La goutte d’eau potable qui fait déborder le vase : Florence LOURY repart au combat contre le non-sens écologique

« La délibération sur le service de l’eau potable va provoquer des réactions lors de la séance communautaire de ce jeudi 30 juin dans l’Auxerrois. Les représentants d’Auxerre Ecologie Solidarités dont Florence LOURY rejetteront la proposition pour ne pas encourager les injustices… « La délibération sur le service de l’eau potable va provoquer des réactions lors de la séance communautaire de ce jeudi 30 juin dans l’Auxerrois. Les représentants d’Auxerre Ecologie Solidarités dont Florence LOURY rejetteront la proposition pour ne pas encourager les injustices… Crédit Photo : Thierry BRET.

Digérée la défaite du second tour aux législatives ? Pas si sûr ! D’autant que la candidate écologiste de la NUPES qui se présentait dans la première circonscription de l’Yonne a regretté de manière officielle « l’irresponsabilité de certains qui ont jeté aux oubliettes le sacro-saint principe du front républicain » afin d’empêcher l’extrême-droite de l’emporter. Nonobstant, Florence LOURY promet de continuer le combat. Et ce, dès la séance communautaire de ce jeudi où le dossier de l’eau potable risque de faire des éclaboussures…

 

AUXERRE : Remontée comme un coucou suisse, la représentante d’Europe Ecologie Les Verts de l’Auxerrois ! Celle qui a frôlé de peu la victoire au soir du 19 juin, battue sur le fil par l’inattendu candidat du Rassemblement National Daniel GRENON, ressort de l’expérience électorale plus combative que jamais.

Même si les résultats de ce scrutin lui laissent un profond goût d’amertume dans la bouche. Et certainement bon nombre de rancœurs envers celles et ceux qui ont appelé ouvertement à voter blanc plutôt que de soutenir sa candidature. Un choix arbitraire qui l’a placé dos-à-dos avec le RN.

 

Reprendre le combat dès la prochaine séance communautaire…

 

« C’est une très mauvaise nouvelle pour la jeunesse, les plus pauvres et la démocratie que ce succès souverainiste dans la circonscription, précise-t-elle.

Puis rageuse d’ajouter, « je n’abandonnerai ni notre territoire ni nos concitoyens ; le combat pour le progrès social, la protection de notre environnement et la défense des valeurs républicaines continuent… ».

Souhaitant y consacrer toutes ses forces, l’égérie d’EELV aura donc l’occasion de repartir dans la lutte âpre et pugnace dès ce jeudi 30 juin lors de la séance communautaire de l’Auxerrois où elle siège aux côtés de Denis ROYCOURT pour représenter les valeurs écologistes.

C’est précisément une délibération sur l’eau potable – celle-ci prévoit de confier la gestion du précieux liquide à un prestataire sur une durée de vingt ans avec en sus la construction de deux unités de traitement – qui provoque l’ire de l’élue écologiste.

Une proposition soumise au vote que la porte-parole d’Auxerre Ecologie Solidarités ne validera pas dans les urnes, invitant les élus de l’Auxerrois à en faire autant en rejetant la proposition de Crescent MARAULT.

 

Un non catégorique pour ne pas pénaliser les consommateurs…

 

« Ce choix est l’abandon d’une politique préventive de protection des captages engagée depuis vingt ans, souligne-t-elle, qui passait par une transition agricole vers le bio ou des cultures sous couverts sans pesticides. C’est donc un bouleversement dans la stratégie de protection de l’eau potable dans l’Auxerrois et cela aura des impacts importants sur la hausse des prix sans pour autant en assurer pleinement la qualité de la ressource… ».

S’appuyant sur les résultats d’études menées par l’agence de l’eau, Florence LOURY est vent debout contre ce projet.

« Les solutions curatives sont toujours plus chères et ne sont pas durables, explique-t-elle, c’est un non-sens écologique au moment où nous prenons conscience de l’importance de préserver la biodiversité et la santé humaine par une alimentation sans pesticides… ».

Et l’élue de rappeler qu’en septembre 2020, près d’un million et demi d’euros avaient été attribués par l’agence de l’eau à la communauté de l’Auxerrois afin d’accompagner financièrement les agriculteurs volontaires pour une transition vers l’agro-écologie.

« Je constate, ajoute-t-elle déçu, que notre collectivité n’a pas fait le nécessaire pour finaliser le projet… ».

Un vote négatif à attendre, donc pour Florence LOURY, qui considère qu’in fine ce seront les consommateurs qui devront payer la facture, signe d’une réelle injustice.

 

Thierry BRET

 

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