Découvrez nos partenaires

bloc-marque-culture-couleur1.jpg
logo-festins-de-bourgogne.jpg
logo-credit-agricole-90x90.jpg
logo-cifa-89-auxerre-2020.png
groupama_small.png
logo-cerfrance-bfc-accueil.png
capeb-logo.png
logo banque populaire bourgogne franche-comté
logo-cm.jpg
logo-edf-site.jpg
ccj-logo-petit-1.jpg
110 Bourgogne
Région Bourgogne France-Comté
Criquet Magazine
Lycée Saint-Joseph de la Salle
mercato de l'emploi yonne bourgogne
Caisse d'épargne Bourgogne Franche-Comté
chambre des métiers et de l'artisanat
Groupe La Poste
Chambre d'Agriculture de l'Yonne

Nos partenaires

bloc-marque-culture-couleur1.jpg
logo-festins-de-bourgogne.jpg
banque_populaire_bfc-long.png
capeb-logo.png
Lycée Saint-Joseph de la Salle
Caisse d'épagne Bourgogne Franche-Comté
cerfrance bfc
Communauté de Communes du Jovinien
Chambre d'Agriculture de l'Yonne
Criquet magazine
logo-edf-site.jpg
logo-cifa-89-auxerre-2020.png
logo-cm.jpg
groupama_medium.png
logo-credit-agricole-90x90.jpg
région Bourgogne Franche-Comté
20211006_lpg_logo_cmjn-616fec3863034.png
mercato de l'emploi yonne bourgogne
chambre des métiers et de l'artisanat
logo-110-bourgogne-ok.png

La fermeture d’INTERMARCHE mal vécue par les habitants des Hauts d’Auxerre : la goutte d’eau de trop dans un océan d’amertume…

« Etabli en assemblée des quartiers des Hauts d’Auxerre, un cahier de cinq revendications produit par le collectif fédérant les habitants réfractaires à la fermeture du magasin INTERMARCHE le 31 août prochain sera remis à la Ville d’Auxerre d’ici peu. Objectif : interpeller les élus municipaux sur la disparition du centre commercial en espérant une potentielle reprise… ». « Etabli en assemblée des quartiers des Hauts d’Auxerre, un cahier de cinq revendications produit par le collectif fédérant les habitants réfractaires à la fermeture du magasin INTERMARCHE le 31 août prochain sera remis à la Ville d’Auxerre d’ici peu. Objectif : interpeller les élus municipaux sur la disparition du centre commercial en espérant une potentielle reprise… ». Crédits Photos : Thierry BRET.

Il y a de l’inquiétude dans l’air. Une colère sourde, aussi. Des yeux rougis par l’émotion. Quelques vociférations parfois qui éclatent contre le système. Capitaliste, il va de soi ! Mais également des pleurs qui glacent un peu plus la scène devenue surréaliste. Combien sont-ils à entourer l’orateur d’un soir, Gérard BATTREAU, retraité à l’initiative de ce collectif des résidents des Hauts d’Auxerre et de leurs quartiers où les habitants se sentent délaissés ? 130 ? 150 ? Plus encore ? La fermeture de l’Intermarché le 31 août semble être la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Dans un océan d’amertume…

 

AUXERRE : Micro à la main, il harangue la foule avec véhémence. Au fil des minutes, elle gagne en compacité tout autour de lui malgré la chaleur suffocante qui plombe le quartier Saint-Siméon croulant sous le chaud soleil de cette fin d’après-midi. Et même si la petite enceinte n’est pas à la hauteur de l’évènement au niveau puissance, il n’en a cure, Gérard BATTREAU ! Sa voix, grave et forte, porte loin.

A l’identique de certains interlocuteurs syndicalistes (FO, CGT) ou de représentants politiques (PCF,…) qui prendront soin d’intervenir à leur tour pour crier leur mécontentement contre ce nouveau coup dur vécu comme un « assassinat » dans le quartier. Un quartier qui accueille le tiers ?, le quart ?, de la population auxerroise qui n’avait pas besoin de ce nouveau signal négatif à l’encontre de l’attractivité économique.

 

A moins d’un miracle, chronique d’une mort annoncée…

 

A moins qu’un miracle ne se produise au cours des prochaines semaines avec l’intérêt manifesté par un hypothétique repreneur, ce qui est loin d’être le cas, au vu du contexte. Le 31 août, INTERMARCHE fermera définitivement ses portes, laissant sur le carreau son personnel désappointé, ses clients effondrés et ses commerçants de la galerie marchande totalement désarçonnés par l’ampleur catastrophique de la situation.

La tristesse se lit sur chacun de ses visages anéantis. Certains fréquentaient le centre commercial depuis plus d’une décennie. Ce sont les habitudes qui en prennent un sérieux coup. Et sans que l’on sache de quoi sera fait demain.

La parole circule. Ici, un témoignage virulent d’une femme. Elle ne comprend pas l’absence de réactions des élus municipaux. Là, une dame d’un certain âge qui évoque ses lointains souvenirs. La nostalgie, douloureuse, s’installe. Le cahier de revendications circule. On en appelle à Crescent MARAULT, aux conseillers municipaux mais aussi à la préfecture…

 

La lente agonie des quartiers des Hauts d’Auxerre ?

 

« Ce rassemblement est très important, précise Gérard BATTREAU lucide, toutes ces personnes sont venues des quartiers de la ZAC Saint-Siméon, de la ZUP Sainte-Geneviève, des Rosoirs, des quartiers pavillonnaires périphériques parce que toutes ces dernières années nous avons assisté de manière progressive à la fermeture d’un collège de plus de 600 élèves (Bienvenu-Martin), à la fermeture de trois écoles sur quatre, au retrait de l’officine pharmaceutique, de l’épicerie, de la boucherie, de la boulangerie, du tabac-presse, d’un bureau postal, d’une agence bancaire avec un distributeur de billets… ».

Un inventaire à la Prévert qui ressemble à une longue litanie. L’agonie des quartiers des Hauts d’Auxerre ? Le 31 août, une nouvelle page noire de cette longue descente aux enfers s’ouvrira pour ces quartiers et ses habitants qui n’en peuvent plus, avec la mise sous le paillasson de la clé de l’enseigne INTERMARCHE.

« Trop, c’est trop ! », éructe une personne parmi l’assistance. Chacun sait au fond de lui-même que les commerces satellites de la grande surface, la boulangerie et la station-service qui dépote à tour de bras aux heures de pointe sont condamnées à disparaître, elles aussi.

 

 

Un second rassemblement programmé le 27 juillet à 15 heures…

 

Que faire, alors ? Pleurer sur son sort et attendre que les dés soient jetés sans rien faire ?

« Cette énième fermeture va impacter le quotidien de dix mille habitants, souligne Gérard BATTREAU, nous allons bientôt nous retrouver en cités dortoirs, sans aucun commerces… ».

De sombres perspectives sont ensuite évoquées par les protestataires, une large majorité de retraités et de femmes.

« Nous sommes des travailleurs, parfois des sans-emploi, avec de modestes revenus ; nous sommes des mères de familles quelques fois seules pour élever nos enfants, des retraités éloignés de leurs enfants, pour tous, la fermeture d’un commerce alimentaire équivaut à une catastrophe, sans parler des jeunes de plus en plus portés vers le désespoir… ».

Faut-il agir, en se promettant de porter le cahier de revendications sur le bureau de l’édile auxerrois afin de provoquer une réaction de sa part et des élus municipaux ?

Gérard BATTREAU est clair dans sa réponse : « ce cahier des revendications n’a pas vocation à alimenter des polémiques politiques stériles… ».

Un message adressé aux quelques représentants politiques et syndicaux présents ?

« Non, reprend-il en s’adressant à la foule qui espère, nous sommes des citoyens ordinaires et des électeurs ordinaires qui veulent continuer à vivre en toute sérénité au sein de leurs quartiers mais déterminés à avoir des réponses concrètes à toutes nos interrogations… ».

Celles-ci, adoptées sous la forme de motions à main levée par le public, se traduisent en cinq points (voir ci-dessous). Elles seront adressées à l’hôtel de ville le plus vite possible. Toutefois, les riverains du centre commercial prévoient de se retrouver en cas d’absence de réponse aux inquiétudes de la population d’ici le 26 juillet, le lendemain, jeudi 27 juillet, aux alentours de 15 heures, pour un deuxième rassemblement devant l’entrée du commerce de Saint-Siméon.

Un regroupement qui devrait ensuite converger tout naturellement vers l’hôtel de ville afin d’y obtenir une audience…

 

 

En savoir plus :

Le cahier des revendications des habitants des quartiers des Hauts d’Auxerre :

1) créer un commerce d’alimentation de proximité qui prenne le relai d’INTERMARCHE,

2) disposer d’un service public souple de navette entre les quartiers et les centres commerciaux des Hauts d’Auxerre, les lignes de bus actuelles n’étant pas adaptées aux besoins de nombreuses personnes,

3) bénéficier d’heures de permanence hebdomadaire de représentants de mairie pour les tenir informés des démarches concernant les quartiers concernés,

4) que les associations de ces quartiers puissent réunir leurs adhérents gratuitement dans les locaux des maisons de quartier en dehors des heures d’animations,

5) le souhait qu’un conseil municipal extraordinaire se réunisse d’ici le 10 août et avant la fermeture définitive d’INTERMARCHE pour traiter de toutes les questions sur l’avenir des commerces dans les quartiers.

 

Thierry BRET

 

 

 

NOUS CONTACTER

PRESSE EVASION - Mr Thierry BRET

Tél. : 06.20.31.05.53.

Mail : contact@presse-evasion.fr

Articles

Bannière droite accueil