Trois mots et non des moindres, pour celles et ceux qui se reconnaissent dans les valeurs de l’entrepreneuriat. « Entreprendre », « aventure » et « liberté ». Des termes qui ont eu les faveurs de discussions et de réflexions, celles voulues par les représentants de GROUPEACTIVE, réunis en rencontres nationales pour la première fois dans l’Yonne…

 

SENS : Désignée ville attractive (et sportive) il y a peu par un label national, la capitale des Sénons l’est tout autant au niveau de l’intérêt que lui porte les entreprises, soucieuses de se poser dans ses installations structurelles afin de s’y retrouver en séminaire.

Ce fut le cas le 22 septembre dernier avec la présence de l’un des leaders de l’accompagnement des TPE/PME en France – GROUPEACTIVE – qui a investi les lieux (le magnifique complexe de « L’Amphi ») lors de rencontres de prospective passionnantes.

Annuellement, GROUPEACTIVE, soit l’addition de trois métiers à fortes valeurs ajoutées que sont le développement commercial, l’excellence industrielle et la transformation digitale et numérique, donne rendez-vous à une centaine de spécialistes et experts, membres de ses réseaux professionnels PROSPACTIVE, DSIACTIVE et PRODACTIVE. Participent également, autour de thématiques qui sont au cœur des enjeux de l’entreprise à ce rendez-vous, clients, partenaires, institutionnels et élus.

 

L’une des ultimes prestations publiques de Marie-Louise FORT…

 

Pour la première fois de son histoire, ces rencontres ont été accueillies dans l’Yonne, dans la ville la plus septentrionale du territoire, Sens. Ce sera d’ailleurs l’une des ultimes prestations publiques de la présidente du Grand Sénonais et maire de la commune, Marie-Louise FORT. Son intervention à la tribune était emplie de couleur et de bienveillance pour le monde entrepreneurial.

L’an passé, c’est à Bordeaux que devaient se retrouver ces femmes et ces hommes experts dans l’accompagnement des TPE/PME vers le succès et la croissance. Autour d’un item qui faisait écho aux conséquences de la crise sanitaire imputable à la COVID : la « destruction créative ». Selon la théorie économique propre à SCHUMPETER.

 

 

 

Des rencontres avec une vraie gourmandise de l’autre…

 

Si le coach des dirigeants, Benoît DAVID, devait conclure ce séminaire de travail avec brio et finesse en sa qualité de « grand témoin », on retiendra surtout de ces rencontres les brillantes prestations de Patrice FRANCESCHI, écrivain, aventurier et philosophe politique ou de Frédéric DUPONCHEL, co-fondateur du cabinet financier « ACCURACY » et du « Domaine viticole des Sénons » qui livrera un témoignage des plus audacieux sur l’entrepreneuriat.

On doit le succès de cette animation qualifiée de « vraie gourmandise de l’autre » à l’un des membres associés de GROUPEACTIVE, Vincent LEPAPE, artisan du succès de l’économie sénonaise depuis plus d’une quinzaine d’années.

On ne connaît pas encore le lieu et la thématique de l’édition 2023. Des informations qui devraient être connus dans les jours à venir…

 

Thierry BRET

 

 

Tradition, quand tu nous tiens ! C’est dans l’enceinte auréolée de lumière de la cathédrale Saint-Etienne que s’est déroulée la cérémonie de remise des diplômes de la certification « Cambridge » - du nom de la célèbre université britannique qui perpétue les joutes nautiques par aviron interposé contre Oxford chaque année – vendredi soir. Devant 840 invités, 170 jeunes apprenants, du collège au BTS, ont reçu la fameuse distinction…

 

AUXERRE : Solennité oblige, c’est au son si caractéristique des cornemuses que s’est ouverte la traditionnelle manifestation de remise de diplômes concoctée comme chaque année dans le principal édifice religieux de la ville.

Une cathédrale Saint-Etienne pleine comme un œuf et qui accueillait, outre les lauréats de la session 2022 de la certification « Cambridge », familles et professeurs d’anglais, ainsi que quelques personnalités du sérail dont le président du Conseil départemental de l’Yonne, Patrick GENDRAUD, visiblement impressionné.

Il incombait à François-Xavier WILLIG, chef d’établissement du groupe scolaire Saint-Joseph-la-Salle, de présider cette cérémonie où l’émotion était palpable parmi les plus jeunes de ces impétrants.

On notait aussi la présence de Jean-François ADAMCZIK, président de l’OGEC (Organisme de Gestion de l’Enseignement catholique) de Saint-Joseph et Philip GOMIS, représentant de l’Université de Cambridge en Bourgogne Franche-Comté, qui est le responsable du centre d’examen de Dijon, organisateur de cette certification en phase directe avec la célèbre université d’Outre-Manche.

 

 

Un vrai outil de communication linguistique moins artificiel que les salles de classe...

 

Cette année, le cru était de belle qualité avec pas moins de 170 collégiens et étudiants, de la 6ème aux classes de BTS, qui ont planché durant toute la saison scolaire, avec le précieux concours de leurs enseignants, afin de décrocher le judicieux sésame. Un accessit qui traduit cette acquisition de compétences orales et écrites dans la langue la plus pratiquée de la planète : l’anglais.

Ce dispositif « Cambridge », fort apprécié des jeunes pousses en quête de savoir, permet d’approfondir les connaissances et les compétences linguistiques, voire culturelles, autour de la pratique de la langue anglaise. En y développant l’expression orale et en s’en servant comme un vrai outil de communication qui favorise le goût de cette langue.

 

 

Bref, c’est une manière moins artificielle que dans la salle de classe de lier l’apprentissage d’une langue étrangère à de vraies situations de communication usuelles. Précisions que les épreuves se déroulent de manière orale mais aussi écrite au centre d’examen de Dijon.

François-Xavier WILLIG, de son côté, rappela « l’importance de l’apprentissage des langues qui permet aux jeunes générations de s’ouvrir à l’international ».

Le rituel de ce cérémonial ficelé au cordeau par les organisateurs s’acheva avec le lancer dans les airs du fameux « motarboard » - la coiffe atypique des étudiants britanniques – sur le parvis de la cathédrale auxerroise. Sous le feu nourri des applaudissements familiaux et les regards emperlés de larmes de parents, très fiers de leur progéniture ! On les comprend !

 

 

En savoir plus :

 

La remise des diplômes s’est déroulée pour les certifications suivantes :

A1 Movers - 50 lauréats

A2 Key - 53 lauréats

B2 First - 27 lauréats

B1 Preliminary - 36 lauréats

B1 Business Preliminary - 1 lauréat

C1 Advanced - 3 lauréats

 

 

Thierry BRET

 

 

 

Le thème de l’opération déclinée sur la journée du 23 septembre dans l’Yonne avait pour nom de code : « la sécurité entre vos mains ». Une sémantique plutôt rassurante et ô combien pertinente pour celles et ceux des collaborateurs du groupe « VEOLIA Eau Région Centre-Est » qui devaient s’y coller, démonstrations à l’appui ! Car en matière d’arguments sécuritaires, on ne plaisante pas avec le sujet dans cette entreprise. Une soixantaine de salariés ont pu tester leurs connaissances en version grandeur nature…

 

CHARBUY: Savoir manipuler correctement un extincteur en cas de déclaration de sinistre, prévenir les autorités compétentes en cas de chute lorsque se déroulent des travaux en hauteur, maîtriser les gestes et les postures qui peuvent sauver une vie ou encore découvrir les arcanes techniques et subtiles des fameux ballons anti-béliers que l’on peut trouver dans les usines de traitement des eaux : voilà le copieux menu pédagogique qui figurait au programme de la journée de sensibilisation à la sécurité destinée aux collaborateurs du groupe « VEOLIA Eau Région Centre-Est » la semaine dernière ! Un léger aperçu de ce qu’il était de bon ton de découvrir aux côtés de spécialistes de la question, des professionnels issus d’entreprises expertes dans ces différents domaines.

Exercices pratiques proposés une fois l’an, partout en France et à l’international, ces ateliers « Santé et Sécurité » initiés pour les personnels de l’opérateur spécialisé dans la gestion et la distribution de l’eau nous reviennent tous les ans en septembre. Histoire de bien démarrer la nouvelle saison au diapason avec la maîtrise des risques sécuritaires ! Un vaste rendez-vous où chacun des salariés participe à une semaine didactique, comprenant des séances pratico-pratiques sur le terrain et en situation, façon étude de cas très particulière.

C’est  sur la commune de CHARBUY, la semaine dernière, que 57 personnes à l’estampille de VEOLIA se sont livrées à ces exercices initiatiques favorisant le renforcement de la sécurité des équipes. Le tout dans un état d’esprit bon enfant et convivial, il va de soi.

 

 

Une panoplie d’outils à vocation sécuritaire dans l’entreprise…

 

Comme devait le confirmer Pierre BAZIN, animateur QSEP (Qualité Sécurité Environnement Prévention) de VEOLIA pour les territoires de Bourgogne : « la semaine sécurité représente un rituel fort et très attendu de tous car elle permet de rassembler l’ensemble des collaborateurs de toutes les fonctions administratives ou exploitantes, autour de la sécurité, soit un enjeu clé pour l’entreprise et les salariés… ».

Une convergence d’intérêts très utile car favorable aux échanges transversaux entre chaque poste, en fait.

Acte managérial important, cette semaine d’imprégnation sécuritaire fait d’ailleurs l’unanimité parmi les collaborateurs. En effet, il est bon de rappeler qu’un tiers des accidents du travail chez VEOLIA concernent les membres supérieurs et 27 % se rapportent à des blessures faites aux mains, aux doigts et aux poignets. Des lésions le plus souvent imputables à la manipulation d’objets pointus, le coincement des mains ou des doigts, voire des heurts.

 

 

 

Au-delà des quatre ateliers d’une cinquantaine de minutes qui ont été proposés lors de cette journée spécifique, VEOLIA cultive sa stratégie de prévoyance aux risques professionnels tout au long de l’année.

Ainsi, des discussions hebdomadaires ont lieu avec les équipes sur la thématique durant une quinzaine de minutes. Elles complètent le dispositif des « deux minutes » attitude où chaque salarié prend le temps en arrivant sur un site d’analyser l’environnement et les dangers potentiels encourus.

Un autre concept, baptisé « Vigilance 360 », insiste sur la vigilance permanente qui doit exister dans l’intérêt de chaque collègue. Enfin, l’organisation de visites de chantier régulières offre la possibilité de se remémorer l’usage des bonnes pratiques et les éventuelles difficultés rencontrées en matière de sécurité.

 

 

En savoir plus :

 

Quatre ateliers « santé et sécurité » ont été proposés lors de cette formation en interne. Pour mémoire :

La manipulation d’extincteurs a été assurée par l’entreprise CHUBB et aura permis de délivrer une habilitation réglementaire de manière ludique et conviviale.

La prévention des chutes liées aux travaux en hauteur a été organisée avec le fournisseur de matériel de sécurité HONEYWELL.

La découverte des gestes et postures qui sauvent aura permis de sensibiliser les salariés à la manipulation d’équipements (trappes, tampons…) sources majeures d’accidents pour les exploitants. Initiation assurée par l’entreprise NEOFORMA.

C’est le groupe FAYAT qui a évoqué l’utilisation des ballons anti-béliers qui équipent les usines de traitement d’eau.

 

 

Thierry BRET

 

 

Fidèle d’entre les fidèles de la candidate des présidentielles Marine LE PEN, le député européen, et actuel président par intérim du parti bleu marine, Jordan BARDELLA, s’est fendu d’une visite plus que de courtoisie dans l’Yonne, ce samedi, à l’occasion de la Fête des Nationaux, le grand raout annuel concocté par la fédération départementale du RN. Une immersion rappelant la campagne d’influence qui bat son plein au sein de la formation, avant la connaissance du verdict final en octobre...

   

AUXERRE : Depuis septembre 2021, l’un des jeunes loups de la politique hexagonale, aux dents longues et aiguisées, Jordan BARDELLA, dirige à 27 ans le premier parti d’opposition de France, en lieu et place de Marine LE PEN. Une direction qui statutairement se corrélait à la notion d’intérim du fait du changement stratégique de responsable au moment où la candidate à la dernière présidentielle tentait de briguer un mandat électoral de cinq ans pour assurer la gouvernance du pays en entrant en campagne.

Oui mais voilà, l’intérim assuré par le jeune homme qui a connu une ascension exponentielle dans la sphère du RN en un laps de temps très court ne devrait plus durer très longtemps. Marine LE PEN avait fait connaître sa décision de passer la main de la présidence du mouvement politique dont elle a hérité de son père, afin de mieux se consacrer à sa fonction de présidente de groupe au Palais Bourbon où les élus du RN sont entrés en force à la surprise générale en juin avec 89 députés. Muant cette charge intérimaire en responsabilité de titulaire.

Il n’en fallait pas davantage pour que Jordan BARDELLA officialise sa candidature à la présidence du parti et espérer convaincre les militants de conforter ce qui fut à l’origine un « contrat d’intérim » en un désormais « contrat à durée indéterminée » de titulaire puisque la jeunesse plaide pour lui à ce poste. Son opposant lui portant la contradiction n’est autre que Louis ALIOT, maire de Perpignan et ancien compagnon de route dans le privé de Marine LE PEN.  

 

Moins d’abondance mais plus de factures pour les Français !

 

Le 31 août, lors du dépôt de sa candidature à ce mandat interne, le natif de Seine-Saint-Denis (Drancy) publiait sur Twitter ces quelques lignes, donnant un sens à sa prise de position : « Je suis candidat pour que nous demeurions cette grande force cohérente populaire, méritocratique et enracinée dans les territoires… » ».

Se plonger dans les territoires au plus près des militants-électeurs, précisément, c’était le leitmotiv de cette visite dans l’Yonne, ce samedi 24 septembre, où aux côtés des deux parlementaires du cru, Julien ODOUL, député de la troisième circonscription et Daniel GRENON, député de la première circonscription, Jordan BARDELLA aura pu disserter tranquillement avec plus de cent cinquante personnes sur l’actualité.

Après le sacro-saint exercice de la conférence de presse, qui fut accueilli dans les salons d’un établissement hôtelier auxerrois.

Incarnant « une forme de continuité » dans la ligne directionnelle du parti souverainiste, Jordan BARDELLA a rappelé devant les adhérents de l’Yonne que « le succès populaire obtenu lors des échéances présidentielles et législatives n’aurait pas pu être acté sans la mobilisation militante mais aussi le soutien grandissant de millions de Français qui subissent chaque jour un peu plus les désastres de la politique d’Emmanuel MACRON… ».

Puis de renchérir : « plutôt que de nous parler de la fin de l’abondance, le président de la République devrait nous parler de moins de migrants, moins d’insécurité, et moins de factures pour les ménages ! ».

 

 

 

La sécurité : le credo vedette du Rassemblement National…

 

De son côté, jamais avare en flèches acerbes décochées vers les arcanes du  pouvoir, Julien ODOUL insista « sur la politique de désindustrialisation de la France, la fermeture des services publics ou la présence de parc éoliens qui enlaidissent les campagnes ».

Soutien de la candidature de Jordan BARDELLA à la présidence du RN, le député de l’Yonne devait conclure son intervention en évoquant l’un des sujets vedette du parti bleu marine, son cheval de bataille identitaire en quelque sorte, la sécurité et son refus de « voir arriver des migrants dans les campagnes au nom de la nouvelle politique de répartition voulue par l’Etat » !

Reste à savoir si au nom de l’équité des débats et de la pluralité intellectuelle  – même en interne ! -, l’autre postulant à la présidence du RN, Louis ALIOT, sera invité à rencontrer des militants icaunais tout acquis à la cause du presque trentenaire Jordan BARDELLA ! Auquel cas, il n’y aura pas une minute à perdre : le scrutin s’étalant sur le mois d’octobre…

 

Thierry BRET

 

 

Croyez-vous un seul instant que le maître du Kremlin ait choisi la carte de l’apaisement et ait proposé enfin un premier tour de table sérieux autour de négociations constructives pour se sortir du mauvais pas dans lequel il s’est fourré ? Alors que le huitième mois de « guerre » - il faut oublier désormais la rhétorique simplificatrice d’opération spéciale ! – est à portée de fusil, les forces militaires de la Russie connaissent une situation jusque-là tout à fait inattendues : la reculade. Un sacré revers !

Mises à mal à l’Est, au Centre et au Sud de l’Ukraine, les armées du « général en chef », Vladimir POUTINE – il limoge à tour de bras ses généraux qu’il juge inexpérimentés dont celui de la logistique et du recrutement ce jour  – a décidé de reprendre les rênes des opérations sur le terrain. Sans pour autant se rendre sur place, contrairement à son ennemi juré, le médiatique Volodymir ZELENSKY. Il ne faut pas pousser, tout de même !

Pourtant, les signes ne trompent pas. Les observateurs et autres exégètes de la géopolitique sont formels : en l’état, la Russie ne pourra pas gagner ce conflit dans lequel elle s’empêtre depuis le 24 février. Alors que « l’opération spéciale » ne devait durer que quelques jours, selon les experts moscovites qui prévoyaient une réédition de l’état ukrainien en moins de quatre jours…

 

 

Des Russes acculés au bord du précipice…

 

Pressés par les Occidentaux et surtout les Américains qui commencent à perdre patience, sanctionnés par les mesures de rétorsion économiques efficaces, tancés par les « alliés » de circonstance d’en finir au plus vite avec cet épisode belliqueux sorti tout droit d’une autre période en exigeant un cessez-le-feu (l’Inde et la Chine), les Russes se trouvent acculés dans ce jeu de dupes aux accents dramatiques.

Il n’y a encore que l’Iran, confronté à une très belle pagaille populaire après la mort scandaleuse d’une malheureuse jeune femme qui avait mal porté son voile, la Corée du Nord – un modèle de vertu parmi toutes les autocraties de la planète comme chacun  le sait !-, et la Syrie, pays où se maintient sur le fil le boucher de Damas, AL ASSAD, qui osent encore soutenir mordicus l’ex pays des Soviets. Même Cuba semble avoir choisi de surfer sur la vague de l’éloignement – ses côtes sont situées trop près de celles de chez l’Oncle Sam ! – tandis que le Belarus demeure étrangement silencieux alors LOUKACHENKO restera toujours le sombre pantin de l’ex-dirigeant du KGB !

Il est vrai que la physionomie de cette partie sanglante engagée sur la terre d’Ukraine s’est considérablement modifiée depuis l’été. Non seulement, la population est plus que jamais mobilisée pour bouter hors de ses frontières l’envahisseur indésirable. Mais en outre, les livraisons d’armes en provenance de l’Occident (Etats-Unis, Grande-Bretagne, et un peu la France par ailleurs) se sont accentuées pour rééquilibrer dans un premier temps les débats sur le registre de la confrontation directe, avant de pencher en faveur des occupés.

 

 

 

Des référendums d’annexion, une manière de déféquer sur le droit international et l’ONU !

 

Promise depuis des semaines par Kiev, la contre-offensive – les contre offensives devraient-on dire – se sont multipliées sur de nombreux points de friction avec les forces russes, créant certes des dégâts inéluctables de part en part parmi les troupes, mais faisant inexorablement reculer les hommes de Moscou de plus en plus près de leurs frontières originelles. Ils en oublient leurs armes et munitions au passage. Certains désertent et fuient leurs bataillons ; d’autres se rallient à la cause ukrainienne. Y compris chez les représentants du commandement.

Tout cela aurait pu (aurait dû ?) calmer la tempérance et les ardeurs volcaniques du maître du Kremlin, en vérité, et le ramener peut-être à des choses moins hostiles. Or, que voit-on depuis cette semaine que beaucoup qualifient de tournant ?

Primo, que Vladimir POUTINE ne lâchera pas un pouce de terrain. Secundo, qu’il se fiche comme de sa première liquette de ces femmes et de ces hommes qu’il envoie se faire massacrer sur un front de guerre où les Occidentaux estiment à plus de 80 000 unités russes les pertes, en disparition ou blessures graves. Sans parler des mutilations qui ne sont pas loin de faire penser à celles subies par les « gueules cassées » de la Première Guerre mondiale.

Tertio, en choisissant le principe en force de référendums d’annexion, dans quatre zones plus ou moins sous contrôle russe, avec le bout du canon sur les tempes des hypothétiques votants, il outrepasse le droit international et la charte des Nations Unies protégeant la souveraineté des états en déféquant dessus !

Quant à l’antépénultième menace d’utilisation des armes non conventionnelles et à vocation stratégique obtenue avec le nucléaire sur l’Occident, cela représente la cerise sur le gâteau dans ce jeu médiocre et abject de poker menteur où le président russe qui excelle est devenu le tsar !

 

     

La fuite en avant d’un peuple excédé par la tyrannie…

 

Reste enfin la mobilisation. Partielle, dans les mots. Mais, quasi générale dans les faits, puisque depuis quarante-huit heures, c’est l’hallali pour les hommes russes âgés de 18 à 65 ans, invités à devenir sans leur consentement de la chair à canon de premier choix pour satisfaire les desideratas funestes d’un quarteron d’irresponsables se faisant appelés « hommes politiques » ! Quelle honte !

Une mobilisation qui provoque son lot (encore trop faible) d’indignation, de révolte, de contestation dans le pays. Pendant ce temps-là, les coups de matraque sont assénés sur les têtes des manifestants et objecteurs de conscience arrêtés tandis que les files d’attente s’allongent dans les aéroports pour tenter de déguerpir de cette dictature qui en a pris tous les aspects les plus ordinaires. Comme chez le voisin de la Corée du Nord.

Aux frontières terrestres, ce sont les « montagnes russes » et des heures d’angoisse et de patience pour les néo-mobilisés qui fuient au Kazakhstan, en Arménie, en Géorgie, en Ouzbékistan, et même vers la lointaine Mongolie.

La Finlande a dû suspendre les arrivées massives de ces familles russes inquiètes à ses frontières. Tandis que l’Allemagne est prête à accueillir les déserteurs, piste que l’Union européenne étudie pour leur donner asile et sécurité. Même l’Ukraine, par « QR Code » interposé, s’adresse aux soldats russes pour qu’ils déposent les armes et aient la vie sauve en rejoignant la liberté !

Et si guerre honnie de tous et stupide à l’envie se terminait faute de combattants russes ?! Ce serait un sacré pied de nez pour un POUTINE jusqu’au-boutiste…

 

Thierry BRET

 

 

 

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