La COVID-19 en phase d’accélération dans l’Yonne : le seuil toléré par le taux d’incidence bientôt dépassé ?

« Les dernières tendances communiquées par la déléguée départementale de l’Agence Régionale de Santé Eve ROBERT augurent d’une situation qui devrait empirer dans les jours à venir si rien ne vient juguler la circulation du virus. Pour autant, l’Yonne, à l’instar de son voisin la Nièvre, ne connaît pas encore le couvre-feu… ». « Les dernières tendances communiquées par la déléguée départementale de l’Agence Régionale de Santé Eve ROBERT augurent d’une situation qui devrait empirer dans les jours à venir si rien ne vient juguler la circulation du virus. Pour autant, l’Yonne, à l’instar de son voisin la Nièvre, ne connaît pas encore le couvre-feu… ». Crédit Photo : Thierry BRET.

Le taux d’incidence de la contamination pour 100 000 habitants, l’un des indicateurs significatifs pour l’Agence Régionale de Santé est toujours en deçà de 150. A date du 22 octobre, il s’élevait à 136. Un chiffre suffisamment haut pour inquiéter, néanmoins, la déléguée départementale de l’institution sanitaire Eve ROBERT. Elle est le baromètre des conférences de presse données avec la régularité d’un métronome par le préfet afin de mieux cerner la situation…

AUXERRE : L’Yonne respire encore un peu d’air frais même si son souffle s’époumone de semaine en semaine. Le taux d’incidence de la contamination imputable au coronavirus s’élève pourtant à 136 à date du 22 octobre. Un chiffre, certes, encore en dessous du seuil fatidique de 150, déclencheur de l’étape suivante dans le protocole sanitaire de l’Etat, voulu par le chef du gouvernement Jean CASTEX, à savoir l’instauration d’un couvre-feu. Une interdiction généralisée de se mouvoir hors de son domicile entre 21 heures et 06 heures sauf dérogation contraire.

Mais, il ne faut pas être prophète en son pays pour s’apercevoir que la progression de cet indicateur fondamental dans l’analyse de l’ARS ne cesse de croître de jour en jour. Hormis le département de la Nièvre qui stagne à 133, tous les autres territoires qui composent la Bourgogne Franche-Comté sont désormais bien au-delà de cette référence chiffrée de 150. Une donnée qui les condamne pour l’heure à vivre une situation inédite de couvre-feu. Un évènement qui n’est pas sans rappeler les heures sombres de l’Hexagone, sous le joug germanique.

La moyenne régionale de ce taux d’incidence est de 210. D’où ce commentaire de la déléguée départementale de l’Agence de santé, Eve ROBERT, « cela traduit la dynamique de l’accélération de cette infection sur notre territoire ». La palme malencontreuse revenant à la Saône-et-Loire qui a enregistré un pic de 320 sur cette échelle de valeur.

 

Un taux de positivité bien meilleur qu’en Bourgogne Franche-Comté

 

D’ici peu, si rien ne venait enrayer cette progression galopante, le département de l’Yonne devrait atteindre, voire dépasser ce seuil de 150. Nous plaçant irrémédiablement en situation de couvre-feu.

Sur un plan sociétal, Eve ROBERT a pu affiner son analyse en précisant que les communautés d’agglomération de l’Auxerrois et du Sénonais enregistraient les plus forts indices de présence du virus.

Sur ces secteurs, le taux d’incidence a doublé en un laps de temps record, preuve que quoi qu’on en dise la COVID-19 se rappelle malheureusement à notre souvenir en faisant augmenter toutes les catégories de classe d’âge de la population. Sachant que les cas positifs sont en moyenne des personnes âgées de…42 ans !

Le taux de positivité à la maladie est meilleur dans l’Yonne que dans le reste de la contrée : 11,52 % contre 12,85 %.

Mais, le plus alarmant pour la jeune femme de l’ARS reste la courbe exponentielle des hospitalisations. Au 22 octobre, 43 personnes atteintes de la COVID-19 étaient accueillies par les centres hospitaliers de l’Yonne dont huit étaient en service de réanimation. Ce sont les zones de l’Auxerrois et du Sénonais qui là aussi sont impactées plus fortement sur ce dernier point.

Une lueur d’espoir toutefois dans cette avalanche d’infos anxiogènes et démoralisantes, le délai moyen des tests est à ce jour de 1,9 jour en moyenne au lieu de 3,6 jours il y a une semaine.

Une résorption positive qui ne peut que rassurer celles et ceux qui effectuent les 900 tests contrôle actuels. Et qui attendent avec impatience les résultats de leurs analyses.

Quant aux nouvelles machines et automates favorisant la capacité de trois mille tests par jour, elles devraient être réceptionnés d’ici peu par les établissements sanitaires de notre territoire.

 

 

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