Dire que la rencontre opposant l’AJ Auxerre au FC Sochaux ce vendredi soir à l’Abbé Deschamps lors de la 33ème journée de Ligue 2 possède déjà des relents de mélodrame ne serait qu’une simple gageure. En cruel manque de points, la formation nord-bourguignonne qui se morfond dans la seconde partie de tableau doit impérativement s’imposer face à ses cousins francs-comtois. Si elle ne veut pas connaître les affres d’un doute irréversible qui la rapprocherait davantage des abîmes de la relégation…

AUXERRE : Sur le papier, l’affiche est belle. Entre ces deux clubs au glorieux passé de l’histoire footballistique de Ligue 1 et de Ligue 2. Mais, la réalité pourrait en être tout autre. Un dénominateur commun existe entre ces équipes : le ratage significatif de leur saison. La formation de Montbéliard n’a rien à envier à celle de la capitale de l’Yonne. L’une figure à la dix-septième place (33 points) d’un classement qui se profile de façon quasi définitive à quelques encablures de son terme. L’autre, l’AJA, reste engoncé dans le ventre mou du championnat, en quatorzième position avec un crédit de 35 points au compteur. Dans les deux cas, les tergiversations devront être exclues des esprits dès que les deux onze du départ occuperont le terrain.

Les Icaunais ont néanmoins des arguments positifs à faire valoir dans ce match que l’entraîneur Cédric DAURY considère comme « capital ». L’hémorragie a été jugulée après plusieurs défaites qui ont ramené les joueurs auxerrois à la dure réalité. Les nuls se succèdent depuis deux rencontres (Metz, Niort) sans que le moindre but n’ait été marqué à l’adversaire. Un dilemme délicat à encaisser.

Trouver le chemin des filets s’inscrit comme un leitmotiv dans la pensée du nouveau coach. C’est devenu une priorité. Lors des séances d’entraînement et au moment des traditionnelles conférences de presse où Cédric DAURY s’épanche.

« Il faut trouver des solutions à ce problème récurrent, concède-t-il, on cherche, on se créé des occasions, on déstabilise souvent l’adversaire mais on ne marque pas ! En restant humbles, nous retrouverons de l’efficacité… ».

A grand renfort de discussion et de travail sur la pelouse, l’entraîneur espère enfin remettre son équipe dans le sens de la marche. Un judicieux mélange auquel il croit.

« Quand les choses ne vont pas dans un collectif, il faut savoir mettre le doigt dessus. Afin de nous améliorer pour gagner en efficacité. Lié le geste juste à un engagement total, reprendre de la confiance, être dans la bonne posture, faire preuve de générosité et d’agressivité sur le terrain. On doit se préparer dans la tête afin de remporter le combat du mental… ».

Le maintien, c’est l’affaire de tous…

Désireux de satisfaire les supporters, Cédric DAURY souhaite que la victoire revienne vite auréoler ses joueurs. « Nous avons envie de battre ces adversaires d’un soir même si nous savons que ce match se présente tel une rencontre couperet ».

Une issue victorieuse à cette partie apposerait un baume salvateur à un cœur meurtri. Mais, la vigilance prédomine à vingt-quatre heures du coup d’envoi.

« Le FC Sochaux est une équipe très déterminée qui a obtenu des résultats intéressants, face entre autres, au Paris FC et Niort, argumente Cédric DAURY, face à un adversaire qui est engagé également dans la course au maintien, il n’y a pas d’expectative : il faut répondre présent ! ».

On aura compris le message du coach : une victoire contre le club franc-comtois permettrait de faire baisser un peu la pression. Même si tout ne serait pas terminé pour autant.

Proposée par l’institut Pierre FABRE de tabacologie, cette distinction a pour objectif la mise en lumière et l’accompagnement d’un projet novateur qui améliore la prévention et la prise en charge du sevrage tabagique au profit des professionnels de santé ou des patients. Cette année, dix-sept structures avaient déposé au préalable leur dossier de candidature. In fine, c’est l’entité bourguignonne qui a su remporter les suffrages auprès du jury…

AUXERRE : Présidente du jury, en charge de la gouvernance de la Société francophone de tabacologie (SFT), le docteur Anne-Laurence LE FAOU ponctuait la cérémonie protocolaire de remise de prix en offrant un chèque d’une valeur de cinq mille euros à son heureux bénéficiaire. En l’occurrence, le médecin tabacologue, coordonnateur de l’association lauréate, Jean-Loup DUROS.

Un joli résultat pour TAB’AGIR ! L’association a su convaincre par la pertinence de ses actions proposées au plan de la région Bourgogne les membres du jury de ce prix de l’innovation 2019. Devançant ainsi les seize autres candidats qui venaient quérir le trophée national.

Acteur incontournable dans la lutte menée contre le tabac et ses effets nocifs, TAB’AGIR décline des possibilités opérationnelles qui se sont avérées efficaces à l’usage.

Pour mémoire, l’offre se compose de cinq consultations de suivi vers un prescripteur (médecin, sage-femme, infirmière), de quatre consultations gratuites auprès d’une diététicienne pour le suivi du poids et de quatre interventions où la gratuité est de mise pour la dépendance gestuelle et comportementale, recommandées par la Haute autorité de santé (HAS). Ces séances consultatives étant assurées par un psychologue.

Précisons que l’ensemble des professionnels sollicités par ce programme bénéficient de formations à la tabacologie. Quant aux psychologues, ils sont également formés aux thérapies comportementales et cognitives.

Devant l’ampleur de ce drame patrimonial qui perturbe la France depuis quarante-huit heures, l’assureur mutualiste a décidé de fournir en les offrant mille trois cents arbres prélevés sur le massif des Conches. Ces chênes centenaires serviront à réhabiliter la charpente de l’édifice cultuel profondément endommagé à la suite de cet important sinistre…

PARIS : Situé à moins de deux heures de la capitale, le massif des Conches possède de magnifiques forêts de chênes centenaires. Propriétaire terrien, la compagnie d’assurance GROUPAMA possède sur ce terroir normand plusieurs hectares de chênes maintes fois centenaires.

Afin d’apporter sa contribution utile face à cette catastrophe qui touche et meurtrie  l’Hexagone, l’assureur mutualiste a décidé de mettre à disposition un certain volume d’arbres. Mille trois cents, précisément.

Ce chiffre correspond au nombre de végétaux nécessaires à la reconstruction de la fameuse « forêt » qui faisait office de charpente du célèbre édifice érigé il y a 850 ans. Celle-ci est partie en fumée quelques heures après le début de ce monstrueux incendie.

Composé d’une quinzaine de membres, le Comité de direction générale qui réunit les représentants des grandes directions sectorielles de GROUPAMA autour de son directeur général, Thierry MARTEL, a donc pris sa décision mardi en fin de matinée.

Investisseur institutionnel et acteur à la fois sociétal et économique au plus près des territoires, l’assureur mutualiste n’a pas ergoté quant à ses choix. Ces mille trois cents chênes centenaires seront prélevés dans cette zone forestière de Normandie où la structure possède mille hectares. Précisons, à ce titre, que GROUPAMA est le troisième propriétaire privé de forêt en France.

Localement, le chêne est une essence végétale abondamment représentée. C’est l’arbre le plus planté en Normandie devant le hêtre. Soit 38 % de présence sur l’ensemble de ce massif forestier.  

L’initiative généreuse de GROUPAMA fait ainsi écho aux messages de mobilisation adressés par les professionnels de la filière bois. La Fondation nationale FRANSYLVA sollicite chaque propriétaire terrien (plus de 3,5 millions) de réserver l’un de ses arbres au futur projet de reconstruction. Une idée qui a été suivie également par le Syndicat Français de la filière bois (SFB).

 

La compagnie théâtrale des MUSARDINS réitère son excellente interprétation de l’œuvre dithyrambique de Georges FEYDEAU ce samedi 06 avril à la salle des fêtes de Druyes-les-Belles-Fontaines (20h30). Le comité des fêtes local ne pouvait faire autrement que de proposer une seconde date après le succès obtenu par les comédiennes et comédiens la semaine dernière au même endroit…

DRUYES-LES-BELLES FONTAINES : Proposer une affiche théâtrale autour de l’œuvre de FEYDEAU garantit toujours des éclats de rire et des situations ubuesques dans une salle de spectacle.

Cela a encore été le cas dimanche dernier où la compagnie des MUSARDINS avait posé ses valises le temps d’un après-midi pour y donner leur adaptation de la fameuse pièce, « Un Fil à la patte », écrite par le maître es vaudeville.

Comédie en trois actes, l’œuvre a été représentée pour la première fois à Paris le 09 janvier 1894. Cela se passait au théâtre du Palais-Royal, et ce fut renouvelé à cent trente autres occasions, créant ainsi un véritable succès populaire.

Complots, quiproquos, portes qui claquent, rebondissements en tout genre… : les spectateurs ne s’ennuient nullement à la découverte de cette représentation qui a le mérite de réunir cette troupe de comédiennes et comédiens exemplaires qui, pour la plupart et ce dès la saison estivale revenue, assurent les soirées artistiques concoctées par l’association des Amis du Château depuis plusieurs saisons.

Cette mise en bouche d’avant l’été connaîtra donc son prolongement. En faisant le bonheur des aficionados de spectacles de qualité !

Et ce, dès samedi en soirée puisque le Comité des fêtes de la localité de Forterre a décidé d’accueillir à nouveau la troupe pilotée par les inusables Thierry DELHOMME et Gérard TRAMPAL.

Les treize comédiens remonteront donc sur la scène de la salle des fêtes avec ce plaisir communicatif évident au fond d’eux-mêmes : celui de jouer l’œuvre du Maître au plus juste en y mettant tout leur cœur. De manière à rendre jubilatoires les impressions d’un public tout acquis à leur cause...

C’est une immersion au plus profond de la psyché en proie à une tourmente inéluctable qui sera proposée le jeudi 11 avril au Théâtre d’Auxerre. Adaptée par la compagnie ANTRE DE REVES, l’œuvre du réalisateur suédois (« Face à face ») confirme la beauté diaphane et le talent fou de la comédienne, Emmanuelle BERCOT, mise en scène par Léonard MATTON…

AUXERRE : En 1976, le pygmalion de l’école cinématographique suédoise décrit dans son long métrage le parcours de Jenny, un médecin psychiatre au sommet de la réussite. Cette dernière sombre brutalement dans la dépression après une tentative de viol. Le réalisateur fait alors appel à son égérie habituelle, la sublime Liv ULMANN pour y incarner ce personnage torturé à l’écran.

En 2019, pour transcrire sur scène ce chef d’œuvre de l’univers bergmanien, Léonard MATTON porte son choix sur Emmanuelle BERCOT. L’actrice est d'une rare intensité de jeu. Elle a obtenu le prix d’interprétation féminine au Festival de Cannes pour « Mon Roi de Maïwenn » en 2017.

À ses côtés, six acteurs se partagent la vingtaine de rôles du scénario original dans une mise en scène immersive qui plonge le public au cœur des tourments de l'âme.

À rebours de la position d'extériorité du spectateur de cinéma, Léonard MATTON révèle ce que le medium du théâtre peut apporter au scénario en faisant de la salle un espace d'observation, tel un amphithéâtre clinique.

La mise en scène réussit à jouer à plein de la convention théâtrale tout en augmentant les sensations de l'auditoire par la concentration du son spatialisé, de la lumière, de la scénographie.

Espace de jeu, espace mental, lieu de la résolution des conflits par excellence, le théâtre offre ici au chef-d'œuvre de BERGMAN un second souffle palpitant au gré d'un parcours extraordinaire qui tient le spectateur en haleine de bout en bout. Jusqu’au terme de la représentation...

 

Face à face

D’Ingmar BERGMAN par la compagnie A2R - Antre de Rêves

Avec Emmanuelle BERCOT

Théâtre d’Auxerre

Le jeudi 11 avril à 20 h 30

Grande salle

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