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Qui d’autre hormis le préfet de l’Yonne pour conférer une solennité à ce rendez-vous accueilli chez MOUVEX et du poids médiatique à ce rapprochement collaboratif entre ces deux organes ? Cela ne pouvait pas mieux tomber puisque Pascal JAN, nouveau représentant de l’Etat, a placé parmi ses prérogatives opérationnelles le développement économique du territoire et son attractivité. Via la valorisation de la filière industrielle, il va de soi.

 

AUXERRE: Ce n’est pas le paraphe d’une énième convention de partenariat anodine à laquelle a assisté le petit comité présent ce lundi après-midi dans l’une des salles de conférence du fabricant de pompes et compresseurs international, implanté à Auxerre.

Mais, bel et bien, à un véritable acte d’engagement de la part des deux signataires. Tant au service de la filière industrielle et de ses potentiels employeurs que des candidats, eux-mêmes trop peu nombreux encore à postuler pour rejoindre ces métiers qui offrent de réelles opportunités de carrière.

Alors que l’industrie souffre d’une image négative auprès de l’opinion publique (à tort, évidemment), jamais les intentions d’embauche n’ont été aussi importantes en ce début de second trimestre sur ce segment.

Dans l’Yonne, c’est simple, près de 1 650 postes sont à pourvoir de suite pour étoffer les effectifs de ces entreprises qui proposent 92 % de contrats à durée indéterminé à leurs salariés. Une opportunité que l’on pourrait qualifier d’aubaine auprès des publics de jeunes et d’adultes en recherche de jobs.

 

 

Les prémices de ce rapprochement eurent lieu il y a quatre ans…

 

Les retrouvailles de l’UIMM (Union des Industries et des Métiers de la Métallurgie) et de Pôle Emploi confortent une action entamée le 18 mars 2018. Presque jour pour jour, plaisantera ainsi Yves HUTIN, le directeur de Pôle Emploi de la Nièvre et de l'Yonne.     

Ce jour-là, du côté de Saint-Fargeau, Jean-Dominique DA GREGORIO, emblématique patron des établissements NOGUES et président de l’UIMM de l’Yonne, accueillait dans son antre professionnel le préfet de l’époque, Patrice LATRON, accompagné du responsable départemental de l’opérateur spécialisé sur le marché de l’emploi, Yves HUTIN, afin de poser les jalons de ce premier contrat de service, porté sur les fonts baptismaux.

Quatre ans plus tard, c’est donc au renouvellement de celui-ci que sont donc conviés les médias (ils possèdent un rôle crucial pour valoriser les métiers de la filière, selon Claude VAUCOULOUX, délégué général de l’UIMM et du MEDEF à la tête de la Maison de l’Entreprise Nièvre/Yonne) et le nouveau pensionnaire de la préfecture de l’Yonne.

Pour ce dernier, l’occasion est trop belle de s’immerger au cœur de ce fleuron de l’entrepreneuriat icaunais que représente MOUVEX et ses réelles ambitions de faire progresser son chiffre d’affaires dans les cinq années à venir (de 47 millions d’euros à date à plus de 50 millions, voire plus selon Claudio GIACOMA BOLLATAT, son dirigeant à la force commerciale tonique !).

 

 

Faire en sorte que l’Yonne de l’économie soit attractive…

 

C’est aussi l’opportunité pour le haut fonctionnaire de rappeler tout son attachement à l’une de ses missions régaliennes qui lui tient déjà chevillée au corps depuis sa récente arrivée sur le sol icaunais : offrir les moyens à l’Yonne économique de prospérer.

Comme devait le stipuler Yves HUTIN, alors qu’en substance le taux de chômage sur notre territoire a chuté à 6,5 %, « l’industrie n’est pas un univers noir et sombre où l’on travaille dans de mauvaises conditions, avec des salaires de misère… ».

Faisant fi des préjugés parfois rétrogrades qui perdurent encore comme autant de rumeurs ou d’intox, le cadre de Pôle Emploi rappela les fondements vertueux de ce contrat de service, « devant faire toute la lumière sur les métiers de cette filière industrielle et favoriser l’intégration des nouveaux recrutements dont ont tant besoin les entreprises du secteur ».

Un pan de l’activité où l’innovation coule à flot, sans omettre la création de richesse qui ruisselle.

Le fruit de ce contrat de service entre les deux acteurs se convertit en autant d’actions quotidiennes qui prennent la forme de rencontres, d’animations de conseil auprès des publics cible, de jobs dating, de découverte en immersion dans les entreprises.

Le credo étant de développer les compétences de ces futurs candidats à l’embauche. Tout ce dont a besoin l’employeur qui fournit en contrepartie la pérennité du travail…

 

 

En savoir plus :

Avec ce contrat de service, l’ensemble des représentants de la branche métallurgie et Pôle Emploi Nièvre-Yonne ont pour ambition de construire leur mobilisation autour de cinq axes :

  • Évaluer les besoins d’actifs de la branche métallurgie,
  • Communiquer sur les métiers, les offres à pourvoir et les formations possibles,
  • Organiser et coordonner le dépôt et la réponse aux offres d’emploi identifiées d’une part, la mise en relation entre les entreprises et les demandeurs d’emploi d’autre part,
  • Anticiper et organiser des actions de formation pré-qualifiantes et professionnalisantes, préalables ou concomitantes à l’embauche, en concertation avec les financeurs de la formation professionnelle.

 

Thierry BRET

 

 

 

 


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Interminable périple à travers l’Allemagne et la Pologne pour les huit volontaires de l’Union départementale des Sapeurs-Pompiers de l’Yonne qui ont assuré le transport de quarante-quatre palettes de dons alimentaires et sanitaires collectés par de nombreux partenaires bénévoles à destination des réfugiés ukrainiens. Une prouesse éreintante au vu de la distance mais très appréciable au niveau de l’altruisme…

 

AUXERRE : Affrété par l’Union départementale des sapeurs-pompiers de l’Yonne, avec la bénédiction du SDIS 89, le convoi humanitaire composé de quatre véhicules à destination de la frontière entre la Pologne et l’Ukraine a pu remplir sa mission sans le moindre encombre. Après un très long parcours de 1 100 kilomètres, essentiellement d’autoroute et plus de 16 heures de conduite. Encadré par huit sapeurs-pompiers volontaires, le convoi est arrivé à bon port en milieu de semaine dernière à Dorohusk, à quelques kilomètres seulement de la frontière ukrainienne.

C’est là, qu’une équipe de secouristes de la nation devant faire face à l’invasion russe est venue récupérer les quarante-quatre palettes de marchandises – alimentaires, paramédicales, hygiéniques, animalières – récoltées lors de deux week-ends de collecte sur l’Auxerrois, en mobilisant pléthore de structures associatives, de collectifs, de collectivités et d’entreprises.

 

 

 

 

Ces dons ont été acheminés depuis vers les centres d’accueil des réfugiés ukrainiens dans la partie occidentale du pays.

Les volontaires auxerrois n’ont fort heureusement pas effectué le trajet d’une seule traite. Un premier arrêt leur a permis d’être accueillis par leurs homologues allemands à Gera après avoir parcouru 900 kilomètres. Une seconde nuit, toute aussi salvatrice en matière de repos, s’ajouta au programme en terre polonaise.

Les participants de cette expédition à la vertu généreuse sont bien rentrés depuis dans leurs pénates, après avoir vécu une folle semaine qu’ils ne sont pas prêts d’oublier de leur mémoire.

 

Thierry BRET

 

 

 

 


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De cette rencontre, il en ressortira toujours quelque chose. La présence de Thierry CADEVILLE lors des travaux de la Commission économique de la Maison des Jumelages, de la Francophonie et des Echanges internationaux lundi soir est loin d’être anodine. D’autant qu’entre le président de la CCI de l’Yonne et la structure associative, le mot « attractivité » résonne en parfaite symbiose…

 

AUXERRE : C’est un évènement peaufiné aux petits oignons pour les représentants de la Commission économique de la Maison des Jumelages, de la Francophonie et des Echanges internationaux de l’Auxerrois. La venue de l’un des responsables de la Chambre de Commerce et d’Industrie de l’Yonne, en l’occurrence, Thierry CADEVILLE revêt du plus grand intérêt.

Lundi en fin d’après-midi, les membres de ladite commission accueilleront au cours de leurs travaux habituels le président de la chambre consulaire départementale. Une rencontre, une première fois décalée pour cause d’incompatibilité d’agenda, qui se formalisera enfin, à l’invitation de la présidente de la structure associative auxerroise, Marité CATHERIN.

 

 

Outre les présentations d’usage, il sera question d’attractivité du territoire, tant au plan sociétal qu’économique, avec des éclairages intéressants qui seront apportés par le chef d’entreprise et patron de la société ALGAN-SIREC, successeur d’Alain PEREZ à la tête de l’institution.

La CCI de l’Yonne devrait vivre une période de profonde mutation au cours de ces prochaines semaines afin de renforcer sa présence auprès des entreprises et avant de vivre son déménagement de la rue Etienne Dolet. Gageons que Thierry CADEVILLE devrait faire toute la lumière sur ces différents chantiers et répondre aux interrogations d’une commission économique qui fourbit ses armes en vue d’un rendez-vous automnal consacré à l’attractivité sous la forme d’un colloque.

 

Thierry BRET

 

 


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Les PME et les entreprises du CAC 40 font appel à des cabinets de conseils depuis des lustres. Pour les commerçants, artisans et autres très petites entreprises, appeler un consultant correspond à un malade, qui après avoir fait le tour des médecins traditionnels, finirait par contacter un rebouteux. Avec l’affaire « McKinsey », les Français découvrent que l’Etat prend des décisions après avoir pris attache avec des cabinets de consultants.

 

TRIBUNE : Il s’agit d’une vieille pratique à laquelle souscrit de nombreux états. Lorsque le pape François arrive au sommet du Vatican, il décide de faire l’audit des comptes bancaires de Rome. Il déclare qu’il mettra fin au bricolage des études précédentes en faisant appel aux plus grands cabinets d’audit et de conseil américains.

Alors, faire appel à des cabinets de consultants pour accompagner les missions de l’Etat n’est pas nouveau. Le gouvernement actuel a suivi les pratiques de ses prédécesseurs. Le problème n’est pas là. Jusqu’en 2020, plus d’une cinquantaine de cabinets prodiguaient leurs précieux conseils, sachant que McKinsey ne représentait que 1 % du total. A partir de 2021, la machine s’emballe : McKinsey pèse selon le Sénat, près de 1,5 milliard de notes d’honoraires.

 

Le sanitaire et le numérique comme sources de missions…

 

Dans son rapport, le Sénat  écrit que « le rôle d’un cabinet de conseil consiste à rédiger des documents stratégiques à destination des responsables publics ». Mais, les missions des cabinets de conseil sont aussi beaucoup plus concrètes. Lors de la crise sanitaire, il leur a notamment été confié la logistique des masques, des équipements de protection et des vaccins, des systèmes d’information pour la vaccination – VAC-SI – et pour le passe sanitaire.

Mais une grande partie de l’activité de conseil relève du secteur informatique : ce domaine représente 646,4 millions d’euros en 2021, soit 72 % des dépenses de conseil. Le Sénat rappelle la teneur de ces missions : conseil en  « qualité des systèmes d’information », « stratégie des systèmes d’information », « étude de projets applicatifs » ou encore « urbanisation et expertise technique ».

 

 

Des zones d’ombre que le Sénat tente d’éclaircir…

 

Où sont les problèmes ? Le comptable représente le rétroviseur de l’entreprise alors que le cabinet conseil est la boussole : mieux inventer l’avenir. Le problème, c’est que face à une armée de technocrates, énarques et consorts, l’Etat semble dans l’incapacité de gérer sans l’intervention de tiers étrangers aux ministères. Ce qui interpelle et motive la commission d’enquête, voulue par les sénateurs. Ces derniers fustigent les sommes exorbitantes réglées par l’Etat à McKinsey, la prédominance de ce cabinet, l’intégrité de ce cabinet (McKinsey conseille sur la politique de vaccination alors que le cabinet américain est actionnaire de PFIZER !), sachant que le Président de la République a choisi le laboratoire des Etats-Unis comme fournisseur de vaccins.

Le Conseil Constitutionnel, présidé par Laurent FABIUS, a validé les dispositions législatives concernant les vaccins. Or, Victor, le fils de l’ancien Premier ministre dirige la filiale hexagonale de McKinsey. Précisons que le cabinet a prodigué, gratuitement, ses conseils auprès d’Emmanuel MACRON durant toute sa campagne de 2017. Pourquoi gratuitement ? Le Sénat veut aussi connaître les contreparties cachées, s’il y en a, d’une telle opération. McKinsey doit communiquer aux Etats-Unis la copie de toutes ses études et rapports (c’est la loi américaine). Ainsi, quid des études confidentielles qui se rapportent à la France ?

Enfin, dernier point, quid de l’impôt sur les sociétés concernant McKinsey en France. Existe-t-il une évasion fiscale légale ? Certes, s’il règle la TVA, le cabinet US déduit tout ce qu’il récupère sur ses achats.

 

 

Une histoire de moutons qui en dit long sur les consultants !

 

Connaîtra-t-on un jour les résultats de cette enquête ? L’avenir le dira. On doit remarquer le trouble que pose le questionnement du Sénat. Le problème ne se situe aucunement dans le fait que l’Etat fasse appel à des cabinets extérieurs. Si un journal, voici quelques années, avait écrit un jour : « …parlons des cabinets de consultants », je ne résiste pas à l’envie de vous raconter une histoire de consultant : « en pleine montagne, un homme d’affaires lambda (attaché-case, nœud papillon et costume de bonne coupe) arrête sa voiture devant un berger. Il s’écrie : « Ola, brave homme, si je vous dis en quelques secondes, combien il y a de moutons dans votre troupeau, vous m’en donnez un. D’accord, dit le berger. Le consultant parcourt le troupeau d’un regard balayant et déclare : il y a 198 moutons ! C’est bien, dit le berger et le spécialiste s’empare d’un animal. Attendez, déclare le berger, si je vous dis quel métier vous faites, vous me rendez ma bête ? Ok dit l’autre. Et bien vous êtes consultant, cher ami. L’autre est sidéré : comment vous avez deviné ?  Facile, dit le gardien de la montagne, vous arrivez quand on ne vous attend pas, quand on ne vous a rien demandé, vous nous dites ce que l’on sait déjà et c’est mon chien que vous avez pris ! ».

 

Jean-Paul ALLOU

 

 


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A quels saints se vouer lorsque l’on est à la tête d’une entreprise de travaux publics aujourd’hui ? Certes, face à une conjoncture pour le moins délicate (conséquences de la crise sanitaire, orages noirs qui s’accumulent sur la partie orientale de l’Europe), le moral est en berne car les prix, eux, ne cessent d’atteindre des sommets. Une poussée de fièvre inflationniste inéluctable qui grève les budgets. A commencer par ceux des sociétés qui tentent tant bien que mal de relever la tête et de garder le cap imposé par leurs carnets de commandes…

 

FLOGNY-LA-CHAPELLE A date, les professionnels des travaux publics ne rencontrent pas encore de problématiques liées à la pénurie sur les matières premières utilisées sur leurs chantiers. Une nouvelle positive, malgré ce vaste maelström d’informations néfastes qui leur tombe dessus depuis un moment. Une nouvelle à accueillir avec une réelle satisfaction, tout de même. Celle-ci étant synonyme de non-blocage des chantiers. Pour l’instant, devrait-on préciser un brin optimiste et en croisant les doigts.

Pour l’heure, le souci se situe ailleurs pour les entrepreneurs de la filière. Du côté de l’envolée vertigineuse des prix. Cela coince vraiment aux entournures et cela fait mal aux porte-monnaie déjà décharnés des sociétés du secteur qui ne s’attendaient pas à de telles secousses telluriques, mettant à mal leurs budgets et leurs projets de développement. Voire d’investissements.

La surcharge inflationniste observée sur les tarifs énergétiques depuis plusieurs semaines inquiète de plus en plus le sérail de la FRTP, la Fédération régionale des Travaux Publics. L’un de ses représentants départementaux, en la personne de Baptiste MANSANTI, dirigeant de la société éponyme, se soucie de cette progression tarifaire exceptionnelle. Entraînant de facto des répercussions de plus de 30 % sur les factures de gaz et d’électricité à l’année. Un bail…

Un alourdissement des notes à payer qui vient s’ajouter au 30 % de hausses constatées sur le prix des matériaux usuels, à commencer par les granulats, le bitume ou les enrobés.  

« Nous avons atteint des sommets tarifaires que je n’avais jamais observé jusque-là, souligne Baptiste MANSANTI, quelque peu désabusé par une situation devant perdurer si les choses s’enlisaient durablement en Ukraine. Nous suivons l’évolution de ce dossier avec vigilance… ».

 

 

Une demi-douzaine de courriers par jour de la part des fournisseurs…

 

D’autant que tous les produits dérivés des énergies fossiles (bitume, enrobé, gaz, pétrole, carburants) suivent une irrésistible courbe spéculative qui ne devrait pas en rester là selon les experts.

Impactées par ces effets en cascade, les sociétés de travaux publics subissent aussi le contre-coup de leurs fournisseurs. Les courriers rappelant une correction tarifaire sur des commandes pourtant passées de longues dates s’accumulent sur le bureau de Baptiste MANSANTI. Las, et le regard triste, il présente une liasse de documents qui ne cesse de s’étoffer de jour en jour, à son grand désarroi. Et malheureusement, à la lecture rapide de ces missives liminaires, il n’est fait aucune mention de pouvoir négocier quoi que ce soit dans les contrats.

Et quand ce ne sont pas les entreprises partenaires qui se rappellent au bon souvenir de leurs débiteurs, c’est évidemment l’Etat qui revient à la surface, telle une hydre à plusieurs têtes avec une nouvelle surcharge fiscale à appliquer sur le prix des carburants et de l’énergie, soit au 01 mai, plus quatre euros en moyenne perçus en sus par mètre cube sur les carburants spécifiques aux engins.

Bref, en quinze ans d’antériorité entrepreneuriale, le dirigeant de Flogny-la-Chapelle n’avait jamais vu une telle hystérisation de la chose spéculative (mais à qui in fine profite donc le crime ?), une situation ubuesque qui en serait presque risible si le contexte mondial n’était pas aussi névralgique.

 

 

Revoir la hiérarchisation du carnet de commandes…

 

Dès lors, en bon capitaine de corvette qu’il est devenu en reprenant le gouvernail de l’entreprise familiale, Baptiste MANSANTI repousse dès qu’il le peut et que cela se justifie du fait de l’éloignement de certains travaux la dead-line des chantiers, initialement portée sur le carnet de commandes. Le plus souvent après la rentrée automnale ; souhaitant que la conjoncture internationale s’améliore un chouïa. Tout en tentant de conserver ses marges.

Un délicat travail d’équilibriste du quotidien pour le quadragénaire qui s’expose, et il le sait, aux risques d’impayés de la part de clients qui seraient étranglés par ces hausses exponentielles qui font plonger le PIB de l’Hexagone.

Se refusant de céder à la panique, l’entrepreneur prend soin d’analyser dans le calme son carnet de commandes, en priorisant les chantiers à exécuter. Voire en les mutualisant dès que possible.

Sur le marché des collectivités, et de la commande publique par effet de ricochet, la préfecture a alerté les structures institutionnelles à accueillir favorablement les révisions de prix de manière systématique. Et de suspendre toutes pénalités de retard devant contraindre les chantiers à ralentir du fait de ce contexte complexe.

 

 

« Il faudrait aussi accélérer la publication des index permettant les mécanismes de révision des prix, ajoute Baptiste MANSANTI, en les ramenant à 45 jours… ».

Une proposition que ne cesse de marteler la FRTP en cette période d’entre deux tours de la présidentielle.

L’emploi du GNR et sa fiscalité avantageuse pour alimenter les engins de chantiers qui ne peuvent fonctionner à l’électrique sont privilégiés parmi les préconisations envisageables. Même si le prix au litre de ce carburant hors taxes est passé de soixante centimes d’euros avant la crise à 1,90 euros aujourd’hui

Autre aspect sensible de cette équation insoluble à plusieurs inconnues, le recrutement et la non-augmentation des salaires.

« Je recherche de trois à quatre nouveaux collaborateurs qui pourraient renforcer mes équipes en qualité de conducteurs d’engins, de maçons et de conducteurs de machine, argumente le président de la FRTP 89, or, je n’ai pas les moyens de financer leurs postes à l’heure actuelle compte tenu de la conjoncture… ».

Pour l’heure, la société MANSANTI poursuivra ses missions régaliennes, à savoir l’entretien des voiries, les travaux d’assainissement d’eau potable et usagée, et de terrassement en s’appuyant sur sa force vive de vingt-cinq salariés.

« On se serre les coudes, on fait le dos rond et on attend des jours meilleurs, résume le dirigeant un brin pessimiste mais ô combien réaliste sur la situation de la filière, nous sommes en contact direct dans le cadre d’un protocole avec le préfet de l’Yonne (une manière de faire connaissance avec Pascal JAN, nouveau représentant de l’Etat), afin de faire face à toutes les situations… ».

Les travaux publics, à l’instar de bon nombre de secteurs économiques, sont comme du lait à surveiller sur le feu, qui pour l’heure, ne déborde pas encore de la casserole…Pourvu que cela dure.

 

Thierry BRET

 


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