On appelle cela de la générosité. L’altruisme, aussi. Voire l’amour de son prochain ? Sans doute, le regretté artiste peintre, Pierre GIRARDIN, n’en manquait pas. Surtout, il voulait laisser une trace bien au-delà de ses peintures, une fois quitté ce monde d’ici-bas. La vente d’une trentaine de ses toiles fait aujourd’hui des heureux. Les responsables de l’antenne départementale des « Restos du Cœur ». Ces derniers ont perçu un chèque de 6 550 euros. Une somme qui sera convertie en près de deux mille repas…

 

AUXERRE : Son sourire jovial irradie son visage. Posant fièrement, le temps d’une séance photographique, aux côtés des deux responsables des « Restaurants du Cœur » auxerrois, Naïma LECLERC – elle-même professionnelle de la restauration en compagnie de son époux, Dominique, « Le Cercle » à Auxerre – brandit devant elle le document officiel qui fait foi : le don de 6 550 euros obtenu par la célèbre structure associative, sortie de l’imaginaire fertile de l’éternel COLUCHE.

Un grand jour pour la jeune femme, qui est aussi une artiste aux multiples facettes. C’est dans son établissement gastronomique de très bel aloi que s’est tenue l’exposition vente de la trentaine de toiles du regretté Pierre GIRARDIN. Un peintre au grand cœur qui n’a pas hésité à réaliser une ultime pirouette ; avant de tirer sa révérence et son départ définitif de la surface du globe, vendre ses pièces – des tableaux inspirés de son métier originel, celui d’urbaniste architecte – au profit d’une action caritative. En l’occurrence, celle des « Restos du Cœur ». Un vœu qui s’est depuis réalisé après plusieurs semaines de présence de ces toiles dans l’estaminet gourmand du centre-ville d’Auxerre.

Il faut croire que les gastronomes sachant apprécier les subtils délices de la cuisine orientale servie au « Cercle » furent également en joie au plan culturel car la trentaine de tableaux s’inspirant de « la ville habitée par la colère », « la métropole en gestation » ou encore « l’évolution architecturale de la cité » furent conquis par le style symbolique et humaniste de l’artiste. Tout sera cédé dans les meilleurs délais, générant un joli pécule s’élevant à plus de 6 500 euros in fine.

Alain SAUVION, président des « Restaurants du Cœur 89 » et Michel PANNETIER, responsable de la communication, furent comblés d’apprendre la bonne nouvelle, annonciatrice de « beurre dans les épinards » supplémentaire pour aider les familles en précarité qui fréquentent quotidiennement leurs locaux. Un équivalent de deux mille repas, non négligeable avec la période automnale qui commence et le contexte de crise particulièrement exacerbé à vivre pour les plus démunis.

Précisons que la prochaine collecte des Restos, concoctée dans toutes les grandes surfaces de la place, se déroulera du 07 au 09 octobre prochains. Soyez aussi généreux qu’aura pu l’être cet artiste au cœur gros comme çà avant de mourir !

 

Thierry BRET

 

 

Une fois n'est pas coutume, notre rubrique culinaire « L'Aile ou la Cuisse » est d'humeur bien triste aujourd'hui. Une personnalité attachante, en la personne de Marie-Louise FORT, édile de Sens, vient de nous quitter brutalement. Jeudi dernier, en circulant à moto dans « SA » rue de la République, je l'avais aperçue, toujours bien coiffée (sa marotte !) en compagnie de Clarisse QUENTIN, l'une de ses adjointes, entrée en politique par son intermédiaire...

 

SENS : Petite-fille de garde-barrières à Bichain, au nord de Villeneuve-la- Guyard, le long des voies « PLM », Marie-Louise FORT était fière de ses origines campagnardes. Si sa grand-mère et sa mère furent de véritables cordons bleus, ce ne fut pas le cas de notre maire sénonais dont l'une des rares spécialités était le curry d'agneau, semble-t-il !

Ce peu d'appétence culinaire la faisait sourire ! Elle qui fut  cependant un soutien ardent du chef étoilé Michelin Patrick GAUTHIER, dont elle appréciait l'un des desserts : la mousseline au chocolat « Guanaja ». Elle fut heureuse aussi de décorer voici quelques années, la restauratrice Odile BOMPAY, du « Clos des Jacobins ».

Elue à l'ancienne - noble appellation s’il en est ...- on la croisait régulièrement avec son chariot à roulettes, faisant ses courses, avec ses petites filles parfois, sous cette belle halle qu'elle contribua à faire rénover en 2015.

Attachée aussi à la foire de Sens, avec son côté forain et populaire, elle assura avec son équipe municipale son redémarrage cette année. Elue accessible, c'est ce qu'elle aimait et était en réalité.

 

Une élue de terrain qui appréciait la France…

 

Une partie de sa très belle carrière politique se fit durant dix ans au palais Bourbon. En 2010, je lui écrivis, pour solliciter son intervention, afin que notre dépositaire de presse villageoise obtienne la commercialisation du loto. Six mois après, Anne-Laure PASQUER recevait un courrier officiel de « La Française des Jeux ». Merci Mme FORT à laquelle de temps à autre, nous envoyions un ticket de loto ! Elle nous répondait à chaque fois, personnellement comme de bien entendu...

En 2012, nous fîmes une partie de sa campagne électorale pour les législatives dans des bistrots villageois, lorsqu'ils existaient encore. Au lendemain de sa nette victoire, nous avions déjeuné dans l'un d'entre eux, au « Café des Jardiniers » à Sens.

Durant cette décennie passée, l'animateur Jean-Luc PETITRENAUD vint régulièrement à Sens, pour une émission radio ou TV dont la vedette était Sens, ce qu'appréciait cette élue de terrain.

Mais, on ne peut évoquer cette attachante personnalité, sans narrer son amour de notre pays, la France et de ses traditions, regrettant quelque peu les errements actuels, hélas.

Nos pensées en ce jour vont pour son mari le docteur Dominique FORT (un « toubib » généraliste comme il n'y en aura plus...), leurs enfants et leurs petits-enfants.
Au-revoir Marie-Louise ! Sens « ta ville » est en deuil et te pleure…

 

Gauthier PAJONA

 

Il y a toujours un brin de nostalgie au fond de la casserole. C’est humain ! Le souvenir d’un plat familial, ayant résisté aux affres actuelles des congélateurs et autre micro-ondes ! Celui d’une auberge de bord de route dans laquelle œuvrait une cuisinière ou un cuisinier formidable. « Ah ! La gibelotte de lapin de garenne aux cèpes … » !

 

VILLENEUVE-SUR-YONNE : Bref, retour au début du siècle. Il fait bon vivre sur la terrasse du « Café de la Halle » à Villeneuve-sur-Yonne. Noëlle, l’ancienne apprentie pâtissière à « La Côte Saint-Jacques » jovinienne - excusez du peu - que l’on connut antan à Egriselles-le-Bocage et son mari Philippe, ancien frigoriste, talentueux bricoleur et féru de pêche viennent de reprendre l’affaire. Le vendredi, jour de marché, on s’y régale de frites maison - pas congelées -  avec le truculent charcutier de Joigny Marcel BOIREAU. Oui, mais ça, ….c’était avant !

 

Mais où est passée l’inspiration de Noëlle leur mentor ?

 

De la cuisine de Noëlle, on se souvient notamment des délicieuses crudités maison bien assaisonnées (betterave, céleri rémoulade, chou…), du filet de poisson sauce dieppoise et autres mille feuilles aux fruits de saison.
Retour en 2022 ! Depuis quelques années déjà, Philippe et Noëlle ont vendu en toute confiance leur affaire à Julie, une souriante et dynamique patronne. Le boulot, c’est son affaire ! Elle connaît plus que les 35 heures ! A ses côtés, Jennifer, est plébiscitée par la clientèle depuis moult années.

Ce midi-là, peut-être, était-ce un jour sans. Point de survivance de la cuisine inspiratrice de Noëlle leur mentor.

 

 

Ne pas confondre « coût » et « goût » !

 

La tarte courgette/tomates est quelconque. Quant à la mini-salade d’accompagnement, quel dommage en cette fin d’été, d’y trouver de la tomate digne d’un mois de janvier en grande surface. C’est triste. Il ne faut pas confondre coût et goût comme l’administre fort justement l’ami Philippe BULANT de METRO !

En plat, le choix se porte sur un mets – hélas - dans l’air du temps : un burger ! Mon précédent essai, ce fut voilà environ quatre ans à « L’Authentique Burger » auxerrois, poussé par mes anciens collègues de France Bleu !

Si la viande est saignante comme demandé, point de fromages : dommage ! Le pain est un peu… Dommage, et toujours des frites congelées, ce n’est vraiment pas bon !

Le dessert est plutôt correct. Mais, de cette maison que nous aimons, retrouver en cuisine, il y manque juste un brin de motivation !

 

 

 

En savoir plus :

 

Les - : allez les filles, retrouvons ensemble un brin d’élan culinaire !

Les  + : bravo Julie et Jennifer, vous êtes de véritables piliers souriants !

 

 

 

Contact :


Bar Restaurant de la Halle

27 Rue du Commerce à Villeneuve-sur-Yonne

Tel : 03.86.87.10.51.

 

 

Gauthier PAJONA

 

 

 

Elle ne reste pas inactive et les deux pieds dans le même sabot, l’ancienne députée de la troisième circonscription de l’Yonne ! Ecartée de la vie politique après sa défaite au second tour des législatives en juin dernier, la revoici qui revient sous le feu des projecteurs par le biais de la valorisation des produits du terroir icaunais. En ambassadrice du « Grand Repas », opération promotionnelle pour la gastronomie qui se renouvellera le 20 octobre sur notre territoire…

 

MAGNY : Elle ne chôme pas, l’ex-députée du Sénonais à l’estampille du MoDem depuis son revers aux dernières élections législatives ! La voilà qui fait son grand retour sur le devant de la scène, en égérie de la cause alimentaire de qualité, soutenant au passage toutes les initiatives évènementielles qui mettent en exergue la valorisation des producteurs de notre terroir.

Présente il y a quelques jours sur l’exploitation agricole créée en 1997 par les deux frères GUYARD (Arnaud et Pierre-Olivier), le GAEC des TEILLATS dans l’Avallonnais, l’ancienne parlementaire a tenu à rappeler son engagement pour la cause de l’alimentation qualitative.

Une cause à laquelle elle s’était déjà intéressée lors de son précédent mandat, instigatrice d’une manifestation qu’elle a su porter sur les fonts baptismaux dans sa circonscription : « le Grand Repas ».

Invitée par la Fédération départementale des Syndicats d’exploitants agricoles de l’Yonne (FDSEA), l’UMIH (Union des métiers de l’industrie hôtelière) et du groupe METRO, Michèle CROUZET a donc traversé le département icaunais de part en part pour assister au lancement officiel de la « Charte Origine France », à travers une rencontre explicative au cœur d’une exploitation agricole. L’objectif de ce rendez-vous, comme devait le préciser Philippe BULANT, directeur de l’antenne auxerroise de « METRO » étant de « réunir tous les acteurs de la production agricole, mais aussi des fournisseurs PME ainsi que des représentants de la restauration indépendante ». Des échanges constructifs devant permettre après coup d’initier des actions concrètes et partenariales visant à assurer la promotion des productions du terroir.

 

 

Un « Grand Repas » accueilli le 20 octobre au « Rive Gauche » de Jérôme JOUBERT…

 

 

Entre la visite de l’élevage de bovins et d’ovins de race Charolais, Michèle CROUZET profita de l’opportunité pour évoquer la fameuse opération du « Grand Repas », celle-ci devant être accueillie cette année au « Rive Gauche » de Joigny, chez le chef Jérôme JOUBERT, présent également lors de cette immersion en terre avallonnaise.

« On essaie de travailler ensemble, souligna l’ex-politique de Sens, pour rechercher les meilleurs producteurs locaux et les meilleures façons dont sont produits nos aliments… ».

Une démarche qui se traduit dans les faits par une étroite collaboration sur le terrain avec le groupe METRO qui assure un florilège d’évènementiels au cours de la saison dans cette direction. Et dont on appréciera les effets gustatifs à l’occasion de ce « Grand Repas », seconde édition, qui sera décliné à Joigny le 20 octobre. Pour mémoire, c’est Jean-Michel LORAIN (« La Côte Saint-Jacques ») qui avait initié ce parrainage en 2021.

Une opération qui verra le concours constructif de l’UMIH 89, mais aussi des groupes de restauration comme ELITE ou HAPPY.  

Quant au repas, il est déjà élaboré pour s’assurer qu’il puisse être décliné ce jour-là dans les restaurants des collectivités, les établissements scolaires et les EHPAD. Mais, on n’en sera pas davantage pour l’heure sur les ingrédients ayant été choisis !

 

 

 

Dépasser les 16 000 repas servis avec la nouvelle édition…

 

 

L’année dernière, ce sont plus de 16 000 repas qui furent servis lors de cette animation à vocation initiatique autour d’un menu où la lentille de l’Yonne tenait la dragée haute dans l’assiette à la joue de bœuf.

Redécouvrir les produits locaux tout en faisant usage de pédagogie est l’un des objectifs pertinents de cette opération populaire. D’autant que les producteurs du cru peuvent également se faire connaître des professionnels de la restauration.

Poursuivant ses missions dans le domaine de l’alimentaire, Michèle CROUZET avoue se passionner de plus en plus pour ces thèmes de société fondamentaux. Présente à l’assemblée générale de « Bleu Blanc Cœur », il y a quelques jours à Paris, la Sénonaise a eu l’occasion d’échanger avec Guillaume GOMEZ, fondateur et président du club très restreint des « Cuisiniers de la République », les chefs qui ont su tirer les marrons du feu par des prouesses culinaires élyséennes ! Michèle CROUZET a donc de l’appétit sur le sujet et le fait savoir !

 

Thierry BRET

 

Aller à l’essentiel ? Pourquoi pas ! Ne serait-ce pas la meilleure des formules pour véhiculer un message à destination de ses cibles touristiques ? C’est en tout cas ce qu’a choisi l’Agence de développement touristique et Relais territorial des Offices de Tourisme de l’Yonne dans sa stratégie de communication. Un concept qui s’appuie une nouvelle identité visuelle et surtout un logo retravaillé, que l’on a découvert au bas du magazine estival…

 

AUXERRE : Sérieux coup de lifting pour la communication de l’agence Yonne Tourisme ! Avec un logo qui a été redessiné dans une veine identique à celui ayant fleuri cet été au Conseil départemental. Une identité visuelle qui s’inspire d’une galerie d’artistes. Une typographie manuscrite choisit au cordeau. Elle n’est pas sans évoquer un effet « signature » à la main. L’agence de développement touristique de l’Yonne se distingue donc pour donner du tonus et du « peps » à sa nouvelle griffe communicante.

Certains l’auront sans doute déjà remarqué, mais la couverture du magazine « Je passe l’été dans l’Yonne en Bourgogne » a bénéficié dès cet été de ce relookage inédit du plus bel effet. La plupart des gammes d’éditions et des supports numériques déclinent dès à présent cette palette de nouveautés.

Quant au slogan, résumant cette nouvelle stratégie, il ne se perd pas en conjectures : « L’Yonne en Bourgogne, révélez l’essentiel ».

Dans les faits, côté réflexion, c’est l’agence de communication « Signe des Temps », originaire de Paris et de Bordeaux, positionnée dans le marketing touristique territorial, qui a fait phosphorer l’ensemble de ses équipes. Objectif : associer les termes identitaires de l’« Yonne » et de la « Bourgogne » qui faisaient figure d’évidence. Une connotation à la fois, intimiste et inspirante. Réussie au vu du résultat !

 

Thierry BRET

 

 

 

 

 

 

 

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