Moult précautions ont été prises dans les bureaux de vote des grandes villes de l’Yonne lors de la tenue du second tour des échéances municipales ce dimanche. A Auxerre comme ailleurs, les électeurs ont pu se prononcer sur leur choix sans connaître de craintes particulières en matière de sécurité…

AUXERRE : Les abstentionnistes ne pourront faire valoir cet argument afin d’expliquer leur non-présence dans les isoloirs ! Tout a été mis en place ou presque pour sécuriser de manière optimale le second tour du scrutin qui concernait les agglomérations importantes de notre territoire.

Signalétique au sol, respect des gestes barrières, présence de gel hydro-alcoolique, masques ou visières obligatoires, distanciation physique… : la palette de mesures protectrices contre la circulation du coronavirus a été respectée à la lettre par les municipalités qui avaient en charge l’organisation de ce rendez-vous citoyen.

La Ville d’Auxerre avait d’ailleurs eu à ce titre les honneurs d’une équipe de tournage de BFM TV il y a quelques jours sur ce sujet.

 

 

Directeur en charge de la relation citoyenne, Christian SAUTIER avait été interviewé par la journaliste de la chaîne informative nationale sur les moyens sécuritaires déployés pour rassurer les électeurs…

Les assesseurs ont de leur côté été pleinement rassurés par ce dispositif de prévention qui ne devait permettre la moindre anicroche dans le déroulement de cette journée électorale.  

 

 

Douze créateurs viennent de bénéficier durant un mois du savoir-faire des conseillers de la Chambre des Métiers et de l’Artisanat. Une transmission de connaissances utile au montage de leurs entreprises. Ils en dévoileront un premier bilan lors d’une rencontre organisée en présentiel ce lundi 29 juin dans les locaux de l’organe consulaire. La première depuis fort longtemps…

AUXERRE : Lundi au beau milieu d’après-midi, douze chefs d’entreprise de l’Yonne ayant suivi le stage préparatoire à l’installation de leur futur outil de travail prendront la parole lors d’un échange explicatif.

Il y sera question de l’avancée de leur projet et surtout du retour d’expérience vécu pendant ce cycle pédagogique de quatre semaines.

Celui-ci a abordé différentes thématiques qui s’avèrent indispensables au montage de leurs projets professionnels : à savoir l’étude de marché, les analyses financières, le marketing et la communication, les aspects juridiques et la gestion. Autant d’ingrédients devant permettre à ces néophytes des affaires de placer sur de bons rails leur entreprise.

 

 

Ces stagiaires se positionnent dans divers domaines éclectiques comme la couture, les arts créatifs, la conception de bijoux, la puériculture, la menuiserie, le graphisme, la restauration africaine, la naturopathie ou encore le développement web.

Sans doute accueillis par Jean-François LEMAITRE, président de la délégation icaunaise de la Chambre des Métiers et de l’Artisanat de Bourgogne Franche-Comté, ces porteurs de projets expliqueront comment ils peaufinent à l’heure actuelle leur future structure avec l’aide complice des conseillers de l’organe consulaire.

 

Le concours de dessin satirique « Prix Charlie », réservé aux 18-25 ans, lancé par Charlie Hebdo et ses partenaires, l’association Dessinez Créez Liberté, le Trophée Presse Citron/BnF et l’École Estienne, permet désormais de découvrir les dessinateurs de demain. Quinze nominés plus tard, deux lauréats s’affichaient au palmarès et voyaient leurs dessins publiés dans l’hebdomadaire le mercredi 10 juin. Céèf, 24 ans, jeune diplômé du CELSA d’origine sénonaise, et Tyll Peters, un lycéen allemand de 18 ans ont su faire preuve d’audace.

PARIS : Les attentats du 07 janvier 2015 avaient ravagé le monde de la presse satirique. Mais depuis, Charlie Hebdo a continué de brandir l’étendard de la liberté d’expression dont il demeure le symbole.

Ce concours était un moyen de rappeler au grand public qu’il est avant tout « un journal d’actualité qui ne se résume pas » à ce drame estime Pierrick JUIN, dessinateur de Charlie Hebdo depuis cinq ans et membre du jury. Le dessin satirique poursuit son objectif de communication par l’humour.

Les dessinateurs ont pour mission de « dégager des problématiques, questionner le lecteur, le surprendre ». L’essentiel pour Pierrick JUIN est de rester cohérent vis-à-vis de ses convictions. « Charlie, c’est un journal politique. Il faut que ça ait un sens ». Mais que ses lecteurs se rassurent, l’hebdomadaire n’est pas près de se taire.

 

Deux lauréats arrivés ex-aequo...

 

Parmi 258 participants, quinze ont été nominés. Deux vainqueurs ont finalement été désignés par le jury. Ils avaient présenté des dessins pleins d’humour que l’hebdomadaire fut ravi de publier.

« Ce qui nous a plu, ce n’est pas tant le coup de crayon que le côté acerbe de la phrase qui était vraiment bien sentie. Il y avait un effort de caricature qu’on avait envie d’encourager » explique Pierrick JUIN.

Le caractère laconique de la bulle dans le dessin de Céèf et la critique sur les relations hommes-femmes depuis la préhistoire de Tyll ont incontestablement fait mouche.

Céèf, de son nom d’artiste, se dit « très honoré » de voir sa réalisation retenue par le jury. Pour lui, « c’était l’occasion d’être jugé, d’avoir un retour » sur son travail. D’autant que les dessins du jeune homme sont déjà publiés sur le web et depuis près de deux ans, dans la presse étudiante dont Sorbon’ On, webzine de l'université la Sorbonne, et La Gazelle de l'ENS (Ecole Nationale Supérieure).

 

 

 

Charlie Hebdo, dénicheur de talents...

 

La toute première édition du « Prix Charlie » était l’occasion de donner une chance aux jeunes dessinateurs non professionnels de se faire connaitre. D’ailleurs, le concours présentait un double challenge pour les accros du portable : exécuter un dessin satirique de qualité et s’approprier le thème, « Vivre sans portable ».

Les dessins des deux lauréats, Céèf et Tyll, ont orné la page 12 du journal le mercredi 10 juin 2020. Et visiblement, l’essayer c’est l’adopter. Charlie Hebdo a publié un nouveau dessin de Céèf dans l’édition du  mercredi 17 juin.

Céèf et Tyll recevront également un pack de cadeaux offerts par les partenaires de Charlie Hebdo (matériel, bons d’achat, livres d’art) ainsi qu’un trophée. La remise des prix aura lieu à Paris en septembre, au lieu du jeudi 26 mars. L’événement ayant été reporté en raison de l’épidémie de Covid-19.

Floriane BOIVIN

 

Egérie de la liste écologiste « Les Printemps pour Auxerre », la nouvelle alliée du maire sortant Guy FEREZ souhaite un sursaut des électeurs auxerrois pour qu’ils usent de leur bulletin de vote de manière utile et responsable ce dimanche 28 juin.

AUXERRE : « Ne laissons pas l’abstention choisir à notre place ! ». La pensée de la principale des colistières de Guy FEREZ, édile d’Auxerre en quête d’un renouvellement de mandat, est on ne peut plus explicite.

Alors que la capitale de l’Yonne est créditée selon les observateurs nationaux d’un taux d’abstention record, l’ancienne chef de file de la liste écologiste, « Les Printemps pour Auxerre », ralliée depuis l’entre-deux tours à la cause du président de l’Agglomération, tente de mobiliser les électeurs avant ce second tour au verdict ô combien important.

« Nous appelons en cette journée dominicale l’ensemble des électeurs et à celles et ceux en particulier qui nous ont soutenu au premier tour à se rendre aux urnes et à voter utile… ».

Sous-entendu en filigrane : le dépôt du bulletin à l’estampille de la liste « L’Assurance d’une transition sereine » dans l’isoloir. Une liste que Maud NAVARRE copilote avec le maire sans étiquette d’Auxerre depuis quelques semaines.

Les raisons en sont simples : « C’est la seule liste aujourd’hui en capacité de porter les propositions fortes et surtout réalistes pour le développement durable, explique la jeune femme dans un communiqué de presse.

Le ticket FEREZ/NAVARRE a donné naissance à une liste quelque peu remodelée en intégrant des représentants des « Printemps pour Auxerre ». Il place l’écologie et la solidarité envers toutes les générations parmi ses axes prioritaires.

 

Le refus des querelles de chapelle pour gagner en sérénité…

 

S’insurgeant contre les positions dogmatiques qui résistent mal à l’épreuve de la réalité, Maud NAVARRE ne souhaite pas nourrir les querelles de chapelle qui persistent.

« Nous voulons travailler dans l’intérêt collectif, c’est-à-dire de tous, face aux urgences climatiques et sanitaires auxquelles nous sommes confrontés. Cela est conforme aux valeurs qui ont toujours été les nôtres… ».

Plaçant sa confiance (et sa voix) sur le candidat Guy FEREZ, la jeune femme rappelle que l’écologie est indispensable pour pouvoir s’en sortir.

« Le maire d’Auxerre s’est toujours montré très soucieux de la question du développement durable. Il s’engage à continuer dans cette voie en renforçant l’action de la collectivité dans ce sens… ».

La fusion de leurs deux listes respectives en témoigne, assurément…

 

 

 

 

 

 

Le soutien de Mourad YOUBI à la liste « Auxerre Ecologie La Ville Envie » est tout sauf une réelle surprise. Il se situe dans la logique des choses. Tant les points de convergence entre ces trois figures de l’opposition à la gouvernance actuelle (LOURY, ROYCOURT et lui-même) sont similaires. C’est aussi l’histoire d’une belle rencontre entre les deux ex-conseillers municipaux qui se sont trop peu côtoyés durant la dernière mandature. Inversion de tendance en cas de succès dimanche soir ?

AUXERRE: Ils se sont promis de travailler ensemble quoi qu’il advienne au soir du 28 juin. Elus ou battus. Florence LOURY, Denis ROYCOURT et Mourad YOUBI affûtent pour l’heure leur stratégie commune après la signification officielle de ce dernier d’appuyer la candidature du tandem écologiste en lice pour l’ultime round des municipales.

Certes, constateraient les observateurs avisés : ce n’est ni une alliance de circonstance ni un ralliement en pure et bonne forme. Seulement un soutien. Net, précis et sans contrepartie ! Il n’a pas été formulé du bout des lèvres par l’ancienne tête de liste d’ « Auxerre, ensemble pour un avenir meilleur ». Son projet n’aura peut-être recueilli que près de 3 % des suffrages après le premier tour de scrutin, mais ses colistiers suivent l’initiative. Après tout, chaque voix sera déterminante au moment du décompte final…

Cet appui représente juste l’envie velléitaire de développer des idées partagées depuis longue date entre ses signataires. Dans le seul but d’améliorer la qualité de vie des habitants de la capitale de l’Yonne et surtout de placer les quartiers dits « sensibles » au centre des valorisations tant attendues.

Réunis le temps d’un point presse où toute la lumière sera faite sur les raisons de ce nouvel assemblage, ces trois-là se sont donc découverts une philosophie commune. Avec ce qu’il faut d’empathie et de dynamisme pour que le travail puisse s’effectuer sans aucune prise de tête. Ni guerre des chefs.

 

Le conseil de quartier n’est pas une chambre d’enregistrement…

 

D’ailleurs, que l’on ne s’y méprenne pas : certaines propositions du candidat Mourad YOUBI figurent désormais en bonne et due place sur le nouveau tract électoral distribué par Auxerre Ecologie. Notamment les nombreux additifs qui visent à renforcer le poids et la prégnance des quartiers dans ce vote si incertain.

Prôner l’ouverture du conseil de quartier au plus grand nombre traduit ce désir d’instaurer davantage de confiance entre les diverses populations qui y habitent. Cet élan de démocratie participative est nécessaire pour Mourad YOUBI : il ne veut plus voir des personnes se sentir exclues de cet organe représentatif.

« Le conseil de quartier n’est pas une chambre d’enregistrement réservée au seul et unique noyau dur qui en phagocyte son fonctionnement depuis sa création, souligne-t-il, cet outil possède un pouvoir qui agit dans l’intérêt constructif général. Il n’est pas à l’apanage de la même vingtaine de membres qui y exercent leurs prérogatives depuis trop longtemps… ».

Donner des moyens aux quartiers, c’est aussi légitimer leur rôle pour les sortir de leur isolement par rapport au cœur de ville. Des axes complémentaires dont se nourrissent volontiers Florence LOURY et Denis ROYCOURT.  

  

Un salon de l’emploi envisagé dans les quartiers…

 

L’une des suggestions importantes à cette nouvelle feuille de route se rapporte à l’emploi. Et par ricochet à la formation. Le projet de porter un évènementiel en ce sens trouve une place qui n’a rien d’incongrue dans ce flux de propositions favorables à l’éducation et aux quartiers.

« Je suis toujours choqué d’entendre dire qu’il y a pénurie d’emplois, affirme Mourad YOUBI, alors que des personnes de bonne volonté qui ne connaissent pas les métiers en tension sont prêtes à postuler afin de combler le manque… ».

Des clauses d’insertion dans le cahier des charges des entreprises du BTP verraient aussi le jour : vertueuses, elles faciliteraient l’employabilité de ces jeunes gens sur les chantiers de la ville. Des orientations suffisantes pour épanouir les jeunes de ces quartiers ?

 

 

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