Grand Débat National : c’est parti mais quid à l’arrivée ?

 « Relire « La Guerre des Gaules » de Jules CESAR est révélateur de ce que sont devenus les Français de l’époque contemporaine. Des Gaulois réfractaires ! Comme les a si bien qualifiés le président  Emmanuel MACRON lors d’une petite phrase dont il a le secret. Pourtant, ce goût immodéré pour la division ne date pas d’hier. C’est même l’une des règles d’or qui anime les habitants de ce pays et leur classe politique. Ne faudrait pas changer tout cela au moment où s’instaure en France le Grand Débat national ? ». « Relire « La Guerre des Gaules » de Jules CESAR est révélateur de ce que sont devenus les Français de l’époque contemporaine. Des Gaulois réfractaires ! Comme les a si bien qualifiés le président Emmanuel MACRON lors d’une petite phrase dont il a le secret. Pourtant, ce goût immodéré pour la division ne date pas d’hier. C’est même l’une des règles d’or qui anime les habitants de ce pays et leur classe politique. Ne faudrait pas changer tout cela au moment où s’instaure en France le Grand Débat national ? ». Crédit Photo : D.R.

Depuis l’invasion de Jules César en Gaule, et son fameux « Veni, vidi, vici » (je suis venu, j’ai vu, j’ai vaincu), nous sommes devenus « gallo-romains » puis Français. Mais, nos ancêtres Gaulois nous ont transmis leurs chromosomes. Des centaines de sociologues, de philosophes, d’historiens, puis de journalistes français et étrangers  ont abondamment décrits ces péripéties à travers les siècles…

TRIBUNE : Ainsi, de nos jours, il y a des milliers d’éditoriaux quotidiens, hebdomadaires, mensuels et d’ouvrages multiples qui décrivent ce qui ne va pas. Ce qu’il faudrait faire, tout en se demandant pourquoi on ne le fait pas. Que de forêts détruites pour produire du papier nécessaire à ces publications !

Mais, retournons à César et aux Gaulois. En trois sentences, il a tout dit de nous, que nous soyons Gaulois ou Français du XXIème siècle.

En premier lieu, notre goût immodéré de la division : « Les Gaulois sont toujours divisés entre eux-mêmes. Chaque village est opposé au village voisin. Dans chaque village, toutes les familles sont opposées les unes aux autres. Au sein de chaque famille, chacun de ses membres est opposé aux autres... ». Suivez mon regard et observez notre classe politique : c’est la division permanente. Constitué il y a trois ans, le parti de la République en Marche connaît déjà des dissidences ! Quant au PS et aux Républicains, c’est le même spectacle qui se joue en boucle.

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Nous sommes les descendants des Gaulois versatiles : des Gaulois réfractaires…

En second lieu : « Les Gaulois sont versatiles. A peine une décision est-elle prise qu’elle est abandonnée ». Nous le voyons en ce moment et ce n’est pas fini, bien entendu.

Enfin, venons-en à la troisième observation de César, élément fondamental de notre tempérament national dont nous allons vivre les effets au cours des prochains mois : « Lorsqu’ils se sont réunis pour débattre d’une question, les Gaulois considèrent qu’ils l’ont résolue... ».

C’est ce que nous allons faire. Nous allons débattre. De quoi ? De tout, de ce que nous voulons et de ce que nous ne voulons pas. Eh bien, gagnons du temps, avant même que toutes les feuilles blanches des cahiers de doléances ne soient noircies, nous pouvons résumer en quelques mots ce qu’elles contiendront.

« Il faut plus de services publics et moins d’impôts ». Voilà ce que nous, Gaulois, pardon, nous Français, allons dire !

Cette fois, bien que nous soyons tous et toujours divisés comme Jules César l’a constaté et comme nous le voyons tous les jours depuis deux mille ans, nous ferons exception à la règle. Et nous serons tous d’accord sur cette doléance : « Il faut plus de services publics et moins d’impôts ! ».

Vauban, il y a bientôt cinq siècles, sous le Roi Soleil puis Machault, il y a quatre siècles, sous Louis XV, ont déjà proposé une réforme fiscale. Qu’en est-il advenu ? D’abord RIEN, puis la Révolution.

De nos jours, il existe 350 taxes et impôts divers et plus d’une centaine de niches fiscales. Qu’en adviendra-t-il après le Grand Débat National ? Vous le savez déjà : RIEN ! ! !

Une fois de plus, nous aurons démontré que César nous a bien vus : « Lorsque les Gaulois se sont réunis pour débattre d’une question ils considèrent qu’ils l’ont déjà résolue ».

Et nous verrons toujours les gouvernances, à l’instar de l’actuelle « République en Marche »,…faire machine arrière !

Emmanuel RACINE

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