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De l’aveu, même, de la présidente Marie-Guite DUFAY, ce n’est pas un scoop ! Au vu du contexte imputable à la crise. La construction du budget de la Région Bourgogne Franche-Comté n’a donc pas été facile. Conséquence : si celui-ci est adopté lors de la séance plénière cette semaine à Dijon, les habitants du territoire et les partenaires de l’institution ne doivent pas s’attendre à des miracles financiers. Mais, plutôt à une orientation budgétaire devant faire face aux contraintes inflationnistes et énergétiques, sous le sceau de la « prudence » et du « volontarisme » avec en sus, un gel radical des dépenses sur les nouveaux investissements…

 

DIJON (Côte d’Or) : On la sent déterminée jusqu’au bout des ongles, la responsable de l’exécutif régional. « Notre marque de fabrique n’est pas de baisser les bras, glisse-t-elle en préambule et se voulant rassurante lors de la conférence de presse d’avant session qui réunira deux jours durant les élus régionaux dans l’hémicycle dijonnais mercredi et jeudi. Nous sommes là pour penser et porter le développement de notre économie dans nos territoires et le bien-être de nos concitoyens… ».

Pourtant, les visages des trois interlocuteurs – Michel NEUGNOT et Nicolas SORET l’accompagnent pour cette conférence - faisant face à un panel exhaustif de la représentation médiatique régionale font plutôt grise mine. Les jours de fête d’entre Noël et Nouvel An sont déjà oubliés et loin derrière nous. Il faut vite revenir à la dure réalité d’un quotidien, morose et incertain, plombé par une inflation galopante et un coût des prestations énergétiques sans commune mesure. Autant de paramètres conjoncturels, plus ou moins prévisibles indexés au contexte international qui impactent par effet gigogne l’élaboration du budget de la Région.

 

S’appuyer sur l’Etat pour faire pression sur la SNCF…

 

Soumis au vote durant la séance plénière qui débute ce mercredi et annonciateur d’échanges dans l’hémicycle que la présidente ne souhaite pas trop houleux mais constructif, le budget de la Région marque le pas. Une orientation sous le prisme de la « prudence », le maître mot de cette explication de texte que Marie-Guite DUFAY répètera à maintes occasions comme un fil d’Ariane justificatif.

« Nous sommes comme un ménage qui voit ses dépenses explosées, souligne-t-elle, et qui n’a pas les recettes en face. Donc, ce ménage doit réduire son train de vie. Nous allons forcément, dans ce budget, prendre des mesures de ralentissement qui vont porter essentiellement sur les investissements ».

Mais, pouvait-il en être autrement au plan comptable lorsque l’on sait que l’excédent des dépenses inflationnistes et énergétiques s’élève à 130 millions d’euros alors que les recettes supplémentaires n’en ont rapporté que vingt millions ?

Posant tout haut les questions (avant d’en apporter les réponses), la présidente socialiste de l’exécutif régional déroule le fil de ses idées, se faisant pédagogue pour que chacun comprenne la nécessité de proposer un budget « volontariste » le plus adapté possible à la situation.

« Nous ne pouvons pas déséquilibrer nos ratios, nos fondamentaux, observe-telle, d’autant qu’à date, je n’ai pas la réponse à toutes les interrogations que je pose à mes interlocuteurs importants sur le bouclage de ce budget, à savoir l’Etat et la SNCF… ».

Mais, que l’on ne s’y méprenne pas ! Lorsque Marie-Guite DUFAY cite l’Etat dans ses propos, « ce n’est pas à lui de combler les déficits qui sont les nôtres, ce n’est pas du tout ça le sujet ! ».

Non, elle fait référence à la représentation étatique afin que cette dernière l’aide à faire pression sur la SNCF, notamment sur l’important volet des mobilités à la charge de la Région.

« Les coûts de l’énergie ont explosé de façon dramatique, poursuit-elle, et l’envolée de l’inflation fait que la convention passée avec la SNCF parce que nous avons un réseau ferroviaire important doit être renégociée. Même si notre budget s’élève à deux milliards d’euros, il n’en demeure pas moins un petit budget par rapport aux autres régions de l’Hexagone… ».

 

 

Un exécutif en plein brouillard de l’aveu de la présidente…

 

Conséquence, les excédents des dépenses sont difficiles à lisser, de l’avis de la présidente. Un démarrage de négociations avec la SNCF se formalise ces jours-ci afin de trouver des solutions appropriées pouvant réduire la facture énergétique. C’est le souhait de Marie-Guite DUFAY qui veut ainsi s’appuyer sur l’aide de l’Etat pour faire baisser structurellement les charges imputables au coût de l’énergie, du fait de l’exploitation des trains.

Il s’agirait d’aborder ces négociations à partir d’un processus « moins absolu » et beaucoup plus favorable à la SNCF, en matière d’ouverture à la concurrence, ce qui fit l’objet d’un vote de l’assemblée régionale, pour 2026 – pour des raisons techniques, cette libéralisation du marché s’effectuerait même à partir de 2027 -, rappelait la présidente. Une ouverture à la concurrence qui serait donc repoussée pendant la durée du mandat de la majorité actuelle si une nouvelle convention était négociée, entraînant de facto la baisse considérable de ces charges énergétiques, la rendant plus progressive et étalée dans le temps.

A date, la négociation démarre pour la présidente qui avoue être « dans le brouillard » compte tenu de l’inéluctable explosion des dépenses.

Les choses ne se dérouleront pas comme d’habitude, visiblement. D’ordinaire, le budget se vote en bonne et due forme en janvier et au mois de juin, une décision modificative permet d’ajouter ou de soustraire des éléments complémentaires au budget initial. Ce qui ne sera pas le cas, cette année a déjà prévenu Marie-Guite DUFAY.

Le brouillard qui entoure l’exécutif régional devrait cependant se lever petit à petit et éclaircir la ligne budgétaire de la Région d’ici là, compte tenu de l’évolution des négociations avec l’Etat, et la SNCF. Rendant le budget du printemps beaucoup plus important au niveau de l’enveloppe que ce qu’il n’est aujourd’hui.

Mais, c’est au niveau des investissements que la présidente socialiste de la Bourgogne Franche-Comté a placé le curseur. En agissant avec « prudence », une fois de plus.

« Je précise à tous nos partenaires, les entreprises, les porteurs de projets du territoire que nous n’engagerons aucune dépense d’investissement entre le mois de janvier et le mois de juin. Sauf coup parti, c’est-à-dire qu’il y a des travaux effectués dans les lycées, principale compétence de la Région et que nous n’arrêterons pas les chantiers… ».

Le message destiné aux partenaires habituels qui sollicitent la manne financière de la Région est on ne peut plus clair au final : « ne venez pas chercher de financement entre janvier et juin ! ». La suspension des règlements d’intervention est donc actée par la présidente.

Y verra-t-elle plus clair au printemps ? Oui, assure-t-elle. Précisant en corolaire que son administration travaille à l’élaboration d’un plan pluriannuel d’investissements qui confèrera à l’exécutif une lisibilité optimale sur ses capacités d’intervention. Un plan qui sera soumis au vote de l’hémicycle en juin. Et qui permettrait à la Région de reprendre les investissements qu’elle a sciemment ralentis à partir d’un budget vert et solidaire.

Quant au milliard d’euros (927 millions avec exactitude) dédié au fonctionnement – culture, sport, solidarité territoriale avec les collectivités, la politique des quartiers -, il ne sera pas impacté par ce ralentissement.

   

Thierry BRET

 

Il en avait promis des surprises, Dominique CHAMBENOIT, avant d’aborder la cérémonie des vœux, permettant à ses administrés de vivre leurs premières retrouvailles de l’année dans leur commune. Elles furent donc au rendez-vous, samedi à la salle des fêtes ! A commencer par l’aubade, concoctée par l’Ecole de musique Vladimir COSMA qui rythmait de ses airs empruntés au répertoire Disney une manifestation vécue sous le sceau de la convivialité…

 

CHEVANNES : Visiblement, il n’y avait pas assez de chaises pour accueillir le public, présent en nombre en fin d’après-midi ce samedi, lors de la traditionnelle cérémonie des vœux de la municipalité.

Un rendez-vous, victime de son succès, parfaitement huilé au niveau de l’organisation, qui était accueilli à la salle des fêtes, converti en lieu de récital le temps de cette séance joyeuse et annuelle.

C’est en effet par un concert, assuré par l’Ecole de musique locale, la bien-nommée « Vladimir COSMA » en référence au célèbre compositeur de cinéma « Le Grand Blond avec une chaussure noire », « La Boum » ou « Les Aventures de Rabbi Jacob », que débuta cette session 2023 des vœux aux habitants de la localité.

A la baguette de l’ensemble musical, un Xavier CHEVAU, directeur de l’école de musique locale, à la gestuelle impeccable et au meilleur de sa forme, rythmant tout en souplesse les pulsations vibrantes de l’orchestre, dirigea la formation, presque le sourire aux lèvres. Revisitant en quelques morceaux appropriés le répertoire de la franchise Disney et de ses grands classiques, comme le légendaire « Heigh-Ho ! On rentre du boulot », extrait de la bande son de « Blanche-Neige et les Sept Nains » (1937) ou plus près de nous, « Can You Feel the love tonight », composé et interprété par Elton JOHN  en 1994, illustrant la vie trépidante du « Roi Lion ».

Une entrée en la matière des plus réussies qui devait se prolonger ensuite avec la présentation des vœux (et surtout le bilan des projets et perspectives de la commune) par Dominique CHAMBENOIT, le premier élu tout auréolé d’une lumière blanche, éclairant le pupitre où l’édile prit la parole.

 

 

Un inventaire à la Prévert autour des projets en cours et des perspectives…

 

Une fois les salutations d’usage prononcées – un parterre de personnalités institutionnelles de l’Auxerrois et du Département avait fait le déplacement -, Dominique CHAMBENOIT se lança dans un long discours, lui offrant la possibilité de dresser le bilan des principales actions menées en 2022 avant d’aborder la liste des orientations mises en œuvre pour l’année à venir.

Subtilité visuelle (et technique) réussie : à chaque item abordé par le maire, des illustrations photographiques renvoyées par un rétro projecteur s’affichaient juste au-dessus de l’orchestre, illuminant le haut de la salle des fêtes dont les murs se muaient en grand écran !

Parmi les thèmes évoqués, citons pêle-mêle la Maison de santé (un projet d’un million d’euros TTC) où seront accueillis généraliste, dentistes – ils seront deux praticiens – podologue, ostéopathe, réflexologue, nutritionniste à brève échéance ; l’éclairage public avec la modernisation de celui-ci avec l’emploi de LEDS, l’installation d’un système d’arrosage du terrain de football, la réalisation d’un parking rue des Mésanges, la réfection de la voirie, etc.

C’est au niveau de la communication que la localité a décidé de mettre le paquet en relookant la maquette du magazine, « Les Echos de Chevannes » mais aussi en créant un nouveau site Internet comprenant plus de trente-cinq rubriques différentes.

 

 

Pourvue de sa troisième fleur dans le cadre des Villages et Villes Fleuries de Bourgogne Franche-Comté, l’agglomération du bassin de l’Auxerrois a également accueilli une exposition de photos grandeur nature de paysages sous-marins de très belle qualité, sous l’impulsion relationnelle de Christophe PAYMAL.

Quant à la partie foncière et immobilière, elle n’a pas été omise du discours lors de l’intervention du maire : le lotissement « Val de Baulche » (le complexe comprend trente-neuf pavillons dont vingt locatifs et dix-neuf donnant accès à la propriété) est une réalisation portée par l’Office Auxerrois de l’Habitat (OAH). Un projet qui s’inscrit dans le cadre du nouveau programme national du renouvellement urbain. Le premier pavillon devrait être proposé à la location au printemps 2024.

Signalons pour être tout à fait complet le projet en phase de réflexion d’une maison des seniors, avec le concours de DOMANYS, dont le cahier des charges est actuellement en cours d’élaboration.

 

 

Faire preuve de patience et d’indulgence envers les élus…

 

Si Dominique CHAMBENOIT, élu communautaire en charge du toujours très délicat dossier se rapportant aux « gens du voyage », remercia comme il se doit tous les acteurs professionnels et institutionnels du cru qui concourent à la réussite des projets de sa localité, il n’en manqua pas moins de distiller quelques perles oratoires dont il a le secret envers quelques zélateurs qui disent haut et fort que « tout n’est pas parfait dans la commune ».

« L’un des défauts de notre société, argumenta-t-il goguenard, c’est celui de l’immédiateté, de la rapidité et de la vitesse. J’entends effectivement ces remarques mais il faut faire ici preuve d’indulgence et peut-être d’un peu de patience. Il est facile de critiquer derrière un écran d’ordinateur mais quand il faut agir sur le terrain les donneurs de leçon sont aux abonnés absents ! ».

Et de conclure avec une pirouette humoristique, presque philosophique, avant que ne soit servie les belles parts de la galette de l’Epiphanie confectionnée par le maître artisan boulanger Laurent BISSON : « Tout ne se fait pas, et heureusement en appuyant sur un bouton ! L’aspect émotionnel doit rester au cœur d’un mandat d’élu et sans doute surtout celui du maire. J’aime la règle qui corrige l’émotion et j’aime l’émotion qui corrige la règle… ».

Dont acte avec cette citation bien à propos du peintre Georges BRAQUE. Habitants de Chevannes (voire les autres par ailleurs !), vous avez quatre heures devant vous pour la dissertation !

 

Thierry BRET

 

Dans un passé pas si lointain que cela, on a toujours reproché à la France d’avoir une « guerre de retard ». Une formule qui nous sied très bien, par ailleurs, dans bon nombre de domaines ! La pratique de l’alternance en ce qui concerne l’apprentissage, le développement de nos technologies sur certains secteurs de pointe, la gestion des crises qu’elle soit sanitaire ou sociale dans les avancées à concevoir pour améliorer le bien-être des personnes au travail, en matière de fiscalité, d’environnement, de sport ou d’éducation, que sais-je encore ?!

Et bien désormais, il nous faudra ôter cette phrase si caractéristique de notre mode de fonctionnement de la bouche ! Car, l’Hexagone vient de prendre un virage à 360 degrés, vendredi, en choisissant d’avoir une « guerre d’avance » !

L’auteur de l’expression n’est autre que le Président de la République lui-même, Emmanuel MACRON qui présentait ses vœux aux Armées du côté de Mont-de-Marsan dans ce joli département que sont les Landes. Un territoire qui a toujours été le fief de la force militaire et des parachutistes !

Préparer la guerre pour mieux maintenir la paix ? C’est en quelque sorte le fond de la pensée du locataire de l’Elysée en ce début d’année. A sa décharge, l’actualité lui donnerait presque raison et ce, depuis bientôt un an, avec le retour de la guerre sur le continent européen, dans son versant oriental. Il faut dire que la Nation repart de loin.

Fini le temps de la conscription, exit la présence de militaires Français chez nos voisins d’Outre-Rhin – ces derniers après avoir expiés leurs fautes durant soixante-dix ans ne représentent plus un danger notoire pour notre pays tandis que nos liens de profondes amitiés se sont renforcés au fil des décennies -, adieu les fameux « trois jours » que les moins de trente-cinq ans ne peuvent pas connaître : la France militaire présente un visage singulier désormais, aux antipodes de ce que nous autres, les plus anciens de la société, ont pu observer entre 1960 et 1990.

 

 

L’Europe de 2023 ressemble curieusement à celle de 1938…

 

Après le Mur de Berlin, l’ouverture à un semblant de démocratisation chez les Russes « la Glasnost » et l’occidentalisation affirmée des ex-pays du bloc de l’Est : fallait-il conserver les forces armées en l’état ? La réponse ne se fit pas prier parmi les gouvernances de l’époque au nom des sacro-saintes économies budgétaires à réaliser : ce fut non !

Sans tomber dans le côté « glamour » et « hippie » des années « Peace & Love », la France, à l’instar des pays occidentaux, humaient en l’appréciant tels des pinsons annonciateurs du printemps cet air de renouveau après des périodes sombres de « guerre froide » entre les deux blocs qui comptaient les points via leurs services d’espionnage respectifs.

Tout cela, cependant, n’altérait nullement nos échanges et relations – hypocrites ? – de bon voisinage en termes de commerce, de rencontres culturelles, de découvertes touristiques, de pratiques sportives de haut niveau. Bref, la planète ne souffrait plus de ces miasmes belliqueux à outrance que l’on avait pu constater par le passé et le nucléaire était assorti à la seule problématique domestique. L’adopter dans le processus civil pour mieux se chauffer !

De cela, il n’est manifestement plus question, comme chacun le sait y compris celles et ceux qui pratiquent encore la politique de l’autruche en feignant de ne pas savoir la tête plongée dans le sable, depuis le 24 février 2022. La donne a changé. Les cartes sur la table ne sont les plus mêmes. La géopolitique qui n’est pas une science exacte car hyper évolutive et peu fiable nous démontre que l’on peut vivre en ce début du XXIème siècle à l’heure du bitcoin et des crypto-monnaies et des véhicules à hydrogène comme au temps sinistre des années 1930/1940 du siècle dernier.

 

 

Avec la peur au ventre quand on évoque l’avenir…

 

De quoi demain sera-t-il fait ? Bien malin, celui qui peut y répondre avec exactitude et réalisme aujourd’hui, alors qu’à date, un ancien président de la République russe, le pro-occidental Dmitri MEDVEDEV autant de sa splendeur au Kremlin mais ça c’était avant, ne manque jamais depuis une occasion de « l’ouvrir » publiquement pour asséner des inepties et des menaces lourdes de conséquences à répétition avec l’arsenal nucléaire à l’appui ! Ses cibles préférées ne sont-elles pas la Grande-Bretagne, la France et l’Allemagne ! Que dire des Etats-Unis, le « Grand Satan » dont il faudrait éliminer l’existence par le feu de l’Apocalypse !

Cette semaine, un autre de ces dirigeants, celui qui est le diplomate le plus connaisseur de l’Occident où ses enfants vivent encore et y ont fait leurs études, le ministre des Affaires étrangères Sergeï LAVROV ne nous a-t-il pas comparé, nous autres Occidentaux, aux « nazis » de la pire espèce, « pourfendeurs de Russes, prêts à la Solution finale… ». Celle qui a provoqué l’Holocauste et ses millions de victimes juives qui doivent se retourner dans leurs tombes – celles et ceux qui en possèdent une, ce qui est moins sûr au vu des circonstances dramatiques de leur disparition - ; des paroles ignobles et honteuses qui sont inaudibles dans les oreilles de nos amis Russes, qui ont combattu le nazisme, le vrai, ce qui est pour eux, insupportable…

Face à cette course inexorable vers l’incompréhensible et la dramaturgie épique, digne du théâtre grec antique, Emmanuel MACRON a décidé de renforcer la dissuasion, d’augmenter la réserve opérationnelle et de gonfler les budgets.

Plus de 400 milliards d’euros vont ainsi être consacrés à l’enveloppe des armées (terre, air, mer) dans le cadre de la future loi de programmation couvrant la période de 2024/2030. Soit une progression d’un tiers, par rapport au précédent budget. D’aucuns diront que cette manne financière n’est pas suffisante pour rattraper le retard occasionné par des années de profondes léthargies et de réelles « naïveté ». Mais, comme le précise l’adage, « mieux vaut tard que jamais » !

 

 

Les forces armées se transforment pour gagner en performance et efficacité…

 

Fait marquant de cette décision présidentielle : les efforts particuliers qui vont être portés sur la cyber-sécurité, le renseignement – la France est bien trop dépendante des Etats-Unis sur ce point – et même le spatial, car demain, les conflits du futur se joueront aussi plus près des étoiles.

Le conflit en Ukraine auquel nous contribuons en livrant des armes, les fameux Caesar, sans être cobelligérant aura tout de même démontré quelques faiblesses dans le dispositif militaire français. Le chef de l’Etat, lucide, a décidé de changer de braquet.

« Nous sommes dans une logique de transformation de nos forces armées, devait-il expliquer dans les Landes, afin d’être plus efficaces et performants… ».

Devant les menaces qui se présentent à nous, avec le retour de la guerre conventionnelle à deux mille kilomètres de nos frontières, il était grand temps de reprendre l’initiative comme l’ont fait la plupart des pays de l’Union européenne, y compris l’Allemagne qui a su faire table rase de ses tabous historiques en injectant plus de cent milliards d’euros à la modernisation de son armement.   

« Si vis pacem, para bellum » écrivait jadis Jules CESAR, auteur de la « Guerre des Gaules ». « Si tu veux la paix, prépare la guerre » après la traduction de cette locution latine. Jamais cette petite phrase n’aura été aussi lourde de vérité et de conséquence en ces périodes troubles de cette année 2023 qui débute, déjà constellée de nuages noirs dans le ciel…

 

Thierry BRET

 

 

 

En ouverture des réunions FERMOSCOPIE départementales, déclinées en ce début d’année par les services ad hoc du réseau associatif de conseil et d’expertise comptable, l’administrateur de CERFRANCE dans l’Yonne (et en région Bourgogne Franche-Comté) Philippe DEOTTE a été très clair sur la portée de son message. « Travailler le vivant est une véritable chance pour la filière mais nous avons le devoir de transformer notre métier en autant de diversités… ». Limpide, en vérité !

 

VENOY : Exploitant céréalier qui exerce son activité professionnelle dans le Tonnerrois, Philippe DEOTTE ne se limite pas à sa commune de prédilection d’Arthonnay pour vivre pleinement sa passion pour le milieu agricole. Les multiples mandats qui se sont additionnés au fil des ans tout au long d’une carrière bien remplie lui permettent aujourd’hui de tenir un rôle de premier plan dans l’organigramme de CERFRANCE.

Depuis deux décennies en effet, le personnage s’est investi au sein du conseil d’administration de l’établissement de Bourgogne Franche-Comté. Exerçant même le rôle de secrétaire, un poste essentiel dans les rouages de la structure, experte en comptabilité.

Alors, ouvrir la séance de ce rendez-vous, un classique qui ponctue l’existence de CERFRANCE à pareille époque chaque année, ne représentait pas une difficulté en soi pour Philippe DEOTTE, face à un parterre de professionnels désireux de découvrir les résultats prévisionnels des références par filière à l’échelon départemental. Des analyses statistiques fines se rapportant aux grandes cultures, aux bovins et à la viande ainsi que le lait.

« Les décisions qui se prennent aujourd’hui ont des conséquences pour l’avenir, expliqua-t-il en guise de préambule, il nous faut impérativement anticiper sur notre secteur d’activité… ».

 

 

« Transformer, c’est encourager les diversités… »…

 

Face aux grands enjeux qui perturbent le monde économique et sociétal, Philippe DEOTTE rappellera que « des transformations en profondeur sont nécessaires dans la filière agricole ».

Puis, poursuivant, il évoque les temps jadis : « Hier nous cultivions les terres de manière très productive pour optimiser les rendements ; aujourd’hui, nous sommes face à des défis majeurs… ».

Et de citer, à l’instar d’un inventaire à la Prévert, les maux qui font que le monde tel que nous le connaissons ne tourne plus vraiment très rond : le climat bouleversé, la pression parasitaire en hausse, le conflit à l’est de l’Europe qui change la face du monde dans la distribution des matières premières, l’inflation et les répercussions de cette guerre sur les énergies, la raréfaction de la main d’œuvre…

« Il est grand temps d’entreprendre des actions vertueuses, martèle l’orateur du prélude de cette réunion, en transformant un certain nombre de choses. Transformer, c’est encourager les diversités qui restent notre meilleur atout pour anticiper l’avenir. Les diversités dans le choix des cultures, celles de nos activités, celles de la diversification… ».

Un discours introductif qui laissa une belle lueur d’espérance à ses auditeurs. Puisque Philippe DEOTTE insista sur le fait de travailler le vivant, « une grande chance pour chacun des agriculteurs ».

Toutefois, il mettait en exergue les notions de responsabilités qui vont de pair dans la construction d’un projet professionnel face aux évolutions de l’environnement et de la multitude de solutions à adopter pour y parvenir. Le meilleur moyen de s’adapter aux changements de paradigme que nous impose le contexte conjoncturel ?

 

Thierry BRET

 

La nouvelle a été confirmée tardivement, jeudi soir, par le service communication de la préfecture de l’Yonne. Le garde des Sceaux effectue son premier déplacement en terre icaunaise depuis sa nomination ce vendredi 20 janvier en matinée afin d’échanger avec les magistrats, greffiers et autres acteurs du tribunal judiciaire de Sens sur le plan d’action, issu des Etats généraux de la Justice. Un dispositif, dévoilé initialement à l’échelle hexagonale le 05 janvier dernier…

 

SENS : Branle-bas de combat en cette journée de la Saint-Sébastien dans la capitale du Sénonais, avec la visite explicative du garde des Sceaux Eric DUPOND-MORETTI au tribunal judiciaire de Sens !

Le ministre de la Justice effectue un court déplacement depuis la capitale pour y rencontrer l’ensemble des magistrats et les professionnels de la filière juridique du tribunal local afin de leur exposer le plan d’action, résultante des Etats généraux de 2022.

Un dispositif qui prévoit notamment l’augmentation des moyens humains et financiers, la mise en exergue de mesures novatrices en matière civile et la refonte de la procédure pénale.

Une immersion qui suppose des échanges nourris entre le représentant du gouvernement et les professionnels du barreau mais sans que les médias ne puissent lui poser la moindre question à l’issue de cette rencontre. C’est dire : aucune captation d’images vidéo et de son n’est autorisée dans cette explication de texte qui se déroulera presque à huis clos !

 

Thierry BRET

 

 

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