La semaine par monts et par mots…: et si les vélos à louer de la « Maison des mobilités » servaient enfin à tout le monde !

« Pas facile de louer un cycle électrique auprès de la « Maison des Mobilités » à Auxerre ! Il faut s’y prendre de bonne heure, façon de parler et attendre son tour sur une liste qui peut dépasser le trimestre de frustration ! Certains des bénéficiaires de ce système pourtant sympathique ne sont guère partageurs en louant ad aeternam le précieux engin, devenu aussi rare qu’une truffe de Bourgogne ! ». « Pas facile de louer un cycle électrique auprès de la « Maison des Mobilités » à Auxerre ! Il faut s’y prendre de bonne heure, façon de parler et attendre son tour sur une liste qui peut dépasser le trimestre de frustration ! Certains des bénéficiaires de ce système pourtant sympathique ne sont guère partageurs en louant ad aeternam le précieux engin, devenu aussi rare qu’une truffe de Bourgogne ! ». Crédit Photos : Dominique BERNERD.

C’est le comble ! Alors que le principe, plutôt judicieux de proposer à la location des cycles électriques permettant à tous les Auxerrois de se familiariser avec ce moyen de locomotion, est satisfaisant et dans l’air du temps ; voilà qu’une poignée de « profiteurs » se réservent le droit de « bloquer » les locations de ces cycles ad aeternam, sans jamais ramener les engins par leur point de départ. Soit la Maison des Mobilités qui suggère cette alternative douce. Une faille épineuse dans le système qui occasionne attente et frustration !     

 

BILLET :

 

Lundi

 

Comme un petit air de Bretagne… Est-ce l’effet des volets bleus ? Des fleurs en façade ? Ne manque à cette petite maison que le cri des mouettes et le souffle des embruns pour s’imaginer sur l’île de Bréhat ou ailleurs… Mais, ce n’est qu’une maison tranquille, nichée dans une petite rue, entre Saint-Germain et le quartier de la Marine à Auxerre. Les apparences sont parfois trompeuses…

 

 

Mardi

 

L’hebdomadaire « Marianne » nous apprend qu’un modeste travailleur chilien a touché l’équivalent de 170 000 euros, soit 340 fois son salaire mensuel, suite à une erreur du service paie de son entreprise. Sommé de rendre l’argent, il a promis de le faire, mais aux dernières nouvelles, aurait par l’intermédiaire d’un avocat, envoyé sa lettre de démission et pris la poudre d’escampette. Qui a dit que le travail ne faisait pas le bonheur des hommes… !

 

Mercredi

 

L’offre, initiée par la « Maison des mobilités » est des plus sympathiques : proposer aux habitants de la Communauté d’agglomération de l’Auxerrois un service de location de vélos à assistance électrique pour en découvrir l’usage et inciter le plus grand nombre à l’utiliser au quotidien. Les tarifs sont particulièrement attractifs. Ils sont de l’ordre de 25 euros par mois, jusqu’à 200 euros pour une année, voire 140 euros si l’on bénéficie d’une réduction. Si attractifs que certains se les approprient en les louant ad aeternam, assurés au final d’un prix plus avantageux que s’ils en faisaient l’acquisition !

Inscrit il y a plus d’un an, je suis depuis sur liste d’attente, me « hissant » à la troisième place, il y a de cela trois mois. Mais depuis, le beau temps aidant, c’est le statu quo : il n’y a aucun mouvement d’entrées ou sorties ! Ne pourrait-on pas, dans un esprit de service public, revoir le concept en limitant le temps de location autorisé, de sorte que ces vélos bénéficient à tous les habitants et non à quelques privilégiés… ?

 

 

Jeudi

 

Le Rassemblement national est « monté au front » à l’occasion de la cérémonie de remise des prix au CIFA, avec la présence à Auxerre, des deux députés nouvellement élus : Julien ODOUL et Daniel GRENON, ainsi que de la finaliste battue dans la seconde circonscription, Audrey LOPEZ. L’occasion d’une image insolite, avec un élu communiste au Conseil régional, Patrick BLIN, assis côte à côte du député RN Daniel GRENON. Un rapprochement de circonstance, dû à la seule configuration des lieux, tant la distanciation est grande entre les deux intéressés qui ne se sont guère adressé la parole ! Ambiance…

 

 

 

Vendredi

 

Elle a plus d’un siècle d’existence mais fait naître toujours autant de passions et les Français y sont viscéralement attachés. La « Grande Boucle » est LE rendez-vous sportif de l’été et cette 109ème édition ne faillira pas à la tradition. Ils seraient ainsi dix millions à se tenir chaque année au bord des routes pour voir passer le Tour de France, ce qui n’est pas sans conséquence sur la pollution indirecte engendrée par les véhicules utilisés pour se rendre au plus près des coureurs. En 2021, 216 000 tonnes de CO2 auraient ainsi été rejetées dans l’atmosphère, dont 94 % du fait des spectateurs d’un jour. Sans compter les 18 millions d’objets dérivés, pour la plupart en plastique, distribués par les véhicules de la caravane… Avec un départ du Danemark à plus d’un millier de kilomètres de l’Hexagone, pas certain que le Tour réduise son empreinte carbone cette année. Et dire que sous l’ère du roi de la triche, Lance ARMSTRONG, avait été évoquée la possibilité de le faire partir des… Etats-Unis ! On l’a échappé belle…   

 

 

Samedi

Quand il quitta la présidence de la Communauté de l’Auxerrois, Jean-Pierre SOISSON se vit offrir par les maires et les élus, une vigne à Beine, sur laquelle existait une cabane où son grand-père avait pour habitude de se restaurer de solides « casse-croûtes » après la chasse. Elle fut bien vite rebaptisée « cabane à Soisson », un patronyme qui figure aujourd’hui sur les étiquettes des bouteilles de chablis issues de ladite vigne, exploitée par le Domaine Alain GEOFFROY. Lors de l’inauguration à Laborde, du groupe scolaire portant désormais son nom, l’ancien député-maire d’Auxerre n’a pas manqué de sortir quelques spécimens de sa cave pour en faire profiter les amis présents. François RABELAIS avait raison : « Jamais homme noble ne hait le bon vin. » !

 

 

Dimanche 

 

L’on cite souvent et à juste titre le Québec, pour ses avancées sociétales, que ce soit en matière de justice ou de droit des femmes. Mais, il est un secteur qui échappe à la règle, c’est celui du travail, avec la possibilité donnée à des enfants de moins de 14 ans de travailler en toute légalité, faute de main d’œuvre adulte suffisante. Un laxisme qui déshonore quelque peu la « Belle Province », « Ostie d’calisse de tabernacle » !   

 

 

Dominique BERNERD

 

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