C’est au cours de l’assemblée générale de l’organisme qui rassemble les Maisons de Bourgogne et du Beaujolais, soit près de soixante-dix entreprises, ce vendredi 26 février que le PDG de la Maison Albert BICHOT a hérité de nouvelles responsabilités. Investi dans le milieu de la viticulture depuis moult années, ce chef d’entreprise a été plébiscité par ses pairs…

BEAUNE (Côte d’Or) : Diplômé de l’Institut supérieur de Commerce, le nouveau président de l’Union des Maisons de Vins de Grande Bourgogne est un personnage connu et apprécié par ses pairs. Ceux-ci l’ont hissé à la présidence de cette vénérable institution régionale lors de son assemblée générale ce vendredi.

Membre du Comité permanent du Bureau Interprofessionnel des Vins de Bourgogne (BIVB), Albéric BICHOT, dirigeant de la maison viticole éponyme de Beaune, s’est investi également au sein du Conseil de bassin viticole Bourgogne-Beaujolais-Jura-Savoie.

Précisant en filigrane que « la solidité économique de la filière des vins de Bourgogne en ces temps de pandémie se confirmait », Albéric BICHOT a rappelé lors de sa prise de parole que « les grands chantiers de la filière viticole envisagés à l’avenir dans le cadre de son développement ne pouvaient être que la résultante d’un travail d’équipe de tous les instants… ». Voir l’article à venir qui sera consacré à ce thème.

L’Union des Maisons de Vins de Grande Bourgogne (UMVGB) réalise 60 % de la commercialisation des vins de Bourgogne.

L’entité est également membre de la Fédération des négociants éleveurs de Grande Bourgogne. Cette structure accueille une centaine de maisons de Bourgogne, Beaujolais, Jura, Savoie et Bugey. Elle y totalise un chiffre d’affaires qui excède le milliard d’euros (1,6 milliard précisément) et emploie environ cinq mille collaborateurs.

 

Thierry BRET

 

Depuis le début de la pandémie, le Crédit Agricole soutient les acteurs de la filière agri/viticole de notre contrée en accompagnant leurs projets de développement. Sans omettre, l’octroi d’aides indispensables pour éviter les écueils. Soit environ 400 prêts garantis par l’Etat (PGE) et 38 millions d’euros destinés aux exploitations frappées de plein fouet par la crise.   

DIJON (Côte d’Or) : Face aux grands enjeux sociétaux devant favoriser la préservation de la planète, renouveler les équipements agricoles au bénéfice de matériels plus à même de renforcer la transition agro-écologique est devenu une nécessité très sérieuse pour les professionnels de la filière.

Ainsi, le Plan de relance agriculture initié par le gouvernement prévoit le versement de subventions adéquates à cette démarche. Celles-ci sont distribuées par France AGRIMER.

Le Crédit agricole Champagne-Bourgogne propose en parallèle un coup de pouce supplémentaire à cette initiative étatique : une avance de subvention sous la forme d’un prêt à taux zéro.

Le partenaire historique de ce secteur séculaire de l’économie crée ainsi une offre de préfinancement servant à l’acquisition immédiate de ces futurs équipements.

A titre d’exemples, cela répond à l’objectif de réduire et optimiser l’usage des intrants tels que les produits phytosanitaires, les effluents, les fertilisants mais aussi d’adapter le travail des agriculteurs aux aléas climatiques. En effet, plusieurs épisodes de grêle, de gel, de sécheresse, de vents forts, voire de violentes tornades ont sévi la saison dernière sur l’Hexagone.

 

Une nouvelle mesure qui complète le dispositif déjà existant…

 

Dès réception de la subvention par l’agriculteur ou la CUMA (Coopérative d’utilisation de matériel agricole), le remboursement sans frais sera effectif.

Quant au montant, il est équivalent à la subvention attendue. Soit entre 20 et 40 % du plafond éligible, en fonction du matériel agricole choisi, du projet global et, naturellement, du profil de l’emprunteur. Cette offre sera par ailleurs proposée directement par le concessionnaire qui commercialise ledit équipement.

Commentaire à chaud de l’un des dirigeants de l’établissement bancaire Jean-Christophe ROUBIN, en charge de la direction de l’agriculture : « Le fait de bénéficier d’un préfinancement sans intérêt sur la quote-part de l’investissement subventionné représente un réel avantage… ».

Cette nouvelle offre complète le dispositif existant. Elle permet d’accompagner les agriculteurs dans cette phase de mutations profondes.

Directeur du développement des marchés de l’entreprise, de l’agriculture/viticulture, des marchés spécialisés et de la banque privée, Tristan LAMY se félicite du lancement de cette procédure en parfaite cohérence avec le Plan de relance agricole déclenché par l’Etat.

 

Thierry BRET

 

Le Centre régional de la propriété forestière (CRPF) prodiguera conseils techniques et expertises dans le cadre du plan de relance mis en place par l’Etat pour rendre plus vertes nos forêts. Si la biodiversité est l’un des enjeux majeurs de cette intervention, en injectant 200 millions d’euros dans ce plan, l’Etat souhaite aussi redynamiser le volet économique de la filière…

DIJON (Côte d’Or) : Dans le cadre du dispositif visant à relancer les secteurs économiques du pays après l’atonie observée avec le prolongement de la crise sanitaire, le secteur forestier n’a pas été oublié des enjeux.

Bien au contraire, puisque c’est une manne financière de deux cents millions d’euros qui lui sera consacrée en Bourgogne Franche-Comté.

Si l’ambition de ces mesures est avant tout d’ordre économique,  le volet de la biodiversité et de sa préservation ne seront pas omis des critères de référence pour leurs attributions.

Etablissement public au service de la forêt et des propriétaires privés, le CRPF (Centre régional de la Propriété Forestière) sera mobilisé. Comme devait le préciser récemment son directeur François JANEX pour accompagner les bénéficiaires de ces aides en leur donnant des conseils techniques et de judicieuses expertises.

Le plan se rapporte au remplacement des épicéas plantés à basse altitude.

Depuis trois saisons, ces arbres souffrent d’attaques régulières d’insectes qui prolifèrent et provoquent la mortalité de ces résineux affaiblis par la sécheresse et les températures caniculaires de la période estivale.

Ce sont des essences de provenance locale, voire plus adaptées au sol et au climat qui permettront ce nécessaire reboisement.

Il est prévu que 60 % de la surface aidée soit recouverte avec des végétaux à objectif de production de bois. Le reliquat de ces plantations pourrait s’agrémenter d’un ensemble de variétés destiné au gainage et à l’accompagnement des arbres à objectif bois, mais aussi à la diversification du peuplement afin d’enrichir l’écosystème et améliorer ainsi son fonctionnement.

Le mélange de ces différentes essences sera rendu obligatoire pour les surfaces excédant les dix hectares. Précisons qu’en cas de génération naturelle d’essences adaptées, sur des zones considérées à forte potentialité environnementale, ces végétaux pourraient être conservés.

  

Thierry BRET

 

 

Construire de nouvelles perspectives au profit de la filière agricole. L’intention est louable sur le papier. D’autant que le secteur fait face à une crise sans précédent, subissant les aléas répétitifs d’une météo capricieuse et la plongée abyssale des cours sur les marchés mondiaux. Le Tonnerrois, par le prisme de son organe communautaire, a choisi d’être le pionnier en croyant à ce rebond. En portant aux côtés de la chambre consulaire départementale un projet novateur, baptisé sobrement « 360 ° Tonnerrois »…

ANCY-LE-FRANC : Une référence géométrique pour identifier un nouveau projet au bénéfice de la filière agricole ? Pourquoi pas, en effet, il fallait y penser !

Synonyme d’une vision ambitieuse et surtout élargie d’une prospective aguerrie favorable à la pérennité du secteur, le concept qui a vu le jour en décembre 2020 dans les esprits fertiles des responsables de la Chambre départementale d’Agriculture de l’Yonne possède dans les grandes lignes de sa phase applicative tous les atouts pour séduire.

Non seulement, il se veut original par sa méthodologie et ses axes de réflexion. Mais, en outre, il entre de plain-pied dans la ligne de mire de l’appel à projets émanant de la Région à cet égard (le plan de relance de l’agriculture).

Impulser des projets territoriaux qui soient profitables aux agriculteurs supposait de s’adosser à un partenaire du cru. En dans ce domaine, la Communauté de communes du Tonnerrois n’est jamais avare en expérimentations en tout genre pour sortir du moule par le bon côté de la lorgnette. Il suffit de se remémorer les initiatives prises dans un récent passé par l’EPCI, ne serait-ce que dans le domaine de l’optimisation du numérique. Une réussite, à faire pâmer d’autres collectivités nettement plus frileuses sur le sujet !

Quoi qu’il en soit, la CC du Tonnerrois ne pouvait rester insensible aux récurrentes problématiques vécues par la filière agricole. D’une part, cette bande géographique orientale de notre territoire se situe précisément en zone intermédiaire. Réputée complexe pour optimiser et rentabiliser le travail des exploitations. D’autre part, de nombreuses préoccupations et attentes sociales se font fait jour à travers le département.

Alors, in fine, ce mariage entre le milieu agricole, incarné par le président de la chambre Arnaud DELESTRE, et l’organe institutionnel, piloté par la Conseillère départementale Anne JERUSALEM, est devenu légitime. Un hymen qui a été officialisé face à la presse en fin de la semaine dernière.

 

  

Trouver ensemble des pistes et des projets territoriaux…

 

Intelligence collective, démarche inclusive, co-construite, à base de concertation et de retours d’expériences : tous les ingrédients de la communication participative sont réunis derrière ce concept à la vision panoramique.

Son but est noble : permettre aux professionnels de participer et échanger avec leurs interlocuteurs institutionnels sur l’avenir de leur territoire. Si les agriculteurs constituent le socle initial de ces futures rencontres (une soixantaine d’entretiens individualisés sont d’ores et déjà planifiés parmi les pistes d’actions à venir), d’autres corporatismes seront associés à la démarche.

Ce sera le cas des opérateurs économiques. Mais, aussi des élus. Sans omettre les citoyens, eux-mêmes qui se situent au bout de la chaîne consumériste des produits agricoles, qu’ils soient transformés ou pas.

Articulé en quatre phases distinctes mais complémentaires, le concept « 360 ° Tonnerrois » s’étalera durant douze mois où de manière commune seront édifiés plusieurs projets au service de l’agriculture et du territoire.

Quant aux thématiques pouvant potentiellement être abordées durant cette période de collectes d’idées, elles devraient englober différents items chers à la filière agricole : l’eau, l’alimentation, l’énergie, l’entretien des paysages, la production, le foncier et la gestion de l’espace.

Cet audit réalisé au plus près du terrain a également trouvé écho en Saône-et-Loire sous l’impulsion de la région Bourgogne Franche-Comté.

Vu de notre pré carré, s’il n’est pas encore prévu de le décliner vers d’autres zones géographiques de l’Yonne, il pourrait toutefois faire des émules dans le département si les résultats escomptés sont bel et bien là.

Pour l’heure, les réunions régulières pour le pilotage de ce projet, assuré par les équipes de la Communauté de communes du Tonnerrois et de la Chambre départementale d’Agriculture vont se mettre en place pour en optimiser son avancement.

 

Thierry BRET

 

Les 321 échantillons du panel très représentatif de cet indéniable  savoir-faire des vignerons du Chablisien (77 domaines et maisons au total) ont été soumis à la finesse du palais d’un jury de quarante-six connaisseurs. S’en suivit une analyse olfactive et gustative de chacun de ces nectars pour déterminer les meilleures notes de cette sélection, génératrices de vingt-sept récompenses…

BEINE: Il y a déjà de l’excellence et du grandiose parmi les produits de la sélection vineuse qui ont été présentés aux 46 membres du trente-cinquième jury du Concours des Vins de Chablis cette année. Puisant leurs ressources sélectives parmi les millésimes 2019 pour les appellations Petit Chablis, Chablis, Chablis Premier Cru et 2018 pour Chablis Grand Cru, les organisateurs de la manifestation annuelle avaient procédé à un panel très éclectique afin de satisfaire les goûts et les desiderata de ces aficionados de l’Epicure, amateurs de gastronomie et de dives bouteilles !

Dans la catégorie Petit Chablis, les médailles d’or furent attribuées à la maison William FEVRE et au Domaine JOLLY Fils. Les distinctions argent revinrent au Domaine De la Tour et au Domaine Vincent WENGIER. Le domaine Alain GEOFFROY obtenait le bronze, avec un clin d’œil au passage à ce regretté professionnel disparu récemment.

La catégorie Chablis a permis à la maison J. MOREAU, au Domaine de la Tour (décidément très en verve) et au Domaine Guillaume VRIGNAUD de se distinguer en terminant en tête du concours. L’argent échoit au Domaine de la MOTTE et au Domaine VENTOURA.

 

 

 

Pour le Chablis Grand Cru 2018, mention exceptionnelle pour le domaine Jean-Paul et Benoît DROIN, et son Vaudésir. L’argent se partage entre le Domaine VOCORET et Fils Blanchot et le Domaine VOCORET et Fils Les Clos. Le domaine SERVIN gagne le bronze.

Le Chablis Premier Cru 2019 Rive Droite offre l’accessit suprême au Domaine du COLOMBIER pour le Vaucoupin ainsi qu’au domaine GAUTHERON Alain et Cyril pour le Vaucoupin également. La médaille d’argent salue la performance de La Chablisienne avec son Vaulorent et le Domaine des MALANDES pour son Fourchaume. Signalons l’obtention du bronze par le Domaine Jean JACQUIN et Fils pour sa Montée de Tonnerre.

Quant au Chablis Premier Cru 2019 Rive Gauche, il permet de glorifier trois domaines différents : La MOTTE pour Beauroy, celui de Guy ROBIN (Vielles vignes Vaillons) et celui de Jean-Paul et Benoît DROIN, pour le Vosgros.

Les médailles d’argent se répartissent entre les domaines MOSNIER (Beauroy), PINSON (Montmains) et SIMONNET-FEBVRE (Montmains).

Le bronze salue le travail du Domaine des HATES (Butteaux) et de la Maison HENRY (Vaillons).

 

Thierry BRET

 

 

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