Le sacre du Belge Jeff VAN HONNACKER : un air de revanche au Mondial des maîtres d’hôtel pour le plat pays

 « Une histoire belge qui n’aura fait rire personne lundi soir dans les salons d’honneur de la préfecture de l’Yonne : le titre mondial obtenu par Jeff VAN HONNACKER, lauréat de l’édition 2019 du championnat du monde des maîtres d’hôtel. Le vainqueur devance le duo de candidats français, ex-aequo à la seconde place et le participant japonais… ». « Une histoire belge qui n’aura fait rire personne lundi soir dans les salons d’honneur de la préfecture de l’Yonne : le titre mondial obtenu par Jeff VAN HONNACKER, lauréat de l’édition 2019 du championnat du monde des maîtres d’hôtel. Le vainqueur devance le duo de candidats français, ex-aequo à la seconde place et le participant japonais… ». Crédit photos : Thierry BRET.

La très belle victoire obtenue par le ressortissant d’Outre-Quiévrain permet à la Belgique de succéder à la France dans cette épreuve âprement disputée du championnat du monde des maîtres d’hôtel. Nos voisins du plat pays peuvent savourer leur titre avec délectation en ayant coiffé les représentants tricolores sur le fil, eux qui n’ont pu accéder au titre suprême. Sans l’once d’une contestation et au grand dam de nos compatriotes…Deuxièmes ex-aequo, Elsa JEANVOINE et Valentin MEROT, le régional de l’étape, ont échoué de peu mais ils réalisent en substance le concours quasi parfait…

AUXERRE : Cette fois, il n’y a aucune ambiguïté à avoir, la Belgique tient bel et bien sa revanche sur les Français ! Certes, elle ne s’applique pas à la pratique du ballon rond. Mais, elle survient dans un tout autre domaine qui, sur le papier et dans les faits, restait jusque-là l’apanage des Tricolores : les arts de vivre appliqués à la gastronomie.

Nos deux valeureux candidats, Elsa JEANVOINE et Valentin MEROT, qualifiés pour cette édition palpitante des championnats du monde des maîtres d’hôtel, s’en souviendront à leurs dépens.

Malgré leurs prouesses techniques sur la manière de découper une volaille, de dresser une table en respectant minutieusement les codes de présentation et la façon de flamber un dessert avec une justesse frisant parfois la perfection, ils n’ont pu rivaliser avec leur homologue belge. L’irrésistible et charismatique Jeff VAN HONNACKER aura tout balayé sur son passage tel une tempête chargée d’embruns venue de la Mer du Nord.

Volubile, poussant le sens de la relation à l’autre avec expertise lors de ses passages successifs face au jury, ce garçon talentueux a eu reçu les suffrages positifs d’exégètes es arts de la table et de la gastronomie. Celles et ceux qui constituaient l’exceptionnel jury, composé de fines gâchettes du savoir-vivre à la française, devant rendre son verdict inéluctable.

 

 

 

Tension palpable à l’énoncé des résultats…

 

Que le souriant japonais YAMAMOTO accède à la troisième marche du podium fut déjà une révélation en soi. Mais eu égard à la dimension internationale prise depuis plusieurs années par la gastronomie nippone, cela ne faisait que confirmer l’appétence de ces jeunes gens pour la cuisine moderne et le sens du décorum qui y est associé.      

La tension était palpable dans les salons d’honneur de la préfecture de l’Yonne qui accueillait cette remise de distinctions intercontinentales en présence de concurrents nord-américains, asiatiques et africains. Mais, en parfait maître de cérémonie de circonstance, Serge GOULAIEFF, lui-même MOF de la discipline, égrena les patronymes des deux candidats ex-aequo, que ne purent départager les inflexibles membres du jury.

Et là ce fut la douche froide dans le camp français puisque nos deux représentants, Elsa JEANVOINE et Valentin MEROT, se contentèrent de la seconde place. Malgré leurs accessits obtenus dans deux des quatre catégories. L’amère désillusion se figea sur les visages attristés de ces brillants compétiteurs qui n’auront pu semer le trouble dans l’esprit conquérant du nouvel élu, le Belge Jeff VAN HONNACKER.

Comme le chantait si bien jadis le chanteur belge Salvatore ADAMO dans le tube « Mais laisse tes mains sur mes hanches » (« oui tu l’auras ta revanche… ») ; c’est en triomphateur que le nouveau champion du monde a pu lever les bras au ciel pour saluer sa victoire.

 

 

Articles

Bannière droite accueil