Au-delà de la crise médicale, le coronavirus entraîne le monde dans un étau économique…

« Après la paralysie engendrée par des mouvements sociaux répétitifs, l’Hexagone, à l’instar du reste de la planète, va connaître le ralentissement économique imputable à la propagation du coronavirus qui déstabilise l’appareil industriel du géant asiatique chinois. Pour combien de temps et avec quels effets ? ». « Après la paralysie engendrée par des mouvements sociaux répétitifs, l’Hexagone, à l’instar du reste de la planète, va connaître le ralentissement économique imputable à la propagation du coronavirus qui déstabilise l’appareil industriel du géant asiatique chinois. Pour combien de temps et avec quels effets ? ». Crédit photo : D.R.

Retranchée depuis le 04 décembre dans une grève syndicale stérile, l’économie française a pris de l’avance sur sa mise en quarantaine. Nous ne parlons pas là, de savoir ce que nous serons à l’âge pivot, mais de ce qui va se passer dans l’année des deux vingt…

 

TRIBUNE : Fils de paysan et d’ouvrier, c’est avant tout mon expérience d’entrepreneur qui guide ma plume.  Ayant été expatrié en « Terre du dragon » (le Vietnam), il m’est possible, sous base de pragmatisme, de constater l’incroyable.

Tout d’abord la mise en quarantaine de la France par une minorité syndicale a eu pour effet de rayer de la carte économique le pavillon Français à l’international.

En effet, depuis le 04 décembre, les navires maritimes n’escalent que très rarement en France. Le risque syndical minoritaire a poussé la majorité des compagnies maritimes mondiales à ne plus venir sur notre vielle terre sociale. Résultat pour nos ports de l’Hexagone : ce sont plus de 500 000 conteneurs perdus en l’espace de deux mois.

Il y a des choses bonnes à savoir. Par exemple, mille conteneurs, c’est l’équivalent d’un emploi de docker… Ainsi l’acharnement à sauver la tête d’un secrétaire général syndicaliste français aura coûté plus de 500 emplois de dockers ! Une goutte d’eau très mal venue en ces temps d’arrêté comptable au 31 décembre 2019…

 

La grande crue est à venir…

 

Avec ces deux mois syndical d’avance, le gros de la paralysie économique est à notre porte. Avril ne te découvre pas d’un fil…Nous n’allons une fois de plus par ignorance, ne pas respecter le dicton de nos anciens. Pourtant, notre malaise ne sera que le préambule des premiers signes de notre état grippal.

Après la grève (d’ailleurs on ne sait plus si il y a encore grève ou pas tellement il y en a !) vient le « BLANK SAILLING » : exit l’import, terminé l’export, car l’économie Chinoise est paralysée. Elle est prise dans un étau et nous en sommes la manivelle. 

 

 

 

La non-confiance du peuple Chinois vis-à-vis de ses gouvernants et la surmédiatisation occidentale d’une grippe ont pour effet que les travailleurs Chinois préfèrent rester en campagne, auprès de leurs proches plutôt que de se soigner dans des usines urbaines surpeuplées. 

Mois de mai, fais ce qu’il te plaît ! Mais sache, en cette année des deux vingt, que ton barbecue ou ton salon de jardin t’en coûtera cher…

Dans une société de surconsommation qui fait honneur à la TVA, première recette fiscale d’état, ce printemps, faute d’approvisionnements, sera triste : les rayons des grands magasins risquent d’être appauvris.

 

 

Réindustrialiser le  pays : une priorité…

 

Les antis-mondialistes peuvent se réjouirent, la production sera relocalisée en France.

Snif ! Second symptôme d’un état grippal : vu la politique de désindustrialisation qui a été menée dans notre pays pendant plus de trente ans, il va nous falloir du temps pour reconstruire la pyramide des âges de compétences de ces anciens, partis trop tôt à la retraite sans pouvoir transmettre leurs savoir-faire à une jeunesse qui n’attendait que cela.  

Courbons la tête, la tempête de février n’est que l’effet de « Mère nature »…

 

Didier MERCEY

 

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