Acteur culturel sur le Grand Sénonais : le conservatoire envisage d’élargir son enseignement artistique

« L’espace culturel Saint-Savinien, l’un des trois sites du conservatoire intercommunal du Grand Sénonais accueillait parents et élèves, potentiels ou déjà inscrits, lors de sa réouverture. Il n’y a pas d’âge pour pratiquer ! Même la culture urbaine est désormais dans le viseur de son responsable Marc JAMOND… ». « L’espace culturel Saint-Savinien, l’un des trois sites du conservatoire intercommunal du Grand Sénonais accueillait parents et élèves, potentiels ou déjà inscrits, lors de sa réouverture. Il n’y a pas d’âge pour pratiquer ! Même la culture urbaine est désormais dans le viseur de son responsable Marc JAMOND… ». Crédit Photos : Floriane BOIVIN.

La crise sanitaire n’a pas entaché le dynamisme du conservatoire du Grand Sénonais dont la rentrée s’annonce sous les meilleurs auspices. L’établissement intercommunal ouvrait ses portes en grand au public ce mercredi 09 septembre. Permettant un échange convivial avec les enseignants, loin des démarches administratives dédiées à l’inscription ou la réinscription.

SENS: La notion de « journée portes ouvertes » est à exclure, comme le souligne Marc JAMOND, le directeur du conservatoire depuis juillet 2018. « Ce n’est pas à ce point une politique volontariste et de recrutement de nouveaux élèves ». Le but était de faire découvrir l’école et ses multiples disciplines mais, avant tout, de renseigner et d’échanger avec les visiteurs, y compris avec les élèves déjà inscrits.

 

Une rentrée artistique renforcée par un protocole sanitaire

Le conservatoire vient de recevoir les prérogatives sanitaires de l’Etat, très similaires à celles du milieu scolaire. Port du masque obligatoire pour les enseignants, interdiction d’entrer dans l’enceinte des équipements pour les parents, sauf pour les plus jeunes, jusqu’à sept ans, qui peuvent être accompagnés jusqu’à la salle de cours. Des mesures qui seront appliquées jusqu’à nouvel ordre.

Cette journée a permis de rassurer les gens sur les conditions d’accès au conservatoire dans ce contexte particulier.

 

Un conservatoire qui a le vent en poupe

 

L’école artistique du Grand Sénonais, officiellement reconnue comme « conservatoire à rayonnement intercommunal » depuis juillet dernier, accueille aujourd’hui environ 650 élèves sur les trois sites (Sens, Paron et Villeneuve-sur-Yonne). Soit 300 élèves en musique, 300 élèves en danse et à peu près 50 élèves en théâtre. Un effectif quasiment au complet hormis quelques places restantes pour des cours de musique. Ce conservatoire n’avait donc pas particulièrement besoin de publicité.

En revanche, il subsistait une nécessité d’en améliorer l’image, surtout depuis cette fusion des différentes écoles de l’agglomération en une seule entité. « Aujourd’hui, ce qu’on essaie de faire, c’est de regrouper les forces en présence, de tendre vers une unité » comme l’explique Marc JAMOND. Selon lui, l’étape la plus difficile a sans doute été de « modifier sensiblement, et très humblement, la représentation que les gens avaient d’un lieu d’enseignement artistique », « de faire admettre l’enjeu de l’intercommunalité ».

Le directeur estime que l’objectif est atteint au terme, tout de même, d’une période d’adaptation.

 

 

Le label « conservatoire » ne rend pas pour autant l’école plus élitiste

 

L’obtention de cette dénomination est le fruit d’un travail mené depuis environ deux ans. L’une des conditions à remplir était une pleine collaboration avec les établissements scolaires. Un projet qui se concrétise par un enseignement artistique toute l’année et pendant le temps scolaire, confié à des professeurs diplômés en musique, en danse ou en art dramatique. 

Aujourd’hui, dix-neuf classes du cycle 3 (CM1, CM2 et 6e) du Grand Sénonais bénéficient de ce dispositif.

Un effort nécessaire mais qui s’inscrit dans le projet plus global d’un élargissement de l’enseignement artistique. Marc JAMOND et les élus impliqués dans cette tâche, notamment Simone MANGEON, vice-président de la CAGS chargée des infrastructures et politiques intercommunales culturelles, sportives et de loisirs, prônent un partage des valeurs et de la richesse artistiques du conservatoire au-delà de ses murs ainsi qu’un rapprochement de la jeunesse.

Même la culture urbaine se trouve désormais dans le viseur de l’établissement. Street art, hip-hop, deejing, des disciplines d’ordinaire en marge des offres des écoles d’art, plus dans la lignée d’une culture populaire, vont pouvoir s’exprimer pleinement au sein de cet univers plus classique.

« J’ai vraiment envie d’engager un travail avec ces artistes qui sont moins institutionnels mais dont on a beaucoup à apprendre » confie le directeur désireux de moderniser la structure. « C’est vraiment jouer notre rôle d’acteur culturel sur l’ensemble du territoire ».

 

Floriane BOIVIN

 

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