Bernard TAPIE : une légende de la scène médiatique rejoint le ciel des héros des temps modernes. Décrié par les uns, encensé par les autres, le personnage a vécu à mille à l’heure. Inclassable, cet iconoclaste a toujours assumé ses choix et possédait un registre de talents peu commun. Tour à tour chanteur, comédien au théâtre, acteur de cinéma, homme d’affaires, député, ministre de la ville sous MITTERRAND, et enfin, humain en livrant son ultime combat : un cancer.

 

TRIBUNE: Remarquable à plus d’un titre ! Ceux-là mêmes qui chantent des louanges à son encontre aujourd’hui faisaient aussi partie de ceux qui le dézinguaient dans les médias. Très peu ont bougé pour dénoncer les contradictions d’un pouvoir qui l’indemnise dans l’affaire du Crédit Lyonnais, lors de l’arbitrage de Christine LAGARDE (alors ministre des Finances) puis ensuite lui demande de rembourser les fonds. Christine LAGARDE sera jugée « coupable de négligence » !

Vous savez, une sorte de « rappel à l’ordre » pour avoir dépensé quelques centaines de millions aux frais de la République. Au début de ses ennuis judiciaires, Bernard TAPIE, alors député, debout dans l’hémicycle de l’Assemblée, encaisse sa levée d’immunité parlementaire.

Seul, Jack LANG, près de lui, le prendra par l’épaule en gage de soutient. Trop de députés étaient  heureux de faire enfin tomber l’homme de tous les succès. Quand il était ministre, certains de ses collègues disaient aux journalistes qu’ils étaient gênés de s’asseoir à ses côtés. Il n’a jamais deviné les manipulations de François MITTERRAND à son encontre. On soupçonne le président de l’avoir mis en avant pour écarter Michel ROCARD…

Par contre, Bernard TAPIE avait un sens politique instinctif : c’est le seul qui a osé affronter Jean-Marie LE PEN lors d’un face à face télévisé. En coulisse, on racontait aussi qu’il aurait rencontré le patron du Front National pour éliminer, politiquement, le patron de Marseille, Jean-Luc  GAUDIN, leur ennemi commun…

De nombreux bruits de couloirs, de fuites savamment orchestrées jalonnent la carrière de cet homme charismatique et qui savait entraîner les autres dans ses aventures.

 

 

Un unique combat contre la jalousie des hommes…

 

La presse nous raconte en large et en travers ses histoires, « ses mille vies », comme tous se plaisent à le raconter. Un fils d’ouvrier qui a bénéficié d’une bonne structure familiale et qui a sans doute nourrit la force de son caractère. Des parents aimants, c’est aussi la réussite de l’homme en devenir. N’en déplaise aux féministes, LGBT et autres complotistes !

Si ses débuts dans la chanson furent un échec, plus tard, il montrera ses capacités d’acteur au théâtre (« Vol au-dessus d’un nid de coucou »), au cinéma avec Claude LELOUCH ou encore dans un célèbre feuilleton télévisé, « Commissaire Valence ». Alain DUHAMEL raconte qu’au théâtre, dès que TAPIE arrivait sur la scène, les spectateurs se levaient et l’acclamaient par une salve interminable d’applaudissements. Des cars entiers venaient à Paris pour l’applaudir au théâtre.

Que n’a-t-on pas raconté sur l’homme d’affaires qu’il incarnait. Il a repris de nombreuses entreprises au bord de la faillite. Son fils aime souligner que sur mille emplois, si 300 étaient supprimés, c’est 700 qui étaient sauvés ! ADIDAS, un fleuron qui allait de pair avec l’Olympique de Marseille. Guy ROUX se souvient qu’un soir, il avait débarqué à l’aéroport d’Auxerre et était venu rencontrer Eric CANTONA pour lui expliquer que s’il était né à Marseille, il devait jouer à l’OM. En outre, il aurait toujours un franc de plus que la meilleure rémunération qu’on pouvait lui proposer…

Avec l’OM, TAPIE offrait la première Coupe d’Europe des clubs à la France et avec la Vie Claire, il engageait Bernard HINAULT et Greg LEMOND pour gagner des Tours de France…

Quand il deviendra ministre, on exigera qu’il quitte le monde des affaires : il se sépare alors d’ADIDAS et quitte la présidence de l’OM : un vrai crève-cœur ! 

 

 

La jalousie : mal endémique de nos sociétés...

 

Quand un aristo achète un meuble « Boulle », on dit : « voilà un homme de goût », si c’est TAPIE, on s’exclame : « c’est un arriviste ! ». En guise de consolation, si à l’époque l’aristocrate n’avait plus les moyens de s’offrir un tel luxe, TAPIE si !

Tout cela pour dire que la jalousie sera permanente à l’encontre de l’homme d’affaires. La jalousie de ses réussites dans le business, réussites dans les  sports, dans le spectacle… Quand ses collègues payent quelques millions pour des campagnes publicitaires, lui Bernard TAPIE se fait payer pour animer des émissions de télévision pour parler de quoi et de qui ? De lui bien sûr ! Certains ont jalousé le foyer heureux qu’il forme avec son épouse et ses enfants. Chaque soir, quand il était en prison,  avec sa femme, ils avaient convenu d’une heure de rendez-vous, pour être virtuellement ensemble. Quel beau témoignage d’amour…

Il nous fait  remarquer que les freins au bonheur sont en nous.  Il a brisé toutes ces barrières qui obstruent le passage à l’accession au bonheur. Chaque défaut possède sa qualité et inversement, nous le savons. Trop souvent on les oppose.

Pourtant, il ne s’agit pas d’antagonisme ou d’antonyme. Par exemple, lorsque nous identifions l’orgueil, le pendant positif, c’est l’humilité. Orgueil et humilité sont sur le même axe. Le curseur se déplace vers le bas (orgueil). Il faut travailler sur soi pour le faire remonter vers le haut : l’humilité. Orgueil et humilité n’ont pas la même vibration pour le corps et l’esprit : deux extrémités que certains appellent le principe de « polarité ». A l’opposé de la jalousie, nous avons la générosité et le désintéressement.  Pour approfondir on peut lire le « Kybalion ». Très ancien texte emprunté à la sagesse égyptienne (pour les connaisseurs, liée à Hermès Trismégiste).  

« Pour détruire une mauvaise période de vibrations, mettez en activité le principe de polarité  et concentrez votre pensée sur le pôle opposé de celui que vous voulez annihiler. Tuez l’indésirable en modifiant sa polarité ». Le Kybalion. Livre écrit par « trois initiés » et téléchargeable gratuitement.

TAPIE n’a jamais été un jaloux. Mais une victime de ce sentiment qui pourra peut-être le conduire à déclencher son cancer.

 

La jalousie c’est plus de l’amour propre que de l’amour…

 

La jalousie nous fragilise corps et âme. La jalousie est encore appelée « petite fenêtre » au Moyen-âge. Une petite fenêtre qui permet de regarder sans être vu. On regarde qui ou quoi ? Ce que l’on imagine ! Une ouverture qui permet de mélanger la haine, l’agressivité avec des pulsions de mort ! En conséquence, elle tue l’amour par manque d’amour ! Ce n’est plus une fenêtre mais une meurtrière…

Dans des textes communs aux traditions judaïques et chrétiennes, Dieu choisit Abraham pour conduire son peuple et il bénit Isaac en chassant Ismaël et sa mère. Ismaël engendrera le peuple musulman. Le conflit israélo-arabe, une guerre liée à la jalousie ?

A qui appartient la Palestine, auquel des deux fils d’Abraham, Isaac ou Ismaël ? A méditer…Puisque Dieu préfère le présent d’Abel à celui de Caïn : la jalousie de Caïn pousse au meurtre du frère…

L’antisémitisme est poussé aussi par le sentiment de jalousie qui se relèvera après le génocide de 1945. On envie la force des juifs, leur courage, leurs réussites, intellectuelles, financières, artistiques… Freud, Marx, Rothschild, Mendelssohn, Kosma… Heureusement Einstein a déclaré : « tout est relatif »…

La jalousie, concernant le peuple élu peut-elle nous conduire à la Shoa ? Je ne sais pas, c’est juste une intuition…

Le Coran dans la troisième Hadith nous  dit : « Méfiez-vous de la jalousie (Al hassad en arabe,) car elle consume les bonnes œuvres, comme le feu consume le bois ».

Le prophète interdit la jalousie et prévient : « chaque personne qui a un bienfait aura un jaloux ». Le prophète invite à nettoyer son cœur de la médisance et de la jalousie.

Par ses combats et sa mort, Bernard ouvre une voix à la réflexion et à la méditation sur les routes possibles vers le bonheur, sur ses freins et ses boosters. Dans une ultime interview sur CNEWS, il devait déclarer : « Les gens m’aiment, alors la vie est belle » ! 

Alors bravo l’artiste. Tu t’es éteint et  tu as rejoint le ciel au milieu de ceux que tu aimais, serein et paisible. Ultime provocation où ton dernier clin d’œil, tu as fait que l’histoire se passe à Paris, rue des Saints Pères…

 

Jean-Paul ALLOU

 

 

 

Requérir la présence de mécènes privés au financement d’un projet n’est jamais chose aisée. Primo, la conjoncture actuelle ne s’y prête guère après de longs mois d’immobilisme économique. Secundo, la liste pléthorique des sollicitations nécessite un bottin entier ! Alors quand le principal partenaire GROUPAMA PVL a suggéré l’idée d’une soirée de gala façon « club service », ce fut le déclic. Banco : la réussite fut de mise !

 

VENOY: Salle comble pour la soirée de gala orchestrée à la salle des fêtes communale. Un rendez-vous privatif ouvert aux seuls mécènes soutenant les projets de revalorisation des édifices patrimoniaux. De prime abord, l’église. Un monument qui mérite le coup d’œil lorsque l’on se promène dans la bourgade.

Originale (la suggestion émane de Jacques BLANCHOT, directeur d’établissement de l’assureur mutualiste GROUPAMA), l’idée a fait son petit bonhomme de chemin dans l’esprit de l’élu du cru, le conseiller départemental Christophe BONNEFOND.

Concocter un rendez-vous convivial, autour d’un succulent repas et agrémenté d’une tombola, permettant de recueillir des subsides nécessaires au financement des travaux de rénovation du bâti religieux. Une vingtaine d’entreprises de l’Yonne n’ont pas hésité un seul instant avant de se prononcer en faveur de l’initiative, joignant l’utile (la sauvegarde patrimoniale) à l’agréable, vivre un excellent moment autour de mets sympathiques (merci au jeune traiteur Gaëtan QUILLIN qui réalisé des prouesses culinaires).

 

 

Une soirée où convivialité rimait avec générosité…

 

Ce sont in fine près de 170 convives de la sphère entrepreneuriale de l’Yonne et des représentants du microcosme institutionnel qui s’installeront aux alentours de 20 heures dans la salle des fêtes locale.

Ambiance, animations, prises de parole successives des principaux acteurs de la soirée (Laurent BOUSCHON, directeur général de GROUPAMA Paris-Val-de-Loire ou Pascal MAUPOIS, président de la Fédération des caisses locales de l’assureur dans l’Yonne), remise de récompense (la médaille de la commune attribuée à Jacques BLANCHOT) constituèrent les points d’étape de cette soirée spéciale où l’église, en qualité d’édifice historique, reprenait ses droits au cœur du village.

Mises en lumière, l’association VENOY Patrimoine et sa présidente expliquèrent leurs motivations à porter ce projet de réhabilitation, s’inscrivant dans la reconnaissance de la Fondation du Patrimoine, cher au médiatique Stéphane BERN. Le nom de ce personnage atypique du PAF fut cité à maintes reprises par les orateurs, désireux peut-être que le projet vienne aux oreilles de l’animateur de « Secrets d’histoire », avec ce qui en découle derrière côté coups de pouce !

 

 

Une vente de 400 tuiles auprès de la population…

 

Le bénéficiaire de cette soirée de gala était en substance Venoy Patrimoine. Une entité qui est présidée par Zulmira MAGAHLHAES. L’association multiplie depuis son apparition les manifestations publiques diverses (bourses aux livres, concerts précisément accueillis dans l’église, vide-armoires…) pour collecter des fonds.

La vente de tuiles (dix euros l’unité) n’a d’autres objectifs que de mobiliser le maximum de citoyens à la conservation et à la rénovation de ce patrimoine immobilier faisant la joliesse de la commune.

Reconnue auprès de la Fondation du Patrimoine, la structure et son projet initial ne pouvaient être que soutenus par GROUPAMA Paris-Val-de-Loire tel que ce dernier l’avait déjà fait à Saint-Fargeau dans le cadre du réaménagement de la chambre à coucher de la « Grande Mademoiselle », cousine du Roi-Soleil, Louis XIV.

 

 

 

Récemment, c’est le Vieux-Pont (ouvrage d’art datant du XVIIème siècle), monument symbolique de Pont-sur-Yonne qui reçut les faveurs du mécène régional. Soit une enveloppe de 25 000 euros.

Une enveloppe quasi similaire qui a été accordée à la réhabilitation de l’église de la commune périphérique d’Auxerre.

Tour à tour, Pascal MAUPOIS, président de la Fédération des caisses locales de l’Yonne et le directeur général de Paris Val-de-Loire Laurent BOUSCHON exposèrent longuement les motivations de l’assureur mutualiste à vouloir être acteur au cœur de son territoire (« Agir là où je vis », qui en est devenu son credo). Et leur fierté d’être au côté de ce projet de pur mécénat.

 

Thierry BRET

 

 

 

Ne boudons pas notre plaisir ! On espérait voir depuis longtemps l’artiste se produire sur une scène de l’Yonne. Elle qui assène de truculentes chroniques assassines sur les ondes de France Inter. Un bain de jouvence et de franche rigolade, inspiré de sujets qui en sont pourtant très éloignés. Caustique à la limite du dévergondage, l’humoriste égrènera sur la scène du théâtre d’Auxerre un florilège de ses sketchs les plus désopilants : son «Pot-pourri »…

 

AUXERRE : Fichtre ! Pour son retour sur le devant de l’actualité culturelle après une trop longue période de léthargie (bien involontaire on s’en doute !), le théâtre d’Auxerre a mis les petits plats dans les grands pour l’une de ses premières représentations de la saison. Sous le sceau du rire et de la qualité.

Rien de tel que l’irrésistible (et agréable) Constance pour faire travailler nos zygomatiques à satiété après ces mois d’inertie intellectuelle ! Et d’humour renvoyé aux calendes grecques au passage !

Celle qui a dénoncé les puritains moralisateurs de tout poil en osant dévoiler sa poitrine dans les studios de France Inter en direct (!) et devant les animateurs qui n’en croyaient pas leurs yeux sera là en chair et en os sur la scène auxerroise.   

La comédienne, affublée en nonne des plus vertueuses et à qui l’on donnerait le « bon dieu » sans confession ne devrait pas faire dans la dentelle avec ce spectacle, proposé en avant-première au Festival d’Avignon en 2018. Sa quatrième présence scénique articulée autour d’anciens et de nouveaux sketchs.

Depuis, elle le joue aux quatre coins de l’Hexagone, rencontrant toujours la même ferveur parmi ce public qui souhaite rire à gorges déployés et sans complexes.

 

 

Oreilles chastes, passez votre chemin !

 

Auteure à la plume acerbe et finement ciselée, Constance n’y va pas par quatre chemins pour prêcher la bonne parole auprès de ses ouailles nombreuses. Celle de rire de tout et de rien, ce qui parfois peut choquer les chastes oreilles de moralisateurs de bon ton. Et Dieu sait qu’ils se reproduisent sur un rythme effréné en ce début de vingt-et-unième siècle déconcertant.

Les perles, elle les enfile les unes après les autres, incarnant une dizaine de personnages à peu près tous déjantés. Pour ne pas dire plus ! Ici, dans sa bouche, l’humour noir excelle. Même sur des items pourtant très sensibles.

« Si ce spectacle était un plat, ça serait une sorte de hachis Parmentier avec des vrais morceaux de Constance à l’intérieur, explique-t-elle. Dans ce «Pot-pourri», on trouve des anciens comme des nouveaux sketchs fourrés avec soin à la violence verbale poétique et libératrice. Chaque personnage rappelle combien la comédie humaine est absurde : je propose d’en rire plutôt que de se pendre ! ».

C’est sûr : à Auxerre, Constance va faire tomber les masques en bousculant les archétypes de la bienséance et les idées reçues lors de ce spectacle à ne manquer sous aucun prétexte.

Celles et ceux qui aiment la vie et ses réjouissances débusqueront chacune de ses névroses caricaturales à l’excès. En s’esclaffant d’une allégresse à peine contenue. Les autres, les moroses et autres coincés du bocal, ignoreront à jamais cette rencontre salvatrice avec le bonheur d’en rire. Tant pis pour eux !

 

 

En savoir plus :

Constance au théâtre d’Auxerre

Samedi 02 octobre à 20h30

« Pot-pourri »

Durée : 1h15 environ

Renseignements et réservations : 03.86.72.24.24.

Site : www.auxerreletheatre.com

 

Thierry BRET

 

Avant de procéder à sa dissolution, l’Association des Amis de Marc MENEAU ne pouvait manquer d’honorer ce pôle de l’excellence pédagogique que représente le centre de formation de l’Yonne. Un geste, et non des moindres, a été réalisé dans l’intérêt de quatre jeunes apprentis qui suivent les pas du fameux chef bourguignon, autodidacte. Chacun a bénéficié d’une distinction en numéraire. En ayant une pensée pour ce créatif de la saveur sublimée en bouche…

 

AUXERRE: C’est en lisant de multiples ouvrages consacrés à la gastronomie que la célèbre toque de l’Espérance est entrée, comme d’autres en religion, dans les ordres de l’art culinaire en suivant les préceptes de l’un des symboles de la cuisine française, Escoffier.

Autodidacte, n’ayant jamais suivi de formation particulière dans cette noble filière qui deviendra la sienne, Marc MENEAU aura appris son métier, alimentant son savoir-faire de recettes publiées par ses glorieux prédécesseurs dans les livres de cuisine. De ceux qui garnissaient, non pas pour la simple décoration, les étagères de la pièce principale de la maison, jadis. Du temps de grand-mère !

On connaît la suite et l’extraordinaire parcours émérite de celui qui fit les heures de gloire de cet établissement à la notoriété internationale : « L’Espérance », sis à Saint-Père-sous-Vézelay.

Aussi, lorsque le président de l’Association des Amis de Marc MENEAU, Patrick GEORGE, retraça la fabuleuse carrière du maître de Vézelay, les deux jeunes apprenties présentes lors de cette cérémonie (Elise MAQUIN et Sarah LAROCHELLE) ne purent que boire ces paroles si élogieuses à l’égard de cet esthète de la gastronomie, trop tôt disparu.

Entre le CIFA de l’Yonne et Marc MENEAU, c’était une histoire d’amour. Tenace, vibrante tant ce monstre sacré des fourneaux, créateur de références succulentes comme les huîtres en gelée d’eau de mer, aimait transmettre son savoir aux plus jeunes.

 

 

Le souvenir de Marc MENEAU immortalisé sur une fresque murale…

 

Emue, et on l’a comprend à l’évocation de tant de savoureux souvenirs, son épouse, Françoise, ne put retenir ses larmes. Surtout lorsqu’elle découvrit la représentation de son défunt mari sur l’immense fresque réalisée dans le gymnase de l’établissement où le personnage de Marc MENEAU pose, éternel, aux côtés d’une autre référence de la cuisine tricolore : Jean-Michel LORAIN. Troublant de vérité !

Parrain à maintes reprises de promotions talentueuses, Marc MENEAU s’est éteint à l’âge de 77 ans le 09 décembre 2021. Une plaque commémorative évoque dans la cuisine du CIFA sa mémoire. Un souvenir que les quatre jeunes bénéficiaires de ce geste altruiste n’oublieront sans doute jamais. Outre Elise et Sarah, Maidi PSHURTER et Mathias OJALVO auront perçu eux aussi leur précieux subside de deux mille euros chacun, leur assurant le financement de leur permis de conduire indispensable à leur employabilité ou à l’acquisition d’une mallette contenant des ustensiles de cuisine.

Au total, et avant de refermer définitivement le chapitre de son existence, l’Association des Amis de Marc MENEAU aura déboursé la coquette somme de dix mille euros pour encourager les jeunes pousses du centre de formation icaunais à emprunter le chemin suivi par le maître. Une transmission de témoin vécue sous le prisme de l’excellence…

 

Thierry BRET

 

 

 

 

Le geste se situe bien au-delà des symboles. Ceux de l’altruisme, de la générosité, de cette solidarité sans borne qui caractérise le plus souvent le bien-fondé d’un club service. Douze mille euros. Ni plus, pas moins. Une somme rondelette dont bénéficie désormais le service hématologie du Centre Hospitalier Universitaire de Dijon. Une obole conséquente, affectée à la recherche et à l’espérance. Celles des malades qui entrevoient la guérison au bout du tunnel…

 

DIJON (Côte d’Or) : Apporter son concours à une œuvre sociale, c’est la résultante d’une action menée tambour battant sur le terrain, ensemble et dans un esprit collectif, pour essayer de glaner les sommes nécessaires à sa réalisation.

Or, il est vrai qu’au vu de la configuration imputable à la pandémie de coronavirus, les opérations déclinées vers le grand public et leur sensibilisation à cette fameuse œuvre sociale se sont réduites à peau de chagrin depuis déjà une très longue période. Pas de soirée de gala officielle pourvoyeuse de gains appréciables ! Exit les habituelles manifestations populaires qui permettent de récolter des fonds indispensables au remplissage de la caisse dédiée ! Oubliées les animations ludiques qui nourrissent les bas de laine utiles lorsqu’ils sont redistribués à bon escient.

Bref : en un mot comme en cent, ce fut Waterloo morne plaine pour la plupart des clubs service qui interviennent sur l’Hexagone au nom du sacro-saint principe vertueux de l’entraide et de la solidarité. Un paradoxe alors que dans le même temps, et au vu de la conjoncture sanitaire et sociale, les besoins n’ont jamais été aussi importants.

 

 

Concrètement, comment ont-ils fait les membres du KIWANIS Club d’Auxerre en remettant un chèque de 12 000 euros au service hématologie du CHU de Dijon ? Ils ont tout bonnement puisé parmi leurs réserves. Certes,  celles-ci ne sont pas insondables. Mais, elles traduisent de l’efficience d’une structure associative qui a su, besogneuse, au fil des ans conserver une poire pour la soif et se garder de tout écart financier démesuré durant cette interminable période d’atermoiement.

Car mine de rien, il faut les posséder ces fameux douze mille euros dans sa cagnotte. D’autant que les clubs service, par coutume et éthique, ne bénéficient d’aucune subvention aux origines municipales…

Bien sûr : 12 000 euros dans la corbeille d’un centre hospitalier de l’envergure de celui de la capitale des ducs de Bourgogne ne représente qu’une modeste goutte d’eau dans un vaste océan à traverser avec son esquif pris dans les tourments de la tempête. Mais, c’est avec les petites rivières que l’ont fait les grands fleuves qui s’écoulent ensuite vers l’immensité de zones aquatiques navigables.

 

 

 

Tous les dons sont les bienvenus pour faire progresser la recherche…

 

 

Le geste du KIWANIS Club d’Auxerre n’a rien d’anodin. Surtout pas aux yeux du responsable du service concerné, le docteur CAILLOT. Car, le nerf de la guerre dans ce combat implacable contre ces maladies demeure…l’argent. Pour accroître les potentialités et les progrès de la recherche. Pour améliorer la qualité de vie des personnes traitées au quotidien dans cet immense complexe que représente le CHU. « Un don tel que vous le faites aujourd’hui nous est tout à fait bénéfique, ajouta le praticien, nous allons promouvoir ainsi nos recherches dans tous les compartiments de l’hématologie maligne… ».

Chiffres à l’appui, le spécialiste lâchera quelques données statistiques pour étayer ses propos. Des chiffres chargés d’optimisme afin de réinstaurer la confiance auprès de celles et de ceux qui souffrent. Parfois dans la solitude et en silence.

 

 

 

« En 1981, renchérit le thérapeute, il y avait moins de 5 % des personnes qui guérissaient de leucémies aigües. Aujourd’hui, la fourchette de guérison se situe entre 40 et 80 % selon les cas… ».

Des sommes astronomiques sont englouties dans la recherche, chaque année. Mais, ces investissements ne sont pas vains. Ils se traduisent par des succès progressifs sur l’adversité. Des victoires réelles, là où les causes semblaient perdues d’avance.

« Tous les dons sont donc les bienvenus, devait conclure avec optimisme le docteur CAILLOT au terme de sa prise de parole.

 

 

Près de 2 millions d’euros de dons reversés chaque année par le KIWANIS…

 

A l’initiative de ce don, Didier PHILIPON. Lui-même concerné par la pathologie.

« Je suis soigné depuis de nombreuses années dans ce service, explique-t-il, je ne peux que souligner la rigueur et le professionnalisme de ces soignants qui nous accompagnent… ».

Membre historique du KIWANIS Club d’Auxerre, l’entrepreneur auxerrois porte l’opération au sein de sa structure associative, bénéficiant du soutien de ses adhérents, dont Jean-François FINANCE, l’actuel président en tête.

Réaffirmant sa fierté de remettre ledit chèque au CHU, ce dernier a souligné l’adhésion totale du club et de ses membres à ce projet. Une action qui correspond pleinement au credo de l’association : « Servir les enfants du monde ». Même si les petits n’étaient guère concernés par les soins prodigués dans l’établissement de Côte d’Or, le docteur CAILLOT précisa que bon nombre d’adolescents et de jeunes adultes fréquentaient son service.

Lieutenant-gouverneur de la division Bourgogne Nord, Claude GUILLLEMOT rappela les contours de sa fonction, assimilable à celle d’un président de région. Il retraça un succinct historique du club service depuis ses origines centenaire aux Etats-Unis jusqu’à son implantation en France au début des années 60 (Metz fut la première ville française à accueillir un club en 1965).

 

 

Mouvement international rassemblant plus de 600 000 membres, le KIWANIS (nous construisons dans sa traduction littérale de ce terme de l’amérindien) comprend 230 clubs dans l’Hexagone pour environ 4 000 représentants.

S’en suivit une brève intervention de Joseph MATICOT, ancien gouverneur (président) national aujourd’hui à la tête du club satellite de Dijon. Ce dernier énuméra les actions majeures du mouvement ; des opérations internationales ayant une réelle portée médiatique comme le Tour des France des Jeunes, les baptêmes de l’air, Vaincre la mucoviscidose, les Colosses aux pieds d’argile.

L’une des actions, toujours d’actualité, ELIMINATE concerne l’éradication du tétanos néo-natal, pathologie lourde qui sévit dans les pays émergents. Précisons que le KIWANIS hexagonal dispose de sa propre fondation, rattachée à la Fondation de France. Chaque année, le mouvement composé de « personnes ordinaires pour des actions extraordinaires » comme il se définit verse près de deux millions d’euros aux œuvres sociales dont il est un généreux soutien.

En charge des PME, des start-up, de la recherche et des transferts technologiques, Marie-Hélène JUILLARD-RANDRIAN, vice-présidente de Dijon Métropole, exprimera toute sa satisfaction à être présente au moment de cette remise de chèque, porteuse d’espoir…Elle n’était pas la seule, visiblement…

 

Thierry BRET

 

 

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