Y-a-t-il un pilote dans le suivi du dossier de l’aérodrome Auxerre-Branches ? Emilie LAFORGE ne navigue pas à vue !

« L’aérodrome d’Auxerre-Branches s’invite dans l’élection départementale par la voix de l’une des suppléantes de la liste « Unis pour l’Yonne » conduite par Malika OUNES et Patrick PICARD sur Auxerre 2. Emilie LAFORGE entend bien défendre bec et ongles la préservation de l’environnement sur ce site, favorable à l’essor de l’accueil touristique… ». « L’aérodrome d’Auxerre-Branches s’invite dans l’élection départementale par la voix de l’une des suppléantes de la liste « Unis pour l’Yonne » conduite par Malika OUNES et Patrick PICARD sur Auxerre 2. Emilie LAFORGE entend bien défendre bec et ongles la préservation de l’environnement sur ce site, favorable à l’essor de l’accueil touristique… ». Crédits Photos : Thierry BRET et D.R.

Sensible à la cause environnementale, l’édile de Branches ? « Evidemment ! ». Le concède-t-elle en se faisant la défenseuse de cette fameuse zone forestière qui entoure l’infrastructure aéronautique d’Auxerre et qui, depuis belle lurette, fait tellement couler d’encre dans le microcosme. Pourtant, que l’on ne s’y méprenne pas sur ses intentions. Ni celles de ses trois coreligionnaires inféodés à la liste « Unis pour l’Yonne », ayant des velléités électives sur Auxerre 2. Emilie LAFORGE entend bien favoriser cet outil à des fins… touristiques, sans que le moindre végétal ne soit abattu…

 

BRANCHES : Jeune femme dans le vent, Madame le maire aime s’adonner en toute quiétude à l’une de ses passions préférées : le pilotage. Qu’il s’agisse de petits bimoteurs lui permettant de tutoyer les nuages dans le ciel ou plus sportivement, avec adresse et agilité, de se mesurer à la fougue nerveuse d’un ULM.

Pourtant, Emilie LAFORGE n’est pas insensible à l’environnement et à ses multiples causes. D’ailleurs, son cadre de vie se situe au cœur de cette forêt si profonde de Branches qu’elle affectionne tout particulièrement, jouxtant les pistes de l’aérodrome d’Auxerre.

Alors, quand au détour d’une séance interview, concoctée en compagnie des deux têtes de liste « Unis pour l’Yonne » Malika OUNES et Patrick PICARD dont elle est l’une des suppléantes, la jeune femme, tout sourire, emboîte le pas sur la question si cruciale qui occupe le marronnier médiatique depuis tant d’années, le devenir de cette infrastructure aérienne, on sait à quoi s’attendre !

Elle maîtrise le sujet à la perfection, le suivant pas à pas depuis 2013. Comme si elle se trouvait dans le cockpit pour mieux s’envoler à bord d’un aéronef !

Toutefois, afin d’appréhender les enjeux qui se jouent derrière ce complexe au cœur d’une multitude de polémiques, une interrogation fondamentale s’impose : à quoi sert à l’heure actuelle cet aérodrome que la Chambre de Commerce et de l’Industrie qualifiait par ailleurs d’aéroport lorsque ses services en assuraient encore l’exploitation. Réponse de l’édile de BRANCHES et élue communautaire au sein de l’Agglo de l’Auxerrois où elle officie en faveur de la mobilité douce…

« Il existe une aviation d’affaires dont l’aérodrome répond en grande partie à ses besoins, précise-t-elle, mais Auxerre-Branches est surtout l’apanage de l’aviation légère, creuset du tourisme de proximité, fait de découvertes patrimoniales et de culture… ».

 

 

Ne sacrifier aucun végétal autour de la zone aéroportuaire…

 

D’ailleurs, le mot de ralliement de l’équipe dans laquelle la jeune femme a fait acte de candidature pour les départementales est on ne peut plus clair : oui au développement de l’aérodrome d’Auxerre-Branches en qualité d’outil touristique mais sans qu’il n’y ait le moindre végétal sacrifié !

Récemment, les services de la DGA (Direction générale de l’Aviation Civile) ont proposé une énième variante du PSA (Plan de servitudes aéronautiques) aux membres du syndicat mixte qui est propriétaire de l’infrastructure. Celui-ci est composé de neuf membres titulaires et de neuf membres suppléants, répartis de la manière suivante : trois titulaires et trois suppléants issus de la Communauté d’Agglo de l’Auxerrois (dont l’un des remplaçants de la liste « Unis pour l’Yonne », le maire de Perrigny, Emmanuel CHANUT) ; et de trois titulaires et trois suppléants du Conseil départemental dont la vice-présidente Malika OUNES. Le dernier tiers, sous la même formulation chiffrée, incombe au Conseil régional de Bourgogne Franche-Comté.

 

 

La DGA a donc imaginé un nouveau schéma à ce fameux PSA qui soit dit en passant n’a jamais été appliqué dès sa mouture originelle datant de 1979. Depuis plusieurs mois, l’organisme a pour objectif de réviser ce plan technique et réglementaire ; ce qui a créé moult débats et interrogations auprès de la population.

Pour corroborer le tout, un arrêté en date du 07 juin 2007 a fixé les spécifications techniques destinés à servir de base à l’établissement de ces servitudes aéronautiques. Conséquence, devenant obsolète, il y avait donc nécessité et urgence à revoir ledit PSA pour y voir plus clair sur ce dossier aux circonvolutions nébuleuses.

En outre, comme un bonheur ne vient jamais seul selon l’adage, des restrictions d’exploitation ont été mises en œuvre sur l’aérodrome qui possède mille deux cents mètres de piste utilisable sur une totalité de 1 648 mètres. Ainsi, la reformulation de ce plan de servitudes a donc été présentée en enquête publique courant 2020.

 

 

Deux hectares de forêt à tailler et à ne pas couper…

 

Dans les grandes lignes, ce nouveau projet prévoyait l’utilisation effective de ces 1 648 mètres de piste, entraînant par effet gigogne l’obligation de dévier la départementale au sud, sur l’axe de Perrigny/Fleury-la-Vallée, mais surtout la coupe systématique de 37 hectares de forêt autour du complexe. Un véritable carnage écologique qui a engendré un tollé à la hauteur de l’enjeu dans le landerneau…

Face à ce rejet, les services de la Direction générale de l’Aviation Civile n’ont eu d’autres recours que de retravailler leur copie et de proposer aux membres du syndicat mixte une nouvelle variante à ce PSA. Désormais, la longueur de piste à considérer s’élève à 1 400 mètres au lieu des 1 200 mètres initialement prévus mais surtout avec un impact environnemental totalement différent.

Des 37 hectares de forêt impactés dans la précédente version de ce projet kafkaïen, seuls deux petits hectares ne seraient in fine concernés. Ce qui change considérablement la donne et a fait dire à l’édile de BRANCHES et à ses colistiers, que cette fois-ci, « les propositions inhérentes à ce projet s’approchaient de l’acceptable ».

« Limiter l’impact de ce PSA sur l’environnement était la première de mes priorités, ajoute Emilie LAFORGE, il n’était pas question de saccager la nature juste pour satisfaire quelques intérêts privés… ».

 

 

A ce titre, la nouvelle longueur de piste choisie ne pénaliserait plus qu’une soixantaine de mouvements aériens par an. Soit concrètement, deux jours d’exploitation sur une année, se rapportant à l’usage de quelques propriétaires privés et privilégiés.

Insistante, Emilie LAGORGE le répète inlassablement : « aucun arbre ne sera abattu ! ». Quant aux deux hectares de forêt impactés par la nouvelle configuration, ils ne subiraient qu’une substantielle taille plutôt qu’un arrachage sine die.

Une victoire, en somme, pour toutes celles et tous ceux qui se battent en faveur de la préservation de notre environnement.

A ce jour, les trois collectivités membres du syndicat mixte ont demandé un audit afin d’examiner avec exactitude la pertinence de la situation, en vue d’améliorer la plateforme aéroportuaire icaunaise. Celle-ci, accueillant en moyenne vingt-six mouvements aériens journaliers, doit correspondre à une porte d’entrée naturelle pour recevoir comme il se doit les touristes franciliens (et d’ailleurs) en quête de se ressourcer parmi les paysages bucoliques de notre territoire et de faire vivre notre économie de proximité. C’est tout l’enjeu de ce dossier que défend bec et ongles la jeune élue de l’Yonne.

 

Thierry BRET

 

 

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