Patrick VIGNAL, président de Centre-Ville en Mouvement, invite les commerçants à réinventer leur profession…

« Président de l’association Centre-Ville en Mouvement, et membre du Comité d’orientation du programme Action Cœur de Ville, le député de l’Hérault, Patrick VIGNAL, a longuement exposé ses pistes de réflexion lors d’une soirée débat, concoctée sous l’égide de l’association « S’engager pour l’Auxerrois ». Le candidat à la municipale de Montpellier encourage les commerçants à repenser la nature profonde de leur métier. « Il est impensable que la clientèle trouve porte close entre midi et quatorze heures alors que le e-commerce offre des amplitudes exponentielles à toute heure… ». Un message qui incite les professionnels à revoir leur comportement… ». « Président de l’association Centre-Ville en Mouvement, et membre du Comité d’orientation du programme Action Cœur de Ville, le député de l’Hérault, Patrick VIGNAL, a longuement exposé ses pistes de réflexion lors d’une soirée débat, concoctée sous l’égide de l’association « S’engager pour l’Auxerrois ». Le candidat à la municipale de Montpellier encourage les commerçants à repenser la nature profonde de leur métier. « Il est impensable que la clientèle trouve porte close entre midi et quatorze heures alors que le e-commerce offre des amplitudes exponentielles à toute heure… ». Un message qui incite les professionnels à revoir leur comportement… ». Crédit Photos : Thierry BRET.

Entre le département de l’Yonne et le député de la neuvième circonscription de l’Hérault, c’est déjà une longue histoire affective. Professeur de sport de combat dans sa jeunesse, le candidat à la mandature municipale de Montpellier a eu la chance de vivre son service militaire au casernement de la gendarmerie de Monéteau. Où il distilla ses préconisations, faites de volontarisme et de pugnacité, à ses apprenants. Celles, sans aucun doute, qui lui ont forgé ce mental d’airain lui permettant de s’investir dans la vie politique, d’abord au Parti socialiste, puis en rejoignant « En Marche », et à la redynamisation des centres-bourgs. Invité par la structure « S’Engager dans l’Auxerrois » lors d’une conférence interactive autour de l’attractivité commerciale des cœurs de ville, le médiatique député LREM a apporté sa vision des choses. En demandant aux professionnels du commerce de se réinventer pour survivre…

AUXERRE : Des souvenirs pleins les yeux, Patrick VIGNAL se remémore sa lointaine découverte du territoire de l’Yonne. En aparté, quelques minutes avant qu’il ne rejoigne la scène de la salle Vaulabelle où il interviendra devant un parterre de spectateurs attentifs à ses propos.

« J’ai visité plus de 150 grandes villes de par le monde, mais j’éprouve toujours une joie infinie quand je reviens à Auxerre. La ville est magique ! Avec ses quais, son port de plaisance : il y a de belles réalisations à porter au plan du développement du tourisme local. Ne parlons pas de la route des vins, de la gastronomie, le potentiel attractif est énorme... ».

Entre le député LREM de l’Hérault et notre ville, la relation est résolument affective. Le secret ? Un service militaire vécu dans l’ancien casernement de la gendarmerie nationale, en périphérie de la capitale de l’Yonne.

Ce déplacement né d’une invitation émanant de Mathieu DEBAIN, le coordonnateur de l’association « S’Engager pour l’Auxerrois » représente une aubaine pour le sémillant sexagénaire, qui fut jadis professeur de sport de combat. Avant d’embrasser une toute autre carrière dans le commerce dans sa ville de prédilection : Montpellier.

Le commerce de proximité, il en fut question au cours de cette soirée face à un public en attente de pistes de réflexion.

« Vous savez, confie-t-il, aujourd’hui, le commerce c’est un problème de société du fait de la mondialisation. On le constate du fait de l’emprise du numérique. Mais, la vraie question est ailleurs : comment faire pour rendre sa place à l’humain dans cet univers urbain ? ».

Un moratoire contre la prolifération des centres commerciaux…

Exégète de la question, Patrick VIGNAL multiplie les interventions en France comme à l’étranger. Il a même poussé le bouchon de l’engagement un peu plus loin. En présidant l’association Centre-Ville en Mouvement. Une structure fédératrice ayant pour vocation de rassembler sous la même bannière l’ensemble des acteurs liés à l’activité des cœurs de ville en termes de transport, commerce, urbanisme, emploi et environnement.

« Tout est lié, livre-t-il lors de son interview, on se doit de réhabiliter le centre-ville en y intégrant l’ensemble de ces éléments. Beaucoup de cœurs de ville souffrent à l’heure actuelle. Même si l’on se doit d’être connecté au monde par le biais du numérique… ».

Membre du Comité d’orientation du programme Action Cœur de Ville, le parlementaire héraultais est à l’initiative d’un partenariat entre les fédérations et confédérations des commerces de proximité et plusieurs régions de l’Hexagone (Hauts-de-France, Occitanie) afin de favoriser la redynamisation des commerces de proximité au cœur des villes.

« L’action gouvernementale se traduit par une aide de 5 milliards d’euros pour développer ce programme. Plus de 220 villes françaises dont Auxerre bénéficient de cette manne financière… ».

Cela n’empêche pas cet homme de conviction de se battre parfois contre le gouvernement qu’il soutient.

« Je me suis battu contre mon gouvernement pour obtenir un moratoire contre les centres commerciaux, ajoute-t-il, il faut arrêter de promouvoir ces zones de périphérie où on a repoussé les gens. Là, ils ne sont plus que des consommateurs sans se poser de judicieuses questions sur les finalités offertes par le commerce de proximité… ».

Repenser le commerce, c’est une évidence pour Patrick VIGNAL. « Un commerçant ne vend pas un produit, il vit seulement une aventure humaine complexe mais ô combien enrichissante… ».

Les commerçants doivent se réinventer et repenser leur destin…

Observant que ces professionnels demeurent encore ancrés à bien des égards dans leurs certitudes et leur schéma ancestral (« il est fini le temps où le commerçant attendait le chaland sur une chaise devant sa vitrine ! »), le président de l’association Centre-Ville n’en démord pas : les commerçants doivent reprendre leur destin en main et se réinventer.

« Le commerce n’en a pas fini d’exister, argumente-t-il, les gens désirent du circuit court, en échangeant parfois leurs produits plutôt qu’en les consommant sans trop regarder. Je préconise la mise en place d’une coopérative d’intérêts commerciaux. C’est-à-dire que ce sont les artisans, les commerçants et les professions libérales qui cotisent en renforçant leurs liens et leur champ d’actions. Et puis, de manière pragmatique, on ne peut envisager fermer sa boutique entre midi et quatorze heures. Ce n’est plus possible quand on sait que l’on peut passer une commande et acheter quoi que ce soit sur une plateforme comme AMAZON au milieu de la nuit ! ».

Mais, au-delà de l’activité commerçante, le pensionnaire de l’Assemblée nationale opte aussi pour une réhabilitation du centre-ville : surtout en matière de logements.

« Il existe quatre millions de logements insalubres et inhabités dans les cœurs de ville en France. Dont 300 000 appartements qui sont situés juste au-dessus d’un commerce. Ce n’est plus possible ! ».

L’attractivité que Patrick VIGNAL défend passe par l’optimisation de la sécurité, de l’accessibilité, de la propreté, de la mise en œuvre de nouveaux modèles économiques dont celui des circuits courts. Pour raffermir cette dualité commerçants et consommateurs.

« C’est comme cela que nous ferons revenir des entreprises et des habitants dans le centre-ville. Cela impactera la création d’emplois. Et ce sera profitable à sa redynamisation… ».

L’entretien se termine. Le temps d’une photographie. Patrick VIGNAL peut entrer en scène et délivrer ses messages d’espérance à celles et ceux qui, parfois, doutent de la pérennité de leur filière.

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