Découvrez nos partenaires

bloc-marque-culture-couleur1.jpg
logo-festins-de-bourgogne.jpg
logo-credit-agricole-90x90.jpg
logo-cifa-89-auxerre-2020.png
groupama_small.png
logo-cerfrance-bfc-accueil.png
capeb-logo.png
logo banque populaire bourgogne franche-comté
logo-cm.jpg
logo-edf-site.jpg
ccj-logo-petit-1.jpg
110 Bourgogne
Région Bourgogne France-Comté
Criquet Magazine
Lycée Saint-Joseph de la Salle
mercato de l'emploi yonne bourgogne
Caisse d'épargne Bourgogne Franche-Comté
chambre des métiers et de l'artisanat
Groupe La Poste
Chambre d'Agriculture de l'Yonne

Nos partenaires

bloc-marque-culture-couleur1.jpg
logo-festins-de-bourgogne.jpg
banque_populaire_bfc-long.png
capeb-logo.png
Lycée Saint-Joseph de la Salle
Caisse d'épagne Bourgogne Franche-Comté
cerfrance bfc
Communauté de Communes du Jovinien
Chambre d'Agriculture de l'Yonne
Criquet magazine
logo-edf-site.jpg
logo-cifa-89-auxerre-2020.png
logo-cm.jpg
groupama_medium.png
logo-credit-agricole-90x90.jpg
région Bourgogne Franche-Comté
20211006_lpg_logo_cmjn-616fec3863034.png
mercato de l'emploi yonne bourgogne
chambre des métiers et de l'artisanat
logo-110-bourgogne-ok.png

Les opposants n’en démordent pas : la « SEVES » de la colère monte contre le projet d’implantation de la ZAE de Venoy

« L’élue de l’opposition communautaire Florence LOURY (Auxerre Ecologie Solidarités) a présenté lors de sa prise de parole les terrains concernés par la future zone d’activité économique devant s’implanter à Venoy. Ils sont situés au nord-est de l’autoroute A6, en orange et en rouge sur la carte. Le référent de la LPO de l'Yonne Guy HERVE est également intervenu lors de la réunion de la « SEVES », le collectif des opposants à ce projet…Un projet fait dans les règles selon le maire Christophe BONNEFOND ». « L’élue de l’opposition communautaire Florence LOURY (Auxerre Ecologie Solidarités) a présenté lors de sa prise de parole les terrains concernés par la future zone d’activité économique devant s’implanter à Venoy. Ils sont situés au nord-est de l’autoroute A6, en orange et en rouge sur la carte. Le référent de la LPO de l'Yonne Guy HERVE est également intervenu lors de la réunion de la « SEVES », le collectif des opposants à ce projet…Un projet fait dans les règles selon le maire Christophe BONNEFOND ». Crédits Photos : Dominique BERNERD et Thierry BRET (archives).

Le collectif « Sauvegarde Environnementale de Venoy et du Sinotte » (SEVES) ne désarme pas et souhaite multiplier les actions d’information auprès des habitants pour les alerter sur les conséquences que pourrait avoir à leurs yeux la création d’une zone d’activité industrielle de grande envergure sur les plateaux bordant l’autoroute A6. En cause notamment : l’artificialisation de 54 hectares de terres agricoles, les risques de pollution potentiels pour le ru de Sinotte, affluent de l’Yonne, ainsi que des conséquences considérées comme « irréversibles » pour la biodiversité…

 

VENOY: Ils étaient une trentaine ce samedi, en la salle des fêtes de Montallery, hameau de Venoy, à avoir répondu à l’invitation du collectif « SEVES », pour une réunion d’information destinée à faire un point d’étape sur le projet en cours et réfléchir aux actions à mener. Pour cette opposante historique, le constat est amer : « on est face à une urbanisation croissante sur la commune de Venoy, qui dépasse de loin les intérêts propres des habitants et ne prend pas en considération leur bien-être… ». Déplorant un « manque de concertation en amont » et des présentations du projet jugées « floues et enjolivées ». Consciente au demeurant de la nécessité à voir le nombre d’opposants se multiplier : « seul le nombre fera la force contre les politiques, il faut ouvrir les yeux des habitants, en parler autour de vous… ».    

 

Des parcelles acquises à un prix treize fois supérieur à l’estimation des Domaines…

 

Pour l’élue communautaire d’opposition Florence LOURY, membre d’Auxerre Ecologie Solidarités, ce ne sont pas tant les activités prévues qui sont contestées, « elles sont peut-être nécessaires… », que la zone d’implantation prévue : « commençons par réfléchir à recenser les friches industrielles que l’on a sur la Communauté de l’Auxerrois pour y implanter de nouvelles entreprises plutôt que d’aller accaparer des terres agricoles… ».

Un message qu’elle ne cesse de rappeler à longueur de conseils, au président de l’Agglomération auxerroise, Crescent MARAULT. En ligne de mire également, le prix de rachat par l’Agglo, des parcelles concernées, « à un prix treize fois supérieur à celui estimé par les Domaines ». Pour mémoire, le 30 juin 2022, le conseil avait acté une acquisition de 16 ha de terres pour 649 744 euros, soit environ 40 K€ de l’hectare, là où l’administration proposait une estimation à 3 K€/ha. Un recours au Tribunal administratif de Dijon a été posé en ce sens par Auxerre Ecologie Solidarités, pour faire annuler la délibération initiale.

 

 

Des espèces protégées en danger…

 

Quid de l’étude environnementale menée en amont par les porteurs du projet ? Une étude « incomplète et présentant des carences » selon le collectif d’opposants qui dénonce des conclusions hâtives alors même qu’aucune observation terrain n’aurait été effectuée en mars, avril et mai. Un non-sens pour le naturaliste et scientifique Christian QUATRE, spécialiste des milieux aquatiques : « on ne peut pas et c’est pourtant ce qui a été fait, se limiter aux seuls hectares prévus être urbanisés, il faut regarder ce qui se passe autour, où se trouvent aussi des espèces protégées. Ils disent ne pas en avoir trouvé, encore faut-il aller les chercher ! ».

Un inventaire a été réalisé par ses soins à partir de juin 2023, totalisant une centaine d’espèces à rajouter aux 532 déjà référencées sur le territoire par le Muséum d’Histoire Naturelle, « dont 91 espèces protégées sur la commune et 35 taxons menacés de disparition pure et simple… ».

 

De potentiels risques de pollution sur la zone…

 

Des interrogations demeurent également, selon l’agronome et naturaliste Guy HERVÊ, référent de la LPO (Ligue de la Protection des Oiseaux) de l’Yonne, en ce qui concerne les risques de pollution que pourrait faire peser toute activité industrielle dans le secteur : « les surfaces agricoles concernées se trouvent sur un plateau calcaire fissuré, avec le risque qu’un ruisseau comme le ru de Sinotte dont la tête de bassin n’excède pas 0,5 m3 par seconde, et les sept sources l’approvisionnant soient touchés… ».

Rappelant que la loi ZAN de juillet 2023, pour le « Zéro Artificialisation Nette », avait été votée pour aménager en priorité les espaces déjà artificialisés ou en réhabilitant des friches laissées en déshérence : « il existe aujourd’hui des zones dans l’agglomération qui sont loin d’être pleines et utilisées… ». 

 

 

 

La parole est à l’élu Christophe BONNEFOND…

 

Contacté, le maire de Venoy et premier vice-président à la Communauté d’agglomération Christophe BONNEFOND s’insurge en faux contre les arguments avancés par le collectif d’opposants. L’installation potentielle de bases logistiques ?

«Il a clairement été dit que l’objectif était d’implanter de l’industrie ayant vocation à recycler des produits issus de nos déchets, sous forme d’économie circulaire et rien d’autre ! La chance avec cette zone étant de faire passer zéro camion devant les maisons. Que peut-on faire de mieux ? ».

Le risque d’un trafic accru de camions sur la route passant par Montallery ?

« Cela n’a jamais été évoqué. Quand vous allez à l’hôtel IBIS, est-ce qu’il vous viendrait à l’idée de passer par Montallery ? Cette route est communale alors que l’on a à disposition une route départementale structurante et raccordée à la zone. Pourquoi irait-on dépenser de l’argent pour faire autre chose ? ».

Même démenti en ce qui concerne les espèces protégées du secteur : « pour ce qui est de l’étude sur la faune et la flore, nous avons fait exactement ce que nous a demandé l’autorité environnementale… Une zone loin d’être spécifique qui, j’ai des photos pour le prouver, servait de zone de stockage des gravats et de base de vie lors de la construction de l’autoroute, dans les années 70… ».

La loi ZAN et les perspectives de repli sur Aux’R Parc ? « A Appoigny, c’est plein, tout est vendu ! Nous ne faisons qu’appliquer les règles de la loi ZAN qui nous demande de travailler en priorité les zones déjà prévues dans les PLU, ce qui est le cas de celle-ci avec ses 90 ha, plutôt que d’aller vers des zones classées N (pour Naturelle) ou A (pour Agricole). La zone concernée par le projet était déjà classée en U depuis vingt ans et c’est tout le sujet… ».

Pour ce qui est des 20 ha cultivés en bio par le lycée La Brosse, l’élu en charge de l’urbanisme, des aménagements et des travaux se veut formel : « aujourd’hui, nous travaillons avec la SAFER et avons des réserves foncières, il est bien clair que chaque hectare utilisé sera compensé à un moment donné. Mais, on ne pourra compenser le lycée, conformément aux règles de la SAFER, que lorsque certains terrains concernés, faute d’un accord avec leur propriétaire, auront été expropriés… ».

 

 

Le PLU est en cours d’évolution via deux procédures

 

Deux procédures d’évolution du PLU sont en cours sur la commune de Venoy. Elles feront ultérieurement l’objet d’une enquête publique et un document en ce sens a été distribué dans toutes les boîtes aux lettres de la commune. Une permanence d’information à l’attention des habitants était également prévue en mairie, le samedi 01er juin, la concertation du public sur ces deux procédures restant ouverte jusqu’au 14 juin prochain pour consulter l’ensemble des dossiers et faire remonter les remarques éventuelles.

Pas certain que les opposants s’en satisfassent. Ils sont bien décidés à mener le combat jusqu’au bout, pour retarder le premier coup de pelleteuse, voire, de ne jamais en entendre l’écho…  

 

Dominique BERNERD

 

 

NOUS CONTACTER

PRESSE EVASION - Mr Thierry BRET

Tél. : 06.20.31.05.53.

Mail : contact@presse-evasion.fr

Articles

Bannière droite accueil