Malgré le contexte actuel et l’impossibilité de mener à bien les concertations publiques nécessaires, la préfecture de l’Yonne a donné son feu vert pour que la réduction des distances d’éloignement dans le cas d’épandage de produits phytosanitaires soit autorisée. Un communiqué de presse confirme cette décision prise en fin de semaine dernière…

AUXERRE: Pour les produits contenant les substances les plus dangereuses à la santé : la distance de non-traitement demeure incompressible. C’est-à-dire vingt mètres.

Pour les autres de ces éléments nocifs, et sous réserve d’indications spécifiques, le courrier du préfet de l’Yonne Henri PREVOST est, on ne peut plus clair, quant à sa finalité applicative.

Les professionnels du monde agricole seront dans l’obligation de respecter une distance de cinq mètres pour l’arboriculture et de trois mètres pour la viticulture et les autres variantes de culture.

La préfecture a donc pris les devants sur l’application de cette charte ZNT (Zones non traitées) qui faisait débat depuis plusieurs semaines dans le microcosme agricole.

La Chambre d’agriculture de l’Yonne a démarré le processus de réalisation de la charte départementale d’engagement des utilisateurs agricoles de produits phytosanitaires.

Cette charte devra être finalisée au plus tard le 30 juin 2020 (date actuellement retenue pour sa finalisation). Ses éléments seront mis en ligne sur le site de la préfecture de l’Yonne.

 

La présence d'un rucher au sein d’une entreprise est loin d’être inconcevable en soi. Le phénomène qui n’a rien de modal s’amplifie d’ailleurs en France depuis plusieurs années. Et lorsque l’on dispose de onze hectares de terrain, où la nature a presque repris ses droits, il est facile d’y intégrer des colonies d’abeilles à son environnement ! L’unité de production sénonaise de la filiale du géant de la chimie, BASF, a sollicité des spécialistes de l’apiculture pour réussir cette implantation. Une manière intelligente et coordonnée de réaliser des choses favorables à la sauvegarde et à la préservation de la nature…

SENS : Un poids lourd de l’industrie chimique qui agit en faveur de la protection de l’environnement ? Ce n’est pas un pléonasme. Mais, bel et bien la réalité parfaitement maîtrisée au sein de la filiale de la société allemande, BASF, le groupe CHEMETALL.

Sur les quatorze sites implantés dans l’Hexagone, onze d’entre eux sont déjà engagés dans cette démarche environnementale très louable. Nouvellement en poste à Sens, Patrick GRUBERT, directeur de l’unité de production de l’Yonne, ne pouvait rester indifférent à ce message fort, véhiculé au sein du groupe.

Ni se soustraire à suivre les traces déjà bien profondes marquées sur le terrain local par son prédécesseur, M. FOUCAUD. Ici, dans cet espace pourtant à risques et classé SEVESO, la biodiversité tient sa place.

Il suffit pour s’en persuader de se promener aux abords des bâtiments industriels et de contempler avec surprise une nature verdoyante où s’ébattent des représentants de la faune sauvage. A commencer par les oiseaux et les ragondins ! Ils vivent en nombre aux abords de la petite rivière qui coule parmi ses parcelles de terre en friche.

C’est ici que seront installés dans quelques jours les ruchers. Dans un endroit retiré de la vie industrielle et à l’abri des regards de la présence humaine. L’enjeu est important pour Patrick GRUBERT qui ne le trouve absolument pas chronophage.  

Autour de cet espace, des jachères fleuries faciliteront l’implantation des colonies d’abeilles en faisant office de réservoir nourricier. Il est souhaitable que les insectes pollinisateurs disposent d’un territoire où la nourriture soit abondante. C’est là qu’entre en jeu l’apiculteur qui aidera au développement de ces colonies. En fonction de ses analyses, il apportera le complément alimentaire nécessaire aux besoins vitaux des abeilles.

 

 

 

Une présence insolite de la faune sauvage et de plantes sur le site…

 

Construit en 1930, ce site industriel assure une production annuelle de 30 000 tonnes par an. Des produits à la toxicité lourde qui servent au traitement de surface (lessivage, dégraissage, protection anticorrosion…) et sont utilisés auprès des groupes industriels de l’automobile, de l’aéronautique, de l’industrie métallurgique.

Il n’empêche que la prolifération de martin-pêcheur, de poissons dans le ru qui s’écoule en arrosant les joncs et les plantes aquatiques, offre un contraste étonnant. Il existe bel et bien un biotope à préserver dans ce lieu qui aurait pu paraître hostile sur le papier.

 

 

 

 

Le programme d’implantation des ruches débutera en avril. C’est l’association des apiculteurs de l’Yonne qui en assurera la manœuvre technique. En respectant le cahier des charges de la responsable du projet biodiversité au sein de CHEMETALL France, Sandrine LEBLOND.

Cette dernière possède l’expérience requise et un véritable recul analytique sur le sujet. Le groupe industriel a déjà exploité le filon sur l’un de ses sites à Clermont de l’Oise où une production de 150 kg de miel a été obtenue en 2018 sur une zone de  43 hectares, bondée de cervidés et d’animaux de la faune sauvage.

 

 

 

 

Un mariage entre industrie et nature plausible…

 

Déployé en mai 2011 à l’échelle hexagonale, ce programme d’optimisation de la biodiversité sert de référence à la filiale française de BASF. Rappelons que le poids lourd de la chimie internationale possède trois cents unités industrielles et emploie plus de 110 000 collaborateurs !

Cet ancrage vers le développement durable aura fait l’objet d’une signature de convention partenariale dans le cadre du concept « ACT FOUR NATURE » par le président de BASF France en personne, Thierry HERNING.

Près de soixante-dix entreprises et une vingtaine de structures partenaires y réfléchissent avec assiduité à la sauvegarde de l’environnement. A l’aide de fiches techniques, chacun des projets est consciencieusement étudié. A l’instar de la faune, de la flore, des insectes qui occupent ces zones.

En 2019, alors que soixante-et-une personnes étaient impliquées sur les projets environnementaux développés par les onze sites de CHEMETALL, 176 heures de formation furent données et 26 actions de communication avec la présence de onze partenaires extérieurs furent réalisées.

Aujourd’hui, ces observateurs atypiques de la nature ont dénombré 172 espèces végétales répertoriées sur les onze sites à l’étude, et comptabilisées des nichées d’oiseaux et d’hirondelles.

Comme quoi, le mariage entre le monde industriel et la nature se révèle tout à fait plausible grâce à de telles initiatives.

 

Un article réalisé en partenariat avec la Communauté du Grand-Sénonais et la Ville de Sens.

 

 

 

La signature d’un contrat d’exclusivité entre ces établissements équivaut à la pose d’un jalon original et inédit dans la relation commune qui anime depuis cinq décennies ces deux entités. Désormais, et sur une période s’étalant de mars à décembre, le groupe international aux 7 100 collaborateurs et aux quinze enseignes a l’opportunité de commercialiser un produit d’exception : un jambon sec « Porc plein air », obtenu à partir d’animaux élevés durant six mois sur le terroir du Morvan, puis affiné pendant douze mois…

AVALLON: C’est le 18 mars prochain que sera officiellement lancé en magasin le jambon sec à l’appellation déjà si appétissante sur le papier : « porc élevé plein air du Morvan ».

En présence des dignitaires de la Confrérie du Jambon du Morvan, des dirigeants de la société Fernand DUSSERT, esthète dans la fabrication de charcuteries sèches et de ceux du groupe SCHIEVER, le distributeur qui rayonne bien au-delà de ses frontières régionales, Vincent PICQ évoquera la genèse de ce rapprochement inédit.

Depuis le 31 janvier dernier, les deux structures ont apposé leurs paraphes au bas d’un document qui les unit durablement. Les premiers jambons dont l’affinage a débuté en janvier 2019 seront en effet disponibles sous la marque « bi1 » dès le 18 mars. Les consommateurs les trouveront ainsi parmi le rayonnage charcuterie traditionnelle des cinquante-neuf magasins « Maximarché », « Atac », « Auchan » et « bi1 » de Bourgogne Franche-Comté. Un choix stratégique qui s’avère particulièrement judicieux pour le patron du groupe SCHIEVER, Vincent PICQ.

«  Ce nouveau chapitre que nous développons avec les établissements DUSSERT (le partenariat originel remonte à plus de cinquante ans), souligne ce que nous avons toujours défendu. A savoir, les filières courtes, la valorisation des productions locales et le bien-être animal… ».

Sur une longueur d’ondes similaire, l’artisan entrepreneur Arnaud SABATIER y voit « la concrétisation d’un beau projet local, d’une démarche engagée depuis plusieurs années qui aboutit grâce à la réelle implication de toute la filière… ».

 

Le particularisme d’un jambon sec pas ordinaire…

 

Récompensés en 2019 par le Prix d’excellence du Concours général agricole, organisé par le ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation, les établissements DUSSERT élaborent le véritable jambon sec du Morvan, selon des méthodes ancestrales depuis 1906.

C’est à Arleuf (Nièvre) que la TPE d’une dizaine de personnes, dirigée par Arnaud SABATIER, issu d’une longue lignée de charcutiers originaire de Dijon, réalise ses prouesses gustatives sur ce produit phare de ce terroir.

Membres de l’association « Jambon du Morvan », à l’instar du groupe SCHIEVER, les établissements DUSSERT ont sollicité l’ensemble des acteurs de la filière porcine pour créer ce jambon.

L’initiative des deux partenaires a été soutenue également par la Chambre d’agriculture de l’Yonne et le Parc du Morvan.

L’étape suivante eut lieu l’année dernière avec le regroupement de sept éleveurs de bovins de ce territoire à cheval sur plusieurs départements qui acceptèrent de diversifier leur activité afin de participer à la conception de ce jambon si emblématique.

Ils ont contribué ainsi à élever des porcelets jusqu’à l’âge de six mois en leur dédiant une partie de prés inutilisés. Ils ont respecté le cahier des charges très strict faisant mention d’obtenir des cochons robustes et résistants de six mois  minimum, élevés en plein air dans des espaces de 120 mètres carrés par animal.

Chaque semaine, ce sont entre quinze et vingt jambons qui sont mis au sel à partir de ces porcs. Parallèlement, l’association « Jambon du Morvan » a initié une opération de référencement IGP, indication géographique protégé.

Derrière ce concept qui verra son aboutissement le 18 mars, c’est aussi le développement économique de tout un secteur géographique, le Morvan, qui est dans la balance. Un projet qui a su prendre en compte les attentes qualitatives du consommateur…

 

 

 

Le chef du « Moulin de la Coudre » n’a pas son pareil pour concocter une recette à la typicité 100 % bourguignonne : les fameux œufs en meurette qui trônent en bonne et due place à la carte gustative de son établissement. Sur le stand qui battait pavillon de la Bourgogne, il a permis à de nombreux visiteurs présents sur l’évènement agricole international de se sustenter avec bonheur et gourmandise…

PARIS : Il possède ce tour de main requis à la pratique de l’exercice, le chef Jean-Pierre VAURY. Sous le regard admiratif d’un public en goguette, flânant parmi les allées bondées du traditionnel évènement, la toque de l’Yonne s’est livrée avec grand professionnalisme et beaucoup d’enthousiasme à la conception d’une recette succulente de bout en bout : les œufs en meurette.

Délayant avec maestria une odorante sauce au vin qui servira à agrémenter des œufs de caille proposés en guise d’amuse-bouche aux visiteurs du stand de l’Yonne, l’emblématique figure de l’hôtel/restaurant de VENOY s’est même prêté au jeu de l’interview explicative face au public.

Répondant aux questions précises de l’animateur d’un jour qui lui tendait le micro, Jean-Pierre VAURY divulgua les secrets de sa recette, sans être perturbé le moins du monde par cette prise de parole en direct.

 

 

 

 

Une fois prête, l’artisan restaurateur versa ensuite délicatement la sauce onctueuse de sa meurette dans de petits récipients contenant ces œufs de caille choisis pour la circonstance.  Le tour était joué : il n’y avait plus qu’à tester l’honorable plat !

Les visiteurs curieux n’eurent plus qu’à goûter cette pure spécialité du terroir de Bourgogne, de l’apprécier au palais avant d’en redemander !

On notera, parmi les dégustateurs de ce mets toujours aussi appréciable, le président du Département de l’Yonne, Patrick GENDRAUD, présent à la journée spéciale consacrée à l’Yonne jeudi dernier, qui n’a pas fait excès de gourmandise !

 

 

 

Dorénavant, et après l’explication de texte fournie par la ministre de la Transition écologique et solidaire Elisabeth BORNE, les toitures des bâtiments agricoles pourront accueillir d’ici peu des panneaux photovoltaïques. Une décision importante pour la présidente de la Région Bourgogne Franche-Comté, Marie-Guite DUFAY. Elle y voit une petite victoire personnelle. L’élue avait interpellé en son temps le gouvernement pour qu’il lève les freins à ces installations utiles…

DIJON : La présidente de la Région a été entendue. Et visiblement écoutée sur sa requête auprès des instances gouvernementales où elle demandait la suppression des contraintes techniques liées à l’installation de panneaux photovoltaïques sur les toitures des bâtiments agricoles.

L’objectif de la sollicitation de l’élue régionale consistait à relever le seuil des appels d’offres nationaux auprès de la commission de régulation de l’énergie dans le cadre de la pose de ces panneaux.

Désormais, ce seuil passe d’une puissance de 100 à 300 kWc. Très attendue par la profession, la mesure favorisera la hausse du nombre de dossiers pour d’éventuelles candidatures. En simplifiant et en accélérant leur procédure d’instruction.

Commentaire à chaud de l’intéressée : « C’est un premier combat gagné en faveur de notre agriculture et de notre environnement… ».

 

 

Sensibilisée par les différents épisodes de sécheresse, la présidente de l’exécutif régional s’est rapprochée de la filière agricole en étudiant les pistes les plus adéquates pour lutter contre les effets du changement climatique. Des sujets de réflexion qui devaient aussi prendre en compte l’amélioration de la situation financière des agriculteurs.

Aujourd’hui, il apparaît manifeste que la production d’électricité solaire à partir des toitures des bâtiments agricoles soit l’une des pistes à privilégier. Le système se veut autonome, sans impacter ni les surfaces ni les rendements agricoles.

Le cheval de bataille de l’élue régionale sur ce point est bien de développer et diversifier les énergies renouvelables en optimisant la transition de l’agriculture. Tout en offrant à ces professionnels le bénéfice de revenus complémentaires.

 

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