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André BEX (UIMM 89) : « Distribuer des aides pour compenser le pouvoir d’achat n’est la bonne solution… »

« En matière de réussite économique, l’année 2018 aura été très contrastée avec un retour à la croissance pour bon nombre d’entreprises du secteur industriel, confrontées à la fin de l’année aux aléas sociétaux. Le président de l’Union des industries et des métiers de la métallurgie (UIMM) de l’Yonne, André BEX, attend pourtant beaucoup des réformes envisagées par le gouvernement. Elles pourraient apaiser le climat social et redonner de la sérénité aux entreprises. Toutefois, il s’inquiète de la non-résorption du chômage… ». « En matière de réussite économique, l’année 2018 aura été très contrastée avec un retour à la croissance pour bon nombre d’entreprises du secteur industriel, confrontées à la fin de l’année aux aléas sociétaux. Le président de l’Union des industries et des métiers de la métallurgie (UIMM) de l’Yonne, André BEX, attend pourtant beaucoup des réformes envisagées par le gouvernement. Elles pourraient apaiser le climat social et redonner de la sérénité aux entreprises. Toutefois, il s’inquiète de la non-résorption du chômage… ». Crédit Photo : Thierry BRET.

Depuis la mi-novembre, les manifestations revendicatives des « Gilets jaunes » marquent les esprits. Ceux de nos concitoyens lambda qui suivent avec plus ou moins d’intérêt ce mouvement qui ne cesse de les questionner. Mais également parmi les décideurs de la sphère économique. Cette dernière en subit les désagréments collatéraux. Observateur attentif des soubresauts de l’actualité, le président de l’UIMM de l’Yonne (Union des industries des métiers de la métallurgie), André BEX, livre ses analyses lors d’un entretien…

AUXERRE : Commentant le bilan d’une année 2018 plus que contrastée à ses yeux, le président de la Chambre syndicale territoriale de la métallurgie de l’Yonne fait montre de lucidité.

« Je sais bien que l’Etat n’est pas une entreprise mais il devra faire lui aussi des économies qui devront se traduire par une baisse sensible des prélèvements… C’est ce qu’attendent les Français mais aussi les entreprises, notamment sur les impôts de production plus importants en France qu’ils le sont dans d’autres pays… ».

Pour le président André BEX, le poids de la fiscalité pèse sur la majeure partie de la population. « Nos dirigeants ont atteint l’extrême limite des prélèvements fiscaux supportables, explique-t-il, c’est le message qu’a voulu faire passer le mouvement des « Gilets jaunes » à la gouvernance depuis novembre ».

Pour autant, l’analyse de l’exercice écoulé ne se révèle pas aussi catastrophique que l’on aurait pu le penser. Même si l’économie a enregistré un net tassement en fin d’année, globalement, les entreprises auront généralement poursuivi leur croissance.

« Mais attention, prévient André BEX avec insistance, le chômage ne régresse pas aussi vite que nous l’avions espéré ! ».

La France est dans une situation incontrôlée…

Catégorique dans ses arguments, le représentant de l’UIMM ne croit pas à la distribution d’aides au revenu pour compenser la faiblesse du pouvoir d’achat. « On voit bien ce que cela a donné dans l’agriculture, lorsqu’une entreprise se réorganise, se restructure, qu’elle réalise des économies, ses prix baissent ou ses résultats s’améliorent. Aujourd’hui, la France est dans une situation incontrôlée. Cela est consécutif à la frustration et à l’exaspération de celles et ceux qui travaillent et qui n’arrivent plus à joindre les deux bouts. A cela, il faut y ajouter le mécontentement des populations de province qui constatent avec amertume le recul, voire la disparition des services publics. Quid, également, du rôle des élus de terrain et des corps intermédiaires et de leurs affaiblissements ? Ils sont encore et toujours les collecteurs de la colère qu’ils savent canaliser et apaiser au travers de la négociation… ».

Quant à la transition énergétique, son application stratégique est devenue à bien des égards incompréhensible pour le président de l’UIMM départementale. « Tout ce qui a été présenté par le gouvernement à propos de ce dossier s’apparente à une forme de punition, où le pouvoir d’achat des Français sera impacté. Cela, couplé à l’arrogance ressentie de certains de nos gouvernants, n’a fait qu’attiser une situation sociale déjà tendue… ».

Des réformes nécessaires pour apporter de la sérénité…

L’avenir, André BEX l’espère dans la pertinence, l’agilité, l’audace. « Il faut saisir toutes les opportunités qui se présentent à nous, déclare-t-il enthousiaste. Même si un amoncellement de nuages obscurcit le ciel de la conjoncture internationale en ce début d’année.

« Nous avons besoin de sérénité, de relations, de compréhension et de confiance pour pouvoir avancer. C’est indispensable face aux enjeux d’avenir de notre pays… ».

Les réformes envisagées par le gouvernement l’interpellent. De prime abord, celles qui concernent l’apprentissage et la formation continue.

« Espérons que ce chantier puisse combler les besoins en main d’œuvre qualifiée qui limitent encore la croissance de nos entreprises, ajoute-t-il, même si ces réformes seront applicatives dans le courant de l’année, je sais que le résultat ne sera pas immédiat. Nous avons accumulé beaucoup trop de retards. Toutefois, les Français semblent être enfin réconciliés avec les filières de l’industrie qui ont été délaissées, voire méprisées durant de longues années… ».

Quant aux réformes envisagées sur les dossiers des retraites et de l’assurance chômage, le responsable de l’UIMM aimerait qu’elles aboutissent dans un climat apaisé. Cependant, il croit que les négociations pourraient prendre plus de temps que celui prévu initialement.

Entre sagesse et optimisme, mais en conservant toute sa clairvoyance sur la conjoncture économique, André BEX espère une amélioration en 2019.

 

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