L’Aile ou la Cuisse : Le Cheval Blanc est-il en selle pour se remettre au vrai galop épicurien ?

 « L’établissement fut mentionné dans le Michelin dans les années 60. Référence pour les repas de famille ou de fin d’année, lors des périodes glorieuses et d’insouciance, Le Cheval Blanc mérite de s’y attarder afin de déguster quelques spécialités culinaires. Malgré de petites imperfections à corriger… ». « L’établissement fut mentionné dans le Michelin dans les années 60. Référence pour les repas de famille ou de fin d’année, lors des périodes glorieuses et d’insouciance, Le Cheval Blanc mérite de s’y attarder afin de déguster quelques spécialités culinaires. Malgré de petites imperfections à corriger… ». Crédit Photos : Gauthier PAJONA.

S’il est bien une adresse, dont on a entendu parler plutôt favorablement depuis moult années, c'est bien celle-ci ! Ah, le réveillon de la Saint-Sylvestre des années 70/80, le repas des noces d'or des grands-parents ou celui  de la communion de la cousine ! Que de souvenirs  gourmands en ces murs : nous voici revenus à l’hôtel restaurant du Cheval Blanc !

 

CHARNY-OREE-DE-PUISAYE : Dans les années 60, il fut même brièvement mentionné au Michelin. A une époque où le guide prenait encore un malin plaisir à traîner dans nos campagnes. Il y est fait mention d'une altitude de 139 mètres pour CHARNY, dont la population a peu varié depuis lors, autour de 1 400 habitants. Il fait bon flâner dans cette petite bourgade encore commerçante. Même si l'excellent charcutier-rôtisseur est hélas fermé depuis des lustres. En outre, le village est animé chaque dimanche par un très joli marché.

Rendons grâce tout d'abord, à ces établissements qui proposent chaque jour, un menu ouvrier de vraie cuisine à 14 euros. Par exemple, ce jour-là, un menu qui comprend du clafoutis tomate cerise et emmenthal, puis une crépinette de volaille sauce champignons et riz basmati, avant de se terminer enfin par un fromage blanc agrémenté de confitures maison. Nombre de travailleurs profitent de cette jolie salle rustique, aux imposantes poutres et à l'insert de cheminée y développant une douce chaleur.

 

 

Mais où est donc passée la petite mise en bouche de jadis ?

 

Pauline est notre souriante serveuse ce midi-là. Tandis qu'elle nous propose de choisir le vin, elle nous confie tout de go préférer le nectar rosé ! Celui qui fait immanquablement penser à l'été.

Nous choisissons alors le menu de l'Ouanne, proche cours d'eau, à 36 euros, attirés par quelques-unes de ces dénominations. On ne peut que regretter, qu'à ce tarif-là, ne nous soit pas servie une petite mise en bouche : une gougère,  un toast de foie gras ou une louche de crème de potimarron. Que sais-je encore ! Au prix du menu, tel qu’il est proposé, cela nous semble anormal...

Les coquilles Saint-Jacques sont ici aux poireaux confits et beurre blanc à la vanille. La cuisson est parfaite. La sauce est bonne. Quant au  mariage des fruits de mer avec les poireaux, il est bien souvent réussi. La cassolette d'escargots de mon binôme de tablée est fort appréciée, notamment sa goûteuse crème à l’ail.

 

 

Le menu ouvrier : le régal des salariés des travaux publics !

 

Ensuite adorant le canard, je choisis une cuisse confite à l'irancy. Elle est accompagnée de son pressé de pommes de terre au lard fumé. Si la volaille fondante et la sauce sont bonnes, la pressée de pommes de terre est, quant à elle, beaucoup trop cuite. Sa couleur noire en atteste et la rend de fait, difficile à couper. C'est dommage ! Car, une fois la croûte ôtée, le mets est bon. Quant au filet de veau du convive, il est servi rosé comme demandé.

Puis, il y a un délicieux fromage blanc aux herbes pour continuer ! Les tables environnantes choisissent majoritairement le menu ouvrier et se régalent. On reconnaît les gars de chantier à leur veste fourrée, de couleur jaune réfléchissante ! Dos à la cheminée, une petite mamie sirote sa bière paisiblement.

 

 

S’il vous plaît, le parfait glacé à servir avec sa larme de « calva » !

 

En dessert, le parfait glacé au calvados l'est un peu trop, glacé ! Cela le rend difficile à couper. C'est bon. Même s’il nous sembla, qu'une petite goutte de « Calva » sur ce dessert ne lui eût pas fait de mal, le musclant quelque peu, sans grever le budget de l'établissement, comme de bien entendu !

Merci à ce type d'établissement de faire vivre nos bourgs et villages, pour le plus grand plaisir d'une clientèle, souvent très fidèle.  A la semaine prochaine, ailleurs encore attablés !

 

 

 

En savoir plus

Les + : impeccables toilettes avec table à langer (bonne idée !). Très jolie salle.

Les - : il nous sembla que le menu à 36 euros (une coquette somme) ne remplit pas toutes ses promesses ce jour-là. Un jour sans peut-être, cela arrive. Et de grâce, remettez-nous des salières poivrières,  plutôt que ces sachets, dignes du bar en voiture 4 du TGV !

Contact :

Hôtel-restaurant Le Cheval Blanc

04, Rue des ponts

89120 Charny-Orée-de-Puisaye

Tel : 03. 86. 63. 60. 66.

Site : www.chevalblanc-charny.com 

 

Gauthier PAJONA

 

 

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