C’est l’ultime ligne droite avant de connaître l’identité du futur président du conseil communautaire de Puisaye-Forterre. Prévue en début de matinée ce samedi 11 juillet, l’élection opposera deux candidatures. Celle portée par l’actuel président, Jean-Philippe SAULNIER-ARRIGHI en quête d’un renouvellement de bail après six années de mandature. Face à lui, il retrouvera un ticket paritaire désireux d’une autre politique constitué de Nadia CHOUBARD et Jean-François BOISARD...

LEUGNY : Dans le jargon cycliste, les suiveurs appellent cela l’emballage final avant que le peloton ne vienne mourir sur la ligne d’arrivée. Juste le temps de la photo-finish, avant la montée des marches pour y vivre la remise distincte des maillots et autres bouquets fleuris. Mais là, s’arrête la comparaison !

Samedi en fin de matinée, il ne s’agira pas de désigner le lauréat d’une course de vélo ardennaise ! Mais, bel et bien de départager par le biais d’un scrutin que l’on peut qualifier d’important les prétendants à la présidence d’une intercommunalité. La plus importante en nombre de communes du département : en l’occurrence celle de Puisaye-Forterre dont l’actuel patron n’est autre que le conseiller régional et maire de Moulins-sur-Ouanne, Jean-Philippe SAULNIER-ARRIGHI.

Fourbissant leurs armes depuis l’automne 2019, deux élus de la contrée occidentale de l’Yonne souhaitent tenir la dragée haute lors de cette échéance démocratique au responsable départemental d’Agir La Droite constructive. Il s’agit de Nadia CHOUBARD, maire de Lainsecq, et de l’édile de Saint-Privé, Jean-François BOISARD.

Besogneux, ils ont pris soin de rencontrer individuellement et sans leur mettre la pression les cinquante-sept élus que compte la Puisaye-Forterre depuis le début de l’année en menant leur campagne. Parce qu’ils avaient des choses à faire valoir afin d’expliquer leur candidature. Parce qu’ils avaient surtout besoin de tâter le pouls de ce territoire avant de tenter de convaincre à force d’arguments…

 

Transparence et intérêt général : le credo du tandem

 

Vice-président en charge de l’urbanisme et de l’habitat, Jean-François BOISARD plante le décor lorsqu’il évoque la genèse d’une candidature mûrement réfléchie. Tout se résume à la transparence ! Pour lui, ce n’est pas un vain mot.

Muni de nombreuses feuilles volantes placées devant lui, il nourrit de multiples exemples la conférence de presse qu’il accorde pour justifier sa candidature et celle de sa coreligionnaire qui siège depuis 2017 en qualité de déléguée communautaire.

L’un des premiers items concerne les finances.

« Nous sommes dans l’ivresse des investissements, affirme l’élu de Saint-Privé, il est grand temps de dresser un bilan économique et financier précis pour comparer le niveau réel des impôts et les recettes que l’on soit entrepreneurs ou particuliers. Mais, surtout, il est nécessaire de re-planifier les investissements… ».

Parmi les dossiers majeurs qui mobilisent l’actuelle gouvernance : on ne peut ne pas mentionner celui de la piscine intercommunale à Toucy et l’édification du nouveau siège communautaire prévu à Saint-Fargeau.

Si le tandem d’opposition ne voit pas d’inconvénient à poursuivre le projet nautique, à condition d’en réexaminer les options, il ne donne pas quitus à celui de ces projets où il faut regrouper l’ensemble des collaborateurs communautaires sur un même et unique site, celui de Saint-Fargeau.

« Avec la nouvelle équipe qui a pris ses fonctions après les municipales, explique Jean-François BOISARD, nous voulons revoir le projet et le retravailler. Nous ne sommes pas favorables au regroupement de tous les services en un seul lieu alors que d’autres endroits tels que Molesme, Saint-Sauveur ou Toucy peuvent continuer à les accueillir… ».

Bref, le duo ne souhaite pas d’un « château » qui coûterait la bagatelle de trois millions d’euros à la communauté in fine (en vérité 2,8 M), nonobstant les subventions existantes. Quant aux déplacements, ils seraient insupportables pour les cent dix collaborateurs de la structure dans l’obligation de rallier chaque jour la distance entre leur domicile et leur lieu de travail.

 

 

Le benchmarking : l’une des solutions économiques

 

Pointant du doigt le « manque cruel de dialogue observé » au sein du conseil, Nadia CHOUBARD et Jean-François BOISARD veulent que ce lieu de débat soit propice aux échanges et à la circulation des idées.

Comment ? En facilitant les rencontres entres petites commissions, où dix à quinze élus pourraient donner leurs avis et commentaires avec plus d’aisance qu’en séance plénière où ils sont quatre-vingt à siéger.

« Nous proposons de réunir les maires une fois par quinzaine pour discuter avec eux sur leurs véritables attentes, et ce, dans l’intérêt général... ».

Puis, abordant le volet économique, les deux orateurs brossaient leur vision du territoire. Ainsi que les outils qu’ils leur semblent nécessaires de créer pour y parvenir.

« Si nous sommes élus, nous allons développer un club d’entreprises et proposer du benchmarking ! La promotion de nos zones d’accueil s’inscrit parmi nos priorités. Nous participerons également aux salons professionnels en renouant les liens avec des instances institutionnelles départementales qui ne collaborent plus avec nous à l’heure actuelle… ».

Une personne ressource serait également embauchée afin de subvenir aux attentes des élus en proie à des difficultés dans le montage des épineux dossiers de subvention avec la Région.

Côté environnement, le duo n’oublie pas de citer la rénovation énergétique de l’habitat avec l’appui d’un fonds national, la mobilité en matière de transport et la protection de la nature.

 

Une gouvernance « ramassée » autour de huit vice-présidents

 

Dernier point capital de cette profession de foi décortiquée face aux journalistes : la réduction du nombre des vice-présidents.

De treize à l’heure actuelle, ils passeraient à huit personnes qui géreraient les portefeuilles des finances, de l’agriculture et de l’alimentation, des déchets et de l’environnement, de l’enfance et de la petite enfance, de la santé, de l’économie, du tourisme-des sports et de la culture, enfin des ressources humaines.

Suffisant pour faire pencher la balance le jour J ?

 

Présidentiable. C’est le qualificatif prioritaire qui est venu à l’esprit de beaucoup d’observateurs après que le Premier ministre ait quitté prestement Matignon ce vendredi après-midi. Un départ dont la mise en scène a été soigneusement préparée de longue date, en vérité.

Les rumeurs de remaniement allaient bon train depuis plusieurs mois. En toile de fond, il y avait le maintien ou non du chef du gouvernement à son poste. Partira ou ne partira pas ?

Le désaveu de la politique gouvernementale sanctionnée lors des récentes municipales du 28 juin aura eu pour conséquence de précipiter le mouvement.

Après trois années vécues dans ses habits de chef de gouvernement et une parfaite stabilité dans les sondages, le quasi inconnu Premier ministre des débuts quitte une fonction qui lui aura apportée la consécration.

Avec une cote de popularité somme toute incroyable : 57 % de nos concitoyens souhaitaient encore son maintien à Matignon au lendemain du dernier scrutin. Du jamais vu, sous la Vème République !

Populaire, reconnu pour la qualité de son travail et plébiscité par les électeurs de sa ville de prédilection, Le Havre avec 58 % de résultats positifs, ce serviteur de la France s’efface du haut du pavé étatique avec les honneurs. Par la grande porte, s’il vous plaît !

Pourtant, la partie était loin d’être gagnée d’avance pour ce fidèle d’entre les fidèles d’Alain JUPPE. Propulsé sous le feu nourri des projecteurs bien malgré lui, il lui faudra se faire un nom et un prénom au cours de trois années de besogne sous l’ère jupitérienne.

Sur un plan stratégique, il faut bien reconnaître que le pensionnaire de l’Elysée a eu du flair lorsqu’il a fallu abattre cette carte maîtresse sur la table de jeu de la gouvernance avec une telle nomination.

Non seulement, Edouard PHILIPPE ne figurait dans aucune caste connue possédant des casseroles pour non-intégrité ; d’autre part, sa désignation permit de pratiquer l’art et la manière de réaliser le parfait consensus. Tant, parmi les forces de gauche comme celles de droite de notre échiquier politique, par ailleurs.

Bref, Edouard PHILIPPE aura incarné l’homme providence pour Emmanuel MACRON qui n’a eu de cesse d’utiliser son Premier ministre à bon escient comme un joker de luxe, dans bien des dossiers qui ont parfois secoué la République.

Alors, certains peuvent s’émouvoir aujourd’hui que l’aventure prenne fin avec ce départ peut-être un peu trop rapide ou se réjouissent de voir partir l’homme à la barbe poivre et sel, il n’empêche que le tandem aura plutôt bien fonctionné durant cette première partie de quinquennat.

 

Avoir fait le job dans l’intérêt de la France…

 

Privilégiant l’écoute et le dialogue sans se départir d’une certaine fermeté, Edouard PHILIPPE a su jouer de sa finesse diplomatique et d’une empathie naturelle envers autrui pour désamorcer quelques situations fort complexes pour l’Elysée en ces périodes troubles.

Même s’il restera à jamais l’homme ayant bouleversé la donne sur les routes de France à cause de la généralisation des 80 km/h sur les nationales et départementales, même s’il a envoyé des centaines de milliers de Gilets jaunes revendiquer tous les samedis de 2019 aux abords des ronds-points, le nouveau maire du Havre représente celui par qui la gestion de la crise sanitaire sans précédent que nous ayons vécue a été menée à son terme.

Quoique peuvent en penser ses opposants politiques, le locataire de Matignon a tenu la maison France avec un réel panache à bout de bras, malgré d’inévitables erreurs optionnelles propres à la bureaucratie et à l’administration.

Fort de cela, Edouard PHILIPPE ne part pas de Paris pour rejoindre son cher département de Seine-Maritime avec l’impression d’un goût d’inachevé.

Certains diront de lui qu’il a fait le job. De la meilleure manière qui lui soit permis. D’autres retiendront ses errements parfois nébuleux sur des dossiers bien moins maîtrisés.

Il y aura toujours le pour et son contraire dans le jugement de l’œuvre accomplie !

Ainsi est le monde d’aujourd’hui qui faire redescendre de son piédestal ce qu’il a encensé la veille !

Rallié à la cause d’Emmanuel MACRON en ayant conservé ses prérogatives politiques à droite, notamment parmi Les Républicains, le maire du Havre peut désormais nourrir à 49 ans d’autres ambitions. Sans doute au niveau de l’Hexagone, même s’il est disert sur le sujet aujourd’hui. Logique, un droit de réserve lui a peut-être été recommandé du moins pour un temps pour ne pas perturber le travail de son successeur, le sarkozyste Jean CASTEX.

Indéniablement, le natif de Rouen représente pour de nombreux observateurs l’une des réelles chances de succès des Républicains à la présidentielle de 2022. S’il lui venait l’idée de candidater à cette échéance suprême.

Une hypothèse qui n’a rien de saugrenue dans la sphère politique actuelle où les partenaires d’hier peuvent devenir les opposants de demain…

Thierry BRET

   

Une fois n’est pas coutume, le Conseil départemental de l’Yonne vivra la prochaine de ces séances plénières en mode décentralisation. L’exécutif tiendra sa session ce vendredi 03 juillet à la salle des Jonchères dans la commune de VENOY. Vu le contexte sanitaire, c’est à huis-clos que se déroulera ce futur rendez-vous…

AUXERRE : Compte tenu de la situation sanitaire, les élus du Conseil départemental de l’Yonne se retrouveront en présentiel vendredi matin, non pas dans l’hémicycle habituel à Auxerre mais à la salle des fêtes de VENOY.

La séance de travail accueillie dans le fief de l’un des vice-présidents de la vénérable institution, Christophe BONNEFOND, se déroulera à huis-clos. Mais, sa retransmission diffusée en direct sur la page Facebook du Département permettra aux suiveurs de cet exercice d’en apprécier toutes les subtilités orales.

A l’ordre du jour de ces retrouvailles estivales, les décisions modificatives à mettre en œuvre pour adapter le budget aux conséquences immédiates de la COVID-19. La présentation du rapport d’activités des services de l’Etat sera également proposée.

L’après-midi sera placé sous le signe du travail pour les élus de l’Yonne. Ils se réuniront dans le cadre de leurs commissions permanentes…

 

En savoir plus :

 

Une session du Conseil départemental à suivre sur la référence suivante :

 https://www.facebook.com/FildelYonne/live/

 

Le rendu proposé par le comédien se veut sans pathos. Mais puissamment réaliste de par sa véracité. C’est une vision puisée à la source de rencontres humaines qui respirent la vérité dans sa nudité la plus absolue. Sur scène, Fred GUITTET incarne ce « paumé » solitaire. Ce « sans domicile fixe » que notre regard ne saurait apercevoir tant la honte nous submerge à ce simple contact. Un récit qui dérange les consciences mais procure du bien à l’âme…

AUXERRE : C’est l’un des deux spectacles à apprécier cette semaine lors des soirées composées par le théâtre d’Auxerre. Ce dernier renoue avec son public pour de chaudes retrouvailles. C’est tant mieux après toutes ces soirées perdues à mourir d’ennui sans que ne plane au-dessus de nos têtes la richesse éclectique d’une programmation fouillée. Quatre rendez-vous viennent boucler la saison ! Mais, quels rendez-vous ! Alors, ne boudons pas notre plaisir…

Second de ces deux spectacles à découvrir du 30 juin au 02 juillet à 20h30 : « L’Homme seul ».

L’écriture est directe, subjective et tellement réaliste. Elle relate cette perte de repères qui peut gagner n’importe lequel des quidams rejetés par notre société. Un simple accident de la vie, un moment d’égarement, le moindre petit grain de poussière, et c’est la bascule inévitable dans le vide insondable.

Ceux que l’on nommait autrefois les « demeurant partout » au Moyen-Age (il en existait beaucoup à cette époque-là), s’appellent désormais les « sans domicile fixe ». Des « SDF » comme ils disent en réduisant encore un peu plus leur pauvre titre de reconnaissance.

Le projet de cette pièce, conçue par Sébastien LANZ, n’a d’autre objectif que de nous faire toucher du doigt les causes de cette irrésistible descente aux enfers. Comment et au nom de quelle barbarie venue d’une autre époque, des femmes et des hommes en sont encore réduits aujourd’hui à vivre dans la rue, et à y mendier à l’heure de la technologie la plus aboutie possible ?

Pour mieux appréhender ce délicat sujet, l’auteur s’est appuyé sur les travaux d’un universitaire. L’érudit a planché sur le quotidien de ces mendiants du XIIIème siècle. Mais, il a poussé le bouchon encore plus loin en partageant l’existence de ces pauvres ères, maraudant dans les rues et collectant de précieux et pertinents témoignages sur leur existence.

Sur scène, Fred GUITTET se charge de transcrire ce flux de renseignements utiles devenant le temps d’un rendez-vous fort en réflexions cet homme seul, abandonné de tous. On n’en sort nécessairement ébranlé…

 

En savoir plus :

 

Clôture de la saison théâtrale à Auxerre

Quatre rendez-vous du mardi 30 juin au vendredi 03 juillet

A 20h30 au théâtre hors les murs sur le parvis et dans la cour technique

11 Rue du Pont

A partir de 16 ans

Verre de l’amitié à l’issue de la soirée

Représentations gratuites / Réservations indispensables auprès de l’accueil Billetterie du Théâtre au 03 86 72 24 24.

Afin de respecter les gestes de protection et pour le confort de tous, les places sont limitées à cinquante personnes par soirées.

 

Ce site patrimonial d’exception situé à quelques kilomètres de Pouilly-en-Auxois a été choisi par la présidente de l’exécutif régional pour y lancer officiellement la saison touristique. Tout un symbole pour montrer que la vie culturelle reprenait enfin ses droits après une trop longue période de mise entre parenthèses…

DIJON (Côte d’Or) : Mercredi en début de matinée, la présidente de la Région Bourgogne Franche-Comté Marie-Guite DUFAY effectue un déplacement dans l’un des édifices les plus somptueux de Côte d’Or : le château de Châteauneuf.

Cette ancienne forteresse moyenâgeuse possède des vestiges originels qui datent du XIIème siècle.

L’élue profitera de ce court voyage dans l’Auxois depuis Dijon pour y dévoiler le principe vertueux du « Pass Découverte ». Un passeport spécifique qui est décliné par Bourgogne Franche-Comté Tourisme.

Ce document facilite en effet l’accession de ses possesseurs à différents sites touristiques. Il propose des balades et des visites, sans omettre l’un des aspects les plus attrayants qui en justifie son existence : des séances de dégustation de produits locaux.

Outre la visite de ce haut-lieu du tourisme régional, Marie-Guite DUFAY s’entretiendra avec les journalistes dans la salle des gardes de la fortification. Une belle occasion de donner le coup d’envoi d’un jeu qui permettra aux habitants de notre territoire de gagner l’un des deux mille passeports touristiques et culturels qui leur est réservé dans un objectif promotionnel.

 

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