Monsieur le Premier ministre, que peut-on lire sur le fronton de n’importe quelle mairie de l’Hexagone ? Trois mots ayant un sens très lourd de signification.

La liberté, c’est le fondement même de toute démocratie qui se respecte. Celle qui nous est si chère et à laquelle nous tenons tant bien que mal à préserver les vertus objectives comme les prunelles clairvoyantes de nos yeux.

La fraternité, essence même (et sans jeu de mot au vu du contexte socio-économique ambiant) de tout ce qui nous unit. Elle devrait être en cela une pratique régalienne journalière envers chacun des citoyens de cet Etat dont nous sommes si fiers, la France.

Or, au vu des incivilités quotidiennes, des injustices permanentes et des insultes à répétition qui se répandent sans filtre sur les réseaux sociaux et dans la rue, nous en sommes très loin, en effet.

L’égalité, enfin. C’est le creuset primordial de notre système dit « civilisé » qui se doit d’accorder autant de droits et de chances aux uns et aux autres, sans distinction de races, de couleurs de peau, de sexes, de pensées philosophique et religieuses, d’appartenances politiques, de son âge ou de lieux de résidence. Qu’on soit ancré à la campagne ou à vivre dans les zones urbaines.

Bref, voilà le sel nourricier de ce qui fait la République française ! Celle qui rayonne à travers le monde depuis des lustres et qui a même su exporter son éthique et sa déontologie morales vers d’autres contrées réparties çà et là sur le globe. En Afrique, au Moyen-Orient, vers l’Asie et dans les Amériques.

Or, la décision prise cette semaine par votre gouvernement (elle en est une parmi tant d’autres malheureusement et quel que soit la couleur du partie qui gouverne l’Hexagone depuis si longtemps) ignore allègrement le dernier volet référentiel de cette célèbre trilogie ornementant les frontons des bâtiments publics.

 

 

Pourquoi avoir « cocufié » plus de trente millions de consommateurs ?

 

Le principe de l’égalité a été mis à mal et balayé comme peau de chagrin, avec les applaudissements nourris de certains de vos supporters qui en approuvent son application. Créer une indemnité inflation (à la bonne heure !), équivalente à cent euros (c’est tellement peu !) mais destinés aux seuls 38 millions de Françaises et de Français bénéficiaires selon des critères bien tranchés à la virgule près ne pouvait effectivement faire que des…mécontents au final !

C’est logique, après tout, dans un état qui accueille une population forte de 67,39 millions d’habitants selon le dernier recensement.

Bien sûr, si l’initiative de cette indemnité a le mérite d’exister, et coûte à notre pays près de 3,8 milliards d’euros grâce à nos impôts, une question basique se pose tout de même sur le fond et les principes existentiels de notre constitution : pourquoi avoir cocufié près de trente millions de nos compatriotes qui la méritaient tout autant ?

Alors que bon nombre de représentants de la société civile, d’experts en économie, de responsables associatifs défendant les intérêts bec et ongles des usagers de la route et des consommateurs que nous sommes TOUS selon les sacro-saints principes de cette Egalité nationale, appelaient à traiter ENFIN la véritable problématique inflationniste des prix des carburants (et des énergies) en étudiant posément les causes à leurs sources, voilà que la réponse nous a été donnée par une simple rustine posée sur une jambe de bois !

 

 

Les Français ne veulent pas l’aumône mais de vraies solutions…

 

Autant dire pas grand-chose, en vérité. Cela ne satisfait pas les plus pauvres d’entre nous qui attendaient beaucoup plus, évidemment ! Cela désole les classes moyennes qui pour certains d’entre eux à deux euros près n’y auront pas droit (comme à l’accoutumée) alors que leur budget carburant les condamne à donner un tour de vis supplémentaire à la ceinture, les rapprochant de la zone de paupérisation.

Quant aux plus riches, hormis de payer des taxes à tout crin et d’entretenir tout le système financier du pays, ils ont toujours la possibilité de s’exiler ailleurs. Et d’investir dans des pays comme la Scandinavie, à titre d’exemples, où les mesures incitatives prises envers la vulgarisation des véhicules hybrides et électriques (puisque le fond du problème de la progression galopante des carburants se situe à ce degré) sont largement encouragées par les états qui se basent sur de véritables politiques tarifaires sans chausse-trappes !  

Au-delà de la mesure proprement électoraliste à six mois des présidentielles (personne n’est dupe), qui parmi ces 67,39 millions de Français peut croire que cette indemnité inflation de cent euros, une sorte d’aumône distribuée à la va-vite et à votre bon cœur Messieurs/dames, résoudra les difficultés financières persistantes des fins de mois. Et profiter réellement à la hausse du pouvoir d’achat en berne !

Pourquoi la jeune mère de famille, vivant seule avec ses trois enfants, gagnant péniblement ses 2 008 euros nets par mois ne pourrait-elle prétendre à cette ressource que l’on voudrait nous vendre comme quasi providentielle ?

Pourquoi ce couple de retraités au patrimoine immobilier conséquent et recevant chacun 1 800 euros nets de retraite, ne bougeant plus de surcroît, seront gratifiés de deux cents euros in fine ?

Où se situe la logique des choses, dans cette prise de décision totalement arbitraire et inégalitaire ?!  

Pour contenter tout le monde et être dans la compassion de celles et ceux que l’on gouverne et qui vous élise (il ne faut pas l’oublier !), il aurait fallu : soit baisser de quelques points les taxes (60 %) prises sur le litre de carburant. Soit réinstaurer le principe de la TIPP cher à Laurent FIABUS. Soit rogner un peu sur les marges mirifiques des distributeurs d’énergies fossiles qui se moquent éperdument des problèmes existentiels de ceux qui les consomment.

Voilà, Monsieur le Premier ministre, ce qui aurait permis de respecter les principes égalitaires et solidaires entre les Français. De toutes conditions et de toutes origines…

 

Thierry BRET

 

 

Voilà plus de quarante ans qu’il a troqué son stylo de journaliste politique pour endosser le costume de chansonnier. Devenu au fil des années, l’un des piliers des cabarets de légende que sont le Caveau de la république, les Deux Ânes ou le Don Camilo, Pierre DOUGLAS s’est produit à Saint-Georges pour la plus grande joie de ses admirateurs. Un personnage attachant, aux multiples facettes, qui ne cache pas son bonheur de rhabiller de rires la grisaille du quotidien.

SAINT-GEORGES-SUR-BAULCHE : Quel aurait été le destin de Pierre MELON, alias Pierre DOUGLAS, s’il n’avait croisé un jour sur sa route, à la fin des années 70, ces deux personnages emblématiques qu’étaient alors Georges MARCHAIS, premier secrétaire du Parti Communiste Français et l’imitateur Thierry LE LURON, déjà au fait de sa gloire… ?

Du premier, il sut reprendre le phrasé et les intonations pour faire rire dans un premier temps ses collègues de rédaction avant que le second, conquis par son talent et son humour ne le propulse sur la scène du Don Camilo. Lui offrant l’opportunité de se lancer dans une carrière d’humoriste et amuser la France entière. Clin d’œil au temps qui passe, le tout jeune octogénaire a intitulé son dernier spectacle « Vite avant que j’oublie !». Simple figure rhétorique car le gamin de 80 balais se souvient de tout et nous fait près de deux heures durant, revisiter les évènements et les personnages qui ont émaillé sa vie. Une vie, façon puzzle, qui s’éparpille au fil des carnets scolaires et des études avortées, passant d’un premier emploi de présentateur du journal à FR3 Limoges à une activité de commercial chez Primagaz, pour finir par faire le siège du standard d’Europe1 plusieurs mois afin d’y rencontrer son directeur de l’époque et figure de la station, Jean GORINI, qui lui donnera sa chance : « je rêvais d’être Tintin, je rêvais d’être un reporter… ».

 

 

De l’humour et des bons mots comme s’il en pleuvait…

 

Au fil du spectacle s’enchaînent anecdotes et personnages, que la verve du chansonnier égratigne férocement, revisitant au passage quelques refrains connus, comme la chanson de Charles AZNAVOUR, « Je m’voyais déjà » pour évoquer l’ego et la soif de pouvoir des hommes politiques, ou cette « Complainte de l’ancien ministre » calquée sur l’air des « Neiges d’antan » emprunté à Georges BRASSENS. La plume se fait plus tendre quand sur l’écran de sa mémoire défilent les amis disparus, à l’image de ces couplets composés un dimanche de janvier 2015, en hommage à CABU et ses copains, « pour ne jamais oublier », entonnés sur la musique de « Ma môme », clin d’œil à une autre de ses idoles, Jean FERRAT. Le spectacle se fait comédie italienne. On rit, on pleure, on pleure, on rit… C’est l’heure de la revue de presse et des pépites glanées au fil des pages et de l’information : « bonne nouvelle pour les 100 000 passagers qui partent chaque jour de Montparnasse, la SNCF a annoncé que dès la fin des travaux, les grèves reprendront normalement ! ». Dernier tour de piste en terre monégasque, qui confine au grandiose avec ce reportage sur l’accouchement de la princesse Stéphanie, revu et corrigé façon Léon ZITRONE : « Je ne vois plus rien, à vous Monaco, à vous les studios ! ». Et dernière salve entourée de ses trois musiciens : « comme aurait dit MARCHAIS, à nous quatre, on fait un bon trio ! ». Comment ça ! Le spectacle est déjà terminé ? Mais c’est un « scandâââle ! ».

Dominique BERNERD

 

Cocorico : que la semaine fut joyeuse pour la « Belle Endormie » auxerroise qui est sortie du bois de sa léthargie profonde pour se donner, enfin, ce bol d’air nécessaire, propre à ses réelles ambitions ! Se plaçant derechef sous le feu nourri des projecteurs médiatiques, une fois n’est pas coutume.

Alors non, il ne s’agit pas d’un énième rebondissement parmi les innombrables affaires de mœurs qui se vont venus ponctuer au fil de toutes ces années l’actualité de la capitale de l’Yonne. Avec ses vérités, ses mensonges et surtout ses mystères.

Pas davantage d’un quelconque et sordide faits divers, façon carambolage meurtrier sur l’autoroute du Soleil, dont aiment se répandre en y faisant leurs choux gras certains médias spécialisés, un tantinet trop voyeuristes et friands d’hémoglobine.

Ni d’une hypothétique et prestigieuse victoire de l’un des clubs de football emblématique du cru dont on attend toujours le retour parmi l’élite tel le « Messie » depuis si longtemps !

Non, il s’agit de toute autre chose à laquelle nous n’avions pas été habitués, nous autres résidents de ce département, parent pauvre de l’économie, parfois oublié des grands projets structurels de la relance.

 

 

La paternité d’un tel projet : tout le monde s’en moque !

 

Auxerre a su monopoliser l’intérêt des suiveurs de l’Hexagone (« Le Monde », « France Info », « Reuters »…), au beau milieu de cette semaine bénie des dieux, par son audace et son innovation technologiques. Sur un registre où on ne l’attendait pas forcément : le devenir économique via la transition énergétique.

Grâce à l’inauguration du plus grand site de production et de distribution d’hydrogène renouvelable de France ! Un concept évalué à plus de 8 millions d’euros pour l’exécution de sa première phase, excusez du peu ! On sait déjà qu’il y en aura d’autres.

Pilote, le projet s’inscrit dans le cadre du plan air-climat-énergie territorial et politique volontariste menée par l’agglomération en faveur de cette fameuse transition énergétique, devenue le fil d’Ariane obligatoire pour tenter de résoudre l’inéluctable équation de la survie de notre espèce, à terme, sur cette planète.

Alors, qu’importe de savoir peu ou prou à qui revient la réelle paternité de ce projet novateur et qui permet pour une fois de positionner Auxerre et le département de l’Yonne sur une orbite très favorable !  

A l’annonce de ce rendez-vous venant acter la fonctionnalité de ce nouvel écosystème qui prend forme, décliné par son cérémonial protocolaire usuel, les réseaux sociaux comme à leur habitude y sont allés de bon cœur avec leurs écrits critiques, incisifs, acerbes et revendicateurs.

« Non, la gouvernance actuelle de l’agglomération de l’Auxerrois, conduite par son président Crescent MARAULT, n’y est pour rien dans l’aboutissement de ce projet… aura-t-on pu lire sur certains messages. Ou encore : « Oui, c’est sous la mandature précédente, celle de Guy FEREZ que ce dossier s’est construit et a été porté sur les fonts baptismaux de sa réussite… ».

Quelle importance, en vérité, que ces considérations purement stériles d’une quelconque paternité politicienne (in fine, tout le monde s’en fout seul le résultat compte !) sur un sujet aussi capital qui nous concerne tous : la préservation de la planète à travers des initiatives innovantes qui tiennent la route.

L’essentiel se situe ailleurs. Dans la réalisation d’économies pour améliorer l’ordinaire de nos concitoyens en déliquescence avec leur pouvoir d’achat. Dans la préservation de cet environnement dont nous devrions être tous défenseurs !

 

 

Seul l’intérêt général doit animer l’ensemble des discussions…

 

Alors, sans sombrer dans une vision utopiste de notre existence à la sauce de bas étage façon « Bisounours », aujourd’hui, le combat qui doit animer celles et ceux qui prennent la parole est le suivant : il se nomme l’intérêt général et la pérennité de notre planète.

Que l’actuelle gouvernance de la place auxerroise ait assuré la continuité d’un projet pensé et réfléchi sous un autre mandat se nomme la continuité démocratique. C’est le lot de toutes les sociétés dites civilisées qui se donnent rendez-vous à dates régulières lors d’élections ouvertes à tous.  

Que l’ancienne mandature soit saluée pour la prise d’initiatives intellectuelles et logistiques ayant permis pas à pas d’échafauder ce qui devient aujourd’hui une référence hexagonale est légitime. On ne peut que la remercier.

Car, comme le précise l’adage, c’est dans le passé et son analyse que l’on y puise les éléments référentiels du présent, nous permettant de mieux préparer l’avenir !

Alors, opposer les uns aux autres au nom de seules idéologies politiques et contradictoires, tels deux potaches se battant dans la cour d’école pour récupérer l’unique pelle sur le tas de sable pour y construire son château, est dénué de tout fondement.

Surtout face à l’ampleur d’une telle construction géométrique à effet gigogne (un véritable écosystème) qui devrait demain apporter ses fruits avec à la clé de l’emploi, l’implantation de nouvelles entreprises y compris au Pôle environnemental, des économies d’énergie non substantielles à réaliser, le développement de plateformes multimodales en matière de mobilité, la création de nouvelles filières professionnelles étayant les envies de carrière des générations futures. La liste est loin d’être limitative…

Celles et ceux de toutes obédiences et opinions qui servent la cause de l’intérêt général se reconnaîtront car ils savent de quoi il en retourne exactement devant ces grands enjeux de demain. Les autres, aigris de nature et réfractaires à tout et à son contraire, doivent aussi admettre que « là où l’hydro « gêne », il y a du plaisir » !

 

Thierry BRET

 

Pour sa 23ème année, le festival « Contes Givrés » propose sur quarante communes de Bourgogne près d’une cinquantaine de spectacles généralement gratuits. Ces « contes » sont tantôt traditionnels, parfois venus de très loin, tantôt de création récente, laissant la part belle à l’imaginaire et la parole à un(e) artiste quelquefois accompagné d’un musicien.

 

JOIGNY : Aussi le programme est-il extrêmement varié, depuis l’épopée mandingue de Soundiata, l’enfant-buffle, qui remonte au XIIIème siècle, jusqu’aux fantastiques « hommes-carton » de Marien TILLET, et à la question posée par les Volubiles : être deux dans un couple, oui mais lequel ?

Au collège Marie-Noël de Joigny, le passage du festival s’est traduit par la résidence du conteur Innocent YAPI, venu animer un atelier de prise de parole en public auprès d’une classe de troisième.

Durant une semaine, les élèves ont pu bénéficier de trois heures par jour de travail sur la voix, la tenue sur scène, l’improvisation, dans une ambiance empreinte de respect et de bonne humeur.

Leur jeune professeur de français, Valentine UGO le reconnaît : ce travail a établi entre les élèves un excellent esprit de groupe. Il n’y a jamais eu de moqueries et la classe en est sortie soudée, prête à vivre une année scolaire enrichissante.

 

 

Il s’agissait en outre d’une section football qui ne connaissait les contes qu’à travers le programme de 6ème où l’on met souvent l’accent sur des récits pourvus d’une morale ou d’une leçon.

Le répertoire d’Innocent YAPI, originaire de Côte d’Ivoire, leur a permis de découvrir la tradition orale de l’Afrique de l’ouest où le lièvre Botton joue le rôle du personnage rusé, équivalent au renard de nos fables.

L’enseignante a complété cette découverte par l’étude d’un livre de Laurent GAUDE, « La mort du roi Tsongor », prix Goncourt des lycéens en 2002 et par la préparation d’une exposition en partenariat avec l’association « Joigny Baobab ». Cette action proposée par la Bibliothèque départementale de prêt a été entièrement financée par le Département de l’Yonne.

 

Claire CIUPA

 

 

 

Venue dans l’Yonne à la rencontre des militants et sympathisants LR, Valérie Pécresse a présenté mardi matin en mairie de Venoy son projet pour l’éducation, que la candidate souhaite placer au cœur de la future élection présidentielle. Avec pour priorité absolue de remettre les fondamentaux au cœur de l’école, mais aussi d’en faire un lieu sanctuaire en y restaurant en priorité l’autorité, la discipline et la laïcité.

VENOY : C’est en dédiant son discours à la mémoire de Samuel PATY, dont on commémorera dans quelques jours le premier anniversaire de l’assassinat, que la Présidente de la région Ile-de-France a développé devant un parterre d’élus Les Républicains du département, les actions qu’elle souhaite mettre en œuvre dans le domaine de l’éducation, en cas de victoire aux prochaines présidentielles. Souhaitant être celle qui « relèvera l’école, condition de notre cohésion, voire de notre survie en tant que nation ». Avec pour priorité première, d’en faire un sanctuaire, préservé de toute forme de violence ou de désordre et en faire l’école du respect : « je le dis solennellement, aucun enfant, aucun enseignant, ne doit se rendre en classe avec la boule au ventre… ».

Face à cette violence de plus en plus prégnante, à l’image de cette enseignante agressée en plein cours la semaine dernière en Seine-et-Marne, la candidate souhaite voir impliquées les familles, en créant des « Ateliers d’aide à la parentalité » au sein des établissements et en réactivant les « Conseils de droits et devoirs des familles » qu’elle voudrait rendre obligatoires dans les villes de plus de 15 000 habitants. Des aides qui pourraient s’accompagner de sanctions à l’égard de parents soupçonnés de défaillance éducative, pouvant aller jusqu’à la suspension de leurs allocations familiales.

 

 

Un système scolaire qui ne tourne pas très rond…

 

Aux yeux de Valérie PECRESSE, le système scolaire marche parfois sur la tête, pour preuve l’obligation faite aujourd’hui à un établissement d’accueillir en son sein un élève qui aurait été exclu d’un autre collège ou lycée : « c’est une aberration totale, il va y semer à nouveau le trouble, d’autant que ces poly exclus sont souvent à l’origine des faits les plus graves ». De proposer à leur attention dans chaque département, des « structures de réinsertion scolaire », avec un encadrement renforcé et faire en sorte que les sanctions éducatives soient prononcées le plus rapidement possible et exécutées : « trop d’affaires classées sans suite, contribuant à la culture de l’impunité. Pour moi, le respect du professeur, ce n’est pas négociable ». Appelant à une école sanctuaire, en sortant de « l’omerta » qui conduirait les établissements aujourd’hui, à ignorer la réalité du « prosélytisme islamiste » pour ne pas faire de vague. Soulignant que c’est dans les quartiers le plus soumis au communautarisme, qu’il y a le moins de signalements d’atteinte à la laïcité, résultat d’une loi du silence qui ne dit pas son nom. Pour y remédier, une structure dédiée serait créée, afin de permettre à tout enseignant de dénoncer des faits de radicalisation, gérée non par l’Education Nationale, mais par les ministères de la Justice et de l’Intérieur.

Pour relever l’école, encore faut-il prioriser les savoirs fondamentaux, notamment à destination des écoles primaires, où cela pourrait se traduire par un nombre supplémentaire d’heures de cours de français et de mathématiques : « lire, écrire, compter, c’est le bagage que nous devons donner à chaque élève pour ne plus se retrouver avec 20 % de classe d’âge ne maîtrisant pas la lecture à 18 ans et ne plus être les derniers de la classe pour l’enseignement des mathématiques ».

Avec à la clé, l’instauration d’un examen d’entrée en 6e pour garantir que tous les enfants aient acquis les bases nécessaires à leur scolarité. Un dispositif qui est loin toutefois de faire l’unanimité auprès d’enseignants ou associations de parents d’élèves, qui y voient une forme de barrière sociale. Et pour les recalés à l’examen, mise en place de classes de 6e dites de « consolidation », primant le français et les mathématiques avant que ne soient introduites d’autres matières : « il faut absolument faire de la prévention de décrochage scolaire notre priorité nationale ». Dans le cadre des mesures souhaitées par la candidate, une « Réserve Education Nationale » pourrait être créée à cet effet, composée de professeurs retraités et rémunérés pour apporter gratuitement de l’aide aux devoirs et du soutien scolaire aux enfants le plus en difficultés. Une « réserve » qui pallierait aussi au remplacement de professeurs absents.

 

 

Inciter les vocations avec un plus sur la feuille de paie…

 

Ce projet pour l’éducation passe aussi par une plus grande autonomie accordée aux établissements en matière d’innovations pédagogiques, à l’aune du dispositif mis en place dans les universités, lorsque Valérie PECRESSE était en charge du ministère de l’Enseignement supérieur : « les écoles, les collèges, les lycées, ne doivent plus être les derniers échelons d’une chaîne hiérarchique étouffante, mais au contraire, des lieux d’initiatives et d’émulation ».

Face à la paupérisation de la profession, qui a désormais du mal à recruter, laissant vacants des centaines de postes, la candidate remet en cause le « bizutage institutionnel » consistant à envoyer dans les établissements les plus difficiles, les enseignants les plus jeunes, loin le plus souvent, de leur région d’origine, privilégiant l’envoi dans les quartiers, de « professeurs volontaires avec de vraies primes de fidélisation et de vrais bonus de carrière ».

Une crise des vocations qui pourrait s’accompagner d’une revalorisation des salaires pour les enseignants en début de carrière, mais sans plus de précisions sur leur montant si ce n’est qu’il faudrait pour cela rogner de 10 % le budget alloué au secteur administratif de l’Education Nationale : « une administration lourde qui coûte chez nous beaucoup plus cher qu’ailleurs et en réduire les coûts permettrait de mieux rémunérer les enseignants et valoriser l’ensemble de leurs missions éducatives… » Un remake du « dégraissage de mammouth » façon Claude ALLEGRE… ?

 

Dominique BERNERD

 

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