77ème anniversaire de la Libération d’Auxerre : pour que brûle toujours en nous la flamme de la Résistance…

« Le devoir de mémoire s’exerce dans les faits tous les 24 août, date à laquelle Auxerre fut libérée du joug des nazis par les combattants issus de la Résistance. Officiels et public ont salué mardi soir le souvenir de ces femmes et de ces hommes dont certains sont morts au combat en leur rendant hommage… ». « Le devoir de mémoire s’exerce dans les faits tous les 24 août, date à laquelle Auxerre fut libérée du joug des nazis par les combattants issus de la Résistance. Officiels et public ont salué mardi soir le souvenir de ces femmes et de ces hommes dont certains sont morts au combat en leur rendant hommage… ». Crédit Photos : Thierry BRET.

On appelle cela le devoir de mémoire. Un instant simple de l’existence, fait d’une profonde solennité et de respect. Inoubliable quand on y assiste pour la première fois, en sa qualité d’enfant. Une habitude qu’il est bon de perpétrer au gré du temps qui passe lorsque l’on grandit. Pour se rappeler d’où l’on vient dans ce pays de liberté qui se nomme la France. Et surtout pour ne jamais oublier que celle-ci nous a été offert par le sacrifice de millions d’âmes trop tôt disparus hier…

 

AUXERRE: Le 24 août de notre calendrier julien n’est pas une date ordinaire pour les anciennes générations d’Auxerroises et d’Auxerrois. Celles et ceux de ces seniors qui biffent chaque année cette date sur le petit calepin, faisant office d’agenda, le savent impunément.

En 1944, ce fut un jour de liesse dans la capitale de l’Yonne. Le drapeau tricolore, poussé par la brise du vent, flottait de nouveau sur la ville, ou dans les villages alentours. Le mot à la mode de l’époque n’était pas coronavirus ou confinement. Mais bel et bien, libération !

 

 

Même si l’occupant nazi n’avait pas encore tiré totalement sa référence et que quelques poches de combat persistaient alentour, les habitants de la préfecture se sentirent pousser des ailes. Ils allaient enfin revivre et respirer à plein poumon cette liberté retrouvée.

Malgré la traitrise de certains « bons » Français qui fricotaient un peu trop avec les Allemands, malgré les trafics et les déviances en tout genre, malgré la perte de proches, d’enfants, de maris et d’épouses, de parents, d’amis qui y auront laissé leur peau jusqu’à l’ultime minute de cet effroyable conflit…

 

 

 

 

Le devoir de mémoire : chacun devrait l’avoir en lui au nom de la liberté retrouvée…

 

 

Est-il possible d’oublier cela ? D’ignorer la bravoure de ces femmes et de ces hommes, parfois des gamins, convergeant tout de go vers la Résistance pour sauver la patrie avec comme seule arme leur courage et leur volonté ?

Le texte épique du préfet de l’époque, Paul GIBAUD, lu et relu chaque année place du monument aux morts lors des cérémonies commémoratives pour une petite poignée d’initiés, devrait pourtant circuler plus largement parmi les strates composites de notre société.

Surtout celles qui ont oublié à jamais d’où elles venaient réellement et pourquoi elles étaient encore là à aspirer l’air salvateur de la liberté alors que tant d’autres donneraient cher juste pour bénéficier de quelques effluves fugaces ! A Kaboul, par exemple…     

Auxerre est libre. Mais, aussi étrange que cela puisse paraître, certains de nos jours en doutent encore au gré de l’actualité !

 

 

 

Et pourtant, ces moments solennels, forts, inoubliables, émouvants qui marquent les esprits lors de ces cérémonies ; où le silence par sa pesanteur tient un rôle aussi important et crucial que la musique cuivrée de la fanfare, nous renvoient à la face que ce ne fut pas toujours le cas.

Entre 1940 et 1944, ce fut une trouble période qu’aucun d’entre nous auraient aimé vivre. A l’échelle du temps, ce n’est pas si vieux que cela dans la vie d’un homme. Le devoir de mémoire à l’égard de nos libérateurs, que chacun devrait posséder en lui dans un coin de sa tête, nous rappelle tout ça.

Il ne faut jamais l’oublier. Pour que les malheurs vécus hier ne redeviennent pas les perspectives de demain…

 

Thierry BRET

 

 

 

 

 

 

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