Vitrine ouverte de la dynamique commerciale locale, la foire exposition d’Auxerre possède d’autres atouts non négligeables dans son jeu. Elle s’inscrit chaque année parmi les points de passage prioritaires de la sphère institutionnelle et politique départementale en cette période de rentrée. Y être vu tout en y voyant et appréciant les dernières innovations proposées par les exposants constitue un exercice de communication savamment orchestré dans les travées du parc des expositions. Un moment propice où il est de bon d’échanger et d’observer…

AUXERRE : Un rendez-vous destiné à accueillir les peoples et autres VIP de l’Yonne, la foire d’Auxerre ? Toujours est-il que la traditionnelle cérémonie inaugurale, bien que quelque peu modifiée et raccourcie depuis une paire d’années, répond en tout point à cet objectif.

Intégrer le copieux cortège qui forme l’ossature protocolaire des officiels, devant cheminer durant près de deux heures chaque recoin de l’espace commercial figure depuis belle lurette sur les agendas des personnalités influentes.

C’est une tradition à laquelle nul ne doit déroger sous peine de susciter les commentaires les plus extravaguant des coteries du sérail ! Bien sûr, les contraintes de calendrier justifiant les absences des uns nourrissent le questionnement quelque peu amusé et intrigué des autres ! Ainsi est faite l’existence…et surtout l’humain, toujours avide de sensationnel !

Invités à se rendre sur le parvis du parc des expositions sous un soleil guilleret, les heureux élus de ce tour de chauffe matinal, soit la phase d’ouverture de la manifestation, eurent à cœur de suivre l’encadrement de Centre France Evènements dans ce périple.

 

Les arts de vivre, valeurs sûres de la foire…

 

Avec une première et étonnante halte auprès de l’Amicale des Cuisiniers de l’Yonne, et de leurs chefs, tout auréolés de pareilles retrouvailles dès onze heures du matin. Une gougère dans une main, un petit gobelet fleurant bon l’escargot persillé cuit dans sa sauce au chablis dans l’autre, le prologue de la visite se montrait déjà sous d’excellents auspices pour les suiveurs. Il n’y a pas à dire : il fait bon vivre en Bourgogne, terroir de succulentes traditions.

Puis, tour à tour, les hôtes des lieux, Guy ROS (directeur général de Centre France Evènements Auxerrexpo) et Sébastien FUENTES, son adjoint, expliquèrent dans les grandes lignes les tendances attrayantes de cet évènement, le énième, placé celui-ci sous le chiffre symbolique du 89. Comme 89ème édition. Ou en référence pour les puristes de la géographie au département de l’Yonne. Des discours écoutés studieusement par le parterre de personnalités.

Guy ROS exposa par ailleurs des réflexions pour le moins pertinentes sur le rôle stratégique d’Auxerre dans le registre du tourisme d’affaires (voir article correspondant).

Commença alors la lente déambulation du cortège, allée après allée, sous les commentaires explicatifs du Monsieur Loyal, officiant micro à la main, fidèle au poste depuis dix ans tout pile.

 

 

A la découverte de mythiques personnages de B.D.

 

D’un univers à l’autre, chacun prit le temps de saluer, de discuter et de tâter le pouls des cent cinquante artisans/commerçants à forte connotation icaunaise. Le tracé de ce sinueux parcours offrit une excursion en plein air.

Sur le parvis du parc auxerrois où les forces militaires étaient bigrement représentées. Des chasseurs alpins à l’armée de terre, avec armes et paquetages à la clé. Y aurait-il eu quelques incitations au recrutement avec la bénédiction de l’adjudant-chef Bruno NIRLO ?

Plusieurs élus n’hésitèrent pas à revêtir les tenues et attributs militaires, se remémorant peut-être quelques lointains souvenirs de leur incorporation au sein d’un régiment. Crépitement des flashes : la communication l’emporta haut la main avec ces clichés mémorables !

La visite se termina peu après par l’une des attractions novatrices de cette édition 2019. L’espace consacré aux « Avengers », les célèbres personnages apparus dans les comics américains de l’après-guerre.

Un « Captain America » plus vrai que nature attendait bouclier en main les suiveurs. Avant que ces derniers ne découvrent, plongés dans une relative pénombre, les figurines de « Hulk », « Spiderman » ou « Iron Man ».

Entre les stars, figées mais planétaires du cinéma d’Outre-Atlantique, et les VIP bien vivants de l’Yonne qui terminèrent leur parcours, c’était incontestablement une noria d’étoiles qui symbolisa l’ouverture officielle de cette foire 2019 d’un bon cru…

 

 

Fonctionnelle depuis plus de deux mois, la seconde boutique « tremplin » de la capitale de l’Yonne a reçu la visite d’une délégation d’officiels, au terme de la tournée des chantiers concoctée par l’Office Auxerrois de l’Habitat. Le spécialiste de la gougère accommodée aux particularismes culinaires de notre terroir connaît la réussite grâce à ce dispositif facilitateur…

AUXERRE : Le jeune dirigeant de la structure n’en démord pas : avoir pu profiter des avantages liés au programme des « boutiques tremplins » initiées par la Ville est une sacrée aubaine selon lui.

Outre le fait de pouvoir disposer d’un pignon sur rue exceptionnel car situé sur la place Saint-Nicolas, Aymeric LUCZKIEWICZ a vu ses charges d’installation s’alléger de manière drastique dès la réception des locaux.

L’Agglomération de l’Auxerrois honore à hauteur de 50 % la caution du jeune homme et ce pour la durée des dix-huit premiers mois après son installation.  

Mais, ce n’est pas la seule surprise dont profite pleinement le jeune entrepreneur qui s’est lancé dans cette folle aventure de l’indépendance professionnelle avec succès depuis plusieurs mois.

Initialement, le concept des « boutiques tremplins » se limitait à recevoir en ses murs un nouveau commerce ne devant pas excéder dix-huit mois de présence. Or, et selon la volonté de ses auteurs, la Ville d’Auxerre et l’Office Auxerrois de l’Habitat, le délai imparti à cet accueil synonyme de précieux coup de pouce n’a plus de limite temporelle !

« Dorénavant, précise le maire d’Auxerre et président de la Communauté d’agglomération de l’Auxerrois, Guy FEREZ, les commerces accueillis par ce programme en phase de développement pourront rester plus longtemps… ».

 

Une boutique tremplin située à un point névralgique…

 

Doté d’un espace ergonomique de trente mètres carrés, assorti d’une annexe faisant office de laboratoire, le responsable de PYNEAU PRUNUTZ (une appellation singulièrement insolite qui rappelle les patronymes des deux créateurs du fameux amuse-bouche originaire de Bourgogne) a connu une très belle saison estivale, grâce à un flux incessant de touristes.

Une enveloppe avoisinant les dix mille euros a été débloquée pour assurer l’aménagement de ladite boutique. Sachant que le maître d’ouvrage n’était autre que l’Office Auxerrois de l’Habitat, propriétaire des lieux.

Lors de la visite, plus de découverte qu’officielle, Guy FEREZ, accompagné du président de l’OAH, Jacques HOJLO, et de Guy PARIS, premier-adjoint ont apprécié les caractéristiques techniques de la boutique, remise à neuf lors de travaux ayant eu lieu en mai dernier.

En parallèle, ils se sont montrés aussi épicuriens en dégustant les savoureuses (et étonnantes) gougères aux multiples saveurs qui ont fait la renommée de cette structure artisanale. Mention très bien, également, pour la nouvelle gamme de crakers, 100 % made in Yonne !

La sélection départementale du Meilleur Apprenti de France (MAF), catégorie cuisine, a délivré son verdict à l’issue de quatre heures et demie d’une âpre confrontation gastronomique vécue derrière les fourneaux du CIFA, le centre de formation initial des six jeunes candidats en lice. Originaire du Bangladesh, Alam FERDASOUL a obtenu les félicitations du jury…et son billet pour le MAF Régional disputé à Bourges…

AUXERRE : Sa joie de vivre illumine son visage. On sent le garçon gagné par l’émotivité. Celle-ci est légitime. Constante, la concentration aura été de mise pour atteindre l’objectif ultime. Celui de s’illustrer de la meilleure manière la plus probante lors de la sélection départementale de ce toujours redoutable concours des Meilleurs apprentis de France. Agé de 19 ans, Alam n’imaginait pas trois ans auparavant vivre de tels exploits loin de sa terre natale : le Bangladesh. Ce pays si proche du sous-continent indien aux parfums d’exotisme que les Français méconnaissent injustement.

Hormis les musicologues avertis qui se souviennent encore de l’épique et coûteux combat humanitaire mené par l’ex-Beatles George HARRISON en 1971, lors de la pire famine que connut le XXème siècle, peu de nos concitoyens savent où se situer ce territoire asiatique, spécialiste de la découpe métallique des bateaux remisés. Celles et ceux qui auront le loisir de se rendre au restaurant du Canal, à Migennes (il est encore question de bateaux mais ce ne sont pas les mêmes…) pour y déguster ses spécialités, prendront sans doute le temps de discuter et d’écouter le jeune lauréat de cette sélection 2019 du MAF Cuisine Yonne, Alam FERDASOUL.

 

 

Son maître d’apprentissage, l’excellent chef Nicolas BRELAUD qui gère avec son épouse ce bel établissement, a su accorder sa confiance et donner sa chance au jeune expatrié, arrivé dans l’Hexagone il y a trois ans. La reconnaissance des représentants du jury et de l’Amicale des Cuisiniers… Certes, la maîtrise de sa nouvelle langue d’adoption demeure encore perfectible (ne riez pas moqueurs, combien parmi vous possédez des notions de bengali ?), mais le jeune homme sait parfaitement se faire comprendre sur ses intentions.

Celle de se propulser plus en avant à force de travail et d’abnégation vers les plus hauts sommets de l’artisanat. De facto, la filière des métiers de bouche qui lui a ouvert sa voie professionnelle. D’ailleurs, le passionné de cuisine qu’est le président de ce jury, l’emblématique Guy JASNOT qui a longtemps œuvré avec brio aux manettes culinaires du Quai d’Orsay, a salué le talent créatif de ce petit prodige à la peau gorgée de soleil. Sans trembler, et avec une certaine dextérité, Alam FERDASOUL a su concocter avec brillance le menu du jour imposé par ce challenge professionnel, à savoir des œufs pochés sauce chablis, le suprême de poulet agrémenté de riz pilaf et une marquise au chocolat, qui paraît-il à rendu le sourire à tous les férus de chocolat se respectant !

Au terme de ce trophée, amplement mérité, le garçon a obtenu son bulletin de participation à la finale régionale du MAF qui se disputera dans la capitale du Cher à Bourges courant octobre. En sus, et comme un bonheur ne vient jamais seul selon l’adage, son contrat d’apprentissage, ponctué d’un CAP obtenu en juin dernier, s’est converti en un poste pérenne, un vrai CDI, dans la maison où il exerce déjà avec méticulosité aux côtés de Nicolas BRELAUD. Elle n’est pas belle, la vie ?

Présente ce week-end à la Foire de Tonnerre, l’association départementale des chefs présidée par Daniel AUBLANC remettra le couvert le 14 septembre. A l’occasion de l’évènement commercial similaire, organisé à Auxerre. Avec cette fois-ci, un concours à la clé qui sera ouvert aux amateurs de la discipline…

TONNERRE: Créativité et maîtrise technique seront les bienvenues le 14 septembre prochain sur l’atelier des gastronomes de la Foire exposition d’Auxerre. Ce jour-là, un samedi, l’Amicale des Cuisiniers de l’Yonne accueillera quatre candidats soucieux d’en découdre en toute déontologie derrière les fourneaux.

Objectif : il s’agira de préparer une recette laissée libre de choix d’une pintade fermière. Autant dire que les adeptes de la bonne chère ne manqueront pas de s’illustrer pour tenter de briller à l’un des concours culinaires les plus en vue de la saison dans l’Yonne.

Profitant de la vitrine publique offerte par la fameuse manifestation, concoctée par Centre France Evènement, les cuisiniers amateurs trouveront les ressources gustatives nécessaires pour séduire le jury de chefs qui goûtera in fine à la délicieuse recette. Précisons que deux accompagnements de légumes compléteront ce plat.

Après leur passage remarqué à la foire de Tonnerre où ils firent déguster de succulents canapés aux chalands en balade, le président Daniel AUBLANC et son équipe de professionnels se mobiliseront une nouvelle fois pour une juste cause : celle de promouvoir la filière des métiers de bouche et des arts de vivre destinés à égayer les papilles des épicuriens.

 

Curieusement, il n’existait jusque-là aucun ouvrage relatant les typicités caractéristiques des vingt-huit communes qui composent cet assemblage plutôt hétéroclite que représente l’Auxerrois. Cette carence culturelle sera vite oubliée de manière définitive dès la mi-septembre. Période où sortira un pavé de très belle facture tant au plan esthétique que visuel de 210 pages. L’opus se nomme « L’Auxerrois : aller à l’essentiel ». Il constitue un panorama non exhaustif de tout ce qu’il faut savoir et connaître de cette contrée qui demeure le point névralgique d’un département où il fait bon vivre…

SAINT-BRIS-LE-VINEUX : Ce n’est pas un vadémécum de plus. Ni une compilation de bonnes adresses qu’il est de bon ton de posséder afin de rester à la page. Pas davantage, un guide à vocation touristique.

Non, dès qu’il feuillette ce volumineux document (un vrai livre au sens noble du terme), le lecteur prend pleinement conscience de la réalité tangible qui se présente à lui.

L’Auxerrois est une contrée de l’Yonne riche, belle, entreprenante et dynamique ! Pour s’en convaincre, il suffit d’égrener la somme d’informations contenues dans ce copieux bouquin. Agrémentées de ses petits appendices qui servent de renvois utiles à la lecture.

Il aura fallu environ dix-huit mois d’un travail besogneux pour composer la trame de cette œuvre scripturale à mettre dans toutes les mains. Celles, cela est une évidence des nouveaux habitants qui poseront leurs valises dans l’une des vingt-huit localités de l’agglomération dès la rentrée. Celles, aussi et par capillarité des touristes en quête d’un « Graal livresque » qui ferait office de précieuse « Bible » où tous les renseignements dévoilés faciliteraient la compréhension de l’endroit qu’ils visitent.

Celles, également de ces professionnels, hommes d’affaires ou commerciaux, venus d’ailleurs, qui arpentent les rues de cette zone de chalandise profitable au développement de leurs business. Enfin, celles des autochtones eux-mêmes, qui bien souvent à l’instar des Versaillais qui n’entravent que couic à la richesse patrimoniale de leur château, faute de l’avoir visité un jour, éprouvent cette irrésistible envie de redécouvrir leur lieu originel et de s’en imprégner.

 

Une suite logique à l’ouvrage consacré à Auxerre…

 

On l’aura compris : « L’Auxerrois : aller à l’essentiel » répond par ses diverses strates et chapitres aux besoins scrupuleux de ces publics. Dont, incontestablement, nous faisons partie ! Qui plus est, l’objet offre enfin une identité propre à cette agglomération très disparate dans son approche structurelle entre une ville dominante qu’est la capitale de l’Yonne et une kyrielle de communes périphériques.      

Le document finalise le précédent exercice de rédaction, conçu en 2012 qui s’était borné à présenter sous toutes ses coutures la ville d’Auxerre. Un livre qui enregistre toujours quelques ventes parmi le réseau de libraires locaux. Dès septembre, quel accueil sera finalement fait à cette suite logique ?

« L’Auxerrois : aller à l’essentiel », publié par la structure parisienne des Editions du Palais, bénéficiera pour se faire connaître du terreau promotionnel usuel. Celui, des élus communautaires qui ont assisté à la présentation officielle de l’ouvrage à la salle des fêtes de Saint-Bris-le-Vineux, invités par leur président, Guy FEREZ.

Exégète de la communication dans une vie antérieure, l’édile d’Auxerre a d’ailleurs préfacé l’objet de toutes les convoitises de ce mercredi en saluant l’initiative. Rédigeant sur deux pages introductives, la raison d’être, judicieuse, de l’ouvrage.

 

Un budget d’environ 30 000 euros pour se doter de cet outil promotionnel…

Au plan quantitatif, une dotation de 4 000 exemplaires reviendra à la Communauté d’agglomération. Logique car l’institution s’appuiera sur ce support écrit pour étayer sa propre communication dans les semaines à venir. Mais, celles et ceux qui aimeraient en découvrir davantage de renseignements sur leur territoire de prédilection auront la faculté de pouvoir l’acquérir auprès de leur libraire. Le livre y sera commercialisé au tarif de 24,50 euros.  

On ne saurait trop recommander à nos lecteurs de se le procurer dès sa parution. Histoire de rompre le cou, une bonne fois pour toute, aux sempiternelles allusions faisant d’Auxerre est une « belle endormie » où il ne se passerait strictement rien !

L’ultime chapitre, « Investir pour l’avenir », fort de sa trentaine de bonnes feuilles, accrédite plutôt le thème inverse…  

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