Le Grand Sénonais enclenche une spirale sanitaire vertueuse en validant le Contrat local de santé (CLS)

« Endiguer la crise sanitaire qui ne cesse de progresser grâce au contrat local de santé. C’est la volonté farouche de Marie-Louise FORT, présidente de la Communauté d’agglomération du Grand Sénonais et maire de Sens, en validant ce schéma constructif avec l’ensemble des acteurs institutionnels et professionnels de la santé… ». « Endiguer la crise sanitaire qui ne cesse de progresser grâce au contrat local de santé. C’est la volonté farouche de Marie-Louise FORT, présidente de la Communauté d’agglomération du Grand Sénonais et maire de Sens, en validant ce schéma constructif avec l’ensemble des acteurs institutionnels et professionnels de la santé… ». Crédit Photos : Thierry BRET.

Parce que le territoire icaunais enregistre une très forte baisse du nombre de professionnels de santé, qu’il s’agisse de médecins généralistes, de spécialistes et de paramédicaux, la Communauté de communes du Grand Sénonais a pris l’initiative de se mobiliser aux côtés des acteurs institutionnels de la région et du département. Avec une seule et unique idée en tête : le faire en faveur d’une spirale sanitaire vertueuse, en avançant de manière collective et au bénéfice des 60 000 habitants de ce territoire…

SENS : Face à une situation de crise sanitaire qui ne cesse de s’aggraver au fil des mois, il faut parfois prendre des mesures appropriées en unissant les efforts de chacun des interlocuteurs, concernés par la thématique. C’est en substance le message clair et sans fioritures qu’a voulu communiquer aux professionnels de santé la présidente du Grand Sénonais, Marie-Louise FORT, à l’occasion de la signature du Contrat local de Santé.

L’adoption de ce document aura permis aux différents partenaires, associés à ce projet de mutualisation sanitaire, de pouvoir s’exprimer publiquement auprès des acteurs des milieux de la santé. Préfecture, Département de l’Yonne, Région Bourgogne Franche-Comté, Agence régionale de Santé (ARS) se retrouvaient ainsi en première ligne à la table officielle, expliquant les enjeux sanitaires du territoire.

Les référents de la filière santé prenaient part, eux-aussi, à cet exercice d’explication de texte très utile, à l’instar des représentants de la Caisse primaire d’assurance maladie, du Centre hospitalier de Sens, du Centre hospitalier spécialisé de l’Yonne ou de la clinique Paul PICQUET.

Apporter de l’amélioration à une situation sanitaire complexe par manque de moyens et d’effectif au service de chacune des personnes vivant sur ce secteur géographique (60 000 habitants répartis sur 27 communes) représentait le principal leitmotiv des signataires. Ils purent ainsi exprimer leurs propres convictions autour de cet engagement fort et citoyen.

La lutte contre le renoncement aux soins, la prévention auprès des jeunes et le renforcement des soins de proximité constitueront les axes essentiels de ce nouveau Contrat local de santé, bénéfique à terme à l’ensemble de la population du Sénonais.

« Le temps n’est plus aux effets de langage mais à l’action… »

Observant l’extrême fragilité vécue par la filière santé sur notre territoire, l’édile de Sens devait lourdement insister sur le bien-fondé de ce paraphe aux caractéristiques officielles et aux conséquences importantes. Le nord de l’Yonne connaît une forte baisse du nombre de médecins généralistes. Une chute dans les effectifs à laquelle il est nécessaire d’y ajouter les praticiens spécialistes, un état de fait qui occasionne de sérieux déséquilibres territoriaux.

« Avec le doublement de la population des personnes âgées de plus de 85 ans d’ici 2020, l’intensification des soins devient une priorité à laquelle nul ne peut se soustraire, précisa Marie-Louise FORT, le temps des effets de langage est donc révolu ; celui des actes est devenu impératif pour éviter tout risque d’isolement de ces personnes âgées… ».

Nonobstant, des dispositifs existent. Le maire de Sens ne manquera pas de saluer leur rôle. Les maisons de santé et les centres de soin offrent déjà des alternatives encourageantes. Mais, renchérira la présidente de la Communauté de communes lors de son intervention, « cela ne peut résoudre les problèmes humains… ».

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Une panoplie de possibilités et d’outils pour inverser la tendance…

Signée pour une durée de cinq ans, la nouvelle génération de Contrat local de santé répond à plusieurs objectifs. De prime abord, réduire les inégalités territoriales et sociales de santé.

Dans sa phase applicative et pragmatique, l’outil vise à coordonner de manière optimale les actions entreprises sur les territoires, considérés comme vulnérables. Grâce aux effets de levier de la contractualisation. Mais, aussi, en accentuant la cohérence opérationnelle de tous les acteurs qui exercent ensemble leurs compétences sur le parcours de santé.

Ces efforts de coordination doivent se retrouver entre les champs sanitaires, la prévention et la santé environnementale, agrégés aux aspects médico-sociaux et sociaux afin de répondre au mieux à la complexité de la prise en charge.

Entamée dès 2016, la concertation devant conduire à la signature définitive de ce concept aura été ponctuée de rendez-vous, égrenés au fil de ces derniers mois.

Les orientations de ce plan seront multidirectionnelles mais a fortiori très complémentaires : le renforcement de la prévention sanitaire auprès du jeune public (alcoolisme, tabagisme, addictions…), l’amélioration de la santé environnementale (qualité de l’habitat, dénonciation de l’insalubrité des logements…), le renfort de l’accès aux soins à destination des précaires ou encore une meilleure coordination entre les acteurs des milieux de la santé.

Gageons que ce contrat local de santé puisse changer avec efficience le devenir de ces Sénonais (un sur cinq) qui ne possèdent pas de médecin traitant pour les suivre dans leur parcours de vie.

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