PISTOLS avec leur version de « God save the Queen », un titre banni des ondes de la BBC…

 

L’épisode « Diana », un clou dans la chaussure…

 

Pourtant, la reine Elizabeth connut des périodes moins fastes. Ce fut le cas au mois d’août 1997, époque où disparut l’autre grande figure de la famille royale de ce Royaume désuni, retranché dans les palais de Buckingham et de Windsor : Diana SPENCER ! Celle par qui le « scandale » éclata avec un divorce à l’appui, condamnant à l’époque le prince Charles, désormais aujourd’hui Charles III, à vivre en paria et en responsable de la mort tragique de son ex-épouse, sous le pont de l’Alma, à Paris.

Ironie du sort, vingt-cinq ans après la disparition de celle qui fut la « reine » des cœurs pour toute une génération d’aficionados suivant les péripéties de la famille royale, Elizabeth II a rendu son dernier souffle à l’âge de 96 ans dans son château écossais de Balmoral. Loin des soubresauts de la ville, de façon paisible, en présence de ses enfants et petits-enfants tous réunis.

 

 

 

Un royaume entre tristesse et espérance…

 

Une onde de choc. Entre tristesse et espérance. Tristesse, parce ce que cette souveraine aura battu le record de longévité à la tête du royaume de Grande-Bretagne et de dirigeante du Commonwealth – une confédération de 56 états répartis sur les cinq continents, issus de la domination britannique du XVIIIème siècle – et que bon nombre d’entre nous n’étions pas encore nés que la fille de Georges VI exerçait déjà ses suprêmes fonctions dans le plus célèbre palais de l’Angleterre !

Soixante-dix-ans de pouvoir absolu pour ce monarque atypique (plus sept mois et quelques jours !) qui aura connu une dizaine de présidents français et une quinzaine de présidents américains ! Et toujours accompagnée de son fidèle (ce n’est pas si sûr selon les ragots de la presse people !) prince consort, Philip MOUNTBATTEN !

Espérance, parce que au-delà du deuil, long d’une douzaine de jours applicables à la perfide « Albion », l’avènement du prince Charles à la fonction royale soulève bien des envies parmi le peuple.

Un peuple bigarré, cosmopolite, pratiquant de multiples cultures et religions, devenu hostile à l’Europe et à ses mécanismes administratifs dont les lourdeurs en termes de fonctionnement interrogent, voire stigmatisent, sans pour autant rejeté l’atlantisme puisque incarnant les valeurs défensives de l’OTAN.

 

 

Un nouveau roi à l’empreinte écologique profonde…

 

Charles III ouvrira-t-il enfin les portes de la modernisation de cette monarchie séculaire parfois dépassée par les évènements ? Sera-t-il plus enclin à manifester ses sentiments à l’égard de ses sujets qui ont parfois critiqué l’attitude trop hautaine, distante et protocolaire de Sa Très Gracieuse Majesté qui appliquait à la perfection les codes enseignées jadis par ses doctes précepteurs ?

Sans doute, car à 73 ans, le roi Charles, affublé de sa femme aujourd’hui légitime – la très critiquée et peu populaire Camilla PARKER-BOWLES - a démontré par le passé qu’il était homme de conviction.

Ecologiste et grand défenseur dans l’âme des valeurs environnementales de la planète, s’opposant à toute exploitation du gaz de schiste que souhaiterait promouvoir l’ultra libérale Liz TRUSS, nouvelle pensionnaire du « 10 Downing Street » ! Entre c’est deux-là, cela promet dans les soupentes de la royauté, côté frictions.

Reste que les Français ont toujours apprécié la famille royale et ses vicissitudes, narrées avec régularité constante dans les tabloïds. Etrange pour un pays qui a osé trancher la tête de l’un de ses rois !

Ils seront sans doute des milliers à franchir le « Channel » pour assister aux funérailles de la reine disparue la semaine prochaine. Et à porter le deuil comme s’ils avaient perdu un proche parent.

Il est vrai qu’entre l’Angleterre et la France, c’est une très longue histoire d’amour et de passion qui dure depuis beaucoup plus longtemps que la Guerre de Cent ans ! Goodbye Her Majesty and long live the King !

 

Thierry BRET

 

 

 

Ne voulant pas faire « bonne ripaille » tout en incitant celles et ceux de leurs collègues de la majorité qui y ont participé à porter un toast à la santé des éboueurs, les élus de l’opposition auxerroise ont décliné l’invitation, les conviant au séminaire de rentrée proposé par le président-maire Crescent MARAULT. Un rendez-vous de travail qui se prolongeait par un cocktail et un dîner dans un restaurant du terroir…Trop lourd à digérer ?

 

AUXERRE : « Nous aurions trop honte : nous n’irons pas ! ». Lapidaire message introductif que celui-ci. Même s’il est dénué de toutes fioritures, il ne comporte aucune équivoque possible sur les intentions de ses auteurs.

Cinq élus du conseil municipal d’opposition de la ville d’Auxerre et deux élus de l’Auxerrois se sont donc abstenus à participer ce vendredi au séminaire de rentrée initié par le président-maire de l’agglomération, Crescent MARAULT. Une opposition qui estime tenir son rôle avec cette prise de position catégorique. Celle-ci fait suite au Conseil des maires s’étant déroulé ce lundi soir, où aucune décision notable n’est venue accréditer les revendications des éboueurs grévistes.

 

Le cocktail et le dîner de la discorde : du mépris ?

 

Les opposants se sont donc expliqués avec l’envoi d’un communiqué officiel adressé par Mathieu DEBAIN, ancien colistier de Victor ALBRECHT lors des dernières législatives sur la première circonscription de l’Yonne.

« Il y a donc deux poids et deux mesures, est-il écrit sur ce document, comment peut-on ériger en dogme la rigueur budgétaire tout en s’octroyant des largesses, voire des dérives dans ce domaine ? ».

Principal reproche fait au chef de file de la majorité communautaire : avoir proposé aux élus de tous se retrouver à un cocktail et à un dîner dans un restaurant gastronomique (ndlr : « L’Auberge des Tilleuls » à Vincelottes) après ledit séminaire.

 

 

« En tant qu’élu, quelle image donne-t-on, s’interroge le collectif de signataires, alors que nous demandons des efforts aux agents de la collectivité et aux habitants et que nous renvoyons l’image d’élus se permettant de dépenser pour nos petits plaisirs les impôts des habitants de l’agglomération… ».

Et de poursuivre sur la même tonalité : « Tout cela avec en préambule une conférence à venir sur la gestion de la crise ! ». Ce n’est que du « mépris » pour les signataires de l’opposition.

Concluant par une pirouette teintée d’ironie – « le restaurant choisi est un endroit magnifique avec une cuisine raffinée que nous aurons grand plaisir à venir y manger pour une belle occasion ! -, les élus de l’opposition de l’Auxerrois semblent déjà avoir retenu la leçon présidentielle exprimée il y a quelques jours par l’Elysée sur la fin de l’abondance ! N’acceptant plus, désormais, de joindre l’utile à l’agréable ?

 

 

En savoir plus :

Les élus signataires de ce communiqué sont :

Patrick BARBOTIN, maire de Jussy,

Mani CAMBEFORT, conseiller municipal d’opposition d’Auxerre,

Mathieu DEBAIN, conseiller municipal d’opposition d’Auxerre,

Sophie FEVRE, conseillère municipale d’opposition d’Auxerre,

Isabelle POIFOL-FERREIRA, conseillère municipale d’opposition d’Auxerre,

Rémi PROU-MELINE, conseiller municipal d’opposition d’Auxerre,

Bernard RIANT, maire de Valan.

 

Thierry BRET

 

Serait-ce un nouveau déplacement à risques pour les protégés de Jean-Marc FURLAN avec cette immersion en terre bretonne ? Disputée ce dimanche à partir de 17 heures, la rencontre opposant l’AJ Auxerre au Stade Rennais sent le piège à plein nez, après la semaine des « olympiques » qui s’est soldée par deux défaites de rang, face à Lyon (1-2) et Marseille (0-2). Le numéro sept de la ligne d’attaque, Gauthier HEIN, est de cet avis. Forcément, ce sera compliqué…

 

AUXERRE : « On va essayer de réaliser le meilleur match possible ! ». Soumis à l’exercice oratoire de la traditionnelle conférence de presse, le joueur offensif de l’AJ Auxerre, à la chevelure bleutée et à la volonté farouche devant les cages adverses, sait pertinemment que la rencontre face au Stade Rennais disputée dans l’antre des Bretons ce dimanche 11 septembre pour le compte de la septième journée de Ligue 1 est piégeuse à plus d’un titre.

Surtout, comme devait le reconnaître un peu plus tard le coach Jean-Marc FURLAN, que « Rennes reste une équipe très compliquée à pratiquer, surtout à domicile… ». Une formation qui était l’une des plus véloces et efficaces du championnat lors de l’édition précédente.

Mais, de tout cela, Gauthier HEIN, même s’il respecte l’adversaire, n’en a cure. « On effectue ce déplacement avec de réelles intentions de jeu, pour montrer ce que l’on vaut ». Et il a bien raison.

Car après deux rendez-vous costauds, la semaine dernière, les confrontations contre l’Olympique Lyonnais et quelques jours plus tard à l’Abbé Deschamps face à l’Olympique de Marseille, Auxerre se coltine, hasard du calendrier de ce début de saison, son troisième cador successif avec lequel il faudra se montrer particulièrement vigilant. Voire réaliste.

 

« On progresse collectivement, cela va finir par payer au niveau offensif… »

 

Pourtant, au vu des deux dernières prestations, les Auxerrois n’ont pas à rougir de leurs défaites. Il n’aura pas fallu grand-chose à Lyon. Quant à la physionomie de la rencontre face à Marseille, elle aurait pu être toute autre si la réussite avait été au rendez-vous sur deux belles actions favorables aux attaquants bourguignons.

Toutefois, le natif de Thionville est bien conscient du temps d’adaptation qu’il est nécessaire d’avoir pour rivaliser avec les meilleurs de Ligue 1. Un championnat où le niveau d’exigence est supérieur.

 

 

« On essaie de faire le boulot, ajoute le garçon, afin de trouver le bon équilibre. C’est vrai, il y a quelques petits ajustements à avoir entre nous pour que cela fonctionne… ».

Confiant, Gauthier HEIN compte également sur le collectif pour mieux briller individuellement. « On progresse ensemble, match après match, insiste-t-il, donc forcément, cela va finir pas payer au niveau offensif ».

Créer des liens entre les nouveaux partenaires de club – huit joueurs découvrent pour la première fois la culture du football à la sauce auxerroise avec cette nouvelle saison – et intégrer les protocoles d’actions défendus par Jean-Marc FURLAN constituent la ligne directrice de l’équipe qui espère obtenir très vite des résultats positifs au compteur.

 

Un contrat qui a été prorogé jusqu’en 2025…

 

S’il reconnaît à juste titre que le niveau technique de la Ligue 1 est supérieur à la division inférieure qu’il a côtoyée durant sept saisons, l’attaquant de l’AJA estime qu’il est nécessaire d’être plus malin par rapport à l’adversaire. Une malice sur laquelle il compte s’appuyer dès ce dimanche en fin d’après-midi pour faire la nique aux défenseurs bretons !

Ayant prolongé son contrat jusqu’en 2025, Gauthier HEIN qui, en l’espace de deux saisons à jouer 75 rencontres pour un bilan des plus honorables avec seize réalisations concrétisées au fond des filets et une dizaine de passes décisives, s’est même fait tatouer une croix de Malte, preuve de son attachement à son nouveau club de cœur.

 

Thierry BRET

 

 

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